- il y a 7 heures
Trump fait la guerre aux grands médias progressistes, mais il a surtout trouvé comment se passer d’eux : podcasts et médias alternatifs lui offrent des dizaines de millions de vues ! Pendant que CNN et la vieille presse perdent leur influence, Trump conquiert de nouvelles audiences et bouleverse les règles du jeu médiatique.
Au sommaire également de cette émission : le fil de l’actualité avec les infos de la semaine et le décryptage de la chaine YouTube Blast. Derrière les grandes leçons de morale, les subventions publiques, les polémiques à répétition et les condamnations … Enquête dans les coulisses d’un média militant extrémiste qui prétend incarner l’indépendance et la vertu journalistique.
Chaque semaine, Floriane Jeannin et Martial Bild décryptent les dossiers explosifs où se croisent médias, show-business, argent et pouvoir.
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Source YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=HaPWc976Ahw
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🗞
NewsTranscription
00:01Générique
00:11Je suis très heureuse de vous retrouver dans Derrière le Décor.
00:14Bonjour Martial.
00:14Bonjour Floriane.
00:15Alors, pouvoir, médias, influence, l'envers du décor.
00:18Et puis, précision, 110 000 téléspectateurs pour l'émission de la semaine passée.
00:22Il va falloir faire mieux, c'est le défi.
00:24Exactement, merci à tous.
00:25Et vous avez d'ores et déjà une mission, c'est cliquer sur le pouce en l'air.
00:28Nous laisser un commentaire, ça se passe juste en dessous.
00:30Et puis, bien sûr, continuez à nous faire connaître.
00:32Si on peut faire 200 000 la semaine prochaine, ça serait formidable.
00:36Donc, au programme cette semaine, Martial, et oui, beaucoup d'ambition, évidemment.
00:40On va parler de Donald Trump et de la vieille presse.
00:43Nous, on est l'avenir, vous l'avez compris.
00:45Et puis, notre enquête de la semaine, ce seront les Men in Blast.
00:49Vous savez, l'extrême gauche de l'information ou de la désinformation, selon où vous vous placez.
00:55Alors, tout de suite, si vous êtes prêts, c'est parti.
00:58Je vous ai déjà donné les instructions.
00:59On va partir sur le fil de l'actualité.
01:08Et on commence notre fil de l'actualité.
01:11Vous le savez, c'est la revue de presse que je fais chaque semaine.
01:14Et aujourd'hui, on va vous parler de Camille Cotin et de Vincent Lindon.
01:19Pour commencer, allez, c'est parti.
01:21Camille Cotin et Vincent Lindon sont déjà dans la peau de leurs personnages.
01:24Écoutez plutôt.
01:25Il y avait même des lycées, des quartiers plus préservés qui criaient la jeunesse en mer de le Front National.
01:33J'étais très émue.
01:34J'étais de tout cœur avec eux.
01:38On était au 20h avec Benjamin et qu'ils ont passé des images, effectivement, des blocus.
01:44Et qu'ensuite, il y avait la scène des barricades dans l'extrait du film.
01:49C'était assez troublant.
01:51Pas de doute, ils sont bien misérables.
01:54Le Parisien.
01:55Ils sont surveillés.
01:57Des espions russes soupçonnés d'avoir défaké chez des politiciens finlandais pour les intimider.
02:04Défak news chez le Parisien.
02:07Éloine, le jeune homme à la rhétorique bon chic, bon genre, qui a été révélé par Vincent Lapierre et qui
02:12a fait le buzz sur les réseaux sociaux,
02:14a retrouvé en manifestation étudiante Jean-Luc Mélenchon, qu'il a gratifié d'un bisou sur la joue.
02:22Il sera d'ailleurs l'invité de David Pujadas ce mercredi soir à 21h.
02:27On vous en parlait dans Derrière le décor.
02:30Après le fiasco des audiences de Nouveau 19, la chaîne Perroir de Ouest France, qui a remplacé C8 et ses
02:36cartons d'audience,
02:37ploie sous les rumeurs de fermeture.
02:40Le porte-parole du groupe, interrogé par le Parisien, assure qu'il n'est absolument pas question de stopper.
02:46Mais poser la question, c'est déjà presque y répondre.
02:50Le numéro de téléphone personnel de Sébastien Lecornu circule sur Internet après le piratage du site Le Slip français.
