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Momo décrypte l’étendue du journalisme d’extrême droite : entre Bolloré, le média Frontières en passant par une école à la formation de journalistes fachos, les réactionnaires mettent les bouchées doubles.
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NewsTranscription
00:00:00Bon, comment vas-tu Maurice ?
00:00:01A peu près bien, ça va, oui.
00:00:04Qu'est-ce que tu as de beau nous raconter ce jeudi matin ?
00:00:07On n'est pas jeudi matin, on est jeudi après-midi, c'est vrai.
00:00:09Bon, alors les amis, aujourd'hui on va parler de l'école de journalisme d'extrême droite,
00:00:15l'enquête vidéo du Monde, qui est sortie il y a 4 jours maintenant.
00:00:17Une belle enquête vidéo, on remercie nos confrères de l'avoir fait.
00:00:21Je vous invite vraiment à aller la voir et à aller faire des commentaires, des j'aime pour la faire
00:00:27remonter,
00:00:27parce que c'est aussi important de faire monter ce genre de format.
00:00:31Moi, ce que je trouve important, c'est de parler de bataille culturelle.
00:00:33Parce que l'école de journalisme, elle s'ancre dans un projet beaucoup plus grand de l'extrême droite,
00:00:38qui est la bataille culturelle.
00:00:39Comment, en gagnant la bataille culturelle, on peut gagner les élections présidentielles, législatives, etc.
00:00:49Pour ce faire, on va voir un article de notre cher Florent, que vous avez vu juste avant.
00:00:57Maurice, l'extrême droite, une armée au service de la bataille culturelle.
00:01:02Qu'est-ce qu'on en pense de tout ça ?
00:01:04Oui, je crois que l'extrême droite a compris depuis un moment
00:01:09qu'il ne suffisait pas de gérer, de manifester sur des thématiques un peu fortes, un peu violentes, etc.
00:01:17Mais qu'il fallait essayer de gagner une majorité à ses idées.
00:01:22De gagner une majorité sur, effectivement, une bataille à la fois culturelle et idéologique,
00:01:29on pourrait même dire aussi philosophique, spirituelle.
00:01:33Tu penses que Cyril Hanouna, ça participe à tout ça ?
00:01:36Mettre des nudes à son slip ?
00:01:39Non, c'est-à-dire qu'avec Cyril Hanouna, c'est un petit peu autre chose.
00:01:43C'est-à-dire qu'effectivement, c'est ce qu'il sert.
00:01:45Mais il le sert d'une façon extrêmement démagogique et avec une émission populiste
00:01:51où finalement, on dit on va libérer la parole.
00:01:54C'est un peu un des thèmes favoris de l'extrême droite.
00:01:57D'ailleurs, il faut libérer la parole.
00:01:59Mais qu'est-ce qu'ils entendent par liberté de la parole ?
00:02:01C'est la liberté d'être raciste, d'être xénophobe, d'être antiféministe, d'être...
00:02:07Oui, parce qu'on s'est sous-prêt avec la liberté d'expression.
00:02:08En fait, la liberté d'expression qu'il revendique, que revendiquait d'ailleurs Zemmour.
00:02:12Vous savez, tu sais, c'est un peu le refrain, on ne peut plus rien dire.
00:02:19On ne peut plus rien dire, on a souvent entendu ça du côté de l'extrême droite
00:02:23ou même des gens qui flirtent avec l'extrême droite, comme Michel Onfray ou Alain Finkielkraut.
00:02:28On ne peut plus rien dire.
00:02:29On ne peut plus rien dire, ça veut dire qu'on ne peut plus dire à une femme des moins
00:02:34jurieux.
00:02:35On ne peut plus traiter...
00:02:37C'est terrible de dire des moins jurieux à une femme, par contre.
00:02:39On ne peut plus traiter des immigrés de tous les noms qu'on veut, etc.
00:02:43Donc, on ne peut plus rien dire.
00:02:44Et ce qu'ils veulent, c'est pouvoir tout dire.
00:02:47Tout dire et puis ce qu'il y a de plus infâme ou de plus indique.
00:02:50C'est ce qui se passe d'ailleurs aux États-Unis avec le réseau X d'Elon Musk,
00:02:55puisqu'effectivement, il le permet, lui...
00:02:58Pas qu'aux États-Unis, même en France, je regarde...
00:03:00Oui, non, mais je veux dire, mais...
00:03:00Moi, je te montre ma TL...
00:03:01Bien sûr, mais c'est vraiment flagrant avec le réseau d'Elon Musk,
00:03:07parce que ça, là, il le dit ouvertement, quoi.
00:03:10On va pouvoir dire ce qu'on veut, y compris on peut tenir des propos fascistes.
00:03:13On peut tenir des propos fascistes, néo-nazis, au nom de la liberté d'expression.
00:03:20La liberté d'expression.
00:03:21Bon, avant de partir sur la vidéo, moi, je voulais lire un passage de l'article de Florent.
00:03:30Excusez-moi.
00:03:30À force de mobilisation et de relais sur les réseaux ou dans les médias traditionnels,
00:03:35de normaliser cette...
00:03:35Moi, j'en essaie de m'étrangler, c'est...
00:03:38Mike, je te demanderai de partir.
00:03:40C'est un peu...
00:03:40Normaliser cette vision de la société,
00:03:42ces concepts finissent par entrer dans les têtes.
00:03:44Le lien entre insécurité et immigration,
00:03:46omniprésent dans ce type d'action,
00:03:47où les rassemblements pour Thomas Perrotot
00:03:49est en passe de devenir le discours dominant,
00:03:50constate Samuel Bourbon.
00:03:51C'est ce que cherchent avant tout les identitaires
00:03:53qui sont persuadés que des millions de Français pensent comme eux,
00:03:56mais n'osent pas le dire.
00:03:57De fait, les langues, y compris racistes,
00:03:59ce délit et des points de vue qui paraissaient collectivement inacceptables,
00:04:02il y a peu de temps, trouvent un écho considérable.
00:04:05D'après un sondage LAP du 30 novembre,
00:04:07l'information d'Éric Zemmour,
00:04:08selon laquelle deux peuples vivent en France,
00:04:10selon...
00:04:11dont les Français qui subissent un véritable djihad du quotidien,
00:04:14est partagé par 54% des sondés.
00:04:16Moi, ça, par contre, ça me fait penser à la série La Fièvre.
