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  • il y a 9 minutes
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue. 

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00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans Soir Info. On est en direct sur CNews et on va évidemment longuement revenir
00:00:07ce soir sur ce troisième acte de ces manifestations lycéennes,
00:00:11de ces tensions entre policiers et lycéens qui ont encore été particulièrement importantes dans tout le pays.
00:00:19Alors certains vont vous dire que tout s'est bien passé. Quand on voit sur les images, vous verrez clairement
00:00:24que ce n'est pas exactement la réalité du terrain.
00:00:26avec près de 43 policiers et gendarmes blessés encore une fois aujourd'hui, 488 interpellations.
00:00:33Ça fait près de 800 policiers et gendarmes blessés depuis le début de ces mobilisations.
00:00:37On va bien sûr y revenir longuement dans un instant, mais juste avant, à quasiment 23h, le point sur l
00:00:42'actualité, les toutes dernières informations avec Pauline Trevzer.
00:00:45Bonsoir Pauline.
00:00:48Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous. À la une de votre journal, 256 000 manifestants ont été recensés ce mardi en
00:00:55France,
00:00:55dont 56 000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur, près du double selon les organisateurs.
00:01:02Une journée présentée par l'union syndicale lycéenne comme l'acte 3 de la mobilisation.
00:01:07Des manifestations marquées par des violences à Paris, Rennes ou encore Nantes.
00:01:11488 personnes ont été interpellées et 43 forces de l'ordre blessées.
00:01:17Le mouvement devrait se poursuivre. Dans les prochains jours, les organisations comptent maintenir les blocages
00:01:22jusqu'à ce que leurs revendications soient entendues.
00:01:25L'union étudiante réclame notamment 10 milliards d'euros pour financer un plan d'urgence en faveur des lycéens et
00:01:31des étudiants.
00:01:32Sa porte-parole, Sabrine Carbach, assure que la mobilisation est historique
00:01:36et annonce une nouvelle journée de mobilisation jeudi avec l'union syndicale lycéenne.
00:01:41Et les cours seront donc suspendus en fin de semaine, annonce faite par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:01:47L'objectif, organiser un temps de démocratie interne avec les élèves.
00:01:52Ce mardi, ce sont au total 891 lycées sur les 3700 que compte la France
00:01:57qui ont vu leur cours être suspendus totalement ou partiellement selon le ministère de l'Éducation.
00:02:04A gauche, les personnalités politiques défilent aux côtés des manifestants.
00:02:08Les insoumis avec Mathilde Panot mais aussi les écologistes de Marine Tondelier
00:02:12réclament la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.
00:02:16Après plusieurs incidents entre manifestants et forces de l'ordre,
00:02:21depuis le début du mouvement, 215 élèves et 715 policiers et gendarmes ont été blessés
00:02:26selon le dernier bilan communiqué par Matignon.
00:02:30Et cette mobilisation s'invite jusque dans le débat américain scruté par la Maison-Blanche.
00:02:36Sur True Social, Donald Trump affirme que la mobilisation ne concerne pas les écoles
00:02:40mais une volonté de s'emparer de la France.
00:02:43Je cite, ce qui se passe en France n'est rien d'autre qu'une immigration de masse hors de
00:02:47contrôle.
00:02:48Il ne s'agit pas d'école, il s'agit de l'islam qui veut s'emparer d'un pays
00:02:52autrefois grand,
00:02:53a écrit le président républicain sur sa plateforme.
00:02:57Merci beaucoup Pauline, on vous retrouvera tout à l'heure, minuit, pour un nouveau point sur l'actualité.
00:03:01Bienvenue dans Soir Info, on est avec Karim Abric ce soir, avec Kévin Bossuet, Franck Tapirot,
00:03:05Christian Flech est également avec nous, ex-directeur de la police judiciaire de Paris
00:03:08et Claude Butin, ancien vice-président du tribunal de Rouen.
00:03:12Bonsoir à tous les cinq.
00:03:14Ils ont donc répondu massivement présents à l'appel des syndicats.
00:03:18Ce mardi, les lycéens sont descendus dans les rues pour poursuivre les revendications qu'ils défendent depuis mi-septembre.
00:03:25Cette fois-ci, ils ont été rejoints par les syndicats professionnels,
00:03:27mais aussi les parents vont s'interroger justement sur ce que ça change,
00:03:31sur ce que ça va marquer dans la suite de ce mouvement.
00:03:34Retour d'abord en image sur ces manifestations de ce mardi,
00:03:37qui, vous allez le voir, se sont parfaitement bien passées.
00:03:39– Sous-titrage MFP.
00:04:18– Voilà, évidemment, tout est normal.
00:04:20On a ici une manifestation, tout ce qu'il y a plus pacifiste.
00:04:25Christian Flech, qu'est-ce que vous vous dites en voyant ces images ?
00:04:28– Écoutez, moi je trouve que c'est quand même des manifestations qui se terminent habituellement comme ça,
00:04:33parce qu'on a pris malheureusement l'habitude à Paris spécialement
00:04:36que toutes les manifestations revendicatives sont aussi l'occasion d'avoir des gens
00:04:42qui sont là pour casser et pour venir, alors on les a appelés sous différentes formes,
00:04:48les nébuleuses, les black blocs, etc.
00:04:50– Vous avez raison, mais ça c'est ce qu'on voit en général vers une heure du matin.
00:04:53– Pas du tout, ça dépend de l'heure de fin de la manifestation.
00:04:57Et alors franchement, j'habite pas très loin en plus, à La Nation c'est assez souvent qu'on voit
00:05:01ce genre de choses.
00:05:03Donc il y a des...
00:05:04– Et c'est une... enfin, ça reste... ça ne reste pas normal de voir ce genre de choses ?
00:05:09– Mais bien sûr, parce que c'est une manifestation qui est revendicative,
00:05:12qui a permis d'abord de discuter avec la préfecture de police sur le trajet qui a été choisi.
00:05:18Donc ensuite, il y a eu un encadrement qui était quand même relatif.
00:05:22Et ensuite, à la fin, comme à chaque fois, il y a le moment de la dispersion,
00:05:26qui est le moment qui est compliqué, qui se fait là, à un endroit où il y a des lignes
00:05:30de transport
00:05:31qui permettent que ceux qui veulent partir partent le plus facilement possible
00:05:35et pour que ceux qui ne veulent pas partir soient incités de plus en plus fermement à partir.
00:05:40Et malheureusement, et c'est aussi le problème des commerçants qui sont à cet endroit,
00:05:45c'est le moment où là, il peut y avoir de la casse parce qu'il y a une opposition
00:05:49avec les policiers.
00:05:51Et c'est... si vous voulez... si vous prenez les manifestations du 1er mai à Paris,
00:05:58ça se termine assez souvent comme ça aussi.
00:06:00Si vous prenez les manifestations...
00:06:01– J'entends, j'entends.
00:06:02– Sur le G7, par exemple, quand on a en France, ça se termine comme ça.
00:06:07– Ça reste tout de même un problème, je veux dire, à un moment donné,
00:06:09est-ce qu'on doit accepter, effectivement, surtout lorsqu'on est face à une manifestation
00:06:13qui appelle à davantage de moyens dans l'éducation ?
00:06:17Donc, est-ce qu'on doit accepter, finalement, que ces manifestations derrière en...
00:06:21– Alors, je pense qu'il faut accepter les manifestations parce que, d'abord, c'est un droit.
00:06:24– Non, non, mais c'est une façon...
00:06:25– Voilà, quand je dis accepter des manifestations qui viennent tout détruire.
00:06:28– Oui, mais c'est aussi une façon que les gens puissent s'exprimer
00:06:31et ceux qui cassent sont nécessairement pas forcément...
00:06:34Pas forcément, pardon, ceux qui vont aller exprimer leurs revendications.
00:06:38– Kevin Bossieu, pour la première fois, les syndicats professionnels et des parents
00:06:43ont rejoint les lycéens aujourd'hui.
00:06:45Qu'est-ce que ça va changer, selon vous, dans la nature de ce mouvement ?
00:06:49– On assiste à une politisation de ce mouvement.
00:06:52Moi, ça me fait penser aux Gilets jaunes.
00:06:54Au départ, vous aviez des revendications qui étaient légitimes,
00:06:57des citoyens, des lycéens, qui mettent en avant, en effet,
00:07:04des arguments qui étaient tout à fait audibles.
00:07:06– Mais là, vous êtes professeur, Kevin,
00:07:08les revendications aujourd'hui de ces lycéens, si on doit en parler,
00:07:12parce que, clairement, lorsqu'on pose la question,
00:07:16lorsqu'on se rend avec un micro dans la rue
00:07:17et qu'on essaie d'interroger des lycéens sur ces revendications,
00:07:21il y en a, allez, 5 sur 7 qui ne savent pas de quoi il s'agit, clairement.
00:07:26– Je suis d'accord.
00:07:26– Mais, quoi qu'il en soit, les revendications,
00:07:29lorsqu'on parle de problèmes de moyens,
00:07:32lorsqu'on entend des lycéens nous dire que les emplois du temps
00:07:35ne sont pas possibles, parce que lorsqu'on arrive à l'école,
00:07:38il fait nuit, et lorsqu'on repart, il fait nuit.
00:07:41Pardon, mais parlons-en de ces revendications.
00:07:44Est-ce qu'elles sont réellement légitimes,
00:07:46comme on l'entend depuis maintenant plusieurs jours ?
00:07:48– Alors, vous savez bien qu'on a une jeunesse
00:07:51qui était extrêmement couvée, c'est le règne de l'enfant roi,
00:07:54qui n'accepte aucune frustration, le goût de l'effort et du mérite
00:07:58a complètement disparu, et quand j'en entends, en effet,
00:08:01qu'ils nous racontent qu'ils vont en cours de 8h à 18h
00:08:03et qu'ils ne sont même pas payés, évidemment, cela doit nous interroger.
00:08:07Cependant, il y a aussi certaines revendications
00:08:09qui, à mon sens, sont totalement légitimes.
00:08:12Vous avez, dans certains établissements scolaires,
00:08:14en effet, un bâti qui est complètement dégradé.
00:08:17Vous avez parfois des élèves qui n'ont pas cours de philosophie,
00:08:21de français tout au long de l'année, alors qu'il y a un examen à la fin.
00:08:24Donc, au départ, il y avait cela.
00:08:26– Il y a aussi des établissements qui étaient neufs
00:08:28et qui ont été détruits par ces manifestations.
00:08:32– Bien sûr.
00:08:33– Oui. Non, je regarde tout ça et, en fait, je suis consternée
00:08:37parce que je me rends compte que les fameuses revendications
00:08:40dont on parle sur l'éducation,
00:08:42ce n'est plus du tout de ça dont on parle, en fait.
00:08:45C'est sous-jacent, mais ce n'est plus du tout.
00:08:47On est rendus complètement à une autre étape.
00:08:49Si on voulait vraiment parler d'éducation, on aurait dit,
00:08:51OK, on vous entend, on va faire des états généraux sur l'éducation,
00:08:55on va vous rencontrer, on va faire quelque chose en lien avec ce sujet.
00:08:58Maintenant, on a l'impression que cette révolte autorisée,
00:09:01c'est la révolte contre la police.
00:09:03C'est un festival, maintenant, c'est comme une sorte de...
00:09:06C'est poussé aussi, ce discours est largement encouragé
00:09:09par l'extrême-gauche.
00:09:10C'est une forme d'autorisation.
00:09:12Le procès, ce n'est même plus le procès de l'éducation comme tel,
00:09:15c'est le procès des forces policières, de la violence policière.
00:09:19C'est ce qu'on entend maintenant dans les discours,
00:09:21c'est d'aller au contact aussi et de dire que, finalement,
00:09:24le problème, maintenant, ce sont les policiers.
00:09:27Donc, moi, je le vois plutôt comme ça.
00:09:29– Et puis, pardon, mais, Kévin, vous parliez tout à l'heure aussi
00:09:30de la culture de l'enfant-roi.
00:09:31Il y a des pays qui cultivent la culture de l'enfant-roi
00:09:34et, pour autant, les jeunes ne vont pas tout casser dans les rues.
00:09:37Écoutez ce que disait Bruno Retailleau,
00:09:39qui a repris la parole aujourd'hui, qui parle, lui, de barbare,
00:09:42qui emploie des mots très forts.
00:09:43Écoutez, le candidat...
00:09:44– C'est quelque chose d'inédit.
00:09:47Et malheureusement, quand je vois, c'est le ministre de l'éducation nationale
00:09:50qui indiquait que jamais il n'y avait eu autant de proviseurs,
00:09:54de chefs d'établissement, de personnels enseignants
00:09:57qui avaient été malmenés.
00:09:59C'est incroyable.
00:10:00On est... J'ai pas les comptes de ce soir,
00:10:02mais on était ces jours-ci à plus de 700 policiers,
00:10:05gendarmes qui avaient été blessés,
00:10:07des pompiers qui sont attaqués.
00:10:10Cette passante, vous voyez, on a tous eu cette image
00:10:12qui nous a bouleversés de cette passante,
00:10:14qui a été aspergée avec un spray transformé en lance-flamme.
00:10:18Mais qui peut faire ça ?
00:10:20Quelle revendication peut justifier ce genre de violence ?
00:10:23Aucune. Strictement aucune.
00:10:25Moi, ce que je veux dire, répéter une fois de plus,
00:10:28c'est que ceux qui font ça ne sont pas les représentants de la jeunesse.
00:10:33C'est une minorité de violents.
00:10:35C'est les barbares, c'est les nouveaux barbares.
00:10:37Faut pas confondre.
00:10:38Ce sont les nouveaux barbares, Franck Tapirou ?
00:10:40Mais non, il faut lire clairement,
00:10:42parce qu'à un moment, il faut arrêter la naïveté.
00:10:44Nous sommes le 6 octobre, demain le 7 octobre.
00:10:46Si vous voyez du hasard là-dedans, moi non.
00:10:49C'est un appel à l'intifada qui se sert de la cause d'iciène
00:10:53qui était totalement juste pour amener une insurrection dans nos rues.
00:10:56Il faut dire les choses.
00:10:57C'est la stratégie électorale de la LFI depuis maintenant des années,
00:11:01mais surtout depuis le 7 octobre 2023, qui se continue.
00:11:04Si on est naïf là-dessus, on ne comprend rien.
00:11:06Alors, ça reste un hasard du calendrier que cette manifestation est là.
00:11:09Il n'y a pas de hasard de calendrier avec la France Insoumise,
00:11:12qui eux, même si je les déteste, bossent.
00:11:15Ils ont une stratégie, ils ont une vision et on le voit.
00:11:18Et je vais vous expliquer.
00:11:19Prenez toutes les images de tous les lycéens,
00:11:22même dans le 16e arrondissement à Paris.
00:11:25Ils ont tous des caissiers.
00:11:27Tous les drapeaux palestiniens et le nouveau slogan pour libérer l'école.
00:11:31Mais il les aurait eu aussi si ça avait été en mois de juin.
00:11:35Mais non, attendez, mais arrêtez.