02:58En 2024, alors qu'il était ministre des armes, Sébastien Lecornu avait commandé des sous-vêtements sur le site Internet.
03:05Le site a ensuite subi un piratage massif, compromettant ainsi les données des 1,5 million de clients.
03:13Sébastien Lecornu est loin d'être le seul ministre à avoir ces données dans la nature.
03:17Après les fuites de données successives de nombreux services, selon le canard enchaîné, on peut retrouver l'adresse personnelle de
03:25la ministre des armées,
03:26le numéro de téléphone du ministre du travail, le numéro de sécurité sociale et le RIB de la ministre chargée
03:33du numérique,
03:34ou encore les identifiants professionnels de la ministre de la santé.
03:38Comme les Français exposés aux fuites, les membres du gouvernement payent les conséquences de leur défaillance.
03:43C'est un peu la fête du slip.
03:46Écrit antisémite attribué à Jordan Bardella, Marianne met son grain de sel.
03:51Le média, en effet, rentre dans la danse en affirmant avoir retrouvé plusieurs tweets jusqu'en 2018,
03:56où le jeune homme emplorait l'expression « merde quand même » qui est présentée dans Marianne comme un gimmick
04:02d'Alain Soral et de Dieudonné.
04:04Ce qui, selon les journalistes, disqualifierait donc Jordan Bardella.
04:08Sauf que le journal mélange tout, la fameuse séquence « merde quand même » n'a strictement rien à voir
04:14avec cette affaire.
04:15Elle date de juin 2011 et en fait, c'est Manuel Valls qui la prononce lors d'une intervention à
04:21Strasbourg sur Radio Judaïca,
04:23en défendant avec emphase son attachement à Israël et surtout sa relation avec la communauté juive.
04:30« Or ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël. Quand même, merde,
04:36quand même ! »
04:37D'aucuns pourraient même remonter plus loin pour le « merde » avec le mot de Cambron, qui n'est
04:42pas de lui, a priori.
04:44Toujours est-il que savoir dire « merde » parfois, c'est inutile.
04:48Dans un entretien à la tribune, dimanche 3 octobre dernier, Martin Aljari, le président du régulateur de l'ARCOM,
04:56annonce réfléchir à de nouvelles règles pour encadrer les podcasts avant 2027.
05:02En effet, leurs audiences sont en train de rivaliser actuellement avec celles de certaines chaînes de la TNT.
05:08Ces contenus, jusqu'ici, ne sont soumis à aucune règle de pluralisme comme d'équité de temps de parole.
05:13Si des podcasts comme Fingerview, Légende ou encore des médias alternatifs comme TVL ressemblent autant de monde,
05:21n'est-ce pas justement parce qu'ils proposent quelque chose qui a largement disparu des plateaux plus classiques à
05:27six mois du scrutin ?
05:28Eh bien, la frontière entre régulation et mise sous contrôle du débat public semble de plus en plus mince.
05:34À surveiller de près.
05:37Ah, vous dites Vincent Lyndon ? Non mais il n'est pas américain, vous savez.
05:40Oui, c'est pas américain.
05:41Non, il n'a pas fait de carrière aux Etats-Unis, il réussit déjà à peine à en faire une
05:45en France.
05:45Non, non, Jean Gabin, parce que dans Les Misérables, il joue le rôle que Jean Gabin.
05:49Alors Jean Gabin, lui, il avait fait une carrière aux Etats-Unis, puis Jean Gabin, c'est… voilà.
05:53C'était un peu autre chose.
05:55Place maintenant à notre décryptage, Martial.
06:04Alors, Martial, il semblerait que la guerre entre Trump et la grosse presse est définitivement relancée, là.
06:10En effet. Alors, le point de départ, il est très actuel, puisqu'il s'agit du 18 septembre dernier.
06:14Donald Trump annonce que CNN, MSNO et Politico ne pourront plus accéder à la Maison-Blanche.
06:21Il les accuse de diffusion de fake news, de mensonges et de produire une couverture systématiquement négative de son mandat,
06:28ce qui n'est pas totalement faux.
06:29Et l'administration Trump invoque ensuite également des motifs de sécurité nationale, c'est un peu plus improbable.
06:35Alors, les trois médias saisissent la justice.