00:04:19Je ne sais pas si tu l'as vu sur quelqu'un de plus.
00:04:20Avant tout ça,
00:04:22l'ancien Red,
00:04:24Mathéus, merci beaucoup.
00:04:25Merci beaucoup, Mathéus.
00:04:26Je te remercie de fou, mon frère.
00:04:28Ça me fait trop plaisir de vous accueillir ici.
00:04:29J'espère que vous allez apprécier cette petite émission
00:04:32avec notre cher
00:04:35Maurice.
00:04:36Bon, La Fièvre.
00:04:38Tu as regardé La Fièvre ?
00:04:39J'en ai vu un épisode ou deux.
00:04:41Oui, mais je vois très bien ce que tu veux dire.
00:04:43Oui, c'est d'ailleurs cette espèce de montée en puissance.
00:04:46Une sorte de deux blocs qui se posent.
00:04:48Absolument, oui.
00:04:48Oui, c'est de ça dont il s'agit, puisque finalement, il s'agit d'imposer, comme tu viens de
00:04:55le dire en lisant le passage de Florent, il s'agit d'imposer dans le débat public des thèmes qui,
00:05:00effectivement, vont pouvoir se développer, etc.
00:05:04Et malheureusement,
00:05:06juste un rappel,
00:05:08je me souviens quand
00:05:10en 2002,
00:05:11oui, 2001,
00:05:13ça remonte, mais je pense
00:05:15qu'il y a des gens qui s'en souviennent,
00:05:17si ils ne s'en souviennent pas, j'avais 6 ans, on va le dire.
00:05:20C'est quand
00:05:21Le Pen, quand Jean-Marie Le Pen
00:05:23est arrivé au second tour de l'élection présidentielle
00:05:26derrière Chirac.
00:05:27Il y a eu, dans les jours très suivis, une manifestation
00:05:29à Paris absolument énorme.
00:05:32Plus de 2 millions, je crois, c'était mon...
00:05:33Oui, 2 millions de gens, etc.
00:05:36Ok.
00:05:36Aujourd'hui, le Rassemblement National
00:05:39est à plus de 30%.
00:05:41Personne.
00:05:42Personne.
00:05:43À part,
00:05:43à part,
00:05:44les forces de gauche qui essayent,
00:05:46certaines forces syndicales,
00:05:48CGT, CFDT,
00:05:49MF, etc.
00:05:50Mais,
00:05:50mais ça n'a rien à voir.
00:05:52Mais ce n'est pas l'humain qui sort et qui...
00:05:54Ce n'est pas l'individu lambda
00:05:55qui n'est pas politisé qui sort et qui va manifester.
00:05:58C'est un truc qui est très...
00:06:00Ben oui, mais en 2002,
00:06:02c'était pourtant ça qui s'était passé.
00:06:03Oui, c'était pour ça qu'il s'est passé.
00:06:04Il y a un changement mental.
00:06:05Là-dedans, il y a une sorte de banalisation,
00:06:07de normalisation.
00:06:08Et il faut quand même reconnaître
00:06:09qu'il n'y a pas qu'en France.
00:06:11C'est le cas en Italie, bien évidemment.
00:06:12En Allemagne.
00:06:13C'est le cas en Autriche.
00:06:14C'est le cas en Hongrie, etc.
00:06:16Et ces forces-là,
00:06:18elles sont politiques,
00:06:19mais elles sont aussi profondément idéologiques.
00:06:21On a affaire à des gens
00:06:23qui sont anti-IVG,
00:06:25qui sont anti-immigration, bien évidemment,
00:06:28qui parlent de grands remplacements,
00:06:31comme si de la seule coup,
00:06:32on allait basculer complètement de population.
00:06:37Et des gens, attention,
00:06:38qui ont aussi cette espèce de message
00:06:40qui se revendique d'une espèce de mythe
00:06:44de nations marquées par le christianisme,
00:06:50de nations chrétiennes, etc.
00:06:55Les racines chrétiennes de la France.
00:06:57Combien de fois on a entendu ça ?
00:06:58C'est une imbécilité,
00:07:00les racines chrétiennes de la France.
00:07:01Il n'y a rien de chrétien que moi.
00:07:02Les racines de la civilisation européenne,
00:07:06elles sont grecques,
00:07:07elles sont romaines,
00:07:08elles sont aussi chrétiennes, bien évidemment,
00:07:11mais il n'y a pas de racines chrétiennes.
00:07:12Elles sont plurielles.
00:07:13Elles sont plurielles.
00:07:14D'ailleurs, on voit très bien,
00:07:16par exemple, qu'à la Renaissance,
00:07:18ce qui inspire les artistes,
00:07:19c'est aussi bien les métamorphoses
00:07:21du poète latin Ovid
00:07:22que les scènes religieuses
00:07:24avec ce basculement qui s'opère à la Renaissance.
00:07:26C'est vrai qu'entre-temps,
00:07:28ça a été très religieux,
00:07:29mais ça n'a pas de sens,
00:07:30les racines chrétiennes de la France.
00:07:32C'est comme parler de français de souche.
00:07:35Est-ce que je peux t'arrêter ?
00:07:37Les amis, parce que si on continue à parler comme ça,
00:07:40on en a pour un milliard d'années.
00:07:42Mais juste avant,
00:07:43là, on va directement enchaîner
00:07:45sur l'école pour conquérir les médias,
00:07:47l'enquête vidéo du monde
00:07:48que je vous invite à aller voir.
00:07:49Les amis, je pense que Mathilde
00:07:51a mis un petit message dans le chat
00:07:52pour vous pousser avec le lien,
00:07:54histoire que vous puissiez cliquer
00:07:55et la regarder aussi.
00:07:58J'essaie de lire un petit peu.
00:07:59Depuis 2002,
00:08:00les médias de droite ont tout fait
00:08:01pour diaboliser la gauche,
00:08:02les mouvements sociaux,
00:08:02les grandes manifs,
00:08:03plus la violence de la répression.
00:08:04Un manif.
00:08:05C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
00:08:07Très chouette l'ambiance lumière
00:08:08pour la deuxième partie.
00:08:09Qu'est-ce que t'en penses ?
00:08:10De l'ambiance lumière.
00:08:12L'ambiance lumière,
00:08:13lumière bleue rouge.
00:08:14Je ne sais pas,
00:08:15moi, je ne me rends pas compte.
00:08:16Oui, oui, ça va.