00:11:36Il y a des séquences, vous savez, et les séquences, ce n'est pas le hasard.
00:11:39Quand on crie Free Palestine devant un lycée,
00:11:41je vais vous montrer ça à n'importe qui dans le monde,
00:11:43il vous dit, c'est une manifestation pour ce qui se passe à Gaza,
00:11:47pour ce qui se passe depuis le 5 octobre.
00:11:48Personne ne vous dirait que c'est une revendication lycéenne.
00:11:51Donc ils se font manipuler.
00:11:53C'est une prise d'otage de nos lycéens,
00:11:55une prise d'otage même de certains syndicats,
00:11:57que LFI a totalement noyoté.
00:11:59Et vous pouvez voir, regardez derrière vous,
00:12:01un drapeau palestinien, il y en a partout.
00:12:03Donc en gros, ils veulent une insurrection,
00:12:05ils n'ont pas une manifestation.
00:12:06Vous qui veulent un intifada urbain,
00:12:08en se servant de la cause lycéenne,
00:12:10qui malheureusement, et j'étais le premier à le dire,
00:12:12toute la revendication était légitime.
00:12:14Mais il y a quelqu'un qui s'appelle Baal Iqba Kayoko,
00:12:16qui il y a quelques jours a dit qu'il y avait des violences.
00:12:18Légitimes aussi.
00:12:19Si on n'est pas assez responsable,
00:12:22en tant que citoyen, parlons-en plus politique,
00:12:24pour dire que comment un élu
00:12:25peut appeler à une violence légitime ?
00:12:27Et la preuve, ils le font.
00:12:29Tout brûle, de partout.
00:12:30Donc à force de croire qu'on est encore
00:12:32avec des lycéens et des parents
00:12:34qui veulent faire évoluer les choses,
00:12:36on va passer à côté, malheureusement,
00:12:38du coup de bluff qu'a réussi LFI,
00:12:40je le dis bien, ils ont réussi la preuve.
00:12:42On croit encore qu'il y a des revendications,
00:12:44même si elles sont légitimes, on n'en parle plus.
00:12:46On ne parle que de la violence,
00:12:47et de moins parlent d'un intifada.
00:12:48C'est pour ça qu'il soulignait le point
00:12:50de cette récupération,
00:12:52de cette instrumentalisation,
00:12:53parce qu'il n'y a personne qui est contre une jeunesse,
00:12:55qui a envie de revendiquer des choses pour l'éducation.
00:12:58C'est pour ça que je dis qu'on n'est plus rendu là.
00:13:00Oui, mais parce qu'en fait,
00:13:00cette jeunesse, elle est tombée dans le panneau aussi.
00:13:01On n'est plus rendu là du tout.
00:13:03Une partie de la jeunesse.
00:13:03Une partie de cette jeunesse est tombée dans le panneau.
00:13:05Claude Butin.
00:13:06Est-ce que des mots aussi forts
00:13:08que ceux employés par Bruno Rotaillot
00:13:10lorsqu'il parle de nouveaux barbares...
00:13:11Je pense que les mots sont vraiment forts.
00:13:14Ce n'est pas normal, comme vous l'avez dit,
00:13:16mais ce n'est pas nouveau.
00:13:18Si on veut hiérarchiser les violences,
00:13:20les violences sont inhérentes aux manifestations
00:13:22des jeunes dans la rue.
00:13:24Quand les jeunes descendent dans la rue,
00:13:25c'est qu'il y a une bonne raison.
00:13:26Moi, ce qui m'inquiète, c'est...
00:13:28C'est nouveau que des jeunes s'en prennent aussi violemment
00:13:30à des policiers, sans aucun prétexte.
00:13:33Ça va.
00:13:33D'accord ?
00:13:33On l'avait vécu notamment au moment de la mort de Naël.
00:13:37Là, aujourd'hui, il n'y a pas eu de prétexte.
00:13:40J'avais 20 ans, en 68, j'ai fait...
00:13:44Bon, j'ai connu les violences.
00:13:47Mais c'était...
00:13:48Il y a eu énormément de manifestations
00:13:51qui se sont soldées par des violences.
00:13:53La violence est inhérente quand ce sont des jeunes
00:13:55qui sont à l'adolescence et qui ont besoin de s'exprimer.
00:14:00Alors, effectivement, on peut regretter des cas...
00:14:05Mais elle n'est pas pour autant légitime.
00:14:07Oui.
00:14:08Je constate quand même qu'il y a eu des incidents très graves.
00:14:11Elle n'est pas pour autant légitime, cette violence.
00:14:13Non, elle n'est pas légitime.
00:14:14Mais il y a eu des incidents très graves.
00:14:17La main rachée, etc.
00:14:19La mâchoire fracturée, tout ça.
00:14:20Mais sur l'ensemble, il y a eu 250 000 manifestants,
00:14:24256 000 à Paris.
00:14:26Je trouve que...
00:14:27Bon, il faut que les policiers aussi...
00:14:32Il faut qu'on prenne que ce sont des adolescents.
00:14:35Ce sont des jeunes hommes et femmes
00:14:37qui sont au lycée,
00:14:39que normalement, la police doit protéger.
00:14:42Alors, il faut faire preuve de mesure.
00:14:45C'est quoi la mesure ?
00:14:46C'est-à-dire, c'est quoi ?
00:14:46C'est les laisser faire ?
00:14:47C'est quoi la mesure ?
00:14:48La mesure, c'est qu'il faut...
00:14:50Alors, on peut regretter aussi...
00:14:54Moi, je vous dis, j'ai connu les CRS...
00:14:56Parce que dans deux ans, ils ont le droit de vote.
00:14:58Dans deux ans, ils sont adultes.
00:14:59Et ça, la France Insoumise l'a bien compris, d'ailleurs.
00:15:01Moi, j'ai connu les CRS de 68.
00:15:03Ils avaient une petite police en caoutchouc,
00:15:05un petit bouclier rond.
00:15:07Et puis, la matraque qu'ils utilisaient
00:15:09comme un air de bœuf.
00:15:09C'était les gros rougeaux des gens
00:15:11qui arrivaient de la campagne.
00:15:12C'était les premiers CRS.
00:15:13Maintenant, on dirait vraiment des robots.
00:15:14Des robots.
00:15:15On dirait que ces gens-là sont partis
00:15:18pour mener un combat.
00:15:21Vous savez comment les jeunes réagissent ?
00:15:22Mais eux, c'est nous.
00:15:25Attendez, attendez.
00:15:25Mais eux, c'est nous.
00:15:26C'est notre bouclier citoyen.
00:15:28Il y a près de 800 policiers et gendarmes
00:15:30blessés depuis le début.
00:15:32Il y a environ un peu plus de 200,
00:15:35effectivement, adolescents
00:15:37qui ont été blessés.
00:15:38215.
00:15:39Christian Flech ?
00:15:40Je voudrais dire qu'on mélange peut-être
00:15:41les deux phases.
00:15:42Il y a d'abord eu ce qui s'est passé aujourd'hui,
00:15:44qui est une manifestation relativement classique
00:15:47avec ces exactions qui sont malheureusement habituelles.
00:15:49Et puis, ce qui s'est passé avant,
00:15:51c'est-à-dire,
00:15:51et s'émet dans toute la France,
00:15:54des attaques qui visaient des établissements
00:15:57ou du personnel d'éducation.
00:16:00Et effectivement, ça va bien au-delà
00:16:01de la violence policière
00:16:03puisque c'est des violences qui sont dirigées
00:16:04contre le personnel d'éducation.
00:16:06J'ai même vu une image
00:16:07où on a aussi attaqué des pompiers
00:16:09qui arrivaient pour éteindre un incendie.
00:16:10Donc là, on est dans une autre démarche
00:16:13complètement différente
00:16:14et où je ne peux pas trouver
00:16:18qu'il peut y avoir des rapprochements
00:16:19avec ce que vous évoquiez sur 68
00:16:21quand je vois, par exemple,
00:16:22le commandant de police à Belfort
00:16:24qui est tapé au sol
00:16:25avec des coups de pied dans la tête.
00:16:27Là, on est quand même dans un domaine
00:16:29qui est complètement différent.
00:16:30Bien sûr, je suis d'accord avec vous.
00:16:31Moi, j'aimerais juste dire une chose.
00:16:33Déjà sur l'expression violence policière.
00:16:35Le fait de reprendre cette expression,
00:16:37c'est reprendre finalement
00:16:38une expression qui vient de l'extrême gauche,
00:16:40qui nous ferait croire
00:16:41qu'il y a en effet
00:16:42des abus policiers,
00:16:45des agressions de policiers
00:16:48de manière systématique
00:16:50et de manière systémique.
00:16:52Donc, je n'aime pas déjà ce terme.
00:16:53Ensuite, je suis désolé.
00:16:55Moi, j'ai discuté avec plein de policiers.
00:16:56Ils n'aiment pas être en face d'adolescents
00:16:59de 16 ou de 17 ans.
00:17:00Ils en souffrent.
00:17:01Ils n'osent pas agir.
00:17:03Ils sont terrorisés
00:17:04par le fait qu'ils puissent avoir
00:17:07en effet un accident.
00:17:09Mais quand vous en voyez certains,
00:17:10parfois qui sont mineurs,
00:17:12parfois qui sont tout juste majeurs,
00:17:13qui s'en prennent de manière aussi violente
00:17:15à nos policiers,
00:17:16j'ai vu des images
00:17:17avec un policier qui était au sol
00:17:19et des gamins qui sautaient
00:17:21sur la tête du policier.
00:17:22Ça s'appelle une tentative d'assassinat.
00:17:25Donc, face à ça, je suis désolé.
00:17:26Les policiers sont obligés
00:17:29d'intervenir.
00:17:30On est dans une situation
00:17:31complètement chaotique.
00:17:32Moi, je n'ai pas l'impression
00:17:33de voir des Robocop.
00:17:34J'ai l'impression des gens
00:17:35qui sont là pour servir l'État,
00:17:37pour protéger les lycéens d'abord,
00:17:39pour protéger les passants.
00:17:41Et je voudrais les remercier
00:17:42parce qu'ils font un travail formidable
00:17:43et j'en ai marre
00:17:44qu'on leur tape dessus.
00:17:45Il y a ceux qui remettent en cause
00:17:47désormais systématiquement
00:17:49les actions de la police.
00:17:50On choisit de criminaliser
00:17:52l'action de la police
00:17:52parce que c'est de ça
00:17:53finalement dont il s'agit.
00:17:54Et c'est ce que vous disiez
00:17:55d'une certaine façon, Kevin,
00:17:58lorsqu'ils font entrer
00:17:59dans la tête des Français,
00:18:01que les policiers se lèvent le matin,
00:18:02en fait, en se demandant finalement
00:18:05combien de lycéens
00:18:08ils vont cogner aujourd'hui.
00:18:09C'est un peu ce que certains se disent.
00:18:11Écoutez Laurent Nunez,
00:18:12donc le ministre de l'Intérieur,
00:18:14qui leur répondait justement
00:18:15aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
00:18:17Quand il y a des violences,
00:18:18des dégradations,
00:18:19des atteintes au personnel enseignant,
00:18:21systématiquement des interventions,
00:18:23effectivement,
00:18:24mais toujours avec proportionnalité.
00:18:27On va continuer
00:18:28à faire ce que nous faisons,
00:18:29à maintenir l'ordre,
00:18:30à intervenir chaque fois
00:18:31qu'il y a des violences,
00:18:32avec proportionnalité.
00:18:34Et quand il y a
00:18:36des blessures,
00:18:37vous le savez très bien,
00:18:38il y a l'inspection générale
00:18:39de la police nationale
00:18:40qui est saisie,
00:18:41qui enquête
00:18:42et qui va vérifier
00:18:43la proportionnalité
00:18:44de l'action.
00:18:46Claude Butin,
00:18:47qu'est-ce que vous pensez
00:18:48de cette proportionnalité ?
00:18:49On va vérifier la proportionnalité
00:18:51entre l'attaque
00:18:52et la défense,
00:18:53entre les jeunes
00:18:53et les policiers.
00:18:54C'est très compliqué.
00:18:55En tant que magistrat,
00:18:56lorsqu'on a eu l'occasion
00:18:58de juger ces affaires-là,
00:19:00le problème que l'on rencontre,
00:19:02c'est une question de preuve.
00:19:03Il y a des attroupements.
00:19:04On ne sait pas
00:19:05qui a fait quoi.
00:19:07Même une interpellation
00:19:08faite dans les règles,
00:19:10etc.
00:19:11Devant le tribunal,
00:19:12lorsque les choses
00:19:13sont mises à plat,
00:19:14c'est difficile
00:19:15de rapporter la preuve.
00:19:16C'est pour ça
00:19:17qu'on a des fois
00:19:17des décisions
00:19:18qui peuvent surprendre
00:19:19parce que c'est une question
00:19:21de preuve.
00:19:21On est dans une société de droit.
00:19:23Est-ce que vous n'avez pas
00:19:24l'impression qu'à l'inverse aussi,
00:19:25et Christian Flech
00:19:26va peut-être pouvoir répondre,
00:19:27il est aussi difficile
00:19:28aujourd'hui pour la police
00:19:29d'intervenir sereinement
00:19:30quand chacune
00:19:31de ces interventions
00:19:32est immédiatement filmée,
00:19:35des fois découpée
00:19:35et parfois,
00:19:36même souvent,
00:19:37instrumentalisée ?
00:19:38Ah oui,
00:19:38mais tout de suite.
00:19:39Ça aussi,
00:19:39c'est un souci ?
00:19:40Bien sûr que c'est un souci.
00:19:41Christian Flech ?
00:19:41Non, ce n'est pas un souci.
00:19:42Ça répond à votre interrogation.
00:19:44Ça aide à la justice
00:19:45à se faire une idée
00:19:46sur ce qui s'est passé.
00:19:47Est-ce que tout est filmé ?
00:19:47On pourrait parler des caméras,
00:19:48mais enfin,
00:19:49je sais ce que...
00:19:50Moi, j'ai eu des affaires
00:19:51où il y avait des caméras.
00:19:54Vous savez,
00:19:55c'est très difficile
00:19:55d'interpréter une image.
00:19:57Je suis d'accord.
00:19:58Mais vous voyez bien
00:19:59que sur toutes les affaires
00:20:00que vous avez évoquées,
00:20:01on évoquait tout à l'heure
00:20:02le policier
00:20:02qui a été tapé au sol,
00:20:03c'est filmé.
00:20:05Alors, de loin peut-être,
00:20:05mais il peut y avoir
00:20:06des axes différents.
00:20:08On voit le jeune
00:20:09qui ramasse...
00:20:10Si on voit l'agresseur,
00:20:10il n'y a pas de problème.
00:20:11On voit le jeune
00:20:11qui ramasse une grenade,
00:20:12c'est filmé aussi.
00:20:14Donc, il y a beaucoup d'actions
00:20:15maintenant de la police
00:20:17qui sont filmées
00:20:17et qui permettent à la justice
00:20:18de se faire une idée
00:20:20sur la proportionnalité.
