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  • il y a 4 heures
Ce vendredi 9 octobre, Thierry Le Clercq, président d'Alphajet Fair Investors, et Nicolas Voinchet, responsable de l'allocation et des actions thématiques chez BNP Paribas CIB, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou à écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Aux nos experts ce soir qui viennent de nous rejoindre pour essayer d'anticiper du mieux possible les tendances de
00:09marché.
00:09Thierry Leclerc, président d'AlphaJet Fair Investors. Bonsoir Thierry.
00:12Bonsoir Guillaume.
00:12Et Nicolas Vanchet. Bonsoir Nicolas.
00:14Bonsoir Guillaume.
00:15Responsable de l'allocation des thématiques actions chez BNP Paribas CIB.
00:18On est ravis de vous retrouver l'un et l'autre.
00:20On peut peut-être rebondir sur l'actu immédiate de cette fin de journée.
00:22Le CAC 40 réaccélère un peu, pas énormément, on ne va pas en faire une quête.
00:25Mais enfin quand même, 1% de hausse ce soir. On refranchit à l'instant les 7800 points.
00:30On a un secteur automobile qui réaccélère. 3% de hausse par exemple pour le titre Renault.
00:35Et on a appris il y a quelques minutes donc cet accord entre Pékin et l'Union Européenne pour réduire.
00:40Pékin va réduire de 225 millions d'euros les droits de douane pesant sur les produits européens.
00:44Comment vous regardez ce qui vient d'être annoncé là Nicolas ? C'est tout frais.
00:46C'est tellement frais que je n'ai pas du tout eu le temps de regarder les détails.
00:49Mais ce qui m'a l'air de sortir de ce qui a été annoncé, ce n'est pas uniquement
00:53cette réduction des droits de douane,
00:54c'est également l'acceptation, alors sous réserve, de la part de Pékin,
00:59d'accepter qu'en fait dans les exportations de véhicules hybrides automobiles chinois vers l'Europe,
01:04on ait une logique de quotas. En tout cas c'est ce que l'Europe voulait.
01:06Parce qu'en fait les tarifs ne suffisent pas forcément pour empêcher les véhicules chinois d'arriver en Europe.
01:11On est quand même inondé. On sait que les Chinois ont énormément de mal maintenant à exporter aux Etats-Unis
01:17et que l'Europe a servi de bouée de secours quelque part en termes d'exportation pour la Chine,
01:22qui a une conjoncture intérieure qui est quand même difficile.
01:24Et donc on est en pleine guerre là-dessus.
01:27Si on arrive à trouver des moyens de faire la paix avec les Chinois,
01:30avec des accords bien faits sur à la fois les tarifs, mais aussi avec une logique de quotas,
01:34pour qu'à la fin on arrive à avoir un peu plus de collaboration entre la Chine et l'Europe,
01:38je trouve que c'est quand même une bonne nouvelle dans un univers dans lequel,
01:41sur les aspects commerciaux, guerre mondiale dans le commerce, etc.
01:45On n'en a pas eu tant que ça ces deux dernières années.
01:47Donc ce serait une bonne nouvelle, mais évidemment sous couvert des détails.
01:50La Chine, dit le commissaire européen en commerce en visite à Pékin,
01:53la Chine a accepté de freiner sensiblement ses exportations de voitures hybrides vers l'Union Européenne,
01:57ce qui devrait, dit-il, empêcher l'arrivée de millions de ces véhicules ces prochaines années.
02:01Voilà.
02:02Bon, on a un secteur automobile qui repart un peu de l'avant.
02:05Je rappelle juste là-dessus que le secteur automobile en Europe,
02:08en termes d'emploi, en termes de PIB, mais en termes d'emploi dans beaucoup de pays,
02:12c'est quand même assez systémique.
02:13Il y a toutes les chaînes de valeurs, etc.
02:15Donc on était quand même le continent de l'automobile.
02:17On a perdu, il y a eu beaucoup de délocalisation,
02:20mais quand même on reste un continent assez dépendant de l'automobile.
02:23On ne peut pas se permettre de voir le secteur automobile disparaître
02:25comme les panneaux photovoltaïques ont disparu dans les années 2000 en Europe, profités chinois.
02:31Oui. Renault récupère 3%, Stellantis aussi en hausse.
02:34Enfin, ce n'est pas non plus plus 20%.
02:35On est sur 3% de hausse.
02:36C'est-à-dire que le marché a tant de voir et ce n'est peut-être pas encore le
02:39game changer
02:39qui redonnera un avenir certain à nos constructeurs.
02:43Est-ce que le mal est fait ?
02:44C'est un peu tard.
02:44On essaie de mettre un pansement sur une jambe cassée, Thierry ?
02:49Je n'ai pas vraiment d'analyse à faire.
02:51Bon, ça démarre bien.
02:53Merci beaucoup d'être passé.
02:55Non, c'est vrai que c'est assez frais.
02:57Parce que le montant, ce que je voulais dire, c'est que le montant lui-même,
03:00il semble complètement anecdotique, 225 millions.
03:05Ce que vient de dire Nicolas, c'est évidemment, on n'a pas eu le temps de regarder en détail
03:09ce que l'accord prévoirait.
03:12Pour répondre plus spécifiquement à la question, oui, vous avez tout à fait raison.
03:16Les constructeurs automobiles allemands, c'est horrible quand même ce qui se passe pour eux depuis deux ans.
03:23D'ailleurs, politiquement, ça peut expliquer aussi que le balancier soit parti d'un certain côté dans les votes récemment.
03:32Donc ça a beaucoup de répercussions, effectivement.
03:35C'est très important.
03:36Moi, j'avais quand même l'impression que Bruxelles faisait le job.
03:41Mais bon, essayé avait bien compris l'importance systémique.
03:46C'est exactement ce qui vient d'être dit.
03:47Mais avec beaucoup de difficultés.
03:50Donc maintenant, le fait est, moi en tout cas, c'est mon constat,
03:55c'est que les voitures, notamment électriques chinoises,
03:58aujourd'hui n'ont plus rien à envier aux voitures européennes,
04:01voire même les ont dépassées sur certains modèles.
04:04Et donc, ce n'est pas les clients, ils achètent les meilleures voitures.
04:09Donc, on peut restreindre, freiner,
04:13mais il y a quand même eu un vrai...