00:08:17Oui, ça va.
00:08:18C'est le principal.
00:08:20Les amis,
00:08:20on va démarrer la vidéo tout de suite.
00:08:28Mais pour que ces rédactions fonctionnent,
00:08:46encore faut-il
00:08:47de jeunes journalistes
00:08:49pour les rejoindre.
00:08:50Un manque identifié par
00:08:52l'Institut libre de journalisme.
00:08:54Déjà, qu'est-ce qu'on en pense ?
00:08:56Une formation du journalisme
00:08:57ancrée dans le réel.
00:08:58Parce que moi qui ai fait
00:08:59le JDG à Grenoble,
00:09:00ce n'est pas dans le réel.
00:09:01Ce n'est pas dans le réel.
00:09:02Ça n'a aucun sens,
00:09:03ancré dans le réel.
00:09:05Ils connaissent mieux
00:09:05les problèmes que nous.
00:09:07L'ILDJ.
00:09:08Certes, depuis quelques années,
00:09:09il y a eu un grand combat
00:09:10qui a été gagné.
00:09:11Il y a de plus en plus
00:09:11de chroniqueurs,
00:09:12on va dire de droite,
00:09:13sur les chaînes d'info.
00:09:14On s'en réjouit.
00:09:15Mais le combat sera gagné
00:09:17le jour où le journaliste
00:09:19qui posera les questions
00:09:20à ce chroniqueur
00:09:20le jour où le présentateur
00:09:22du JT fera ces idées-là.
00:09:26Là, en gros,
00:09:26il introduit la notion
00:09:28de journaliste de droite.
00:09:29Oui, mais ça va plus loin.
00:09:32C'est intéressant, cette idée.
00:09:34Il faut un trait dans le réel.
00:09:35Parce que pour eux,
00:09:36le réel, c'est quoi ?
00:09:37C'est en fait ce que,
00:09:39d'après eux,
00:09:40les médias qui seraient de gauche,
00:09:42ce qui serait quand même approuvé,
00:09:43parce que finalement,
00:09:44aussi bien sur le service public
00:09:46qu'ailleurs,
00:09:47ce n'est pas vraiment de gauche.
00:09:48qui ont fait à peu près
00:09:49la même chose,
00:09:50d'une manière différente.
00:09:52L'idée, c'est qu'au fond,
00:09:53ils ne veulent pas affronter
00:09:55la réalité.
00:09:55La réalité, ce serait quoi ?
00:09:57Ce serait qu'il y a des hordes
00:09:58qui déferlent dans les banlieues.
00:10:00Ce serait que ce qu'on appelle
00:10:02le vauquisme voudrait effacer
00:10:05tout l'héritage culturel
00:10:06de la France.
00:10:17Le fameux vauquisme.
00:10:19le réel,
00:10:20ce serait
00:10:22presque le complotisme.
00:10:25Est-ce que le réel,
00:10:25ce n'est pas une sorte
00:10:26d'utopie bizarre ?
00:10:27Non, mais ce n'est pas une utopie.
00:10:28C'est que pour eux,
00:10:29le réel, c'est dire
00:10:30oui, la France
00:10:31est soumise
00:10:33à la menace
00:10:34d'un grand remplacement
00:10:35de populations immigrées
00:10:36venant en masse.
00:10:38La France est soumise
00:10:39à une dictature islamiste,
00:10:41etc.
00:10:41La France est soumise
00:10:43à la dictature de la gauche.
00:10:44Pour eux,
00:10:44c'est ça le réel.
00:10:46D'après eux,
00:10:47c'est ce que les médias
00:10:48se refusent à dire.
00:10:50Donc, il faut
00:10:50pour eux
00:10:51former des journalistes
00:10:52qui vont dire ça.
00:10:54Ils vont dire ça,
00:10:55mais en fait,
00:10:56ils vont dire
00:10:57ce qui est faux.
00:10:58Mais est-ce qu'on serait
00:10:59là, en vrai,
00:11:00on forme des journalistes
00:11:01ou des éditorialistes ?
00:11:03Alors eux,
00:11:03si les journalistes
00:11:04ne sont pas ouvertement
00:11:05xénophobes, sexistes,
00:11:06LGBTphobes,
00:11:07ils sont de gauche.
00:11:08Oui, mais c'est ça.
00:11:09C'est une très bonne...
00:11:11C'est une très bonne...
00:11:12C'est une très bonne remarque.
00:11:13Oui, tout à fait.
00:11:14Oui, c'est ça, oui.
00:11:15Oui, et donc,
00:11:16quand tu dis
00:11:17est-ce qu'il s'agit
00:11:18de former des journalistes
00:11:19ou des éditorialistes,
00:11:20c'est les deux.
00:11:21C'est les deux.
00:11:22Moi, je me souviens
00:11:23d'une émission
00:11:24à laquelle je participais
00:11:25sur LCI,
00:11:26où il était...
00:11:27Oui, parce que Maurice
00:11:27a aussi fait de la télé.
00:11:29Il a aussi fait de la télé.
00:11:29Maurice,
00:11:30il a fait de la télé.
00:11:31Et il a...
00:11:32Tu t'es fait défoncer
00:11:33ou t'as défoncé
00:11:34à mes téléphones ?
00:11:34Ah oui, mais ça, non.
00:11:35J'ai eu une prise de bec assez...
00:11:37Maurice, tu le risques
00:11:38sur YouTube,
00:11:38vous allez tomber sur le passage.
00:11:39J'espère.
00:11:40J'ai eu une prise de bec
00:11:41très vive
00:11:42avec un jeune...
00:11:43Le président des jeunes
00:11:45du Front National
00:11:46à l'époque,
00:11:47qui, à peine arrivé
00:11:47sur le plateau,
00:11:48commençait à dire
00:11:49que dès qu'un jeune partait
00:11:51pour le djihad,
00:11:52il y en avait 20.
00:11:53Il y avait 20 personnes
00:11:54autour qui l'avourageaient.
00:11:55Donc, j'étais parti très vite.
00:11:58Mais enfin,
00:11:58j'avais démarré vite là-dessus.
00:12:00Non, je vais te raconter
00:12:02une anecdote.
00:12:04Une fois,
00:12:04on parlait d'une rue
00:12:05dans Paris,
00:12:07dans le 18e arrondissement
00:12:08de Paris,
00:12:09à côté du métro
00:12:10La Chapelle,
00:12:11où, paraît-il,
00:12:12les jeunes femmes
00:12:13ne pouvaient même plus
00:12:14passer dans la rue
00:12:15tellement elles étaient harcelées.
