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  • il y a 2 heures
Ce Date, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.

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00:00BFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat à la une
00:14de ce vendredi 9 octobre.
00:16Les discussions autour du budget de la sécurité sociale commencent lundi prochain en commission des affaires sociales.
00:22Mais déjà, le gouvernement dévoile une piste d'économie, le déremboursement des cures thermales et le transfert vers les complémentaires
00:30santé.
00:31Ce qui fait bondir les acteurs du secteur. On sera en ligne avec l'un d'entre eux dans un
00:36instant.
00:37On parlera aussi des toutes dernières propositions d'Edouard Philippe, le candidat Horizon à l'élection présidentielle, en dit un
00:44peu plus sur son programme économique.
00:46Les discussions ont été fructueuses entre l'UE et la Chine qui acceptent de freiner ses exportations de voitures hybrides
00:55vers les 27.
00:55Les 27 qui avancent aussi de leur côté sur l'union des marchés de capitaux.
01:00Un accord a été trouvé ce matin. Les détails de cette réforme cruciale pour l'économie européenne dans une demi
01:06-heure.
01:07Et puis à 18h45, on parlera de la géopolitique qui fait désormais son entrée dans les comex avec les chocs
01:14mondiaux qui se multiplient et qui se superposent.
01:17Les entreprises ne peuvent plus rester neutres face à ces enjeux. Elles doivent s'adapter, anticiper.
01:23Et ça peut être le rôle d'un géopolitical officer, une fonction au cœur de l'ouvrage de Florian Parmentier.
01:31Il sera sur ce plateau dans trois quarts d'heure.
01:35Et donc, on commence avec le remboursement des cures thermales qui sont dans le viseur du gouvernement.
01:41La ministre de la Santé veut transférer cette dépense aux complémentaires santé.
01:46200 millions d'euros d'économie prévus pour l'assurance maladie dans le prochain budget de la Sécu.
01:51Hélène Cornet, ce n'est pas la première fois que le gouvernement tente le coup.
01:56Non, effectivement, la mesure était déjà dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale l'an dernier.
02:02Mais elle n'a pas été adoptée par le Parlement.
02:06Et donc, rebelote cette année.
02:08Hier, la ministre de la Santé a donné les grandes lignes des transferts prévus vers les mutuelles.
02:14500 millions d'euros concernent les dépenses hospitalières.
02:17Et puis donc, c'est 200 millions d'euros d'économie sur les cures thermales.
02:23Elles sont aujourd'hui remboursées à 65% par l'assurance maladie.
02:27100% même en totalité pour ceux qui sont victimes d'affections longue durée.
02:33Et uniquement donc si elles ont été prescrites par un médecin pour 12 pathologies répertoriées.
02:39Et ce, pour une durée de 18 jours.
02:42Les cures de 3 jours, évidemment, ne sont pas remboursées.
02:44Et alors, il y a un débat sur la nécessité ou non de les rembourser.
02:47Effectivement, parce que les équipes médicales ne sont pas forcément d'accord entre elles.
02:52Pour certains professeurs, ce n'est que du confort.
02:54L'assurance maladie n'a pas à rembourser ses séjours bien-être.
02:58Et pour d'autres, c'est réellement efficace.
03:01Notamment, tout ce qui est sujet prévention.
03:04Par exemple, la Haute Autorité de Santé doit d'ailleurs bientôt rendre son avis sur la question.
03:09Les cures thermales, ça date du 19e siècle.
03:13C'est vraiment quelque chose qu'on connaît bien en France.
03:15L'an dernier, près de 470 000 patients en ont bénéficié.
03:20La France compte 88 stations thermales sur son territoire.
03:24En moyenne, il faut compter à peu près 1 800 euros pour un séjour en cure thermale
03:30avec l'hébergement et le transport.
03:33Ce n'est pas remboursé par les mutuelles.
03:36En tout cas, de façon automatique, tout dépend du contrat qu'on a signé avec sa complémentaire.
03:40Et un transfert du remboursement des cures thermales de la Sécurité sociale vers les complémentaires santé,
03:47ça serait un véritable choc pour les stations thermales ?
03:50Oui, parce qu'évidemment, ça va faire baisser le nombre de curistes s'il n'y a pas de remboursement.
03:56Le secteur estime qu'il va perdre autour de 3,5 milliards d'euros de ressources, de recettes économiques.
04:03Idem pour le nombre d'emplois qui serait divisé par 5, il passerait selon la filière de 25 000 équivalent
04:09en plein à 5 000.
04:11Donc, rembourser finalement ses cures ou non, c'est une décision finalement assez politique
04:17puisqu'il faut mettre en parallèle les économies réalisées par l'assurance maladie
04:22avec les retombées économiques de ces communes qui souvent, en fait, ne tiennent que grâce à cette activité.
04:28Eh bien justement, on est en ligne avec Julien Dubois.
04:31Bonsoir, vous êtes maire horizon de DAX, président de l'Association nationale des maires de communes thermales.
04:39Quel serait l'impact d'un déremboursement des cures thermales par la Sécurité sociale pour une commune comme DAX ?
04:48L'impact, il serait d'abord énorme pour les patients parce que c'est ce qu'il faut retenir en
04:55priorité.
04:56Les cures thermales permettent aux patients d'aller mieux.
04:59Ils sont atteints par des maladies chroniques desquelles on ne guérit jamais totalement.
05:03Et les cures thermales leur permettent d'aller mieux et de prendre moins de médicaments,
05:07ce qui génère des économies pour la Sécurité sociale.
05:12Et bien évidemment, au-delà de l'intérêt, et c'est d'abord la priorité pour les patients,
05:17il y a aussi des stations comme celle de DAX, comme beaucoup d'autres en France.
05:22Vous l'avez cité, il y a 88 stations thermales en France qui se sont développées autour de l'activité
05:28thermale,
05:29qui se sont structurées avec cette activité.
05:31Non pas grâce à l'argent de la Sécu d'ailleurs, non pas grâce au remboursement,
05:36parce qu'elles se sont développées avec des gens qui accompagnent les curistes,
05:39et les curistes qui viennent vivre trois semaines sur un territoire, sur leur denier personnel,
05:43qui consomment du coup dans ces stations, qui sont mieux équipées,
05:47qui investissent plus que les autres, et qui permettent un développement du territoire,
05:53que ce soit sur le plan médical, il n'y a pas de déserts médicaux quand il y a des
05:56stations thermales,
05:57par exemple, beaucoup plus poussées que d'autres villes de taille équivalente.
06:02Donc il y a d'abord un intérêt pour les patients, le service médical rendu a été vérifié par une
06:08soixantaine d'études,
06:09et puis il y a un développement effectivement du territoire qui s'est fait grâce au thermalisme,
06:12qui serait annihilé avec ces réformes, qui sont en fait une fausse bonne idée,
06:18parce qu'il n'y aurait pas d'économie pour la Sécurité sociale.
06:21Pourquoi ? Pourquoi pensez-vous que ça n'aurait pas d'économie ?
