- il y a 1 jour
Comme les épisodes d’une mauvaise telenovela, les déceptions s’enchaînent pour une gauche latino-américaine confrontée à une puissante offensive réactionnaire. Le panorama est désolant : depuis l’année dernière, l’échiquier politique régional glisse inexorablement vers le camp conservateur. Et si l’action est jouée par les droites locales – voire par ses penchants les plus extrêmes –, le scénario semble écrit par Washington, qui additionne des victoires renforçant son emprise sur « son » hémisphère. Décryptage avec Luis Reygada et Théo Bourrieau.
Vidéo enregistrée le 1er juillet
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NewsTranscription
00:01Ravier Milei en Argentine en 2023, Antonio Casto au Chili en mars dernier,
00:05maintenant Keiko Fujimori au Pérou et Abella Ardo de la Espriella en Colombie.
00:09Comment les États-Unis accumulent les victoires en Amérique latine ? Finalement,
00:12quand on parle de l'Amérique latine, les États-Unis ne sont jamais très loin.
00:16Je suis toujours avec Luis Regadage, on est sous Service Monde et spécialiste de l'Amérique latine.
00:20Alors on ne va pas revenir sur le détail des enjeux des élections péruviennes et colombiennes,
00:26puisque les vidéos qu'on a fait il y a deux semaines sont toujours d'actualité,
00:30même si on n'avait pas encore le résultat des élections globalement,
00:33il y a toutes les infos dont vous avez besoin.
00:36Mais quand même, pour que tout le monde soit un petit peu sur le même pied d'égalité,
00:40est-ce que tu peux nous faire un petit récap' des derniers événements ?
00:42Qui est Keiko Fujimori qui a gagné au Pérou et qui est Abella Ardo de la Espriella qui a gagné
00:49en Colombie ?
00:50Alors effectivement, ça c'est les deux grosses dernières prises des États-Unis dans la région.
00:55Donc le Pérou et la Colombie, des élections présidentielles qui ont eu lieu durant ces dernières semaines.
01:00On a eu enfin le résultat officiel pour le Pérou, même si on sait...
01:05Même si c'est contesté, j'ai vu que...
01:06Exactement. Alors on sait depuis la semaine dernière que c'est...
01:10On savait que c'était Keiko Fujimori qui allait s'imposer.
01:13Ça a été officialisé il y a quelques jours.
01:15C'est contesté par la gauche, par le candidat Roberto Sánchez et son équipe,
01:23parce qu'il y a de très forts soupçons de fraude, des irrégularités,
01:29notamment sur le vote des Pérouviens de l'étranger.
01:33Donc la gauche va contester la légitimité de ce gouvernement.
01:39Keiko, de ce nouveau gouvernement qui devrait être mis en place dans un mois,
01:42avec Keiko Fujimori à sa tête, présidente qui arrive au bout de la quatrième fois,
01:48donc en trichant, à s'imposer.
01:51Keiko Fujimori, la fille d'Alberto Fujimori,
01:54qui a été président dictateur pendant dix ans dans ce pays d'Amérique du Sud,
02:03où il avait imposé la main forte, et c'est peu de le dire,
02:07violation des droits de l'homme.
02:08Enfin, il a été poursuivi pour crime contre l'humanité.
02:11On en avait parlé aussi la dernière fois,
02:13et c'est un des discours qu'elle portait aussi dans son programme,
02:18parce que le Pérou, comme beaucoup d'autres pays de la région,
02:21est frappé par des vagues, par une situation sécuritaire assez éprouvante.
02:27Et donc c'est aussi sur ça qu'elle s'appuyait pour emporter des voix.
02:31Mais pas l'élection.
02:32En Colombie, c'est pire, parce que là, c'est l'extrême droite,
02:38avec Abelardo qui s'est imposé face à Ivan Cepeda,
02:41avec une info qui est tombée ces dernières heures.
02:44Il faut savoir qu'Abelardo a la double nationalité états-unienne.
