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  • il y a 7 heures
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud reçoit Philippe de Villiers à l'occasion de la sortie de son nouveau livre "Résurrection".

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Transcription
00:00Première partie, et après on parlera de résurrection, bien sûr.
00:02Enfin, la France aujourd'hui bien malade, qui glisse doucement vers l'abîme,
00:06la France prise dans le syndrome amérindien,
00:08ce peuple prestigieux et raffiné qui, en un siècle seulement, s'est laissé mourir,
00:13la France dont les tissus se déchirent et qui perd son être profond,
00:17jusqu'au goût de se survivre et de se perpétuer, la France qui flotte,
00:21entre l'ancienne France déchue et la nouvelle France de Robespierre, en Gandoura.
00:26La nouvelle France de Robespierre, en Gandoura.
00:30Alors, ce qui m'intéresse, lorsque je vois votre parcours,
00:36vous êtes peu trompé.
00:38Vous êtes peu trompé.
00:39L'analyse que vous avez faite sur Maastricht, je pense que vous aviez raison, rétrospectivement.
00:44Vous étiez avec Philippe Seguin, vous avez eu raison.
00:47La perte de la souveraineté, vous avez eu raison.
00:50La perte du sens sur beaucoup de domaines, vous avez eu raison.
00:53Mais, vous n'avez pas réussi à faire passer ces idées au plus grand nombre.
00:58C'est lié à votre avis, à vous, à votre personnalité,
01:02c'est-à-dire une sorte, pour les uns et les autres, de grand bourgeois,
01:05ou de quelqu'un de l'élite, une manière de s'exprimer, qui a été caricaturée.
01:10Je pense, effectivement, dans des émissions sarcastiques.
01:14C'est lié à vous, c'est lié à ce que les Français ne voulaient pas entendre cela.
01:20Comment vous expliquez que ces idées, et rétrospectivement, d'ailleurs, Maastricht, c'est intéressant,
01:27comment vous expliquez que ça n'a pas fonctionné ?
01:32Je vois deux raisons.
01:35La première, c'est que j'ai été massacré.
01:41J'ai vécu comme un paria.
01:45Parce que j'avais un nom, une chevalière,
01:52que j'appartenais à une famille qui a payé l'impôt du sang depuis Assings,
01:56une famille qui n'a jamais posé le havre sac,
01:58et on ne me l'a pas pardonné.
02:01Quand j'allais sur un plateau de télé, à l'heure de vérité, par exemple,
02:04je me souviens de Levaille, etc.
02:07C'était un massacre.
02:08Yvan Levaille.
02:09Oui.
02:13Les guignols.
02:15Quand j'allais dans la rue, que je parlais avec quelqu'un,
02:17la personne me disait, vous avez dit hier que...
02:19J'ai dit, non, je n'ai rien dit, donc qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
02:22Ah ben, c'est les guignols qui l'ont dit.
02:24Donc les guignols parlaient à ma place.
02:26Donc vous ne pouvez pas vous en tirer.
02:28Quand vous vous êtes traité de cette manière-là,
02:30de manière soviétique.
02:33Et la deuxième raison,
02:36elle est plus actuelle.
02:38C'est que les Français voient les choses avec un temps de retard.
02:42C'est terrible.
02:43Et donc,
02:45aujourd'hui, par exemple,
02:46je dis, il faut sortir de l'Union Européenne.
02:50Sinon, on est mort.
02:54Il y a une minorité active qui pense cela.
02:56Personne ne le propose, d'ailleurs.
02:58Mais personne ne le propose,
03:00parce que les gens pensent que
03:01c'est encore trop tôt.
03:03Alors, en privé, ils me disent tous, tu as raison,
03:05mais on ne peut pas, voilà.
03:07Parce que, je dis,
03:10si le peuple français ne reprend pas le contrôle
03:12de ses lois, de ses frontières,
03:14de sa monnaie, de sa justice,
03:16de son état de droit,
03:17on ne pourra rien faire.
03:18Et d'ailleurs, on ne peut rien faire.
03:19Parce que même,
03:22je voyais hier,
03:23que l'andouille bretonne
03:26va être interdite
03:27parce qu'elle ne correspond pas
03:28à la norme écologique européenne.
03:30on ne peut rien faire.

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