04:17Enfin, la Chine a rattrapé son retard
04:19et a dépassé les constructeurs automobiles sur les véhicules électriques.
04:23Et donc, on essaye de freiner.
04:25Mais le vrai problème, c'est ça.
04:27C'est vraiment ce sur quoi essayent de se battre les constructeurs.
04:32C'est ça, le nœud du problème.
04:34Effectivement, ces discussions entre Européens et Chinois
04:37qui aboutissent à ce stade à 225 millions d'euros de baisses et droits d'ouane
04:41sur les produits européens importés en Chine.
04:43225 millions, c'est un premier pas, ce n'est pas non plus un total game changer.
04:47Et les Chinois s'engageraient à trouver une façon de freiner
04:50leurs exportations de véhicules hybrides vers l'Union Européenne.
04:53On aura l'occasion d'y revenir.
04:54Mais l'Europe, bon, se réveille toujours un peu tard.
04:57Mais quand elle se réveille, est-ce qu'elle n'avance pas de façon,
05:01quelque part, parfois déterminante ?
05:02On voit aussi dans la question de l'Union des marchés de capitaux
05:05un pas peut-être important aujourd'hui.
05:06Les Européens se sont mis d'accord pour créer un super gendarme
05:09des marchés financiers, l'ESMA, qui est d'ailleurs basé à Paris
05:11et qui sera le futur gendarme.
05:13Jusqu'ici, l'ESMA avait juste un rôle de coordination
05:15entre les bourses européennes.
05:17Là, il y aura un vrai pouvoir accru au détriment,
05:19par exemple ici en France, de l'AMF ou de la Basse Fin en Allemagne.
05:22Est-ce que ça, c'est un pas important
05:23ou on est dans le symbole toujours
05:26et l'Union des marchés de capitaux est loin d'être acquise ?
05:28Nicolas.
05:29Alors, j'espère que c'est un premier pas et pas le dernier.
05:32C'est vrai que, mais on en a déjà parlé ensemble,
05:35le point essentiel aujourd'hui dont souffre l'Europe
05:37et qui bénéficie aux États-Unis,
05:39c'est le fait que là-bas, ils ont un marché de capitaux
05:41qui est très efficient et qui attire toutes les parts mondiales.
05:45Et donc, en fait, ils ont un coût du capital en action
05:48qui est très faible, qui est le plus faible du monde.
05:49Donc, ça leur permet de récupérer beaucoup de moyens
05:51pour continuer à investir et continuer à quelque part
05:54entretenir la circularité de l'économie américaine.
05:57En Europe, le coût du capital est beaucoup trop élevé.
05:59Donc, on a vraiment du mal à investir.
06:01On sait qu'on a aussi une orientation de l'épargne
06:02qui n'était pas favorable.
06:03Donc, on a toujours le meilleur exemple en Europe
06:05qui sont les Suédois,
06:06qui ont une logique de capital risque plus forte, etc.
06:09Si effectivement, en Europe,
06:10on peut peu à peu arriver vers une meilleure orientation
06:13de l'épargne et vers une capacité de l'Europe
06:16à avoir une approche dans laquelle
06:18l'argent reste en Europe
06:20et investit dans des entreprises européennes,
06:21je pense qu'on sortira en partie de l'ornière
06:23et c'est quelque chose dont on a besoin.
06:25Bon, en tout cas, on a un gendarme,
06:26un futur super gendarme à l'échelle européenne
06:28dont les pouvoirs seront au-dessus de ceux,
06:31par exemple, de l'autorité des marchés financiers ici
06:32ou de la base fine à Berlin.
06:34Pour autant, l'Allemagne a obtenu
06:36que la Deutsche Börse, l'opérateur de la bourse de Francfort,
06:39soit exclue du périmètre d'action de l'ESMA.
06:40C'est-à-dire que c'est quand même
06:41une géométrie variable malgré tout
06:42et les Allemands vont en partie échapper à son autorité.
06:45Oui, c'est ce que j'allais vous signaler.
06:48C'est un progrès, mais avec une grosse astérix.
06:52Alors, c'est en train d'être discuté.
06:55Tout n'est pas finalisé,
06:57mais c'est vrai que le fait que Deutsche Börse soit exclue
07:00et reste sous la supervision de la baffine,
07:03ça met quand même un gros bémol sur cet accord.
07:09Après, pour nous, Français,
07:11il y a le fait que l'ESMA est basé à Paris.
07:15Bon, ça peut faciliter un opérateur comme Euronext.
07:18On sait que c'est un opérateur transnational.
07:20Donc, c'est peut-être plutôt une simplification pour Euronext.
07:27Mais quand même, il faut signaler que le ministre irlandais,
07:30c'est l'Irlande qui est en charge
07:34de la présidence de l'Union européenne en ce moment,
07:37et donc signale quand même comme un jour important
07:40qu'on n'a pas vu, en tout cas en termes de progression
07:42sur les marchés financiers d'intégration de ce qui pouvait être fait.
07:45C'est un jour un marché d'une pierre blanche pour lui,
07:49le ministre Simon Harris.
07:52Donc, vous avez raison de le mettre le pointé du doigt.
07:55Ce n'est pas une nouvelle anecdotique.
07:58Et juste pour bien préciser,
08:00c'est donc les bourses,
08:01tout ce qui est lié aux crypto-monnaies,
08:05les dépositaires.
08:06C'est une grosse partie du business,
08:07mais par exemple, les sociétés de gestion
08:09ne restent supervisées localement.
08:12Par l'AMF quand même.
08:13Voilà, par l'AMF par exemple pour la France.
08:15Bon, les marchés, les tendances de marché,
08:17on y vient là, après ces infos un peu chaudes,
08:18effectivement, plus politiques.
08:20Le CAC 40 ce soir gagne 1%,
08:22ça n'empêche pas le CAC de signer pour l'instant
08:23une deuxième semaine de baisse d'affilée.
08:25Le solde cette semaine sera négatif,
08:27même avec la hausse du jour.
08:29On a des taux français toujours proches des 4,90.
08:32Comment vous faites là, Thierry,
08:33parce que vous aimez bien investir dans les small et mid-cap en plus,
08:35donc c'est un univers dont on entend beaucoup par beaucoup d'experts
08:38qui souffrent que les flux sont en train de s'y raréfier
08:40sur les small et mid françaises.