02:48Et donc Ivan Cepeda, le candidat de la gauche,
02:50donc le candidat malheureux à cette élection,
02:53vient d'annoncer qu'il allait lancer un mouvement d'opposition civile,
03:01de non-reconnaissance des résultats,
03:04non-reconnaissance pacifique, mais symbolique,
03:07et peut-être même plus que simplement symbolique,
03:10mais en tout cas pacifique,
03:14si Abelardo ne renonçait pas à sa nationalité états-unienne,
03:19et s'il ne prouvait pas que,
03:22en gros, s'il ne marquait pas une distance claire et nette avec les États-Unis,
03:26parce qu'on ne peut pas être président d'un pays,
03:27et se montrer aussi soumis à Washington.
03:32À Washington et à Israël.
03:34Parce qu'Abelardo, il embrasse aussi,
03:37ça fait partie de ses projets de signer des accords sécuritaires
03:39avec les États-Unis, évidemment,
03:40de relancer le plan Colombia,
03:43mais aussi avec Israël.
03:45Donc on est face à un énergumène,
03:48à la Milley, un mix entre Javier Milley et Bukele,
03:52le président de Salvador.
03:54C'est l'extrême droite,
03:55et c'est une très, très, très mauvaise nouvelle
03:57pour l'Amérique latine et pour la Colombie.
03:59En plus, c'est violent, parce que Bukele est extrêmement violent
04:02dans sa lutte contre le crime, etc.
04:03Il n'hésite pas à être très violent avec sa population,
04:07et Abelardo de l'Esperela
04:09pourrait prendre le même genre de voie, en tout cas.
04:11Oui, et dans un contexte très différent,
04:13parce que la violence en Colombie,
04:14c'est sans commune mesure avec ce qu'on peut voir au Salvador.
04:18La Colombie, on sait que c'est un pays traversé
04:20par un très long conflit,
04:22qui dure depuis très longtemps.
04:23Il y a encore des guérilleros,
04:27des groupes qui sont actifs.
04:30Il y a des paramilitaires,
04:32des groupes paramilitaires d'extrême droite
04:34qui sont actifs.
04:35Et donc, le discours extrêmement violent
04:38qu'a Abelardo contre la gauche,
04:40contre le communisme, le marxisme,
04:44est vraiment très préoccupant.
04:46C'est un pays où, il faut le rappeler,
04:47la Colombie, il y a eu...
04:48La gauche a subi un génocide.
04:51Dans les années...
04:52Il y a quelques dizaines d'années,
04:53la Union Patriotica s'est faite décimer
04:58par le pouvoir et par les paramilitaires.
05:00Donc, parler de violence politique en Colombie,
05:04ça peut avoir des répercussions directes
05:07sur les gens, sur la vie des gens.
05:11Donc, tu nous l'as dit,
05:14Delay-Spriella est complètement soumis
05:16à Washington et à Trump.
05:18Keiko Fujimori n'est peut-être pas soumis à Trump,
05:20mais en tout cas, il est quand même proche.
05:21Ça pose aucun problème à la nouvelle présidente
05:23de collaborer et de travailler
05:25avec le président le trumpiste.
05:27Elle a tout de suite été saluée par Trump.
05:29Donc, on faisait une émission il y a quelques mois
05:32sur Antonio Cast au Chili,
05:33il y a quelques années sur Javier Milley
05:37en Argentine.
05:39Est-ce qu'on se dirige vers une prise en main
05:42de la droite et de l'extrême droite,
05:44soutenue par les États-Unis,
05:46de toute l'Amérique latine ?
05:47C'est quand même extrêmement inquiétant.
05:49Alors, depuis l'arrivée de Trump au pouvoir,
05:52donc en janvier de l'année dernière,
05:54on a le Costa Rica, le Honduras,
05:58le Chili, l'Équateur, la Bolivie
06:00et maintenant la Colombie et le Pérou
06:02qui sont passés à droite
06:04ou à l'extrême droite.
06:05On avait déjà l'Argentine
06:07et il y a eu des élections législatives
06:11il y a quelques mois en Argentine.