06:25Parce que si les gens ne font pas leur cure, ils vont consommer plus de médicaments,
06:29ils vont avoir recours à plus de consultations médicales,
06:33et la Sécurité sociale va devoir les rembourser.
06:36Et puis, si vous me le permettez, il y a un autre élément important,
06:41c'est que nous sommes en pleine évaluation du service médical rendu du thermalisme
06:47par la Haute Autorité de Santé, la HAS.
06:50C'est la ministre de la Santé qui l'a décidé,
06:53et donc il y a des professeurs, des médecins qui évaluent le service médical rendu par le thermalisme
07:00partout en France.
07:01Et il y aurait quand même une incongruité à déclencher une évaluation par la HAS,
07:07et de décider du sort de la filière thermale sans en attendre les conclusions.
07:11C'est la raison pour laquelle nous demandons à minima d'attendre les conclusions
07:15de cette évaluation de la HAS, qui va prendre plusieurs années,
07:19et de nous mettre autour de la table pour regarder posément tous les paramètres,
07:23et si restructuration il doit y avoir, de prendre le temps qu'il faut pour le faire
07:30et de regarder encore une fois tous les paramètres.
07:33Mais Julien Dubois, ça représenterait combien de manque à gagner
07:37pour une ville comme DAX en termes d'emplois par exemple,
07:39en termes d'emplois directs et indirects ?
07:43Ou sur l'activité économique en général ?
07:45Ce sont des centaines d'emplois directs,
07:48500 à peu près pour la ville de DAX, des milliers d'emplois indirects,
07:52et je vous le dis, toute une économie, un territoire qui s'est développé
07:57au cours de cette activité, et je le reprécise parce qu'il ne faut pas
08:00que ce soit mal interprété, pas avec l'argent de la sécurité sociale,
08:04mais avec les à-côtés de l'activité thermale qui font que des gens
08:09viennent sur des territoires pendant trois semaines.
08:12Donc aucune politique publique ne peut agir comme ça par date butoir,
08:18par coup près, sans prendre en compte toutes les conséquences d'une décision.
08:22C'est 200 millions d'euros à peu près par an le coût du thermalisme
08:27pour la sécurité sociale, epsilon sur le budget total de la sécurité sociale,
08:32mais avec des vrais services médicaux rendus, avec une utilité pour ces patients.
08:37On est donc là vraiment dans l'économie à court terme
08:40qui n'atteindrait pas ces objectifs.
08:43Oui, après c'est un transfert de charge, est-ce que vous pensez justement
08:47que les complémentaires santé pourraient prendre en charge
08:51une partie plus importante du coût de sécurité thermale ?
08:56Mais pourquoi pas discuter de cela, mais pas en un mois ou en 15 jours
09:02au gré d'une discussion d'un projet de loi du financement de la sécurité sociale.
09:06Si les complémentaires doivent prendre le relais, il faut l'établir quelques années auparavant
09:12pour que, par exemple, les gens puissent souscrire des contrats dans lesquels le thermalisme
09:17et le souhait thermal est prévu, que du coup éventuellement on ait une baisse de la prise en charge
09:23de la sécurité sociale, mais que les curistes qui ont besoin de leur cure puissent s'organiser
09:29et voir avec leurs mutuelles comment ça se passe.
09:32Les mutuelles ne vont pas opérer cette prise en charge sur 100% des curistes du jour au lendemain.
09:38Donc comme pour toutes les actions publiques, comme pour toute décision politique,
09:43ça ne se fait pas du jour au lendemain parce qu'on a regardé ça sur un point de table.
09:47Ce sont des choses à regarder sérieusement.
09:49Il y a des patients qui ont besoin de leur cure, il y a des territoires qui se sont développés
09:53avec cette activité et tout ça est à regarder sereinement.
09:56– Julien Dubois, rien n'est fait pour le moment, le texte va commencer à être débattu lundi
10:04à l'Assemblée nationale en commission.
10:06Néanmoins, si ça passe, vous allez monter au créneau ?
10:09– Ah oui, ça vous pouvez effectivement compter sur nous.
10:13Monter au créneau pour aller expliquer en fait, pour débattre avec tous ceux
10:17qui auront leur mot à dire sur ce sujet, leur donner les tenants et les aboutissants,
10:21leur montrer le service médical rendu, l'intérêt pour les patients
10:25et pour les territoires et pour les entreprises du thermalisme,
10:30rappeler à tout le monde qu'on est en pleine évaluation par la HAS
10:35et qu'accessoirement on est à l'aune d'élections importantes qui auront lieu en 2027
10:40et c'est peut-être à ce moment-là qu'il faut trancher et parler de ces sujets-là
10:44encore une fois pendant 15 jours ou un mois sans avoir pris en compte tous les éléments.
10:49– Merci beaucoup Julien Dubois, je rappelle que vous êtes maire horizon de DAX
10:53et président de l'Association nationale des maires de communes thermales.
10:58Débat budgétaire toujours hier pour la deuxième journée d'examen en commission des finances.
11:03Les députés ont largement revu la réforme de l'apport session prévue par l'exécutif.
11:08Ce projet avait provoqué une levée de boucliers chez les patrons et leurs conseillers fiscaux.
11:13Antoine Renaud, expert en gestion de patrimoine, salue les modifications apportées par les députés.
11:18Écoutez.
11:20– Les derniers débats à l'Assemblée nationale sur le sujet ont permis de réduire un petit peu
11:25l'impact du projet initial en permettant de s'adapter plus à la réalité économique,
11:32fiscal et le droit civil existant en permettant finalement de distinguer les titres qui sont donnés
11:38ou reçus par succession, de distinguer aussi les titres réellement qui ont permis une vente
11:45et une récupération de liquidités pour l'entrepreneur et aussi de distinguer une temporalité,
11:50c'est-à-dire les effets d'aubaine qui permettraient d'utiliser l'apport session de puits donnés aux enfants
11:55et récupérer les liquidités ne seraient pas possibles immédiatement.
11:59Il y aurait une temporalité d'au moins de 8 ans.
12:01– Antoine Renaud, expert en gestion de patrimoine.
12:04Après la retraite à 65 ans, Édouard Philippe met de nouvelles propositions sur la table.
12:09Baisse de l'immigration légale, nouvelles aides pour les familles
12:13ou défiscalisation des heures supplémentaires.
12:16Caroline Morisseau, Édouard Philippe marque clairement son terrain à droite.
12:20– Oui, c'est ça. En ce qui concerne le pouvoir d'achat d'abord,
12:23Édouard Philippe reprend à son compte la formule de Nicolas Sarkozy,
12:26travailler plus pour gagner plus.
12:28Et donc concrètement, il veut permettre aux entreprises de fixer elles-mêmes la durée hebdomadaire de travail,
12:35leur permettre de déroger aux 35 heures.
12:37Et toutes les heures supplémentaires au-delà de 35 heures seraient partiellement défiscalisées
12:42et exonérées de cotisations.
12:44Au-delà de 37 heures, elles seraient même totalement exonérées de cotisations.
12:47Ce qui permettrait à une personne au SMIC qui travaille deux heures de plus par semaine
12:52de gagner 1 000 euros en plus par an.