08:42Comment est-ce que vous regardez ce qui s'y passe là en ce moment ?
08:44Déjà, on a quand même une vraie correction,
08:47puisque depuis le point haut précédent, le 7 août,
08:49on a baissé,
08:51sans la prise en compte de la journée d'aujourd'hui,
08:53c'était de 11%,
08:54mais donc ça ramène à peu près à 10%.
08:56Donc c'est ce qu'on appelle une correction.
08:59Cette baisse, elle est supérieure aux autres marchés européens.
09:02Donc ça veut dire qu'il y a quand même un vrai catalyse
09:05qui se joue sur la France.
09:07Donc c'est vrai que nous, investisseurs,
09:10on est habitués à regarder ce qui se passe dans les autres pays
09:12et à prendre ça un peu avec de la hauteur,
09:14en se disant, bon, voilà, ils vont s'en sortir.
09:16Enfin, s'en sortir, quand c'est nous-mêmes,
09:19on le suit tous les jours à la télé,
09:20puisqu'on est en pleine campagne présidentielle.
09:24Donc oui, on est touchés à cœur,
09:28mais maintenant, on arrive à être rationnels dans nos décisions.
09:30Nous, par exemple, pour vous donner un exemple,
09:33on est sous-investis sur la France depuis,
09:36même avant la dissolution,
09:38donc depuis le printemps 2024,
09:40on est sous-exposés à la France.
09:43Donc parce que, vous savez, on a des signaux,
09:45en partie, on utilise des signaux,
09:47et c'est vrai que la France sort plutôt mal
09:52par rapport aux autres pays,
09:54ça en sort plutôt mal,
09:55et on n'a jamais réussi à rattraper.
09:56Bon, il y a eu des petits rebonds par-ci, par-là,
09:59mais ça reste quand même une zone compliquée.
10:02Aussi, alors ça, c'est vraiment pour la photographie d'ensemble,
10:06je tiens aussi quand même à souligner que le CAC 40,
10:09trois quarts des résultats des sociétés du CAC 40
10:11sont faits à l'extranger,
10:13donc il faut quand même bien l'avoir en tête.
10:15Et donc, il faut arriver à différencier,
10:17c'est peut-être pas l'exercice le plus simple,
10:19mais ce qui se passe pour l'État français,
10:22le taux,
10:22qui a des répercussions sur la valorisation indéniablement,
10:25et sur certains secteurs,
10:26les banques, les foncières,
10:27les utilities,
10:28très clairement,
10:30sont indexés,
10:31sont très sensibles aux taux français.
10:33Par contre, pour beaucoup de secteurs,
10:36une grosse partie de la cote,
10:38ce n'est pas vraiment le sujet,
10:40et on voit d'ailleurs,
10:41beaucoup d'emprunteurs aujourd'hui français
10:44payent moins cher une dette à 10 ans
10:45que l'OAT à 10 ans.
10:47Oui, 38% des entreprises investment grade,
10:49donc de qualité,
10:5038% d'entre elles,
10:51empruntent à des taux inférieurs à ceux de l'État.
10:52Donc, c'était quelques pourcents,
10:55c'était 2 ou 3% au début d'année,
10:56donc on est passé de 2 à 3% à 38%.
10:59Donc, les boîtes, en fait,
11:01elles restent dans les conditions
11:02sur lesquelles elles arrivaient à se financer.
11:04Évidemment, il y a une hausse des taux générales,
11:06mais en relatif,
11:07elles s'en sortent plutôt pas trop mal,
11:09et c'est donc l'État français
11:10qui a flanché depuis quelques semaines,
11:12et notamment depuis cet été,
11:13on le voit bien avec un décrochage.
11:15Et effectivement,
11:16pour finir aussi sur votre point,
11:17on voit bien que quand on passe des ordres
11:19sur des petites sociétés françaises,
11:22depuis quelques semaines,
11:23c'est plus compliqué.
11:24Effectivement, il y a moins de volume,
11:27donc ça devient un peu plus compliqué.
11:29On n'est pas encore,
11:29en tout cas, globalement,
11:31j'ai l'impression que les investisseurs étrangers
11:33ne se disent pas
11:34que c'est le moment de faire des affaires en France.
11:36Parce que sans ça, il serait revenu.
11:38On aurait pu avoir un décrochage,
11:40mais on commencerait à avoir des volumes.
11:42Là, on a eu le décrochage,
11:43mais pas de volume.
11:44Donc, prudence pour le moment.
11:45Comment vous regardez, vous Nicolas,
11:47le cas français ?
11:48On aime bien se faire mal
11:49en comparant, par exemple,
11:51le CAC 40 à l'Eurostock 50.
11:52Depuis le début de l'année,
11:53l'Eurostock 50 gagne 6%.
11:54Le CAC, lui, perd 10%.
11:56Quand même, deux salles, deux ambiances,
11:58en l'occurrence.
11:59Oui, alors il n'y a pas que l'aspect
12:01risque idiosyncratique français.
12:02Il y a aussi le fait que,
12:03sectoriellement,
12:04la France est quand même très exposée
12:06à des secteurs de consommation.
12:07Et depuis deux ou trois ans,
12:08les secteurs qui performent le mieux
12:09sont les secteurs qui sont liés à l'investissement.
12:11Donc, c'est la tech,
12:12c'est les financières,
12:13c'est les industriels.
12:14Nous, en France,
12:15on a quand même beaucoup de fleurons
12:16qui sont dans le côté consommation.
12:18Et là, vraiment,
12:19les années sont difficiles.
12:20Donc, je pense qu'il y a quand même
12:21ce point qui vient expliquer
12:23une partie de la sous-performance.
12:24Je corrige juste,
12:25d'ailleurs, le CAC,
12:25depuis le 1er janvier,
12:26perd 4%.
12:274%, pas dit.
12:27C'est déjà mieux que l'annoncé au départ.
12:29Donc, le CAC perd 4%,
12:29l'Eurostock gagne 6%.
12:31Ok, donc ça, c'est le premier point.
12:32On vient récupérer 6% d'un coup, là, grâce à mon erreur.
12:36En quelques secondes.
12:37Donc, ça, c'est beau.
12:39Il fallait acheter la France
12:39il y a quelques secondes.
12:41Et donc, après,
12:42juste la deuxième chose
12:44que je voulais dire là-dessus.
12:45Je regarde aussi ce qui se passe
12:46côté dette.