06:13Et Milley, grâce au soutien,
06:15grâce à l'ingérence ouverte
06:19de Trump, il a remporté ses élections législatives,
06:24alors qu'il fait face à beaucoup de mécontentements populaires,
06:26mais il a réussi à se réimposer.
06:28On a des pays comme le Salvador de Bukele
06:32qui était déjà à droite.
06:33On avait déjà le Paraguay, le Panama.
06:35Donc oui, on a un panorama là où toute l'Amérique latine
06:38est en train de basculer vers la droite.
06:41On a le Venezuela,
06:43donc on en a déjà pas mal parlé
06:45avec Maduro qui s'est fait séquestrer
06:46et la nouvelle présidente,
06:48la présidente par intérim,
06:50Delcy Rodriguez,
06:50qui agit avec...
06:52Sous la coupe un peu.
06:53Elle n'a pas tellement le choix
06:55que de faire un peu ce qu'on lui dit.
06:56Elle a un pistolet sur la tempe
06:58et les États-Unis qui contrôlent
07:00les entrées de la rente pétrolière.
07:03Cuba, qui est dans la mire des États-Unis
07:07depuis...
07:08On s'attend à tout moment
07:09à ce qu'il puisse se passer quelque chose à Cuba.
07:13On a donc...
07:15Alors, tout ça pour faire une analyse un peu globale.
07:19Autant au Moyen-Orient,
07:21et on vient d'en parler avec mon collègue Claire Barbancet,
07:25autant au Moyen-Orient,
07:26Trump, des fois, peut se faire critiquer.
07:29Il se plante un peu l'accord qu'il a noué avec l'Iran.
07:32Beaucoup ont dit que c'était l'Iran qui avait gagné.
07:34Voilà, des fois, on peut considérer comme un échec
07:37sa politique au Moyen-Orient,
07:39considérer qu'il se fait manipuler par Israël.
07:41Enfin, bref, il se fait beaucoup critiquer
07:43par ses alliés, dans son propre camp même,
07:47ou par rapport à ce qui se passe au Moyen-Orient.
07:50Autant, en Amérique latine,
07:51on peut dire que jusqu'à maintenant,
07:53ils font un sans faute.
07:54C'est impressionnant.
07:56Il faut dire que son secrétaire d'État,
08:00son chef de la diplomatie...
08:01L'équivalent du ministère des Affaires étrangères français,
08:04Marco Rubio.
08:05Marco Rubio est d'origine cubaine.
08:08L'Amérique latine, c'est devenu une priorité pour les États-Unis
08:11parce que, justement, alors qu'il y a une...
08:15Dans un contexte de guerre économique globale,
08:17non déclarée avec la Chine,
08:21reprendre la main sur l'arrière-cours,
08:23ce que les États-Unis appellent l'arrière-cours,
08:24en tout cas leur continent,
08:26ce qu'ils considèrent comme étant leur continent,
08:28c'est devenu une priorité stratégique.
08:30Donc, depuis un an,
08:32on a ce retour de la doctrine Monroe,
08:34de l'ingérence qui s'effectue à différents niveaux.
08:38Ce sont différents leviers qui sont activés
08:40plus ou moins forts selon chaque situation.
08:42Donc, ça a très bien s'adapté à chaque pays.
08:47En fait, par exemple, pour l'Argentine,
08:49j'en parlais,
08:51ils ont vraiment ouvertement agi,
08:53ils ont ouvertement menacé
08:54les électeurs argentins
08:56de les priver de soutien de fonds financiers
09:00si Millet ne remportait pas l'élection.
09:03Au Honduras aussi, en fin d'année dernière,
09:06clairement, il y a eu une ingérence,
09:07une tricherie soutenue par les États-Unis,
09:11ouverte.
09:12Dans d'autres pays, c'est beaucoup plus discret.
09:14Par exemple, au Pérou, en Bolivie,
09:16là, il y a eu un soutien beaucoup moins ouvert.
09:20Donc, ils savent vraiment s'adapter
09:22à chaque situation.
