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  • il y a 9 heures
Quel rôle pour le NPA à un an de l'élection présidentielle 2027 et quel rapport à la France insoumise : Philippe Poutou (NPA) répond à nos questions sur le plateau de ÇA IRA !

Voir l'entretien complet https://youtu.be/pGNivKMPUkc

Disponible en podcast https://www.humanite.fr/les-podcasts-de-lhumanite

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Transcription
00:01Tout à l'heure on parlait un peu de la question révolutionnaire et on a cité du coup plusieurs
00:05orgas, parties, enfin évidemment pas tous, il y en aurait beaucoup, mais en tout cas ceux qui se
00:10présentent à des élections et donc on sait qu'il y a différentes stratégies, etc. et que ça a mené
00:14à des scissions dans votre parti. Et du coup pour parler d'un autre parti trotskiste dont on parle
00:19pas mal aussi, c'est Révolution Permanente, qui est aussi issue d'une scission avec le NPA, en partie,
00:23et qui a fait un beau score à Saint-Denis. Alors comment est-ce que vous observez leur trajectoire,
00:26puis surtout est-ce que malgré les désaccords, est-ce que les militants ils travaillent ensemble sur
00:29le terrain ? Non, malheureusement non, alors en plus il y a du passif, Révolution Permanente ou
00:35le NPR, bon ça c'est la petite sauce on va dire des trotskistes, même si le NPA n'est
00:40pas un parti
00:40trotskiste, puisque c'était l'enjeu de la transformation de la LCR en NPA, c'était de faire un parti
00:47qui
00:47regroupait les traditions du mouvement ouvrier et donc il y a des libertaires, même s'il n'y en a
00:51pas
00:51beaucoup, il y en a quelques-uns, en tout cas on n'est pas un parti, mais ceci dit, la
00:54division ou la
00:56capacité de se diviser c'est pas juste propre aux trotskistes, on a vu les verts là en train de
01:00se
01:00diviser aussi, ils sont pas trotskistes, et le PS il est bien divisé, ils sont pas trotskistes, bon voilà.
01:05Mais ceci dit, on a des divisions, on a des problèmes, et c'est vrai que c'est vrai pour
01:10nos partis et à nous.
01:12Au-delà des discussions et des conflits qu'il peut y avoir, évidemment, et c'est sain, enfin en politique,
01:18surtout à gauche, on est très fort pour ça,
01:20mais du coup ça peut aussi, ça amène aussi à des débats de fond, et c'est intéressant quoi, les
01:24visions justement de
01:25différentes stratégies, où on n'est pas d'accord les uns avec les autres, qui créent beaucoup de scissions, mais
01:29qui en même temps
01:29posent des vraies questions, et du coup, ouais, est-ce que quand même, sur le terrain, au-delà de ce
01:34qu'on peut voir
01:35nous, peut-être, enfin sur les réseaux, etc., est-ce que les gens quand même travaillent ensemble, c'est ce
01:40qu'on voit souvent,
01:40la plupart des orgas arrivent quand même, on travaille très très peu ensemble, face au fascisme.
01:44Mais le problème, en soi, c'est pas la divergence, ou l'analyse différente, les tactiques différentes, en soi, ça
01:52c'est pas un problème,
01:52ce qui est un problème, c'est que ces tactiques différentes, ou ces idées différentes, se traduisent par des scissions,
01:57et quand il y a scission, il y a rupture de lien humain, souvent, ou en tout cas, il n
02:01'y a plus de collaboration,
02:02et ça c'est vrai que c'est un vrai souci, et ça, on se démerde hyper mal sur ces
02:05sujets-là, et on est très fragmenté.