12:46Ce qu'on dit chez BNP,
12:47c'est qu'avec le spread OAT-Bound
12:49qu'on a aujourd'hui
12:50à 150 points de base,
12:51quelque part,
12:52si on regarde ce qui se passe,
12:53mais c'est une approche statique
12:54et ça n'intègre pas les flux
12:56et ce qui peut se passer à l'avenir,
12:57à 150 points de base de spread
12:58entre l'OAT et le Bound,
13:00le marché des taux
13:01intègre déjà une dégradation
13:02de la note de la France
13:04à A++B+, à un moment donné.
13:05Alors qu'on sait
13:06qu'elle va être dégradée
13:06par Moody's prochainement,
13:07mais on sera à A+,
13:08donc on sera loin du BBB+.
13:10Donc on a déjà côté dette
13:11un niveau de décote sur la France
13:13qui est assez significatif.
13:14Ça peut aller jusqu'à 200 points de base,
13:16c'était passé sur l'Italie, etc.
13:17à l'époque de la crise de la zone euro,
13:19mais on commence à être
13:20sur des niveaux qui sont assez élevés.
13:22C'est la première chose
13:23que je voulais dire.
13:24Sur l'aspect aussi
13:25de toutes les entreprises
13:26qui ont moins de spread
13:28que l'État,
13:29on avait beaucoup ça
13:30justement pendant la crise
13:31de la zone euro.
13:32Je me souviens au Portugal,
13:33en Italie, en Espagne à l'époque,
13:35il y avait les meilleures entreprises
13:36payées moins cher
13:37que l'État pour emprunter.
13:38Donc c'est quelque chose
13:39qu'on a déjà vu par le passé
13:40en Europe.
13:41Et après, je me pose
13:42exactement la même question
13:43sur quand est-ce qu'on doit
13:45revenir sur les actions françaises.
13:46Nous aussi, on a plutôt sorti
13:48un peu d'exposition française
13:49ces derniers temps
13:50pour les mêmes raisons,
13:51enfin pour des raisons
13:52très fondamentales
13:53liées à ce qui se passe
13:54dans la zone euro.
13:55Quand est-ce qu'on reviendra
13:56sur la France ?
13:57Il sera intéressant de voir
13:57ce qui se passe
13:58d'un point de vue fondamental,
13:59mais également d'un point de vue
14:00quantitatif là-dessus.
14:01Quand est-ce que les signaux
14:02de retour sur la France
14:03viendront, pour l'instant
14:04ce n'est pas le cas
14:05en tout cas d'un point de vue fondamental.
14:06Oui, vous ne les percevez pas
14:07non plus ces signaux
14:08de retour vers la France.
14:09Ceci dit, oui, alors
14:11quand on se compare,
14:12on se fait mal
14:12parce que l'Eurostock 50
14:13lui gagne 6% depuis début de l'année,
14:14sauf que c'est une hausse
14:15en trompe-l'œil.
14:16On dit toujours
14:16la hausse de Wall Street
14:17est en trompe-l'œil
14:17parce que si Wall Street monte,
14:18c'est grâce à l'IA.
14:19Mais c'est pareil ici en Europe,
14:21c'est grâce à l'IA
14:22que l'Eurostock 50 monte.
14:23On a regardé tout à l'heure
14:23avec Julien Marion
14:24bfmbourse.com
14:26sans ASML.
14:27ASML gagne 70%
14:28depuis début de l'année.
14:29Sans ASML,
14:29l'Eurostock 50
14:30qui est en hausse de 6%
14:31serait en baisse en réalité
14:33depuis le 1er janvier.
14:33C'est ASML
14:34qui fait la hausse
14:35de l'Eurostock 50.
14:36Donc pareil,
14:36on a une forme de trompe-l'œil.
14:38Alors il y a peut-être
14:38plus de diversification sectorielle
14:39quand même ici en Europe,
14:40malgré tout,
14:41moins de dépendance à la tech.
14:42Mais ASML à lui seul
14:43pèse 8% de l'Eurostock 50
14:45et son incroyable hausse,
14:46sa fulgurante hausse
14:47explique celle de l'Eurostock 50.
14:49Oui,
14:49et puis je regardais aussi
14:50aux Etats-Unis
14:51ce qui se passe.
14:52On est au plus haut
14:53sur les marchés américains,
14:54S&P,
14:54Nasdaq,
14:55etc.
14:55Aujourd'hui,
14:56pour la première fois de l'année,
14:57on a plus de valeurs
14:59aux Etats-Unis
15:00qui sont plus proches,
15:01qui sont entre 5%
15:02et leur plus bas historique
15:03que de valeurs
15:05qui sont sur les 5%
15:07ou sur leur plus haut historique.
15:08Donc on est vraiment
15:09dans une approche
15:09dans laquelle le marché
15:10est hyper concentré.
15:12Je pense que,
15:13moi le mot que j'emploie
15:14le plus en ce moment,
15:15c'est itératif.
15:16C'est-à-dire que
15:16si l'IA fonctionne,
15:18ça va être de plus en plus
15:18concentré,
15:19et ça l'est déjà,
15:19sur le marché écouti,
15:21mais ça a aussi maintenant
15:21un impact très fort
15:22sur les marchés des dettes.
15:23Donc on a ce scénario
15:24de l'IA
15:25qui entraîne
15:26les taux plus élevés,
15:27qui entraîne
15:28une concentration très forte
15:29de performance sur la tech,
15:30mais également au global
15:32sur tous les actifs risqués.
15:33Et si à un moment donné
15:34on a une déception sur l'IA,
15:35je pense qu'on aura du mal
15:35à se retourner.
15:36Comme dans toutes les phases
15:37d'exubérance,
15:39on pourra dans ce cas-là
15:40avoir beaucoup de risques,
15:41je pense,
15:41sur les marchés d'action.
15:42C'est quelque chose
15:43qui m'inquiète un peu.
15:44Pas pour l'instant,
15:45on a une vision positive
15:46de ce qui se passe
15:46en ce moment dans l'IA,
15:47mais j'ai du mal
15:48à imaginer
15:49qu'on arrive à se retourner
15:50à temps
15:50si à un moment donné
15:51on a des déceptions.
15:52Et vous disiez,
15:52il y a déjà des signaux
15:53d'alerte des marchés,
15:53la phase hausse de taux.