00:12:16Il se trouve que moi,
00:12:18j'habite là,
00:12:19dans ce quartier.
00:12:20C'était entièrement faux.
00:12:22C'était entièrement faux.
00:12:24Mais les journalistes
00:12:25qui étaient sur le plateau,
00:12:26eux,
00:12:27ils ne me croyaient pas déjà.
00:12:29C'est-à-dire,
00:12:29je disais,
00:12:29mais moi, j'habite là.
00:12:30Ok, ok, ok.
00:12:31Ah oui, là,
00:12:32tu parles du débat
00:12:32sur le plateau.
00:12:33D'accord.
00:12:34Et en fait,
00:12:36alors il y en avait un
00:12:37qui s'était dit
00:12:38je vais aller sur place,
00:12:38etc.
00:12:39Le récit qu'il rapportait
00:12:40était hallucinant.
00:12:41Il était rentré
00:12:42dans un bar
00:12:42où il y avait beaucoup
00:12:44d'immigrés,
00:12:44d'après lui.
00:12:45C'est l'horreur.
00:12:46Dans le 18e arrondissement
00:12:47de Paris,
00:12:47à La Chapelle.
00:12:49Oh là là.
00:12:50Non, mais on avait vraiment
00:12:51l'impression
00:12:51qu'il était allé en pays...
00:12:53Oui, oui.
00:12:54Voilà,
00:12:55faire une excursion.
00:12:56Découvrir le monde.
00:12:56Voilà.
00:12:58Et donc,
00:12:59mais ça veut dire
00:13:00que là,
00:13:00c'était un thème
00:13:01qui s'était imposé
00:13:02mais qui en réalité
00:13:04ne correspondait
00:13:05à aucune réalité.
00:13:06Et le problème,
00:13:06c'est que souvent,
00:13:07ça fonctionne comme ça.
00:13:08Et ce journalisme-là,
00:13:11il fonctionne
00:13:11non pas sur des fake news,
00:13:13comme on dit maintenant,
00:13:15volontairement fabriqués,
00:13:15mais il fonctionne
00:13:16sur du on-dit,
00:13:17sur des impressions,
00:13:19etc.
00:13:19sans véritable vérification.
00:13:21C'est pas du journalisme.
00:13:22Ah ben c'est pas du journalisme.
00:13:23Moi, j'ai vu...
00:13:24Voilà,
00:13:25j'ai d'autres cas.
00:13:26Si tu veux,
00:13:26je peux en rire.
00:13:27On n'a pas le temps.
00:13:27Mais les amis,
00:13:28si vous voulez des autres cas,
00:13:29envoyez un mail
00:13:31maurice.hulrich.humanit.fr
00:13:34et vous lui demandez
00:13:35de raconter ses histoires.
00:13:37Il vous ouvrait un plaisir
00:13:38de trouver les bons mots
00:13:39pour les raconter.
00:13:40C'est ça, oui.
00:13:40Il adore ça.
00:13:41Il adore ça.
00:13:42Ensuite,
00:13:43mon cher Maurice,
00:13:452,50.
00:13:47Ouais, ouais, ouais,
00:13:48la team.
00:13:49Bonjour, tuyau.
00:13:51Quel nom de fou,
00:13:51si je peux me permettre.
00:13:52Tuyau.
00:13:53Qu'est-ce que tu en penses
00:13:54du nom de tuyau,
00:13:55Maurice ?
00:13:56Tu trouves ça beau ?
00:13:57Bon.
00:13:58Donc là,
00:13:59c'est là,
00:13:59on attend le témoignage.
00:14:00Tiens,
00:14:00il est à l'écran.
00:14:01Le témoignage
00:14:02d'étudiantes
00:14:03qui ont fait l'école.
00:14:07Voilà.
00:14:08Qui ont fait l'école
00:14:09et en gros,
00:14:11là, après,
00:14:12on a l'occasion
00:14:12dans une école
00:14:13de journalisme physique.
00:14:16Associée à cette formation
00:14:17technique,
00:14:18les conférences
00:14:19proposées régulièrement
00:14:20par l'école
00:14:21sont,
00:14:22elles,
00:14:23très politiques.
00:14:24T'es mal et blase.
00:14:27Elisabeth Lévy,
00:14:28Mathieu Bocoté.
00:14:29Oh là là là là là.
00:14:31La dream team
00:14:32de horrible.
00:14:33Attendez qu'on remonte
00:14:34un peu en arrière
00:14:34qu'on puisse voir bien
00:14:35les noms.
00:14:35Régulièrement par les noms
00:14:36qui sont intéressants.
00:14:38Eugénie Bastier,
00:14:38il y a des gens
00:14:39je ne les connais pas.
00:14:39Eugénie Bastier,
00:14:40je ne connais pas.
00:14:40Ah bah si,
00:14:41c'est Eugénie Bastier,
00:14:42Eugénie Bastier,
00:14:43c'est une chroniqueuse
00:14:43du Figaro
00:14:44qui est très à droite
00:14:45aussi,
00:14:45bon évidemment,
00:14:46mais oui,
00:14:47c'est une chroniqueuse
00:14:48régulière du Figaro.
00:14:51Il y a quelqu'un
00:14:51qui a dit
00:14:51ouais,
00:14:52Maurice,
00:14:52c'est le tonton
00:14:53pas raciste
00:14:54dans les repas de famille.
00:14:54Ça,
00:14:55c'est vrai,
00:14:56tonton pas raciste.
00:14:58Non,
00:14:59je crois que
00:14:59ce n'est pas
00:14:59exactement le problème,
00:15:01ce n'est pas
00:15:01le tonton pas raciste.
00:15:02Si,
00:15:03c'est ça.
00:15:03Je crois que
00:15:03c'est une forme
00:15:04d'humanisme
00:15:07de penser
00:15:07que l'autre
00:15:08n'est pas forcément
00:15:09quelqu'un
00:15:10qui soit différent
00:15:11fondamentalement.
00:15:13Moi,
00:15:14je pense que
00:15:14en réalité,
00:15:16et là,
00:15:16ça me questionne
00:15:17un peu sur le fond,
00:15:18mais je crois
00:15:19qu'une nation
00:15:20qui se dirait
00:15:21il faut qu'on soit
00:15:22tous pareils
00:15:23ou qui clament
00:15:23comme on le fait
00:15:25au Rassemblement National,
00:15:26on est chez nous,
00:15:27on est chez nous,
00:15:28sous-entendu,
00:15:29on ne veut personne
00:15:29d'autre que nous.