02:07Alors, il n'y a pas que ce bout de la gauche radicale, on le voit malheureusement chez les libertaires
02:12aussi,
02:12il y a des fractions, ça se parle très très mal, mais globalement, ça je le dis souvent, c'est
02:17le milieu militant,
02:18c'est un milieu qui est très dur, on parle de la souffrance au travail, avec les logiques ultralibérales,
02:23les managements de merde, et qui font que ça brise souvent les gens, mais le milieu militant,
02:29il y a une vraie souffrance qui est liée aussi à une incapacité de fonctionner fraternellement,
02:34et donc c'est vrai entre différentes orgas, parce que vous l'avez vu, il n'y a pas que
02:38les élections présidentielles
02:39qui montrent à quel point chacun va profiter de la moindre case pour flinguer l'autre,
02:44mais au quotidien, c'est un peu une réalité, mais c'est vrai aussi dans le milieu associatif,
02:47ou dans le milieu syndical, c'est, comme on est des militants, et quand on discute tout le temps,
02:53on a tout le temps raison, et donc forcément, l'offre est l'accord...
02:56Dans les périodes de crise parfois, quand même, dans les moments de crise intense,
02:59il y a des soutiens de tel groupe avec tel groupe, qui se détestaient,
03:04et qui finissent finalement, quand ils sont visés par un même ennemi,
03:06ou qui ont une situation de danger, qui finissent pas forcément par travailler ensemble,
03:10et s'entendre sur tout, mais du moins à s'apporter le soutien minimum,
03:13parce que, même côté de la barricade...
03:15Ouais, alors ça existe essentiellement dans les mobilisations sociales,
03:18c'est plus compliqué une unité électorale, parce qu'une unité électorale,
03:21à la limite, en soi, voilà, une élection, c'est un moment de se montrer,
03:26de montrer nos idées, d'essayer de convaincre, et de se faire connaître et de recruter.
03:31Donc la division, à l'échelle, surtout quand c'est des petites organisations comme les nôtres,
03:36on n'a aucune chance d'avoir des élus, ou peu, à part évidemment Saint-Denis,
03:39puisqu'ils ont eu deux élus pour parler de révolution permanente,
03:42mais sinon, globalement, la gauche radicale,
03:45elle peut donc, du coup, c'est pas un problème, cette division-là,
03:48parce que ça fait connaître des orgas.
03:51Après, au quotidien, il y a quand même un travail qui est fait,
03:53des pétitions ou des tribunes ensemble,
03:56des appels à des mobilisations ensemble, y compris à Bordeaux,
03:59ça donne pas des grosses mobilisations, mais bon, on sait faire.
04:02Mais quand même, globalement, c'est aussi tout le gros défaut du mouvement militant,
04:06du mouvement social, c'est que c'est un milieu, donc, qui est très dur,
04:09et qui a tendance à se faire la guerre assez facilement,
04:12et y compris quand on est dans des moments difficiles comme aujourd'hui.
04:16Juste à propos de la question de l'incarnation,
04:18parce que tout à l'heure, vous parliez de la figure de Mélenchon
04:22sur laquelle capitalisait la France insoumise.
04:25Alors, il y a beaucoup de choses qui peuvent être reprochées à la France insoumise,
04:28mais quand même, ces dernières années, c'est l'une des forces
04:30qui a véritablement réussi à faire émerger
04:34beaucoup de personnalités sur la scène politique,
04:36et y compris des femmes, y compris des personnes racisées,
04:39ce que le NPA a eu beaucoup plus de mal à le faire,
04:43et d'autres forces à gauche, d'ailleurs.
04:46Du coup, comment est-ce que vous l'expliquez, ça ?
04:48Est-ce que vous, et peut-être plus largement à gauche,
04:51mais puisque vous êtes au NPA,
04:54est-ce que vous n'avez pas raté quelque chose à ce moment-là sur l'incarnation ?
04:58Non, moi, je le redis, c'est quand même plus...
04:59Quand on a l'horizon, il est institutionnel, c'est beaucoup plus simple.
05:03Dire aujourd'hui, il faut faire la révolution,
05:05ou en tout cas, il faut se battre dans la rue,
05:06évidemment que ça a moins d'écho.
05:07C'est plus facile, mais les gens, ils vont dire,
05:09ben oui, moi, dimanche, je vais voter, moi.