09:23Et il faut le dire, jusqu'à maintenant,
09:26ça marche très bien.
09:27On est dans un...
09:29Si on regarde tout le continent,
09:30enfin, l'Amérique latine,
09:33il reste le Mexique et le Brésil.
09:36Le Brésil qui...
09:37Justement, le Brésil,
09:39c'est là où on voulait arriver,
09:40parce que c'est la prochaine grande échéance
09:42électorale en Amérique latine.
09:44Le Brésil, donc,
09:45dont les élections auront lieu en octobre.
09:47Lula s'est déjà redéclaré candidat.
09:51Un certain Flavio Bolsonaro,
09:53donc le fils de Raïr,
09:54s'est également déclaré candidat,
09:56puisque le père est toujours
09:58dans des affres judiciaires.
10:00Donc, il ne peut pas se déclarer.
10:03Et ça, j'ai appris ça ce matin
10:04en préparant le sujet.
10:06Il y a un troisième candidat,
10:07Ronaldo Callado,
10:08du Parti Socialiste Brésilien,
10:10qui s'est également déclaré.
10:12Donc, les élections au Brésil en octobre,
10:14c'est la prochaine grande échéance électorale
10:16en Amérique latine, on le disait.
10:18Vu tout ce que tu nous dis, là,
10:19sur comment est-ce que les États-Unis
10:21réussissent à jouer
10:22et à faire de l'ingérence
10:24plus ou moins assumée
10:25dans les différents pays
10:26d'Amérique latine,
10:27à quoi peut-on s'attendre au Brésil,
10:29qui est quand même
10:31un pays central en Amérique latine ?
10:32C'est extrêmement important,
10:33ce qu'il se passe là-bas,
10:34sur la politique globale
10:35de l'Amérique latine.
10:37Oui. Alors, au Mexique,
10:38il n'y a pas d'élection
10:39très prochainement.
10:41Claudia Sheinbaum,
10:42qui a été élue en 2024,
10:44reste au pouvoir jusqu'en 2030.
10:46Le Mexique subit une campagne
10:49de déstabilisation extrêmement forte
10:51de la part des États-Unis,
10:53qui, en essayant d'associer
10:57certains proches des membres
10:59du gouvernement,
11:00des gouverneurs,
11:01parce que la gauche est vraiment
11:02très forte au Mexique,
11:03et donc des gouverneurs
11:05du parti de la présidente,
11:06du parti Morena,
11:07sont accusés d'avoir des liens
11:09avec le narcotrafic.
11:10Donc, ça, c'est...
11:11On commence à avoir l'habitude
11:12de ce genre d'argument.
11:13On sait ce qui s'est passé
11:14au Venezuela,
11:14c'est ce qui se passe
11:15à Cuba.
11:16À chaque fois que les États-Unis
11:17veulent dire que ce pays
11:18est dangereux,
11:18qu'il faut le contrôler,
11:19c'est parce qu'il y a des liens
11:20avec le narcotrafic.
11:22Exactement.
11:22Donc, la DEA ou le FBI,
11:25ils laissent fuiter des informations
11:26comme quoi tel gouverneur
11:28aurait des liens
11:29avec tel cartel.
11:30Et c'est de cette façon
11:31que les États-Unis
11:32déstabilisent le Mexique.
11:34Et tout ça,
11:35donc, s'est alimenté
11:36ou plutôt s'est repris
11:36par la droite mexicaine.
11:38Bref.
11:39Donc, le Mexique
11:40est dans le viseur
11:40des États-Unis
11:41de cette façon.
11:42Et le Brésil,
11:43dont tu parles,
11:44le Brésil,
11:44donc, en jeu énorme,
11:46en jeu énorme,
11:47donc, en octobre prochain,
11:50donc, l'élection présidentielle
11:51avec Lula,
11:52comme tu le dis,
11:52qui se représente
11:54face à Flavio Bolsonaro.
11:58Là, encore une fois,
11:59ce n'est pas la droite,
11:59c'est l'extrême droite
12:00qui risque,
12:02qui pourrait l'emporter.