06:38Le 24 septembre, un juge fédéral, le juge Timothy Kelly, ordonne à la Maison-Blanche
06:42de rendre immédiatement leurs accréditations aux journalistes concernés
06:46et suspend l'interdiction pendant 14 jours.
06:49C'est important. Pendant 14 jours.
06:50Ils considèrent notamment que leur argument fondé sur le respect du due process a de fortes chances d'aboutir.
06:56Alors, due process, c'est un principe constitutionnel américain
06:59qui interdit au pouvoir de sanctionner arbitrairement quelqu'un
07:03sans respecter une procédure et des garanties juridiques.
07:07On n'a pas ça en France.
07:07Oui, alors, c'est un détail très intéressant ça, Martial,
07:10parce qu'en fait, Kelly, c'est un juge qui a été nommé par Donald Trump.
07:14Absolument. Timothy Kelly a été nommé juge fédéral par Donald Trump en 2017,
07:18lors du premier mandat du président Trump.
07:20C'est donc pas un juge nommé par Biden ou Obama qui vient s'opposer à Trump,
07:24mais l'un, c'est proche, propre choix pour la magistrature fédérale.
07:29Alors, attention, parce que cependant, Kelly n'a pas tranché, je vous l'ai dit, le fond du dossier.
07:33Il s'agit d'une ordonnance temporaire qui expire ce jeudi 8 octobre, aujourd'hui.
07:38On est en plein de l'actualité.
07:39On est en plein de l'actualité.
07:40Les trois médias demandent donc une injonction plus durable.
07:43De son côté, le ministère de la Justice demande que Trump puisse rétablir l'interdiction.
07:48Alors, l'affrontement juridique se poursuit, vous l'avez dit, encore aujourd'hui.
07:52Et ce n'est que le dernier épisode d'une guerre qui a commencé il y a plus de 10
07:56ans,
07:56car Trump construit une partie de son personnage politique contre les médias progressistes américains.
08:03Oui, c'est un petit peu ça, Trump contre les médias.
08:06C'est vraiment une guerre, c'est le cas de le dire.
08:08Mais il faut éviter de présenter Trump simplement comme un président qui n'aime pas les journalistes.
08:13Et peut-être que cet extrait, parmi beaucoup d'autres, a notamment fait le tour du monde.
08:18Je vous propose qu'on l'écoute tout de suite.
08:19Ce que je fais, c'est rendre les choses plus sûres, c'est le contraire de ce que vous prétendez.
08:24Monsieur le Président, Donald Trump, Monsieur le Président !
08:27Silence, silence, silence !
08:28Vous manquez vraiment de respect devant ce jeune homme, d'accord ?
08:31Ne la trouvez-vous pas irrespectueuse ?
08:33Silence !
08:34Vous travaillez pour qui ?
08:35Je suis journaliste pour CNN.
08:37Fausse information, vous donnez de fausses informations.
08:40Vous êtes bruyante, vous êtes une personne bruyante.
08:43Vous donnez de fausses informations.
08:45Taisez-vous ! Taisez-vous !
08:47Vous êtes une fausse reporter et vous apportez de fausses informations.
08:52You are fake news.
08:53En réalité, c'est plus construit que ça, hein, Garcia ?
08:56Oui, car il s'agit aussi d'une stratégie qui consiste à transformer les grands médias en adversaires politiques.
09:02Depuis 2015-2016, Trump utilise un vocabulaire extraordinairement répétitif
09:08contre la presse traditionnelle, fake news, on l'a entendu,
09:10corrupt media, médias corrompus, et surtout, médias enemy of the people, ennemis du peuple.
09:16CNN devient la cible privilégiée, mais aussi, et souvent d'ailleurs, à juste titre,
09:21le New York Times, le Washington Post, NBC, ABC, CBS ou MSNBC.
09:26Autrement dit, l'affaire 2026 ne sort pas de nulle part.
09:30Oui, alors, mais Trump part d'un constat objectif, pas seulement politique, en fait.
09:36Vous avez raison d'insister, Florian, sur ce point.
09:38Le paysage médiatique américain s'est profondément fragmenté.
09:42Alors, Trump ne s'appuie pas seulement sur son hostilité aux grands médias,
09:46sa stratégie s'accompagne ou accompagne une évolution documentée des usages.
09:51Il y a une étude en 2024, qui date d'octobre, du Pew Research Center, et elle est très éclairante.