05:11Mais nous, c'est pas ça qu'on dit.
05:13Donc la différence, elle est énorme.
05:14Et les révolutionnaires, ils ont un impact énorme,
05:19plus que les réformistes, quand ?
05:20Ben, dans les périodes révolutionnaires.
05:22Donc c'est quand même logique qu'un parti comme le NPA,
05:25ou même Lutte Ouvrière, ou RP...
05:27Oui, mais ça, j'entends bien, mais...
05:29Donc l'incarnation, nous, ce qu'on incarne,
05:31c'est la perspective révolutionnaire, c'est-à-dire la rupture.
05:33Maintenant, nous, dans le mouvement des révolutionnaires,
05:36il y en a qui sont plus ou moins unitaires.
05:38Nous, par exemple, on tient à travailler avec l'AFI.
05:40Donc, parce qu'on n'est pas du tout gênés,
05:42et on pense que c'est important d'avoir des rapports à...
05:44Mais je parlais, en fait, je parlais du fait que
05:46les derniers candidats à la présidentielle
05:48qui étaient du NPA ou de ce courant-là,
05:51c'était des hommes blancs, comme vous,
05:54comme Olivier Bezancenot, bien sûr,
05:55là où la France insoumise a fait émerger beaucoup plus
05:57de personnalités, d'horizons très diverses.
06:00C'était là-dessus que je vous questionnais.
06:02Oui, c'est la même discussion.
06:03Le PS, il avait quoi, le PS,
06:05quand il a gagné à l'époque de Mitterrand,
06:07les années 70 ?
06:08Ils avaient le quartier populaire.
06:09Ils avaient les Arabes de Holnay,
06:12qui faisaient la grève.
06:13Ils votaient PS, ils étaient à fond.
06:15C'était un parti...
06:16Le Parti Ouvrier, même, il y a eu un reportage,
06:17un documentaire il n'y a pas longtemps,
06:18Léon Blum et tout ça.
06:20Les franges immigrés, les femmes, les hommes,
06:24ils étaient avec le Front populaire.
06:26Il y a des dynamiques, des fois électorales et tout ça,
06:28qui regroupent l'ensemble de la population.
06:29Oui, mais du coup, la dynamique électorale,
06:31pour vous, c'est la seule explication
06:32au fait que le NPA n'ait pas réussi
06:35à faire émerger des personnalités
06:37qui ne sont pas des hommes blancs ?
06:39Si, on a des camarades.
06:41Nous, le problème qu'on a,
06:42c'est que c'est Olivier et les deux seules figures.
06:45Ceux-là, vous ne connaissez malheureusement
06:46qu'Olivier et moi.
06:47Mais si vous connaissez le NPA un peu mieux,
06:48vous connaîtriez les autres camarades
06:50qui ne sont jamais mis en avant
06:51ou très rarement mis en avant.
06:52C'est le problème qu'on a.
06:53Ils ne sont pas invités dans les médias ?
06:53La direction du NPA,
06:55d'abord, il n'y a ni Olivier ni moi.
06:57Dans les commissions antiracistes,
06:58écolo, santé, tout ça,
07:01c'est la diversité.
07:02Voilà, on a cette diversité-là.
07:04On l'a.
07:04Dans les milieux militants, on l'a.
07:05Mais donc, c'est de la faute des médias
07:07qui n'invitent pas d'autres personnalités
07:08plutôt que vous qui ne les faites pas monter ?
07:10Non, mais je crois que nous,
07:12le problème qu'on a,
07:13c'est que c'est pour ça qu'Olivier et moi,
07:15on est sans arrêt en train de dire
07:16non, on ne veut plus faire ça,
07:17on ne veut pas faire ça,
07:18non, on ne veut pas être candidat.
07:19Non, parce qu'à un moment donné,
07:20parce que c'est vrai que le problème qu'on a,
07:22un des problèmes qu'on a au NPA,
07:23c'est que pour les présidentielles
07:25ou comme si on veut être visible,
07:28c'est les personnalités déjà connues.