00:20:21Il y a aussi des témoignages,
00:20:23il y a aussi des déclarations
00:20:26des uns et des autres.
00:20:27Et puis, c'est le rôle
00:20:28de la justice
00:20:28de se faire une idée
00:20:29par rapport à ça.
00:20:30Mais elle est largement aidée
00:20:31par les moyens.
00:20:32De faire une idée,
00:20:32il faut avoir des preuves.
00:20:34Franck ?
00:20:34Vous savez, une vidéo,
00:20:35c'est très difficile
00:20:36d'interpréter,
00:20:37surtout dans ces mouvements
00:20:38de fou,
00:20:39quand il faut prouver...
00:20:42Alors, bon...
00:20:43Il y a des chiffres,
00:20:44Claude Butin,
00:20:44lorsqu'il y a près
00:20:45de 800 policiers
00:20:46qui sont blessés,
00:20:47il y a des chiffres aussi
00:20:48qui attestent
00:20:49de cette violence.
00:20:51Quand le syndicat
00:20:52de la magistrature
00:20:53demande finalement
00:20:54aux policiers
00:20:55de cesser de réprimer
00:20:56la jeunesse
00:20:57pour la faire taire,
00:20:58qu'est-ce que ça vous évoque ?
00:20:59Ça, c'est une...
00:21:00Le syndicat de la magistrature,
00:21:02alors là,
00:21:03je le connais,
00:21:04c'est une horreur,
00:21:05on ne peut pas présenter
00:21:06les choses comme ça.
00:21:08Je suis consciemment contre
00:21:10cette analyse,
00:21:11cette présentation des grits.
00:21:12Franck Tapirot ?
00:21:14Oui, en fait,
00:21:15je t'écoute depuis tout à l'heure,
00:21:16c'est vrai qu'on...
00:21:17Parfois, je pense
00:21:17qu'on est influencé,
00:21:18nous aussi,
00:21:19par ce récit
00:21:20qui, depuis dix ans,
00:21:21dans la société de violence
00:21:21dans laquelle on est,
00:21:23a commencé à distiller
00:21:24violence policière.
00:21:26Tout à l'heure,
00:21:27on voyait le ministre
00:21:27de l'Intérieur
00:21:28parler d'une procédure classique
00:21:29où il y avait des enquêtes
00:21:30qui étaient diligentées
00:21:32dès qu'il y a une problématique
00:21:33avec une force de l'ordre.
00:21:34Mais on oublie
00:21:35que les forces de l'ordre
00:21:35depuis dix ans,
00:21:36il y a un geste
00:21:37qu'ils ne font plus,
00:21:38qu'ils ne font plus jamais.
00:21:39C'est ça.
00:21:40Ce n'est pas sortir une arme,
00:21:41c'est juste approcher
00:21:42leur main d'une arme.
00:21:43J'ai des amis flics
00:21:44qui me disent,
00:21:45et dans tous les domaines,
00:21:46ils me disent,
00:21:46mais on a peur
00:21:48de tout ça.
00:21:50Notre arme,
00:21:50même quand on est menacé,
00:21:51on a vu,
00:21:52il n'y a pas longtemps ici,
00:21:52on était sur le plateau
00:21:53il y a moins d'un an,
00:21:54un fou furieux
00:21:55sortir avec un sabre,
00:21:56vous vous rappelez
00:21:57d'un sabre japonais,
00:21:58et il va pour décapiter,
00:22:00on le voit,
00:22:00il tape deux policiers
00:22:02ici et là.
00:22:04Les flics,
00:22:04ils sortent leur taser.
00:22:05Vous imaginez sortir
00:22:06un taser ?
00:22:07On parle de proportionnalité,
00:22:08donc en gros,
00:22:08on a fragilisé notre police,
00:22:10on a fragilisé
00:22:11les citoyens que nous sommes,
00:22:13et aujourd'hui,
00:22:13comme on a une présomption
00:22:14de culpabilité
00:22:15dès qu'on est flic,
00:22:17finalement,
00:22:17qui on affaiblit ?
00:22:18On affaiblit
00:22:19les citoyens.
00:22:20Aujourd'hui,
00:22:21on est moins protégé.
00:22:22On parle de sentiment
00:22:23d'insécurité,
00:22:24mais ce n'est pas un sentiment,
00:22:25c'est une réalité.
00:22:26Parce que les flics humains
00:22:26vous le disent,
00:22:27et quand ils vous disent
00:22:28qu'on n'ose plus,
00:22:29on n'ose plus sortir l'entrée
00:22:30même quand on est protégé,
00:22:32menacé,
00:22:32je peux vous dire
00:22:33que le sentiment,
00:22:34il est direct.
00:22:34Est-ce que vous avez
00:22:35le sentiment,
00:22:36c'est une question,
00:22:37est-ce que vous avez
00:22:37le sentiment
00:22:38que la réponse policière
00:22:40aujourd'hui
00:22:41face à ces manifestations
00:22:43est disproportionnée ?
00:22:45Non.
00:22:45Moi,
00:22:46je pense que les policiers
00:22:47font le maximum
00:22:48pour éviter
00:22:49de rentrer
00:22:50dans cette
00:22:52surenchère de violence.
00:22:53Vous savez,
00:22:53la violence appelle
00:22:54la violence.
00:22:55Et ce sont des professionnels
00:22:57en face d'eux
00:22:57où ils ont
00:22:59des gamins
00:22:59qui peuvent être
00:23:00leurs enfants.
00:23:01Et donc,
00:23:02il faut qu'ils prennent ça
00:23:02en compte.
00:23:03Il n'y a pas
00:23:05de...
00:23:06la proportionnalité
00:23:07à l'audience,
00:23:08je reviens à l'audience,
00:23:09mais c'est très difficile.
00:23:10La légitime défense,
00:23:11pour les particuliers,
00:23:12c'est très difficile
00:23:13à établir.
00:23:14Il faut la simultanéité
00:23:16entre l'attaque,
00:23:17la défense,
00:23:18la proportionnalité,
00:23:19etc.
00:23:20Et là,
00:23:20on est dans des mouvements
00:23:21de foule avec des...
00:23:22C'est compliqué, ça.
00:23:23La proportionnalité,
00:23:25ça va être difficile
00:23:25à établir.
00:23:27Et ce n'est pas
00:23:27les vidéos qui vont...
00:23:28Alors, évidemment,
00:23:28quand c'est flagrant,
00:23:29quand il y a des agressions,
00:23:30quand on le prend sur le fait,
00:23:32comme vous en avez parlé
00:23:33tout à l'heure,
00:23:34là, il n'y a pas de problème.
00:23:35Mais en règle générale,
00:23:36moi, je me méfie
00:23:37des vidéos
00:23:39et de ces déclarations
00:23:40à l'emporte-pièce
00:23:41du ministre de l'Intérieur
00:23:42qui dit que les policiers
00:23:44agissent en toute proportionnalité.
00:23:46Il faudrait encore
00:23:47qu'ils le prouvent.
00:23:48Alors, moi,
00:23:49il y a une chose quand même,
00:23:49c'est le drame
00:23:51de notre jeunesse.
00:23:52C'est l'autorité
00:23:52qui disparaît.
00:23:54L'autorité, d'abord,
00:23:55qui commence...
00:23:55Quand un bébé d'un an
00:23:57dans une poussette
00:23:58est victime de tir de mortier
00:23:59qu'actuellement,
00:24:00il est hospitalisé.
00:24:01Je ne pense pas
00:24:02que le policier
00:24:02ait tiré sur le bébé.
00:24:03Ah non, de mortier d'artifice.
00:24:05Mortier d'artifice.
00:24:06Mortier d'artifice,
00:24:07donc...
00:24:08Ah oui,
00:24:08d'un manifestant.
00:24:09D'un manifestant.
00:24:10Il y a un moment donné
00:24:11où quand vous dites
00:24:12que les policiers
00:24:13doivent garder en tête
00:24:14qu'ils sont face
00:24:15à des jeunes
00:24:16qui pourraient être
00:24:16leurs enfants,
00:24:17j'entends.
00:24:18Mais lorsqu'on a des enfants
00:24:19qui sont armés
00:24:21et qui, aujourd'hui...
00:24:22Il faut faire leur travail.
00:24:22Il faut qu'ils interviennent
00:24:24professionnellement.
00:24:25Ils sont là
00:24:25pour le maintien de l'ordre.
00:24:27Ce n'est pas
00:24:27la police judiciaire.
00:24:28On est dans le maintien
00:24:29de l'ordre.
00:24:30C'est la force publique.
00:24:32Mais c'est qu'il y a
00:24:33plusieurs réponses
00:24:34à donner.
00:24:35En ce moment,
00:24:35on n'en a pas beaucoup.
00:24:36Le politique a été absent.
00:24:38Ça, c'est une réalité aussi.
00:24:40Il y a une réponse parentale.
00:24:42Il y a une réponse éducationnelle.
00:24:43Il y a une réponse sécuritaire.
00:24:45Il y a une réponse policière.
00:24:46Il y a tout ça
00:24:46qui doit être mis en branle
00:24:48si on veut arriver
00:24:49à quelque chose.
00:24:50Malheureusement,
00:24:51on a l'impression
00:24:51que dans notre société,
00:24:52tout doit finalement
00:24:54se résoudre par la violence.
00:24:55Et on a même
00:24:57des responsables politiques
00:25:00qui nous disent aussi
00:25:01que la violence
00:25:02peut être légitime.
00:25:03Ah, mais il ne faut pas
00:25:03l'utiliser.
00:25:04Mais elle est légitime.
00:25:05Donc, ça percole aussi
00:25:06dans le débat public.
00:25:07On les écoutera
00:25:08d'ailleurs dans un instant.
00:25:09Vous avez raison.
00:25:09On va parler
00:25:10de la France insoumise,
00:25:11toujours très présente
00:25:12dans ses cortèges
00:25:12avec un Jean-Luc Mélenchon
00:25:14accueilli aujourd'hui
00:25:15encore comme une rockstar.
00:25:17On reviendra également
00:25:18sur ces slogans
00:25:19entendus particulièrement inquiétants
00:25:20parce que là aussi,
00:25:21on va s'interroger.
00:25:22Des slogans
00:25:23d'une violence inouïe.
00:25:26Apologie au meurtre.
00:25:27Apologie au terrorisme.
00:25:29Écoutez un extrait,
00:25:30par exemple.
00:25:32Ils s'occupent
00:25:33en hôtel
00:25:34et on les tue.
00:25:35Ouais !
00:25:39Ils sont cutis !
00:25:40Au nom d'Allah,
00:25:40on les tue !
00:25:41Ouais !
00:25:44Voilà.
00:25:45Ce qu'on vient d'entendre,
00:25:46c'était devant le lycée
00:25:46au Nord et de Balzac
00:25:47à Mitrimori
00:25:48en Seine-et-Marne.
00:25:49Aujourd'hui,
00:25:49ils ne sont que dix.
00:25:50Ils parlent évidemment
00:25:50des policiers
00:25:51qui sont en phase 2.
00:25:52Au nom d'Allah,
00:25:52on les tue.
00:25:53Des séquences comme ça,
00:25:54il y en a eu beaucoup.
00:25:55On en verra dans un instant.
00:25:57Effective.
00:25:58Franck parlait
00:25:58d'intifada
00:25:59d'une certaine façon.
00:26:00Qu'est-ce qu'il nous faut
00:26:01de plus comme prof ?
00:26:02On en a tous les jours
00:26:02depuis des jours
00:26:03et les keffis
00:26:04et les free palestines
00:26:06et les hinks
00:26:07au nom d'Allah,
00:26:08on le tue.
00:26:09C'est tous les jours,
00:26:09matin, midi, soir.
00:26:10Allez, la pause,
00:26:11on vous montre tout ça.
00:26:11Il y a trois ans pour la plupart.
00:26:13Si ça, ce n'est pas
00:26:13un appel à l'intifada
00:26:14que déjà Richie Thibault
00:26:16et toute sa clique
00:26:17lancent depuis trois ans,
00:26:19ils nous ont promis
00:26:19l'intifada
00:26:20et ils sont en train
00:26:20de le faire.
00:26:21Et c'est malin.
00:26:22Comme, on va dire,
00:26:23ils voulaient relancer
00:26:23ce conflit
00:26:24parce que c'est,
00:26:25n'oublions pas,
00:26:26leur moteur électoral
00:26:27depuis trois ans.
00:26:28Ils ont choisi
00:26:28une chaire à canaux électoraux
00:26:29qui sont nos lycéens.
00:26:31La pause.
00:26:32Pardon ?
00:26:33Non, je dis la pause.
00:26:34On va en parler dans un instant.
00:26:34Il y a la petite musique.
00:26:35Vous connaissez l'émission.
00:26:36La petite musique,
00:26:37vous allez pouvoir
00:26:37vous exprimer dans un instant.
00:26:39Restez avec nous
00:26:39pour la suite de Soir Info
00:26:40sur CNews.
00:26:44La suite de Soir Info
00:26:45en direct sur CNews.
00:26:46On va parler, je le disais,
00:26:47de la France insoumise
00:26:48dans un instant
00:26:48avec notamment
00:26:50Jean-Luc Mélenchon
00:26:50accueilli, vous le verrez,
00:26:51comme une rockstar
00:26:52dans les cortèges
00:26:53encore une fois aujourd'hui.
00:26:54Mais d'abord,
00:26:55on va revenir,
00:26:55si vous voulez bien,
00:26:56sur ces slogans.
00:26:58Slogans particulièrement inquiétants.
00:27:00Discours pro-palestinien
00:27:01et pro-Hamas.
00:27:02Apologie au meurtre,
00:27:03apologie du terrorisme
00:27:05comme ici, par exemple,
00:27:06à Beaujancy
00:27:07dans le Loiret.
00:27:08Regardez.
00:27:23Voilà.
00:27:24Donc à la Mohamed Merah,
00:27:26Vesquille les caméras,
00:27:27Bataclan,
00:27:27je l'ai shooté à l'œil,
00:27:29Chassalom,
00:27:30Salah Abdeslam,
00:27:31gros,
00:27:31en enfer,
00:27:32ma tête a une prime,
00:27:34je suis déchaîné
00:27:35comme un chien de l'enfer,
00:27:36dis à ton rappeur
00:27:37de me laisser faire,
00:27:38malheur à lui,
00:27:39s'il ne veut pas coopérer,
00:27:40gros,
00:27:41je leur ferai une Adolf Hitler.
00:27:43Voilà.
00:27:43On est bien évidemment
00:27:45bien loin
00:27:45des revendications lycéennes.
00:27:48À quoi est-ce qu'on est en train
00:27:49d'assister ici,
00:27:51Kevin Bossuet ?
00:27:53À un mouvement
00:27:54qui est en train
00:27:55de virer complètement
00:27:56au niveau idéologique.
00:27:58Et Franck Tapirot
00:27:59l'a très bien dit.
00:28:00Ce mouvement
00:28:01est instrumentalisé
00:28:02par la France Insoumise.
