- il y a 6 heures
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Jordan Bardella est-il politiquement condamné après les révélations sur ses anciens messages ? Atteinte à sa crédibilité ou polémique trop éloignée de la présidentielle ?
La révolte des lycéens pose ensuite la question de ses véritables ressorts : inquiétudes générationnelles ou mobilisation encouragée par LFI ? Derrière cette contestation, est-ce surtout le retour du "parti de l’ordre" incarné par le pouvoir en place ?
Enfin, la dette peut-elle devenir le véritable séisme de la présidentielle ? A moins que cela reste un sujet technique sans effet majeur sur le vote ? Cependant, une nouvelle dégradation financière pourrait contraindre les candidats à dévoiler leurs véritables solutions.
Entre Bardella, les lycéens et la dette, cette émission interroge les trois fragilités qui pourraient peser sur la campagne présidentielle.
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#manifestations #bardella #économie
Source YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=iTpNb_7IJvo
La révolte des lycéens pose ensuite la question de ses véritables ressorts : inquiétudes générationnelles ou mobilisation encouragée par LFI ? Derrière cette contestation, est-ce surtout le retour du "parti de l’ordre" incarné par le pouvoir en place ?
Enfin, la dette peut-elle devenir le véritable séisme de la présidentielle ? A moins que cela reste un sujet technique sans effet majeur sur le vote ? Cependant, une nouvelle dégradation financière pourrait contraindre les candidats à dévoiler leurs véritables solutions.
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NewsTranscription
00:00:08Générique
00:00:13Bonjour à tous, Tête à Clash, nouvelle formule, deux invités, un poète et homme politique, c'est Serge Féderbouche.
00:00:22Voilà, homme poétique aussi.
00:00:24Homme poétique, absolument. Tariq Dali, secrétaire général du CNIP.
00:00:28Le secrétaire général adjoint.
00:00:30Adjoint, pardon, du plus vieux parti de la droite française.
00:00:33Juste, 1949.
00:00:34Ok.
00:00:35J'ai toujours là.
00:00:36Très bien, trois sujets, trois invités, trois débatteurs, c'est moi le troisième débatteur.
00:00:45Tariq, le premier sujet, de quoi s'agit-il ?
00:00:49C'est de la polémique qu'on a lancée contre Jordan Bardella.
00:00:53Oui.
00:00:54Donc je ne sais pas trop ce que ça va donner.
00:00:56Mais a priori, ça n'intéresse pas grand monde, ce qui est quand même plutôt une bonne nouvelle.
00:01:00Mais surtout, je voudrais attirer l'attention sur le sujet, sur la question la plus importante dans cette affaire.
00:01:07Et ça n'est sorti qu'au bout de quatre, cinq jours.
00:01:09C'est-à-dire, tout le monde s'est rué dessus en disant c'est un antisémite, etc.
00:01:13Mais tout le monde a oublié l'essentiel.
00:01:15Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'aller violer des correspondances privées qui remontent à 15 ans,
00:01:21le personnage était mineur et on va l'attaquer là-dessus.
00:01:25Donc ce qui m'a étonné, c'est que M. Bardella et tout le RN n'aient pas commencé déjà
00:01:31par contre-attaquer, contre Mediapart, en disant que qu'est-ce que c'est que ça ?
00:01:35C'est une atteinte à la vie privée, violation de correspondances privées, atteinte à la vie privée.
00:01:40Enfin bon, c'est terrifiant.
00:01:42Donc qu'est-ce que c'est que ce monde dans lequel on va fouiller dans les poubelles, surtout par
00:01:45des officines stalinotrotskista ?
00:01:48Pardon, ça ne t'intéresse pas de savoir ce qu'un futur Premier ministre de la France, puisque c'est
00:01:54comme ça qu'il est présenté dans le ticket avec Marine Le Pen,
00:01:57a pensé quand il était jeune ou a fait quand il était jeune, même si on peut lui donner le
00:02:03bénéfice de la jeunesse et d'avoir mûri ?
00:02:07Non mais alors à ce moment-là...
00:02:08Ce n'est pas le sujet principal ?
00:02:09Oui mais c'est tout le problème, c'est-à-dire qu'aujourd'hui on a élargi toutes les notions
00:02:14de délit d'opinion,
00:02:15on n'a plus le droit de rien dire, c'est-à-dire que le type, l'objectif de ça,
00:02:18ce n'est pas qu'on le sache,
00:02:19l'objectif c'est de le tuer politiquement, de lui nuire.
00:02:23Mais aller tuer politiquement quelqu'un en allant chercher des écrits, est-ce que quelqu'un, quand on réfléchit quelques
00:02:29secondes,
00:02:30on dit voilà, on a sorti... On a tous, quand on a 17 ans, on a dû balancer dans un
00:02:34bistrot,
00:02:35on va dire qu'est-ce que c'est que ce con, je vais lui faire sa fête.
00:02:36Et on va ressortir ça 30 ans plus tard, 40 ans plus tard, c'est terrifiant.
00:02:40Sur ce que dit Tariq, la façon dont ils auraient pu d'une certaine manière botter en touche en disant
00:02:44mais attendez, c'est quoi ces conneries, il avait 17 ans, voilà, on lui a mis un beret rouge comme
00:02:50dans la chanson de...
00:02:52Le Forestier.
00:02:53Le Forestier, bon, c'était très difficile et c'est en cela que la médiapart était assez habile et vis
00:03:00-là,
00:03:00c'est-à-dire que dire, oui, mais bon, il était jeune, etc., c'est déjà avouer que c'est
00:03:05vrai.
00:03:05Tu ne peux pas dire autrement. Si tu dis, oui, mais il était jeune, donc ça veut dire, oui, il
00:03:09l'a fait.
00:03:09Donc, ils ne peuvent pas faire ça. Parce que même s'il a 17 ans, tu peux dire, ben voilà,
00:03:14il a une imprégnation,
00:03:15et cette imprégnation, tu peux aussi construire le récit, qu'ensuite, il est toujours resté ce qu'il était,
00:03:20c'est-à-dire un antisémite et qui se dissimule.
00:03:22Ah oui, pour moi, c'est la question principale.
00:03:25Et donc, ensuite, ils vont l'attaquer là-dessus. Mais bon, maintenant, il soutient, soi-disant, Israël,
00:03:29il va, il gueule contre le Hamas, etc. Mais tout ça, c'est de l'hypocrisie.
00:03:34La réalité, c'est qu'il est toujours ce qu'il a été. Donc, c'était ça, le discours qui
00:03:39suivait.
00:03:39Ça, j'entends bien.
00:03:40Et donc, il était dans une situation difficile, difficile. Donc, nier comme il fait.
00:03:45Alors, le secret des correspondances, c'est très vis-là, aussi, comme situation.
00:03:48Parce qu'en fait, ils extraient quelque chose qu'il a dû échanger sur Facebook, d'après ce que j
00:03:55'ai compris, avec quelqu'un d'autre.
00:03:56Bon. Et à partir du moment où c'est l'autre qui livre l'information...
00:03:59Je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu veux nous dire.
00:04:01C'est-à-dire que, par exemple, il y a ça, mettons, 10 ou 20 ans, tu m'as envoyé
00:04:05un message privé, d'accord, sur Facebook,
00:04:08en me disant, voilà, bon, moi, je suis pour l'éradication de tous les viettes.
00:04:14Les Asiatiques n'ont pas leur place en France.
00:04:16Bon. Ok. Je ferme ma gueule, je ne dis rien. C'est dans ma page Facebook, c'est en message
00:04:21privé.
00:04:22Mais, 20 ans plus tard, je me dis, tiens, celui-là, le Tanguy, je vais me le faire.
00:04:25Je vais me le farcir, parce qu'il veut devenir Premier ministre.
00:04:28Et puis, moi, j'aime bien les Vietnamiens.
00:04:30Et donc ?
00:04:31Et donc, je sors le truc.
00:04:32Bah oui.
00:04:33Alors, tu vois, c'est ma... Je veux dire, c'est dans ma boîte perso.
00:04:37Et donc, tu vois, ce qu'ils ont sorti...
00:04:39Non, mais ce que j'ai voulu dire.
00:04:40Bon, ce qu'ils ont sorti, c'est ça qui est vis-là.
00:04:41Alors, tu peux dire, ça viole, peut-être, ce que l'autre a dit.
00:04:45Mais en même temps, l'autre l'a dit à quelqu'un qui, lui, n'est pas lié, tu vois,
00:04:49par aucun...
00:04:49Non, mais faire un procès de Moscou, comme ça...
00:04:52Non, non, mais...
00:04:53Parce que c'est intéressant, juridiquement, il y a d'autres sujets qu'il faudra aborder aussi.
00:04:56Mais juridiquement, mais même philosophiquement, dans la société d'aujourd'hui,
00:04:59qu'est-ce que c'est que cette société où on va fouiller les trucs,
00:05:02ce que vous avez pu raconter il y a 15 ans, 20 ans, 30 ans...
00:05:05Pardon, pardon.
00:05:06Je ne l'accepte pas.
00:05:07Moi, je ne l'accepte pas.
00:05:08Très bien.
00:05:09Ça s'appelle du totalitarisme.
00:05:10On va parler plus tard.
00:05:11Serge m'a fait premier ministre.
00:05:13M'a fait futur premier ministre.
00:05:15Donc, je suis un homme politique qui commence à avoir un peu d'expérience
00:05:18et je suis capable d'en discuter avec mon entourage qui me dit
00:05:21Franck, tu te souviens, quand tu avais 17 ans, ce que tu nous écrivais ?
00:05:25Bon, et alors ?
00:05:25Et donc...
00:05:26Non, non, mais attends, je vais aller jusqu'au bout de ma pensée.
00:05:28Moi, il me semble que quand tu es dans cette position-là,
00:05:30tu commences à déminer pour avancer et préempter les problèmes
00:05:36qui vont sortir à un moment ou à un autre
00:05:38parce que c'est la nature de la situation actuelle
00:05:41où tout ce que tu dis laisse une trace,
00:05:43tout ce que tu écris laisse une trace
00:05:45et si tu n'essayes pas de déminer ce terrain
00:05:50qui va sortir à un moment ou à un autre,
00:05:52tu te fais prendre comme il s'est fait prendre maintenant.
00:05:54Donc pour moi, il y a un vrai souci d'anticipation
00:05:59et donc de maturité
00:06:01pour pouvoir un jour être Premier ministre.
00:06:03Je ne suis pas d'accord parce qu'il ne peut rien faire.
00:06:05Mais si, il peut faire.
00:06:06Mais non, il peut dire quoi ?
00:06:07Oui, il pourrait dire...
00:06:09Il aurait pu dire...
00:06:10À 17 ans, j'étais un jeune con.
00:06:12Voilà ce que j'ai pensé et j'ai complètement changé.
00:06:16Voilà, bien sûr, il aurait pu faire ça.
00:06:17Il ne l'a pas fait.
00:06:18Et il se fait cueillir par Mediapart.
00:06:20Mais c'est ça la question.
00:06:22Il se fait cueillir par Mediapart
00:06:23et puis on en fait des trucs.
00:06:24Puis tout le monde en parle.
00:06:25Et puis vous avez même le pire du pire.
00:06:27C'est quand même le pire du pire.
00:06:30Deux individus qui ont pulvérisé leur seuil d'incompétence.
00:06:33C'est dramatique.
00:06:34Madame Brown-Pivet, quatrième personnage de l'État.
00:06:36Et M. Macron qui est devant, à côté, je ne sais plus si c'est du roi d'Espagne
00:06:40ou du premier ministre espagnol.
00:06:42Pendant ce temps-là, l'Espagne l'a retoqué.
00:06:44Son traité de machin.
00:06:45Le Parlement l'a envoyé bouler.
00:06:46Et de quoi il parle ?
00:06:47De Bardella en Espagne.
00:06:48C'est terrifiant.
00:06:49Parce que c'est justement une diversion pour lui.
00:06:52Cette société, si vous voulez, n'accepte pas la transparence.
00:06:55Tu ne la veux pas.
00:06:56À ce moment-là, va vivre au Galapagos, au milieu des tortues.
00:07:00Mais la question, c'est comment se fait-il que les responsables politiques...
00:07:05Si, il y en a un ou deux.
00:07:06Il y a Mathieu Boccoté, évidemment.
00:07:08Il y a, comment elle s'appelle, Eugénie Bastier qui ont dit, mais qu'est-ce que c'est que
00:07:11ça ?
00:07:11Où sommes-nous ?
00:07:13On va fouiller partout.
00:07:14Est-ce que c'est ça le vrai sujet ?
00:07:15Les poubelles de l'histoire.
00:07:16Mais oui, pour moi, c'est ça.
00:07:17Mais oui, mais pour moi, c'est pas ça le vrai sujet.
00:07:19On ne va pas fouiller des poubelles.
00:07:20Je vais vous donner un autre...
00:07:21On passe notre vie à regarder l'histoire et à fouiller les poubelles de l'histoire.
00:07:24Je vais vous donner un exemple qui est célèbre.
00:07:28C'est en 1965, mais ça aurait pu être le cas en 1981.
00:07:33Le général de Gaulle n'a pas voulu sortir la photo de Mitterrand avec Pétain
00:07:36parce qu'on ne fait pas la politique des boules puantes.
00:07:38Et en 1981, Giscard d'Estaing a été mal droit parce qu'en plus,
00:07:41le canard enchaîné lui avait sorti une histoire pas pendant les deux tours.
00:07:44Lui, il n'a pas voulu la faire.
00:07:44C'est un super exemple, c'est un super exemple.
00:07:46Alors là, je ne suis pas tout d'accord.
00:07:48Il a peut-être été supplié.
00:07:49C'est un super exemple.
00:07:51Est-ce que Bardella est mort politiquement avec cette histoire ?
00:07:55Je ne crois pas parce que je pense que tout le monde s'en fout.
00:07:56Comme Mitterrand serait probablement mort si en 1979,
00:08:00on avait sorti le fait qu'il avait reçu la Francisque et qu'il avait collaboré.
00:08:03Mais ça a circulé.
00:08:04Mais les gens l'avaient dit.
00:08:05Montaldo l'avait dit, etc.
00:08:06Il y a des gens qui aidaient d'allier sur...
00:08:08Bon, il y avait pire que ça encore que la Francisque.
00:08:10D'une certaine manière, c'est tout le deuxième ménage avec Mazarine au frais de la princesse.
00:08:16C'est ça, oui.
00:08:16D'accord ?
00:08:17Bon, Edernalier l'a sorti.
00:08:19Mais dans le contexte français, je pense que le deuxième ménage, c'était rien.
00:08:23Non, non, non.
00:08:24Le fait de faire entretenir son deuxième ménage par la République, c'est quand même assez grave.
00:08:31Edernalier l'avait sorti déjà bien avant.
00:08:33Certains pensent qu'il s'est fait buter à cause de ça.
00:08:35D'accord ?
00:08:36Bon, en tout cas, ça ne sentait pas bon.
00:08:39Et puis, des scandales qui sont sortis...
00:08:41Donc, il n'est pas mort politiquement, ni pour...
00:08:43Je ne crois pas.
00:08:44À mon avis...
00:08:45Moi, je pense qu'il n'est pas mort politiquement.
00:08:47Tu ne peux pas être mort politiquement quand tu as 31, 32, 33 ans, parce que la vie est longue,
00:08:51etc.
00:08:52Il peut se passer tout et n'importe quoi.
00:08:53À mon avis, ce qui est beaucoup plus grave pour lui, c'est quand même, compressant,
00:08:58qu'il y a effectivement une relation compliquée, c'est le moins qu'on puisse dire maintenant, avec Marine Le
00:09:03Pen.
00:09:03D'accord ?
00:09:05Qu'il n'a peut-être pas fait suffisamment diligence quand elle a obtenu, finalement, un jugement qui lui permettait
00:09:12de se remettre dans la course.
00:09:14Que peut-être, déjà, on lui prête le fait qu'il espérait secrètement que ça ne soit pas le cas.
