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  • il y a 9 mois
Jordan Bardella, 30 ans, s’impose comme le favori des sondages pour l’élection présidentielle 2027, mais sa candidature reste incertaine : tout dépend de l’inéligibilité ou non de Marine Le Pen.
Dans cette émission, on décrypte la crédibilité de Jordan Bardella, entre jeunesse, modernité et inexpérience.
- son talent sur les réseaux sociaux (2,2 millions d’abonnés TikTok),
- son discours "décomplexé" qui séduit les jeunes et les cadres,
- mais aussi ses faiblesses (manque d’expérience gouvernementale, risque de rejet au second tour, dépendance à l’héritage Le Pen).
Un débat essentiel sur l’avenir du Rassemblement National, la jeunesse en politique, et les enjeux de la présidentielle 2027 : Bardella, simple héritier ou vrai renouveau ?

Boualem Sansal : nouveau symbole de l’humiliation française ?
La libération de Boualem Sansal, après un an de détention en Algérie, révèle l’effondrement de l’influence française en Afrique du Nord. Un débat pour décrypter l’échec diplomatique d'Emmanuel Macron, les tensions franco-algériennes (exportations en chute, crise des OQTF), et le rôle clé de Berlin comme médiateur privilégié.

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Transcription
00:00Nous sommes à la croisée des chemins.
00:02TV Liberté n'a jamais été aussi puissante,
00:05mais les tentatives de nous anéantir n'ont jamais été aussi nombreuses.
00:09Alors que nous allons bientôt atteindre le million d'abonnés
00:11sur notre chaîne YouTube principale,
00:13nos contenus sont infisibilisés, cachés, étouffés
00:16pour minimiser notre force de frappe.
00:18Les ordres du pouvoir politico-financier pour nous priver de comptes bancaires
00:22ont dévoilé leur volonté de nous abattre.
00:25Le coup était dur, coûteux,
00:27et il est temps de montrer à présent au système et ses sbires
00:30que nous frapper, nous faire disparaître n'est plus une option
00:33parce que nous sommes trop nombreux,
00:35parce que nous sommes trop déterminés
00:37et qu'ensemble nous sommes plus forts.
00:39Ces attaques, aussi virulentes et basses soient-elles,
00:42trahissent en réalité leur peur.
00:44Emmanuel Macron consacre à présent des conférences entières
00:47à plaider pour un encadrement, une censure donc,
00:50des médias alternatifs.
00:51Ils ont peur que nous montrions le réel qui démonte leur narratif.
00:56Un exemple parmi d'autres, TVL n'a eu de cesse de dénoncer la corruption
01:00qui gangrène l'Ukraine et aspire l'argent des Français,
01:04bien loin des fables humanitaires.
01:06Ces derniers jours, un nouveau scandale de détournement de fonds
01:08de plusieurs centaines de millions d'euros a été révélé
01:11au cœur de l'affaire des proches de Zelensky.
01:15Certains ont même déjà fui le pays.
01:17Le monde imaginaire vendu par les médias est en train de s'effondrer.
01:20L'information libre portée par TV Liberté déferle sur leurs mensonges.
01:25La vague les submerge.
01:27C'est l'instant de vérité.
01:29Le système tombe et il faut encore le pousser.
01:33Mais malgré notre détermination, notre dévouement intact,
01:38les coûts que l'oligarchie nous apportait ont eu des conséquences lourdes.
01:42La fermeture de nos comptes, la précarité bancaire
01:45et les obstacles administratifs auxquels nous sommes confrontés
01:48ont grévé nos budgets.
01:50Pour aborder 2026, non pas avec sérénité, mais avec assurance,
01:55vous devez vous tenir à nos côtés et nous soutenir.
02:00Nous sommes en première ligne pour vous, alors assurez nos arrières.
02:03Faites un don à TVL pour que vive l'information libre.
02:06Et n'oubliez pas que vous pouvez défiscaliser 66% de votre don de vos impôts.
02:11C'est le moyen le plus simple et le plus juste d'arrêter de financer
02:14ceux qui détruisent notre pays.
02:15Alors je compte sur vous.
02:31Bonjour, nouvelle émission de Tête à Clash.
02:34Deux sujets, quatre invités.
02:35On commence par les invités.
02:36Paul-Marie Couteau.
02:38Bonjour.
02:38J'ai envie de dire que c'est un petit jeune, mais pas tout à fait.
02:40Dans tous les cas, c'est sa première fois ici.
02:42Bonjour.
02:44Tariq Dali, bonjour.
02:45Bonjour.
02:46Michel Fils, le retour.
02:48Oui, merci.
02:49Ok.
02:49Eric Richard-Mose, bonjour.
02:50Bonjour.
02:51Très bien.
02:52Alors les sujets, c'est Boalem Sansa, le retour.
02:56Libération via l'Allemagne.
02:58Humiliation pour la France, premier sujet.
03:01Deuxième sujet, c'est Jordan Bardella qui se prépare à être candidat à la présidentielle
03:06si Marine Le Pen ne veut pas le faire.
03:08Est-ce un bon candidat ?
03:09Est-ce qu'il est crédible ?
03:11Est-ce qu'il permet la victoire du Rassemblement national ?
03:13Ou est-ce qu'il, au contraire, lui fait aller dans le mur ?
03:16A tout de suite.
03:20Alors, Boalem sans salle, libre, mais pas grâce à la France.
03:25C'est l'Allemagne qui a obtenu sa grâce, révélant ce qu'on peut qualifier comme un effondrement
03:31de la diplomatie française vis-à-vis de l'Algérie.
03:34Alors, est-ce que c'est le symbole de la relégation de la France au deuxième rang
03:39ou au dernier rang par rapport à l'Algérie et globalement de son affaiblissement diplomatique ?
03:46Ça, c'est notre question.
03:48Paul-Marie Couteau, c'est vous qui lancez le débat.
03:51Vous exagérez un peu.
03:52J'exagère ?
03:52Monseigneur, oui.
03:54Reléguer la France en Algérie au dernier rang.
03:57Non.
03:57La relation exclusive n'a pas marché parce que les Algériens n'en ont pas voulu.
04:02Je crois qu'il faut que vous soyez plus proche du micro, sinon je vais en entendre parler, Paul-Marie.
04:06Alors, je répète, vous exagérez en parlant de relégation de la France.
04:11Elle reste encore le premier partenaire algérien pour plusieurs raisons.
04:14Il y a beaucoup d'avantages qui s'attachent à la relation franco-algérienne pour les Algériens eux-mêmes.
04:20C'est-à-dire ?
04:21La nomenclature, certains produits qu'on achète moins cher.
04:25Et notamment, notablement plutôt, les nombreux avantages dont les Algériens jouissent,
04:33à la fois pour venir en France et quand ils n'y viennent pas,
04:35pour recevoir des subsides par des biais sur lesquels l'inspection des affaires sociales devrait entrer, mais n'entre pas.
04:43Bref, ce n'est pas d'aujourd'hui, ce n'est pas de demain que la France sera reléguée en Algérie.
04:48Elle est la principale partenaire de l'Algérie.
04:50Il n'empêche que c'est non pas un signal faible, c'est un signal fort quand même.
04:54Donc, ça se passe par l'Allemagne et par les canaux habituels.
04:58Je vais vous expliquer l'Allemagne.
04:59La relation privilégiée, comme on a dit, spéciale, comme on a dit très longtemps,
05:05elle ne marche pas en raison de la faiblesse française, c'est tout.
05:08Elle pourrait très bien redevenir spéciale et privilégiée si la France se comportait à peu près dignement.
05:16Ça reviendra d'ailleurs, je pense.
05:17Qu'est-ce qui a foiré, j'emploie le mot, entre la relation entre la France et l'Allemagne ?
05:24C'est la faiblesse de la France.
05:25La France et l'Algérie.
05:26C'est la faiblesse de la France.
05:27Plus l'Algérie se revanche, plus la France recule et plus l'Algérie insiste et gagne des parts de marché.
05:33Je signale d'ailleurs, j'ai fait un entretien avec l'ambassadeur Driancourt au mois de septembre dernier,
05:39qui fut ambassadeur à deux reprises, d'ailleurs c'est assez rare dans la diplomatie française,
05:42et qui dit des choses très précises sur le sujet, c'est une de mes conversations sur TVL.
05:48Très intéressante.
05:48On le retrouvera facilement.
05:49Très intéressante.
05:50Driancourt a beaucoup de choses à dire, d'ailleurs il va revenir parce que ce n'est pas fini.
05:54Et notamment à propos de l'affaire Sansal, je ne veux pas monopoliser la parole,
05:58dire simplement que j'ai rencontré Sansal à plusieurs reprises.
06:03Vous avez fait deux émissions de mémoire.
06:04Et j'ai aussi fait deux émissions que l'on a mises en ligne en septembre de l'année dernière,
06:09quelques semaines avant que les autorités algériennes ne l'arrêtent.
06:13Mais pour commencer sur Sansal, il faut dire que le personnage est absolument exceptionnel.
06:18Je ris parce que, quoi qu'il arrive, il est en jouet.
06:23Et Kamel Daoud, qui l'a eu au téléphone, a dit qu'il est resté en jouet pendant toute l'année de son emprisonnement.
06:27Oui, parlant, plaisantant avec les autres prisonniers, échangeant des cigarettes contre des livres.
06:33Comme livre, il n'avait que le Coran.
06:36Alors ça lui paraissait très insuffisant, ce n'est pas une lecture pour Boilem.
06:40Je n'ai jamais douté, d'abord, qu'il fût libéré, parce que c'était une monnaie d'échange.
06:44Mais pardon, moi je vous trouve très gentil, excusez-moi, je vous coupe, mais je vous trouve très gentil.
06:48C'était un otage d'État.
06:49Vous voulez que je sois méchant ?
06:50Non, mais Boilem Sansal, c'était un otage d'État.
06:53C'était quand même la France, c'était l'objet d'un chantage.
06:56C'est pour ça que je n'ai jamais douté qu'il serait libéré.
07:00Et lui non plus n'en a pas douté, on a parlé de son cancer, il n'évolue pas de toute façon.
07:07Et son alacrité, sa joie de vivre, son espèce d'indifférence aux misères, il y a des êtres d'exception.
07:14C'est une grâce, vous savez, quoi qu'il vous arrive, tout est bien, quoi.
07:20Et je pense que, je ne sais pas si je peux parler à sa place, j'attends de le revoir,
07:24mais je pense que cette année, d'une certaine façon, on l'a fait souffrir, il a fait souffrir ses amis,
07:30mais d'une autre façon, on lui a fait du bien.
07:32D'accord.
07:33Richard Mose, vous êtes sur la position de Paul-Marie Couteau, qui est finalement très aimable.
07:38C'est sa manière de gentleman, peut-être.
07:41Emmanuel Macron, en tout cas, vis-à-vis de l'Algérie, a été très, très illisible depuis sa campagne présidentielle.
07:47Au départ, quand il était en campagne, on s'en souvient, au moment où il disait qu'il n'y avait pas de culture française,
07:51il parlait aussi de crime contre l'humanité, il était dans la repentance totale.
07:55Donc on a cru qu'il allait aller dans une stratégie algérienne.
07:58Ensuite, finalement, il a fait un revirement en allant plus avec les Marocains sur la reconnaissance du Sahara occidental.
08:03Il a laissé la diplomatie de notre ancien ministre de l'Intérieur, Retailleau,
08:10pour envenimer la situation avec l'Algérie, pour que lui prépare sa présidentielle personnelle.
08:16C'est assez bordélique, c'est assez illisible, et ça fait en sorte que la France...