00:28:03Ce mouvement
00:28:04est instrumentalisé
00:28:05par des gens
00:28:06qui veulent le transformer
00:28:07en cause
00:28:08pro-palestinienne
00:28:10et c'est en train
00:28:10de devenir,
00:28:11à travers ces images,
00:28:12une cause finalement
00:28:13qui est pro-Hamas.
00:28:15Et tout au long
00:28:16de la journée,
00:28:17on a entendu
00:28:18dans certaines manifestations
00:28:19des propos
00:28:21antisémites.
00:28:22Il faut quand même
00:28:22le mettre en avant.
00:28:23Et derrière ça,
00:28:25qu'est-ce qui est attaqué ?
00:28:26C'est notre civilisation,
00:28:28c'est notre identité.
00:28:29Les Juifs sont attaqués,
00:28:30les Juifs font partie
00:28:31de l'identité française.
00:28:32Quand on s'en prend
00:28:33à des proviseurs,
00:28:34quand on s'en prend
00:28:34à des professeurs,
00:28:35on s'en prend à quoi finalement ?
00:28:37À la République,
00:28:38à ce qui nous unit tous.
00:28:39Quand on met en avant
00:28:41des drapeaux palestiniens,
00:28:43quand on met en avant
00:28:44des drapeaux algériens
00:28:45et qu'on a eu
00:28:47les drapeaux français,
00:28:49on est dans quoi là ?
00:28:49On est évidemment
00:28:50dans un combat identitaire
00:28:51et dans un combat
00:28:53civilisationnel.
00:28:53La vérité,
00:28:54c'est que M. Mélenchon
00:28:55et ses amis
00:28:56ainsi que les gens
00:28:57d'ultra-gauche
00:28:58essayent de faire en sorte
00:29:00que cette jeunesse
00:29:01se révole non pas
00:29:03contre des conditions
00:29:04qui seraient indécents,
00:29:05mais contre notre pays,
00:29:06contre notre civilisation,
00:29:08contre notre culture.
00:29:09Il n'est pas l'insurrection
00:29:11et c'est extrêmement dangereux.
00:29:12Beaucoup de réactions
00:29:13évidemment à ces propos,
00:29:15je ne sais pas si on peut
00:29:16appeler ça un rap
00:29:17en tous les cas,
00:29:18comme Florence Bergeau-Blacquer
00:29:20par exemple,
00:29:21sociologue qui indique sur X
00:29:23le modèle du blocus lycéen
00:29:25et l'intifada.
00:29:26Chaque jour apporte ses preuves.
00:29:28Ici, une reprise
00:29:29du rappeur MRH
00:29:30à la Mohamed Mera,
00:29:31vesquille les caméras,
00:29:32Bataclan,
00:29:33je l'ai shooté à l'œil,
00:29:34chasse à l'homme,
00:29:34Salah Abdeslam,
00:29:35j'ai pas peur,
00:29:36j'ai pas peur de l'enfer,
00:29:37le pacte est intact,
00:29:39à part Allah,
00:29:40qui peut m'arrêter,
00:29:40Bataclan,
00:29:41faisez les morts,
00:29:42allongez-vous,
00:29:42je vais en shooter à l'œil.
00:29:43Ça c'est Florence Bergeau-Blacquer,
00:29:45réaction également d'Éric Ciotti.
00:29:47Des élèves du lycée Vauban
00:29:48se sont connectés
00:29:49à des cours,
00:29:50en visioconférence,
00:29:56Laouèche Boilelle
00:29:56et de Friscorléone
00:29:57que des élèves puissent ainsi
00:29:58ériger en référence
00:30:00des terroristes
00:30:00et l'apologie du terrorisme
00:30:02témoigne d'un effondrement
00:30:03vertigineux de nos repères
00:30:04et de notre autorité.
00:30:06L'école ne peut pas devenir
00:30:07le théâtre de cette dérive.
00:30:09La réponse doit être immédiate,
00:30:10ferme et exemplaire.
00:30:12Claude Butin ?
00:30:13Oui, mais là,
00:30:13bon d'accord,
00:30:14j'ai vu les images,
00:30:15c'est odieux,
00:30:16c'est une erreur.
00:30:18Je suis d'accord,
00:30:18c'est odieux,
00:30:19mais on fait quoi ?
00:30:19Parce qu'il va rien se passer
00:30:22pour ces jeunes,
00:30:22soyons honnêtes,
00:30:23il va se passer quelque chose,
00:30:26je voudrais revenir.
00:30:27Il ne faut pas faire
00:30:28d'amalgame.
00:30:29Sur les images que j'ai vues,
00:30:30je ne suis pas sûr
00:30:31que ce soit des étudiants
00:30:33qui tiennent ces propos.
00:30:34Ce sont des gens
00:30:35qui ont été infiltrés
00:30:36à la manifestation,
00:30:38qui poursuivent
00:30:38un autre but politique,
00:30:41manifestement.
00:30:41Enfin, ils ont quand même
00:30:42l'air très jeunes.
00:30:43Ils ont l'air très jeunes,
00:30:44mais bon, vous savez,
00:30:45les jeunes,
00:30:46distinguer un étudiant
00:30:48d'un activiste,
00:30:49c'est difficile.
00:30:51Donc, je ne suis pas sûr
00:30:52que parmi tous les manifestants,
00:30:54les étudiants,
00:30:55les lycéens qu'on voit,
00:30:57il y a beaucoup de gens...
00:30:57Mais évidemment que non,
00:30:59et ce n'est absolument
00:30:59pas ce qu'on dit.
00:31:00On était avec un jeune
00:31:02sur ce plateau,
00:31:03un jeune de l'Uni,
00:31:04qui nous disait...
00:31:06Évidemment que ce n'est pas
00:31:07la majorité des jeunes
00:31:09et la majorité des lycéens
00:31:10qui sont dans les rues
00:31:11et qui tiennent ces discours.
00:31:13Sauf qu'aujourd'hui,
00:31:13cette minorité,
00:31:15elle est dangereuse.
00:31:16Et elle est dangereuse
00:31:17pour nos policiers,
00:31:18elle est dangereuse
00:31:19pour nos rues
00:31:20et pour la société
00:31:21en tenant de tels discours, Franck.
00:31:23Donc, ce matin à Paris,
00:31:24dans un quartier huppé,
00:31:26un jeune de moins de 15 ans
00:31:27est arrivé au lycée
00:31:28avec un groupe d'amis,
00:31:30moins de 15 ans,
00:31:30un lycéen,
00:31:31en criant
00:31:32« Aujourd'hui,
00:31:33on va brûler tous les Juifs ».
00:31:34Ce matin,
00:31:36les lycées ont été fermées.
00:31:37Je peux vous dire
00:31:38que ça,
00:31:38à 8 heures,
00:31:39quand je reçois les messages,
00:31:41avec des gens affolés,
00:31:42apeurés,
00:31:42ils disent
00:31:42« Mais on n'a jamais
00:31:43entendu un truc pareil ».
00:31:44Jamais.
00:31:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:31:46vous avez parlé de l'âge ?
00:31:47Moi, ce qui me sidère,
00:31:47ça le voit,
00:31:48et on le voit ici
00:31:49depuis des années,
00:31:53on voit des délinquants
00:31:53capables de sortir
00:31:54des gros couteaux
00:31:55pour faire la guerre des lames,
00:31:58comme ça existe
00:31:58depuis à peu près
00:31:59une dizaine d'années.
00:32:00Moi, ça ne me choque pas
00:32:00du tout de voir aujourd'hui
00:32:01parce que c'est malheureusement,
00:32:02malheureusement,
00:32:03aujourd'hui,
00:32:04quand on a un petit encéfié
00:32:05qui parle d'itifada
00:32:06et qu'il faut brûler
00:32:07tous les Juifs,
00:32:07alors qu'il est là
00:32:08pour manifester pour les lycées,
00:32:10expliquez-moi ce qu'il veut libérer
00:32:11parce que moi,
00:32:12j'ai envie de lui dire
00:32:12quel est le rapport
00:32:13entre ta cause légitime
00:32:15et la cause palestienne
00:32:16de ses légitimes soient-elles ?
00:32:18Quel est le rapport ?
00:32:18Moi, je peux vous dire,
00:32:19le Hamas sert aussi
00:32:20d'exemple à LFI
00:32:21parce que le Hamas fait
00:32:23ce qui s'appelle
00:32:23la technique depuis toujours
00:32:24des boucliers humains.
00:32:26C'est-à-dire qu'ils mettent
00:32:26en avant leur population,
00:32:27les jeunes d'abord
00:32:29et évidemment,
00:32:30ils les hébergent
00:32:30dans aucun abri
00:32:31ni leur tunnel
00:32:32pour qu'ils soient tués
00:32:33de façon collatérale
00:32:34pour pouvoir mettre la faute
00:32:36sur l'agressé
00:32:38qui devient l'agresseur,
00:32:39ce qui s'est passé avec Israël.
00:32:40C'est exactement
00:32:41ce qu'ils souhaitent.
00:32:42Ils veulent embobiner
00:32:44les enfants
00:32:45pour qu'ils soient devant,
00:32:46pour qu'ils aient une victime,
00:32:47pour dire,
00:32:47vous voyez bien,
00:32:48la violence,
00:32:49c'est la police
00:32:50qui l'a faite,
00:32:50la preuve,
00:32:50ils ont tué un petit jeune.
00:32:52Hier,
00:32:53M. Mélenchon,
00:32:54le gourou de la secteur
00:32:55a osé parler
00:32:56de Malik Ousekine.
00:32:5840 ans plus tard,
00:32:59il en rêve.
00:32:59Quand un gourou comme ça
00:33:01rêve d'une autre victime,
00:33:02je peux vous dire
00:33:03que tous les parents
00:33:03qui nous regardent
00:33:04devraient empêcher
00:33:05leurs enfants d'aller demain
00:33:06à la manifestation.
00:33:06Autre séquence,
00:33:07je vais vous donner la parole
00:33:08dans un instant,
00:33:08Christian Flech,
00:33:09autre séquence
00:33:09devant le lycée honoré de Balzac,
00:33:11on écoutait un extrait tout à l'heure,
00:33:12à Mitri Moury
00:33:13en Seine-et-Marne.
00:33:14Regardez.
00:33:16Ils sont que 10,
00:33:17en Nondala,
00:33:18on les tue !
00:33:22Ils sont que 10,
00:33:24en Nondala,
00:33:24on les tue !
00:33:28On parle bien sûr ici
00:33:30des policiers,
00:33:30ils ne sont que 10,
00:33:31au Nondala,
00:33:31on les tue.
00:33:32Christian Flech,
00:33:33vous vous dites quoi
00:33:34en entendant ça ?
00:33:34D'abord,
00:33:35je voudrais revenir
00:33:35sur la première vidéo
00:33:36pour souligner quand même
00:33:38que ça se passe à Beaujancy,
00:33:39qui est une petite ville
00:33:40de 8000 habitants.
00:33:41Dans le Loiré, oui.
00:33:41Ça, c'est quand même
00:33:43ce qui est assez préoccupant.
00:33:45Ensuite,
00:33:47c'est une situation
00:33:48qui est beaucoup plus compliquée
00:33:49à gérer
00:33:51quand on a des manifestations
00:33:52qui sont essaimées
00:33:53dans toute la France
00:33:54et où, bien sûr,
00:33:56il y a des renforts
00:33:57qui sont faits
00:33:57sur les grandes villes
00:33:58pour traiter
00:33:59les manifestations
00:33:59qui se déroulent.
00:34:01Et quand il y a
00:34:02comme ça des jeunes
00:34:02qui se mettent
00:34:03à vouloir
00:34:06se manifester
00:34:06d'une façon
00:34:07ou d'une autre,
00:34:08il y a peu d'effectifs
00:34:09de police disponibles
00:34:10et ils sont là
00:34:11pour faire face
00:34:11à des jeunes.
00:34:12Et évidemment,
00:34:13ils n'ont pas envie
00:34:13de rentrer dans le tas
00:34:15et de créer
00:34:15un désordre supplémentaire
00:34:16par rapport
00:34:17à la situation
00:34:17qui existe.
00:34:19Et en même temps,
00:34:20comment faire
00:34:21quand on est en train
00:34:22de faire brûler
00:34:23des bâtiments publics ?
00:34:24Alors,
00:34:26évidemment,
00:34:26tous ces propos
00:34:27sont condamnables.
00:34:28Mais moi,
00:34:28la question que je m'oppose,
00:34:29c'est, soyons clairs,
00:34:30il va se passer quoi
00:34:31pour ces jeunes ?
00:34:33Alors,
00:34:33les jeunes qui ont tenu
00:34:34des propos,
00:34:35s'ils sont interpellés
00:34:36à partir des vidéos,
00:34:37on va les traduire
00:34:38devant le tribunal,
00:34:39je suppose que le procureur
00:34:41sera saisi
00:34:41et les renverra
00:34:44devant le tribunal
00:34:44pour être jugé
00:34:45parce que ça,
00:34:46c'est inadmissible.
00:34:48On est tous d'accord
00:34:48pour dire que c'est inadmissible,
00:34:50mais moi,
00:34:51j'ai un doute,
00:34:52effectivement,
00:34:52sur le fait
00:34:53que ces jeunes
00:34:54soient traduits
00:34:54en chirurgie.
00:34:55Je ne peux pas imaginer
00:34:56que ce sont
00:34:58des étudiants,
00:34:59des lycéens.
00:35:01Là, pardon,
00:35:02mais en tous les cas,
00:35:03sur cette vidéo...
00:35:04J'ai des petits-enfants
00:35:04qui sont...
00:35:05Je ne peux pas...
00:35:06Les gens responsables,
00:35:08un professeur à côté,
00:35:09on leur inculque,
00:35:10enfin, je suppose...
00:35:11Mais moi aussi,
00:35:12j'ai un garçon de 13 ans
00:35:12et je sais très bien
00:35:13que je ne le retrouverai pas
00:35:14dans cette table-là.
00:35:16Ce ne sont pas des lycéens
00:35:17qui agissent...
00:35:18Ce sont des agitateurs
00:35:20qu'il faut interpeller
00:35:22et poursuivre et condamner.
00:35:24À Beaujancy,
00:35:24j'ai plutôt l'impression
00:35:25que c'est des lycéens
00:35:26du lycée de Beaujancy.
00:35:27Je n'imagine pas
00:35:28que ce soit des gens
00:35:28qui viennent de toute la France
00:35:29pour manifester à Beaujancy.
00:35:31Là, on est vraiment
00:35:32dans des lycéens
00:35:33du coin, du cru
00:35:34et qui sont en train
00:35:36de se monter
00:35:37avec des slogans comme ça.
00:35:39Est-ce que vous pensez
00:35:40comme Claude Butin
00:35:41qu'ils seront interpellés ?
00:35:43On a les images, là.
00:35:44Comme vous dites,
00:35:45c'est une ville
00:35:46de 8000 habitants.
00:35:47C'est-à-dire que
00:35:48les retrouver,
00:35:49ça n'est pas difficile.
00:35:50Ça, ce n'est pas difficile.
00:35:51Après, il faut savoir
00:35:53si la justice considère
00:35:54que c'est caractérisé.