00:09:19Bon, et ça...
00:09:23C'est, en gros, c'est téléguidé, ça vient d'interne...
00:09:25Non, non, non, je ne dis rien, je dis...
00:09:26Non, non, alors, ce que je pense, c'est que...
00:09:28Il y a aussi la théorie...
00:09:29Oui, oui, bien sûr, je crois...
00:09:31C'est qu'il est flingué en interne pour laisser la place à Mario Marche.
00:09:35On sait qu'il a flingué, on sait qu'il a flingué.
00:09:36Enfin, nous, on ne sait pas qu'il a flingué, mais Bardella, il sait qu'il a flingué,
00:09:40parce que Mediapart, pour sortir la fameuse conversation privée,
00:09:43il faut bien que celui qui a reçu le message donne son nom, tu comprends ?
00:09:46Donc, eux, ils le savent.
00:09:48Mais qui est ce gars-là ?
00:09:49Je n'en sais rien, ça devait être quelqu'un avec qui il fréquentait politiquement,
00:09:53qui était plus ou moins au RN ou dans cette mouvance-là...
00:09:56Peut-être que c'était sur des forums...
00:09:58Peu importe.
00:09:59Bon, mais ce mec-là, si tu traces ensuite, si tu vois qui il a fréquenté,
00:10:03tu peux te dire que c'est peut-être l'entourage de ce mec-là ou de cette femme-là,
00:10:06d'ailleurs, on ne sait pas de qui il s'agit, qui est à l'origine du coup.
00:10:09Enfin, il y a quelqu'un, forcément, qui en profite.
00:10:12Ça, c'est sûr.
00:10:13Et donc, comme Bardella, en ce moment, est dans une situation assez complexe au RN,
00:10:17tu peux tout inférer.
00:10:19Tu peux penser, effectivement, que c'est des coups montés, des billards à trois bancs.
00:10:22Ça ne peut être que des coups montés.
00:10:23La question, c'est, en fait, à qui profite le crime, c'est ça ?
00:10:28Le problème, c'est que celui qui a fait ça...
00:10:30Il y a deux hypothèses.
00:10:32Soit c'est quelqu'un qui est au RN aujourd'hui.
00:10:34Et là, c'est une connerie monumentale, parce que ça nuit au RN en général de toute façon.
00:10:38– Exactement, ça va contre la dégénération.
00:10:40– Mais si c'est un ancien du RN qui s'est fait virer pour cause de, je ne sais
00:10:44quoi,
00:10:44de libéralisme trop avancé, etc.
00:10:46– Ou au contraire, d'antisémitisme forcené.
00:10:50Parce que c'est quand même, c'est ça qui est le sujet.
00:10:52– Ça nuit au RN, mais quand la dernière grosse, grosse boule puante,
00:10:56la dernière grosse saloperie, c'est ce qui avait tué Fillon.
00:11:00On est d'accord.
00:11:01Ce qui avait tué Fillon, l'élection était en mai,
00:11:04c'était sorti, je crois, en février-mars.
00:11:05– Fin janvier.
00:11:06– Fin janvier, fin février, voilà.
00:11:08C'est un peu trop tôt pour flinguer le RN.
00:11:11– C'est bien ce que je pense aussi.
00:11:11– C'est un peu trop tôt.
00:11:13– Parce que ça commence déjà à s'éventer le bordel dans les lycées dont on va reparler.
00:11:19– Je pense que l'opinion publique a l'air de se faire complètement.
00:11:22– Pas complètement, mais ça peut donner un argument pour à nouveau un front républicain.
00:11:27Ne votez pas quand même pour un parti présidé par…
00:11:29– Donc c'est bien pour ça que je pense que ça ne vient pas de l'interne du Rassemblement
00:11:33national,
00:11:34parce que ça sape la stratégie de la dédiabolisation.
00:11:37– C'est ce que je dis, si c'est quelqu'un du RN, il a fait une grosse...
00:11:40– Mais en même temps, c'est pas fini.
00:11:40– Ou alors c'est quelqu'un qui voulait le faire sortir suffisamment tôt
00:11:43pour que le sujet soit purgé avant vraiment que les choses sérieuses...
00:11:47– Ça pourrait, ça c'est un coup de billard.
00:11:49– Ça, de toute façon, on est dans les billards à 15 bandes,
00:11:52c'est vraiment des trucs très complexes.
00:11:53Et puis les mecs, enfin les complots, généralement, ça c'est une loi historique,
00:11:57ça se retourne contre les mecs qui complotent.
00:11:59– Sauf que Mediapart va feuilletonner là-dessus.
00:12:01– Oui, bien sûr, bien sûr.
00:12:02– Donc ils vont alimenter la machine.
00:12:04– Parce qu'il doit y avoir des émeutes dans les lignes tout le temps.
00:12:07– Ils ont d'autres trucs sous le pied, c'est-à-dire qu'il va démentir,
00:12:10il va faire ci, il va faire ça, le procès ne mènera à rien de toute façon.
00:12:13– Est-ce que ça, c'est pas la mauvaise tactique de ce procès ?
00:12:17– Mais c'est pas…
00:12:18– Il va en fait faire durer la chose.
00:12:20– Non, parce qu'il ne peut pas sortir vainqueur en plus.
00:12:22– Non, parce qu'il n'y a prescription de toute façon.
00:12:24– Non, mais surtout, les journalistes sont tenus, simplement, de démontrer devant le juge
00:12:29qu'ils ont fait tous les efforts pour essayer de s'assurer de la véracité de ce qu'ils disent,
00:12:32c'est tout.
00:12:33Ils ne sont pas censés s'assurer que ça soit vrai.
00:12:36Ils ont censé faire tous les efforts, c'est ça en matière de néonciation calomnieuse,
00:12:40pour montrer qu'ils ont vraiment tout fait pour s'assurer que ça soit vrai.
00:12:44Et s'ils disent, voilà, j'ai eu cette conversation, on a testé,
00:12:47on a pu prouver que c'était vraiment une conversation de l'époque,
00:12:50que ça n'a pas été manipulé par une IA ou un truc comme ça,
00:12:53eh bien, vis-à-vis du juge, ils sont bons.
00:12:54C'est pas forcément vrai.
00:12:56– Ça n'a pas besoin d'être vrai.
00:12:57– Non, mais la voie juridique…
00:12:59– Ils doivent pouvoir prouver qu'ils ont fait tous les efforts.
00:13:01– Et donc, Bardella a tort d'aller sur ce terrain-là.
00:13:03– Mais qu'est-ce que tu veux qu'il fasse d'autre ?
00:13:05Alors, sinon, il dit, bon, ok, c'est vrai, j'ai fait une connerie.
00:13:09Allez vous faire voir, maintenant.
00:13:10– J'avais 17 ans, j'ai complètement changé.
00:13:12– Bon, voilà.
00:13:13– C'était une tactique.
00:13:13– C'est une tactique.
00:13:15C'était peut-être la meilleure.
00:13:16Mais tu sais, ça m'étonnerait, je pense quand même qu'il devait s'y attendre.
00:13:21Il devait savoir que ça existait, etc.
00:13:24Bon, donc, il a dû quand même réfléchir à la façon d'en agir.
00:13:27Si tu dis, voilà, j'ai fait une erreur, etc.,
00:13:29eh bien, les mecs, ils continuent quand même, ils vont…
00:13:31– C'est ce que je disais au début.
00:13:33– C'est comme le RN, soi-disant, fondé par des Waffen-SS.
00:13:36Bon, en réalité, t'as un mec qui était à la Waffen-SS sur 500,
00:13:40au mille.
00:13:40Bon, mais Mediapart, ensuite, une fois que Bardella avoue le truc,
00:13:45c'est Marine Le Pen, la candidate du RN, fondée par des Waffen-SS
00:13:50et dont le président est un antisémite.
00:13:52Tu vois, ils auraient rajouté un deuxième morceau de phrase au truc
00:13:55et répéter, répéter, répéter.
00:13:57Pourquoi ? Pour aboutir à ce que, au deuxième tour,
00:14:00parce que dans le fond, s'il n'y a pas Méluge,
00:14:02de toute façon, ils ne sont pas tellement Mélenchon,
00:14:04dans le fond, Mediapart, ce qu'ils veulent, c'est limiter la case.
00:14:07C'est-à-dire que même si Le Pen est élu,
00:14:08que ce soit Riquérac et qu'ensuite,
00:14:10qu'il y ait des législatives qui soient non conclusives
00:14:12et qu'elles soient pieds et poings liés,
00:14:14que ce soit le bordel en France et que ça redonne à la gauche
00:14:17l'occasion de le faire.
00:14:18Est-ce que Marine Le Pen, elle ne devrait pas, finalement,
00:14:21se détacher de Bardella
00:14:24et couper le lien tout de suite ?
00:14:27– Alors, je reviens à ce que j'ai dit tout à l'heure.
00:14:29– Finalement, ce serait une manière de dire,
00:14:30bah oui, elle ne peut pas.
00:14:31– Moi, mais là, elle ne peut pas.
00:14:33– Mais je reviens à ce qui a été dit tout à l'heure.
00:14:34– C'est déloyal.
00:14:35– Ça veut dire que vous laissez à des officines
00:14:39stalino-trotskistes le droit de diriger la politique française.
00:14:42– Je n'ai rien à dire, stalino-trotskistes.
00:14:43– Mais ça me terrifie.
00:14:44Aller chercher des trucs et des machins et des bidules
00:14:47pour virer face.
00:14:48– Mais c'est ça, la politique tarique.
00:14:51– La société tarique.
00:14:57– Je vais reprendre le cas de Giscard d'Estaing.
00:14:58– Oui, qu'avait les billes sur Mitterrand.
00:15:01– Il n'a pas fait.
00:15:02– Et, tu te trompes.
00:15:03– Il n'a pas sorti.
00:15:04– Mais tu te trompes.
00:15:05Je me souviens du débat, d'accord,
00:15:07entre Giscard et Mitterrand au deuxième tour de la présidentielle.
00:15:10– Tu parles de 74 ?
00:15:11– C'était 74.
00:15:12– 74 ou 84.
00:15:13– C'est une ville que vous connaissez bien, monsieur.
00:15:15– Oui, oui, c'est ça.
00:15:16– Bien entendu, mais c'est tout ce qu'il a dit.
00:15:17– C'était l'allusion.
00:15:18– Oui, oui, mais quand même.
00:15:20– Voilà, il ne l'a pas sorti.
00:15:20– Il ne l'a pas sorti.
00:15:22– Si, il l'a sorti parce que derrière le plan,
00:15:24c'était que des journalistes se demandent
00:15:25« Ah, mais pourquoi a-t-il dit ça ? »
00:15:27Et certains journalistes ont refusé de le faire.
00:15:30Mais moi, quand j'avais assisté au débat,
00:15:32j'étais mon, je crois que c'était celui de 74.
00:15:34– 74.
00:15:34– C'est 74.
00:15:35– Et donc, je me suis dit…
00:15:37– J'avais 10 ans.
00:15:37– Moi, j'avais 14 ans.
00:15:39Voilà, faites vos calculs.
00:15:40Et donc, le truc, c'est que je me suis dit…
00:15:42Déjà à l'époque, je me suis dit
00:15:44« Mais c'est bizarre, pourquoi ce mec-là,
00:15:45pourquoi ce con-là de Giscard
00:15:47parle-t-il de Clermont-Ferrand ?
00:15:49Pourquoi pas Montargis ou Pétahouchneau ? »
00:15:51– Il n'aurait pas dû utiliser ça ?
00:15:52– Non, mais ce que je veux dire, c'est que c'est…
00:15:54– Il l'a fait une année.
00:15:54– Pourquoi ? Parce que c'était dégueulasse ?
00:15:56– Mais si, il a utilisé…
00:15:58– Il l'a utilisé d'une double manière.
00:16:01– Là où j'ai du mal à quoi ?
00:16:02– Une double manière.
00:16:04D'abord, et ça marchait un tout petit peu,
00:16:07mais pas suffisamment,
00:16:08parce que Mitterrand, il avait quand même
00:16:09du métier et de la bouteille
00:16:10pour le déstabiliser pendant le débat.
00:16:13Et d'ailleurs, Mitterrand a cligné des yeux
00:16:15à ce moment-là.
00:16:15Tu sentais qu'il y avait un truc qui le faisait chier.
00:16:18Et donc, c'était un moyen de le déstabiliser.
00:16:20Parce qu'évidemment, tu reçois ça,
00:16:22tu ne t'y attends pas,
00:16:22tu penses à autre chose,
00:16:23et ensuite, la question suivante,
00:16:24tu réponds une connerie,
00:16:25tout le monde se fout de ta gueule.
00:16:27Et puis, deuxièmement,
00:16:28il pensait que les journalistes allaient revenir
00:16:30« Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire
00:16:31de Clermont-Ferrand ? »
00:16:32– Ça n'a pas marché.
00:16:33– Parce que tout Paris était au courant de Mazarine.
00:16:35Tous les journalistes étaient au courant.
00:16:37– Ah oui, mais Mazarine, tu parles de Mazarine.
00:16:38– Moi, je suis désolé,
00:16:40je pense que Mazarine,
00:16:41ce n'est pas le sujet
00:16:42sur lequel Mitterrand aurait pu être empêché.
00:16:44– Il aurait pu être empêché,
00:16:45je crois que la photo de Pétain.
00:16:46– La photo de Pétain.
00:16:48– Ni De Gaulle, ni Giscard d'Estaing
00:16:49n'ont pas voulu le sortir,
00:16:50alors que Giscard d'Estaing était menacé.
00:16:52– Alors que quelqu'un utilise les arguments.
00:16:54– Je ne suis pas d'accord avec toi.
00:16:55– C'est l'air contre Bardellar.
00:16:55– Je ne suis pas d'accord avec toi.
00:16:58Ça lui aurait posé problème, Mazarine, d'abord,
00:17:00parce qu'il y avait confusion,
00:17:01parce qu'il utilisait certains moyens déjà,
00:17:03même au niveau local,
00:17:04elle n'est pas seulement...
00:17:05– Donc là, ce n'est pas 74 ans.
00:17:06– Et puis deuxièmement,
00:17:09pourquoi est-ce qu'il a gagné quand même en 81 ?
00:17:12C'était quand même pas évident.
00:17:13Il a quand même rallié un électorat catho.
00:17:16D'accord ?
00:17:17Il a rallié un électorat catho, Mitterrand.
00:17:19Et ça, qui normalement votait Giscard,
00:17:22qui en avait marre
00:17:22et qui s'est laissé convaincre au dernier moment,
00:17:24ça s'est quand même joué.
00:17:25Bon, voilà.
00:17:25Ce n'était pas une victoire.
00:17:27– Il y a eu Chirac, quand même.
00:17:28– Il y a eu Chirac, mais il a...
00:17:30– Il y a eu plein de raisons,
00:17:31mais on ne va pas refaire le débat.
00:17:35– Non, mais parce que c'est
00:17:36les boules puantes et les saloperies,
00:17:38mais il y en a eu toujours,
00:17:39il y en a eu toujours, si tu veux,
00:17:42Napoléon III.
00:17:42Alors là, je vais revenir bien avant.
00:17:44Napoléon III.
00:17:45– Encore une fois, pas Louis XIV.
00:17:46– Non, mais Napoléon III,
00:17:48il a passé son temps, au départ surtout,
00:17:50à encaisser le fait qu'il était bâtard.
00:17:52On ne savait pas qu'il était le fils, etc.
00:17:55– Mais encore une fois,
00:17:56les boules puantes, c'est une chose.
00:17:58Mais le fait que les médias
00:18:01s'emparent d'un sujet,
00:18:02alors qu'on a violé des correspondances,
00:18:04ou en tout cas, comme vous dites,
00:18:05on ne les a pas violés,
00:18:06mais c'est le destinataire
00:18:08qui les a transmis, etc.
00:18:09Et qu'on se sert de ça pour ressortir.