12:55Donc ça permettrait à la fois de redonner du pouvoir d'achat tout en allégeant le coût du travail.
13:00Autre marqueur de droite, Édouard Philippe a insisté sur la politique familiale.
13:05Il propose des aides dès le premier enfant.
13:09Ce qu'il faut, c'est d'accompagner les familles qui travaillent et qui font un enfant,
13:13puis un deuxième, puis un troisième, s'ils le souhaitent.
13:16En faisant en sorte d'obtenir une réduction d'impôt d'environ 3 000 euros,
13:20ce qui permet aux classes moyennes qui travaillent de ne pas payer d'impôt sur le revenu
13:25pendant les trois années qui suivront la naissance d'un enfant.
13:28Voilà, et sur la politique familiale toujours, en plus de cette réduction d'impôt,
13:33donc de 3 000 euros par an pendant trois ans,
13:36Édouard Philippe propose de remplacer tous les dispositifs actuels,
13:40allocations familiales, primes de naissance,
13:42par une allocation familiale unique de 350 euros maximum par mois et par enfant
13:48pour les familles les plus modestes.
13:50Un montant qui sera ensuite dégressif en fonction des revenus.
13:54Enfin, Édouard Philippe, l'ex-premier ministre,
13:56veut diviser par deux l'immigration légale.
14:00Il veut que tout cela aille vite.
14:02Il faut que ce pays soit commandé et gouverné, dit-il.
14:06Il en a besoin, ajoute-t-il.
14:07S'il est élu, il présentera une vingtaine d'ordonnances dès juillet prochain
14:12afin qu'elles entrent en vigueur dès l'automne.
14:15Merci beaucoup Caroline Morisseau.
14:17Restez avec nous sur BFM Business dans un instant, le débat.
14:26Le 18h écho, Stéphanie Collot.
14:29On poursuit le 18h écho sur BFM Business avec le débat.
14:33Et cette question, la France est-elle trop capitaliste ou trop socialiste ?
14:37Marco Fiorentino et Emmanuel Lechypre en débattait ce matin sur BFM Business.
14:41Écoutez.
14:43Je trouve que c'est complètement dingue.
14:45C'est-à-dire, je me dis, quand vous m'avez envoyé le thème de notre débat,
14:49je me suis dit que finalement, ils avaient réussi leur coup.
14:52Toute cette idéologie égalitariste qu'on a depuis des années,
14:57qui infuse partout, par l'enseignement, par l'université,
15:02par les économistes comme Emmanuel Lechypre,
15:04pour que sur un plateau comme Good Morning Business,
15:09d'une chaîne qui s'appelle une chaîne de business,
15:12on se dise qu'on peut être trop capitaliste.
15:15Je me dis que franchement, bravo.
15:17Bravo à tous ceux qui nous mentent depuis des années,
15:19à tous ceux qui nous ont brainwashés.
15:23Moi, je me suis souvent posé la question,
15:25je me suis dit si Marx débarquait aujourd'hui en France,
15:29je pense qu'il n'en reviendrait pas.
15:31Karl Marx, il se dirait, mais ce n'est pas possible.
15:33On lui raconterait ce qui se passe en France,
15:34on lui dirait, ben voilà, aujourd'hui, le système de redistribution,
15:39voilà le montant des taxations sur les entreprises,
15:42voilà le montant des taxations sur les ménages,
15:44à part le fait qu'on ne soit pas au partage de la propriété,
15:49et encore, on n'en est pas loin,
15:50parce qu'avec l'IFI, avec les taxes foncières,
15:52avec toutes les taxes, on est déjà dans un système.
15:54Je pense que, en fait, mais ce n'est pas pour prendre une formule
15:58volontairement provocatrice, vous savez que ce n'est pas mon genre,
16:00mais je pense qu'on est probablement le seul pays,
16:04je ne vais pas dire communiste parce que ça serait exagéré,
16:06mais le vrai succès du modèle marxiste, c'est la France.
16:10Et donc, je ne comprends même pas la question, en fait.
16:13Emmanuel ?
16:14Je pense que c'est ça qui est caractéristique avec les gens de marché,
16:17c'est-à-dire qu'ils ont leur système en tête,
16:19et à aucun moment ils sont incapables de le remettre en question,
16:21et de se dire, ben voilà, est-ce qu'il a des avantages,
16:24des inconvénients, des défauts ?
16:25Or, en réalité, pourquoi on s'est posé cette question ?
16:28C'est parce qu'on a une enquête, un sondage,
16:31enfin un travail d'universitaire, qui a été publié hier.
16:33Un travail d'universitaire.
16:35Quand on a dit ça, on a compris que, de toute façon,
16:38d'universitaires qui ne se sont jamais baladés dans des pays
16:42comme les États-Unis pour savoir ce que c'était que le vrai capitalisme.
16:44Ah si, puisque justement, Marc, c'est des universitaires américains
16:46qui ont publié cet indice, et qui nous disent, ben quand même,
16:50la France, c'est le pays, on est classé quand même 21ème pays
16:54le plus capitaliste du monde.
16:56Et donc, c'est pour ça qu'on a eu l'idée de poser cette question,
16:58parce qu'après, il y a aussi ce débat sur,
17:00est-ce que la France, effectivement, c'est indéniable,
17:02c'est le pays qui prélève le plus ?
17:05Oui, c'est le pays qui fait le plus de protection sociale, etc.
17:08Mais il faut rappeler que l'ADN de la France, ce pays miraculeux,
17:13c'est quand même à la fois liberté et égalité.
17:16Or, il n'y a rien de plus antinomique, philosophiquement,
17:20que la liberté, le capitalisme, et l'égalité, le socialisme ou le communisme,
17:25puisque par définition, les deux sont totalement antinomiques.
17:28Non, mais ce n'est pas vrai, parce qu'en matière économique,
17:31je ne suis pas d'accord avec toi, là on ne parle que d'économie.
17:34Oui, et bien ne parlons que d'économie.
17:36En économie, aujourd'hui, ce n'est pas liberté-égalité,
17:40aujourd'hui, c'est frein et pas de liberté, et égalitarisme.
17:45Donc, je ne vois pas du tout comment tu peux appliquer ces deux mots à la France.
17:50Aujourd'hui, on a la liberté d'entreprendre, ça c'est certain,
17:53mais avec tellement de contraintes que cette liberté est une liberté sous contrainte.
17:58Ensuite, il n'y a pas d'égalité, il y a un égalitarisme,
18:01c'est-à-dire qu'on est en permanence avant même.
18:04Mais il faut voir, Zuckman, voilà, taxe Zuckman, c'est exactement ça.
18:08C'est-à-dire qu'on n'a pas encore créé de richesse, qu'il faut déjà la taxer.
18:12Est-ce qu'on peut dire qu'aujourd'hui, quand on pense qu'on va taxer le dirigeant de Mistral
18:17qui n'a pas vendu d'action et qui n'a pas pour l'instant créé de richesse,
18:22mais qui se bat pour créer une souveraineté numérique française,
18:28aux Etats-Unis, ce gars serait un héros, en France, on ne se dit pas que c'est un héros,
18:34on se dit qu'il faut le taxer.