00:35:55Vous dites que c'est inadmissible.
00:35:56Est-ce que c'est pénalement
00:35:58répréhensible ?
00:35:58Ça a voulu...
00:35:59La mutation, la haine et tout...
00:36:02Pourtant, on en voit tellement
00:36:03ces derniers temps.
00:36:04C'est ça.
00:36:04On en voit tellement...
00:36:05Encore une fois,
00:36:06quand on voit,
00:36:07et je ne veux pas comparer ça
00:36:08avec d'autres faits,
00:36:09mais quand on voit,
00:36:10c'est même plus le laxisme,
00:36:11c'est qu'on dit
00:36:13rappel à la loi,
00:36:14deuxième rappel à la loi,
00:36:15dix-septième rappel à la loi.
00:36:17Donc, ils auront
00:36:17un rappel à la loi.
00:36:18Mais est-ce qu'on pense
00:36:19à l'exemplarité ?
00:36:20Puisqu'on parle d'éducation,
00:36:21on parle d'instruction.
00:36:22Il n'y a pas d'éducation
00:36:23s'il n'y a pas d'exemplarité.
00:36:25Donc, on disait tout à l'heure,
00:36:26il n'y a pas d'exemplarité
00:36:27et vous aviez très justement rappelé
00:36:30qu'il n'y a plus d'autorité.
00:36:31Donc, il n'y a plus rien.
00:36:32Donc, en gros,
00:36:33j'attends qu'il y ait une décision
00:36:35qui bascule dans le bon sens
00:36:36et qui nous rappelle
00:36:42qu'aussi lycéens
00:36:44parce que ce sont des citoyens
00:36:45comme les autres.
00:36:46Aujourd'hui, il n'y a plus rien.
00:36:48Donc, on espère,
00:36:49et je suis d'accord avec vous,
00:36:50mais il n'y a aucune certitude
00:36:52alors qu'on devrait en avoir une aujourd'hui.
00:36:54D'accord.
00:36:55Alors, on va parler
00:36:56de l'autorité peut-être, non ?
00:36:57On va en parler également
00:36:58de l'autorité dans un instant,
00:36:59mais juste avant,
00:37:00les élus de la France insoumise
00:37:01qui ont clairement pris l'ascendant
00:37:03sur ces manifestations,
00:37:05sur ce mouvement,
00:37:06comme hier, je le disais,
00:37:07Jean-Luc Mélenchon s'est rendu
00:37:08aujourd'hui dans les cortèges
00:37:09avec finalement une méthode
00:37:11assez basique finalement.
00:37:12de la part du leader
00:37:14de la France insoumise,
00:37:15pas très recherchée
00:37:16puisque, mais pour le moins efficace
00:37:18et en particulier auprès des jeunes,
00:37:20c'est la méthode du
00:37:21« vous avez raison ».
00:37:22Regardez.
00:37:22Ah oui.
00:37:24C'est classique.
00:37:26Oui, bien sûr.
00:37:28Je ne veux pas qu'on vous amoche.
00:37:29Oui, merci.
00:37:32Soyez prudents.
00:37:33C'est une chose incroyable
00:37:35que vous êtes en train de faire,
00:37:36mais vous n'en rendez pas compte.
00:37:37C'est le plus puissant mouvement
00:37:40de jeunesse qu'on ait vu depuis
00:37:4250 ans.
00:37:44Et personne n'est capable
00:37:45de dire que vous avez tort
00:37:47parce que vous avez raison.
00:37:49Alors, il y a un élu
00:37:50de la France insoumise
00:37:51qui se fait également
00:37:53particulièrement remarquer
00:37:54depuis le début
00:37:55de ses manifestations.
00:37:56On le disait,
00:37:57c'est le maire de Saint-Denis,
00:37:58Bali Bagayoko,
00:37:59avec des apparitions
00:38:00de plus en plus théâtralisées
00:38:02auprès de jeunes
00:38:03qui semblent désormais,
00:38:04c'est assez étrange,
00:38:05vous le verrez,
00:38:06presque s'occuper finalement
00:38:07de son service d'ordre.
00:38:08C'est assez surprenant.
00:38:10Bali Bagayoko
00:38:10qui aujourd'hui
00:38:11aurait été victime
00:38:11de jets de lacrymo,
00:38:13c'est à ce moment-là
00:38:14qu'un des jeunes présents
00:38:16ou quelqu'un de son équipe,
00:38:17on ne sait pas vraiment,
00:38:17vous le verrez,
00:38:18sort sous l'œil des caméras
00:38:19une dosette
00:38:21de sérum physiologique
00:38:22de sa poche
00:38:23parce que c'est bien connu
00:38:23lorsqu'on se rend
00:38:24dans une manifestation,
00:38:25il faut toujours avoir
00:38:26du sérum physiologique
00:38:27dans la poche.
00:38:27Regardez.
00:38:39Écartez-vous !
00:38:41Écartez-vous s'il vous plaît !
00:38:42On est là pour sa sécurité
00:38:43les gars s'il vous plaît !
00:38:45Écartez-vous un peu s'il vous plaît !
00:38:47Écartez-vous un peu s'il vous plaît !
00:38:49Écartez-vous un peu ouais !
00:38:51J'étais doux !
00:38:52Pardon ?
00:38:52J'étais juste dedans !
00:38:54Elle est surréaliste Karima
00:38:56à cette séquence-là.
00:38:58Surréaliste,
00:38:58mais ce n'est pas la première image
00:38:59comme ça qu'on voit,
00:39:00je l'ai dit.
00:39:01Oui, mais on est de plus en plus
00:39:04théâtralisés là.
00:39:05Oui, mais parce qu'ils vivent
00:39:06comme une sorte de révolution
00:39:08par procuration,
00:39:10par la jeunesse,
00:39:11donc il n'y a pas de conséquence.
00:39:12Quand je disais que les policiers
00:39:13sont un peu piégés
00:39:14parce qu'ils ne veulent pas
00:39:15aller au contact
00:39:16auprès des jeunes,
00:39:17en même temps,
00:39:17ils ont un maintien de l'ordre
00:39:18à faire.
00:39:20Je veux dire,
00:39:20si on commence à brûler
00:39:22des lycées,
00:39:23des entrées de lycées,
00:39:24si on commence à aller au contact,
00:39:25et il y a aussi
00:39:26ce devoir de protection.
00:39:28Donc, quand ces images
00:39:29de M. Bagayoko,
00:39:31quand il fait ce type d'images-là,
00:39:33c'est qu'il veut,
00:39:33en fait,
00:39:34sur les réseaux sociaux,
00:39:34ça va être extrêmement fort.
00:39:36Il va aller rejoindre la jeunesse.
00:39:37On a besoin de ces images.
00:39:39Il faut des héros.
00:39:40Il faut montrer
00:39:41qu'il y a une résistance,
00:39:42les fameux mots aussi
00:39:44qui changent de sens.
00:39:45Il y a cette notion aussi
00:39:46de créer cette théâtralité,
00:39:48de cette victimisation.
00:39:50On fait une inversion.
00:39:51Et comme je l'ai dit,
00:39:52ce n'est même plus une question
00:39:53en lien avec des revendications
00:39:55des étudiants
00:39:56qui peuvent s'entendre.
00:39:57Ce n'est plus ça du tout.
00:39:59C'est cette idée
00:39:59de mise en scène aussi
00:40:00de cette révolution.
00:40:02On veut aller exciter
00:40:03une partie de cette jeunesse.
00:40:04On veut les avoir aussi
00:40:05de notre côté.
00:40:06C'est ce qu'ils se disent.
00:40:08Et ils préparent un peu
00:40:09le terrain
00:40:09pour la suite des choses.
00:40:11Bien sûr.
00:40:11Il y a quand même cette idée.
00:40:13Je pense qu'il ne faut pas
00:40:13négliger aussi cette idée.
00:40:15Alors, Bali Bagayoko
00:40:16qui ce matin sur RTL
00:40:18persiste et signe
00:40:19une nouvelle fois
00:40:20ses propos
00:40:20sur la légitimité
00:40:22de la violence.
00:40:22Écoutez.
00:40:23Moi, je ne renie rien
00:40:25de ce que j'ai dit.
00:40:25J'ai dit que la violence
00:40:26peut être légitime.
00:40:27Mais quand je dis ça,
00:40:28je dis deux choses.
00:40:29Un, l'histoire de France
00:40:30le dit de manière claire.
00:40:31Toutes les avancées sociales
00:40:32se sont faites malheureusement
00:40:33aussi dans les formes
00:40:34de violences qui existent.
00:40:35Et deux, je le dis aussi
00:40:36parce que les phénomènes
00:40:37que l'on connaît
00:40:38dans la réponse,
00:40:38y compris aux revendications
00:40:39des lycéens,
00:40:41ont toujours été
00:40:42empreintes de cela.
00:40:43Voilà.
00:40:44Donc Bali Bagayoko,
00:40:46là-dessus.
00:40:47C'est une preuve absolue
00:40:48de ce qu'on dit
00:40:48sur la France en France.
00:40:49Ce que je dis,
00:40:50en tout cas,
00:40:50et d'autres me suivent aussi,
00:40:51qu'ils sont sortis
00:40:52de l'arc républicain
00:40:53et surtout de la démocratie.
00:40:55Quand on dit
00:40:55qu'on a besoin
00:40:56de la démocratie
00:40:57pour faire passer
00:40:59quelques idées,
00:40:59aussi légitimes soient-elles,
00:41:01c'est qu'on n'est pas
00:41:01dans l'arc républicain.
00:41:02Alors, reconnaître
00:41:03qu'il y a eu de la violence
00:41:03dans l'histoire de France.
00:41:04Ah, on ne l'avait pas reconnu.
00:41:06On ne savait pas.
00:41:07Merci Bali Bagayoko
00:41:08pour ce qu'on dit
00:41:09histoire.
00:41:10Mais Dieu merci,
00:41:11c'était des épisodes
00:41:12dramatiques,
00:41:13mais qui ont,
00:41:14j'espère,
00:41:15on a évolué depuis,
00:41:16la société a évolué depuis,
00:41:17alors depuis 10 ans.
00:41:18Eux, ils veulent bordéliser
00:41:19et surtout rendre
00:41:19la société de plus en plus violente.
00:41:21Parce qu'ils savent
00:41:22que c'est dans la violence
00:41:23qu'ils auront une audience.
00:41:24C'est dans la violence
00:41:25qu'ils pourront manipuler les jeunes.
00:41:27C'est dans la violence
00:41:28qu'ils mettront pression
00:41:28et sur les médias
00:41:29et sur les politiques
00:41:31et sur la justice
00:41:32et sur la police.
00:41:33Donc, ils ont tout gagné
00:41:34pour l'instant stratégiquement.
00:41:36C'est-à-dire que,
00:41:36j'espère qu'il y aura
00:41:37un sursaut,
00:41:38grand réveil national.
00:41:39Réveillons-nous.
00:41:40Ce n'est pas une mobilisation étudiante.
00:41:42C'est une intifada.
00:41:43C'est une asurrection.
00:41:44Sur la violence légitime, justement.
00:41:46Écoutez, cet échange
00:41:46particulièrement tendu
00:41:48aujourd'hui à l'Assemblée nationale
00:41:49entre d'un côté
00:41:49la présidente des députés insoumis,
00:41:52Mathilde Panot,
00:41:52et de l'autre,
00:41:53le Premier ministre,
00:41:54Sébastien Lecornu.
00:41:56Monsieur le Premier ministre,
00:41:57les policiers exécutent
00:41:59vos ordres
00:42:00en affirmant
00:42:01qu'aucune consigne de retenue
00:42:02n'avait été donnée
00:42:03et qu'ils pouvaient utiliser
00:42:04tout l'armement
00:42:05à leur disposition.
00:42:06Vous avez autorisé
00:42:07le pire.
00:42:08Dans n'importe quelle autre démocratie,
00:42:10vous auriez déjà démissionné.
00:42:12La répression sauvage
00:42:13est le contraire
00:42:14de l'ordre républicain.
00:42:16À des revendications politiques,
00:42:17il faut une réponse politique
00:42:19et non policière.
00:42:20Juste une question.
00:42:22Pourquoi le député Raphaël Arnaud,
00:42:24qui a été condamné
00:42:25pour violence en réunion,
00:42:28dont les deux assistants parlementaires
00:42:30ont été placés en détention
00:42:31pour meurtre
00:42:32du jeune Quentin,
00:42:34pourquoi le député Raphaël Arnaud
00:42:36est toujours membre de votre groupe,
00:42:38Madame la Présidente Panot ?
00:42:40Pourquoi le maire de Saint-Denis
00:42:41a-t-il légitimé la violence,
00:42:43Madame la Présidente Panot ?
00:42:45Pourquoi M. Mélenchon
00:42:46a été condamné pour rébellion
00:42:48lors d'une perquisition menée
00:42:49par l'autorité judiciaire,
00:42:51Madame la Présidente Panot ?
00:42:53Pourquoi votre candidat
00:42:54à l'élection présidentielle
00:42:55fait des jeux de mots
00:42:57pour le mois nauséabond
00:42:58et avec un relant antisémite,
00:43:01Madame la Présidente Panot ?
00:43:03Pourquoi mettre un brassard blanc
00:43:06pour mieux faire la courte échelle
00:43:07à celles et ceux
00:43:08qui ont une cagoule noire,
00:43:09Madame la Présidente Panot ?
00:43:11La réalité,
00:43:12c'est que vous êtes ambiguë
00:43:14avec la violence,
00:43:15car la violence fait partie
00:43:16de votre projet politique
00:43:18de bordélisation du pays
00:43:19entre maintenant
00:43:20et l'élection présidentielle.
00:43:22Et je vais vous dire une chose,
00:43:23Madame la Présidente,
00:43:25mentir sur les intentions
00:43:26du gouvernement
00:43:27ne vous sauvera pas électoralement.
00:43:29Semer le chaos
00:43:30tel que vous le faites
00:43:31depuis le début
00:43:32du mouvement lécéen
00:43:33est un scandale.
00:43:34Et je vais vous dire,
00:43:35Madame la Présidente Panot,
00:43:36nous ne vous laisserons pas faire.
00:43:39Une réaction,
00:43:40Christian Flech,
00:43:41à ses propos du Premier ministre ?
00:43:43Je pensais surtout
00:43:44à Bali Bakayoko.
00:43:45à mon avis,
00:43:46autour de cette table,
00:43:47il y a un an,
00:43:47personne ne le connaissait.
00:43:48Bien sûr.
00:43:49Et pas qu'autour de cette table,
00:43:50d'ailleurs ?
00:43:51Il y a vraiment l'idée
00:43:52qu'il y a un héros
00:43:53qui est arrivé
00:43:53et qui était à RTL ce matin,
00:43:56qui va à une manifestation,
00:43:57qui s'est fait un service d'ordre,
00:43:59parce qu'on voit
00:43:59qu'il est entouré
00:44:00par un service d'ordre.
00:44:01Donc, je pense que...
00:44:02Il va falloir qu'il fasse attention,
00:44:04Bali Bakayoko aussi,
00:44:04je vais vous le dire,
00:44:05pourquoi ?