00:18:11Uniquement des paroles,
00:18:12en plus ce ne sont même pas des actes.
00:18:13C'est le délit d'opinion.
00:18:17– C'est là.
00:18:17– C'est le délit d'opinion.
00:18:19– OK, c'est mal, c'est mal.
00:18:21– C'est le délit d'opinion.
00:18:21– Ceux qui ont fait ça devraient être punis.
00:18:23– Bon.
00:18:23– Si je dis ça…
00:18:24– Je n'ai pas dit ça.
00:18:25– Finalement, oui,
00:18:26mais le fait est qu'on a l'information.
00:18:29Est-ce que ça a un impact sur…
00:18:31– Je ne le crois pas.
00:18:32– Je ne le crois pas.
00:18:32– Jordan Bardella pour être éventuellement Premier ministre,
00:18:35ou est-ce que ça a un impact sur le RN
00:18:37et le fait que le RN est au premier
00:18:40et sans doute au deuxième tour
00:18:43et sans doute Marine Le Pen,
00:18:45présidente de la République ?
00:18:46C'est ça la question ?
00:18:47– Oui, c'est l'objectif de ressortir
00:18:48le soi-disant barrage républicain,
00:18:50bien sûr, c'est ça l'objectif.
00:18:51– Je pense que ça aura un impact
00:18:53parce que ça vient se greffer
00:18:55sur le problème de relation avec Marine Le Pen.
00:18:58– Je ne crois pas que ça ait un impact.
00:18:59– Et ça peut lui interdire Matignon.
00:19:02Ça, je pense que ça…
00:19:03– À Bardella, oui, Matignon,
00:19:05mais pas Marine Le Pen.
00:19:05– Mais la présidentielle, non.
00:19:07– Alors, nous sommes d'accord là-dessus.
00:19:09Je pense également qu'en fait,
00:19:12Bardella est trop jeune pour être un Matignon,
00:19:14qui est un boulot de chien,
00:19:16et qu'à 30 ans,
00:19:17quand tu n'as pas d'expérience politique,
00:19:19tu ne peux pas avoir Matignon.
00:19:21Et que tout le monde le sait
00:19:23au Rassemblement national,
00:19:25et que du coup,
00:19:26ça prépare le terrain pour quelqu'un d'autre.
00:19:29– Lorsque je vous dis
00:19:29que je ne pense pas que c'est un impact,
00:19:30c'est que moi, je n'y ai jamais cru
00:19:31à Bardella, à Matignon.
00:19:33Donc, de toute façon,
00:19:34qu'il y ait eu cette histoire ou pas,
00:19:35moi, je n'y ai jamais cru.
00:19:35– Oui, mais c'est quand même
00:19:36comme ça que c'est présenté.
00:19:37– J'espère qu'on ne va pas découvrir
00:19:39que c'est toi qui as l'origine du message.
00:19:40– Moi, je n'y ai jamais cru.
00:19:42Voilà.
00:19:43Non, mais la politique comme ça,
00:19:45les médias qui vont fouiller des trucs
00:19:47et des machins,
00:19:47uniquement pour des écrits
00:19:49parce qu'il y a des paroles de bistrot.
00:19:50– Mais on a compris,
00:19:52mais c'est tous les mercredis
00:19:53dans le Canard Enchaîné.
00:19:55– Mais oui, attends,
00:19:55c'est tout le temps.
00:19:57– C'est tout le temps.
00:19:57– C'est quoi le problème, finalement ?
00:19:59– Mais le problème, c'est quoi ?
00:20:00– C'est sale, c'est pas beau, c'est…
00:20:02– Mais c'est pas des trucs
00:20:02qui remontent à 15 ans
00:20:03dans le Canard Enchaîné,
00:20:04c'est la parole de machin
00:20:05il y a une semaine.
00:20:06– C'est la politique en dentelle
00:20:07pour toi, Tariq.
00:20:08– Non, non.
00:20:09– Affleuré-moucheté
00:20:10et on s'embrasse sur la bouche.
00:20:11Mais c'est pas comme ça
00:20:11que ça marche.
00:20:12– Le CNI, là,
00:20:13il pourrait choisir
00:20:14un peu plus romblard.
00:20:17– Qu'est-ce que dis-on ?
00:20:19– Non, non, mais si vous voulez,
00:20:20je suis consterné que personne…
00:20:22Ce que j'ai voulu dire,
00:20:22c'est que je suis consterné
00:20:23que personne n'ait voulu mettre
00:20:25sur la table cette question
00:20:26de la violation de la vie privée.
00:20:27– Mais c'est constant,
00:20:28c'est ça, la politique.
00:20:29– Eh bien oui, mais je suis pas…
00:20:31– Moi, c'est pas le sujet,
00:20:32t'es à côté de la plaque, t'arri.
00:20:33– Moi, c'est le sujet.
00:20:34– Ce qu'on m'avait dit
00:20:34il y a très longtemps,
00:20:36c'est que de toutes les activités
00:20:38humaines, tu vois,
00:20:39bon, du business,
00:20:40enfin, dans le business,
00:20:41les gens ne se font pas de cadeaux.
00:20:43Entre deux bouchées
00:20:43et une rue d'intervalle,
00:20:44ils vont se faire
00:20:45des coups en âme, etc.
00:20:46Mais la politique,
00:20:47c'est qu'il y a quand même
00:20:48une caractéristique
00:20:49que t'as pas forcément
00:20:50dans les autres
00:20:50et que normalement t'as pas,
00:20:51c'est qu'on devienne
00:20:52te faire chier sur ta vie privée
00:20:53à tout moment
00:20:54pour tout ce que t'as pu faire
00:20:55depuis ta naissance.
00:20:56Et tes parents aussi,
00:20:57et tes grands-parents aussi.
00:20:59C'est-à-dire que
00:20:59si tes grands-parents
00:21:00ont tapé dans la caisse
00:21:01ou si t'as eu un assassin,
00:21:03tu comprends ?
00:21:04Rappelle-toi Jack Lang.
00:21:06Rappelle-toi Jack Lang.
00:21:07Jack Lang qui est passé
00:21:08entre toutes les...
00:21:08Non, non, mais Jack Lang,
00:21:10son frère a tué quelqu'un.
00:21:11D'accord ?
00:21:12À Nancy ou à Mets.
00:21:13Bon, voilà.
00:21:13Et donc...
00:21:14Ça ne l'a pas empêché
00:21:15d'avoir une maire de la ministre.
00:21:15Ah, mais il a démissionné.
00:21:17Il a démissionné.
00:21:18Et Mitterrand,
00:21:19alors c'était...
00:21:19Ils ont monté le coup
00:21:21avec Mitterrand,
00:21:22mais il a démissionné
00:21:23et Mitterrand a refusé la démission.
00:21:25Mais ils ont dû quand même,
00:21:26symboliquement,
00:21:27il s'est mis à poil,
00:21:28il a dit je démissionne.
00:21:29D'accord.
00:21:30Bon, et c'était...
00:21:31C'était quand même, tu vois,
00:21:32mais c'était pas lui,
00:21:33c'était son frère.
00:21:34C'est moi, c'est donc ton frère.
00:21:35Le temps est écoulé,
00:21:36on va passer au deuxième sujet
00:21:37que j'ai apporté moi.
00:21:39On se retrouve dans quelques secondes.
00:21:44Allez, deuxième sujet,
00:21:45c'est moi qui l'ai amené.
00:21:48Chien-lis au lycée
00:21:49et la question,
00:21:50c'est à qui profite le crime ?
00:21:51Alors, je sais que beaucoup disent
00:21:54que c'est LFI.
00:21:55Moi, je pense que LFI
00:21:57est suiveur,
00:21:59mais pas du tout
00:22:00à l'origine du mouvement.
00:22:01Je pense d'ailleurs
00:22:02que Mélenchon fait une erreur
00:22:03d'analyse en disant
00:22:05que ce qui se passe,
00:22:06c'est mai 68.
00:22:07Je crois pas du tout
00:22:09que ce soit ça.
00:22:09Je pense qu'éventuellement,
00:22:11c'est les gilets jaunes,
00:22:11ce qui pose problème
00:22:12parce qu'il y a
00:22:13des revendications multiples
00:22:15et qu'il est difficile
00:22:17de répondre
00:22:18à des revendications multiples.
00:22:20Mais moi, je pense surtout
00:22:21que la jeunesse
00:22:22qui est dans la rue,
00:22:23elle a raison d'être dans la rue
00:22:25parce qu'elle est inquiète
00:22:26de plein, plein de choses.
00:22:27L'IA qui arrive,
00:22:29tout le monde comprend
00:22:30que ça va être
00:22:31le vrai grand remplacement.
00:22:33L'inquiétude climatique,
00:22:36ah oui,
00:22:37parle aux vintenaires,
00:22:38je te vois rire,
00:22:39mais parle aux vintenaires
00:22:41qui sont pourrées d'inquiétude
00:22:43sur ce qui va se passer
00:22:43dans la planète.
00:22:44Je rigole, forcément.
00:22:45On récolte ce qu'on a semé.
00:22:47Il ne faut pas parler aux cons,
00:22:48ça les instruit.
00:22:49Nous ne récoltons
00:22:50que ce qu'on a semé.
00:22:51Excusez-moi.
00:22:51Nous sommes en 2026.
00:22:54Rappelez-vous,
00:22:55maintenant ça va faire
00:22:55pas loin de 10 ans,
00:22:567-8 ans,
00:22:58les gens étaient en adoration
00:22:59devant une péronnelle
00:23:02suédoise
00:23:02qui avait dit
00:23:03qu'il ne faut pas aller
00:23:04à l'école le vendredi
00:23:05parce qu'il fait trop chaud
00:23:06et que c'est votre faute.
00:23:07C'est hallucinant.
00:23:08Et cette personne-là
00:23:13a fait la une des médias.
00:23:16Elle a été reçue
00:23:16même par des chefs d'État.
00:23:17Il n'y a que Donald Trump
00:23:18qui a dit
00:23:18que je ne vais pas m'amuser
00:23:20une fille de 15 ans
00:23:21pour mieux d'aller à l'école.
00:23:22Et donc on a biberonné
00:23:23tous ces gens-là.
00:23:24Qu'est-ce qu'ils ont ?
00:23:24Qu'en âge ils ont ces gamins-là ?
00:23:26Ils ont 17-18 ans.
00:23:28Ils ont fait
00:23:28toute leur scolarité
00:23:31sous l'égide
00:23:32d'une Greta Thunberg
00:23:33qui n'a pas été à l'école,
00:23:35qui ne sait rien,
00:23:36qui n'est pas scientifique.
00:23:36On ne va pas faire
00:23:3710 minutes sur Greta Thunberg.
00:23:38Non, mais voilà
00:23:39où nous en sommes.
00:23:39C'est qu'on récolte
00:23:40ce qu'on a semé.
00:23:41On a une génération
00:23:42des cervelés
00:23:42qui a la trouille de tout.
00:23:44Et voilà.
00:23:44Mais il ne faut pas se plaindre.
00:23:46Et donc,
00:23:46il n'est pas légitime
00:23:47qu'ils aillent dans la rue ?
00:23:49Avec les changements climatiques,
00:23:51avec l'IA,
00:23:52avec le fait
00:23:53qu'ils ont passé deux ans
00:23:55en enseignement à distance
00:23:57avec le Covid ?
00:23:58Ça, c'est la faute à qui, ça ?
00:24:00On récolte ce qu'on a semé,
00:24:01encore une fois.
00:24:02OK.
00:24:02Donc la question,
00:24:03c'est la faute.
00:24:04Et donc,
00:24:05ils sont excusés
00:24:05d'être dans la rue
00:24:06parce que ce n'est pas leur faute.
00:24:09D'abord,
00:24:10ce n'est pas mai 68
00:24:11parce que mai 68,
00:24:12ça a commencé à devenir chaud
00:24:13pour le pouvoir
00:24:13quand la CGT s'est dit
00:24:15on va pouvoir en profiter
00:24:16pour grappiller du pognon
00:24:18pour le syndicat
00:24:19et les membres du syndicat.
00:24:20Il y avait des revendications claires.
00:24:21Oui, bon.
00:24:24Le début de mai 68,
00:24:25excuse-moi,
00:24:26c'était Cone Bandit
00:24:27qui voulait dans le dortoir
00:24:28des filles à Nanterre
00:24:31pour aller tirer son coup.
00:24:33C'est ça,
00:24:33mai 68 à l'origine.
00:24:34On parle mal,
00:24:34ce monsieur.
00:24:35Donc,
00:24:36tu vois,
00:24:37ce n'était pas non plus
00:24:38des considérations
00:24:39sur la comède
00:24:40et de la philosophie interplanétaire.
00:24:43Mais ça a grossi,
00:24:44ça a grossi
00:24:45parce que les gens
00:24:45se foquaient sous le gaullisme
00:24:46qui était quand même
00:24:47pesant et rigide
00:24:48et puis il y avait
00:24:49la personnalité de De Gaulle
00:24:50qui éteignait un peu
00:24:52tous les débats
00:24:52et donc c'est ça,
00:24:53ça a été une espèce
00:24:54de grande fiesta,
00:24:56de soupape.
00:24:57Mais ce n'est pas mai 68.
00:24:59ce mouvement
00:25:00est quand même
00:25:00très circonscrit
00:25:01surtout au lycée,
00:25:02à peine au fac,
00:25:03pour l'instant,
00:25:03à peine au fac.
00:25:04Pour l'instant.
00:25:05Ils ne sont pas très populaires.
00:25:07Les gens sont dans la merde,
00:25:08enfin,
00:25:08de la même manière.
00:25:09Alors,
00:25:09je te rejoins,
00:25:10c'est vrai qu'il y a une inquiétude
00:25:11des lycéens,
00:25:12des jeunes,
00:25:12vis-à-vis du chômage
00:25:13en particulier,
00:25:14plus que le...
00:25:14Ce n'est pas tellement
00:25:16le climat...
00:25:16Je parle de l'IA,
00:25:17c'est le chômage.
00:25:18Non,
00:25:18mais indépendamment de l'IA,
00:25:20les jeunes sont au chômage.
00:25:23Indépendamment de l'IA,
00:25:24ils sont déjà
00:25:25énormément au chômage.
00:25:26Donc,
00:25:26ils le sentent,
00:25:26ils savent,
00:25:27ils savent que leur diplôme,
00:25:28c'est de la merde,
00:25:29que ça ne leur servira à rien
00:25:30et que la société
00:25:31ne les attend pas,
00:25:32qu'ils sont surnuméraires.
00:25:33Vous avez vu
00:25:33ce qui s'est passé
00:25:34aux Etats-Unis
00:25:35lors des remises
00:25:36des diplômes
00:25:38des garçons et des filles
00:25:39qui ont dépensé
00:25:39300 000 dollars
00:25:41pour financer des études.
00:25:43Les patrons de l'IA
00:25:44sont venus leur rironner
00:25:45en leur disant
00:25:45que ça n'a servi à rien
00:25:47et les jeunes adultes
00:25:50qui se retrouvent
00:25:51sur le marché du travail
00:25:52sont morts d'inquiétude.
00:25:53Je pense que ce qui se passe
00:25:54aux Etats-Unis,
00:25:55c'est exactement
00:25:55ce qu'il y a en France.
00:25:56Si vous voulez me faire dire
00:25:57que la crainte du chômage
00:25:59et de l'IA,
00:26:00comme vous dites,
00:26:01me paraît plus sérieuse
00:26:02que l'histoire du climat,
00:26:03ça, je suis d'accord.
00:26:05Mais je crois même que...
00:26:06Mais il paraît
00:26:07que l'effet déclencheur,
00:26:07je ne sais pas
00:26:08ce que vaut cette théorie,
00:26:09il paraît que l'effet déclencheur,
00:26:10ça a été les interdictions
00:26:11de téléphones mobiles.
00:26:13C'est possible.