09:5735% des Américains, eh bien, interrogés, déclarent que c'est la télévision
10:01qui est leur moyen principal d'information sur la politique, sur les élections.
10:0421% citent les applications d'information, 20% les réseaux sociaux,
10:10et seulement 3% aux États-Unis, la presse imprimée, la presse écrite.
10:15Et chez les moins de 30 ans, c'est un changement encore plus radical,
10:1746% citent les réseaux sociaux comme leur première source d'information politique.
10:22Alors, le calcul de Trump, il est simple.
10:24Pourquoi accepter que le New York Times, CNN ou CBS soient les intermédiaires entre vous et les lecteurs,
10:31si celui-ci se trouve désormais sur YouTube, sur X, sur Spotify, avec les podcasts ou sur TikTok ?
10:38Oui, c'est une question tout à fait d'actualité.
10:40Alors, en fait, c'est une tendance qui s'est clairement accentuée, on peut le dire, Martial ?
10:44Ah oui, oui, et cela permet à Trump de développer une stratégie en 3 temps,
10:48d'élégitimer les grands médias, qu'il accuse de mentir,
10:52les contourner, puis privilégier des nouveaux modes de diffusion,
10:56j'ai dit YouTube, podcasts, réseaux sociaux,
10:58afin de parler le plus directement possible au peuple américain.
11:02Oui, alors Trump fait le choix d'un écosystème médiatique très différent,
11:06comme vous venez de le souligner.
11:08Il s'appuie donc sur les médias locaux, sur les médias indépendants,
11:12et surtout sur les médias alternatifs.
11:14Oui, parce que dès 2016, il existe autour de Trump
11:17un véritable écosystème médiatique alternatif.
11:19Il y a encore une étude là qui date de 2015 et qui va de 2015 à 2016,
11:26qui est une étude portant sur plus de 1,2 million d'articles publiés
11:30et qui montre l'existence d'un réseau médiatique conservateur distinct,
11:34structuré notamment à l'époque de Breitbart,
11:37et largement diffusé par les réseaux sociaux.
11:39Un système médiatique parallèle qui commence ainsi à concurrencer le système dominant.
11:45En 2026, on sait que Trump dispose de son propre réseau social, True Social.
11:48Oui, et d'ailleurs, depuis 2024, on peut dire que Trump a complètement changé d'échelle depuis cette date.
11:54Ah oui, il multiplie les entretiens longs et beaucoup moins soumis au code de l'interview politique,
11:58comme j'ai pris un cas, par exemple celui de Joe Rogan, mais il y en a beaucoup d'autres.
12:02La société de presse, qui est l'AFP aux Etats-Unis,
12:05constate aussi que pendant la campagne de 2024,
12:08Trump a délaissé partiellement les médias historiques au profit des podcasts.
12:12L'objectif est là encore très précis,
12:14ces formats permettent de toucher des communautés particulières,
12:17dont les auditeurs entretiennent souvent une relation forte avec l'animateur.
12:21Oui, alors le cas d'école, c'est Joe Rogan que vous venez de citer.
12:24Oui, absolument. Trump conserve, converse, pardon, avec Joe Rogan,
12:29qui est un humoriste, un animateur, dont le célèbre entretien s'appelle
12:33The Joe Rogan Experience.
12:35C'est un entretien pendant près de trois heures.
12:38Et l'entretien avec Trump dépasse 46 millions de vues sur YouTube.
12:4246 millions.
12:43Nous, on a fait 100 millions de vues.
12:45Et regardez le contraste.
12:46Regardez le contraste.
12:47Le soir à l'élection de 2024, il y a environ 42 millions de téléspectateurs
12:50qui regardent les résultats sur les chaînes américaines traditionnelles
12:54réunies, 42 millions, tandis que l'entretien Trump-Rogan
12:57avait accumulé 46 millions de vues sur YouTube.
13:01Et c'est quand même saisissant.
13:02Alors, trois heures chez Joe Rogan et des dizaines de millions de vues
13:05dans ces conditions.
13:06Est-ce que Trump a réellement encore besoin de courir après CNN ?
13:10Parce qu'on se demande si ce n'est pas une stratégie
13:12qui peut accompagner cette campagne victorieuse.
13:15Et aussi, Martial, est-ce que c'est une stratégie qu'on retrouve en France ?
13:19Alors, je vais répondre à la dernière question, c'est en France.