08:20La présidentielle de Retailleau.
08:21La présidentielle de Retailleau, oui.
08:22C'est sa position extrême, qui d'ailleurs a échoué, non ?
08:25Oui, ou pas.
08:27On n'a pas essayé.
08:28En tout cas, très largement, ça abaisse la fonction présidentielle,
08:31puisque, a fortiori, quand il n'a pas la majorité absolue,
08:33il est censé garder la main sur l'international.
08:37Il n'a pas eu cette autorité-là dans son propre pays.
08:39Du coup, il est illisible, il est faible et il ne se fait pas respecter.
08:41Mais l'autre question que je me pose, c'est qu'est-ce que...
08:44On est humilié par rapport aux Allemands,
08:47mais qu'est-ce que Macron a promis aux Allemands en échange de ça ?
08:50Comment ça s'est passé ?
08:51Macron, on le sait, a tout fait pour brader la France.
08:54Notre souveraineté économique, notre souveraineté en termes d'industrie d'armement,
08:59a signé le traité d'Aix-la-Chapelle.
09:00Aujourd'hui, il est toujours à l'arrière des Allemands.
09:02Qu'est-ce qu'il a fait en échange de ça ?
09:04Eric, vous avez une hypothèse sur le fait qu'il y aurait eu un deal
09:07entre l'Allemagne et la France pour que l'Allemagne soit un tiers de confiance ?
09:11C'est comme ça qu'on appelle ça.
09:13Un élément de plus, je pense qu'Emmanuel Macron, après sa présidentielle,
09:15veut peut-être, derrière, devenir président de la Commission européenne,
09:19né au nouveau pater européen, ou que sais-je.
09:21Et il ne peut pas passer six mois sans parler de donner la bombe atomique,
09:25notre arme nucléaire aux Allemands,
09:26ou de donner notre place au Conseil de sécurité de l'ONU aux Allemands.
09:30Il ne peut pas passer six mois sans vouloir brader les bijoux de la Courage.
09:34C'est un soupçon.
09:35Michel Fils ?
09:35Alors, d'abord, je pense qu'il faut quand même rappeler, peut-être l'essentiel,
09:38c'est que Boilem sans ça est rentré à Paris hier.
09:41C'est vrai.
09:42Il a été reçu discrètement.
09:43Il est allé en Allemagne, ou il a été soigné,
09:46ou en tout cas, il y a eu un bilan de santé.
09:48Et puis, maintenant, il est revenu en France.
09:50Voilà, il est rentré discrètement,
09:52ce qui probablement a dû mettre Emmanuel Macron dans un état épouvantable.
09:57Puisque, comme vous le savez, je parle de président anormal.
10:01Donc, évidemment, il est probable...
10:03Ça, c'est le titre d'un de vos livres.
10:04Oui.
10:04Il aurait probablement préféré voir une grande parade sur les Champs-Elysées,
10:09où il aurait été la figure centrale à côté de l'écrivain.
10:14Bon, pas de chance, c'est raté.
10:16Alors, je crois que dans cette affaire,
10:19et j'ai écouté également Xavier Driancourt,
10:22il a parlé, une expression qui me paraît tout à fait intéressante,
10:25de fermeté subtile de l'Allemagne.
10:28Parce que c'est une victoire de la diplomatie allemande.
10:31Alors, pour des raisons qui sont multiples.
10:34D'abord, d'excellentes relations économiques entre les deux pays.
10:37Oui, parce que l'Allemagne commence à avoir des relations privilégiées économiques
10:42avec des approvisionnements en matière première.
10:45C'est même plus précis encore.
10:47On peut être plus précis, parce qu'il y a un deal en préparation.
10:50En janvier prochain, l'Allemagne, qui cherche partout du gaz pour remplacer le gaz russe,
10:55il fallait s'y attendre d'ailleurs.
10:56Le gaz russe et le gaz américain.
10:58Oui.
10:59Le gaz américain ayant pris le gaz russe.
11:01Sur lequel elle est méfiant.
11:01Oui, elle voudrait diversifier ses approvisionnements stratégiques.
11:04C'est de bonne politique.
11:05C'est de bonne politique.
11:06Et l'Allemagne lui a signé début janvier un énorme contrat de livraison de gaz.
11:11Et vous savez, quand un fournisseur a un gros client,
11:13Gérald lui fait un cadeau.
11:15Le cadeau, c'est Boilem.
11:16C'est exactement ça.
11:17C'est-à-dire que l'Allemagne, je ne sais pas s'il y a eu un échange entre la France et l'Allemagne,
11:22mais il est clair que le président Steinmeier,
11:25et probablement le chancelier Merz,
11:27on dit à Teboun...
11:30Et donc le président de l'Algérie.
11:32Il apparaît-il une relation privilégiée entre Steinmeier et Teboun ?
11:36Mais ça fait très longtemps que les relations entre l'Algérie et l'Allemagne sont bonnes.
11:41Et pas seulement du temps de la RDA, où la RDA était...
11:43Ah, vous voyez, des conseillers...
11:45L'Allemagne favorisait le FLN.
11:46Voilà, exactement.
11:47Mais bon, ce que je veux dire par là, c'est que, tout simplement,
11:51l'Allemagne a besoin du gaz algérien,
11:53et l'Algérie a besoin de vendre son gaz.
11:55Et que Teboun doit venir...
11:57C'est le gaz que nous achetons déjà, les Français.
11:59Absolument.
12:00Doit venir en Allemagne en janvier.
12:05Le Steinmeier lui a dit, écoute, si tu veux vendre ton gaz,
12:07tu vois ce qu'il te reste à faire.
12:08Alors, il y a un autre argument.
12:09Voilà.
12:10Mais je crois que par rapport au président allemand,
12:13l'argument médical.
12:15En plus, oui.
12:15Le président allemand aurait dit, mais attention, mon cher Teboun,
12:18si tu veux être bien soigné,
12:20il faut quand même faire quelque chose qui aille dans ma direction,
12:24sinon c'est évidemment plutôt...
12:25Parce qu'en 2000, évidemment, les soins à Bamako.
12:29Est-ce qu'il se fait soigner en France ou en Allemagne ?
12:32Parce qu'en 2020, Teboun, il est passé près de la mort
12:38à cause du coronavirus.
12:41Donc, il est allé se faire soigner en Allemagne.
12:43Donc, bon, il a la reconnaissance...
12:44On s'en fout un petit peu que Teboun se fasse soigner en France ou en Allemagne.
12:48A la limite, ça coûte moins cher à la France.
12:50Mais c'est très bien.
12:51Non, mais ça, c'est très bien.
12:52Mais je veux dire que c'est un succès de la diplomatie allemande.
12:55C'est un succès de l'Allemagne.
12:56Effectivement, comme l'a dit Michel tout à l'heure,
12:59ce qui aurait été regrettable,
13:01ce aurait été ce que souhaitait Macron.
13:04C'était que, mardi dernier,
13:07il revienne dans son avion tout blanc,
13:09en disant, voilà, j'ai ramené 100 salles en France.
13:13Et ça me permet d'attirer l'attention sur quand même
13:15deux, trois points de détail qui n'en sont pas.
13:18Le premier, c'est qu'il ne vous aura pas échappé
13:21qu'à l'exception du bref entretien qui est paru dans le point
13:25avec Kamel Daoud,
13:26on n'a pas entendu 100 salles du tout
13:29depuis qu'il a quitté l'Algérie.
13:31Ça fait plus d'une semaine.
13:32Bien.
13:33Qu'est-ce que ça signifierait pour vous ?
13:35J'en sais rien, je vais finir.
13:37Il est resté, il a dit à Daoud,
13:40il a dit le mercredi de sa libération,
13:43le jeudi, il a dit je rentre en France demain ou après-demain,
13:46c'est-à-dire vendredi ou samedi dernier.
13:49Eh bien, en guise de rentrer en France,
13:50le samedi soir, il est parti à l'ambassade de France à Berlin,
13:54au domicile de l'ambassadeur à Oranienburg,
13:57où il est resté enfermé pendant 48 heures,
14:00sans téléphone, sans rien, sans parler à personne.
14:03Trouvez pas ça étrange ?
14:04Dernier point.
14:04Est-ce que ce sera des griffings, des renseignements généraux ?
14:07Dernier point, dernier point.
14:09Le mercredi, vous êtes la fille de Boilem Sansal,
14:12vous habitez Prague,
14:13et vous apprenez le mercredi à midi ou à 13h
14:17que votre père, que vous n'avez pas vu depuis un an,
14:19qui est moisi en tôle depuis un an,
14:21qu'il va atterrir à Berlin trois heures plus tard,
14:25vous prenez votre voiture depuis Prague et vous allez à Berlin.
14:27Ce n'est pas ce qui s'est passé.
14:28On a attiré la fille de Boilem Sansal,
14:31on l'a attirée à Paris pour lui décerner un prix pour son père.
14:34Mais qu'est-ce qui se passe ?
14:35Ce que je veux dire par là, c'est que vous l'avez dit.
14:37Vous en dites trop ou pas assez ?
14:38Mais j'en sais rien.
14:38Je pense qu'il y a une reprise en main des services français
14:44pour l'empêcher de parler,
14:46pour l'empêcher de dire ce qu'il a à dire,
14:48pour des raisons diverses,
14:49et surtout parce que je pense que la diplomatie française
14:53est terrorisée à l'idée de ce qui va se passer le 3 décembre prochain,
14:57jour du procès en appel,
14:58de l'autre otage français à Alger, Christophe Gleiz.
15:01C'est ça.
15:02Voilà exactement où nous en sommes.
15:03Vous ne trouvez pas étonnant que Boilem Sansal
15:06n'ait strictement rien dit depuis 8 jours ?
15:07Attendons qu'il s'exprime, non ?
15:09Tariq, ça ne change rien.
15:11Pardon, excuse-moi.
15:12Ça ne change rien qu'il parle aujourd'hui
15:14ou la semaine prochaine ou dans un mois.
15:16Il faut tenir compte.
15:17Il parlera de toute façon.
15:19Il parlera.
15:19Il connaît assez pour savoir que n'importe quel artiste
15:21reste à l'ambassade...
15:22Il est normal, Tariq, il ait été débriefé
15:28par les espions français pour savoir...
15:31Il trouvait normal qu'il soit resté enfermé
15:33pendant 48 heures dans l'ambassade d'Afrique ?
15:35Ce n'est pas absurde.
15:36Il y a aussi quelque chose d'important,
15:38comme on vient de le dire,
15:39c'est qu'il y a un autre otage français.
15:41C'est ce que je viens de dire.
15:42Il faut faire attention.
15:43Tout ça, ce sont des précautions normales.
15:45Vous savez, il y a un point beaucoup plus simple.
15:47C'est que les Français ne le savent pas,
15:50mais la France est très jalousée.
15:51Et pas simplement par les États-Unis
15:53qui s'obstinent à nous détruire,
15:55mais aussi par l'Allemagne
15:56et par l'Algérie qui veut se revancher.
15:59Que l'Allemagne et l'Algérie s'allient
16:01pour jouer un mauvais coup à la France,
16:04j'allais dire, c'est la vie des bêtes.
16:06C'est le jeu, oui.
16:07Michel Fize.
16:08Il n'y a rien d'autre.
16:09Il y a encore deux arguments,
16:10alors pas les plus déterminants dans cette affaire,
16:12mais bon, il faut quand même rappeler
16:14que l'Allemagne n'a pas de passé colonial
16:15et en tout cas pas, évidemment...
16:17En tout cas pas en Algérie.
16:18Voilà, pas en Algérie.