00:15:30Qu'est-ce que ça veut dire,
00:15:31ce nous ?
00:15:32Je veux dire,
00:15:35la liberté humaine,
00:15:36elle ne se crée pas
00:15:37dans la reproduction
00:15:39de soi-même
00:15:39dans l'autre.
00:15:40La liberté humaine,
00:15:41c'est aussi
00:15:42dans la connaissance
00:15:42de l'autre,
00:15:43dans le rapport
00:15:44à l'autre
00:15:44qui fait que
00:15:45quelque chose
00:15:46de nouveau
00:15:47peut apparaître.
00:15:48Parce que
00:15:48si on s'assemble tous,
00:15:49on ne crée plus rien.
00:15:51Si on est tous identiques,
00:15:52il n'y a plus rien
00:15:53qui se passe.
00:15:53Donc,
00:15:54c'est plus grave
00:15:54une démarche.
00:15:56Moi,
00:15:56je ne veux pas
00:15:57d'une société
00:15:57de clowns.
00:15:58On va tous être
00:15:59chacun dans son petit pavillon
00:16:01ou dans son appartement
00:16:03qui va être
00:16:04à peu près identique
00:16:05à celui du voisin
00:16:06parce que
00:16:06on est tous pareil.
00:16:08On est tous,
00:16:09j'exagère à peu,
00:16:10mais on est tous blonds,
00:16:11on est tous mignons.
00:16:12Mais non,
00:16:13ce n'est pas ça
00:16:13le réel.
00:16:14Moi,
00:16:14je suis châtain.
00:16:15Puisqu'on parle du réel.
00:16:17Le réel,
00:16:17c'est qu'on s'humanise,
00:16:21je dirais,
00:16:22dans la rencontre
00:16:23de l'autre.
00:16:23On est grâce à nous.
00:16:24Alors,
00:16:24bien évidemment,
00:16:25on ne va pas non plus,
00:16:26comment dirais-je,
00:16:28il n'est pas question
00:16:29non plus
00:16:30de faire n'importe quoi.
00:16:31Bien entendu,
00:16:32il faut des règles
00:16:33sur l'immigration,
00:16:34etc.
00:16:35Il en faut quelques-unes.
00:16:36Mais fondamentalement,
00:16:40le refus de l'autre
00:16:42et le refus de cette réalité
00:16:44du monde
00:16:45qui nous apparaît maintenant,
00:16:46qui est à savoir
00:16:47qu'avec le dérèglement climatique,
00:16:49avec la sécheresse
00:16:50dans certains pays,
00:16:51avec les guerres,
00:16:52et là,
00:16:52Dieu sait qu'on est
00:16:53dans une période
00:16:54quand même très inquiétante
00:16:55de ce point de vue-là,
00:16:56eh bien oui,
00:16:57inhabitablement,
00:16:58il va y avoir des gens
00:16:59qui vont essayer
00:16:59de venir dans des pays
00:17:01où ils seront mieux,
00:17:03etc.
00:17:03La question qui se pose,
00:17:04ce n'est pas la question
00:17:05de mettre des frontières,
00:17:06la question,
00:17:06c'est celle de l'accueil.
00:17:07Comment on accueille
00:17:08les autres ?
00:17:09Et là, pour le coup,
00:17:10dans cette vidéo-là
00:17:12du monde,
00:17:13ils expliquent que ces gens-là
00:17:14viennent donner
00:17:15des conférences
00:17:16à l'école.
00:17:17Donc,
00:17:17ce n'est pas étonnant
00:17:18après de retrouver
00:17:18des journalistes
00:17:19qui sont complètement
00:17:20avec un avis
00:17:20complètement biaisés
00:17:21puisqu'ils sont
00:17:24biberonnés
00:17:24à Mathieu Boxer.
00:17:27Oh, le lait,
00:17:28comment il doit être pas bon ?
00:17:29Le lait de Mathieu Boxer,
00:17:31les amis.
00:17:32Ah là là,
00:17:34intolérance
00:17:34à Mathieu Boxer,
00:17:35personnellement.
00:17:37Personnellement,
00:17:37je suis intolérant.
00:17:38Non, mais en fait,
00:17:40on ne peut pas,
00:17:41si c'était simplement
00:17:42une question de forme,
00:17:43on ne peut pas reprocher
00:17:44à Mathieu Code
00:17:45d'accueillir des conférenciers.
00:17:46Non.
00:17:47Mais en revanche,
00:17:48ce qui nous intéresse,
00:17:49c'est quel est le contenu
00:17:50de ces conférences.
00:17:51Or, le contenu,
00:17:52on le connaît,
00:17:53ça,
00:17:55le créateur de...
00:17:56Chut, chut, chut.
00:17:57On parle après.
00:17:58On parle après.
00:17:59Tu vas en avance.
00:18:00Tu vas en avance.
00:18:01On avance.
00:18:01Ce qui nous intéressait,
00:18:02après, les amis,
00:18:03c'était les voies de recrutement.
00:18:05Parce qu'en gros,
00:18:06ces...
00:18:08Ces écoles-là,
00:18:10OK,
00:18:11cette école-là,
00:18:11bon, évidemment,
00:18:12après,
00:18:12il faut que les étudiants
00:18:13y trouvent du boulot.
00:18:15Et quand tu as été
00:18:17buberonné par Mathieu Boxer,
00:18:20tu vas difficilement
00:18:21trouver du boulot
00:18:22à l'humanité.
00:18:22Qu'est-ce que tu en penses ?
00:18:24Ou à l'idée ?
00:18:26Non, mais si tu as eu
00:18:27les conférences de Mathieu
00:18:29Boxer,
00:18:29tu n'auras pas cherché,
00:18:31effectivement,
00:18:32à te faire embaucher
00:18:32à l'humanité.
00:18:33Enfin, a priori.
00:18:34Mais ça, c'est...
00:18:35Non, non.
00:18:36Mais tu peux avoir envie.
00:18:37Ça peut...
00:18:38Qui on est pour juger,
00:18:39finalement.
00:18:40Qui on est pour juger.
00:18:41Moi, je veux aussi
00:18:42travailler à TF1.