00:26:14Bon, évidemment,
00:26:14il y a toujours des petits...
00:26:15Ça vient du lycée
00:26:17Saint-Exupéry,
00:26:18je crois,
00:26:19à Créteil,
00:26:19pour des histoires
00:26:20d'absence de propres.
00:26:22Bon,
00:26:22c'est pas du tout
00:26:23lié au téléphone.
00:26:24Je pense qu'il y a le facteur
00:26:25chômage...
00:26:25Je n'ai pas dans les revendications.
00:26:27Il y a le facteur chômage
00:26:29qui est une étude globale
00:26:30qui peut être légitime,
00:26:31c'est sûr,
00:26:31sauf qu'au lieu
00:26:32de s'adresser aux bonnes cibles,
00:26:33c'est-à-dire la politique débile
00:26:36menée économiquement en France
00:26:37depuis 20 ou 30 ans
00:26:37avec l'Union européenne,
00:26:39etc.,
00:26:39qu'est-ce qu'ils font ?
00:26:41Ils tiennent
00:26:41des discours gauchistes
00:26:42à l'A et l'A et l'A et l'A.
00:26:44Ensuite,
00:26:44il y a ce greffe,
00:26:46effectivement,
00:26:47les casseurs,
00:26:48LFI, etc.,
00:26:48qui essaient de surfer
00:26:49de la même manière
00:26:50qu'ils ont corrompu
00:26:51les gilets jaunes
00:26:53il y a quelques années.
00:26:55Ils n'ont pas voulu
00:26:55se laisser corrompre, hein ?
00:26:57Et au départ,
00:26:57oui,
00:26:57mais à la fin,
00:26:58ça a été...
00:26:58Ils ont fait bien noyauter.
00:26:59À la fin,
00:26:59ils étaient quand même débordés.
00:27:01C'est LFI
00:27:01qui a tué les gilets jaunes.
00:27:02Oui, bien sûr.
00:27:03À la fin,
00:27:03ils étaient débordés
00:27:04et donc,
00:27:05c'est la même chose,
00:27:06les mecs.
00:27:07Alors Mélenchon,
00:27:07il essaie de récolter le truc
00:27:09mais il est quand même malin.
00:27:11Il a dû sentir
00:27:11dire que ce n'était pas
00:27:12si populaire que ça.
00:27:12Pourquoi ce n'est pas populaire ?
00:27:14Parce que ce qui...
00:27:14Le gros problème
00:27:15de ce mouvement,
00:27:16à mon avis,
00:27:17c'est pour ça
00:27:17que ça n'est pas très loin,
00:27:18c'est que ce qui provoque
00:27:19leur inquiétude à ces jeunes,
00:27:21à savoir la situation économique,
00:27:22mais c'est vrai pour tout le monde.
00:27:23C'est vrai pour toi,
00:27:24c'est vrai pour tout le monde ici.
00:27:26Et donc,
00:27:27les Français,
00:27:28en ce moment,
00:27:29si tu veux,
00:27:29ils sont plus inquiets
00:27:30par garder leur job
00:27:32pour ceux qui travaillent
00:27:33ou leur revenu
00:27:33parce qu'ils sont à la retraite
00:27:34ou des trucs comme ça
00:27:35que d'aller se foutre
00:27:36dans la rue
00:27:36pour défendre les conneries,
00:27:38le manque de profs
00:27:39ou de chaises
00:27:40parce que...
00:27:40Mais tu vas dans mon sens,
00:27:41tu vas dans mon sens
00:27:42parce que...
00:27:42Donc ça n'ira pas très loin.
00:27:44Pardon ?
00:27:44Pardon ?
00:27:45Si tu parles d'inquiétude,
00:27:46les gilets jaunes,
00:27:47ils sont toujours là,
00:27:48le gasoil a jamais été aussi cher,
00:27:51les gens qui ne sont pas
00:27:52gilets jaunes
00:27:52sont eux aussi...
00:27:54Vous avez vu les gilets jaunes
00:27:55là récemment ?
00:27:56Pas encore,
00:27:56mais est-ce qu'il ne peut pas
00:27:57y avoir une convergence
00:27:58de toutes ces inquiétudes ?
00:28:00Ça ne commencera pas par ça,
00:28:01ça ne commencera pas
00:28:02une autre connerie,
00:28:03mais en tout cas,
00:28:03ce mouvement
00:28:04n'est pas vraiment populaire.
00:28:06C'est un peu des têtes...
00:28:07Pas des têtes à clash,
00:28:08mais des têtes à claques,
00:28:09des petits jeunes
00:28:10qui emmerdent le monde
00:28:11alors que les Français
00:28:11dans leur ensemble...
00:28:12Ça bénéficie à qui ?
00:28:13Et puis surtout,
00:28:14il y a quand même eu beaucoup...
00:28:15Tariq, ça bénéficie à qui ?
00:28:17Moi, je pense que ça fait
00:28:18depuis que Macron est là,
00:28:20il se renvoie la balle
00:28:21avec Elefi.
00:28:22C'est-à-dire que Elefi
00:28:23met la chienlit.
00:28:25Là, en l'occurrence,
00:28:26Elefi essaie de récupérer
00:28:27ce mouvement,
00:28:27essaie de le noyauter
00:28:28comme ils ont fait
00:28:29avec les gilets jaunes.
00:28:30Donc, ça fout le chantier,
00:28:31c'est la chienlit
00:28:33et Macron attise les braises
00:28:37comme l'avait fait Castaner,
00:28:39etc.,
00:28:39de façon à récupérer
00:28:42le parti de l'ordre.
00:28:43Ça me paraît...
00:28:44Il a toujours fait ça.
00:28:46C'est-à-dire que...
00:28:46En quoi il récupère
00:28:47le parti de l'ordre ?
00:28:48Le parti de l'ordre.
00:28:49Au bout de 15 jours,
00:28:503 semaines,
00:28:51là, vous allez avoir
00:28:52les vacances,
00:28:53tout ça, ça va se calmer.
00:28:54Je ne suis pas d'accord.
00:28:54Si d'aventure, ça repart,
00:28:56écoutez, les gens...
00:28:57L'idée, c'est de voir
00:28:58les Français.
00:28:58Je ne suis pas d'accord du tout.
00:28:59Macron est en bout de cours
00:29:00s'il est carbonisé.
00:29:01Les gens n'y croient plus.
00:29:02Et le fait que même
00:29:03ça dure encore,
00:29:05ça profitera à d'autres
00:29:06qu'à lui,
00:29:06surtout parce que
00:29:08le calendrier politique
00:29:09est tel en plus
00:29:10qu'il ne peut pas
00:29:11lui-même en bénéficier.
00:29:13Exactement.
00:29:13Et en plus...
00:29:14Ce qu'il peut en bénéficier,
00:29:15c'est ce qu'on appelle
00:29:16le bloc central.
00:29:16C'est le marais.
00:29:17On n'a rien à foutre.
00:29:18Maintenant, il ne pense
00:29:18qu'à sa gueule.
00:29:19Macron, depuis toujours,
00:29:20il n'a pas envie
00:29:21qu'Édouard Philippe...
00:29:23Tu crois...
00:29:23Mais Macron,
00:29:24c'est le premier adversaire
00:29:25dans le candidat
00:29:26du bloc central.
00:29:27Parce que dans l'hypothèse
00:29:28où il aurait l'idée,
00:29:29ce qui n'est pas tout à fait
00:29:31inenvisageable,
00:29:31de pouvoir se représenter
00:29:32le coup suivant,
00:29:33d'accord ?
00:29:342032.
00:29:35Il faut absolument
00:29:36que ça soit Mélenchon
00:29:37ou Le Pen.
00:29:38Parce que si c'est un centriste,
00:29:40le coup suivant,
00:29:41ça ne sera pas pour lui,
00:29:42ça sera pour le coup,
00:29:43le RN.
00:29:44Et pardon ?
00:29:45Je ne suis pas d'accord non plus.
00:29:46Est-ce que ça bénéficie
00:29:48au gouvernement ?
00:29:49Je n'en sais rien.
00:29:49Pour l'instant, non.
00:29:50Mais c'est toujours comme ça
00:29:52que ça se passe.
00:29:52Est-ce que les Gilets jaunes
00:29:54ont bénéficié au gouvernement ?
00:29:55Les Gilets jaunes
00:29:56n'ont pas bénéficié au gouvernement.
00:29:57Pas une minute.
00:29:58Attendez, pas une minute.
00:29:59Le Covid,
00:29:59est-ce qu'il a bénéficié au gouvernement ?
00:30:01Oui, oui, oui.
00:30:02Bien sûr.
00:30:03Mais bien entendu,
00:30:03le quoi qu'il en coûte.
00:30:06Mais il s'est fait réélire.
00:30:06Ça a coûté un pognon de dingue.
00:30:07Pas du tout.
00:30:08Mais les gens étaient contents
00:30:09d'avoir un pognon de dingue.
00:30:10C'est ça le problème.
00:30:11Mais Macron s'est fait réélire.
00:30:13Macron s'est fait réélire
00:30:14sans faire campagne
00:30:15parce qu'il a balancé
00:30:16600 milliards
00:30:17sur une population
00:30:18qui se gobergeait
00:30:19de pouvoir être payé
00:30:20à rien foutre chez elle
00:30:22quand il faisait beau
00:30:22pendant le printemps.
00:30:24C'est ça la réalité.
00:30:25Je reviens quand même
00:30:26sur les gilets jaunes
00:30:27avant le virus chinois.
00:30:28Les gilets jaunes en 2018,
00:30:30les élections européennes
00:30:31qui ont suivi en juin 2019,
00:30:32elles n'ont pas été
00:30:33si mauvaises que ça
00:30:34pour les Macronards.
00:30:35Ce n'est pas celle de 2024.
00:30:38Ils ont largement sauvé les meubles.
00:30:40Pardon,
00:30:40mais ce n'est pas la fête
00:30:41à l'Elysée
00:30:41à la fin des élections.
00:30:44Les élections européennes de 2019 ?
00:30:46Les élections européennes,
00:30:47tout le monde s'en fout.
00:30:50Les élections européennes
00:30:51sont arrivées tout de suite
00:30:51après les gilets jaunes.
00:30:52Et il n'a pas souffert
00:30:53des gilets jaunes
00:30:54à ces élections-là.
00:30:54C'est ça que je veux dire.
00:30:55La présence de la France
00:30:56et l'impact de la France en Europe.
00:30:57Malgré tout,
00:30:58c'était quand même,
00:30:59si tu veux,
00:30:59ça ne concernait pas
00:31:00la majorité de la population.
00:31:02Les gilets jaunes,
00:31:02même si c'était plus important
00:31:03que ce qui se passe.
00:31:04Ils ont tué les gilets jaunes.
00:31:06Actuellement,
00:31:07en plus,
00:31:07tu as une alliance
00:31:08qui est classique
00:31:09depuis maintenant
00:31:09contre les lycéens
00:31:11ou les étudiants
00:31:12des médias dominants
00:31:14et des flics
00:31:15entre les coups de matraque
00:31:16des flics
00:31:16et les médias
00:31:17qui vont chercher
00:31:18effectivement
00:31:20les quelques
00:31:23jeunes gardes
00:31:24ou autres casseurs.
00:31:26Anna,
00:31:27on ne sait pas
00:31:27de qui il s'agit
00:31:28ou indiquent infiltrés.
00:31:30Peu importe.
00:31:31Pour faire peur
00:31:31à tout le monde.
00:31:32De toute façon,
00:31:33ça n'ira pas très loin.
00:31:34Mais c'est une pierre de plus
00:31:36dans un édifice
00:31:37qui fragilise tout.
00:31:38Et à un moment
00:31:39ou à un autre,
00:31:39ça va péter.
00:31:40Mais je ne crois pas
00:31:40que ça soit maintenant
00:31:42et que ça viendra de ça
00:31:43parce que c'est quand même
00:31:44une faction très minoritaire.
00:31:46Parce qu'en plus,
00:31:47c'est un peu
00:31:49déprivilégié quand même.
00:31:50Bon,
00:31:51c'est vrai qu'il y a eu
00:31:52beaucoup de frics.
00:31:52C'est Saint-Exupéry
00:31:53de Fréteil.
00:31:54Mais il y a beaucoup de frics
00:31:55qui a été VFI au lycée.
00:31:57Le lycée Paul-Éloire
00:31:58à Saint-Denis,
00:31:58ce n'est pas du plus fric.
00:31:59Mais écoute,
00:32:00la politique de la ville...
00:32:01Là, tu ne connais peut-être
00:32:02que le sixième arrondissement.
00:32:02Non, non,
00:32:03pour moi.
00:32:04Oh, cher monsieur,
00:32:05mais tu me prends pour qui ?
00:32:06Bon, attends,
00:32:07je vais t'en apprendre un peu
00:32:08de la banlieue.
00:32:08Moi, j'y suis né,
00:32:09j'ai grandi.
00:32:10Bon, voilà,
00:32:11porte du Pré-Saint-Gervais,
00:32:12porte des lilas.
00:32:13Très bien.
00:32:14Et donc,
00:32:15ce n'est pas
00:32:15les lycées parisiens.
00:32:16À qui ai-je à faire ?
00:32:17Bon, en tout cas,
00:32:19en tout cas,
00:32:20ça ne va pas,
00:32:21je pense.
00:32:21Et puis,
00:32:22il y a un dernier aspect.
00:32:23Il y a un aspect
00:32:24un peu émeut racial.
00:32:25Parce que quand,
00:32:26effectivement,
00:32:27les bonnes gens
00:32:27voient à la télévision
00:32:2890% de Noirs et d'Arabes
00:32:31dans les foules...
00:32:32C'est contraire l'histoire
00:32:32avec ce que tu viens de dire.
00:32:33Rien du privilégié.
00:32:34Non, pas du tout.
00:32:35Si c'est des Noirs et des Arabes,
00:32:36ils ne font pas partie
00:32:37des parapopulations.
00:32:37Mais tu sais ce que ça coûte
00:32:38à la France,
00:32:39la politique de la ville ?
00:32:40C'est bien entendu.
00:32:41Ah, c'est autre chose.
00:32:41Mais non, c'est là.
00:32:42C'est une question.
00:32:43Ça ne fait pas deux débris.
00:32:44Mais j'ai déversé.
00:32:45Mais bien sûr que si.
00:32:46Serge a parfaitement raison.
00:32:47Serge a parfaitement raison.
00:32:48C'est déversé
00:32:48dans les quartiers
00:32:49autour de...
00:32:50Les milliards qu'on a...
00:32:51Ceux qui ne sont pas privilégiés,
00:32:52ce sont les...
00:32:53Les petits blancs ?
00:32:54Les enfants,
00:32:55les petits blancs
00:32:55qui sont dans le fin fond
00:32:57de la Dordogne
00:32:57qui ont un quart
00:32:58de ramassage scolaire.
00:32:59Les parents ne peuvent plus
00:33:00les emmener à l'école
00:33:00parce qu'il n'y a pas d'essence
00:33:01et machin comme ça.
00:33:02Voilà, c'est ça.
00:33:03Eux, ils n'ont rien.
00:33:03Les banlieues,
00:33:04la seule catégorie
00:33:05qui étudie dans la paix.
00:33:07Eux, ils étudient dans la paix.
00:33:08La répression macronnard
00:33:09depuis des années
00:33:10se garde bien
00:33:11de taper vraiment
00:33:12sur les banlieues
00:33:13et d'aller chercher
00:33:14les dealers, etc.
00:33:15Parce qu'eux,
00:33:15ils en ont peur.
00:33:16Eux, ils sont armés.
00:33:17On a parlé du virus chinois
00:33:18tout à l'heure.
00:33:19Ce n'est pas les mecs
00:33:19qui défilent pour
00:33:21le mariage pour tous
00:33:22ou qui vont voir
00:33:23Léon 14, etc.
00:33:24qui inquiètent les macronnards.