18:35Enfin, je veux dire, on est dans un modèle qui marche sur la tête et qui mène à la déroute.
18:40Sauf que Zuckman est aussi un héros aux Etats-Unis, mon cher Marc.
18:43Donc, ce qui m'embête, c'est que...
18:46Un héros anticapitaliste ?
18:48Bien sûr.
18:48C'est ce que je suis en train de dire, c'est-à-dire qu'on ne peut pas parler
18:51de capitalisme en France.
18:52Oui, mais sauf que ce que tu ne veux pas voir, c'est que le capitalisme français n'est pas
18:58le capitalisme dont tu rêves.
19:00Et que ce capitalisme...
19:01Non, mais ce n'est pas du capitalisme du tout, ce n'est pas le problème,
19:04ce n'est pas de savoir si c'est le capitalisme dont je rêve.
19:06Ah oui, mais ça, c'est quand même le sujet.
19:07Je pense que...
19:08Comment tu peux dire ?
19:09On n'est même pas...
19:10On ne peut même pas parler de libéralisme.
19:13Donc, comment tu veux parler de capitalisme ?
19:14Quand tu sors comme un des pays, soi-disant, les plus capitalistes du monde,
19:18c'est intéressant de voir pourquoi tu l'es.
19:20Et moi, je trouve qu'effectivement, pourquoi je dis, je défends plutôt l'idée de trop de capitalisme ?
19:25C'est trop de malcapitalisme.
19:27C'est-à-dire que le capitalisme, c'est un capitalisme à la française,
19:32dans lequel on est finalement dans un pays où le capitalisme est essentiellement financier.
19:37Qu'est-ce qui fait qu'on est bon ?
19:37C'est nos banques.
19:38C'est un capitalisme dans lequel on protège davantage les entreprises déjà installées.
19:42Ah bon ?
19:43Bien sûr, sur les nouveaux entrants.
19:45Ah oui, d'accord.
19:45Aujourd'hui, tu es un entrepreneur, c'est extrêmement difficile.
19:49Ah non, mais je peux te dire un truc.
19:49Tu te trompes complètement.
19:51C'est le seul avantage qu'on a en France, c'est de monter une start-up.
19:59Donc là, je ne suis pas d'accord avec toi.
20:00S'il y a une petite fenêtre de capitalisme en France,
20:03et ce n'est pas du capitalisme parce que c'est encore de l'étatisme,
20:06parce que c'est encore des aides de l'État,
20:08et c'est encore des aides de la BPI,
20:09c'est pour monter une boîte.
20:11Mais dès que tu as monté une boîte, et qu'elle commence à tourner,
20:14et qu'elle a du chiffre d'affaires, et qu'elle peut faire des...
20:17Attention, le mot interdit en France, elle peut faire des profits.
20:21Là, tu as vraiment l'impression que tu tombes sous le tribunal populaire.
20:28Comment cette boîte fait des profits ?
20:31Sauf que, est-ce que tu trouves normal que ce soit aussi facile
20:36pour les grands groupes qui se défendent dans cette espèce de connivence
20:39de capitalisme d'État, où finalement, on défend, on préserve ces précarés ?
20:44Je rappelle quand même, le travail de l'OCDE,
20:46que si on avait le niveau de concurrence en France qu'on a
20:49dans les pays moyens de l'OCDE, on aurait un million d'emplois en plus.
20:52Ça, c'est des chiffres totalement bidons.
20:56Absolument, absolument.
20:58Non, mais impossible à vérifier.
21:00Attends, mais ce n'est pas impossible à vérifier ?
21:01Ou alors, tu considères qu'à ce moment-là, tous les travaux sont pourris, sont nuls ?
21:05Non, moi, je considère qu'à ce moment-là, il n'y a pas de débat possible.
21:10Moi, je veux bien, mais...
21:10Non, mais je considère qu'il faut jouer sur l'observation de ce qui se passe au quotidien.
21:15Moi, j'adore les enquêtes, j'adore les études d'économistes.
21:18L'observation.
21:18Moi, je regarde la vie d'un entrepreneur aujourd'hui,
21:21et je peux dire qu'un entrepreneur, qu'il est une petite entreprise,
21:24qu'il est une PME, qu'il est une TPE, qu'il est une ETI,
21:27eh bien, il te dira qu'on est dans un pays étatiste,
21:30qui n'est pas libéral, qui est trop égalitariste,
21:34et il ne parlera même pas de capitaliste.
21:37Ça ne lui viendra même pas à l'idée.
21:39Si tu lui disais, est-ce que la France est un pays capitaliste ?
21:41Il se dit, déjà, on n'est pas un pays libéral.
21:43Comment vous pourrez être ?
21:45Le fait d'être dans un pays, par exemple,
21:47dans lequel les grandes entreprises distribuent plus de dividendes aux actionnaires qu'ailleurs,
21:52et investissent moins qu'ailleurs,
21:56et investissent moins qu'ailleurs, c'est problématique,
21:58parce que je rappelle que quand vous regardez aujourd'hui
22:00sur les chiffres de recherche, de développement, d'innovation,
22:03contrairement à ce qu'on pourrait croire,
22:04l'État fait son boulot, et les entreprises ne font pas leur boulot.
22:07Les entreprises privées dans le capitalisme français n'investissent pas assez.
22:11Heureusement que les entreprises françaises investissent à l'étranger.
22:15Voilà pour ce débat ce matin entre Marc Fiorentino et Emmanuel Lechy.
22:19Restez avec nous.
22:20Dans un instant, on va aller faire un tour sur les marchés.
22:23On parlera aussi de SpaceX qui part à la conquête des télécoms aux États-Unis.
22:28Elon Musk débourse 8 milliards de dollars pour acheter des fréquences mobiles.
22:32Et puis en Europe, les 27 avancent sur l'union des marchés de capitaux.
22:36Un accord a été trouvé ce matin.
22:38Les détails de cette réforme cruciale pour l'économie européenne dans moins de 5 minutes.
22:44A tout de suite.
22:45BFM Business présente.
22:50Le 18h écho.
22:52Stéphanie Collot.
22:5318h30 sur BFM Business.
22:55Le 18h se poursuit.
22:57On fait un point sur la séance du jour sur les marchés avec Antoine Larigauderie.
23:01Bonsoir Antoine.
23:02Bonsoir Stéphanie.
23:02Le CAC termine ce soir dans le vert mais la semaine dans le rouge.
23:05Oui, on est en baisse d'un petit peu plus d'un pour cent sur la semaine.
23:08Mais on gagne 0,95%.
23:10On reconquiert les 7803 points ce soir sur un volume d'échange assez moyen.
23:143,3 milliards.
23:15Notez une surperformance de la tech avec l'Euronext Tech Leaders qui a pris 1,2%.
23:20Surperformance aussi de Francfort avec un indice DAX qui a gagné 1,13%.
23:26Au top des hausses sur le CAC 40.
23:29ArcelorMittal a gagné 5,6% à 57,28.
23:32Capgemini plus 3,79.