15:55Oui, Wall Street
15:55est sur des records,
15:56mais plein de secteurs
15:57sont au contraire
15:58en phase baissière.
15:59La moitié des secteurs
16:00à Wall Street
16:01est en bear market.
16:02On perd plus de 20%
16:02depuis que c'est plus haut.
16:03La moitié.
16:04Et ça, on ne le voit pas
16:04quand on regarde
16:04le record des indices,
16:05mais derrière,
16:06beaucoup de secteurs
16:06sont en train de souffrir.
16:07Comment vous regardez ça, Thierry ?
16:09Assez sereinement.
16:10C'est sûr qu'il y a
16:14une concentration du marché.
16:17Elle est très documentée.
16:18Là-dessus,
16:19il n'y a pas de...
16:21Maintenant,
16:22le problème,
16:23c'est quand l'IA ne tiendra plus,
16:24quand l'IA ne montrera plus.
16:25Ça arrivera quand ?
16:26Dans six mois, par exemple,
16:27ou dans un an,
16:28les effets de comparaison,
16:29les effets de base
16:29seront très exigeants,
16:30difficiles à soutenir.
16:31Ils le sont déjà.
16:34Donc, la croissance
16:35des résultats
16:36pour ce trimestre,
16:37celui qui démarre,
16:39dont on va avoir
16:40les premières annonces
16:41la semaine prochaine,
16:42c'est entre 27 et 30%.
16:45Ça serait le troisième
16:46trimestre consécutif
16:47à plus de 25%.
16:48De hausse des bénéfices.
16:49De hausse des bénéfices.
16:50Aux Etats-Unis.
16:50Aux Etats-Unis.
16:51Oui, pardon.
16:51Je parlais de ce côté-là
16:53de l'Atlantique.
16:54Donc, aux Etats-Unis,
16:57on a quand même déjà
16:58énormément de vent
17:00dans les voiles là-dessus.
17:02Maintenant,
17:05plus le temps passe,
17:06moi, j'ai l'impression
17:07que plus le temps passe,
17:07plus on se rend compte
17:08quand même de la puissance
17:09de ce mouvement de l'IA.
17:12Moi, je me souviens
17:12d'avoir fait des plateaux
17:15où, déjà,
17:16il y a 3-4 ans,
17:17on questionnait,
17:18enfin, 3 ans,
17:18on va dire plutôt,
17:19on questionnait,
17:20on se disait,
17:20bon, est-ce que c'est sérieux
17:22tout ça ?
17:23Est-ce que ça va tenir ?
17:24Et puis, en fait,
17:25depuis 3 ans,
17:26ça n'a fait que se répandre
17:28au reste de l'économie.
17:30Et donc,
17:31aujourd'hui,
17:31on a quand même
17:32plusieurs secteurs
17:33qui bénéficient de ça.
17:34C'est plus simplement
17:35la tech stricto sensu,
17:36les boîtes industrielles.
17:37On a vu le mouvement
17:38de Schneider,
17:38ça a été sanctionné,
17:41mais je pense que
17:41c'est le sens de l'histoire.
17:43Et eux,
17:43ils se projettent
17:43sur plusieurs années.
17:44leur acquisition aux Etats-Unis
17:45dans les logiciels.
17:46Exactement.
17:47Mais bon,
17:47c'est pour piloter
17:48tout ce qui est
17:51l'énergie,
17:52notamment des data centers.
17:56Le marché a sanctionné
17:57l'acquisition,
17:58l'opération,
17:58mais vous dites,
17:59au contraire,
17:59elle a beaucoup de sens.
18:00Schneider a raison.
18:01Je pense, oui.
18:01Et puis notamment,
18:02les logiciels,
18:03on sait qu'ils ont été
18:03en gros,
18:04ils ont été en face,
18:05donc les boîtes
18:06IA strictures montées
18:08et puis en vendées
18:09en face des boîtes
18:10de logiciels.
18:11Donc bon,
18:13ça fait plus d'un an et demi
18:14que ça dure.
18:15Et donc,
18:16est-ce que ce n'est pas
18:16un bon moment
18:17si on se projette
18:18sur une période assez longue
18:20d'acheter des boîtes
18:20de logiciels
18:21plutôt qu'il y a deux ans
18:22où on payait ça
18:23sur des valos
18:24très, très élevés ?
18:25Donc moi,
18:26je trouve que c'est
18:26quand on est là-dedans,
18:27quand on a compris
18:28le sens du mouvement.
18:29Et puis après,
18:30on a plein de stats
18:31qui laissent à penser
18:32quand même
18:32que le mouvement,
18:34il est...
18:35Ça touche l'Asie,
18:37le marché coréen.
18:38On en a parlé
18:39aussi amplement.
18:40C'est quand même
18:40pas simplement
18:41cantonné
18:42sur ces quelques boîtes
18:43dont on parle.
18:44Juste pour avoir
18:45un ordre de grandeur
18:45quand même,
18:46Nvidia,
18:47on en parle beaucoup,
18:50a raison je pense.
18:51Donc le chiffre d'affaires
18:53attendu sur ce trimestre,
18:55108 milliards de dollars.
18:58Et si on se projette
18:59dans deux ans,
19:01enfin le quatrième trimestre
19:02dans deux ans,
19:032028,
19:03on serait à 225 milliards
19:05sur un trimestre
19:06de chiffre d'affaires.
19:07pour...
19:07Bon,
19:08je ne sais pas,
19:09il va se passer
19:10beaucoup de choses
19:11d'ici là,
19:11il y aura peut-être
19:12des déceptions,
19:13j'en sais rien,
19:14mais en tout cas,
19:14quand on regarde
19:16les enveloppes
19:17d'investissement
19:17des hyperscalers,
19:19ce que publie
19:21Nvidia,
19:21ses concurrents,
19:22quand on regarde
19:23l'écosystème,
19:24quand on regarde
19:24les utilisateurs,
19:25les IPO qui se présentent,
19:27etc.
19:27pour le moment,
19:28moi je n'ai pas
19:29de signaux
19:29et c'est vraiment
19:30un mouvement
19:31d'une ampleur,
19:33enfin pas jamais vu
19:34parce qu'il faut
19:34toujours rester raisonnable,
19:35mais par exemple,
19:37je finirai là-dessus,
19:38en 2000,
19:39on part souvent
19:40de la bulle tech,
19:41TMT,
19:42début des années 2000,
19:43les dépenses
19:44de tous les acteurs,
19:47donc vraiment
19:47quand on prend
19:48le plus large possible,
19:49c'était 200 milliards
19:50de dollars.