00:33:26Ce qui inquiète
00:33:27les macronnards,
00:33:27c'est les banlieues
00:33:28parce qu'ils ont des flingues
00:33:28et ils sont prêts
00:33:29à s'en servir.
00:33:30Et puis cette espèce
00:33:30d'émulsion,
00:33:31d'émulation,
00:33:32de discours,
00:33:33wesh, le coran de la Mecque,
00:33:35etc.
00:33:36Plus des flingues
00:33:37par-ci, par-là
00:33:38et de la beuh
00:33:39et de la dope.
00:33:40Bon, ça, ça les inquiète vraiment
00:33:41et là, ils ne mettent pas les pieds.
00:33:43Et beaucoup d'argent sale.
00:33:44Est-ce que vous avez vu
00:33:45pendant le Covid
00:33:46dans les banlieues
00:33:47verbaliser les flics
00:33:48parce qu'ils étaient sortis
00:33:49pendant une heure ?
00:33:49Pas du tout.
00:33:49Jamais, c'est ici, oui.
00:33:51Ils ne mettent pas les pieds.
00:33:52Ils s'excusent.
00:33:53Ils ne mettaient pas les pieds.
00:33:54Je repense
00:33:55à cette histoire de LFI
00:33:56parce que je pense profondément
00:33:58que ça ne leur bénéficie pas
00:34:00mais je vois quand même
00:34:01qu'ils creusent
00:34:01toujours le même sillon
00:34:03qui a été d'abord
00:34:05aux municipales
00:34:06d'aller chercher
00:34:06et de faire voter la banlieue
00:34:08et là,
00:34:09d'aller dire à la jeunesse
00:34:11je me préoccupe de vous
00:34:12parce qu'une certaine partie
00:34:14d'entre eux
00:34:14vont avoir 18 ans
00:34:16et vont être capables
00:34:17de voter en 2027.
00:34:19Moi, je pense que
00:34:20même s'ils ne sont
00:34:21sans doute pas
00:34:22à l'origine du mouvement
00:34:24ils l'attisent
00:34:25et dans tous les cas
00:34:26ils font passer
00:34:26des messages
00:34:27pour aller...
00:34:27Alors la stratégie de Mélenchon
00:34:28pour moi c'est...
00:34:29Non, attends,
00:34:29je vais aller jusqu'au bout.
00:34:30Mélenchon, il a failli.
00:34:32Il aurait pu être
00:34:33au deuxième tour.
00:34:33Il lui a manqué
00:34:34quelques centaines
00:34:35de milliers de voix.
00:34:36Exactement, il va aller chercher là.
00:34:36Et c'est son obsession.
00:34:37C'est ça qu'il va chercher.
00:34:39Bon, Mélenchon,
00:34:40il sait qu'il est impopulaire.
00:34:41Il sait qu'au deuxième tour
00:34:42face à n'importe qui,
00:34:43Le Pen, même Bardella
00:34:44avec toutes les casseroles
00:34:45qu'il lui trouve,
00:34:46il se ferait battre.
00:34:47Il le sait.
00:34:47C'est vrai dans les sondages actuels.
00:34:49Non, mais il le sait.
00:34:50Il le sait.
00:34:50Il ne veut pas gagner
00:34:51et prendre le pouvoir
00:34:53par les présidentielles.
00:34:53Il ne peut pas.
00:34:54Il ne peut pas
00:34:55et sans doute
00:34:55qu'il ne pourra jamais.
00:34:59Mais sa stratégie,
00:35:02c'est quoi ?
00:35:02C'est Le Pen est élu.
00:35:04D'accord ?
00:35:05Ou éventuellement Philippe,
00:35:06mais plutôt Le Pen contre lui.
00:35:08C'est ça que ça...
00:35:10Ensuite,
00:35:11il essaie au deuxième,
00:35:12au moment des législatives,
00:35:14ça devient le leader naturel
00:35:16de l'opposition,
00:35:17plus même que de la gauche,
00:35:18puisqu'il aura été
00:35:19au deuxième tour.
00:35:20Et il essaie de limiter
00:35:21la casse aux législatives
00:35:22pour que la victoire
00:35:24ensuite du RN
00:35:24soit relativement fragile.
00:35:26Qu'est-ce qui se passe ensuite ?
00:35:28La dette,
00:35:29le bordel avec le FMI,
00:35:30l'Union Européenne,
00:35:31les taux d'intérêt,
00:35:32on reviendra là-dessus,
00:35:33les problèmes du...
00:35:34Le Conseil constitutionnel
00:35:35qui annule tout ce qu'il peut,
00:35:36le Conseil d'État
00:35:37qui envient tout le monde,
00:35:37etc.
00:35:38Qu'est-ce qui se passe ?
00:35:40Plus la montée du chômage.
00:35:41Au bout de 3 ou 6 mois,
00:35:43mémoire de poisson rouge
00:35:44des électeurs,
00:35:45c'est le chaos,
00:35:47ça ne va pas bien du tout.
00:35:47Dissolution ?
00:35:48Et dissolution à nouveau
00:35:49un an plus tard.
00:35:50Et là,
00:35:51et là,
00:35:52là il gagne.
00:35:53Tu vois ?
00:35:53Là il gagne.
00:35:54Il n'est pas président de la République,
00:35:56mais il est Premier ministre.
00:35:57Ou en tout cas,
00:35:58il s'en fout d'ailleurs
00:35:58d'être Premier ministre.
00:35:59C'est ce que je disais
00:36:00au moment de l'histoire
00:36:01de Lucie Casté.
00:36:02Il veut tenir
00:36:03le ministère de l'Intérieur.
00:36:04D'accord ?
00:36:05Une fois qu'il a
00:36:06le ministère de l'Intérieur,
00:36:07une fois qu'il a la police
00:36:08dans la main,
00:36:09eh ben,
00:36:10il ne rend plus le pouvoir.
00:36:11C'est fini.
00:36:11Il va avoir du mal
00:36:12à avoir la police dans la main
00:36:13alors que ses militants
00:36:15passent leur temps à dire
00:36:16nous,
00:36:17tout le monde déteste la police.
00:36:18Bah du tout,
00:36:18mais ils changeront de discours
00:36:19du jour au lendemain
00:36:20et puis lui,
00:36:21il dira,
00:36:21eh ben maintenant,
00:36:22je vais rétablir...
00:36:22Je pense que les policiers,
00:36:23ils n'ont pas une mémoire
00:36:24de poisson rouge.
00:36:24Non, il leur filera du pognon,
00:36:26il leur filera du pognon
00:36:27et il dira,
00:36:28maintenant,
00:36:28je vais vous réconcilier
00:36:29avec le peuple
00:36:29et voilà,
00:36:30la police républicaine
00:36:31est renée avec moi.
00:36:31Le régime totalitaire,
00:36:32ça peut toujours sur la police.
00:36:34Et bien sûr,
00:36:34alors qu'est-ce qu'il va...
00:36:35Bon,
00:36:35parce que c'est ce que j'avais dit
00:36:36au moment de Lucie Casté.
00:36:37Alors que paradoxalement,
00:36:38il dit qu'il faut désarmer
00:36:39la police municipale,
00:36:40moi, je l'arme lui,
00:36:41il l'armera.
00:36:42Il l'armera.
00:36:42Oui,
00:36:43et puis il l'armera.
00:36:43Donc alors,
00:36:44attends,
00:36:44on continue ton scénario,
00:36:45il a le ministère de l'Intérieur.
00:36:47Si tu désarmes
00:36:48la police municipale,
00:36:49laquelle est encore armée ?
00:36:50La police nationale,
00:36:52celle qui lui obéit,
00:36:52celle qui lui obéit ou pas ?
00:36:54Bien sûr que si,
00:36:55ils obéiront.
00:36:56Ensuite,
00:36:57ensuite,
00:36:58une fois qu'il a
00:36:58le ministère de l'Intérieur,
00:37:00c'était ce qui se préparait
00:37:01avec Lucie Casté.
00:37:02Bon,
00:37:03si jamais,
00:37:04à un moment,
00:37:05tu vois,
00:37:05bon,
00:37:05une majorité alternative
00:37:07ensuite au Parlement,
00:37:09tu vois,
00:37:09s'il y avait une nouvelle dissolution
00:37:10ou quoi au caisse,
00:37:11bon,
00:37:12c'est forcément
00:37:12s'appuyant sur le RN.
00:37:14À ce moment-là,
00:37:16c'est,
00:37:16un gouvernement fasciste,
00:37:18droit à l'insurrection républicaine.
00:37:19Ils ne rendront jamais le pouvoir
00:37:21s'ils prennent
00:37:22le ministère de l'Intérieur.
00:37:23Jamais.
00:37:24C'est une dictature
00:37:25à la vénézuélienne
00:37:27qui s'abattra sur la France.
00:37:28Et ça,
00:37:29vous n'en,
00:37:29les gens n'en ont.
00:37:30Et moi,
00:37:30j'avais écrit un article
00:37:31dans le Figaro et Atlantico et tout,
00:37:33et je peux m'enorgueillir
00:37:34que je pense
00:37:35que quelques personnes
00:37:36ont pensé à ce scénario
00:37:37parce que personne ne voyait arriver.
00:37:38Lucie Casté,
00:37:39il n'en avait rien à foutre,
00:37:41il y avait quelqu'un de LFI
00:37:42à l'intérieur
00:37:43et c'était Mélenchon
00:37:44qui prendrait le pouvoir
00:37:47définitivement.
00:37:47Ça m'inquiète,
00:37:48ce que tu dis,
00:37:48même si j'ai le sentiment
00:37:50que c'est très loin.
00:37:50Mélenchon n'est pas un démocrate.
00:37:53Mélenchon n'en a rien à foutre
00:37:54de ta liberté.
00:37:55Tariq,
00:37:55t'es d'accord avec ça ?
00:37:57Moi,
00:37:57j'ai l'impression
00:37:58que tu vas très très loin.
00:37:59Non,
00:37:59mais je connais le mec.
00:38:01Dans ce cas,
00:38:01c'est qu'il est actionné.
00:38:03Il voit très loin,
00:38:04donc il y a plusieurs scénariés.
00:38:05Mais ça peut aller très vite.
00:38:06Mais si,
00:38:07effectivement,
00:38:08Mélenchon a le pouvoir
00:38:09quelque part,
00:38:10il ne le lâchera jamais.
00:38:11Ça, c'est clair.
00:38:11C'est un dictateur,
00:38:13c'est un autocrate,
00:38:14trotskiste,
00:38:14de toute façon,
00:38:16vous êtes...
00:38:16D'abord,
00:38:17il est vieux.
00:38:17Chaque fois que les trotskistes
00:38:18et les staliniens
00:38:19ont pris le pouvoir,
00:38:19il est vieux.
00:38:20On peut que les vieux,
00:38:21ils ont rarement le pouvoir
00:38:22très longtemps.
00:38:23Tu vas citer
00:38:24De Gaulle à l'envers.
00:38:25De Gaulle manguait d'ambition.
00:38:27Mélenchon est beaucoup plus fort.
00:38:30Non,
00:38:32maintenant les scénarios,
00:38:33il faut ceci,
00:38:33il faut ceci,
00:38:34cela.
00:38:34Oui,
00:38:35il voit beaucoup trop loin.
00:38:36Je me garderai bien de...
00:38:37Je prie pour que vous...
00:38:40Tu espères qu'il y aura
00:38:41une trace numérique là-dessus ?
00:38:43Évidemment.
00:38:44À 17 ans,
00:38:46quand on dit
00:38:46c'est moqué de moi,
00:38:48bonjour.
00:38:49Non,
00:38:49mais c'est tout à fait vrai.
00:38:51est-ce que...
00:38:52Mais si Le Pen est élu,
00:38:54de toute façon,
00:38:55Mélenchon foutra un chantier
00:38:56sans nom
00:38:57pendant des mois.
00:38:58Sauf qu'il faudra pas...
00:38:59Il va saboter les satifs.
00:39:00Pourquoi ça dépend des législatives ?
00:39:02Il va saboter les législatives.
00:39:03c'est le troisième tour.
00:39:04Mais il va les saboter les législatives.
00:39:05Non,
00:39:06mais comment il sabote les législatives ?
00:39:08Attendez...
00:39:08Comment tu sabotes les législatives ?
00:39:10Comment on a saboté...
00:39:11Il va dépouiller...
00:39:12Comment on a saboté...
00:39:13Comment on a saboté
00:39:15l'entre-deux-tours
00:39:16des présidentielles de 2002 ?
00:39:17Comment on a saboté...
00:39:18Non,
00:39:18mais ce qu'il peut faire,
00:39:20simplement...
00:39:20Ils font des manifestants.
00:39:21Il appelle...
00:39:21Non,
00:39:21il appelle...
00:39:22On appelle au fascisme,
00:39:22on appelle à tout truc.
00:39:23Non,
00:39:23mais il n'y a pas que ça.
00:39:24Il donne un ordre
00:39:26de désistement,
00:39:28de retrait
00:39:28de tous ces candidats
00:39:29qui sont au deuxième tour.
00:39:30Et là,
00:39:30mécaniquement,
00:39:31la victoire du RN,
00:39:33si tu veux...
00:39:34Du RN ou du centre ?
00:39:36Non,
00:39:37ou du...
00:39:37Bon.
00:39:38Dans tous les endroits
00:39:39où il n'est pas en tête,
00:39:41il essaie d'obtenir
00:39:42la même chose des centristes,
00:39:43mais il se retire.
00:39:44Et à ce moment-là,
00:39:45la victoire du RN au Parlement
00:39:46sera...
00:39:47C'est totalement illégité.
00:39:48Non,
00:39:48non,
00:39:48on ne sait pas ça.
00:39:49Peut-être qu'il y aura
00:39:50une majorité RN,
00:39:50mais elle sera forcément
00:39:51très fragile,
00:39:52voire purement relative,
00:39:53voire bon.
00:39:54C'est même pas sûr qu'il y a une majorité
00:39:56pour la raison qu'on a dite
00:39:57tout à l'heure.
00:39:58Si tu n'as pas une majorité
00:40:00ou une majorité,
00:40:00t'es très fragile.
00:40:01T'as pas le Parlement
00:40:02ou t'as un Parlement fragile,
00:40:04t'as une assemblée fragile.
00:40:06Donc,
00:40:06tu peux t'appuyer
00:40:07sur une assemblée fragile,
00:40:08simplement.
00:40:09Et contre toi,
00:40:10tu as deux points.
00:40:11Ouvrez les guillemets.
00:40:12Le Sénat,
00:40:13le Conseil constitutionnel,
00:40:14le Conseil d'État,
00:40:16la magistrature,
00:40:17les médias,
00:40:18les banquiers,
00:40:20Francfort
00:40:21et Bruxelles.
00:40:21Bon,
00:40:22d'accord ?
00:40:22T'as tout le monde contre toi.
00:40:23Mais là, t'es en train...
00:40:24Donc, t'es mort,
00:40:25t'es mort,
00:40:26t'es mort.
00:40:26Mais il n'a pas tort.
00:40:27C'est-à-dire que le...
00:40:28Je te remercie.
00:40:30Ça t'arrive.
00:40:30Si Marine Le Pen
00:40:32était élue
00:40:32à la présidente de la République,
00:40:33d'abord,
00:40:33elle n'est pas sûre
00:40:33de gagner l'initiative.
00:40:34Pour la raison qu'on a dit
00:40:35tout à l'heure.
00:40:35Bien sûr,
00:40:35mais ça, c'est...
00:40:37Non, parce que Mélenchon
00:40:38fait voter les banlieues et tout.
00:40:39Les banlieues,
00:40:40ils n'en ont rien à faire
00:40:40que ce soit par champion
00:40:41le président et tout.
00:40:42Ce qui se passe habituellement
00:40:42quand il y a une présidentielle...
00:40:43Donc, tu valides ma thèse
00:40:44tout à l'heure
00:40:45qui disait
00:40:47que Mélenchon
00:40:48était à la recherche
00:40:49de voix supplémentaires
00:40:49Mais bien entendu,
00:40:50mais c'est normal.