13:22Ce type de stratégie n'est pas vraiment abouti.
13:25Alors, Jean-Luc Mélenchon a poussé très loin, lui, la délégitimation
13:29de certains titres et journalistes, tout en continuant largement, d'ailleurs,
13:33à utiliser les grands médias lorsqu'ils lui donnent accès à leur audience.
13:38Du côté du RN, Marine Le Pen et Jordan Bardella restent, eux aussi,
13:41très présents dans les médias traditionnels.
13:44Et j'allais dire, à tout risque.
13:45Car quand la grosse presse se ligue contre vous pour défendre un seul narratif,
13:50il n'existe pas réellement de politique de contournement
13:54et de recours à la presse alternative qui est jusqu'à maintenant trop ignorée.
13:58Place maintenant à la deuxième partie de Sur le fil, Martial.
14:08Darius Rochebin, fin de découvrir que les notes au bac et au brevet sont faussées
14:13et gonflées par les académies.
14:16Regardez un petit peu comment ils surjouent l'étonnement.
14:19On m'a expliqué, en fait, que pour atteindre un taux de réussite donné au brevet ou au bac,
14:25on appliquait ce qu'on appelle un correctif académique,
14:27c'est qu'on gonflait artificiellement les notes de dizaines de milliers,
14:31voire centaines de milliers d'élèves dans certaines académies
14:34pour atteindre ce niveau de réussite.
14:36C'est un trucage ?
14:36Bien sûr, parce que c'était mentir aux familles et aux élèves sur la réalité du niveau.
14:40C'est fou !
14:41Et donc j'ai dit à l'époque que je mettais fin au correctif académique.
14:44Mais qui a pris une décision aussi délirante ?
14:46Le journaliste, sous le choc, prétend ne rien savoir
14:49pendant que le politique simule la connexion avec son époque et le réel.
14:54C'est l'inversion des rôles.
14:55Pas de doute, vous êtes bien sur LCI.
14:58Intermarché vient de sortir une nouvelle publicité terroir
15:02sur les produits issus du savoir-faire français avec leur slogan
15:05« Il y a des choses qui ne changent pas et c'est tant mieux ».
15:09Au programme, on a un repas franchouillard,
15:12120 sur la table toutefois,
15:13une balade digestive, la famille, les amis,
15:17un petit coup de chaud, des réconciliations,
15:20de grandes annonces,
15:21une ambiance qui est très années 50 dans l'esthétique
15:25mais en reprenant malgré tout les codes moraux
15:27socialement acceptables de notre époque.
15:30Les hommes débarrassent et font la cuisine.
15:32Après le rayon halal et cachère,
15:35après les journées du Nouvel An chinois,
15:38le français terroir vient de devenir
15:41une catégorie de consommation à part entière.
15:44Ce dimanche sur BFM TV,
15:47le dernier débat de la primaire socialiste
15:49a été l'occasion de régler des comptes.
15:51Ségolène Royal est revenue sur les propos tenus en privé
15:54par Raphaël Glucksmann qui l'accusait d'avoir fait
15:57la danse du ventre devant Emmanuel Macron,
16:00ce qu'elle considère être une accusation
16:02à connotation sexuelle.
16:05Et en plus, vous l'avez répété plusieurs fois
16:07l'histoire de la danse du ventre.
16:08Dans vos réunions publiques, vous l'avez répété.
16:10Le fait que j'ai fait la danse du ventre
16:12pour obtenir des potes, vous l'avez répété plusieurs fois.
16:15Dans les émissions, face au public,
16:17dans vos réunions publiques et dans cette réunion
16:19qui est un secret, parce que c'était une réunion
16:21du courant politique.
16:22Je n'ai jamais dit ça publiquement.
16:24Visiblement, le malaise de Raphaël Glucksmann
16:27est aussi celui du PS, puisque ce troisième débat
16:30n'a pas rassemblé les foules.
16:33702 000 téléspectateurs sur BFM TV,
16:36soit 4,5% des parts de marché.
16:39À titre de comparaison, le précédent débat
16:42avait fait mieux.
16:441,8 million de téléspectateurs,
16:46bon, on était sur France 2,
16:48c'est donc 10,7% de la part de marché.
16:52Nouveau format politique sur TF1,
16:55route nationale, Anne-Claire Coudray
16:57quitte le plateau du 20h pour aller interviewer
16:59des personnalités politiques
17:01au volant d'une voiture.