00:18:43Ce qui est certainement
00:18:44une mauvaise personne.
00:18:45Je n'en suis pas sûr.
00:18:46Et déboucher des étudiants
00:18:47semblent suivre
00:18:48une même ligne politique
00:18:50et professionnelle.
00:18:52La principale voie
00:18:54de recrutement,
00:18:55les rédactions de droite
00:18:56et d'extrême droite.
00:18:5917 sont passés
00:19:00par CNews,
00:19:0117 par Le Figaro,
00:19:0313 par Valeurs Actuelles,
00:19:058 par Boulevard Vendé,
00:19:07et 8 par Causeur.
00:19:09Causeur, ça fonctionne bien ?
00:19:11Tu connais Causeur ?
00:19:11Ah oui, bien sûr.
00:19:12Oui, c'est Elisabeth Lévy.
00:19:13C'est Lévy.
00:19:17Un réseau cultivé par la direction
00:19:20qui a noué toutes sortes
00:19:22de partenariats.
00:19:22Ah, parce qu'en gros...
00:19:23Par exemple...
00:19:24En gros, les principaux
00:19:25pourvoyeurs de boulot,
00:19:27c'est le groupe Bolleray,
00:19:29le Figaro,
00:19:32Manche Libre,
00:19:33toutes ces conneries-là.
00:19:36Toutes ces conneries-là
00:19:37d'extrême droite,
00:19:38c'est bien de droite comme école.
00:19:39Bien, bien, bien de droite.
00:19:40Moi, j'aurais pas dit mieux.
00:19:41Et du coup,
00:19:42le grand Manitou de tout ça,
00:19:45celui qui...
00:19:46Les Coltres te procurent 4.
00:19:47Les 5 médias les plus représentants.
00:19:51Voilà.
00:19:53C'est terrain.
00:19:54Voilà.
00:19:55C'est terrain.
00:19:56Alors...
00:19:57Les amis,
00:19:57C'est terrain.
00:19:58C'est terrain, les amis.
00:20:00Périclès,
00:20:01Thomas Le Maillot,
00:20:02des grands articles.
00:20:04Des grands articles.
00:20:05Est-ce que tu peux nous parler
00:20:06de ce terrain,
00:20:06si tu te fais ?
00:20:07Alors, Pierre-Edouard,
00:20:08c'est terrain,
00:20:08oui, bien sûr.
00:20:08C'est un milliardaire.
00:20:10Alors, c'est pas une des
00:20:11toutes premières fortunes
00:20:12de France.
00:20:14C'est jamais de Smartbox,
00:20:15les amis.
00:20:15C'est lui, les Smartbox.
00:20:16C'est à peu près
00:20:17la 90e et 94e fortune
00:20:20ou dans les 100e fortune française,
00:20:23mais avec quand même
00:20:24quelque chose
00:20:25comme 1,4 milliard.
00:20:26Donc, c'est loin d'être négligeable.
00:20:29C'est pas mal 1,4 milliard.
00:20:30Oui, en sachant d'ailleurs,
00:20:31je le dis au passage,
00:20:32mais que les 500 premières
00:20:34fortunes de France
00:20:34représentent à elles seules
00:20:36la coquette somme
00:20:37de 1 200 milliards
00:20:38qui a été doublée
00:20:40depuis l'arrivée
00:20:41à la présidence
00:20:42d'Emmanuel Macron.
00:20:43Macron te voit.
00:20:44C'était une parenthèse.
00:20:45Macron te voit.
00:20:46Donc, Pierre-Edouard Stévin,
00:20:48qui sait,
00:20:48c'est un milliardaire
00:20:50qui a effectivement
00:20:52des entreprises,
00:20:52etc.
00:20:54Il est assez jeune.
00:20:56Il est né en 1974.
00:20:58Mais il n'a pas la tête de gain
00:20:59qui est extrêmement jeune.
00:21:01Si on parle...
00:21:02Oui, pas...
00:21:0274, ça fait quoi ?
00:21:0426, ça fait 50 ans.
00:21:05Ça fait...
00:21:06C'est plus très jeune.
00:21:06Oui, c'est plus très jeune.
00:21:07On est d'accord.
00:21:08Une allemand.
00:21:08Oui, tu me dis ça à moi.
00:21:10Non, mais toi, t'es super.
00:21:11Mais toi, tu fais 34.
00:21:11J'ai toujours dit.
00:21:12Alors, ce qui est quand même
00:21:13assez cocasse,
00:21:14c'est que voilà quelqu'un
00:21:15qui dit que son combat,
00:21:17c'est un combat pour le pays,
00:21:18pour la vérité du pays,
00:21:19etc.
00:21:20mais qui est quand même
00:21:21exilé fiscale en Belgique.
00:21:23Il s'est installé en Belgique
00:21:24pour pas payer d'impôts.
00:21:25C'est quand même singulier
00:21:26de la part d'un quelqu'un
00:21:27qui proclame son attachement.
00:21:29Mais sinon, c'est quoi ?
00:21:30C'est un homme d'extrême droite.
00:21:31C'est un catholique
00:21:32plutôt intégriste.
00:21:34Pratiquant.
00:21:35Pratiquant.
00:21:35Et qui, effectivement,
00:21:37a un projet.
00:21:38Ce projet, c'est d'arriver
00:21:41à installer la droite,
00:21:43l'extrême droite au pouvoir.
00:21:44Et c'est un projet
00:21:45baptisé Périclès.
00:21:46Ce qui est un peu gonflé,
00:21:47sachant que Périclès,
00:21:48c'était le père
00:21:49des grandes figures
00:21:50de la démocratie grecque.
00:21:53Ce qu'on appelait
00:21:53la démocratie grecque.
00:21:55Mais le projet de...
00:21:57Merci Kikid pour leur aide.
00:22:00C'est les gens
00:22:01qui nous envoient
00:22:02leurs viewers
00:22:03sur le nôtre.
00:22:04Après, il n'y a plus
00:22:05de gens chez nous.
00:22:06Merci beaucoup.
00:22:07Oui, donc,
00:22:07Périclès, projet
00:22:08de Pierre-Edouard Sterrin.
00:22:10Et en fait,
00:22:11on s'y retrouve
00:22:12parce que nous,
00:22:12l'introduction qu'on voulait faire,
00:22:13c'était l'école de journalisme.