16:19Et puis, la deuxième chose,
16:22c'est que l'Allemagne n'a pas pris position
16:24sur l'affaire du Sahara.
16:27Comme les autres.
16:28J'ai envie de dire qu'ils sont tous penchés
16:30pour le Maroc, naturellement.
16:32Bon, là, il y a eu une neutralité,
16:33une neutralité de l'Allemagne.
16:35Alors, moi, je pense que ce qu'il faut dire aussi,
16:38par rapport à la France
16:39et à côté de tout ce qui a été dit,
16:41c'est que c'est quand même une sacrée victoire
16:43de la non-diplomatie d'Emmanuel Macron.
16:47Et je dis bien non-diplomatie
16:48parce que je ne mets pas les diplomates en question.
16:52Bon, là, on a tout à fait l'exemple
16:53d'errements, effectivement, décisionnels.
16:57C'est ce que disait Richard Mose
16:58en disant que ça...
17:00On dit noir, on dit noir...
17:00Parce qu'aussi, on est dans un contexte
17:02d'éclatement de la décision politique.
17:07Or, il est absolument certain,
17:09on ne l'a pas dit,
17:10parce que finalement, ça n'a aucun intérêt
17:12sauf du point de vue psychologique,
17:14mais Emmanuel Macron est fermement convaincu
17:17que cette réussite est la sienne.
17:20Et que quelque part, évidemment...
17:21La réussite de la libération de centrales ?
17:23Bien sûr, bien sûr.
17:24Est-ce qu'on ne peut pas considérer
17:25que finalement, c'est assez bien joué,
17:27même si c'est un coup de billard
17:28à travers l'Allemagne,
17:30finalement, pour obtenir
17:31ce qu'on voulait, non ?
17:32Justement, on passe pour des idiots
17:33devant tout le monde.
17:33Non, oui.
17:34On a le droit d'y croire.
17:34On passe pour des idiots.
17:35Oui, c'est une gifle pour Emmanuel Macron,
17:37ça, je ne le défendrai pas.
17:39Mais mesurer tout de même quelque chose,
17:41j'ai fait partie du comité
17:42de soutien à Boilem-Sensal,
17:44j'ai participé à plusieurs manifestations
17:46pour que son nom ne s'oublie pas,
17:48mais il était loin de s'oublier.
17:50Et finalement, les Français ont bien réagi,
17:52j'ai participé à une magnifique journée
17:53à Compiègne, par exemple,
17:54en l'honneur de Boilem-Sensal,
17:56qui a très bien marché.
17:56Donc, le soutien des Français
17:59a été acquis et, au fond, constant.
18:02Mais, des diplomates,
18:04d'ailleurs, importants,
18:05y compris un ancien ambassadeur
18:07en Algérie,
18:09qu'il a bien connu,
18:10qui n'était pas adrié en cours,
18:12m'a dit,
18:14il faut qu'on fassion l'attention,
18:15parce que ce sont de têtes,
18:17de telles têtes de mules,
18:19les généraux algériens,
18:21Teboune et son entourage,
18:23que plus la France insiste,
18:24plus elle fait de démarches,
18:25plus elle retarde la libération de Boilem.
18:27Donc, moi, j'ai tout à fait compris,
18:30sans accabler Macron
18:31et sans le défendre,
18:33qu'il lève le pied
18:34et qu'il laisse les choses se faire.
18:36Pour être efficace, en fait, c'est ça ?
18:37Pour laisser les choses se faire, oui.
18:39Mais c'était pas mal joué, au fond.
18:41Reste un sujet, quand même,
18:43qu'on en a un peu mis sur le tapis,
18:45c'est qu'il y a un conflit avec l'Algérie,
18:47entre autres au sujet des OQTF.
18:49Ah oui.
18:50Et ça, c'est loin d'être résolu, cette histoire.
18:52C'est énorme, c'est énorme.
18:53Alors, figurez-vous que,
18:56depuis le début de l'année,
18:57l'Algérie n'accorde plus aucun passeport consulaire.
19:02Malgré le nombre de consulats énormes et indus
19:05dont elles disposent en France,
19:06il y en a même maintenant en Rouen,
19:07il y en a 22 ou 23.
19:09Moussa n'a pas cessé.
19:11Moussa, celui que Boilem appelle Moussa,
19:15c'est-à-dire M. Darmanin,
19:17pour montrer que c'est un de ses ressortissants.
19:19J'ai été perdu pendant quelques secondes.
19:21Il a rajouté quelques-uns.
19:25Il y en a beaucoup,
19:26mais on sait à quoi il sert,
19:27c'est-à-dire un quadrillé,
19:29la communauté algérienne.
19:29C'est ça, c'est une forme d'encadrement.
19:32C'est ça, ce sont des préfectures.
19:34Pour qu'elles obéissent au gouvernement algérien
19:36et pas au gouvernement français.
19:38Cela étant, ces consulats ne délivrent plus aucun
19:41laissé-passer consulaire.
19:42Résultat, il n'y a plus aucune OQTF
19:44visant des Algériens qui sont exécutés.
19:47Et ça, c'est un énorme problème.
19:48Alors qu'on continue à donner toujours plus de visas.
19:50Oui.
19:52Je pense qu'encore une fois,
19:54en revenant à la psychologie très particulière
19:57d'Emmanuel Macron,
19:58il est dans la surestimation permanente
20:00de ses capacités.
20:02Donc, il l'a dédié clairement.
20:05Ce n'est pas ma faute, si je n'ai pas réussi.
20:07C'est la faute de Bruno Rétaillot,
20:09avec son discours évidemment très radical.
20:12Donc, ce n'est pas lui.
20:13Mais quelque part,
20:15il est absolument convaincu
20:17que cette réussite est la sienne.
20:19D'ailleurs, ce qu'il dit
20:20d'une manière un peu hautaine
20:22et à quel titre il le dit,
20:24je félicite l'Allemagne,
20:27mais on ne lui demande rien.
20:28Je félicite l'Allemagne.
20:29Pourquoi est-ce qu'il félicite ?
20:30Il n'a pas à féliciter.
20:31Il a remercié, éventuellement.
20:32Oui, mais je félicite.
20:34Vous voyez, comme toujours,
20:35j'ai fait l'acte de médiation,
20:37donc vous devez m'être reconnaissant.
20:40Parce que si je n'avais pas été là,
20:41il n'y aurait pas eu de médiation.
20:42Pas de médiation, pas de limerre.
20:43Ce qui me gêne beaucoup plus,
20:44c'est le remerciement à Théboune.
20:46Oui.
20:46Le remercier un preneur d'otages.
20:48Et il a récidivé mardi soir.
20:51Parce que quand il est arrivé à Paris,
20:53il s'est encore fondu d'un tweet
20:55en disant je remercie Théboune.
20:56La prochaine étape,
20:59c'est la libération de l'autre otage.
21:01De Christophe Glees.
21:02Je rappelle d'ailleurs...
21:03Quelle est la bonne méthode maintenant ?
21:05Non mais attendez,
21:05je reviens quand même
21:06à ce que je disais tout à l'heure,
21:07l'histoire des services secrets et tout.
21:09C'est qu'il faut remercier aussi
21:10le comité de soutien à Boilem Sansal.
21:13Oui.
21:14Parce que sans lui,
21:15et Benedetti, Noël Lenoir, etc.
21:19Sans lui, nous n'aurions jamais su
21:20que Glees moisissait en Algérie
21:23depuis non pas un an, mais 18 mois.
21:24parce qu'il a été arrêté en mai 2024.
21:29Six mois avant Sansal.
21:32C'est-à-dire que ça a mis en lumière.
21:33Mais tout le monde savait
21:34que ce journaliste était arrêté.
21:35Personne ne le savait.
21:36Moi j'en avais entendu parler
21:38puisque c'est un journaliste
21:39qui reporte pour un...
21:41Oui, c'est ça.
21:42Mais on l'a su,
21:44ça a été rendu public
21:45il y a très peu de temps.
21:46Il y a trois mois,
21:47je ne sais rien,
21:47durant l'été,
21:48même après la fin de l'été.
21:49Pourquoi ?
21:49Parce qu'on s'est excité,
21:50on s'est rendu compte
21:51qu'il y avait ce bonhomme.
21:52Et pourquoi on ne le savait pas ?
21:53Parce que les services français,
21:54ont passé leur temps
21:55à dire à la famille
21:56surtout n'en parlez pas,
21:58on va le libérer, etc.
21:59Voilà la politique de Macron
22:01qui s'en prend à Retailleau.
22:03Alors cela dit,
22:04Retailleau...
22:05Mais est-ce que la politique
22:06de Retailleau était la bonne ?
22:08Elle aurait été la bonne
22:09s'il avait été menée.
22:11Il n'était pas ministre
22:11des Affaires étrangères,
22:12il n'était pas Premier ministre.
22:13Il a fanfaronné lui
22:14pour son parcours personnel.
22:16La relation avec l'Algérie
22:17est compliquée,
22:18il y a beaucoup de points
22:18de désaccord,
22:19il y a beaucoup de divergences
22:20d'intérêts.
22:21Et sur ce bras de fer
22:23ou sur cette discussion
22:24avec l'Algérie,
22:24il faut qu'on garde
22:25la tête froide.
22:26Il y a des choses
22:26sur lesquelles on n'est pas d'accord,
22:28mais il n'y a pas de place
22:28au fanfaronnage
22:29à forcerie d'un ministre
22:30qui n'est pas du tout
22:30ministre des Affaires étrangères.
22:32Retailleau, il ne faut pas le dire,
22:33il faut le faire.
22:33Il n'a pas fanfaronné,
22:34il ne pouvait pas tout faire.
22:36Je défends Retailleau
22:37sur ce sujet
22:38comme sur d'autres d'ailleurs.
22:40D'une part,
22:41il était inadmissible
22:43qu'un ministre de l'Intérieur
22:45voit que les exécutions
22:47de QTF étaient impossibles
22:49et ne s'en alarment pas.
22:51Et d'autre part,
22:51il n'était pas absurde
22:54j'irai après une longue conversation d'ailleurs
22:56sur la fameuse circulaire
22:57de décembre 68
22:58qui donne tant de facilité
22:59d'entrée aux Algériens.
23:01Donc ce qu'a fait Retailleau
23:01n'est pas absurde non plus.
23:03Éric a raison,
23:03il n'est pas ministre
23:04des Affaires étrangères.
23:05Il aurait certes dû
23:06claquer la porte,
23:07mais pendant le temps
23:07où il a été ministre de l'Intérieur,
23:09pour le meilleur
23:10et pour le pire,
23:11oui c'est ça,
23:12il a été de septembre
23:13à octobre,
23:14un peu plus d'une année,
23:16il a fait ce qu'un ministre
23:17de l'Intérieur devait faire.
23:18Certes,
23:18mais je crois qu'une diplomatie
23:19à plusieurs voies,
23:20ça ne peut pas fonctionner.
23:22Donc on peut penser
23:22que maintenant
23:23la situation est quand même
23:24beaucoup plus tranquille
23:26dans la mesure
23:26où on a Sébastien Lecornu
23:28qui ne va pas s'attaquer
23:30frontalement au président
23:31et Laurent Nunez
23:32qui a effectivement
23:33une position très calme
23:35sur le sujet
23:36compte tenu aussi
23:37de ses origines familiales.
23:40Donc je pense que quelque part...
23:42Il y a un truc qui m'a échappé,
23:43Nunez,
23:43à quelles origines ?
23:45Des origines...
23:47En tant que pieds noirs,
23:47c'est ça ?
23:47Oui, en tant que pieds noirs.