17:03Premier invité, Edouard Philippe,
17:05candidat Horizon pour 2027, au programme
17:07Visite d'une entreprise, d'un distro
17:09et pour finir d'une école.
17:11Si c'est bien lui qui conduit la voiture
17:14pendant les 15 minutes du format,
17:16c'est Anne-Claire Coudray
17:17qui conduit l'entretien.
17:19Et pour lui répondre, le moins que l'on puisse dire,
17:22c'est qu'Edouard Philippe regarde assez peu la route.
17:25Heureusement qu'il est le responsable
17:27des routes à 80 km heure.
17:29Notons que la production prudente
17:31ne s'arrête pas à la pompe
17:32pour faire le plein d'essence
17:33pour éviter trop de sensations fortes
17:35pour les téléspectateurs.
17:38Nouvelle polémique pour Raphaël Glucksmann
17:40lors d'une réunion avec des cadres
17:42du Parti Socialiste.
17:43On l'écoute.
17:44Ils étaient à l'ouest, les deux.
17:46Et moi, je l'ai vu les yeux perdus,
17:47le Mélenchon a ce débat.
17:49Donc, OK.
17:50Qu'est-ce qui s'est passé derrière ?
17:54Elle, elle a ramené le voile
17:55et lui, il a remis la baïa.
17:57Donc, en fait, ils vont agir en 6 minutes.
17:59Mais on leur pisse dessus.
18:01Mais non, mais ça marche.
18:02On ne va pas rentrer dedans.
18:02Je ne vais pas arriver moi derrière
18:03en disant les crimes dans le cul.
18:04Dans un autre extrait,
18:06le compagnon de Léa Salamé
18:07s'en prend aussi à Ségolène Royal,
18:09l'accusant d'avoir fait la danse du ventre
18:11devant Emmanuel Macron.
18:12Des propos qui tranchent
18:14avec le discours public du candidat
18:15connu pour ses mises en garde
18:17contre la brutalisation du discours politique.
18:21Jean-Luc Mélenchon a réagi sur X,
18:24rappelant que Glucksmann avait récemment
18:26annoncé vouloir le plier.
18:28Deux heures, c'est le temps d'antenne
18:30qu'ont eu jeudi 1er octobre dernier.
18:32Les 5 candidats à la primaire du pôle socialiste.
18:35Olivier Faure, Raphaël Glucksmann,
18:38Jérôme Gage, Emmanuel Morel
18:40et Ségolène Royal pour débattre en direct
18:42sur France 2 et France Inter en prime time.
18:46Un dispositif exceptionnel
18:48et sur les services publics
18:49pour une primaire qui ne concerne au fond
18:51qu'une portion de la gauche,
18:53ni la France insoumise,
18:55ni les écologistes,
18:57ni le PCF n'y participe.
18:58Et dans les sondages,
18:59ces candidats ne pèsent pas grand chose.
19:02Selon Harris Interactive,
19:03fin septembre, Glucksmann plafonnait
19:06autour de 10%.
19:07Les autres candidats de ce pôle
19:08sont souvent sous la barre des 5%.
19:16Chose promise, chose due,
19:18on commence notre enquête
19:19sur les Men in Blast.
19:21Et, Marcel, tout part d'un tweet
19:24qui a été relayé par l'OGYM.
19:27Le voici, Edouard Channot.
19:29En fait, pendant les émeutes lycéennes,
19:31il y a un policier qui a été
19:32très violemment tapé,
19:34agressé par des jeunes au sol.
19:36On le voit, là, actuellement,
19:37sur la vidéo.
19:38Et le journaliste de Blast,
19:40Camille Stineau,
19:41qui est un homme,
19:42a écrit ceci.
19:43Mais supprime la vidéo,
19:44tu veux quoi ?
19:45Que les petits aillent en prison,
19:47ils sont clairement identifiables là.
19:50Martial, vous avez finalement des réactions.
19:52Ah oui.
19:53Le pseudo journaliste,
19:55pigiste et antifa
19:56est scandalisé par la diffusion
19:58de la vidéo,
19:59car elle risque de causer
20:00du tort aux agresseurs.
20:01Il exige la suppression de la vidéo
20:03pour que les petits
20:04n'aillent pas en prison Mbappé
20:05ou rajouter les petits anges.