19:52Aujourd'hui,
19:53Amazon,
19:53les investissements,
19:55aujourd'hui Amazon,
19:56lui tout seul,
19:56dépense 200 milliards
19:57de dollars.
19:59Et surtout,
20:00le chiffre d'affaires
20:01dont je viens de parler
20:01de Nvidia,
20:02il est là.
20:03Donc on a quand même
20:03des éléments rassurants,
20:05donc moi en tout cas,
20:06à la minute où on se parle,
20:07je n'appelle pas encore
20:08à une prise de profit
20:09sur cette...
20:10Et on va voir que dans la tech,
20:11il n'y a pas que la question
20:12de l'IA en termes de disruption,
20:13même les opérateurs télécoms
20:15commencent à se demander
20:15s'ils vont pas se faire
20:16disrupter aux Etats-Unis
20:17puisque Starlink
20:18va peut-être devenir,
20:19même sûrement,
20:19opérateur mobile,
20:20Starlink, SpaceX
20:21va devenir opérateur mobile
20:22là-bas aux Etats-Unis.
20:23On en parle dans un instant,
20:24on est à 10 minutes
20:24de la clôture.
20:25On entre dans la dernière
20:27ligne droite de cette séance.
20:29Le CAC gagne donc 1%,
20:30porté par ArcelorMittal.
20:31Il y a beaucoup de changements
20:31d'opinion aujourd'hui
20:32qui font le marché,
20:33vraiment,
20:33et c'est un relèvement d'opinion
20:34qui permet à Arcelor
20:35d'être plus fort au hausse
20:36du CAC 40.
20:36Pareil pour Bureau Veritas,
20:37relèvement d'opinion d'un broker,
20:39le titre gagne 3,3%
20:40et puis Capgemini gagne 4%,
20:42repli pour STMicroelectronics
20:44qui perd aujourd'hui 2,8%.
20:45Et alors,
20:45je vous parlais des acteurs télécoms
20:47en souffrance
20:53perd 2%,
20:54mais alors surtout,
20:55Telefonica à Madrid
20:56perd 5%,
20:57Deutsche Telekom
20:58qui est présent
20:58sur le territoire américain
20:59perd 8%
21:00cet après-midi
21:01à la Bourse de Francfort.
21:02On va la donner
21:03l'explication donc,
21:04messieurs,
21:05Starlink,
21:05on va rentrer dans ce sujet,
21:06Starlink va acquérir
21:08des bandes de basse fréquence
21:10aux Etats-Unis,
21:11voilà,
21:11pour devenir opérateur mobile.
21:12Résultat,
21:13les opérateurs américains
21:14sont en train de se casser
21:15la figure T-Mobile
21:15perd 11%,
21:16AT&T perd 8%.
21:18Starlink,
21:19Elon Musk
21:19va devenir opérateur mobile.
21:20Ça,
21:21on ne l'avait pas forcément
21:21vu venir comme ça.
21:23Si vous l'aviez vu venir.
21:24Oui,
21:24parce qu'en fait,
21:25au moment où SpaceX
21:27s'est coté cet été,
21:29il faut quand même
21:29qu'on justifie,
21:30quand on fait une cotation
21:31d'une entreprise
21:32à 2000 milliards de dollars,
21:34il faut qu'on justifie
21:35quand même du chiffre d'affaires
21:35et les deux grandes ambitions
21:37qu'avait Starlink,
21:38c'était les data centers
21:39dans l'espace
21:40et la téléphonie au global.
21:42C'est-à-dire que leur objectif
21:43c'était de dire
21:43on va réussir
21:44grâce à nos nouvelles fusées
21:46et aux nouveaux lanceurs
21:47qu'on aura
21:47à créer suffisamment
21:49de satellites dans l'espace
21:50pour devenir très compétitifs
21:51sur le marché
21:52des opérateurs télécom.
21:53Mais à côté de l'IA,
21:54on était tellement aveuglés
21:55par l'IA
21:55qu'on en avait oublié
21:56l'ambition dans les télécoms.
21:57Enfin, moi en tout cas.
21:59C'est moi.
21:59C'était vraiment
22:00un point chaud, déjà.
22:02Et quand on réfléchit
22:03à la faisabilité
22:04des projets de SpaceX,
22:06il est plus facile pour eux
22:07de gagner des parts de marché
22:07sur la partie téléphonie
22:09aujourd'hui
22:09que d'imaginer
22:10qu'on va faire
22:10des data centers
22:11dans l'espace tout de suite.
22:12Et donc globalement,
22:13c'est normal
22:13qu'ils attaquent
22:14par ce marché-là.
22:15Et ça permet quand même
22:15de poser un cas sur le marché
22:17qui est la question
22:18des vastes communicants.
22:19Quand on crée autant
22:20de valeurs dans l'IA,
22:21est-ce qu'à un moment donné,
22:21ce n'est pas au détriment
22:22du secteur de l'ancienne économie ?
22:23Donc on parlait
22:24des logiciels juste avant.
22:26Et bien effectivement,
22:26quand on a commencé
22:27à voir Claude, etc.,
22:28qui ont proposé
22:28des solutions de logiciels,
22:30le secteur des logiciels
22:30s'est cassé la figure.
22:31Là, il est assez logique,
22:33au moins dans un premier temps,
22:34et puis on verra
22:34ce que ça donne derrière,
22:35que les entreprises
22:36qui sont attaquées
22:36par SpaceX
22:38sur cet aspect-là
22:39souffrent.
22:40Et donc on voit bien
22:40qu'on est dans un univers
22:41dans lequel aujourd'hui,
22:42on a beaucoup
22:43de ce que j'appelle
22:43la disruption,
22:45c'est-à-dire de nouveaux entrants
22:46qui viennent
22:46et qui veulent créer
22:47de la valeur massive,
22:49valeur actionnariale,
22:50mais pour ça,
22:50il faut aussi avoir
22:50du chiffre d'affaires.
22:51Et donc ils attaquent
22:52quelque part
22:52des acteurs déjà présents
22:54et les opérateurs
22:57télécoms aux États-Unis,
22:58mais également
22:58tous les câbles opérateurs,
22:59tout cet écosystème
23:00est effectivement
23:01menacé par Starlink.