23:48Voilà, donc il a effectivement
23:51un discours
23:52qui n'est pas le discours
23:53retaillot.
23:53Ça, c'est bien évident.
23:55C'est plus un discours
23:55à l'ancienne.
23:56Quelque part, paradoxalement,
23:57cette histoire risque encore
23:59de profiter...
24:00Il y a des enfants de pieds noirs
24:01qui sont très bien.
24:02C'est plutôt un pied rouge
24:03qu'un pied noir, celui-là.
24:05Excusez-moi,
24:06mais en fait...
24:06Comme des tarifs,
24:07c'est la même chose.
24:08Des pieds noirs
24:09qui sirent les pompes
24:10à l'Algérie comme ça,
24:11moi j'appelle ça
24:12des pieds rouges.
24:12Benjamin Stora
24:13et qu'on sort.
24:14D'accord.
24:15Quand même, disons...
24:16Allez, ce sera le mot
24:16de la fin.
24:17Disons une chose
24:18pour rendre hommage
24:19au personnage
24:19et à sa grandeur.
24:20Je disais qu'il y a
24:21une grâce chez lui.
24:22Chez Boilem sans salle.
24:23C'est pas Laurent Nunez.
24:24C'est une joie de vivre.
24:25C'est extraordinaire.
24:26Il a une force extraordinaire.
24:27C'est pour ça que je n'ai pas
24:28vraiment eu d'inquiétude.
24:29Et je dois dire
24:30que le culot qu'il a eu
24:32dans les entretiens
24:33dont nous parlions,
24:34que j'invite tout le monde
24:34à regarder, bien entendu,
24:36les conversations avec lui,
24:38on découvre
24:38un personnage extraordinaire.
24:40Ma première question,
24:41c'était...
24:42Il vivait quand même
24:42en Algérie
24:43et il est retourné donc.
24:45Mais écoutez,
24:45vous n'avez pas peur.
24:46Peur, moi ?
24:47Non, pourquoi pas ?
24:48Je ne sais pas
24:49ce que c'est que la peur.
24:50Enfin, il y a un côté
24:50impavide et chevaleresque
24:52chez le personnage
24:53et toute sa vie,
24:54d'ailleurs, en témoigne,
24:55qui est une vie extraordinaire.
24:57Vous avez dit le mot.
24:58C'est extrêmement séduisant.
24:59Oui, très séduisant.
25:01OK, merci beaucoup.
25:02Allez, on se retrouve
25:03dans quelques secondes
25:03pour le deuxième sujet.
25:04A tout de suite.
25:05Allez, rebonjour.
25:20On parle maintenant
25:21de Jordan Bardella,
25:23favori des sondages
25:23pour 2027.
25:24On va rentrer
25:25dans ses détails.
25:26Est-ce qu'en fait,
25:27Jordan Bardella
25:28incarne le renouveau
25:29du RN
25:30ou est-ce que c'est
25:31des habits nouveaux
25:33pour un parti
25:33qui se heurte
25:34à un plafond de verre ?
25:36On va voir
25:36si sa jeunesse
25:38est un atout
25:39ou si c'est son inexpérience
25:41qui va le plomber.
25:43Bref,
25:44est-ce qu'il a vraiment
25:45les outils
25:45pour remplacer
25:46Marine Le Pen
25:47ou pas ?
25:48Et celui
25:49qui en parle en premier,
25:50c'est Éric Richard-Mose.
25:51Éric, c'est votre génération,
25:53Bardella, exactement.
25:55Il y a plusieurs choses,
25:56mais déjà,
25:57est-ce qu'il peut remplacer
25:58Marine Le Pen ?
25:59On connaît les déboires
26:00de Marine Le Pen
26:01avec la justice
26:01en ce moment.
26:02Ça va être rejugé,
26:04mais on sait
26:04que ça va être compliqué
26:05de son point de vue.
26:07Mais il y a également
26:07le parti
26:08qui a complètement filé
26:09entre les doigts
26:09de Marine Le Pen
26:10depuis longtemps déjà.
26:12On a des signaux faibles
26:12qui sont de plus en plus
26:13des signaux extrêmement visibles
26:15sur le fait
26:15qu'elle a complètement perdu
26:17les...
26:18Elle ne tient plus le RN ?
26:19Elle ne tient plus du tout le RN.
26:20Et qui a pris sa place ?
26:22Jordan Bardella.
26:24Vraiment ?
26:24Oui.
26:25Donc une nouvelle génération,
26:27c'est ça que vous êtes en train de dire ?
26:27Pas forcément une nouvelle génération.
26:28Il y a des gens
26:29qui ont des âges différents.
26:31Attention à ce que vous dites
26:33sur l'âge des gens.
26:34Mais de toute manière,
26:35il y a une chose qui est commune,
26:36que ce soit ce qu'on appelle
26:38la ligne Marine Le Pen
26:39qui serait plus sociale
26:41et la ligne Jordan Bardella
26:42qui serait plus pro-CAC 40,
26:44etc.
26:44Dans tous les cas,
26:47le parti avec Marine Le Pen
26:48ou avec Jordan Bardella
26:49a énormément changé.
26:51Il est pour rester
26:51dans l'Union Européenne,
26:52il est pour rester dans la CEDH,
26:54il est pour rester dans l'OTAN,
26:55il est pour rester dans Schengen.
26:57Donc de toute façon...
26:58Et l'Ukraine ?
26:59Il est pour faire la guerre,
27:00aller donner un maximum d'armes
27:03pour aller faire la guerre
27:04en Ukraine, etc.
27:06Dans tous les cas...
27:07C'est recentré,
27:07c'est une manière de le dire.
27:09Extrême centré.
27:12Et donc en fait,
27:12ça ne change pas grand-chose
27:13que ce soit Marine Le Pen
27:14ou Jordan Bardella.
27:15Dans tous les cas,
27:16il pousse dans cette direction.
27:18Il y a peut-être une différence
27:18un peu plus forte
27:19sur les questions sociales
27:21parce qu'on a pu voir
27:21effectivement dans l'entre-deux-tours
27:22des dernières législatives partielles
27:24que Jordan Bardella
27:25était plus enclin
27:26à chaque jour qu'il passe
27:28à lâcher sur des mesures sociales
27:30ou des mesures de défense.
27:31Mais fondamentalement,
27:32ça ne change pas grand-chose
27:33que ce soit Marine Le Pen
27:34ou Jordan Bardella.
27:35Michel Fize,
27:36c'est un atout la jeunesse
27:38ou c'est un désavantage
27:40à cause de l'inexpérience
27:41puisqu'on reproche à Jordan Bardella
27:43de ne pas avoir d'expérience
27:44ni ministérielle
27:45ni même d'élu local.
27:47Une petite expérience,
27:48je crois,
27:49au Conseil Général,
27:50mais c'est faible.
27:51Macron n'en avait pas beaucoup plus.
27:52Il avait été ministre d'État
27:53quand même.
27:55On a vu le résultat de Macron.
27:56Alors moi,
27:56ce qui me paraît intéressant
27:58dans cette affaire
28:00et quand je vois l'état
28:01des confrontations
28:03aussi bien dans la gauche
28:05et la droite classique,
28:06que là,
28:07il y a un certain apaisement général.
28:10Et j'avais envie de dire
28:11que tout ça préfigure
28:13ce que j'appelle moi
28:13les trois R.
28:15C'est-à-dire,
28:15un,
28:16des relations apparemment bonnes
28:18entre les deux têtes
28:19du Rassemblement national.
28:20En tout cas,
28:21vis-à-vis de l'extérieur,
28:23l'image que l'on veut en donner.
28:24C'est faux.
28:25En interne,
28:26c'est faux.
28:26Oui,
28:26mais je parle bien d'apparence.
28:28Je comprends.
28:29Je parle bien d'apparence
28:29pour l'opinion publique.
28:31Deux,
28:32évidemment,
28:33une rivalité sous-jacente
28:34entre ces deux têtes
28:36parce que Jordan Bardella...
28:37Ça,
28:37c'est le deuxième R,
28:38rivalité.
28:38C'est un jeune homme
28:40pressé,
28:41manifestement,
28:42une sorte de rastignac,
28:43mais quand même
28:44qui garde patience.
28:47Et donc,
28:48évidemment,
28:49en plus,
28:49avec des publications
28:50qui fonctionnent.
28:52Très bien.
28:53Deux livres en tête
28:53des ventes.
28:54Vous avez tous
28:54alentours de 200 000 exemplaires
28:56pour les deux.
28:57Voilà,
28:57donc tout ça,
28:57ça peut faire tourner
28:58un petit peu les têtes
28:59et vous faire monter
29:00un petit peu les marches
29:01de l'escabeau.
29:03Mais je rappelle
29:03un principe simple
29:04que je résume
29:06toujours de cette manière.
29:07il n'y a pas d'amis en politique,
29:08il n'y a que des intérêts,
29:10voire des ambitions.
29:11Donc voilà,
29:12on a là une rivalité courtoise
29:14qui, pour le moment,
29:16ne débouche pas
29:18sur un conflit
29:19qui, de toute façon,
29:21à mon avis,
29:21n'aura pas lieu.
29:22Et trois,
29:23pour le moment,
29:24une répartition intelligente
29:26des rôles,
29:27Bardella au Parlement européen
29:29et à la tête du parti,
29:32Marine Le Pen
29:33à l'Assemblée nationale
29:34et à l'offensive
29:34et à la tête du groupe.
29:36Voilà,
29:36donc il y a une répartition
29:37des rôles
29:37que certains voudraient
29:39avoir, évidemment,
29:40en dehors du Rassemblement
29:41national.
29:42Alors,
29:43interchangeable,
29:44interchangeable,
29:45oui,
29:46tous les sondages
29:46montrent bien
29:47qu'à quelques points
29:48près,
29:49que ce soit
29:50l'une tête
29:50ou l'autre.
29:51On est aux alentours
29:52de 30,
29:5335 au premier tour.
29:55Alors,
29:56c'est très élevé
29:57pour un premier tour.
29:58Alors,
29:58je voudrais rajouter,
29:59je voudrais rajouter,
30:00je voudrais rajouter,
30:00pratiquement surestimer,
30:01oui,
30:01mais ça assure une place
30:03au deuxième tour.
30:04Oui, alors,
30:04je voudrais rajouter
30:06quand même une menace.
30:07C'est pas sûr,
30:07c'est pas sûr.
30:08Il y a les trois R,
30:10mais il y a les deux I,
30:11interchangeables.
30:12Attendez,
30:12on va...
30:12Mais quoi,
30:13le troisième R ?
30:13Eh bien,
30:14le troisième R,
30:15donc,
30:16c'est répartition intelligente
30:17des rôles.
30:17Voilà.
30:18Alors,
30:18le deuxième I,
30:20après interchangeable,
30:21c'est quand même
30:21menace,
30:23alors,
30:23peu probable,
30:24mais enfin,
30:24existante légalement,
30:26d'inéligibilité
30:27aussi de Jordan Marlea.
30:29Parce que je rappelle...
30:29Ah, celle-ci m'a échappé,
30:30autant celle de Marine Le Pen.
30:31Parce qu'il y a toujours
30:32l'affaire des assistants parlementaires,
30:33d'une fonction
30:34qu'il n'aurait pas occupée,
30:37pour un travail
30:37qu'il n'aurait pas fait.
30:39D'ailleurs,
30:39ça nous rappelle quelqu'un
30:40en 2017,
30:42François Fillon.
30:43Voilà,
30:44donc,
30:44évidemment,
30:45la somme en question
30:46n'est pas
30:47du montant
30:49de celle de Marine Le Pen.