20:06Ça aurait été plus joli.
20:08Camille Stineau n'est pas
20:08à son coup d'essai,
20:09là je redeviens sérieux,
20:10puisqu'il s'est fait remarquer
20:11en se réjouissant de la mort
20:13de Quentin de Ranck,
20:14qualifié d'ailleurs de nazi
20:15à ce moment-là,
20:16et de l'accident de voiture
20:17de Marion Maréchal
20:18et de son mari Vincenze Sofo,
20:20qui a failli, je vous le rappelle,
20:21leur coûter la vie
20:22cet été dernier.
20:24Alors en tout cas,
20:24ce tweet, Martial,
20:25nous a donné envie
20:26de nous intéresser
20:27d'un peu plus près
20:27aux journalistes du média Blast,
20:29les Men in Blast,
20:31pour reprendre leur slogan,
20:32Blast, le souffle de l'info.
20:35On va les laisser se présenter directement,
20:37c'est plus simple.
20:39Waouh !
20:39J'ai jamais vu ça !
20:41C'est incroyable !
20:43J'ai tellement envie de travailler.
20:45Ça sert à quoi ?
20:47Montrer comme ça
20:48à l'intérieur d'un média,
20:49ça sert à quoi ?
20:50Blast, tout le monde en parle.
20:53Personne ne sait ce que c'est.
20:54C'est le souffle de l'info.
20:56C'est pas la grande respiration encore.
20:58C'est pas encore
20:59la grande respiration.
21:00Alors le présentateur répète
21:01à quoi ça sert ?
21:02Première réponse,
21:03ça sert de haut-parleur
21:04à l'extrême gauche.
21:05Créé en 2021
21:06autour de Denis Robert,
21:07Blast a dépassé 7 000 soutiens
21:09et 33 625 abonnés payants
21:12avec un budget en 2024
21:14de 4 millions d'euros.
21:16Alors puisqu'on parle
21:17du financement de Blast,
21:19à quoi ça sert ?
21:20Et bien manifestement,
21:21ça sert à mentir
21:22aux téléspectateurs, Martial,
21:23parce qu'on va écouter
21:24un autre extrait
21:25et là, cette fois-ci,
21:26on est au mois d'octobre.
21:27Vous, là, derrière votre écran
21:28qui voulait le SMIC
21:29à 2200 euros,
21:30n'oubliez pas que Blast
21:31ne survit que grâce à vos dons.
21:33Vous pouvez nous soutenir
21:34sur blast-info.fr
21:35slash soutenir.
21:36Non, mais c'est honteux.
21:37On ne peut pas faire ça comme ça.
21:39Ça va se voir
21:39que c'est de la propagande.
21:40Non, non, si, si.
21:41On fait notre propagande.
21:43C'est pour les médias indépendants
21:44en année d'élection.
21:45Il faut toujours
21:45que t'en rajoutes une couche, toi, hein ?
21:47Blast, un média libre et indépendant,
21:50affranchi de toute pression.
21:52Le propos est valable pour TVL.
21:53Je leur dis,
21:55il est totalement valable pour TVL.
21:56Mais pour le média d'ultra-gauche,
21:58Blast, c'est une escroquerie.
21:59C'est une escroquerie
22:00parce que Blast est bénéficiaire
22:02des aides publiques à la presse.
22:03Il a touché 808 707 euros en 2022
22:06et encore 436 000 euros en 2024.
22:10Le média Blast n'est donc pas indépendant.
22:13Il est subventionné par Macron.
22:15Il reçoit la béquille de Macron.
22:16Voilà la vérité.
22:17Alors, quand on regarde
22:18les vignettes
22:19des différentes émissions de Blast
22:21sur la chaîne YouTube,
22:22on voit que leur combat,
22:23et c'est très original,
22:25c'est le combat contre l'extrême droite
22:26et ce, littéralement,
22:28jusqu'au fantasme.
22:29On regarde ?
22:30Eh bien, on regarde
22:31un autre extrait.
22:32Toi qui a beaucoup couvert
22:34l'histoire des groupuscules
22:35un peu racistes en France,
22:36qu'est-ce que tu penses
22:36de la période qu'on est en train de vivre ?
22:38Je pense que c'est désastreux.
22:41Moi, je vois par rapport
22:42à il y a 10 ans,
22:42parce que j'avais fait
22:43un doc sur l'extrême droite
22:45il y a 10 ans maintenant.