23:34115,05.
23:35Bureau Veritas plus 3,5.
23:3727,09.
23:38La plus forte baisse elle est pour STMicro qui s'est distinguée malgré un bon climat
23:42sur la tech.
23:43De titre a perdu 3% à 46,55.
23:46Et puis Orange, les opérateurs télécom qui étaient un petit peu handicapés à cause
23:50d'un nouveau concurrent un petit peu turbulent qui pourrait s'appeler Starlink.
23:53On va en parler.
23:54Moins 2,5 pour Orange.
23:5613,87 euros.
23:56Un petit mot des taux d'intérêt sur le marché obligataire.
23:59Le 10 en français s'est tendu de quelques points à 4,86 alors que ça s'est détendu.
24:04Côté allemand à 3,49.
24:06Le pétrole aussi s'est légèrement détendu mais enfin reste très élevé.
24:10104,24 pour le Brent et 91,60 pour le brut léger américain.
24:14Et du côté justement des marchés américains ça se passe plutôt bien.
24:17Oui, plus 0,6 pour le Nasdaq.
24:19Plus 0,7 pour le Dow Jones.
24:21Le S&P 500 plus 0,54% du côté des marchés américains.
24:25On se prépare à la très grande vague de trimestriel qui va débuter dans les prochains jours.
24:31C'est évidemment le secteur bancaire qui va ouvrir le bal.
24:34J.P. Morgan, les Bank of America, Wells Fargo, Goldman Sachs.
24:37On aura tout la même semaine.
24:38On aura un petit peu un état des lieux sur une activité bancaire
24:42qui pourrait paraître quand même très bien orientée du fait de la hausse des taux
24:46mais qui est difficile sur certains secteurs.
24:47notamment celui des opérations financières, des fusions acquisitions.
24:51Et même la banque de marché, Goldman Sachs et Bank of America
24:53ont prévenu que leur revenu là-dessus serait quand même impacté par la volatilité très très forte
24:59notamment du côté du marché obligataire.
25:02Et puis alors il y a des ambiguïtés sur le chiffre d'affaires d'OpenAI qui ont fait un peu
25:07trembler les investisseurs.
25:09Disons qu'il y a eu du remous hier en après-marché et puis tout allait mieux à l'ouverture
25:12tout à l'heure.
25:13En fait le Financial Times a révélé que les prévisions de chiffre d'affaires d'OpenAI étaient bien en dessous
25:20de ce qu'attendait le marché.
25:22Simplement visiblement c'est ce qu'objectait OpenAI aujourd'hui, c'est que c'est dû à une erreur de
25:27calcul du fait du Financial Times.
25:31Donc du coup tout est rentré dans l'ordre mais ça en dit long en fait sur cette espèce de
25:35volatilité,
25:35cette crispation des investisseurs autour de ce que va véritablement rapporter l'intelligence artificielle
25:41par rapport à ce qu'elle dépense bien entendu pour dégager toujours plus de capacités de calcul et de technologie.
25:45Merci beaucoup Antoine Larigauderie.
25:47On reste aux Etats-Unis, AT&T et T-Mobile peuvent trembler.
25:52Elon Musk frappe un grand coup dans le secteur des télécoms.
25:56Après le rachat de bandes de basse fréquence pour près de 8 milliards de dollars,
26:01le milliardaire a désormais toutes les cartes en main pour lancer son propre réseau mobile.
26:06Votre smartphone directement connecté à des satellites Starlink
26:09situés au-dessus de vos têtes en orbite basse pour se connecter à Internet, oui,
26:14mais aussi pour envoyer des SMS.
26:16Elon Musk, géant des télécoms, c'est peut-être pour demain.
26:19En tout cas le milliardaire vient de franchir deux étapes majeures.
26:22Il maîtrise et dispose désormais toutes les compétences,
26:24toutes les technologies nécessaires à un tel déploiement.
26:27D'abord son réseau de satellites Starlink,
26:29déjà des centaines déployés autour de la Terre pour le réseau mobile.
26:32Bientôt 15 000 qui viennent tout juste d'être autorisés par le régulateur américain.
26:37Des satellites de dernière génération, beaucoup plus puissants,
26:40qui font donc grimper la capacité des bandes passantes.
26:43Ajoutez à cela le rachat cette semaine de portefeuille de fréquence
26:46auprès du fonds Grain Management pour près de 8 milliards de dollars,
26:50ce qui permet de couvrir aussi l'intérieur des bâtiments,
26:53de traverser les murs, ce qui était la faiblesse d'Elon Musk et de Starlink jusqu'ici.
26:56Un rachat qui reste quand même soumis à l'approbation du régulateur américain.
27:00Et ça, ça fait de l'ombre aux opérateurs historiques.
27:02Oui, justement, les acteurs américains y chutent en bourse.
27:05AT&T, TNT, Verizon, la baisse à la voisine où elle dépasse les 7%,
27:10car SpaceX n'est plus vue comme un acteur marginal
27:12pour apporter une offre complémentaire au réseau mobile traditionnel terrestre,
27:16notamment en zone blanche, avec le feu vert du régulateur américain,
27:20sa technologie, sa force de puissance financière,
27:23avec l'entrée en bourse de SpaceX et aussi les derniers rachats de fréquence.
27:27Elon Musk, il peut profiter du gâteau,
27:29voire carrément laisser des miettes aux opérateurs historiques.
27:32En tout cas, c'est ce que pensent certains analystes.
27:34Le réseau mobile, pour rappel, c'est justement un réseau continu
27:37qui est fluide partout dans le monde, sans zone blanche.
27:40Un nouvel entrant dans ce secteur, ça va donc créer de la pression sur les prix
27:43et donc la concurrence en sera plus forte.
27:45La question maintenant, c'est de savoir quel sera le prix des nouveaux satellites chez Musk
27:49qui pourraient aussi privilégier des partenaires historiques
27:51plutôt que de lancer ses propres abonnements.
27:53Et en Europe aussi, cette vague Musk peut faire des dégâts.
27:56En effet, d'ailleurs, Deutsche Telekom, c'est moins 8% aujourd'hui.
27:59Orange, c'est moins 2,5%.
28:01Vodafone, moins de 4%.
28:03Les investisseurs, ils s'inquiètent en bourse.
28:05Si Deutsche Telekom s'est déjà allié à Starlink
28:07pour lancer son service de connectivité direct par satellite
28:10dans 10 pays européens en 2028,
28:12et qu'Orange s'est justement allié à une des filiales de SpaceX
28:15pour tester sa technologie en Espagne,
28:17eh bien, ces deux grands géants, ils veulent former un consortium
28:19entre Vodafone et Telefonica
28:22pour répondre justement aux prochaines mises aux enchères de fréquences européennes
28:25parce que ces licences actuelles, en fait,
28:27elles sont en train d'expirer l'an prochain
28:29et Bruxelles souhaite justement un peu plus réguler le secteur,
28:32des règles justement pour pouvoir réduire l'accès aux fréquences européennes
28:35à des acteurs non européens.