30:50On parle de 11 000 euros.
30:51Mais,
30:52j'entendais un avocat hier
30:54disant,
30:54mais il faut attendre,
30:55parce qu'il y a quand même
30:56une menace.
30:57Ça,
30:57je n'avais pas perçu.
30:58Allez vite.
31:00Néanmoins,
31:00il y a une chose,
31:02moi,
31:02qui semble ressortir de ça,
31:03c'est que,
31:04pour la première fois,
31:05on pourrait avoir,
31:06à la présidentielle,
31:07un ticket candidat.
31:08C'est-à-dire qu'on aurait
31:09Jordan Bardella
31:10pour président de la République
31:11et Marine Le Pen
31:13comme Premier ministre.
31:15Non,
31:15c'est un truc à l'américaine.
31:16On a eu Gaston Defer
31:18et Pierre Mendès France
31:19en 1937.
31:20Oui,
31:20ça n'a pas fonctionné.
31:21Ils ne sont pas allés très loin.
31:22Très juste.
31:23Pardon,
31:24vous balayez ce que je dis
31:25d'un revers de manche,
31:26mais pourtant,
31:28c'est le meilleur des deux,
31:29on va dire.
31:29Non,
31:29mais je reviens.
31:30La question d'origine,
31:31c'est est-ce que
31:32Bardella peut gagner ?
31:34C'est ça,
31:34c'est ça l'idée.
31:35Oui.
31:35Je n'y crois pas une seconde.
31:38Ah oui ?
31:39Comme disait Anatole France
31:41dans M. Bergeret à Paris,
31:43les Républicains gouvernent mal
31:45mais se défendent bien.
31:47Et lorsque je sais que le système...
31:50On a parlé de François Fillon.
31:51On dit beaucoup à l'action française.
31:52On s'est débarrassé
31:56de François Fillon en 2017
31:58pour des raisons diverses
32:01mais notamment parce que
32:02ça suivait l'élection
32:03de Donald Trump et le Brexit
32:05donc on ne voulait pas
32:06de quelqu'un
32:06qui était plus modéré
32:08sur l'Union Européenne
32:09et plus modéré
32:10dans les relations avec la Russie
32:12entre autres.
32:12Entre autres raisons.
32:15Donc voilà,
32:15si vous voulez,
32:16moi je ne crois pas,
32:17on fait monter Bardella,
32:18on fait monter Marine Le Pen,
32:20ils ont deux fers au feu
32:21pour qu'ils arrivent.
32:22Pour qu'ils arrivent à tout prix.
32:24Tariq, il n'y a aucun parti
32:25sur cet atout-là.
32:26Pour qu'ils arrivent à tout prix
32:27au second tour
32:28et entre les deux tours,
32:30on va faire en sorte
32:31qu'un clone de Macron
32:33prenne sa place.
32:35Le clone de Macron,
32:36on est en train de le chercher.
32:37Là, on est en train
32:38de nous vendre.
32:38Non mais attendez.
32:39On est en train de nous vendre.
32:40Il y a une autre hypothèse,
32:41je suis bien d'accord.
32:42Il y a une autre hypothèse
32:43parce que là,
32:44on raisonne en termes
32:44de présidentielle
32:45mais il ne faut pas écarter
32:47l'idée d'une dissolution
32:48possible.
32:50Même s'il faut maintenant
32:50aller vite pour qu'elle soit
32:51encore légalement possible.
32:54Mais il y a aussi le scénario
32:55Jordan Bardella,
32:56Premier ministre.
32:57Au cas où on aurait
32:57effectivement,
32:59après la dissolution...
33:00Il pourrait se présenter.
33:01Ah non.
33:01Ah oui, pardon.
33:02Jordan Bardella,
33:03Premier ministre.
33:05Attendez, attendez.
33:06Est-ce que je peux dire un mot ?
33:07Oui, oui, oui.
33:08Allez-y.
33:08Vos trois interventions
33:09mentionnent des éléments extérieurs.
33:13C'est-à-dire
33:14une puissance
33:16de feu médiatique
33:18qui favorise Bardella.
33:20Allons plus loin.
33:20quel est l'origine
33:22de cette puissance médiatique ?
33:23On le sait très bien,
33:24c'est comme pour Macron.
33:27Les ennemis de la France
33:28ont très grand intérêt
33:31à pousser Jordan Bardella.
33:32D'abord pour éliminer
33:33Marine Le Pen
33:34qui n'est pas très sûre
33:35ni sur la Russie
33:36ni sur l'Europe.
33:37Elle a encore un prurite
33:38eurosceptique
33:39pour dire les choses comme ça
33:40à Marine Le Pen.
33:40Donc c'est très dangereux.
33:42Sur la Russie,
33:42c'est pareil.
33:44On la fait taire
33:44sur le sujet
33:45ou alors on la disqualifie.
33:48Faute de quoi
33:48elle serait disqualifiée
33:49une fois pour toutes.
33:50Je crois que d'ailleurs
33:51les tribunaux vont s'en charger.
33:53Je ne crois pas du tout
33:54au ticket dont vous parlez.
33:55Je crois que...
33:56Pourquoi donc ?
33:57Il ne serait pas séduisant
33:59pour l'électorat
33:59en fait
34:00qui aurait
34:01la jeunesse de Bardella
34:02et l'expérience de Le Pen ?
34:04Ce sont des vues de l'esprit
34:04parce qu'ils n'auront même
34:05pas de majorité ensuite.
34:07Le Premier ministre
34:07ne sera pas...
34:08Elle n'est pas folle Marine Le Pen.
34:11Réfléchissez un peu.
34:12Excusez-moi.
34:13Elles n'auront pas
34:13de majorité ensuite
34:14aux législatives.
34:15Donc Marine Le Pen
34:16n'acceptera pas
34:16d'être Premier ministre
34:17de Bardella.
34:18D'ailleurs cet ordre
34:20lui paraît abscond.
34:21Elle préférera
34:22faire ce qu'elle aime faire
34:23c'est-à-dire élever des chats.
34:25Mais elle a des diplômes
34:26après tout.
34:27Oui absolument.
34:28Elle a dit qu'elle ne voulait
34:29pas être Premier ministre.
34:30Je voudrais en venir
34:31au point essentiel
34:31parce qu'on tourne tous
34:33autour du pot
34:34étant de le dire.
34:35Bardella est très poussé
34:36par les oligarchies internationales
34:38et par les Etats-Unis.
34:40Il est poussé
34:40comme a été poussé
34:41Madame Mélonie
34:42qui a surgit
34:43à la Champignon
34:44qui avait 1,3%
34:46des voix en Italie
34:47Fratelli d'Italia.
34:49J'en ai connu
34:50certains députés
34:50au Parlement européen
34:51mais c'était rien du tout.
34:53Tout à coup...
34:53Mais si vous annoncez
34:54la victoire de Bardella
34:55Paul-Marie Couteau
34:57si Mélonie a gagné
34:58et qu'elle a été poussée...
34:59Laissez-moi finir
35:00s'il vous plaît.
35:03Je voudrais aller
35:04au bout de mon idée.
35:05Bardella est poussé
35:07comme Mélonie
35:08a été poussée
35:09d'ailleurs
35:09comme les Américains
35:10les Etats-Unis
35:11pour être plus exact
35:12poussent
35:13des hommes politiques
35:14ou des forces politiques
35:15en Europe
35:16pour construire
35:17une opposition
35:17une fausse opposition
35:18à leurs mains
35:19et le résultat sera
35:23peut-être
35:23l'élection de Bardella
35:24il est nul en plus
35:25donc c'est parfait
35:26pour nos adversaires
35:27c'est-à-dire
35:27pour les gens
35:28dont je parlais tout à l'heure
35:29qui veulent...
35:30Il est nul
35:30mais est-ce que...
35:31Il est incapable
35:31de diriger l'Etat.
35:32Oui mais s'il est nul
35:33est-ce que ça va pas se voir
35:34au débat de premier tour
35:35et au débat d'entre deux tours ?
35:37Ne pensez pas simplement
35:38aux élections
35:38il y a beaucoup plus grave
35:39mon cher ami.
35:40C'est l'idée que...
35:41Quand même que vous et moi
35:42tout le monde vote
35:43Paul-Marie Couteau
35:44c'est qu'il y a un moment
35:45vous ne votez pas vous ?
35:46Jamais non.
35:47Ok.
35:48Sortez d'ici
35:49si vous ne votez pas.
35:50Bon ben je m'en vais
35:51si vous voulez.
35:51Mais non
35:52si vous voulez.
35:53J'ai pas la place.
35:54Ah non ben voilà
35:54restez là
35:55vous êtes prisonnier.
35:56Mais ce que je voudrais
35:57ou alors je m'en vais juste.
35:58Non je veux pas.
35:59Ce que je voudrais
36:00c'est finir.
36:01Oui.
36:02Regardez le bilan de Mélanie
36:04qui a menti
36:05sur toute la ligne
36:06en matière d'immigration
36:08c'est catastrophique.
36:09Florian Philippot
36:10le rappelait
36:10lors d'un des derniers
36:11excellents d'ailleurs
36:12Mistro Liberté.
36:14Son bilan économique
36:15n'est pas bon du tout
36:16contrairement à ce que l'on claironne
36:17parce qu'elle est dans le système.
36:18Elle est dans le système américain.
36:20Donc toute la presse
36:21porte Mélanie au nu.
36:23Or c'est nul pour l'Italie.
36:25C'est nul en matière de démographie.
36:27C'est nul sur toute la ligne.
36:29Et c'est bien ce qui arrangerait
36:30nos chers amis d'outre-Atlantique.
36:32C'est-à-dire une France dirigée
36:33par un nul
36:35reconnu comme tel
36:37que l'on manipulerait
36:38comme on le voudrait.
36:40Et c'est une façon
36:41pour la France de descendre
36:42comme avec Macron
36:43quelques marches de plus.
36:45C'est ce qui nous menace.
36:46Et il faut absolument
36:47que tous les patriotes
36:48disent ce que je dis
36:49et fassent en sorte
36:51que ce personnage
36:51ne soit pas porté
36:52à ce qui ne sera même plus
36:54la tête
36:54de ce qui ne sera même plus
36:55l'État.
36:55Je crois que pour aggraver
36:57le raisonnement
36:58je partage tout à fait
36:59ce qu'a dit tout à l'heure
37:00Paul-Marie
37:00sur le fait
37:02que ce n'est pas parce que
37:02M. Bardella
37:03serait élu
37:04qu'il y aurait une majorité
37:05RN à l'Assemblée nationale
37:07parce que localement
37:08quand même
37:08ça manque beaucoup de force.
37:10donc qu'est-ce qui se passe ?
37:13Eh bien on serait toujours
37:14dans le scénario actuel
37:15d'une crise de régime
37:16de la Vème République.
37:18Et on repartirait sur
37:19je te nomme,
37:20je te dénomme,
37:22je dissous,
37:22je ne dissous pas.
37:23Donc en clair...
37:24On sera plongé
37:25dans une crise.
37:26Oui mais je pense...
37:26Sauf si les Français
37:27décident de dire
37:29on élit un nouveau parti
37:31à travers M. Bardella
37:32et là on va aller
37:34jusqu'au bout
37:34de notre raisonnement
37:35et on va élire
37:36des députés...
37:37C'est la fin de la France
37:39une fois pour toutes.
37:40Non mais ça c'est intéressant.
37:42Bon moi je ne crois pas
37:44à l'élection de Bardella
37:45parce que bon
37:45Paul-Marie nous dit
37:46que il dit
37:48ce qu'il dit est vrai
37:49c'est-à-dire que
37:50il faut que Bardella
37:51rentre dans le système.