00:40:51Mais bien entendu,
00:40:52il sait très bien...
00:40:53Il lui manquait 400 000 voix.
00:40:55C'est ça.
00:40:55Mais il sait très bien
00:40:56que dans les banlieues,
00:40:57l'immigration,
00:40:59les enfants de l'immigration
00:41:00ne votent pas.
00:41:01Là, il suffit
00:41:02de les faire voter.
00:41:02Et là,
00:41:06on va passer au troisième sujet
00:41:07que tu as amené, Serge.
00:41:10A tout de suite.
00:41:15Allez, troisième sujet,
00:41:17c'est Serge Federbush
00:41:19qui l'a porté.
00:41:20Serge.
00:41:21Oui, alors vous connaissez
00:41:21la célèbre histoire
00:41:22du désert des Tartares.
00:41:24On attend le truc,
00:41:24on attend le truc.
00:41:25La faillite finale,
00:41:27ça fait 10 ans,
00:41:28ça fait 20 ans
00:41:28qu'on l'attend.
00:41:30Certains l'espèrent
00:41:31pour provoquer l'électrochoc
00:41:33qui foutra en l'air le système
00:41:34et qui permettra peut-être
00:41:36à la France
00:41:36de renaître
00:41:37après une période difficile.
00:41:39Pas mal de gens
00:41:40ont ça en tête.
00:41:41Mais ça ne vient pas.
00:41:42Ça ne vient pas.
00:41:44C'est l'argent de la vieille.
00:41:45Je ne sais pas
00:41:46si vous vous souvenez
00:41:46de ce film italien
00:41:48où, en fait,
00:41:49ils attendent que la vieille,
00:41:50c'est une riche américaine
00:41:51qui est un temps en temps
00:41:51dans un...
00:41:52Bon, à Rome
00:41:53ou dans une ville italienne,
00:41:54meurt pour récupérer,
00:41:56parce qu'elle est d'origine italienne,
00:41:57pour récupérer l'héritage.
00:41:58Et puis, ça ne vient pas,
00:41:59ça ne vient jamais.
00:42:00Elle les enterre tous.
00:42:01C'est le viager
00:42:02avec, voilà...
00:42:03Ternia.
00:42:04Avec Ternia.
00:42:04Bon.
00:42:05Donc...
00:42:07Donc, ça ne vient pas.
00:42:08Sauf que là,
00:42:10on commence à voir
00:42:12le museau de la bête
00:42:13au bout du tunnel.
00:42:14Le museau de la bête,
00:42:15il commence à reluire
00:42:16parce qu'on approche
00:42:17des taux d'intérêt
00:42:18de refinancement
00:42:18de la dette publique
00:42:19à 5%.
00:42:20Et là,
00:42:21ça commence à devenir craignose
00:42:22parce que
00:42:24le montant de la dette
00:42:25aujourd'hui
00:42:25est colossal.
00:42:27La dette publique
00:42:28est colossale.
00:42:29On en fait 20 milliards
00:42:30de plus tous les mois.
00:42:31Moi, je me souviens
00:42:32que quand je faisais mes études,
00:42:33on disait
00:42:34mais c'est affreux.
00:42:35cette année,
00:42:36la dette publique
00:42:37accrue de 80 milliards
00:42:38de francs
00:42:39sur 12 mois.
00:42:41Là, c'est 120 milliards
00:42:42sur un mois.
00:42:46Mon point de vue,
00:42:47c'est qu'à un moment
00:42:48ou un autre,
00:42:49il y a une situation
00:42:51qui va devenir inextricable
00:42:52dans le refinancement
00:42:53de la dette.
00:42:53Mais alors,
00:42:54quelle est l'étincelle ?
00:42:55Parce que c'est toujours
00:42:55la question de l'étincelle
00:42:56qui importe.
00:42:57C'est quand on chasse
00:42:58le problème par la porte,
00:42:59il revient par la fenêtre.
00:43:00L'étincelle,
00:43:00dans ces situations,
00:43:02historiquement,
00:43:02ça a toujours été politique.
00:43:03C'est-à-dire que
00:43:05les gens acceptent
00:43:06de financer,
00:43:07de financer,
00:43:07puis il y a un moment,
00:43:08ils disent,
00:43:08tout le monde cherche
00:43:09un prétexte.
00:43:09C'est comme pour la baisse
00:43:10des cours des actions,
00:43:11quand il y a un crash
00:43:12sur les marchés.
00:43:13Bon, les gens vont,
00:43:13ça monte, ça monte, ça monte,
00:43:14tout le monde se regarde
00:43:15sur les marchés,
00:43:16tous les opérateurs de marché.
00:43:17Puis, le premier qui se dit,
00:43:18et bien l'étincelle,
00:43:20ça sera politique.
00:43:21Donc, à mon avis,
00:43:23ça peut être tout à fait,
00:43:23tout à fait,
00:43:24justement,
00:43:25l'élection présidentielle.
00:43:26C'est-à-dire que
00:43:27si Le Pen l'emporte,
00:43:29ou même si elle est
00:43:29en situation de l'emporter,
00:43:30ou s'il y a un deuxième tour
00:43:31Le Pen-Mélenchon,
00:43:32à ce moment-là,
00:43:33ça passe à 6%,
00:43:34les taux d'intérêt,
00:43:35parce qu'on veut des gages,
00:43:37on veut la garantie
00:43:42infinançable.
00:43:42Et que fait le candidat élu ?
00:43:44Que fait le candidat élu ?
00:43:45Ça, c'est un vrai problème.
00:43:46Et que font les Français derrière ?
00:43:48Bon,
00:43:49tu nous donnes le parles ?
00:43:49Non, mais juste un dernier mot,
00:43:50que font les Français ?
00:43:51Parce que c'est ça,
00:43:52je suis désolé pour le tunnel.
00:43:53Ah non, mais là, c'est...
00:43:54Bon, que font les Français ?
00:43:55Est-ce qu'ils acceptent
00:43:56de se faire ratiboiser leur épargne ?
00:43:58C'est ça, la question.
00:43:59Sans moufter,
00:44:00comme ils ont accepté
00:44:00le Covid et les autorisations de sortie,
00:44:02ou est-ce qu'ils se laissent faire ?
00:44:03Comme les Grecs, finalement.
00:44:05Et on leur dit,
00:44:05bon, ben voilà,
00:44:06on va vous prendre 20, 30, 40% de votre répargne.
00:44:08Et s'ils ne se laissent pas faire ?
00:44:09Ben, s'ils ne se laissent pas faire,
00:44:10ils sont dans la rue.
00:44:11Les mecs du FMI
00:44:12ou de la Banque Centrale arrivent,
00:44:13on les met au mieux pour eux
00:44:15dans un fourgon
00:44:16et on les renvoie chez eux.
00:44:18Au pire pour eux,
00:44:19on les flingue.
00:44:20Et puis ensuite,
00:44:20ça part en sucette.
00:44:21C'est tout.
00:44:22Parce que si les mecs du FMI arrivent,
00:44:24ils peuvent se faire buter à part...
00:44:25Je te laisse la parole.
00:44:26Moi, j'ai un point de vue...
00:44:27Je ne suis pas...
00:44:28Aussi catastrophiste.
00:44:30Non, peut-être pas.
00:44:31Parce qu'il dit que le...
00:44:33Serge dit que c'est peut-être
00:44:35l'élection présidentielle
00:44:36qui va faire l'étincelle.
00:44:37Sauf que,
00:44:38je ne sais plus si c'est la semaine dernière,
00:44:40il y a déjà un fonds japonais
00:44:42qui a décidé de se débarrasser
00:44:43de la dette française.
00:44:45Donc, est-ce que ça va faire boule de neige ?
00:44:48Je ne sais pas.
00:44:49La dette française est à 5%,
00:44:52mais elle est en train de les passer,
00:44:53les 5%.
00:44:55Donc, il est tout à fait possible
00:44:57qu'on n'attende pas l'élection présidentielle
00:44:58pour qu'il y ait un petit problème.
00:44:59Alors, cela dit,
00:45:01Serge n'a pas tort.
00:45:03L'élection présidentielle
00:45:04peut effectivement être un déclencheur.
00:45:06Mais attention,
00:45:07il y a des mouvements
00:45:08qui peuvent se produire.
00:45:11Le Cornu est terrifié
00:45:12par ce qui va se passer
00:45:14le 23 octobre.
00:45:15Le 23 octobre,
00:45:16vous allez avoir Moody's
00:45:17qui, à coup sûr,
00:45:19dégradera la note de la France.
00:45:20Pourquoi à coup sûr ?
00:45:22Parce que c'est la seule
00:45:23qui ne l'avait pas dégradée
00:45:23la dernière fois,
00:45:24mais elle l'avait mis en surveillance négative.
00:45:26Alors que les deux autres
00:45:27l'avaient dégradée,
00:45:28à perspective stable.
00:45:29Etat Standard & Poor's
00:45:30qui est le mois de novembre.
00:45:33Début novembre.
00:45:33Le 27 novembre.
00:45:35Non, un mois après.
00:45:35Un mois après.
00:45:36Donc, je pense que le 23 octobre,
00:45:39les trois agences auront placé la France
00:45:41en cinquième catégorie,
00:45:43je crois, en quatrième catégorie.
00:45:44C'est-à-dire que là,
00:45:46on n'est plus du tout dans le top.
00:45:49Voilà.
00:45:50Oui, mais bon.
00:45:52C'est certes,
00:45:52mais c'est encore finançable.
00:45:54C'est encore finançable.
00:45:54C'est encore un peu cher,
00:45:55mais c'est encore finançable.
00:45:56Oui, c'est ça.
00:45:56Alors, le problème,
00:45:57c'est aussi...
00:45:58Je peux en placer une ?
00:45:59Non.
00:46:01Tu n'es plus l'émis,
00:46:02tu n'es plus le roi que tu fus.
00:46:05Je ne suis plus le roi,
00:46:06je suis un débatteur comme les autres.
00:46:08Moi, je pense que
00:46:10c'est l'élément
00:46:11qui va faire vriller la présidentielle,
00:46:14cette histoire.
00:46:14C'est-à-dire qu'à chaque présidentielle,
00:46:17on s'engage,
00:46:18au début,
00:46:19sur un truc un petit peu tough-tough,
00:46:20la droite, la gauche.
00:46:22Là, on l'a déjà eu,
00:46:22d'une certaine manière,
00:46:23sur la dette.
00:46:25Mais là, la dette,
00:46:26ça va devenir très concret.
00:46:28S'il y a des gradations,
00:46:30ça va empirer les choses
00:46:32puisque les taux vont augmenter.
00:46:34Et puis,
00:46:35il y a aussi un sujet actuel,
00:46:36c'est qu'il y a des pays
00:46:38où des entreprises
00:46:38sont beaucoup plus sexies que nous.
00:46:40L'Allemagne est beaucoup plus sexie que nous
00:46:42et qu'il y a maintenant
00:46:43des entreprises comme l'IA,
00:46:45les entreprises d'IA,
00:46:46avant se financer
00:46:47à travers des investisseurs.
00:46:50Maintenant,
00:46:50elles vont chercher de l'argent.
00:46:51et elles vont chercher de l'argent
00:46:53et elles sont plus sexies
00:46:55que des pays en difficulté
00:46:56comme la France.
00:46:57Donc,
00:46:58avant de prêter de l'argent
00:47:00à la France,
00:47:02il y a plein de nouveaux
00:47:03qui prennent notre place.
00:47:06Et donc,
00:47:06ça va renforcer les choses.
00:47:08Et moi,
00:47:08je pense que ça ne peut pas être autrement
00:47:10que devenir le sujet principal
00:47:13de la présidentielle
00:47:13et surtout que ça va faire tomber les masques.
00:47:16Parce que d'un côté,
00:47:18quand Mélenchon dit
00:47:19on brûle la dette
00:47:21et d'un autre côté,
00:47:23Marine Le Pen dit
00:47:23c'est pas grave,
00:47:24on reste sur une retraite
00:47:26à 60 ou 62 ans
00:47:28alors que ça coûte
00:47:29plusieurs centaines de milliards
00:47:30d'euros par an,
00:47:32il y a un moment ou un autre,
00:47:33il va falloir
00:47:34que ces deux-là,
00:47:36qui s'apprêtent
00:47:36à faire le deuxième tour,
00:47:39ils se dévoilent.
00:47:40Comment on fait ?
00:47:40Comment on paye ?
00:47:41Qui paye ?
00:47:42Ces deux-là,
00:47:42je ne suis pas d'accord.
00:47:43C'est-à-dire,
00:47:43je pense que Mélenchon,
00:47:44lui,
00:47:44va continuer dans son truc,
00:47:45j'en ai rien à foutre de la dette et tout.
00:47:46De toute façon,
00:47:47il sait qu'il ne gagnera pas
00:47:48la présidentielle,
00:47:49il sera au deuxième tour,
00:47:50s'il continue à dire ça,
00:47:51il sera quand même au deuxième tour.
00:47:52Ben non,
00:47:52justement,
00:47:53c'est peut-être ça
00:47:53qui fait briller la présidentielle.
00:47:55Mais les électeurs de Mélenchon,
00:47:56on n'en a rien à foutre de ça.
00:47:57Les électeurs de Mélenchon,
00:47:58ils sont favorables
00:47:59à ce qu'on envoie chier le FMI,
00:48:00à ce qu'on envoie chier le FMI.
00:48:01C'est une question
00:48:03d'envoyer chier le FMI.
00:48:06Une question,
00:48:06c'est est-ce que,
00:48:07oui ou non,
00:48:08les électeurs de Mélenchon
00:48:09et les autres
00:48:10vont accepter de faire face à la réalité ?
00:48:12Je parle des électeurs de Mélenchon.
00:48:13Au coup de la réalité.
00:48:15La réalité,
00:48:15attends,
00:48:16l'histoire de Mélenchon,
00:48:17ça ne tient pas la route,
00:48:18on est d'accord,
00:48:19parce qu'il faudrait l'accord des...
00:48:20Mais admettons qu'ils le fassent quand même,
00:48:22ils disent,
00:48:23bon ben voilà,
00:48:23je ne rembourse pas.
00:48:24Ça veut dire
00:48:25qu'on quitte l'Union Européenne,
00:48:26en réalité,
00:48:26en tout cas,
00:48:27on quitte le CIME.
00:48:28Ça ne change rien.
00:48:28Bon,
00:48:29bien sûr que si,
00:48:29ça change,
00:48:30parce qu'un,
00:48:30immédiatement,
00:48:31plus personne ne te prête.
00:48:32Ah d'accord,
00:48:32oui,
00:48:33c'est bien.
00:48:33Tout le monde
00:48:34qui a un peu de pognon en France
00:48:35cherche à se barrer
00:48:36par les frontières belges,
00:48:38suisse ou italiennes,
00:48:39donc tu es obligé immédiatement
00:48:41de mettre des gendarmes
00:48:42et des flics partout,
00:48:43aux frontières,
00:48:43partout,
00:48:44parce que sinon,
00:48:45tout le monde se barre
00:48:45avec qui ses économies,
00:48:47ses euros,
00:48:48On a vécu ça au Venezuela
00:48:49quand tu parlais de...
00:48:50Donc,
00:48:51tu entres immédiatement
00:48:52dans une logique totalitaire.
00:48:55Immédiatement.
00:48:55Tu es obligé
00:48:55de mettre des flics partout.
00:48:57Et puis évidemment,
00:48:57il y a des gens
00:48:58qui vont dire
00:48:58mais attention,
00:48:59ils nous ruinent ce pourri,
00:49:01etc.
00:49:02Il va être obligé
00:49:03de leur taper sur la gueule.
00:49:04Donc,
00:49:05répudier la dette
00:49:06version Mélenchon,
00:49:08c'est installer une dictature.
00:49:09On revient sur le sujet précédent.
00:49:10Immédiatement.