12:03On n'en sait rien encore,
12:04même si, pour l'instant,
12:05les sondages indiquent
12:06que Lula
12:08mène
12:10dans les sondages.
12:11On espère que ça va
12:12continuer comme ça,
12:13mais ça va être
12:14un enjeu énorme.
12:15Et les États-Unis,
12:16c'est sûr,
12:16ils s'impliquent déjà.
12:17Ils sont déjà,
12:18depuis l'arrivée
12:18de Trump au pouvoir,
12:19ils mènent une espèce
12:21de guerre
12:22avec des avancées,
12:23des reculs
12:24contre le gouvernement
12:25de Lula.
12:26Et en soutien aussi
12:26à Bolsonaro.
12:27Trump a apporté son soutien
12:28quand il était embêté
12:31par la justice brésilienne.
12:32Il a ouvertement soutenu
12:36Bolsonaro,
12:37père.
12:37Il a ouvertement menacé
12:40le gouvernement de Lula
12:41et des menaces
12:43qui sont allées très loin.
12:43Des menaces jusqu'à...
12:44Il a laissé entendre
12:46qu'une attaque militaire
12:48était possible.
12:49Enfin,
12:50c'est vraiment allé très loin.
12:51Tout ça pour déstabiliser.
12:52Et puis,
12:52autant,
12:53avant Venezuela,
12:53on disait
12:54« oui, oui,
12:54c'est des paroles en l'air ».
12:55Depuis qu'il est vraiment
12:56intervenu militairement
12:57à Venezuela,
12:58la nature de ces menaces
12:59prend une autre couleur.
13:00Bien sûr.
13:02Et donc,
13:03le Brésil,
13:04c'est la première économie
13:05du sous-continent.
13:06C'est la première économie
13:08suivie par le Mexique.
13:09Et surtout,
13:10c'est un acteur
13:11qui a un poids,
13:12contrairement au Mexique,
13:13un poids international
13:14très important.
13:15Parce que Lula,
13:16on le sait,
13:17il est très fort
13:18au niveau diplomatique.
13:19Il est très courageux
13:21parce qu'on le présente
13:23parfois comme un
13:23des porte-paroles
13:24des voix du Sud,
13:25du Sud global.
13:26Il fait partie des BRICS.
13:28Donc,
13:30annuler
13:30ou faire disparaître
13:35ce Brésil
13:36de gauche
13:37qui a une voix
13:38qui porte à l'international,
13:39ce serait une conquête
13:40incroyable
13:41pour les États-Unis.
13:42Donc,
13:42il ne faut pas douter
13:43de ça.
13:45Au fur et à mesure
13:46que les semaines
13:47vont passer,
13:47que les mois
13:48ou que cette échéance
13:49électorale
13:49va s'approcher,
13:50on va voir une intromission
13:52de plus en plus forte
13:53des États-Unis,
13:53c'est certain.
13:54De toute façon,
13:55c'est une histoire
13:56qu'on va suivre ensemble,
13:57évidemment,
13:57que toi,
13:57tu vas suivre
13:59et que tu vas nous raconter,
14:00Louis.
14:00Quelqu'un dans le chat
14:01demandait en gros
14:02mais est-ce qu'il y a
14:02vraiment une seule région
14:03qui n'intéresse plus
14:04les États-Unis ?
14:05Je ne sais pas
14:06si il y a une région
14:07qui n'intéresse plus
14:07les États-Unis,
14:08mais en tout cas,
14:08les États-Unis
14:09ont établi des priorités.
14:10L'Amérique latine
14:11fait partie des priorités,
14:12le Moyen-Orient aussi,
14:14la Russie aussi,
14:14le White-Land, etc.
14:15Donc,
14:16je pense qu'il n'y a pas
14:16de région
14:17qui n'intéresse pas du tout
14:17les États-Unis,
14:18mais il se concentre
14:19pour l'instant
14:20sur l'Amérique latine
14:20et le Moyen-Orient.