00:22:15L'école de journalisme
00:22:16qui participe,
00:22:18en gros,
00:22:18l'angle, vraiment...
00:22:20Les amis,
00:22:20je mets en plein écran
00:22:21parce que c'est important.
00:22:22L'angle de ce mode écripte,
00:22:25c'est comment
00:22:26l'extrême droite,
00:22:27forme ses cadres
00:22:28pour gagner la bataille culturelle.
00:22:29Vous avez vu,
00:22:30on est rentré
00:22:30par le truc
00:22:31de la bataille culturelle,
00:22:32on l'a expliqué.
00:22:33Ensuite,
00:22:33on est parti
00:22:34sur l'école de journalisme
00:22:35parce que du coup,
00:22:36on forme les journalistes
00:22:37qui vont interviewer
00:22:38et propagander
00:22:41la parole de l'extrême droite.
00:22:43Et ensuite,
00:22:43on retrouve sur ce terrain.
00:22:44Ce terrain,
00:22:45son projet
00:22:45de faire venir
00:22:46l'extrême droite
00:22:47au pouvoir.
00:22:48Et en fait,
00:22:49lui,
00:22:49ce qu'il fait aussi,
00:22:50c'est qu'il a d'autres formations.
00:22:52En gros,
00:22:52il y a d'autres formations
00:22:53pour les gens d'extrême droite.
00:22:54Il y a aussi...
00:22:55Attends,
00:22:56on va chercher directement
00:22:57c'est RLF.
00:23:01Politica.
00:23:02Voilà.
00:23:04Lui,
00:23:04il a créé
00:23:05une école
00:23:05des futures mères.
00:23:07Putain,
00:23:07je suis même pas riche.
00:23:09Et ça me...
00:23:10Voilà.
00:23:10Ça va être mieux
00:23:11quand c'est comme ça.
00:23:12Il a créé
00:23:12une école
00:23:13des futures mères
00:23:14il y a trois mois
00:23:15sous la marque Politicae.
00:23:16Présenté comme non-partisane
00:23:17et purement technique,
00:23:18ses formations en ligne
00:23:19délivrées par des élus locaux
00:23:20dont l'un,
00:23:21un figure parmi
00:23:22les candidats LRN
00:23:23battus aux législatives.
00:23:24Donc il y a quand même
00:23:25ce truc de au-delà
00:23:26des journalistes
00:23:26qui sont formés,
00:23:28il y a quand même
00:23:29des cadres.
00:23:30Oui, bien sûr.
00:23:31Oui.
00:23:31Il s'agit effectivement
00:23:33de former des maires.
00:23:35Je crois que c'est l'ambition
00:23:36de former
00:23:37mille maires
00:23:40pour les prochaines élections.
00:23:43Faire gagner en 2006
00:23:44plus de mille...
00:23:45De former véritablement
00:23:46des cadres
00:23:47sur les thématiques
00:23:49de l'extrême droite.
00:23:50Alors, il faut les rappeler,
00:23:51le projet de ce terrain,
00:23:53c'est de permettre
00:23:54la victoire idéologique
00:23:56électorale et politique
00:23:58de l'extrême droite
00:23:58en combattant
00:23:59socialisme,
00:24:00le vauquisme,
00:24:01l'islamisme,
00:24:01l'immigration,
00:24:02la laïcité,
00:24:03la laïcité dite agressive,
00:24:06etc.
00:24:06Oui, la laïcité agressive.
00:24:08Il ne faut pas l'emmerder.
00:24:10C'est la laïcité.
00:24:11Ça répète en l'air.
00:24:12Voilà, c'est la laïcité.
00:24:13C'est la laïcité
00:24:15qui n'est pas agressive,
00:24:17c'est la laïcité
00:24:18qui au fond n'est pas laïque.
00:24:19D'accord.
00:24:20C'est d'accord.
00:24:21Non, mais je...
00:24:21Ok, non, mais j'entends.
00:24:24Donc voilà,
00:24:25c'est un projet,
00:24:26mais qui est vraiment
00:24:27un projet d'ampleur
00:24:29financièrement,
00:24:30effectivement,
00:24:31soutenu par quand même
00:24:33la somme d'objet
00:24:33de 150 millions
00:24:34et donc pas mal
00:24:35que notre collègue
00:24:37Thomas Lemayu
00:24:38avait d'ailleurs dévoilé
00:24:39dans l'Humanité
00:24:41il y a quelques mois
00:24:41qui a été repris ensuite
00:24:42par Mediapart, etc.
00:24:44A remarquer qu'on n'a pas eu
00:24:46en réalité de démenti
00:24:47de la part de Pierre-Edouard.
00:24:48Il a bien fait la pression.
00:24:50Il a mis la pression.
00:24:51Il voulait faire peur.
00:24:52Voilà.
00:24:53Mais...
00:24:54Les amis,
00:24:55personne ne nous fait peur.
00:24:56Personne ne nous fait peur.
00:24:57C'est ça qu'il faut prendre.
00:24:58Personne ne nous fait peur.
00:24:59On a peur de personne.
00:24:59Mais il n'y a pas que ça
00:25:01avec Pierre-Edouard Stéra.
00:25:02C'est-à-dire qu'en fait,
00:25:03il a créé aussi
00:25:04une sorte de...
00:25:06Ou même plusieurs choses,
00:25:07mais une sorte de fondation,
00:25:08par exemple.
00:25:09qui, théoriquement,
00:25:12comment dirais-je,
00:25:13finance des associations.
00:25:14Sauf que les associations
00:25:16financées par Stéra,
00:25:17elles ont toutes
00:25:18la même coloration.
00:25:19C'est en gros,
00:25:20toujours,
00:25:22par exemple,
00:25:22anti-IVG,
00:25:24par exemple,
00:25:24une association
00:25:25qui édite par ailleurs
00:25:27des champs nazis.
00:25:29C'est tout ça.
00:25:30Et en même temps,
00:25:31ça lui permet
00:25:32de défiscaliser encore
00:25:33davantage sa fortune.
00:25:34Il est malin ?
00:25:35Comment ?
00:25:36Il est trop malin ?
00:25:37Ben oui,
00:25:38sans doute,
00:25:39il est clairement très malin.
00:25:40Bon,
00:25:41rappelons d'ailleurs
00:25:42qu'il voulait racheter
00:25:43le magazine hebdomadaire
00:25:45Marianne
00:25:46et que ça a échoué
00:25:47parce que
00:25:48nos amis et collègues
00:25:49de Marianne
00:25:50s'y sont opposés
00:25:51quand même
00:25:52assez résolument.