22:46J'ai revu le sujet
22:47il n'y a pas longtemps en plus,
22:48mais ça n'avait rien à voir.
22:49C'est-à-dire qu'on disait
22:50qu'il y a un petit nid de fachos,
22:52il y avait Lyon
22:52qui était déjà problématique,
22:53mais maintenant,
22:54c'est dans toutes les villes.
22:55C'est super flippant.
22:56Il y a quelque chose
22:56qui ne se prépare.
22:57En fait, ils sont déjà
22:58en guerre civile pour eux.
22:59C'est ça qu'on ne comprend pas,
23:00nous, c'est que nous,
23:00on n'est pas en guerre civile,
23:01on n'est pas en guerre,
23:02on n'a pas envie de la guerre.
23:04Mais pour eux,
23:04ils sont déjà en guerre civile.
23:06Avant, ils se disaient
23:07qu'il faut s'y préparer,
23:08mais maintenant,
23:08pour eux,
23:09elle est commencée.
23:10Donc, ils sont en guerre
23:10contre les antifas,
23:12tout ce qui est à gauche,
23:12les woke, les machins,
23:13tout leur fantasme.
23:15Et puis, évidemment,
23:15les migrants, les musulmans,
23:17etc.
23:17Il se fait de gros paquets
23:18comme ça.
23:19Partout, t'en as, en fait.
23:20Il rajoute d'ailleurs,
23:21c'est super flippant.
23:22C'est Thierry Vincent,
23:22d'ailleurs, je trouve
23:23l'interviewé qui est un peu flippant.
23:24Bon, allez,
23:25au jeu du coucou.
23:26Avec son trou dans la chemise.
23:27Oui, oui, bizarre.
23:28Au jeu du coucou,
23:29fais-moi peur.
23:29Alors, le journaliste se surpasse
23:31et vous avez raison
23:32de parler de fantasmes.
23:33Le slogan de Blast
23:35est, vous l'avez rappelé,
23:36le souffle de l'info.
23:37Je dirais plutôt
23:38Blast ou souffre l'info.
23:40Et si je vous épargne,
23:41alors la faute de temps,
23:43les polémiques,
23:44les positions contestées,
23:45les condamnations judiciaires,
23:46les règlements à terme
23:48derrière le décor de Blast,
23:50ce n'est pas tout rose.
23:58Il est temps de conclure,
23:59mais avant toute chose,
24:00le mot de la semaine,
24:01grève versus violence,
24:04on avait trouvé
24:05le fils spirituel
24:06de Louis Boyard
24:07la semaine dernière.
24:08Eh bien, voici le papa
24:09qui sait courir cette semaine.
24:38Oui, au-delà de l'anecdote,
24:39chez certains, la violence devient
24:40un raccourci pour exister
24:42sur les réseaux sociaux
24:44ou passer sur le plateau de LCI,
24:45faire du bruit pour masquer
24:47le vide du discours
24:48et puis aussi le vide de sa vie.
24:50Le remake de Gaza s'arrête là,
24:52on le voit bien souvent
24:53dans ces images-là,
24:54au Keffier et au drapeau palestinien,
24:56parce que jouer les combattants
24:57devant son téléphone,
24:58c'est plus facile
24:58qu'affronter la réalité de la guerre.
25:00Le tout émoustillé député,
25:02elle et fille,
25:03Léoman à Gaza,
25:04je lui donne une espérance de vie
25:06de trois heures,
25:07le temps pour lui
25:07de faire trois tweets.
25:09C'est déjà pas mal.
25:10Eh bien, maintenant,
25:11c'est la fin de Derrière le décor.
25:13N'oubliez pas de cliquer
25:14sur le pouce en l'air,
25:15n'oubliez pas de faire des tweets.
25:17Vous aussi,
25:17vous avez plus de temps
25:19pour promouvoir
25:20Derrière le décor
25:21sur les réseaux sociaux.
25:22Et puis, bien sûr,
25:23restez abonné
25:24à notre chaîne YouTube
25:25sur TVL,
25:26c'est très important
25:26pour avoir toutes les notifications.
25:28On se dit à très vite.
25:29À la semaine prochaine.
25:31Jeudi prochain, 15h.
25:31Au revoir, Martial.
25:32Sous-titrage Société Radio-Canada