00:49:11Parce que tu es obligé
00:49:11de contrôler ce qui se passe derrière.
00:49:12Moi,
00:49:13je parle de la présidentielle.
00:49:14Je parle de l'impact
00:49:15sur la présidentielle.
00:49:16Vous vous dites que...
00:49:17Mais les éligues...
00:49:18Ça ne change rien.
00:49:19Non,
00:49:20les finalistes ne bougent pas.
00:49:21J'ai dit que ça ne changeait rien
00:49:24quant à Marine Le Pen.
00:49:25Effectivement,
00:49:26elle devra,
00:49:27si elle a un peu de crédibilité,
00:49:29elle devra amender son discours
00:49:30et voir un peu ce qu'elle va dire.
00:49:31parce qu'elle a déjà dit hier.
00:49:32Elle a déjà anticipé.
00:49:34Elle a anticipé la réponse.
00:49:35Donc,
00:49:36elle va continuer.
00:49:37On va maintenir la...
00:49:37Donc,
00:49:38je ne mets pas...
00:49:38On prendra le fric
00:49:39sur l'immigration.
00:49:40En gros,
00:49:41c'est ça.
00:49:41mais on sait que ce n'est pas là
00:49:43que l'argent se trouve.
00:49:44Il y a du gras.
00:49:46Il y a suffisante.
00:49:48Il y a quand même
00:49:48beaucoup d'argent.
00:49:50Il y a quand même...
00:49:51Les 400 milliards,
00:49:53le coût,
00:49:54des retraites
00:49:54en France par an.
00:49:56Bon.
00:49:56Oui,
00:49:57c'est à peu près ça.
00:49:58C'est la moitié.
00:49:59Oui,
00:50:00mais le delta
00:50:01qui fait qu'actuellement,
00:50:03le régime
00:50:03qui n'est pas encore
00:50:04tout à fait...
00:50:05Il n'est que marginalement
00:50:06de déficit.
00:50:07Le delta n'est pas
00:50:08de 400 milliards.
00:50:09Et ça,
00:50:09tu peux trouver le delta,
00:50:10justement,
00:50:11si tu ratiboises
00:50:12les politiques migratoires
00:50:13pendant un certain temps,
00:50:14tu le trouves.
00:50:14Donc,
00:50:15elle a un discours aussi.
00:50:16Et là,
00:50:17dans son électorat,
00:50:18évidemment,
00:50:18tout le monde,
00:50:19à juste titre,
00:50:20d'ailleurs,
00:50:20est d'accord pour dire
00:50:21bon,
00:50:21c'est vrai,
00:50:21ça nous coûte trop cher,
00:50:22c'est connerie de l'immigration.
00:50:23On arrête tout.
00:50:24Donc,
00:50:24ce truc,
00:50:25je crois faire...
00:50:26Non.
00:50:27Vriller la présidentielle
00:50:28ne va pas faire vriller la présidentielle.
00:50:30ce que ça fera vriller,
00:50:31c'est la suite.
00:50:32C'est la suite.
00:50:33C'est-à-dire que,
00:50:33qu'est-ce qui se passe ?
00:50:35Est-ce que les Français
00:50:35acceptent de serrer la ceinture
00:50:37ou pas ?
00:50:37Acceptent qu'on leur ratiboise
00:50:38leur répargne ou pas ?
00:50:39Parce que le gouvernement
00:50:40qui fera ça,
00:50:41que ce soit Mélenchon,
00:50:43Le Pen ou n'importe qui,
00:50:44immédiatement,
00:50:45il passe...
00:50:45Il n'y aura pas
00:50:46d'État de grâce.
00:50:47Il passe de 55-60%
00:50:48aux bénévoles favorables
00:50:49à 15.
00:50:50D'accord ?
00:50:50Il va se retrouver aussi
00:50:51impopulaire que Macron...
00:50:52Sauf si les Français
00:50:53deviennent matures.
00:50:54Mais quelle matière...
00:50:55Et on leur montre
00:50:56que d'autres pays
00:50:57ont réussi à...
00:50:58Mais ils n'ont rien réussi
00:50:59du tout,
00:51:00rien réussi.
00:51:01Les Grecs tirent le diable
00:51:02par la queue
00:51:03depuis 10 ou 15 ans.
00:51:04Le problème de fond...
00:51:06Certes,
00:51:06mais ça va mieux en Grèce.
00:51:06Non, mais ça va
00:51:07à peine mieux,
00:51:08mais à peine.
00:51:09Si, on soigne les cancers.
00:51:11Concrètement,
00:51:12c'est pas...
00:51:12Ils empruntent moins cher
00:51:13que nous.
00:51:14Mais ils ont comprimé
00:51:17le revenu
00:51:17et les patrimoines
00:51:18de manière considérable.
00:51:19D'ailleurs,
00:51:19un peu comme les Italiens aussi,
00:51:21qui ont baissé
00:51:21les salaires réels.
00:51:22C'est ce qu'ils n'ont pas.
00:51:23Mais là,
00:51:24vous êtes déjà dans la...
00:51:25Mais vous êtes dans l'acceptation.
00:51:26Je suis désolé,
00:51:27vous êtes un peu collabo.
00:51:28C'est-à-dire que vous êtes...
00:51:29Merci beaucoup
00:51:30de me traiter de collabo.
00:51:31C'est ce qui m'inquiète.
00:51:32C'est-à-dire que je pense
00:51:37le calcul de la classe dirigeante,
00:51:39c'est de dire
00:51:40ils iront à Canossa,
00:51:42ils mettront une robe de bure,
00:51:43une corde autour
00:51:44de leur cou,
00:51:44les Français.
00:51:45Ils en accepteront
00:51:4610 ans d'austérité.
00:51:47Ils accepteront
00:51:47qu'on leur prenne
00:51:4820 ou 30% de leur épargne.
00:51:49Ils fermeront leur gueule.
00:51:51Ils ne sortiront pas
00:51:52dans la rue.
00:51:52Et donc, c'est quoi l'alternative ?
00:51:53On sort dans la rue.
00:51:55Mais alors, moi,
00:51:55je veux bien...
00:51:56Non, non, non, non.
00:51:56L'alternative,
00:51:57c'est de quitter
00:51:57l'Union Européenne.
00:51:59Ok.
00:51:59T'es la nouvelle Marianne,
00:52:00c'est sur les barricades.
00:52:01L'alternative,
00:52:02c'est de quitter
00:52:02l'Union Européenne.
00:52:03C'est effectivement
00:52:04d'avoir une politique
00:52:06d'essayer de négocier
00:52:06avec les milieux financiers
00:52:08internationaux
00:52:10pour donc limiter
00:52:12la case de la sortie.
00:52:13C'est rallonger
00:52:16la durée de la dette.
00:52:16Enfin, il y a des éléments
00:52:17possibles de négociation
00:52:19avec les créanciers.
00:52:20Mais il faut que ça soit crédible.
00:52:21Mais cette crédibilité
00:52:22ne passe pas forcément
00:52:24par l'austérité.
00:52:25Parce que l'austérité,
00:52:26contrairement à vous,
00:52:26ce que je pense,
00:52:27ne sert à rien.
00:52:29Tu vas entretenir...
00:52:30Mais l'austérité
00:52:32est récessive.
00:52:33L'argent, l'austérité
00:52:34est récessive.
00:52:35Et ton austérité,
00:52:36surtout dans une économie
00:52:37comme la France
00:52:37qui n'est pas la Grèce,
00:52:39ton austérité,
00:52:39qu'est-ce qu'elle va faire ?
00:52:40Elle va faire que
00:52:41on va rester dans l'euro.
00:52:43L'euro qui a un niveau
00:52:44trop élevé
00:52:45pour les capacités économiques
00:52:47de la France.
00:52:47Il y a un chiffre
00:52:48qui est terrifiant
00:52:49qui est sorti hier.
00:52:50C'est que désormais,
00:52:51l'industrie en France
00:52:52ne représente plus
00:52:52que 10% du pays.
00:52:53Même 9.
00:52:54Mais bon,
00:52:55mais t'imagines,
00:52:55et c'était 17
00:52:56il y a une vingtaine d'années.
00:52:57On n'a plus d'industrie.
00:52:58On a tué les usines.
00:52:59Voilà,
00:52:59on n'a plus d'industrie.
00:53:00Mais ça,
00:53:01si tu fais de l'austérité
00:53:03et que tu maintiens
00:53:04le niveau de l'euro
00:53:04à un niveau qui est inadapté
00:53:06pour la reconquête économique,
00:53:08tu vas perdurer...
00:53:09C'est quoi l'Allemagne ?
00:53:10De l'Allemagne ?
00:53:11Voilà,
00:53:11tu vas faire perdurer
00:53:13les difficultés.
00:53:13Donc c'est une austérité
00:53:15inutile pour la France
00:53:16et le problème
00:53:16reviendra plus fort
00:53:17dans un an
00:53:18ou deux ans plus tard.
00:53:19C'est tout.
00:53:20La solution de l'austérité
00:53:21n'est pas une solution pour la France.
00:53:22Et que les gens
00:53:23sortent dans la rue,
00:53:24c'est une solution ?
00:53:25C'est rassurant
00:53:26pour les investisseurs
00:53:26et les prêteurs ?
00:53:27Bien sûr que non.
00:53:28Mais ça conduira.
00:53:29Bien sûr que non.
00:53:29Mais je reviens
00:53:30à ce que je disais tout à l'heure.
00:53:31Il va falloir que Marine Le Pen,
00:53:33parce que pour l'instant
00:53:34c'est elle qui est la mieux placée,
00:53:36mais bon,
00:53:36je ne suis pas sûr non plus.
00:53:37Pour l'instant,
00:53:38on verra bien.
00:53:38La campagne électorale
00:53:40bougera les lignes.
00:53:41Il va falloir engager
00:53:44définitivement
00:53:44ce que la France
00:53:45n'a jamais voulu faire.
00:53:46C'est-à-dire
00:53:47réduire la dépense publique.
00:53:49Mais il y a du gras partout.
00:53:51Je suis désolé,
00:53:51mais on a parlé...
00:53:52La question, c'est
00:53:53est-ce qu'il y a
00:53:53des centaines de milliards de gras ?
00:53:55Mais bien sûr.
00:53:56Il y a beaucoup de gaspillages.
00:53:57Il y a l'immigration
00:53:58et les gaspillages.
00:54:00Les agences de l'État,
00:54:01l'audiovisuel public,
00:54:02enfin j'en sais rien.
00:54:02Est-ce que ça fait
00:54:03des centaines de milliards ?
00:54:04Oui, ça fait beaucoup.
00:54:05Ça fait des dizaines.
00:54:06Est-ce que...
00:54:07Alors ça fera des dégâts aussi.
00:54:08Ça fait des dizaines.
00:54:09Parce qu'il y a des gens
00:54:10qui vont perdre.
00:54:10Mais l'allocation au logement,
00:54:12mais c'est des sommes monstrueuses.
00:54:14Et les remboursements
00:54:15de la sécurité sociale avec...
00:54:17Oui, oui, ben oui,
00:54:18mais c'est des sommes monstrueuses.
00:54:19Et donc ça a un impact
00:54:20sur le quotidien ?
00:54:22Mais oui, évidemment.
00:54:23Mais c'est de l'austérité.
00:54:24C'est-à-dire que tu vas...
00:54:25Mais il faut une remise à plat complète.
00:54:28Je prends par exemple...
00:54:28Tu vas payer ton ticket
00:54:29de mettre aussi bas.
00:54:29Le système, non,
00:54:30mais par exemple,
00:54:30il y a un truc qui coûte très cher.
00:54:32C'est le crédit impôt recherche.
00:54:33Mais les entreprises...
00:54:34Ça, c'est de l'argent détourné
00:54:36au bénéfice des macronards,
00:54:37très souvent.
00:54:37En plus.
00:54:38Non, c'est les PME.
00:54:39Non, non, tu parles.
00:54:40Ça, c'est n'importe quoi.
00:54:42C'est les PME.
00:54:43Est-ce que je peux finir mon raisonnement ?
00:54:44Rensigne-toi.
00:54:45Les grosses PME
00:54:46et les groupes qui en bénéficient.
00:54:47Est-ce que je peux finir mon raisonnement ?
00:54:49Oui, vas-y.
00:54:49Le crédit impôt recherche,
00:54:50c'est comme tout le reste.
00:54:51C'est-à-dire que l'État fonctionne
00:54:53de la façon suivante.
00:54:55Vous n'êtes pas assez grand
00:54:56pour savoir ce que vous avez à faire.
00:54:57Je vous pique tout votre pognon.
00:54:58Et puis je vous dis,
00:54:59vous allez l'appliquer à ça et ça.
00:55:00Il faut renverser cette logique.
00:55:02C'est-à-dire qu'il faut casser
00:55:04le système fiscal.
00:55:05Le système fiscal français
00:55:06est le pire du monde.
00:55:07Il faut quand même savoir
00:55:07que la France...
00:55:08On parle des paradis fiscaux.
00:55:09Mais s'il y a des paradis fiscaux,
00:55:11c'est que n'importe quel pays au monde
00:55:12est un paradis fiscal
00:55:12par rapport à la France
00:55:13qui est le pire en fait fiscal du monde.
00:55:15Donc à partir de là,
00:55:16si on a un vrai programme
00:55:18de dire, voilà, c'est terminé,
00:55:20les dépenses publiques,
00:55:21on fait dès le budget 2000,
00:55:22dès le correctif budgétaire de 2027
00:55:24et le budget 2028,
00:55:26on peut quand même faire énormément de choses.
00:55:28Mais il faut que les Français marchent
00:55:30et il faut éviter aussi...
00:55:32Mais les Français peuvent marcher là-dedans.
00:55:35C'est exactement ce que je dis.
00:55:36Tu veux...
00:55:37Mais je n'étais pas en contradiction.
00:55:38Je n'étais pas en contradiction.
00:55:39Mais ce que tu annonces
00:55:40en disant qu'il y a du gras partout,
00:55:41il faut tout réformer,
00:55:43ça fait bouger énormément de gens
00:55:45et on sait que derrière
00:55:47chaque niche fiscale
00:55:48ou en tout cas,
00:55:49chaque avantage qu'on l'ait,
00:55:50il y a un Français qui mort.
00:55:52Mais oui, mais c'est ça le problème.
00:55:54Mais ce que je crois,
00:55:55c'est que...
00:55:56Je pense que quand on est au pied du mur,
00:55:57peut-être que ça...
00:55:59On ne fera pas l'économie de deux choses
00:56:00qui ont l'air contradictoires
00:56:02mais qui en réalité,
00:56:02à mon sens,
00:56:05sont complémentaires,
00:56:05en tout cas,
00:56:06l'une impliquera l'autre.
00:56:07On ne fera pas l'économie
00:56:08d'une renégociation radicale
00:56:11des conditions de notre insertion
00:56:12dans les marchés internationaux,
00:56:14donc en quittant l'Union européenne
00:56:15et le système banque centrale européenne,
00:56:17ou en tout cas en renégociant
00:56:19les choses de telle façon
00:56:20qu'on est beaucoup bons.
00:56:21D'une certaine manière,
00:56:22Mélenchon a raison de dire
00:56:23que cette dette,
00:56:24il y en a une partie
00:56:25qui ne pourra pas être remboursée,
00:56:25donc il va falloir négocier
00:56:27dans la façon dont on va le faire.
00:56:29Ce n'est pas de rembourser
00:56:30dont on parle,
00:56:30c'est de payer les comptes.
00:56:31Non, non, non, oui,
00:56:32mais il faudra...
00:56:34Mais le truc,
00:56:35c'est de savoir
00:56:36qui va à la fin
00:56:38s'en sortir
00:56:38et bénéficier de tout ça.
00:56:39C'est-à-dire que
00:56:40dans la stratégie Mélenchon,
00:56:41évidemment, c'est lui
00:56:42parce que ça sera le chaos,
00:56:43mais il va établir sa dictature,
00:56:44il n'en a rien à faire,
00:56:45ça sera lui.