23:03Oui, ça concerne les États-Unis.
23:04Est-ce qu'un jour,
23:05ça pourrait concerner l'Europe ?
23:06Est-ce que nos opérateurs aussi,
23:07même Orange,
23:07qui n'est pas spécialement présent là-bas,
23:09perdent 2% ?
23:09Est-ce qu'on se dit
23:10que l'Europe un jour
23:10pourrait être menacée
23:11par Starlink,
23:12enfin menacée,
23:12Starlink devenir opérateur mobile ?
23:14En Europe ?
23:15Oui.
23:16Je ne sais pas.
23:17Moins évident,
23:17c'est un marché plus morcelé aussi,
23:19c'est régulé pays par pays en Europe.
23:21Oui.
23:21Il y a aussi un aspect,
23:23pour revenir sur le sujet,
23:25il y a un aspect souverain.
23:26C'est-à-dire que,
23:26est-ce qu'on va autoriser
23:28à Starlink
23:28d'avoir accès
23:29à tout le marché téléphonique européen ?
23:31Aux États-Unis,
23:32il y a une logique nationale
23:33qui est claire.
23:34En Europe,
23:35on abandonne à nouveau
23:36une forme de souveraineté
23:37dans ce cas-là.
23:38Peut-être aussi,
23:39il faut l'accord,
23:41s'ils rachètent des fréquences
23:42à Ecostar,
23:43c'est un peu moins
23:44de 20 milliards de dollars.
23:46C'est un deal
23:47qui est prévu
23:48d'être clôturé
23:50dans un an.
23:52Je pense qu'il y a quand même
23:53le temps de voir venir.
23:54Après, peut-être
23:55que ça questionne aussi
23:56un peu plus
23:57les valeurs défensives.
23:59La question,
24:00qu'est-ce qu'une valeur défensive ?
24:02Parce que les télécoms,
24:03c'était peut-être vu
24:04un peu comme un refuge.
24:05Aujourd'hui,
24:06on a des acteurs nouveaux
24:08qui peuvent pénétrer
24:09le marché,
24:10on a des taux élevés
24:11alors que les bilans
24:12sont quand même
24:13toujours un petit peu chargés,
24:14il faut investir.
24:16Donc,
24:17il y a un cocktail
24:17aussi un petit peu
24:18moins sympa peut-être
24:19qui se profile
24:20pour un secteur
24:21qui était donc refuge.
24:23Oui,
24:23et qui recule
24:24assez nettement aujourd'hui.
24:25On le disait,
24:26on va rentrer la semaine prochaine
24:26dans les publications.
24:27Aux Etats-Unis,
24:28les grandes banques
24:28vont commencer à publier
24:30mardi.
24:30Le marché a l'air confiant
24:32sur les publications
24:32à venir des banques américaines
24:33parce qu'hier,
24:34le secteur bancaire américain
24:35a signé sa meilleure séance
24:36face à la tech,
24:37donc relativement à la tech
24:38depuis trois mois
24:38sur le marché,
24:39à quelques jours
24:40des premières publications
24:41de ces banques américaines.
24:42Et ici en Europe,
24:43LVMH va ouvrir le bal lundi,
24:44mardi,
24:45on aura Publicis à suivre,
24:46on aura SML aussi
24:47la semaine prochaine,
24:48c'est-à-dire électrique.
24:49Cette saison de publication
24:50en Europe,
24:50est-ce qu'elle va nous porter ?
24:52Est-ce que vous savez déjà
24:53dans quoi vous comptez investir ?
24:54Est-ce que vous le faites déjà
24:55avant que les entreprises
24:56annoncent leurs résultats ?
24:56Thierry ?
24:57On aime bien voir les résultats
24:59pour voir ce qui est dit,
25:02c'est vrai que c'est un moment important.
25:04Moi je pense plutôt,
25:05c'est toujours,
25:06enfin c'est un moment plus,
25:09où on revient sur les fondamentaux,
25:11donc on sait très bien
25:11qu'entre deux saisons de publication,
25:14il y a la macro,
25:18fait un peu plus l'actualité,
25:20donc là effectivement,
25:21on est parti pour plusieurs semaines
25:22d'actualité sur les publications
25:24des sociétés.
25:25Ça va faire du bien.
25:26Voilà, c'était ça mon message.
25:29On manquait d'actu d'entreprise récemment.
25:30Oui, donc ça c'est plutôt
25:31la bonne nouvelle,
25:32et puis après j'ai pas de,
25:35nous, on n'a pas de boule de cristal
25:38plus que vous,
25:38donc on va,
25:39non mais ce que je veux dire,
25:40c'est qu'on n'anticipe pas
25:41des résultats,
25:42on investit sur un horizon
25:44moyen terme,
25:45donc on n'est pas,
25:46on regarde,
25:47s'il y a des mauvaises nouvelles,
25:49on va plutôt avoir tendance
25:51à sortir du titre,
25:53à être prudent,
25:54par contre,
25:54si ça continue de bien se passer,
25:57on continue d'investir,
25:59donc oui,
26:00c'est un moment important,
26:01on n'anticipe pas juste avant,
26:03mais par contre,
26:03le point,
26:04par exemple,
26:05on a vu Forvia cette semaine,
26:06s'il y a des choses
26:08pas très sympas
26:09annoncées au marché,
26:11normalement,
26:11les boîtes le font avant,
26:12donc elles n'attendent pas,
26:14donc les très mauvaises nouvelles,
26:16on va dire que normalement,
26:18elles auraient dû sortir,
26:19donc là,
26:20après,
26:20on va avoir une saison,
26:21plein de choses à ce qu'il y a.
26:22Troisième trimestre,
26:23qui n'est pas le plus stratégique,
26:24par ailleurs,
26:25la publication du troisième trimestre,
26:26ce n'est pas les plus importantes de l'année,
26:28enfin,
26:28on ne sait jamais ce qui sera annoncé,
26:29mais la fin d'année est plus importante,
26:30quatrième trimestre,
26:31par exemple.
26:31Vous avez raison.
26:32Non,
26:32mais je n'ai pas avoir tort,
26:33mais c'est la période estivale,
26:35un peu partout.
26:37les publications au début d'année,
26:39avec les perspectives sur l'année,
26:40etc.