37:52Il est en train d'y rentrer.
37:54S'il n'y va pas
37:54de toute façon
37:55ça ne sera pas le candidat
37:56que ceux qui voteront pour lui
37:58croient qu'il sera.
37:59C'est-à-dire qu'il faut
38:00qu'il entre dans le système
38:00sinon il n'y arrivera pas.
38:02Donc admettons
38:03qu'il arrive au second tour
38:05je pense que l'hypothèse
38:05la plus probable
38:06c'est qu'on fera tout
38:07pour qu'il soit battu
38:07par un autre clone de Macron.
38:10Mais bon
38:10maintenant cela...
38:11Les sondages sont pas bons
38:13s'il est opposé
38:14à Édouard Philippe.
38:15Les sondages sont bons
38:16s'il est opposé
38:17à Mélenchon.
38:18Alors Édouard Philippe...
38:19Il ne peut rien sortir
38:20de bon des élections.
38:22Voilà.
38:22Édouard Philippe...
38:23Ça c'est votre grand pessimisme.
38:24Édouard Philippe...
38:25Non non c'est au contraire.
38:26Pardon Tari.
38:27Non mais Édouard Philippe...
38:28Non mais je relève là-dessus.
38:29Je suis optimiste
38:30parce que je crois
38:31que si on reste
38:32dans le cycle des élections
38:33la France est foutue
38:33en quelques années.
38:35Il faut justement
38:35se désintoxiquer
38:37du prurite électoraliste,
38:39prendre la France en main,
38:40redevenir français.
38:41Il y a des préalables
38:42si vous voulez.
38:43Et c'est ainsi
38:44que la France
38:45en quoi je suis optimiste
38:46se libérera.
38:47Il faut d'abord
38:47qu'elle sorte
38:48de sa colonisation,
38:49de sa torpeur
38:50et que les Français
38:51redeviennent français.
38:51Ce qui n'est pas le cas
38:52avec un peuple français
38:53tel qu'il est aujourd'hui.
38:54Les élections
38:55ne peuvent conduire
38:56comme depuis 30 ans
38:57à ce qu'il a.
38:57Il y a le raisonnement
38:58politique que l'on fait.
39:00Donc finalement
39:02on s'inscrit
39:03dans le microcosme
39:04d'une certaine manière.
39:05Et puis il y a
39:06de l'autre côté
39:06l'opinion publique.
39:08Et quand on voit
39:09ce qui se passe
39:10jour après jour,
39:11en arrivant je voyais
39:12qu'il y avait
39:13des augmentations
39:14de taxes foncières
39:15absolument faramineuses
39:16qui étaient prévues
39:17pour 2026.
39:18Moi je pense
39:19que les Français
39:20sont dans la situation
39:20où ils sont maintenant
39:22dans la position
39:23on en a marre.
39:24Donc on votera
39:25Bardella.
39:26Vous pourrez dire...
39:27C'est pour ça
39:28que mon hypothèse
39:29Bardella
39:29plus majorité
39:31à l'Assemblée nationale
39:32aussi balayée
39:33soit-elle
39:34par Paul-Marie Couteau
39:35ne me semble-t-il
39:37pas complètement irréable
39:38compte tenu
39:39de l'humeur des Français.
39:40Mais il fera quoi derrière ?
39:41Est-ce qu'il va
39:42renverser la table ?
39:43Non.
39:44Au moins il pourrait gouverner.
39:46Mais est-ce que
39:47Mme Mélodie gouverne ?
39:48Elle ne gouverne pas.
39:49Il faut faire la même chose.
39:50Éric Richard Mose.
39:51Il faut faire attention
39:52au sondage.
39:53C'est toujours la même chose
39:53un an avant l'élection.
39:55Ceux qui sont pris en compte
39:58vraiment dans les sondages
39:58c'est ceux qui sont
39:59quasiment certains
40:00ou certains d'aller voter.
40:02Ce qui fait qu'à chaque fois
40:02l'électorat FN puis RN
40:05a une grosse partie
40:07de sa population
40:07qui est certain
40:08d'aller voter
40:09pour ce parti-là.
40:10À chaque fois
40:11un an avant
40:11ce n'est pas du tout
40:12une nouveauté.
40:13C'était le cas en 2017
40:14et en 2022
40:15ce n'est pas du tout
40:15une nouveauté
40:15d'avoir des sondages
40:17qui mettent le RN
40:18à plus de 30%
40:19à ce moment-là.
40:20A contrario
40:20en opposé
40:21on a la France Insoumise
40:23qui est toujours
40:24sous-évaluée
40:25de pas mal de points
40:26parce qu'en fait
40:26il y a beaucoup
40:27d'électeurs
40:27France Insoumise
40:28qui se décident
40:29quasiment au dernier moment
40:30ou dans les derniers jours
40:30du coup ils ne sont pas
40:31comptés dans les sondages
40:32c'est toujours la même chose
40:33il n'y a pas de dynamique
40:34gigantesque
40:35RN ou FN
40:37à plus de 30%
40:38un an avant
40:38c'est très souvent le cas
40:39et penser que
40:40ça sera la situation
40:42de vote
40:43dans un an
40:43c'est méconnaître
40:45l'histoire
40:45et méconnaître
40:46le fonctionnement
40:46des sondages.
40:47Un député RN
40:48qui m'a dit
40:48l'autre jour
40:49vous aurez le mot de la fin
40:50une fois de plus
40:51n'écartez pas
40:52cette hypothèse
40:52pardon Tariq
40:53n'écartez pas
40:55cette hypothèse
40:56un député
40:56qui m'a dit
40:57quoi qu'il arrive
40:58Marine sera candidate
40:59il y a aussi
41:00cette hypothèse là
41:01je n'excuse pas
41:02non plus d'hypothèse
41:03même si la justice
41:04l'empêche
41:04mais elle ne pourra pas
41:05se présenter
41:06on verra très bien
41:07mais elle a très envie
41:08d'être candidat
41:09et ses partisans aussi
41:11donc on n'a pas tout vu
41:12et il n'est même pas exclu
41:13que
41:14contrairement à ce que
41:15vous avez l'air de croire
41:16un candidat RN
41:17tout est possible
41:18vous savez
41:18soit au second tour
41:19dans ce cas
41:20ça donne quelques chances
41:21à des candidats
41:21qui sont vraiment patriotes
41:22comme Philippe de Villiers
41:23Nicolas Dupont-Aignan
41:24Florian Philippot
41:25ou François Asselineau
41:27à condition qu'ils se mettent
41:28d'accord
41:28il y a une chance
41:30mais je ne crois pas
41:31qu'elle soit du côté du RN
41:32que ce soit Marine Le Pen
41:34assez disqualifiée
41:36ou
41:36Jean-Lin Bardi
41:37
41:37trop bien qualifiée
41:39pour que les français
41:39tombent dans ce piège
41:40Tariq Dali
41:41encore un tout petit mot
41:42je n'élimine pas
41:42Nicolas Sarkozy
41:43dans cette hypothèse là
41:44imaginons que Nicolas Sarkozy
41:46soit inéligible
41:47il va demander ses signatures
41:49Marine Le Pen va demander
41:50ses signatures
41:51il dit tous les deux
41:52on y va
41:52on est les deux proscrits
41:53on y va
41:53est-ce que le conseil constitutionnel
41:55va nous dire non
41:55moi je serai Marine Le Pen
41:57et Sarkozy c'est ce que je ferai
41:58attendez je vous ai donné
41:59deux minutes de plus de parole
42:00c'est pour nous dire
42:01un ticket Le Pen
42:03Sarkozy
42:03non pas un ticket
42:04l'un se présente contre l'autre
42:05en disant voilà
42:06on est les deux bannis
42:07on y va
42:07et on se soutient l'un l'autre
42:09et le conseil constitutionnel
42:10va dire
42:10ce que les maires ont décidé
42:13on va revenir dessus
42:14et on a envahi
42:14le conseil constitutionnel
42:15en 1962
42:16il avait dit ce que le peuple
42:17a décidé
42:18on ne peut pas aller contre
42:19avec des grosses cornes
42:20comme au Capitole
42:21mais attendez
42:22on vient de le faire
42:23la liberté
42:24avec des cannes
42:26comme les camelots du roi
42:27allez messieurs
42:28s'il vous plaît
42:30un peu de sérieux
42:31là on va refaire
42:32c'est très sérieux
42:33oui je crois qu'à moitié
42:34allez
42:35on fait les coups de gueule
42:36et les coups de coeur
42:37on se retrouve dans quelques secondes
42:38pour les fameux coups de gueule
42:40pardon
42:41on commence par ça
42:41tout de suite
42:42retrouvez et achetez
42:44les livres des invités
42:45de TVL
42:46dans la boutique de votre chaîne
42:50sur tvl.fr
42:51allez coup de gueule messieurs
43:02Paul-Marie Couteau
43:03votre coup de gueule
43:05attention hein
43:05coup de gueule
43:06alors je vise la CGT
43:07ça peut être
43:08ça plaira peut-être pas
43:09tout le monde
43:10je trouve ça terrible
43:12un spectacle magnifique
43:13comme la dame de pierre
43:15qui est
43:16c'est un coup de gueule
43:17mais non
43:17vous aviez dit que c'était un coup
43:18on commence par les coups de gueule
43:19mais attendez
43:20attendez
43:20attendez
43:21c'est pareil
43:22vous avez un coup de gueule
43:24cet homme là
43:24ne cesse de me surprendre
43:27bon
43:27alors c'est un coup de gueule
43:29parce que
43:30c'est trop grave
43:31ce spectacle
43:33la dame de pierre
43:34qui est magnifique
43:35qui retrace l'histoire
43:36de France
43:37à travers Notre-Dame
43:38Notre-Dame
43:39est en train de devenir
43:39le symbole de la France
43:41et ça n'est plus la tour Eiffel
43:42on s'en porte pas plus mal
43:43d'ailleurs
43:43ça dit en passant
43:44et
43:45qui me paraît
43:46un peu trop républicaine
43:47comme symbole
43:48mais passons
43:49Notre-Dame
43:50donc
43:51magnifiquement mise en scène
43:52par des jeunes
43:53c'est pour ça que ça aurait pu être
43:55aussi mon coup de coeur
43:56ces jeunes en question
43:57est sans cesse contrariée
43:59dans sa tournée en province
44:00par
44:01des espèces de
44:03rigolos
44:03communistes
44:04et ségétistes
44:05qui prétendent que
44:06restaurer
44:06l'histoire de France
44:08c'est fasciste
44:09ou
44:09c'est arrivé aussi
44:10à un de mes amis
44:11un jeune
44:13Guillaume Senet
44:14qui est
44:15à Moulins
44:16qui a fait un spectacle
44:17magnifique
44:18qui s'appelle
44:19Murmure dans la cité
44:20qui reprend l'histoire
44:21du Bourbonnet
44:23c'est sa région
44:23et qui est accusé
44:26de restaurer
44:27l'ancien monde
44:30le roi
44:31cette fois c'est pas du fachisme
44:32vous dites que c'est la CGT
44:33qui empêche
44:33alors il y a
44:34il y a un député
44:35communiste dans le coin
44:36qui fait des pieds et des mains
44:38pour interdire ce spectacle
44:39en juillet prochain
44:40j'espère qu'il aura lieu
44:42ça dépend de nous
44:43parce que
44:44c'est comme la dame
44:45la dame de pierre
44:47qui a joué
44:48à guichet fermé
44:495000 places
44:50toutes prises
44:51à Avignon
44:52il y a quelques jours
44:53c'est à Lille
44:54je crois
44:55samedi prochain
44:55gigantesque succès
44:58mais la CGT
44:59trouve le moyen
44:59d'essayer de bloquer
45:01les entrées
45:01pour ne pas
45:02que les jeunes
45:03se réapproprient
45:04l'histoire de France
45:05alors franchement
45:06c'est un coup de gueule
45:06merci pour votre coup de gueule
45:08ok
45:08Tariq Dali
45:09coup de gueule
45:10alors
45:10je vais m'en prendre
45:12comme d'habitude
45:13à Macron
45:14Zelensky
45:15alors la caractéristique
45:16de Macron
45:16c'est déjà de prendre
45:17les gens pour des imbéciles
45:18là il l'a fait très fort
45:19quand même
45:20parce que mardi dernier
45:21à coup de trompette
45:22il nous annonce
45:23que Zelensky va acheter
45:24100 avions de combat Rafale
45:25oui
45:26tu parles
45:27depuis les origines
45:28depuis que le Rafale existe
45:29ça fait une quinzaine d'années
45:30Dassault a reçu
45:31un peu plus de 500 commandes
45:32petite moitié pour la France
45:33une grosse moitié à l'export
45:35les plus gros clients
45:36c'est l'Egypte
45:37l'Inde
45:37le Qatar
45:38il n'en a jamais commandé 100
45:40il ne faut pas oublier non plus
45:42que l'Ukraine
45:42est allée commander
45:43chez Saab
45:44en Suède
45:44150 Gripen
45:46donc moi je veux bien
45:47à ce rythme là
45:47l'Ukraine va disposer
45:48alors d'une flotte
45:49de la première armée d'Europe
45:50première armée du monde
45:52première flotte d'avions de combat
45:53payées avec Kamsou
45:55le problème c'est dans 15 ans
45:56parce qu'il faut quand même savoir
45:57que Dassault produit
45:584 rafales par mois
45:59et Dassault il va déjà
46:01commencer par
46:01fabriquer les avions
46:03il a un carnet de commandes
46:03très fourni
46:04exactement
46:04pour remplir le carnet de commandes
46:06en cours
46:06et puis le carnet de commandes
46:07c'est pour 2040
46:08à près de clients qui payent
46:10parce qu'un rafale
46:13ça vaut
46:13ça vaut quoi ?