00:56:46Encore faut-il
00:56:46qu'il soit au deuxième tour.
00:56:47Mais toi,
00:56:47il s'en fout,
00:56:49c'est après.
00:56:49C'est le troisième tour qu'il...
00:56:50Exactement.
00:56:50Je pense qu'il y sera malheureusement.
00:56:52Mais, mais, mais...
00:56:52Je crois qu'il y sera plus.
00:56:53Mais qui va finalement bénéficier
00:56:55à la fin des fins de tout ça ?
00:56:56Bon.
00:56:57C'est ça qui m'importe.
00:56:58Moi, ce que je veux,
00:56:59c'est qu'il n'y ait pas
00:56:59une dictature rouge
00:57:00qui s'installe en France,
00:57:02d'accord ?
00:57:02Et qui nous prive de nos libertés.
00:57:03Parce que ça,
00:57:04c'est une perspective
00:57:04qui n'est pas du tout aussi
00:57:06irréaliste que ce que vous pensez.
00:57:07Bon.
00:57:08Et donc,
00:57:09il faudra de toute façon
00:57:10s'affranchir d'un certain nombre de règles,
00:57:11mais il faudra s'affranchir
00:57:13en restant crédible.
00:57:14C'est-à-dire que le paradoxe,
00:57:15c'est qu'il faut à la fois
00:57:16avoir une espèce de mélanchonisme
00:57:18vis-à-vis de la dette,
00:57:19mais en même temps,
00:57:20avoir aussi une politique réganienne
00:57:22vis-à-vis des dépenses.
00:57:23La question, c'est
00:57:24est-ce qu'on reste crédible
00:57:25en faisant ça ?
00:57:26Mais oui, mais tout à fait.
00:57:27T'es encore plus crédible
00:57:28parce que si t'as...
00:57:29Les financiers de BlackRock,
00:57:31parce que c'est eux
00:57:31qui finalement sont derrière...
00:57:33C'est le plus gros...
00:57:33Pour ceux qui savent pas,
00:57:35c'est le plus gros fonds d'investissement.
00:57:36Si on a un ministre de l'économie
00:57:38ou un premier ministre
00:57:38ou un président
00:57:40qui tienne la route
00:57:41dans un an ou deux ans,
00:57:43il va voir les mecs,
00:57:44il les installe à viser,
00:57:45il leur file un coup de champagne,
00:57:46il leur dit...
00:57:46Bon, les gars, voilà.
00:57:47Bon, nous, on est dans une seringue,
00:57:48on n'y arrivera pas
00:57:49et vous allez perdre
00:57:50tout ce que vous nous avez prêté
00:57:51si on se casse la gueule
00:57:52et puis l'Union européenne
00:57:53va disparaître.
00:57:54Donc, vous allez perdre
00:57:541000 ou 2000 milliards d'euros
00:57:56de dollars ou 3000.
00:57:57Vous voulez ça ?
00:57:58Non.
00:57:58Parce que vous ne pourrez pas
00:57:59vous filer du fric avant.
00:58:00Ça, c'est la théorie
00:58:00de too big to fail.
00:58:01Donc, qu'est-ce qu'on va faire ?
00:58:02La France est trop grosse.
00:58:03Non, non, non.
00:58:03On peut faire faillite,
00:58:04mais on peut faire faillite,
00:58:05mais en tout cas,
00:58:06ça ferait très mal.
00:58:06Donc, qu'est-ce qu'on va faire ?
00:58:07On va refinancer le truc
00:58:09et nous, on va répudier
00:58:11une partie de la dette
00:58:11en trouvant une bistouille quelconque,
00:58:13une magouille quelconque
00:58:14pour maquiller ça.
00:58:16Mais nous, on va faire
00:58:16vraiment des efforts.
00:58:17C'est-à-dire qu'effectivement,
00:58:18on va taper dans le...
00:58:19Bon, voilà.
00:58:20Et ça, un financier l'entend.
00:58:24L'entend parce que
00:58:25c'est son intérêt aussi.
00:58:26Ils sont loin d'être cons,
00:58:27les mecs de Wall Street.
00:58:28Ils savent compter
00:58:29ou de la City.
00:58:30Et donc, ils savent
00:58:32ce que c'est que la politique.
00:58:33Ils connaissent par cœur
00:58:34tes contraintes.
00:58:35Tu connais les leurs.
00:58:36Et donc, autour d'une table,
00:58:37s'il y a des esprits
00:58:38qui savent négocier
00:58:39et qui ne sont pas
00:58:40des espèces de hurleurs débiles,
00:58:42il y a une solution à tout.
00:58:44Il y a une solution à tout.
00:58:45Et pourquoi il y a eu
00:58:45la Révolution française ?
00:58:46Dernier mot.
00:58:47Il y a eu la Révolution française,
00:58:48ça a été étudié récemment
00:58:49et bien mis en valeur.
00:58:51Paradoxalement,
00:58:51parce que Louis XVI,
00:58:53influencé par des esprits
00:58:54comme Necker, etc.,
00:58:56n'a pas voulu faire défaut
00:58:57sur la dette, au contraire,
00:58:58de certains rois avant lui.
00:59:00Il a convoqué les états généraux
00:59:02pour justement,
00:59:03parce qu'il ne voulait pas
00:59:04faire défaut sur la dette.
00:59:05Et ensuite,
00:59:06c'est parti en quenouille.
00:59:07Voilà.
00:59:08Donc,
00:59:08l'histoire de la dette,
00:59:10ce n'est pas ça.
00:59:10C'est que la France
00:59:11s'est endettée
00:59:13pour financer
00:59:14la libération des Etats-Unis
00:59:15alors qu'elle aurait dû
00:59:17lever un impôt
00:59:18et tout le monde
00:59:18aurait été d'accord
00:59:19pour le payer.
00:59:20Mais ensuite,
00:59:21une fois qu'elle était endettée,
00:59:22elle pouvait répudier.
00:59:22Elle a fait de mauvais choix.
00:59:23Elle pouvait répudier
00:59:24comme avait fait
00:59:26Saint-Louis
00:59:27ou d'autres menarques.
00:59:28Mais je suis d'accord
00:59:29pour tout le reste.
00:59:31On s'arrête là
00:59:32parce qu'on a
00:59:35largement dépassé.
00:59:36On se retrouve
00:59:36dans quelques secondes
00:59:37pour nos coups de cœur
00:59:39culturels majoritairement.
00:59:40A tout de suite.
00:59:46Serge,
00:59:47de quoi...
00:59:48C'est quoi ton coup de cœur ?
00:59:49Alors,
00:59:50c'est un coup de cœur
00:59:50ultra confidentiel.
00:59:52C'est une toute petite exposition
00:59:54mais facile d'accès
00:59:55parce qu'elle est sur
00:59:56les grands boulevards,
00:59:57un métro,
00:59:57un grand boulevard
00:59:58au rickshaw-lieu de Roux
00:59:59entre les deux
01:00:00ou dans un lieu magique,
01:00:01magnifique
01:00:02qui a été restauré
01:00:03par Van Cleef et Harpels
01:00:04qui est donc
01:00:04le musée des arts joaillers
01:00:06où il y a une école
01:00:06des arts joaillers.
01:00:07Et là,
01:00:08il y a souvent
01:00:09des expositions
01:00:09qui sont gratuites.
01:00:10Il faut simplement
01:00:11s'inscrire sur Internet.
01:00:12Il n'y a pas full en plus.
01:00:13Donc,
01:00:14il faut aller vite
01:00:14parce que bientôt
01:00:15celle-là va se terminer.
01:00:16C'est quelqu'un
01:00:17qui s'appelle Ward.
01:00:18C'est un Américain
01:00:18qui a un joaillier...
01:00:19Tu l'écris comment ?
01:00:20W-A-R-D.
01:00:21OK.
01:00:22Qui est mort
01:00:22il y a quelques années
01:00:23et qui a une œuvre
01:00:25à la fois de joailliers,
01:00:26de bijoutiers donc
01:00:27et en même temps
01:00:28de sculpteurs
01:00:29et même de graphistes
01:00:30qui est absolument
01:00:31totalement original
01:00:33avec un travail
01:00:36sur presque
01:00:36des graffitis
01:00:37de la linéarité
01:00:38en même temps parfois
01:00:39des bijoux tirés
01:00:40de la vie animale,
01:00:40des bijoux zoologiques.
01:00:43C'est quelque chose
01:00:44avec des matériaux précieux
01:00:46du bronze,
01:00:47de l'or,
01:00:47etc.
01:00:48C'est magnifique.
01:00:49C'est extrêmement original.
01:00:50C'est un type
01:00:51qui avait une vie monacale,
01:00:52qui vivait à New York,
01:00:53qui n'a fait que travailler
01:00:54toute sa vie,
01:00:55toute sa vie,
01:00:55toute sa vie.
01:00:56C'est impressionnant.
01:00:57C'est vraiment
01:00:58un très grand artiste.
01:00:59Je résume.
01:01:00Ward.
01:01:01Ward.
01:01:02Musée
01:01:03de l'école
01:01:03de joaillerie
01:01:04à Paris
01:01:05entre les métros
01:01:07Richelieu-de-Raux
01:01:08et Grand Boulevard.
01:01:11Exposition gratuite.
01:01:12Simplement,
01:01:13vous allez sur le site
01:01:14et ça vaut vraiment le coup.
01:01:16Et c'est vraiment
01:01:17d'une grande...
01:01:18Et il y a,
01:01:18dernier point,
01:01:19deuxième coup de cœur
01:01:19qui est...
01:01:20Ah non, non, non.
01:01:21C'est la librairie
01:01:23qui est dans ce musée-là.
01:01:24L'Escarboucle,
01:01:26qui s'appelle
01:01:26L'Escarboucle.
01:01:27Je fais de la pub pour...
01:01:28Bon, voilà.
01:01:28Ce n'est pas du tout
01:01:29ma boutique.
01:01:30L'Escarboucle,
01:01:31c'est la plus belle librairie
01:01:32de Paris aujourd'hui
01:01:33pour tout ce qui est
01:01:34justement art décoratif.
01:01:35C'est sublime.
01:01:36Merci beaucoup.
01:01:37Merci beaucoup.
01:01:38OK.
01:01:39Monsieur Dali.
01:01:40Moi, je vais parler de bouquins.
01:01:41Oui.
01:01:42Et je vais revenir,
01:01:43ça ne vous étonnera pas,
01:01:44puisque je me suis indigné
01:01:46du début de la dérive totalitaire
01:01:48de ce pays
01:01:48où on va foutre les trucs.
01:01:49Et puis,
01:01:50on a parlé
01:01:51de la gestion catastrophique
01:01:53des macronards.
01:01:53OK, vas-y.
01:01:54Donc, je vais vous renvoyer
01:01:55à quelqu'un
01:01:55qui, malheureusement,
01:01:56nous a quitté
01:01:57une vingtaine d'années.
01:01:58On ne l'est plus,
01:01:58c'est Jean-François Revelle.
01:01:59C'est un de nos grands penseurs libéraux
01:02:02qui avait, je pense,
01:02:03succédé à Raymond Aron,
01:02:04un peu dans la même veine.
01:02:05Et il a publié,
01:02:06il y a cinquantaine,
01:02:07une quarantaine d'années,
01:02:08deux livres
01:02:09qui nous renvoient
01:02:10à ce dont on a parlé.
01:02:11Le premier,
01:02:11c'est la tentation totalitaire.
01:02:12C'est-à-dire que,
01:02:14de toute façon,
01:02:15notre époque
01:02:16n'aime pas forcément
01:02:17la liberté
01:02:18et qu'elle est toujours
01:02:19en train de demander
01:02:20des protections.
01:02:20À l'époque,
01:02:22on tapait sur le fascisme
01:02:23et les gens étaient encore
01:02:24fascinés,
01:02:24c'était en 1976,
01:02:25étaient encore fascinés
01:02:26par le communisme.
01:02:27Donc, pourquoi ?
01:02:29Et puis,
01:02:29une dizaine d'années après,
01:02:30il a répondu à ce livre lui-même
01:02:32qui s'appelle
01:02:32La connaissance inutile.
01:02:33C'est-à-dire qu'on sait tout.
01:02:35On sait le totalitarisme communiste.
01:02:37On sait tout ça.
01:02:38Et puis, malgré ça,
01:02:39on continue.
01:02:40Et puis, aujourd'hui,
01:02:4140 ans plus tard,
01:02:43on est encore en train
01:02:44de courir
01:02:45contre des fascistes
01:02:46qui ont disparu
01:02:47il y a 80 ans.
01:02:48Mais il y a toujours
01:02:48une mensuétude
01:02:49vis-à-vis de Mélenchon
01:02:50qui veut instaurer,
01:02:51comme l'a très bien dit Serge
01:02:52tout à l'heure,
01:02:53sa dictature trotskiste.
01:02:55Voilà.
01:02:56Donc, je pense que
01:02:56Jean-François Revelle,
01:02:57c'est un penseur
01:02:58qu'on aimerait,
01:02:58gagnerait à relire.
01:03:00Merci beaucoup.
01:03:01Alors, moi,
01:03:02je suis allé voir des expos.
01:03:03Je suis allé voir
01:03:04l'exposition
01:03:05au Grand Palais.
01:03:06Ça va être parisien,
01:03:07mais pas que.
01:03:07Au Grand Palais,
01:03:08je suis allé voir
01:03:09l'exposition
01:03:09Cézanne et les Maîtres
01:03:10où, en gros,
01:03:11il y a des tableaux
01:03:12éblouissants
01:03:13de Cézanne.
01:03:14Je me souviens
01:03:15d'un très grand format
01:03:16de baigneur
01:03:17qui était dingue.
01:03:19On arrive en haut
01:03:20et on le voit au fond
01:03:22comme ça,
01:03:22c'est magnifique.
01:03:23Et il est mis en regard
01:03:24des maîtres de son époque
01:03:26qui l'ont acheté,
01:03:27Gauguin, par exemple.
01:03:28Et puis,
01:03:29on monte à l'étage
01:03:30et là,
01:03:31c'est ce que Cézanne
01:03:33a inspiré.
01:03:34Je pense à un tableau
01:03:36de Talcoate,
01:03:37je pense à Aucney
01:03:39et il faut du temps
01:03:41pour absorber la chose,
01:03:43mais c'est vraiment
01:03:44très, très, très, très beau.
01:03:46Ça parle bien
01:03:47du pivot
01:03:48qu'a été Cézanne
01:03:49entre les impressionnistes
01:03:50et la modernité.
01:03:52Et puis,
01:03:52deuxième expo,
01:03:53et c'est juste en face,
01:03:54c'est au petit palais,
01:03:55c'est un petit maître
01:03:56de l'impressionnisme
01:03:58qui s'appelle
01:03:58Eva Gonzales
01:03:59qui est une Française
01:04:00et qui a été
01:04:02l'élève de Manet.
01:04:05Et c'est pas au niveau
01:04:07de Cézanne,
01:04:08mais il y a,
01:04:09et ça vaut le déplacement,
01:04:10il y a une dizaine
01:04:11de toiles
01:04:12qui sont
01:04:13pour toujours
01:04:14dans ma rétine.
01:04:15Voilà.
01:04:15Et puis,
01:04:16pour ceux qui ne sont pas
01:04:17à Paris,
01:04:18à Aix-en-Provence,
01:04:19je suis allé voir
01:04:20l'expo Lothrec
01:04:22qui parle de Lothrec
01:04:23l'affichiste
01:04:24et puis un petit peu
01:04:25de Lothrec le peintre.
01:04:26Voilà.
01:04:26J'ai fait mes deux
01:04:27petits coups de cœur.
01:04:29On se retrouve
01:04:29dans 15 jours
01:04:30avec deux nouveaux débatteurs
01:04:32et trois nouveaux sujets.
01:04:34À bientôt.
01:04:34Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:37Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:45Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:47Sous-titrage Société Radio-Canada