28:37Et d'ailleurs, une réunion informelle des ministres chargés des télécommunications
28:40aura lieu lundi et mardi prochain en Irlande pour avancer sur ce sujet.
28:44Merci beaucoup, Clara Bideau.
28:46Les discussions ont été fructueuses entre l'Union européenne et la Chine
28:50après des mois de tensions.
28:51Les entretiens entre le commissaire européen au commerce en visite à Pékin
28:56et le gouvernement chinois ont débouché sur des avancées concrètes.
29:00Alexandra Pagé.
29:02Un premier pas crucial selon le commissaire européen au commerce.
29:06Sur les terres rares, la Chine s'est engagée à en faciliter l'exportation vers l'Europe
29:11sans plus de détails. Pour le moment, Pékin a également fait un pas
29:14sur l'épineuse question des droits de douane chiffrée par Marko Sefcovic.
29:20Pékin est d'accord pour une réduction de 225 millions d'euros de droits de douane
29:24sur les produits européens.
29:26La Chine et Bruxelles sont aussi parvenus à s'entendre sur une réduction
29:30significative des exportations de voitures hybrides vers l'Union,
29:33ce qui devrait empêcher l'arrivée de millions de ces véhicules
29:36ces prochaines années sur le vieux continent.
29:38C'est la perspective d'une réduction de plus de la moitié des exportations
29:43de voitures chinoises en Europe.
29:45Une annonce aussi saluée par les constructeurs automobiles européens
29:48qui y voient une avancée positive pour apaiser les tensions commerciales.
29:53Avancées qui seront présentées la semaine prochaine à Bruxelles
29:55au prochain sommet des chefs d'État et de gouvernement.
29:58L'Europe qui durcit ses règles sur les importations chinoises,
30:03des mesures pour l'instant sans effet sur les géants des transports
30:07et de la logistique comme chez DHL en Pologne.
30:09Nouveau point d'entrée majeur des marchandises chinoises.
30:13À Varsovie, Nathan Cocampo pour BFM Business.
30:17Depuis juillet, l'Europe impose une taxe de 3 euros sur les petits colis
30:20pour freiner les Chines, Temu, Alibaba.
30:23Résultat, la Chine envoie des conteneurs en Pologne
30:25pour irriguer ensuite l'Europe.
30:26Une stratégie de contournement de la taxe qui profite à DHL.
30:30Comme le résume Thomas Boras, le PDG de DHL Express en Pologne.
30:37Ces entreprises essaient de relocaliser leurs stocks
30:40et de les faire revenir ici afin de s'acquitter des droits de douane habituelles,
30:44tout en garantissant des livraisons rapides à moindre coût en Europe.
30:47L'ensemble du groupe en bénéficie.
30:49Nous pourrions réaliser de nouvelles affaires avec ces entreprises.
30:53Mais les acteurs chinois développent peu à peu leur propre chaîne logistique
30:56en Pologne avec d'immenses entrepôts pour ne plus dépendre de groupes comme DHL.
31:00En parallèle, Bruxelles cherche à encore durcir les règles envers la Chine
31:04mais pas de quoi affoler John Pearson, le PDG de DHL Express.
31:08Le commerce mondial continue de prospérer.
31:10Les marchandises continuent de circuler partout dans le monde.
31:12Elles vont peut-être vers une destination différente.
31:15Elles vont peut-être vers l'Asie du Sud-Est plutôt que vers les Etats-Unis.
31:18Nous savons que le commerce entre la Chine et les Etats-Unis est en baisse.
31:21À la place, une grande partie va vers la région Asie-Pacifique.
31:25Détroit d'Ormousse bloqué, taxes douanières américaines, barrières européennes.
31:28Et pourtant, au premier semestre hors rebond Covid,
31:31la croissance du commerce mondial a été la plus élevée de ces 15 dernières années.
31:35Le reportage de Nathan Kokampo à Varsovie, en Pologne.
31:38Les 27 avancent sur l'Union.
31:40Des marchés de capitaux largement encouragés par les rapports Draghi et l'Etat.
31:44L'Union européenne se dote d'un super gendarme boursier européen.
31:49Un nouveau texte avait été proposé l'année dernière par la Commission.
31:53Un accord a été trouvé ce matin.
31:55Astrid-Olivier, c'est une réforme cruciale pour l'économie européenne.
31:59Oui, l'ESMA, cette autorité européenne des marchés boursiers,
32:03aura la mission de contrôler, enquêter, voire sanctionner les grands acteurs du secteur.
32:08Par exemple, la bourse de Paris, Euronext.
32:10Jusqu'ici, il s'agissait d'une compétence nationale.
32:13Le fait de donner cette compétence à une seule grande institution
32:17va permettre un contrôle plus homogène entre les pays.
32:22L'ESMA va aussi simplifier le développement financier des entreprises
32:25pour qu'elles ne se heurtent pas à des règles et des procédures différentes selon les pays.
32:31Ce sera moins coûteux, il y aura moins de formalités,
32:34ce qui va donc faciliter la circulation des capitaux sur le marché unique.
32:38Roland Lescure, le ministre de l'économie, s'est félicité tout à l'heure de cet accord.
32:43Nous avons réussi, en mettant chacun de l'eau dans notre vin,
32:47à obtenir un compromis qui est bon pour tout le monde.
32:49Nous allons pouvoir financer nos entreprises dans le cadre d'un marché unique,
32:52avec des règles uniques, et un superviseur unique pour les plus grandes entités,
32:57qui va permettre d'avoir un fonctionnement optimal des marchés financiers.
33:01Avec la réduction de la fragmentation des marchés financiers,
33:07l'objectif est de mieux orienter l'épargne des Européens.
33:10C'est une étape importante pour faire circuler plus facilement les 10 000 milliards d'euros d'épargne
33:16qui dorment sur les livrets bancaires des Européens.
33:19Un potentiel d'investissement massif pour soutenir les entreprises européennes,
33:23notamment les PME et les entreprises innovantes,
33:25qui ne dépendront plus des banques et des fonds publics.
33:28Concernant le calendrier, il faut d'abord attendre une adoption formelle du Conseil.
33:33Ensuite, le texte passera entre les mains du Parlement européen.
33:37Les institutions européennes espèrent un début de négociation en fin d'année ou début d'année prochaine.
33:43C'est à ce moment-là que seront précisés les pouvoirs exacts donnés à l'ESMA,
33:48et surtout de décider les moyens qui lui seront alloués pour contrôler et surveiller les marchés financiers.
33:53Merci beaucoup, Astré.
33:54Olivier, dans un instant, on va parler de la géopolitique qui fait désormais son entrée dans les comex
34:00avec les chocs mondiaux qui se multiplient, qui se superposent.
34:04Les entreprises ne peuvent plus rester neutres face à ces enjeux.
34:09Elles doivent s'adapter, anticiper, et ça peut être le rôle d'un chief geopolitical officer,
34:14une fonction au cœur de l'ouvrage de Florent Parmentier.
34:17Il sera sur ce plateau dans un instant.
34:19A tout de suite.
34:25Le 18h éco se poursuit à l'international.
34:31La géopolitique fait désormais son entrée dans les comex.