46:15ça vaut 100 millions
46:15donc voilà
46:17donc ça vaut entre 10
46:18et encore je crois
46:19que 130 c'est sans les équipements
46:20c'est ça
46:21c'est à dire
46:21pour Forchat-Lat
46:22ça fait entre 10 et 20 milliards
46:24donc qui c'est qui va casquer ça
46:26soyons sérieux
46:27c'est toi
46:27l'Ukraine
46:28on n'a pas le premier sou
46:30et Macron il est encore
46:31dans le quoi
46:32de quoi qu'il en coûte
46:33pour poursuivre une guerre
46:34dont on ignore les buts
46:35on sait pas pourquoi
46:36on fait la guerre en Ukraine
46:37donc ça c'est votre coup de gueule
46:38sur
46:39donc voilà
46:39d'ailleurs c'est quand même
46:40le juge de paix de cette affaire
46:41c'est les actionnaires de Dassault
46:42parce qu'ils n'y ont pas cru
46:43parce qu'effectivement
46:44tout de suite
46:45il y a quelques spéculateurs
46:46qui ont fait monter le cours
46:46de 6%
46:47dans l'heure qui vient
46:48et c'est redescendu dans la journée
46:49voilà
46:50que dire
46:54arrêtez de se foutre
46:55de la gueule du monde
46:55merci beaucoup Tariq
46:57Michel Fils
46:58votre coup de gueule
46:59écoutez moi
47:00étant sociologue
47:02on ne se refait pas
47:03j'ai choisi
47:05deux sujets
47:06assez dramatiques
47:07dans l'actualité
47:08un jeune homme
47:11de 12 ans
47:12qui s'est
47:13fait tirer dessus
47:14à Grenoble
47:15grièvement blessé
47:16dans le coma
47:17actuellement
47:18et puis donc
47:19ce garçon de 20 ans
47:20Mehdi Kessassi
47:22à Marseille
47:23qui a été
47:24victime
47:25d'un assassinat
47:27parce qu'ayant
47:28un frère
47:29engagé
47:30dans le militantisme
47:32contre le trafic
47:33anti-drogue
47:34alors
47:35ça appelle de moi
47:36si vous me permettez
47:36cette petite leçon
47:37de philosophie sociale
47:39en quelques termes
47:41en établissant
47:42un état social
47:43à la place
47:44de l'état de nature
47:45je renvoie
47:47à notre ami Rousseau
47:48les hommes
47:49avaient repoussé
47:49les pulsions
47:50primaires
47:51d'agressivité
47:52et de violence
47:53en installant
47:54un individualisme
47:55triomphant
47:56ils ont réanimé
47:58dans la modernité
47:59ces pulsions morbides
48:01alors il n'y a plus
48:02aujourd'hui
48:02qu'un maître mot
48:03chez les hommes
48:04le bon plaisir
48:05ou selon le titre
48:07et je vous l'annonce
48:08d'un prochain livre
48:09chacun pour sa gueule
48:11loin d'exclamation
48:12donc l'autre
48:13dans cette histoire
48:14est rayé
48:15de la carte sociale
48:16c'est un gêneur
48:18qu'il faut éliminer
48:18par tous les moyens
48:19y compris la mort
48:20et cela donne
48:22je crois
48:22ce que l'on peut appeler
48:23aujourd'hui
48:23une violence systémique
48:25ok
48:26on dit aussi
48:27que c'est un assassinat
48:29d'intimidation
48:30oui tout à fait
48:31pour faire taire le frère
48:32en réalité
48:33oui parce qu'il y avait eu
48:34déjà un précédent
48:36avec un autre frère
48:37en 2020
48:39qui lui était impliqué
48:40dans le trafic
48:40dans le narcotrafic
48:41voilà tout ça
48:42qui met évidemment
48:43en lumière à nouveau
48:44le narcotrafic
48:45et cette espèce
48:46évidemment
48:46de terrible
48:48ça pourrait devenir
48:49une priorité nationale
48:52si
48:52en bonne politique
48:54je crois que les élus locaux
48:56appellent notamment
48:56à une union sacrée
48:58autour
48:59de la lutte
49:00contre ce fléau
49:01ce que disent
49:02les maires de France
49:03qui était française
49:03merci beaucoup
49:05alors votre coup de gueule
49:06Eric Richard Mose
49:07c'est une déclaration
49:08complètement lunaire
49:10du chef d'état-major
49:11des armées
49:11qui est passé globalement
49:13sous les radars
49:13monsieur Mandon
49:14le général Mandon
49:15c'est assez fou
49:16on en a très très peu parlé
49:17alors que c'est extrêmement inquiétant
49:18à l'ouverture du congrès
49:19des maires de France
49:20qui a lieu en ce moment
49:20Porte de Versailles
49:22je vous cite
49:23il dit donc
49:25aux maires de France
49:25il faut accepter
49:26de perdre nos enfants
49:27nous avons tout fait
49:29pour dissuader Moscou
49:30ce qu'il nous manque
49:31c'est la force d'âme
49:32pour accepter
49:33de nous faire mal
49:34pour défendre la nation
49:35il faut accepter
49:36de perdre nos enfants
49:37de souffrir économiquement
49:38si nous ne sommes pas prêts à cela
49:39alors nous sommes dans un risque
49:41il faut en parler
49:42dans vos communes
49:43à lancer Fabien Mandon
49:44c'est complètement fou
49:45il veut
49:46là il veut préparer les français
49:47comme Macron le fait déjà
49:48depuis un certain temps
49:49préparer les français
49:51à la guerre contre la Russie
49:52c'est une guerre
49:53qui n'est absolument pas notre guerre
49:54on a déjà
49:55on se souvient
49:56il y a quelques mois
49:56il y avait eu des ordres
49:59qui avaient été donnés
49:59aux hôpitaux
50:00de se préparer
50:01à un état de guerre
50:01de haute intensité
50:02sur le territoire français
50:03là ils font tout
50:04pour nous préparer
50:05économiquement
50:06à nous faire les poches
50:07pour aller acheter
50:07pour fabriquer
50:09des dizaines
50:10ou des centaines
50:10d'avions de combat
50:11de chars etc
50:12ils font tout
50:13pour préparer
50:14parce qu'avant de pouvoir
50:15faire des guerres
50:15il faut préparer
50:16le peuple à la guerre
50:17les français seraient d'accord
50:19pour se défendre
50:20contre une agression
50:20face à une guerre
50:22qui serait visée contre eux
50:23mais là
50:23de toute pièce
50:24de manière absolument
50:25dingue
50:26on veut nous envoyer
50:27à la guerre
50:28on veut envoyer
50:28les fils et les filles
50:29de France
50:29mourir
50:30pourquoi ?