07:30Parce qu'en fait, les médias notamment,
07:32mais globalement,
07:33à tous les échelons de la vie politique,
07:36ça fonctionne comme ça.
07:38Et donc, faire exister d'autres personnes,
07:41d'autres courants même dans notre organisation,
07:44c'est très compliqué.
07:46Donc, c'est lié forcément,
07:47évidemment, au rapport avec les médias,
07:50c'est lié à l'ambiance dans la société,
07:52les institutions et tout ça.
07:54Mais on est vraiment un tout petit parti.
07:56On est mille militants.
07:58Mille militants sont un pays,
07:59vous vous rendez compte ?
08:00Alors évidemment, on a des amis,
08:01on a ce qu'on appelle des compagnons de route
08:03et tout ça.
08:04Mais voilà, on est vraiment un échantillon
08:06et je ne pense pas qu'on soit représentatif.
08:08Mais à la fin, ce n'est pas tant d'ailleurs
08:09pour enfoncer le NPA
08:11que pour se demander
08:13ce que la France insoumise a réussi,
08:15vous voyez,
08:16ce que je veux dire,
08:17dans la capacité à faire émerger.
08:18Et on l'a bien vu au dernier municipal.
08:20Ce qu'ils ont réussi,
08:20mais regardez,
08:21nous, c'est ça qu'on voudrait discuter,
08:22c'est que le PS,
08:22il avait réussi énormément.
08:24Le PC, il faisait combien,
08:24le PC dans les années 70 ?
08:26Ou même dans les années 60 ?
08:28Alors, le problème,
08:28c'est réussir pour après,
08:30derrière, faire quoi ?
08:31C'est ça, la question aussi
08:32qui est posée.
08:33C'est que nous,
08:34on n'a pas réussi,
08:34ok,
08:35mais le problème qu'on a,
08:36là, on est en train de revivre
08:37la même chose.
08:38C'est-à-dire qu'en fait,
08:38ça y est,
08:39on a notre nouvelle gauche
08:39qui arrive,
08:40elle s'appelle Nouvelle France,
08:42machin,
08:42donc là, déjà,
08:43ça montre aussi
08:43qu'on est en train de refaire
08:44un peu les mêmes conneries,
08:45à croire que finalement,
08:46il faut être un peu nationalo,
08:47un peu souverainiste,
08:48et tout ça.
08:50Tout ce qui est un peu
08:50autour du souverainisme
08:51et du nationalisme,
08:52évidemment que ça pose problème,
08:53mais voilà,
08:54c'est ça que vous voudriez faire,
08:55c'est discuter,
08:56de réussir,
08:58ok, on a du monde,
08:59on a des élus,
09:00où il y a des victoires politiques
09:02à travers les élections,
09:03et puis qu'est-ce qu'on en fait derrière ?
09:05Et donc,
09:06c'est ça qu'il faudrait
09:07qu'on arrive à discuter.
09:08Sur le concept de Nouvelle France,
09:09je me permets de vous couper,
09:10vous trouvez que c'est un concept identitaire,
09:11vous parlez de nationalisme ?
09:12Non, mais là,
09:13je ne vais pas faire le fin analyste
09:14parce que c'est trop frais,
09:15et puis voilà,
09:15mais on comprend bien,
09:17c'est comme Ruffin,
09:19voilà,
09:19il y a des logiques de,
09:20bon,
09:22une sorte de concession,
09:23il y a un rapport de force,
09:24on donne les candidats,
09:25on veut le plus de voix possible,
09:26et quand on veut le plus de voix possible,
09:27évidemment qu'on cherche à aller
09:29peut-être un peu sur des endroits...
09:32Rassurer un électorat plus centriste...