34:33Les crises internationales se multiplient, se superposent entre les conflits armés,
34:38les guerres commerciales, les blocus ou encore les sanctions économiques.
34:41La géopolitique devient une variable de décision presque quotidienne pour les entreprises.
34:47Mais comment identifier les informations pertinentes, les récolter, les classer et les interpréter ?
34:53Des interrogations au cœur de votre livre, Florent Parmentier.
34:56Bonsoir.
34:56Bonsoir.
34:57Vous êtes co-auteur de Chief Geopolitical Officer, Agir en entrepreneur, penser en géopoliticien, co-écrit avec Cyril Brett et
35:07Laurent Sellerier.
35:08Vous êtes aussi enseignant à Sciences Po et chercheur associé à HEC.
35:12D'abord, c'est quoi un Chief Geopolitical Officer ?
35:17Un Chief Geopolitical Officer, c'est ce qui va vous permettre d'aller au-delà de ce qu'on conçoit
35:22traditionnellement dans les comex.
35:24C'est l'architecte qui va vous permettre de transformer du savoir géopolitique en décision éclairée.
35:29C'est ça, en fait, son principal objectif.
35:31Et ça existe déjà ?
35:32Ça existe parfois.
35:34Ça existe dans certaines entreprises.
35:35Nokia est, par exemple, une entreprise qui a décidé d'avoir un Chief Geopolitical Officer et de relations publiques.
35:40Donc, l'idée, en fait, précisément, est que Nokia a pu recruter un ancien ambassadeur finlandais aux États-Unis et
35:48en Russie.
35:49Quand on voit la situation de la Finlande, on se dit que c'est un de poste important.
35:53Et donc, ça a été pour Nokia, en fait, l'annonce de ce point.
35:57Mais ce qui est intéressant, c'est d'observer qu'au-delà du cas particulier de Nokia,
36:00eh bien, beaucoup d'entreprises ont déjà réfléchi à ces points,
36:04sans qu'il y a des prises de décisions qui, aujourd'hui, doivent être largement repensées
36:08quand on a des chaînes de valeurs qui sont interrompues,
36:11quand on a ce que vous avez très bien décrit, des sanctions et différents domaines.
36:14C'est quoi la différence avec un risque manager ou encore des cabinets externes ?
36:19Parce qu'on sait que les grandes entreprises font aussi beaucoup appel aux cabinets externes.
36:24Les cabinets ont été les premiers, en quelque sorte, à insister sur ce concept.
36:29Quand on s'est penché avec mes deux co-auteurs sur ce concept,
36:31ce qui nous a frappés, c'est que les cabinets avaient, dès début 2024,
36:36avancés, écrits un certain nombre d'éléments dessus.
36:39Avec nos deux co-auteurs, on s'est déjà intéressés à ce concept.
36:42On a publié un papier pour l'Institut Montaigne.
36:45On s'est rendu compte, à ce moment-là, c'est l'un des éléments intéressants,
36:48que la plupart des gens qui ont réagi sur LinkedIn, beaucoup de réactions,
36:52me disaient « Non, ça, ce que vous décrivez, c'est ce qu'un chief economist officer doit faire. »
36:57D'autres personnes nous ont dit « Non, en fait, moi, je suis chief legal officer
37:01et c'est plutôt ce que moi, je dois faire. »
37:02Ou directeur de la stratégie aussi.
37:03À ce stade, effectivement, on s'est aperçu qu'il y a eu le risque également.
37:07J'inclus tout ça pour dire qu'on s'est dit « C'est quand même curieux,
37:10ce sujet dont tout le monde parle, tout le monde pense avoir une partie de la réponse,
37:14mais chacun voit une partie de son prisme. »
37:16Et ce qui manque quand on doit articuler les différences à voir, c'est un architecte.
37:19C'est-à-dire quelqu'un qui peut regarder les fragilités de l'édifice,
37:22proposer une structure, voir un petit peu comment tout ça est construit.
37:25Et partant de là, c'est un architecte de la connaissance géopolitique
37:29appliquée à la prise de décision.
37:31géopolitique, pas comme une, j'allais dire, une discipline académique,
37:34mais plutôt comme une discipline appliquée.
37:36Mais alors, quelle pourrait, enfin, quelle doit être la formation d'un tel profil ?
37:42D'où doit-il venir du monde diplomatique ?
37:46Vous avez plusieurs profils.
37:48Le monde diplomatique vous apportera un certain nombre de choses,
37:51comme la compréhension des rapports de force entre États,
37:54la possibilité de pouvoir dialoguer, la possibilité de savoir négocier.
37:57C'est ce que savent faire les diplomates.
37:59À cela, il faut ajouter aussi une capacité d'anticipation.
38:02C'est encore un autre jeu de compétences.
38:05Parfois, on a des militaires qui peuvent avoir ce type d'éléments.
38:09Ce qu'il faut donc voir, c'est qu'il n'y a pas une formation à ce stade qui
38:12serait idéale,
38:13tout simplement parce que différentes entreprises ont à faire face à différents types de défis.
38:19Par rapport aux types de défis qui sont concernés,
38:21on pourrait voir effectivement qu'il y a différentes choses.
38:23Et puis, il faut rappeler également qu'au-delà du poste,
38:25on pourrait se dire que c'est un gadget pour le CAC 40.
38:29Je pense qu'au contraire, il est évident que les questions géopolitiques
38:33affectent toutes les entreprises, toutes les ETI, toutes les PME.
38:36C'est ce que nous explique en particulier Fabrice Lesachet dans sa préface.
38:39Ce qu'on voit donc, c'est qu'à partir de là, ce CGO n'est ni directeur des risques,
38:46il va aussi observer des opportunités géopolitiques.
38:48Oui, parce que pour transformer ces crises en opportunités,
38:52on sait aussi que c'est un enjeu crucial.
38:55C'est un enjeu crucial et il est à la fois là pour parler de l'incertitude,
38:59regarder les différentes opportunités,
39:01et à partir de là, être capable de proposer un certain nombre de scénarios.
39:06En prospective, on travaille beaucoup à partir de scénarios,
39:09en se disant si telle et telle circonstance se rencontrait,
39:12alors on a plus de chances de devoir mettre l'accent sur telle ou telle prise de décision.
39:16Le scénario, c'est un outil d'aide de prise à la décision,
39:19et le Chief Geopolitical Officer est celui qui doit précisément être capable
39:23de pouvoir distinguer différents scénarios.
39:26On parle de quel type de crise exactement ?
39:29Tout type de crise, commerciale, sanctions, blocus ?
39:34Oui, on peut regarder par exemple le fait qu'à Davos, en 2025,
39:41l'idée selon laquelle la géopolitique est le principal problème pour les entreprises
39:47est apparue de loin, comme la première préoccupation.
39:50Dans quel contexte ça s'inscrivait ?
39:52Eh bien, je vous ai donné la conclusion, le contexte était lequel ?
39:55C'était celui tout simplement des tarifs douaniers imposés par Trump,
39:59qui faisaient suite à un certain nombre d'autres développements pour les Européens.