50:31pourquoi au final
50:32pour la création
50:33d'un état européen
50:35à travers une armée européenne
50:36pour mourir
50:37pour le roi de Prusse
50:38comme on disait
50:39il y a quelques siècles
50:40c'est complètement dingue
50:41il faut absolument
50:42relever ça
50:43sans offusquer
50:44puisque si on les laisse
50:46si on laisse cette petite musique
50:47de la guerre
50:48dans 3-4 ans
50:48on est en guerre
50:49contre le Russie
50:49alors que ce n'est pas notre guerre
50:50et bien malheureusement
50:51on risque de laisser faire
50:53ceux qui veulent nous y emmener
50:55alors
50:55ok merci
50:56allez-y
50:58vous pouvez
50:58je renchéris
50:59en même temps
51:00c'est beaucoup
51:01de coeur
51:02en même temps
51:03j'ai envie d'envoyer
51:06un bouquet de fleurs
51:07à tous les journalistes français
51:08parce que vraiment
51:09ce sera votre coup de coeur
51:11alors
51:11leur naïveté
51:12j'en ai un autre en réserve
51:13leur naïveté est extraordinaire
51:14quand il parle
51:15du président Zelensky
51:16alors qu'il n'est plus président
51:17depuis 2 ans
51:18qu'il a été élu
51:19pour 5 ans
51:20il y a 7 ans
51:21donc il n'est plus président
51:22et du gouvernement
51:23ukrainien
51:24le gouvernement ukrainien
51:25il est exempt
51:26il y a plusieurs gouvernements
51:28ministres
51:29qui ont été
51:30ils sont tous
51:31il y en a 2
51:32ils sont tous corrompus
51:33jusqu'à la moelle
51:34quant au ministre de la guerre
51:35personne ne le sait
51:36mais je vous l'annonce
51:37il est en Turquie
51:40depuis 3 semaines
51:41bien sûr
51:41c'est pas pourquoi
51:42le ministre de la défense
51:44ukrainien est en Turquie
51:45depuis 3 semaines
51:45en pleine guerre
51:46c'est un peu bizarre
51:46dans un pays en guerre
51:47le ministre de la défense
51:47je crois qu'il fuit
51:48parce qu'il a peur
51:49il a peur
51:50de ses prévarications
51:51mon coup de coeur
51:53mon coup de coeur
51:54alors là
51:55c'est très simple
51:57aux héros
51:59je trouve qu'il y a des héros
52:00en France
52:00finalement
52:01je pense à cette chose
52:03extraordinaire
52:04je reviens à Notre-Dame
52:05le soir de Notre-Dame
52:06quand la flèche est tombée
52:08on pensait déjà
52:08au scénario
52:09il avait été déjà
52:10avalisé
52:11notamment par
52:11l'ineffable
52:13premier ministre
52:14Philippe
52:15de l'effondrement total
52:16y compris des tours
52:17jusqu'à ce que
52:19alors hommage soit rendu
52:20à Macron
52:20le général Gontier
52:22je crois
52:22dise au président
52:23de la république
52:23il y a encore un plan
52:24mais je ne peux pas
52:24l'avaliser moi-même
52:25il faut demander
52:26à des pompiers
52:27s'ils sont volontaires
52:28pour monter
52:29arroser
52:30au risque de leur vie
52:31et arroser
52:32parce qu'il faut être sur place
52:33on ne peut pas le faire
52:34de l'extérieur
52:34arroser depuis les tours
52:36et faire un mur d'eau
52:39si vous voulez
52:39pour que s'arrête
52:40l'incendie
52:41une trentaine
52:42de soldats du feu
52:44comme on dit
52:45qui sont de vrais soldats
52:46qui sont de jeunes français
52:47ont été sollicités
52:4822 ont accepté
52:49ça a suffi à sauver
52:50notre dame
52:50c'est à dire que les français
52:52je reprends ce que disait Eric
52:53ils peuvent peut-être
52:54se défendre
52:55quand il s'agit de défendre
52:55notre patrimoine
52:56notre matrie
52:57ils ne se défendront pas
52:58pour aller en Ukraine
52:59ou alors ils prendront
53:00les fusils
53:00ça peut être le début
53:01de la guerre civile
53:01d'ailleurs
53:02ils prendront leurs fusils
53:03pour tirer sur les gens
53:04qui vont les chercher
53:04et les envoyer
53:05dans la
53:07d'un poutil de ça
53:08du sud de l'Ukraine
53:09c'est des scénarios
53:11absurdes de toute façon
53:12les français
53:13regardez les infirmières
53:14pendant la guerre
53:15pendant la guerre
53:15autre guerre
53:16soit disant
53:17d'après Macron
53:17contre le Covid
53:20les infirmières
53:21qui ont refusé
53:22de se faire vacciner
53:23qui savaient
53:23qu'elles perdraient
53:24leur emploi
53:24et toute indemnité
53:25regardez Anselm
53:26ce jeune étudiant catholique
53:29et royaliste d'ailleurs
53:30qui est allé au péril
53:31de sa vie
53:32défendre
53:32des enfants
53:34qu'attaquait un musulman
53:36pris de folie
53:37et qui maniait
53:38un énorme couteau
53:39il s'est lancé sur lui
53:40il y a
53:42j'ai pas le temps
53:43de citer
53:44tous les héros
53:45il y a potentiellement
53:46des héros
53:47en France
53:47il y a évidemment
53:48le gendarme magnifique
53:49Bertram
53:52merci
53:53j'ai oublié son nom
53:54c'est extraordinaire
53:55comme les français
53:56quelques français
53:57et justement
53:58honte à ceux
53:59qui ne sont pas des héros
54:00car nous sommes tous
54:01mis en demeure
54:01maintenant
54:02à partir de maintenant
54:03de devenir des héros
54:04merci beaucoup
54:06ça me fait penser
54:07à la résistance
54:08pendant la guerre mondiale
54:09exactement
54:10quelques français
54:11qui se sont levés
54:11ce sont les français
54:13phrase d'André Malraux
54:14c'est ma dernière
54:15je vous le promets
54:16j'appelle français
54:17ceux qui ne veulent pas
54:18que la France meure
54:19voilà les français
54:20merci beaucoup
54:21Tariq Dali
54:21votre coup de coeur
54:22je vais continuer
54:23un peu là dessus
54:24parce que je vais
54:25célébrer un héros
54:25alors parce que
54:27j'ai quand même du mal
54:27à faire un coup de coeur
54:29par l'actualité
54:30car je vais chercher
54:31dans l'histoire contemporaine
54:32et je vais vous parler
54:33d'un certain
54:34Cancha Sherpa
54:34dont vous n'avez probablement
54:35entendu parler
54:36et bien c'est le doyen
54:38de l'expédition
54:39de Edmund Hillary
54:41en 1953
54:43à l'Everest
54:44sur le mont Everest
54:45il avait 92 ans
54:46il vient de mourir
54:47tout l'équipage est mort
54:48on connait Edmund Hillary
54:49on connait un peu moins
54:51son Sherpa
54:52Tansing
54:52celui qu'on a dîné
54:53qui sont les deux
54:53qui sont montés au sommet
54:55à 8800 et quelques mètres
54:57de l'Everest
54:58mais il y avait toute une équipe
54:59toute une logistique
55:00et tout
55:00et Cancha Sherpa
55:01était le dernier
55:03survivant de cette affaire
55:04il y a 72 ans
55:05donc moi je voulais dédier
55:06cette rubrique nécrologique
55:09à tous ceux
55:10qui poussent toujours
55:15les limites
55:15de l'exploration humaine
55:17loin d'une société
55:20qui veut se protéger
55:21de tout
55:21de s'enfermer
55:22pour tout
55:22et n'importe quoi
55:23et des principes
55:23de précaution
55:24et choses comme ça
55:24et qui se terrorise
55:26qui se calfeutre
55:27à cause d'un virus
55:27voilà
55:28merci beaucoup
55:30très beau
55:31votre binôme
55:32sur les héros
55:33on l'a pas fait exprès
55:34on l'a pas fait exprès
55:35on l'a pas fait exprès
55:35on l'a pas fait exprès
55:36on l'a pas fait exprès
55:36on l'a pas fait exprès
55:37on l'a pas fait exprès
55:37on l'a pas fait exprès
55:38non c'est un coup de coeur
55:38pourquoi
55:38alors moi
55:39un héros
55:39c'est un héros
55:41littéraire
55:42si l'on peut dire
55:43voilà
55:43c'est ce petit livre
55:44de Raymond Biulac
55:46qui apparemment
55:47serait un haut fonctionnaire
55:48donc c'est un pseudo
55:49Raymond Biulac
55:49qui ne veut pas
55:51qui ne veut pas
55:51révéler son
55:52son identité
55:53voilà
55:54donc c'est une comédie
55:55en trois actes
55:56préfacée par
55:56Michel Maffetzoli
55:57voilà
55:58et qui donc raconte
56:00les tribulations
56:01d'un homme politique
56:02que chacun
56:03reconnaîtra
56:04mais que je ne nommerai pas
56:05pour respecter
56:06la volonté
56:07de l'auteur
56:07il a un prénom qui est Manu
56:08alors je vais peut-être
56:09vous citer simplement
56:10cinq-six lignes
56:11pour vous donner un peu
56:12parce que c'est un texte
56:13incisif
56:14drôlatique
56:14voilà
56:15mais qui est chargé
56:16de sens
56:17voilà
56:18en fait
56:18Manu
56:19c'était toujours plus grand
56:21c'était toujours vu
56:22plus grand qu'il n'était
56:23il se voyait absolument
56:25l'égal
56:25de son collègue Yankee
56:26ou de son poto russe
56:29parce qu'il était
56:29pour sa vie à lui
56:31dans la toute puissance
56:32il avait fini
56:32par se fourrer
56:33dans la caboche
56:34qu'il était aussi
56:35le chef d'une méga puissance
56:36comme celle
56:37de l'oncle Sam
56:38voilà
56:39c'est un peu
56:39donc la tonalité
56:40donc ça rejoint
56:41un peu l'humour
56:42et quel est l'éditeur
56:43de ce livre ?
56:44alors l'éditeur
56:44c'est donc
56:45Cabaret Voltaire Édition
56:46qui est un tout jeune éditeur
56:48qui d'ailleurs
56:49a publié mon livre
56:50Septembre Noir
56:51il y a quelques semaines
56:53voilà
56:53et qui a besoin
56:53de soutien
56:55donc voilà
56:55tous les efforts
56:56pour lire ce petit livre
56:58on l'achète où
56:59ce livre ?
57:00Amazon tu imagines ?
57:01Amazon
57:02voilà
57:02donc malgré les préventions
57:04que j'entends
57:05à longueur de temps
57:06bon
57:06c'est le passage obligé
57:07d'ailleurs
57:08pour tous les éditeurs
57:09et tous les auteurs
57:10qui sont systématiquement
57:11placés
57:12sur Amazon
57:15merci beaucoup
57:16et vous en fait ?
57:17merci
57:17ah non non
57:18Raymond Biulac
57:19c'est pas lui
57:20c'est un haut fonctionnaire
57:21on sait que c'est un
57:22mais on ne saura pas
57:22allez Eric Richermoz
57:24votre coup de cœur
57:25on a vécu cette semaine
57:26les 10 ans
57:27des attentats de Paris
57:28de 2015
57:29on a pu voir
57:30beaucoup de
57:31la plupart des français
57:33ont eu une pensée
57:34pour ce qui s'est passé
57:34pendant longtemps
57:35on disait qu'on se souvenait
57:36de ce qui s'était passé
57:37lorsqu'on a appris
57:38pour les attentats
57:39du 11 septembre
57:39à New York
57:40là aujourd'hui
57:40tout le monde sait
57:41ce qu'il faisait
57:42lorsqu'il a appris
57:42pour les attentats
57:43dans cette très sinistre
57:45soirée
57:45où des français
57:46ont été tués
57:47parce que français
57:48et parmi tous
57:50les français
57:50qui se sont recueillis
57:51on a pu voir
57:52des images
57:53assez discrètement
57:54assez humblement
57:55Jean Dujardin
57:55qui allait se recueillir
57:56sur la place de la république
57:58sans en faire des tonnes
58:00etc
58:00et dans nos milieux souverainistes
58:03on a souvent
58:03on entend souvent
58:04râler contre
58:05une partie du cinéma français
58:07d'aujourd'hui
58:07les acteurs français
58:08qui ne sont pas du tout
58:10exemples critiques
58:11mais Jean Dujardin
58:12lui pour le coup
58:13ne manque jamais
58:15une occasion
58:16de rendre hommage
58:17aux français
58:17il ne manque jamais
58:17une occasion
58:18de dire qu'il aime son pays
58:19qu'on a un pays
58:19superbe
58:20formidable
58:20une très belle histoire
58:21il s'en est pris
58:22plein la gueule
58:23lorsqu'il a fait
58:23la cérémonie d'ouverture
58:24de la coupe du monde
58:26de rugby
58:26il y a quelques années
58:27et il n'a jamais
58:28baissé les yeux
58:29et sans faire
58:31du prosélytisme politique
58:32il a toujours été là
58:33pour défendre notre pays
58:34pour dire qu'il l'aime
58:35et qu'il est superbe
58:36et c'est un bel exemple
58:36le condamné à mort
58:38et ça permet de dire
58:40que finalement
58:41pour croiser
58:42peut-être deux mots
58:43légion d'honneur
58:44et héros
58:44on serait peut-être
58:45bien avisé
58:46de donner la légion d'honneur
58:47au véritable héros
58:48et pas à n'importe qui
58:49vaste sujet
58:51la légion d'honneur
58:51merci Eric
58:52et comme me dit
58:54le réalisateur
58:55il m'a dit
58:55on va se visionner
58:56les OSS 117
58:57ce week-end
58:58c'est en quoi
58:59il a bien raison
58:59et il y a d'autres
59:00très bons films
59:01allez merci beaucoup
59:02n'oubliez pas
59:04appuyez sur le pouce
59:05si vous aimez cette émission
59:06ça fait bouger
59:07le référencement
59:09vers le haut
59:10et on lit vos commentaires
59:11merci de votre fidélité
59:13à dans 15 jours
59:14à bientôt
59:14à bientôt
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