00:44:05Il va falloir qu'il fasse
00:44:06très attention.
00:44:07Parce que,
00:44:08comme vous dites,
00:44:09un héros est en train de naître.
00:44:11Sauf que Jean-Luc Mélenchon,
00:44:13lui, il n'aime pas trop les héros.
00:44:14Bien sûr.
00:44:14Parce que le héros,
00:44:15c'est lui.
00:44:16C'est le sujet politique,
00:44:17il doit s'en rendre compte.
00:44:18Karima Bric.
00:44:19Non, mais on a parlé aussi
00:44:20qu'il y a un problème
00:44:21d'autorité, de verticalité.
00:44:23Quand il n'y a pas
00:44:23d'autorité, de verticalité,
00:44:24il faut trouver des icônes,
00:44:25il faut trouver des figures héroïques.
00:44:27Donc, eux,
00:44:28à la France Insoumise,
00:44:29ils ont trouvé au moins
00:44:30cette façon
00:44:30d'aller chercher cette jeunesse.
00:44:32On l'a vu aussi
00:44:33avec Rima Hassan.
00:44:34C'est presque devenu des icônes
00:44:35et ça se poursuit un peu là-dessus.
00:44:37Ils essaient de faire
00:44:38la même chose
00:44:38avec Balibagayoko.
00:44:40Et Louis Boyard.
00:44:41Et Louis Boyard.
00:44:42Karima, il y a quelques jours,
00:44:43on parlait sur ce plateau
00:44:44également du spectacle
00:44:46que renvoyaient
00:44:48ces manifestations,
00:44:49ces tensions
00:44:50à l'étranger.
00:44:51Ah oui.
00:44:52Notamment chez vous,
00:44:53au Canada,
00:44:54aux Etats-Unis également.
00:44:55Évidemment,
00:44:55un spectacle qui n'est pas reluisant.
00:44:57Il y a la réaction
00:44:58qui est assez forte aujourd'hui,
00:44:59la réaction de Donald Trump,
00:45:00le président américain,
00:45:02sur son réseau,
00:45:03True Social,
00:45:04qui dit,
00:45:05regardez,
00:45:06parce que les mots
00:45:06sont très parlants,
00:45:09ce qui se passe en France
00:45:10n'est rien de moins
00:45:11qu'une immigration
00:45:12de masse incontrôlée.
00:45:13Il ne s'agit pas d'école,
00:45:14il s'agit de l'islam
00:45:15qui veut s'emparer
00:45:16d'un pays autrefois grand.
00:45:18C'est signé Donald Trump.
00:45:20Comment est-ce que
00:45:20vous interprétez
00:45:21ces propos,
00:45:22Karima Brick ?
00:45:23Je pense que Donald Trump,
00:45:25en termes d'analyse politique,
00:45:27on le connaît,
00:45:28il aime.
00:45:29Je pense que c'est aussi
00:45:30un message qu'il envoie
00:45:31sur ses enjeux
00:45:32en lien avec l'immigration.
00:45:33Lui, il va faire
00:45:34différents amalgames.
00:45:37Il ramène ça
00:45:38à sa politique,
00:45:39à lui, finalement.
00:45:40Oui, tout à fait.
00:45:41Il en fait aussi
00:45:42un enjeu
00:45:42de politique intérieure.
00:45:44Il l'utilise aussi,
00:45:45c'est comme
00:45:46une espèce d'effet miroir.
00:45:47Il veut montrer,
00:45:48il prend aussi ses images
00:45:50et il veut en faire
00:45:51quelque chose
00:45:51pour sa propre politique nationale.
00:45:53Franck Tapirot ?
00:45:53Oui, on a une guerre
00:45:54de communication,
00:45:55mais c'est vrai qu'en fait,
00:45:56on lui sert
00:45:57de tremplin, finalement.
00:45:58Donc, en fait,
00:45:59il récupère
00:46:00ce qui se passe chez nous
00:46:00et il parle chez lui.
00:46:02Je suis persuadé
00:46:02que ce tweet aura
00:46:03beaucoup plus d'impact
00:46:04aux Etats-Unis
00:46:05qu'en France.
00:46:07Mais dans ce qu'il dit,
00:46:08d'ailleurs,
00:46:08moi, je ne suis pas d'accord
00:46:09avec ce qu'il raconte,
00:46:10mais encore une fois,
00:46:12je le redis,
00:46:12je le répète
00:46:13et je le répéterai
00:46:15sans cesse,
00:46:16il n'y a qu'une référence
00:46:17intéressante,
00:46:17ce n'est pas l'islam,
00:46:18mais c'est l'islamisme,
00:46:19plutôt.
00:46:19Bien sûr.
00:46:20Le terrorisme,
00:46:21le Hamas,
00:46:22la cause palestinienne,
00:46:23non,
00:46:23qui est instrumentalisée
00:46:26par le Hamas
00:46:26depuis le démarrage
00:46:27et regardez,
00:46:28il suffit de regarder
00:46:29en droite à gauche,
00:46:30il y a des références
00:46:30partout et des keffiers
00:46:31devant toutes les écoles,
00:46:34tous les lycées
00:46:36et encore une fois,
00:46:37je ne comprends pas,
00:46:38je demande une question,
00:46:40qu'est-ce que ça vient foutre là ?
00:46:41Il nous reste quelques secondes
00:46:41avant la pause,
00:46:42juste avant de terminer,
00:46:43parce qu'on va parler
00:46:44de toute autre chose
00:46:44dans un instant,
00:46:45je voudrais qu'on termine,
00:46:46on parlait de minorité,
00:46:47évidemment c'est une minorité
00:46:48aujourd'hui qui crée le désordre,
00:46:50malheureusement cette minorité
00:46:51est particulièrement bruyante,
00:46:53j'aimerais qu'on regarde
00:46:54pour terminer ces images
00:46:55avec un policier,
00:46:56justement comme quoi
00:46:56des fois les policiers
00:46:58ne sont évidemment pas
00:46:59les ennemis des lycéens
00:47:00et un policier qui à un moment donné,
00:47:02vous allez le voir,
00:47:03joue avec des lycéens
00:47:04pendant cette manifestation
00:47:05et ça fait aussi du bien
00:47:06de voir ces images.
00:47:38Et je vous le dis,
00:47:39on aimerait en voir plus souvent
00:47:40des images comme ça
00:47:41et on aimerait que ces images
00:47:42prennent évidemment...
00:47:43C'est quand même le Haka,
00:47:44attention, l'oublions pas.
00:47:45Oui, oui, oui, bien sûr.
00:47:46C'est le Haka, c'est le Haka.
00:47:47C'est le Haka.
00:47:49Alors on va devoir partir en pub.
00:47:51La pause,
00:47:52on va revenir dans un instant
00:47:54sur évidemment tout autre sujet.
00:47:56Vous souhaitiez ajouter quelque chose,
00:47:58un mot très rapidement.
00:47:58Sur la vidéo que j'ai vue,
00:47:59quand je vois Mélenchon
00:48:00qui fait son marché auprès des jeunes
00:48:02en disant
00:48:02c'est vraiment lamentable,
00:48:04c'est du Trumpiste.
00:48:05Trump, il a fait pareil
00:48:06avec les Iraniens.
00:48:07Allez-y, allez-y au début
00:48:08du mouvement.
00:48:09Allez-y, je suis derrière vous,
00:48:10vous pouvez...
00:48:11On sait comment ça s'est terminé.
00:48:13Il n'est pas crédible ce clown.
00:48:17Allez, la pause,
00:48:18dans un instant la suite.
00:48:19Restez avec nous
00:48:19pour la suite de Soir Info
00:48:20sur CNews.
00:48:21Oui, j'ai vu.
00:48:26On est de retour sur CNews
00:48:27pour la suite de Soir Info
00:48:28avec toujours Karim Abrik.
00:48:29On est avec Franck Tapirot,
00:48:31Kevin Bossuet,
00:48:32Christian Flech,
00:48:33Claude Butin,
00:48:34Stéphane Zigoldine.
00:48:36Vous venez de nous rejoindre
00:48:36sur ce plateau.
00:48:37Vous êtes ancien commandant
00:48:38d'une unité d'élite de Tsaal.
00:48:40On va bien sûr parler
00:48:41dans un instant du 7 octobre
00:48:42puisqu'il est minuit.
00:48:43Nous sommes le 7 octobre 2026
00:48:45et dans quelques heures,
00:48:47Israël va se réveiller
00:48:49avec évidemment ce triste anniversaire,
00:48:51celui des trois ans
00:48:52des massacres du 7 octobre.
00:48:54On en parlera dans un instant.
00:48:55Mais d'abord,
00:48:56le point sur l'actualité,
00:48:56les toutes dernières informations
00:48:57de la soirée
00:48:58avec Pauline Trèveser.
00:48:59Bien sûr, bonsoir Pauline.
00:49:03Bonsoir Michael,
00:49:04bonsoir à tous.
00:49:05À la une de votre journal,
00:49:06256 000 manifestants
00:49:08ont été recensés
00:49:09ce mardi en France,
00:49:11dont 56 000 à Paris
00:49:12selon le ministère de l'Intérieur,
00:49:14près du double
00:49:15selon les organisateurs.
00:49:16Une journée présentée
00:49:17par l'union syndicale lycéenne
00:49:19comme l'acte 3
00:49:20de la mobilisation.
00:49:21Des manifestations marquées
00:49:23par des violences
00:49:23à Paris, Rennes
00:49:24ou encore Nantes.
00:49:26488 personnes
00:49:27ont été interpellées
00:49:28et 43 forces
00:49:29de l'ordre blessées.
00:49:31Le mouvement devrait
00:49:32se poursuivre
00:49:33dans les prochains jours.
00:49:34Les organisations
00:49:35comptent maintenir
00:49:36les blocages
00:49:37jusqu'à ce que leurs revendications
00:49:38soient entendues.
00:49:40L'union étudiante
00:49:40réclame notamment
00:49:4110 milliards d'euros
00:49:42pour financer
00:49:43un plan d'urgence
00:49:44en faveur des lycéens
00:49:45et des étudiants.
00:49:46Sa porte-parole,
00:49:47Sabrine Carbach,
00:49:48assure que la mobilisation
00:49:49est historique
00:49:50et annonce
00:49:51une nouvelle journée
00:49:52de mobilisation jeudi
00:49:53avec l'union syndicale lycéenne.
00:49:56Et après cette
00:49:57troisième journée
00:49:58de mobilisation,
00:49:59le chef de l'État
00:50:00a pour la première fois
00:50:01convoqué
00:50:01une réunion de crise
00:50:02à l'Élysée.
00:50:03Emmanuel Macron
00:50:04a notamment réuni
00:50:05le ministre de l'Intérieur,
00:50:06Laurent Nunez,
00:50:07et le ministre
00:50:08de l'Éducation nationale,
00:50:09Édouard Jeffrey.
00:50:10Selon l'un de ses conseillers,
00:50:12il s'agissait simplement
00:50:13de suivre la situation
00:50:15comme le président
00:50:16le fait depuis
00:50:16le début du mouvement.
00:50:18Mais selon une source
00:50:19gouvernementale,
00:50:20Emmanuel Macron
00:50:21considérerait
00:50:22que la réponse policière
00:50:23est, je cite,
00:50:23trop due.
00:50:25Et le pire a pourtant
00:50:26été évité.
00:50:27Ce mardi,
00:50:27un bébé d'un an
00:50:28a été hospitalisé
00:50:30après avoir été touché
00:50:31par un mortier d'artifice
00:50:32lors d'un blocus lycéen.
00:50:34Les faits se sont déroulés
00:50:35vers 9h ce matin
00:50:37à Saint-Cyr-l'école
00:50:38dans les Yvelines,
00:50:39à proximité du lycée Mansart.
00:50:41Un mortier aurait été tiré
00:50:43à hauteur de la poussette
00:50:44touchant le bébé
00:50:45qui souffre notamment
00:50:46d'acouphènes.
00:50:47Une lycéenne soupçonnée
00:50:49d'avoir tiré
00:50:49le projectile
00:50:50sur la chaussée
00:50:51a été placée
00:50:52en garde à vue.
00:50:54Et cette mobilisation
00:50:55s'invite jusque
00:50:56dans le débat américain
00:50:57scruté par la Maison Blanche.
00:50:59Sur True Social,
00:51:00Donald Trump affirme
00:51:01que la mobilisation
00:51:02ne concerne pas
00:51:03les écoles
00:51:04mais une volonté
00:51:04de s'emparer
00:51:05de la France.
00:51:06Je cite,
00:51:07« Ce qui se passe en France
00:51:07n'est rien d'autre
00:51:08qu'une immigration
00:51:09de masse hors de contrôle.
00:51:10Il ne s'agit pas
00:51:11des écoles,
00:51:12il s'agit de l'islam
00:51:13qui veut s'emparer
00:51:13d'un pays autrefois gros. »
00:51:17Merci beaucoup Pauline.
00:51:17On vous retrouvera
00:51:18tout à l'heure
00:51:18minuit et demi
00:51:19pour l'édition de la nuit.
00:51:21Et puis encore une fois,
00:51:23Pauline nous parlait
00:51:24de ce bébé
00:51:24qui est dans une poussette
00:51:27qui a été victime
00:51:28de tir de mortier
00:51:28qui est hospitalisé.
00:51:30Aucun d'autres médias
00:51:31n'en parle.
00:51:32C'est-à-dire ailleurs,
00:51:33on nous dit
00:51:33que finalement
00:51:33tout s'est bien passé,
00:51:35que cette manifestation
00:51:36s'est passée
00:51:38parfaitement bien.
00:51:40Est-ce qu'on veut faire croire
00:51:41encore une fois
00:51:41que c'est une manifestation
00:51:43étudiante
00:51:44avec des revendications
00:51:45légitimes ?
00:51:46Et c'est vrai
00:51:46qu'il y avait
00:51:46des revendications
00:51:48légitimes.
00:51:48Mais la violence
00:51:49qui a dépassé
00:51:50le bruit des revendications
00:51:52prend le pas.
00:51:53Et donc,
00:51:53parler d'un enfant
00:51:54de quel âge il a ?
00:51:58Elle est toute jeune.
00:52:01Elle attend trois mois.
00:52:02Donc, trois mois.
00:52:04Un bébé d'un an, pardon.
00:52:05Un bébé d'un an.
00:52:05Demain,
00:52:06encore une fois,
00:52:06je l'ai dit,
00:52:07la stratégie des LFI
00:52:08c'est de pousser au maximum
00:52:09les forces de l'ordre
00:52:10à la faute,
00:52:11entre guillemets,
00:52:12pour qu'il y ait enfin
00:52:12un autre Malik Kouzakine
00:52:14et que l'initifada
00:52:15soit naturellement propagée
00:52:17partout en France.
00:52:18Ça s'est passé
00:52:19près de Versailles.
00:52:20Près de Versailles
00:52:21avec ce bébé.
00:52:21Alors,
00:52:22on va continuer d'en parler
00:52:22parce que c'est l'heure
00:52:23de...