26:41Là,
26:41en général,
26:42il y a peut-être une revue des guidance,
26:44mais on ne va pas sortir du bois tout d'un coup,
26:47en sortant des choses pour la fin d'année,
26:49si vous voulez,
26:50ça a été déjà...
26:51Moi,
26:51je vous sens serein,
26:52Thierry,
26:52avant ces publications,
26:53parce que c'est vrai que les attentes sont hyper élevées,
26:55si au lieu de faire 15%,
26:57et si aussi,
26:58d'ailleurs,
26:58en Europe...
26:58Quand même nettement moins,
27:00donc ça,
27:00c'est peut-être la bonne nouvelle pour l'Europe,
27:01c'est vrai qu'aux Etats-Unis,
27:03on part sur un niveau d'attente,
27:05élevé,
27:06qui a été jusqu'ici comblé,
27:08donc bon,
27:08ce n'est pas forcément inquiétant.
27:10Par contre,
27:10en Europe,
27:11on est sur des attentes beaucoup plus faibles,
27:13donc peut-être que ça peut être un moment
27:15de cristalliser aussi des choses plus positives
27:17dans les cours de bourse.
27:19On verra.
27:20Nicolas,
27:20vous choisissez d'investir dans quoi,
27:21alors que les publications arrivent ?
27:22Vous attendez de les laisser passer,
27:24ou au contraire,
27:24vous y allez maintenant ?
27:25Alors moi,
27:25je vais anticiper certaines choses,
27:26mais pour revenir sur l'Europe d'abord,
27:28je vais regarder si le curseur investissement
27:30contre consommation est toujours le même,
27:32c'est-à-dire que si les valeurs
27:33qui sont liées à l'investissement
27:34continuent à être beaucoup mieux portées
27:36que les valeurs liées à la consommation.
27:37Donc on va voir ce qui va se passer
27:38côté consommation.
27:39Et côté investissement,
27:41il y a un secteur
27:41dont je trouve qu'il a énormément souffert
27:43cette année,
27:43pour de bonnes raisons aussi,
27:45mais sur lequel je vais porter
27:46encore plus mon attention,
27:47c'est le secteur de la défense,
27:48qui a beaucoup souffert.
27:50Le plan allemand est quand même un plan
27:51dans lequel il y a une grande partie
27:54qui est liée à la défense,
27:55et je suis impatient de voir
27:57ce que vont raconter
27:57les entreprises de défense
27:58qui ont énormément souffert
27:59boursièrement cette année,
28:00après la hype beaucoup trop élevée
28:02d'ailleurs de l'année dernière.
28:03Donc ça, c'est sur l'Europe.
28:05Sur les États-Unis,
28:05ce qui m'intéresse en ce moment,
28:06c'est de regarder ce qui va se passer
28:07sur les midterms,
28:08dont personne ne parle,
28:09on parle de la France,
28:10mais je trouve que les midterms
28:11ont un impact
28:12qui peut être beaucoup plus important
28:13quelque part,
28:14on verra ce qui va se passer là-dessus.
28:15Et sur les midterms,
28:16ce qui m'intéresse,
28:17c'est qu'avec les hausses de taux
28:18qu'on a eues récemment,
28:19plus le fait qu'on est Donald Trump
28:21depuis deux ans aux États-Unis,
28:24tout le secteur de la clean tech
28:25aux États-Unis a beaucoup souffert,
28:26donc les boîtes dans le solaire, etc.
28:28En fait, on a quand même besoin
28:29de ces boîtes-là,
28:29on le voit dans les data centers.
28:30Et donc moi, je trouve que c'est un secteur
28:31qui a une forme de solidité
28:33qui n'est pas assez vue par le marché.
28:35Ces entreprises ont beaucoup souffert,
28:36notamment aux États-Unis.
28:37Et je me dis juste
28:38que si on a quelque part
28:40une chambre qui est vraiment démocrate
28:41et des taux qui rebassent un peu
28:43aux États-Unis dans un second temps,
28:44ça fait partie des secteurs
28:45sur lesquels j'ai envie
28:46de reprendre un peu de position.
28:47Qu'est-ce qui peut les faire
28:48encore baisser les taux ?
28:49Parce qu'on voit que même si
28:50on attend moins de hausses de taux
28:51de la Fed,
28:51le disant américain est quand même
28:52à 5,30.
28:53Qu'est-ce qui peut modérer le mouvement,
28:55l'empêcher même de se poursuivre ?
28:57Alors, il y a deux choses.
28:58La mauvaise nouvelle,
28:59ce serait par exemple
29:00qu'on ait une déception dans la tech
29:01parce qu'on sait très bien
29:02que la tech est un vrai compétiteur
29:04maintenant sur toutes les émissions longues,
29:05sur la partie longue des émissions.
29:07Et donc on voit,
29:07on a une compétition entre la tech
29:08et les États.
29:09Et la tech peut aller plus loin
29:11sur les taux que les États.
29:13Les emprunts de la tech
29:14sur le marché obligataire,
29:15c'est comme si un nouvel État
29:16était apparu sur le marché obligataire.
29:17L'Allemagne, en l'occurrence,
29:17c'est la même taille que l'Allemagne,
29:18les émissions obligataires de la tech.
29:19C'est énorme.
29:20Et en plus,
29:21comme la tech emprunte
29:22sur des maturités longues,
29:23ça oblige les États
29:24à essayer de réfléchir
29:24à emprunter sur des maturités plus courtes.
29:26Donc on a cette compétition.
29:27Donc là, quelque part,
29:28les taux rebaisseraient
29:29si la tech emprunte moins que prévu.
29:31Après, l'autre scénario...
29:33Ce qui serait mal perçu par ailleurs
29:34par une partie du marché,
29:35s'il y a un ralentissement de la tech.
29:36Bon, voilà.
29:37Exactement.
29:38Et l'autre scénario,
29:39c'est un scénario dans lequel,
29:40comme ce qui s'est passé
29:41ces dernières années,
29:42à un moment donné,
29:43les banques centrales
29:44et le Trésor,
29:45par exemple, aux États-Unis,
29:46sifflent un peu la fin de la récréation
29:47en disant
29:48qu'on va être plus agressifs
29:49sur le contrôle des taux.
29:51Et donc, on aura des opérations,
29:52selon nous,
29:53de yield curve control aux États-Unis.

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