09:34Ouais,
09:34mais tout le monde fait comme ça,
09:36parce que là,
09:37tout le monde sent bien
09:37qu'être au deuxième tour,
09:39déjà,
09:39ça ne va pas être simple,
09:40et puis gagner éventuellement
09:42le second tour,
09:43ça veut dire
09:44avoir un électorat
09:45qui aujourd'hui s'est quand même
09:48prononcé sur des bases
09:50assez réacs,
09:51ou même un peu racistes
09:52ou anti-immigrés,
09:53bon voilà,
09:53donc du coup,
09:55on ressort ce discours
09:56un peu nationalo,
09:57la France,
09:58alors évidemment,
09:58c'est pas la France comme la droite,
10:00mais c'est la France quand même,
10:01machin,
10:01bon,
10:02et on sait que c'est des terrains
10:03qui sont forcément délicats,
10:05et très problématiques,
10:06et nous,
10:06on ne parle pas comme ça,
10:07on n'a pas de drapeau blanc-rouge
10:08dans nos meetings,
10:09on n'est pas anti-France,
10:10mais c'est la différence,
10:13parce qu'avec Mélenchon,
10:14les désaccords,
10:15c'est pas juste Mélenchon,
10:16le gros bras,
10:16et tout ça,
10:17on n'est pas sur cette idée-là,
10:18il a un égo terrible,
10:20tout ça,
10:20on s'en fiche un peu,
10:21même l'égo de Ruffin,
10:22on s'en fiche un peu,
10:23après derrière,
10:24c'est quoi les idées,
10:24et c'est vrai qu'on a des désaccords
10:26assez importants
10:26sur la question anti-impérialiste,
10:28sur la question anticoloniale,
10:30nous on n'est pas pour revendiquer
10:31une France avec des tas de kilomètres
10:33au bord de mer,
10:35on est présent dans tous les continents,
10:36et tout ça,
10:37nous on pense au contraire
10:38qu'il y a une bataille anticoloniale
10:39à mener,
10:40et puis anti-militariste,
10:41et puis...
10:42Oui, l'idée de refaire de la France
10:44une puissance,
10:44etc.,
10:45c'est vrai que c'est un discours
10:45qui revient dans des discours de gauche,
10:47et qui effectivement
10:48sont en contradiction,
10:49après,
10:49justement quand on dit
10:50anti-militariste,
10:51anti-colonialiste,
10:52c'est pas assez contradictoire,
10:53et en même temps de vouloir
10:55peut-être refaire une grande nation...
10:56La France,
10:56il y en a qui présentent la France
10:57comme si c'était un objet
10:58qui pouvait être joli,
10:59et tout ça,
11:00enfin on s'en fiche un peu.
11:02La France éternelle...
11:03Oui, la France,
11:04alors il y a les ultra-réas
11:05qui font ce qu'on appelle
11:06le roman national,
11:07avec ses origines chrétiennes,
11:09blanches,
11:09les fondus comme de Villiers et compagnie,
11:11jusqu'à Zemmour,
11:12donc on a tout ça,
11:13mais après la gauche,
11:14elle est tellement...
11:15Ruffin, Ruffin aussi,
11:16joue,
11:17mais des fois même dans la FI,
11:19il y a ces petits réflexes un peu
11:21de la France,
11:22la fierté de la France,
11:22et tout ça,
11:23et nous ce qu'on retient,
11:24c'est l'histoire raciste
11:26et coloniale de la République française,
11:28mais depuis le début,
11:29c'est 200 ans
11:30de massacres coloniaux,
11:32de domination,
11:33et puis pas que colonial,
11:34c'est un vrai racisme
11:35qui existe dans la société française,
11:37et qui est très institutionnel,
11:39et qui est lié à cette histoire-là.
11:41Donc c'est pour ça qu'on a aussi...
11:43Et ça fait partie des débats
11:44qu'on voudrait avoir,
11:45c'est discuter...
11:45Avec la France,
11:46c'est la France.
11:46Oui.
11:47Oui.
11:48Oui.
11:48Oui.
11:50Oui.
11:56Sous-titrage Société Radio-Canada
11:57C'est la France.

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