00:52:23À minuit,
00:52:24vous savez,
00:52:24comme tous les jours,
00:52:25on passe en revue
00:52:25les unes de la presse.
00:52:27Nous sommes le 7 octobre.
00:52:29Les unes de la presse,
00:52:29elles sont évidemment
00:52:30fortement marquées
00:52:31par ces mobilisations.
00:52:33On va commencer
00:52:33avec la une de l'Alsace.
00:52:35Lycéens,
00:52:35les adultes
00:52:36entrent dans la danse
00:52:37avec effectivement
00:52:37ce troisième acte
00:52:38marqué par l'entrée
00:52:40dans la mobilisation
00:52:41de parents,
00:52:42notamment,
00:52:43mais aussi
00:52:43de syndicats professionnels.
00:52:45Ça marque aussi,
00:52:46Kevin,
00:52:46on le disait,
00:52:48un certain tournant
00:52:48en tous les cas
00:52:49dans ces manifestations
00:52:50qui,
00:52:50depuis mi-septembre,
00:52:52évidemment,
00:52:52sont montées crescendo.
00:52:53Oui,
00:52:54un certain tournant.
00:52:55C'est-à-dire que
00:52:55les adultes
00:52:56qui sont aux manettes
00:52:57ne se cachent plus.
00:52:58Maintenant,
00:52:58on sait très bien
00:52:59qu'il y a derrière
00:53:00ces adolescents,
00:53:01des gens qui ont
00:53:02un calendrier politique
00:53:03qui est aussi celui
00:53:04de M. Mélenchon.
00:53:06Mais j'aimerais dire aussi
00:53:07une chose,
00:53:08quand on parle
00:53:08de manifestations lycéennes,
00:53:10c'est la manifestation
00:53:11de certains lycéens.
00:53:12Vous avez beaucoup
00:53:12de lycéens
00:53:13qui ne se reconnaissent pas
00:53:14là-dedans,
00:53:14qui n'ont aucune envie,
00:53:15c'est d'aller en cours
00:53:16et qui sont estomaqués
00:53:18de voir des proviseurs,
00:53:19des professeurs agressés,
00:53:20également des lycées brûlés.
00:53:21D'ailleurs,
00:53:22lorsque Léon XIV
00:53:23est venu en France,
00:53:24vous avez plein de lycéens
00:53:26qui étaient là
00:53:26et qui se sont
00:53:28extrêmement bien comportés.
00:53:29Ça,
00:53:29c'est une minorité.
00:53:30Il faut aussi le dire
00:53:31parce qu'il y a
00:53:32beaucoup de gens,
00:53:33beaucoup de lycéens
00:53:34qui sont dégoûtés
00:53:36par rapport
00:53:36à ce qui se passe
00:53:37aujourd'hui.
00:53:37On va continuer
00:53:38à passer en revue
00:53:39effectivement les unes
00:53:40de la presse.
00:53:41Elles sont toutes
00:53:41exclusivement consacrées
00:53:42à cette mobilisation
00:53:45lycéenne.
00:53:45Ouest de France,
00:53:46la mobilisation lycéenne
00:53:47gagne encore du terrain.
00:53:48On va regarder également
00:53:48du côté du Figaro.
00:53:50Lyser la crise,
00:53:51s'installe,
00:53:52le corps nu
00:53:52cherche la sortie.
00:53:54Ça,
00:53:55c'est une bonne question.
00:53:56C'est-à-dire qu'à un moment donné,
00:53:57le gouvernement
00:53:58va-t-il réussir
00:54:01à trouver
00:54:01la porte de sortie ?
00:54:03Parce qu'à un moment donné,
00:54:04il va falloir arriver
00:54:05à mettre fin
00:54:07à ce mouvement.
00:54:08Mais encore une fois,
00:54:09qui sont les interlocuteurs ?
00:54:09Qui sont les interlocuteurs ?
00:54:11Ça,
00:54:11on se demande.
00:54:12Parce que là,
00:54:12ils sont absents.
00:54:13Vous savez,
00:54:13pour qu'une crise s'apaise,
00:54:15il y a toujours deux camps.
00:54:17Ceux qui résistent,
00:54:18on va dire,
00:54:18ceux qui essayent
00:54:19de tout casser
00:54:20et de tout faire changer.
00:54:22Mais à un moment donné,
00:54:22s'il n'y a pas de rencontre,
00:54:23s'il n'y a pas d'échange,
00:54:24s'il n'y a pas de dialogue,
00:54:25c'est ce qu'on voit aujourd'hui,
00:54:26il n'y a que de la violence.
00:54:27Donc ça veut dire
00:54:27qu'on va aller comme ça
00:54:29jusqu'aux vacances de la Toussaint.
00:54:30Mais en fait,
00:54:31je vais vous dire,
00:54:31le problème,
00:54:32c'est que les politiques,
00:54:33je parle des autres,
00:54:34pas les fils qui ont manifestement
00:54:37très bien organisé leurs coups,
00:54:38mais les autres,
00:54:39qu'est-ce qu'ils font ?
00:54:39Ils sont spectateurs.
00:54:41Comme le disait il n'y a pas longtemps,
00:54:42le chef de l'État,
00:54:43on se croise les bras.
00:54:44Au lieu de regarder
00:54:45comment on se croise les bras à Gaza,
00:54:46qu'on regarde dans nos rues en France,
00:54:48on se croise les bras.
00:54:49Il n'y a pas l'interlocuteur crédible,
00:54:50il n'y a pas d'échange.
00:54:52Ou alors,
00:54:53je n'ai pas vu les images.
00:54:54C'est que vous les avez,
00:54:55moi je ne les ai pas vues.
00:54:56Il faut qu'une fois ça va continuer,
00:54:57il faut remettre de la politique là-dedans,
00:54:59sinon ça va tourner au drame.
00:55:01La une des échos,
00:55:02la démonstration de force des lycéens,
00:55:03Claude Butin,
00:55:04dernier mot effectivement sur ce mouvement.
00:55:08Moi,
00:55:08ce que je voudrais savoir,
00:55:09est-ce qu'il y a un leader chez les élus ?
00:55:10Est-ce qu'il y a des interlocuteurs ?
00:55:12Vous venez d'évoquer la question.
00:55:14Pour qu'il y ait un dialogue,
00:55:15il faut au moins être deux,
00:55:16échanger.
00:55:17Et échanger peut-être même...
00:55:19Mais on entendait hier
00:55:21la responsable d'un mouvement lycéen,
00:55:23la seule chose qu'elle était capable
00:55:25de dire,
00:55:26c'était de dénoncer
00:55:27la loi anti-casseur
00:55:29mise en place par le gouvernement.
00:55:30Si les lycéens sont descendus dans la rue,
00:55:33c'est qu'avant ça,
00:55:34il y a eu des tentatives de...
00:55:36Ils ont dû saisir les autorités,
00:55:38d'abord leur hiérarchie,
00:55:39le proviseur,
00:55:41le ministre,
00:55:42etc.
00:55:42Et personne ne répond.
00:55:43Vous savez,
00:55:44ce n'est pas propre aux lycéens,
00:55:45parce que quand vous écrivez
00:55:46à un ministre ou à un élu,
00:55:47c'est rare que vous avez une réponse.
00:55:49Donc quand on sort d'un mur de silence
00:55:52à une situation,
00:55:53eh bien on réagit
00:55:54et on descend dans la rue.
00:55:56C'est un peu ce qu'il...
00:55:56Mais il faudrait quand même
00:55:57qu'ils précisent ce qu'ils attendent.
00:55:59Les lycées,
00:56:00ils sont soumis
00:56:02à l'administration,
00:56:03à l'entretien
00:56:04de la région Ule-de-France.
00:56:06Il est...
00:56:06Voilà pour les unes de la presse
00:56:09de ce mercredi,
00:56:10mercredi 7 octobre.
00:56:12Il est minuit.
00:56:12Dans quelques heures,
00:56:14Israël va se réveiller
00:56:15pour commémorer
00:56:16le troisième anniversaire
00:56:17des massacres
00:56:18du 7 octobre 2023.
00:56:19pire pogrom
00:56:20jamais commis en Israël,
00:56:22perpétrés par les terroristes
00:56:23du Hamas
00:56:24qui avaient fait
00:56:241200 morts
00:56:25et 251 notages.
00:56:28Trois ans après,
00:56:29le traumatisme reste profond,
00:56:30ancré dans la société israélienne.
00:56:32On est avec Harold Iman
00:56:34qui est en direct
00:56:34avec nous de Tel Aviv.
00:56:36Bonsoir Harold,
00:56:37vous êtes notre envoyé spécial
00:56:38en Israël.
00:56:38Comment le pays
00:56:40se prépare
00:56:40à commémorer
00:56:41cette journée demain ?
00:56:43Quels sont les principaux
00:56:45rendez-vous prévus
00:56:45demain en Israël ?
00:56:49Alors il y aura
00:56:50des manifestations locales
00:56:52mais surtout
00:56:53il y en aura une énorme
00:56:55dans un parc
00:56:56au nord
00:56:56de Tel Aviv
00:56:58car
00:56:59ces commémorations
00:57:01si on peut dire
00:57:02ont été divisées
00:57:03en deux dates
00:57:04ceux du 5 octobre
00:57:05et ceux du 7
00:57:06pour des raisons religieuses
00:57:07dans le judaïsme
00:57:09le 7 octobre
00:57:10tombe le 5
00:57:11mais pour le calendrier
00:57:14international
00:57:14si on veut
00:57:15c'est le 7
00:57:16et c'est là
00:57:17que la société civile
00:57:18va sortir
00:57:20alors il n'y a pas
00:57:20vraiment de mot d'ordre
00:57:22super clair
00:57:23pour l'instant
00:57:24et n'oublions pas
00:57:25qu'on est en plein centre
00:57:26d'une campagne électorale
00:57:29donc les deux événements
00:57:30vont se télescoper
00:57:31n'est-ce pas ?
00:57:32Il y a des gens
00:57:32qui vont dire
00:57:33comment est-ce que
00:57:34ça a pu nous arriver
00:57:35tout ceci ?
00:57:36Comment s'est passé
00:57:38ce 7 octobre 2023
00:57:41de l'horreur ?
00:57:42Et il y aura
00:57:43des demandes
00:57:44pour une commission
00:57:45d'enquête
00:57:45qui n'a pas tout à fait
00:57:46vraiment eu lieu
00:57:47et que
00:57:48Benjamin Netanyahu
00:57:49ne sent pas désiré
00:57:50du moins pas tout de suite
00:57:52il dit toujours
00:57:52on ne peut pas faire ça
00:57:53en guerre
00:57:53on ne peut pas faire ça
00:57:54en période électorale
00:57:56et sinon
00:57:56ici c'est un sentiment
00:57:58qui n'est ni le soulagement
00:57:59ni l'abattement
00:58:00on est quelque chose
00:58:01entre les deux
00:58:02la vie continue
00:58:03comme d'habitude
00:58:05ici il est une heure du matin
00:58:06donc pas beaucoup de gens
00:58:07dans la rue
00:58:07mais tout à l'heure
00:58:08c'était comme
00:58:09dans les meilleurs jours
00:58:10les gens qui faisaient
00:58:10leur jogging
00:58:11les restaurants bourrés
00:58:13sur la place
00:58:13Dizengof
00:58:15et les gens parlaient
00:58:16élection
00:58:18on entendait des mots
00:58:18Eisenkot
00:58:19Netanyahu
00:58:20etc
00:58:20et puis bon
00:58:21cette guerre continue
00:58:22aujourd'hui
00:58:23on a annoncé
00:58:24la destruction
00:58:25d'un tunnel
00:58:26de 1,5 km
00:58:27du Hamas
00:58:28donc il y a
00:58:30beaucoup beaucoup
00:58:30de travail encore
00:58:31devant le pays
00:58:32qui est quand même
00:58:33assez nerveux
00:58:35en plus d'avoir
00:58:36à revivre
00:58:36des moments d'horreur
00:58:37Harold
00:58:38justement
00:58:39au-delà des cérémonies
00:58:40quelle est l'atmosphère
00:58:41justement
00:58:41vous dites effectivement
00:58:42un pays nerveux
00:58:43à l'idée de revivre
00:58:44des moments d'horreur
00:58:45quelle est l'atmosphère
00:58:47en ce qui concerne
00:58:49ce traumatisme
00:58:50qui est encore
00:58:50palpable
00:58:52en Israël
00:58:52trois ans après
00:58:53ces massacres
00:58:56alors les Israéliens
00:58:58sont très très pragmatiques
00:59:00donc ils sont déjà
00:59:01dans le discours
00:59:03de le traitement médical
00:59:06des gens qui ont subi
00:59:07des traumatismes
00:59:09aussi sur la reconstruction
00:59:11aussi sur le fait
00:59:13que comment peut-on
00:59:14continuer
00:59:15un effort militaire
00:59:16aussi énorme
00:59:17ça nous emmène
00:59:18bien sûr
00:59:18à la question
00:59:19des ultra-orthodoxes
00:59:22dont un certain nombre
00:59:23refusent de servir
00:59:24sous les drapeaux
00:59:25donc ça
00:59:26c'est des questions
00:59:27pragmatiques
00:59:28de tous les jours
00:59:29sinon les Israéliens
00:59:31bon
00:59:32ils font contre
00:59:33mauvaise fortune
00:59:34bon cœur
00:59:36l'économie
00:59:37n'est pas trop
00:59:37mauvaise
00:59:38les prix
00:59:38de l'immobilier
00:59:39se sont stabilisés
00:59:41ils pensent
00:59:42à ce genre
00:59:43de choses
00:59:43mais ici
00:59:44on n'est pas
00:59:45dans un camp armé
00:59:46il faut que les français
00:59:46comprennent
00:59:47on n'est pas du tout
00:59:48dans un camp armé
00:59:50il n'y a pas
00:59:50des M16 américains
00:59:53sur tous les coins de rue
00:59:54il n'y a pas
00:59:54des gens armés
00:59:55partout
00:59:55avec des roadblocks
00:59:57si vous voulez
00:59:58des barrages
01:00:00de police
01:00:01l'aéroport
01:00:02était assez débonnaire
01:00:03je dois dire
01:00:04hier
01:00:04pour la sécurité
01:00:05bref
01:00:06on pense beaucoup
01:00:07à ce Fly Dubai
01:00:08qui a failli être
01:00:09le drame monstrueux
01:00:11qui inaugurerait
01:00:12qui aurait inauguré
01:00:14cette série
01:00:15de commémorations
01:00:16heureusement
01:00:17il a été déjoué
01:00:18on pense aussi
01:00:19à ça en Israël
01:00:20merci beaucoup
01:00:21merci Harold Iman
01:00:22envoyé spécial
01:00:22en Israël
01:00:23on va évidemment
01:00:24vous avoir
01:00:26plus de long
01:00:26cette journée
01:00:27de demain
01:00:27pour vivre
01:00:28évidemment
01:00:28ces terribles
01:00:30commémorations
01:00:31trois ans
01:00:31après les massacres
01:00:32du 7 octobre
01:00:32Stéphane Zeev
01:00:34Goldin
01:00:34je le disais
01:00:34vous êtes ancien
01:00:35commandant