40:03La situation, la guerre en Ukraine,
40:06tout simplement, était un facteur aussi de compréhension
40:09du fait qu'un certain nombre de chaînes de valeurs allaient être interrompues.
40:12Si vous avez des chaînes de valeurs qui sont interrompues,
40:14si vous avez des sanctions qui se livrent à ça,
40:17si vous voyez bien qu'une crise, qui peut arriver à des milliers de kilomètres,
40:21tout le monde ne connaissait pas Hormuz et Babel-Landeb et CD3
40:25avant le début de l'année aussi, précisément qu'on le connaît aujourd'hui.
40:29Donc, on voit bien que tout type de crise doit être prise en compte
40:32par un chief geopolitical officer.
40:34Est-ce qu'il doit remplacer, je veux dire,
40:35est-ce qu'il doit avoir une cellule de veille à lui tout seul ?
40:37Non. C'est un architecte.
40:39Et pour reprendre le point, il n'a pas nécessairement vocation,
40:42comme un cabinet de conseil, à avoir tout sous la main, en interne.
40:45Il n'a pas vocation, comme un chef des risques, à regarder les risques.
40:48Les risques, c'est très important et ça ne remplace pas le risque.
40:52Ça ne remplace pas non plus les cabinets de conseil,
40:54mais ça doit permettre à un COMEX, en quelque sorte,
40:57de pouvoir définir son image du monde.
40:58C'est ça, c'est qu'il rapporte directement au COMEX.
41:01Où il se place dans l'organigramme de l'entreprise ?
41:05Il se place dans le livre qu'on développe
41:07plutôt au niveau du PDG ou du secrétaire général.
41:12C'est-à-dire un poste à partir desquels les décisions peuvent être prises.
41:18Ça lui permet d'avoir ce rôle.
41:21Qui dit architecte dit qu'il ne doit pas avoir une équipe.
41:24Ce n'est pas un poste de plus sur l'organigramme, la bataille.
41:27La bataille, à ce stade, c'est plutôt de comprendre
41:29comment des crises géopolitiques et des opportunités
41:32peuvent être transformées en informations pertinentes
41:35pour prendre des décisions.
41:36Alors, vous l'avez dit, une des clés, c'est l'anticipation.
41:39Vous parlez dans le livre du modèle ODA, O-O-D-A.
41:42C'est une méthode militaire.
41:46De quoi s'agit-il exactement ?
41:48La méthode ODA, c'est l'une des méthodes que l'on développe dans l'ouvrage.
41:57Quelles sont ces méthodes ?
41:58Tout simplement, on part de l'observation
42:01et on regarde ensuite, à partir des éléments d'observation,
42:04comment on peut aller jusqu'à la prise de décision et à l'action.
42:08Dans ce cadre-là, c'est une des méthodes que nous identifions
42:13comme devant permettre de passer de la compréhension,
42:16de la description des faits à de la prise de décision.
42:20Ce que vous disiez tout à l'heure sur les crises,
42:24ça veut dire qu'aujourd'hui, le monde est clairement
42:26dans une ambiance de permacrise.
42:28Elle se superpose, elle s'ajoute, elle se multiplie.
42:32Ça veut dire aujourd'hui aussi que les entreprises
42:34ne peuvent plus rester neutres face à cela ?
42:37Elles doivent s'adapter ?
42:38Elles doivent agir et ne pas laisser le train passer ?
42:42Je pense qu'on peut résumer comme ça.
42:44Si les entreprises ne s'intéressent pas à la géopolitique,
42:47il faut observer que la géopolitique continue
42:48de s'intéresser aux entreprises
42:50et avoir un impact sur leur prise de décision.
42:53Vous pouvez être une PME, une ETI,
42:56vous n'allez pas nécessairement embaucher
42:57un chief géopolitique à l'officeur.
42:58Non, financièrement c'est compliqué.
43:00En revanche, il faut que vous ayez quelqu'un
43:02au sein de la structure qui puisse faire le lien
43:04entre les différents éléments.
43:06Les cabinets de conseil sont importants de ce point de vue-là,
43:09mais n'ont pas nécessairement la compréhension fine
43:11du fonctionnement concret d'une entreprise en interne.
43:14Les directions des risques connaissent parfaitement
43:17la vie de l'entreprise, ont des directions importantes,
43:21mais ils voient une partie.
43:23Ils comprennent une partie de ce que nous essayons
43:25de décrire dans le livre, une partie essentielle.
43:27Mais ce n'est pas le rôle d'un directeur des risques
43:31de regarder quelles sont les opportunités concrètes
43:33qui sont produites.
43:34Autrement dit, ce qu'on a pu observer,
43:36c'est qu'il y avait un manque.
43:38Ce que nous avait confirmé le papier
43:40que nous avions écrit, c'est que ce manque
43:42est assez largement partagé.
43:44Et l'idée du Chief Geopolitical Officer,
43:47c'est de dire tout simplement que peut-être,
43:49dans certains cas, il a vocation à être incarné.
43:51Et très souvent, il a vocation à être incarné.
43:53Si une PME ou une ETI est consciente
43:56qu'elle a ce type de difficultés,
43:57alors il faut que quelqu'un au sein de la structure
43:59ait ce type de formation, réflexe, d'idées,
44:03selon laquelle on peut réagir de telle ou telle manière.
44:06On fait partie au-delà d'OdDA.
44:07On a d'autres matrices dans le livre
44:10qui doivent expliquer comment on peut procéder
44:12dès lors qu'on rencontre une difficulté.
44:14Dernière question, Florent Parmentier.
44:17Le Chief Geopolitical Officer,
44:19il existe ailleurs dans le monde ?
44:21Il existe, alors, dans le monde.
44:23Il existe, comme je le disais tout à l'heure, en Finlande.
44:24Vous en trouverez également aux Etats-Unis.
44:26Ce qui est intéressant, c'est de voir
44:28si c'est finalement une idée occidentale
44:31pour des entreprises d'Europe du Nord
44:33et des Etats-Unis,
44:37ou si nous allons en voir apparaître dans le Sud.
44:40En réalité, les Etats dits du Sud global,
44:43il faudrait définir cette expression,
44:45mais les Etats du Sud global,
44:46elles-mêmes ont déjà connaissance
44:48de ce que c'est que la fragmentation du monde.
44:50C'est différent pour les Européens et les Américains,
44:52pour lesquels on voit concrètement
44:53ce qu'est la fragmentation du monde.
44:54Dans d'autres régions du monde,
44:55ils l'ont déjà,
44:56donc les fonctions au sein des entreprises
44:58existent déjà,
44:59quand même elles ne portent pas ce titre.
45:00Merci beaucoup, Florent Parmentier.
45:02Je rappelle que vous êtes co-auteur
45:03de Chief Geopolitical Officer,
45:05agir en entrepreneur,
45:07penser en géopoliticien.
45:08Merci beaucoup.
45:09Dans un instant sur BFM Business,
45:11c'est de quoi je me mêle,
45:12présenté par François Sorel.
45:13Très bonne soirée, très bon week-end.
45:16Le 18h écho sur BFM Business.

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