01:00:36d'une unité d'élite
01:00:37de Tsaal
01:00:38ça fait un an
01:00:39aussi
01:00:40c'est important
01:00:40un an aussi
01:00:41que les derniers
01:00:42otages retenus à Gaza
01:00:43ont été restitués
01:00:44par le Hamas
01:00:45on a l'impression
01:00:46que depuis cette date
01:00:47finalement
01:00:47et pour le monde entier
01:00:48le 7 octobre 2023
01:00:50appartient désormais
01:00:51au passé
01:00:54pour le monde entier
01:00:55peut-être
01:00:55mais en tout cas
01:00:56pas pour Israël
01:00:56je peux vous dire
01:00:57qu'en Israël
01:00:58il y a toujours
01:00:58cette date du 7 octobre
01:00:59d'ailleurs ce 7 octobre
01:01:01il suit le 6 octobre
01:01:02il faut rappeler
01:01:03quand même
01:01:03que le 6 octobre
01:01:04c'est les 53 ans
01:01:05de la commémoration
01:01:06aussi de la guerre
01:01:06de Kippour
01:01:07et donc il y a un lien
01:01:08parce que souvent
01:01:08il y a eu ce lien
01:01:09entre ce qui s'est passé
01:01:10pendant la guerre
01:01:10de Kippour
01:01:11et ce qui s'est passé
01:01:12le 7 octobre
01:01:12avec je dirais
01:01:13entre guillemets
01:01:14les manquements
01:01:15mais c'est vrai
01:01:16que la société israélienne
01:01:18il y a une forme
01:01:19de résilience
01:01:19qui est très très forte
01:01:21mais il y a aussi
01:01:22ce souvenir
01:01:23il faut savoir
01:01:24qu'il n'y a pas
01:01:24une famille en Israël
01:01:26qui n'a pas été touchée
01:01:27de près ou de loin
01:01:28par ce qui s'est passé
01:01:30le 7 octobre
01:01:31et il y a
01:01:32tout le monde
01:01:33a été
01:01:34je dirais
01:01:35imprégné
01:01:36impacté
01:01:37par ce qui s'est passé
01:01:37et c'est vrai
01:01:38qu'aujourd'hui
01:01:39la société israélienne
01:01:41vit une sorte
01:01:42de post-trauma
01:01:43qu'il va falloir soigner
01:01:45vous en parliez
01:01:46avec votre correspondant
01:01:47à Tel Aviv
01:01:48actuellement
01:01:48il y a 75 000 personnes
01:01:50qui sont traitées
01:01:51sur le post-trauma
01:01:52il va y en avoir encore
01:01:54quelques milliers
01:01:55dans les années à venir
01:01:56parce que là
01:01:56il faut comprendre
01:01:57que le post-trauma
01:01:57ne touche pas simplement
01:01:59les soldats
01:01:59ou les réservés
01:02:00ça touche aussi
01:02:00des familles entières
01:02:01ça touche aussi
01:02:02des enfants
01:02:03qui ont vu
01:02:04leur père
01:02:04leur mère
01:02:05ils ont vu
01:02:05qu'il y a des femmes
01:02:06qui ont dû
01:02:07je dirais
01:02:08faire vivre
01:02:11les foyers
01:02:12et donc
01:02:13derrière tout ça
01:02:13il y a tout un process
01:02:14qui est mis en place
01:02:15maintenant
01:02:16nous sommes aussi
01:02:17avec beaucoup
01:02:18d'interrogations
01:02:19des interrogations
01:02:20évidemment
01:02:20qui sont face
01:02:21à ces élections
01:02:22qui vont avoir lieu
01:02:22le 27 octobre
01:02:23mais aussi
01:02:24face à une interrogation
01:02:27sécuritaire
01:02:27cette interrogation
01:02:31sécuritaire
01:02:32évidemment
01:02:32elle est liée
01:02:33à l'Iran
01:02:34elle est liée
01:02:35évidemment
01:02:35à ce qui se passe
01:02:36dans la bande de Gaza
01:02:37où l'on voit
01:02:38que les terroristes
01:02:39du Hamas
01:02:39n'en ont pas fini
01:02:40et ils reviennent
01:02:41et on a été contraints
01:02:42je dirais
01:02:43à chaque fois
01:02:43mais il y a des interrogations
01:02:44également au niveau
01:02:45de l'exécutif israélien
01:02:46et il y a des interrogations
01:02:47évidemment
01:02:47et il y a aussi
01:02:48des interrogations
01:02:49par rapport au Nord
01:02:50et par rapport au Hezbollah
01:02:51et si je devais faire
01:02:52dans le fond
01:02:52un lien avec ce qui se passe
01:02:54actuellement
01:02:54sur le territoire français
01:02:55je voyais
01:02:56vos images
01:02:57concernant les lycéens
01:02:59moi ça me rappelle
01:03:00évidemment
01:03:00les premières manifestations
01:03:02avec pratiquement
01:03:04les mêmes personnes
01:03:05qui manifestaient
01:03:07pour d'autres motifs
01:03:08contre Israël
01:03:10sachant que
01:03:10comme vous l'avez dit
01:03:12dans votre préambule
01:03:13Israël a vécu
01:03:15un pogrom
01:03:16qu'on n'avions
01:03:16jamais connu
01:03:18j'aimerais qu'on écoute
01:03:19je vais vous redonner
01:03:20la parole
01:03:20j'aimerais qu'on écoute
01:03:21Chaim Korsiak
01:03:23et le grand rabbin de France
01:03:23qui était invité
01:03:24ce matin de TF1
01:03:25je voudrais qu'on l'écoute
01:03:26parce que ce qu'il dit
01:03:27est très juste
01:03:27et reflète quelque chose
01:03:30de très inédit
01:03:31finalement
01:03:31écoutez
01:03:33tout a empiré
01:03:34tout a empiré
01:03:35c'est quelque chose
01:03:36d'assez incroyable
01:03:37c'est que
01:03:39après le 7 octobre
01:03:40mais quand je vous dis
01:03:41après c'est le 8
01:03:43immédiatement après
01:03:43il y a eu une montée
01:03:45vertigineuse
01:03:45des actes antisémites
01:03:47incroyables
01:03:48comme s'il y avait
01:03:48une sorte de libération
01:03:50d'une sorte de pulsion
01:03:52qui était contrôlée
01:03:53qui était enfermée
01:03:54pendant des années
01:03:55et qui brusquement
01:03:57allait si libre cours
01:03:58à toute sa haine
01:03:59à toute sa violence
01:04:01il y a quelque chose
01:04:02de totalement inédit
01:04:03dans cette situation
01:04:04c'est à dire
01:04:05une attaque terroriste
01:04:06la plus grosse attaque
01:04:07terroriste
01:04:08commise
01:04:08contre le peuple juif
01:04:09a lieu
01:04:10elle provoque
01:04:11évidemment une indignation
01:04:12mondiale sur le moment
01:04:14sauf que quelques heures
01:04:14après
01:04:15elle provoque
01:04:16également
01:04:17une orgie antisémite
01:04:19c'est presque
01:04:20insensé de dire ça
01:04:21c'est à dire que
01:04:23ce qui s'est produit
01:04:24continue de se produire
01:04:25trois ans après
01:04:25Céline Bossuet
01:04:26oui tout simplement
01:04:28parce que
01:04:29c'était une fête
01:04:30souvenez-vous
01:04:31qu'après le 7 octobre
01:04:33dans certains quartiers
01:04:35à Berlin
01:04:35on distribuait
01:04:36des friandises
01:04:37on distribuait
01:04:38des bonbons
01:04:39parce que
01:04:39enfin
01:04:40on s'était vengé
01:04:42de d'Israël
01:04:43cet état
01:04:44considéré
01:04:45comme nazi
01:04:45qui commettait
01:04:46déjà à l'époque
01:04:48notamment des massacres
01:04:49contre les palestiniens
01:04:50vous savez
01:04:51ce qui me choque le plus
01:04:52et vous l'avez très bien dit
01:04:53au début Mickaël
01:04:54c'est qu'on a oublié
01:04:55le 7 octobre
01:04:56tout cela a disparu
01:04:57pendant les jours
01:04:58qui ont suivi
01:04:59évidemment
01:04:59on était là
01:05:00en train de commémorer
01:05:01en se disant
01:05:02plus jamais ça
01:05:03on va lutter
01:05:04contre l'antisémitisme
01:05:05M. Macron
01:05:06était là en train
01:05:07de nous dire
01:05:07qu'il fallait une coalition
01:05:08Mais cette orgie antisémite
01:05:10elle a démarré
01:05:10quelques heures après
01:05:12le massacre
01:05:13Aussitôt
01:05:13quand vous regardez
01:05:14les actes
01:05:15en effet
01:05:15du ministère de l'Intérieur
01:05:17dès le lendemain
01:05:18vous avez une flambée
01:05:19des actes antisémites
01:05:20Franck Tapirot
01:05:20en fait c'est une flambée
01:05:21un peu comme
01:05:22un rétrovirus
01:05:23vous savez
01:05:24qui reste endormi
01:05:26dans votre moelle épinière
01:05:27il suffit d'un petit stimuli
01:05:30pour que ça flambe
01:05:31et le rétrovirus
01:05:32s'agisse comme ça
01:05:33la haine des juifs
01:05:34c'est un rétrovirus
01:05:34depuis 3500 ans
01:05:36et qui réagit
01:05:37exactement toujours
01:05:38de la même façon
01:05:38on a l'impression
01:05:39que c'est un disque rayé
01:05:40ce qui se passe
01:05:41dans la haine des juifs
01:05:42depuis 3000 ans
01:05:44et encore une fois
01:05:45ce qui s'est passé
01:05:46le 7 octobre
01:05:46c'est pas le 8
01:05:47le 7 après-midi
01:05:48on oublie
01:05:49le communiqué de presse
01:05:51de la France insoumise
01:05:52qui parle déjà
01:05:52de génocide
01:05:54l'après-midi même
01:05:56et on oublie
01:05:57la préparation
01:05:58dans le monde entier
01:05:59où des drapeaux palestiniens
01:06:00tout neufs
01:06:01sortaient de partout
01:06:01des keffiers tout neufs
01:06:02sortaient de partout
01:06:03vous croyez franchement
01:06:04ici que quelqu'un croit
01:06:05au hasard
01:06:06c'est pré-milité
01:06:07préparé depuis bien longtemps
01:06:08financé par le Qatar
01:06:10et tous ses alliés
01:06:11qui ont gavé
01:06:12de milliards de dollars
01:06:14les grandes universités américaines
01:06:15les grandes universités
01:06:17en France et partout dans le monde
01:06:18pour pouvoir préparer ce terror
01:06:19en gros
01:06:20c'est exactement
01:06:21comme le 11 septembre
01:06:22le 11 septembre
01:06:23tout le monde a dit
01:06:24oh là là
01:06:24la cause islamiste est morte
01:06:26j'ai dit c'est pas vrai
01:06:26c'est une campagne de pub
01:06:29pourquoi ?
01:06:30parce qu'en fait
01:06:30on a l'impression
01:06:30que le terrorisme
01:06:31c'est des attentats
01:06:32c'est pas vrai
01:06:32le terrorisme
01:06:33c'est entre un attentat
01:06:34et un autre
01:06:35c'est la peur qui brosse
01:06:36et encore une fois
01:06:37je vous dis
01:06:37ça ne fait qu'augmenter
01:06:38et pour moi
01:06:39voilà
01:06:40le coronavirus a explosé
01:06:41il ne va pas s'arrêter
01:06:41Stéphane Ziv-Goldin
01:06:42en 30 secondes
01:06:43en 30 secondes
01:06:44malheureusement cette haine
01:06:45trouve sa légitimité
01:06:46parce que quand on voit
01:06:47tous les discours
01:06:47qui sont produits à l'ONU
01:06:48où des chefs d'état
01:06:49ont légitimé
01:06:51vous n'avez vu personne
01:06:52parler du Soudan
01:06:53du Yémen
01:06:54de l'Ukraine même
01:06:55mais par contre Israël
01:06:56toujours Israël
01:06:57toujours la faute
01:06:58est-ce que vous avez déjà vu
01:06:59un pays génocidaire
01:07:00qui va donner de l'aide
01:07:01humanitaire à son ennemi
01:07:02est-ce que vous imaginez
01:07:03Vladimir Poutine
01:07:04donner de l'aide humanitaire
01:07:05à l'Ukraine
01:07:08je voudrais qu'on termine
01:07:09avec cette inauguration
01:07:10à Paris aujourd'hui
01:07:11dans le parc Monceau
01:07:12d'une allée
01:07:13Kfir et Chiribibas
01:07:15Ariel Kfir et Chiribibas
01:07:17vous savez assassiné
01:07:17en captivité
01:07:18par les terroristes
01:07:19barbares
01:07:20du Hamas à Gaza
01:07:21une très belle initiative
01:07:22seulement voilà
01:07:23une erreur
01:07:24s'est glissée
01:07:25sur cette plaque
01:07:26vous voulez qu'on le signale
01:07:27on imagine
01:07:27on espère en tous les cas
01:07:29qu'elle sera corrigée
01:07:30Ariel avait 9 ans
01:07:31et Kfir 9 mois
01:07:32la réalité c'est qu'Ariel
01:07:33en avait 4
01:07:34Kfir effectivement
01:07:35avait 9 ans
01:07:36voilà ça ce serait
01:07:36la plaque corrigée
01:07:38et la réalité
01:07:39c'est que leur visage
01:07:40leur chevelure rousse
01:07:41continue de nous hanter
01:07:42je voulais qu'on termine
01:07:44là-dessus
01:07:45demain
01:07:46évidemment
01:07:47sur CNews
01:07:48on va consacrer
01:07:49une large partie
01:07:49de nos programmes
01:07:50aux commémorations
01:07:50du 7 octobre
01:07:51un documentaire
01:07:52sera diffusé
01:07:52demain soir
01:07:53à 21h
01:07:53intitulé
01:07:54pogrom du 7 octobre
01:07:56massacre à la rêve
01:07:57partie
01:07:57documentaire qui viendra
01:07:59bien sûr
01:07:59sur le terrible massacre
01:08:00perpétré pendant
01:08:01le festival Nova
01:08:02merci à tous
01:08:03Stéphane Zefgoldin
01:08:04d'avoir été avec nous
01:08:05merci à Karima Brick
01:08:07Claude Butin
01:08:08Christian Flèche
01:08:09Kevin Bossuet
01:08:09bien sûr Karima Brick
01:08:10toutes vos émissions
01:08:11sont à revoir
01:08:12sur CNews.fr
01:08:13merci à Coralie Deleplace
01:08:14qui m'a aidé
01:08:14à préparer ce soir
01:08:16info
01:08:16tout de suite
01:08:17l'édition de la nuit
01:08:18avec Pauline Trevzer
01:08:20belle nuit à vous
01:08:21sur CNews
01:08:22on se retrouve demain
01:08:35Sous-titrage Société Radio-Canada

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