00:25:54Donc,
00:25:55ça n'a pas pu se faire.
00:25:56Mais bon,
00:25:56il avait aussi
00:25:57ce projet-là.
00:25:58Et donc,
00:25:59comment dirais-je,
00:26:00il fait partie,
00:26:01c'est presque
00:26:02pas une pièce maîtresse,
00:26:03mais c'est une pièce
00:26:04très importante
00:26:05sur le dispositif
00:26:08de l'extrême droite
00:26:09qui se met
00:26:10progressivement en place
00:26:11et d'une façon
00:26:12de connaître assez...
00:26:13Dans un jeu d'échecs,
00:26:14tu le mettrais dans...
00:26:14Il serait quel pion ?
00:26:16Moi,
00:26:16je le mettrais en fou,
00:26:17je pense.
00:26:19Oui,
00:26:19on pourrait...
00:26:20Oui,
00:26:20pour les échecs,
00:26:21on pourrait le mettre en...
00:26:22Qui c'est que tu mets en Rennes ?
00:26:24En Rennes,
00:26:25moi,
00:26:25je mettrais aujourd'hui,
00:26:26je mettrais sans doute...
00:26:28Ça dépend.
00:26:28Soit on met Marine Le Pen,
00:26:31on peut la mettre en Rennes et Bardella en...
00:26:36Là,
00:26:36on peut faire vraiment
00:26:37l'échiquier politique,
00:26:39mais...
00:26:39En tour de contrôle,
00:26:40il a mis,
00:26:41on peut le mettre en tour.
00:26:42Mais ça dépend,
00:26:42on pourrait peut-être mettre aussi
00:26:43Vincent Bolloré.
00:26:44On peut le mettre en rôle,
00:26:45en roi,
00:26:46faiseur de rêve.
00:26:47Et puis,
00:26:48on a des tours,
00:26:49les tours qui sont quand même
00:26:50les pièces les plus puissantes.
00:26:52On peut mettre un Nuna
00:26:53en cheval.
00:26:54Un Nuna,
00:26:55oui,
00:26:55on veut dire
00:26:56cavalier,
00:26:56oui,
00:26:56on dit un cavalier
00:26:57au échec.
00:26:58Je peux dire un cheval.
00:27:01Il n'importe quoi,
00:27:02je crois.
00:27:04Bon,
00:27:05c'était intéressant,
00:27:06mais ce n'est pas le fond du sujet.
00:27:08Parce que c'était un,
00:27:09on en a parlé.
00:27:10Si vous voulez lire ce terrain,
00:27:11les amis,
00:27:14l'humanité,
00:27:16le papier de Thomas,
00:27:17il y a un truc à rajouter,
00:27:17Maurice ?
00:27:18Dis-moi.
00:27:19Oui,
00:27:19je voulais rajouter,
00:27:20je parlais des associations
00:27:22qu'ils financent.
00:27:24Alors,
00:27:25on trouve des structures,
00:27:27je lis,
00:27:28parce que j'ai quand même pris des notes,
00:27:30on trouve des structures dénoncées
00:27:31pour leur racisme,
00:27:32comme un groupe d'écoles privées
00:27:34qui s'appelle
00:27:34Espérance Banlieue,
00:27:36qui cible spécifiquement
00:27:38la jeunesse des quartiers populaires
00:27:39pour leur inculquer
00:27:40l'attachement à la culture française.
00:27:41Ou des associations anti-IVG
00:27:43identitaires
00:27:44comme le projet Canto,
00:27:45qui s'est illustré
00:27:46par son répertoire
00:27:47incluant des champs militaires
00:27:48du Troisième Reich.
00:27:49Voilà.
00:27:50Donc c'est ça
00:27:50que finance le terrain.
00:27:52pas de champs du Troisième Reich ?
00:27:53Ah non, non,
00:27:54désolé.
00:27:57Les amis dans le chat,
00:27:59est-ce que vous connaissez
00:27:59des champs du Troisième Reich ?
00:28:00J'espère que non,
00:28:02sinon partez en fait.
00:28:03Je voudrais revenir aussi
00:28:04sur une dimension
00:28:05de l'enseignement
00:28:06ou des conférences
00:28:07qui peuvent être données
00:28:08dans les écoles
00:28:08dont on parlait.
00:28:09C'est qu'en fait,
00:28:11c'est très particulier.
00:28:12Pourquoi ?
00:28:13Parce que,
00:28:13par exemple,
00:28:14prenons l'enseignement
00:28:15de l'histoire.
00:28:17En fait,
00:28:18pour l'extrême droite,
00:28:19il n'y a pas d'histoire
00:28:20au sens de l'histoire réelle
00:28:23avec ses conflits, etc.
00:28:25L'histoire,
00:28:26pour l'extrême droite,
00:28:28ils ont voulu imposer
00:28:28cette idée
00:28:29et pour partie,
00:28:30ils l'imposent,
00:28:30par exemple,
00:28:31à travers une distraction
00:28:33comme le Puy du Fou.
00:28:35L'histoire,
00:28:36c'est un récit pour eux.
00:28:37C'est un récit construit
00:28:39qui est le récit
00:28:40de la France
00:28:41de ses grands hommes
00:28:46depuis Charlemagne
00:28:47jusqu'à aujourd'hui,
00:28:49mais qui est une France
00:28:50sans conflit,
00:28:51qui est une France
00:28:52où ceux qui font l'histoire
00:28:53sont les grands hommes
00:28:55de l'histoire
00:28:55tels qu'ils les voient.
00:28:57Alors, évidemment,
00:28:58on a toute une galerie
00:28:59et ça exclut forcément
00:29:01une partie des gens
00:29:02de la Révolution française,
00:29:04ça exclut l'histoire moderne
00:29:06des révolutions
00:29:07du XIXe siècle,
00:29:09de l'esclavage,
00:29:10ça exclut bien évidemment
00:29:11les questions,
00:29:12comme tu dis,
00:29:13du colonialisme,
00:29:16etc.
00:29:17Alors, justement,
00:29:18quand on parle du colonialisme,
00:29:19une de leurs thématiques,
00:29:21c'est aussi
00:29:21le rejet
00:29:23vraiment
00:29:24total
00:29:25de ce qu'ils appellent
00:29:26les études anticoloniales
00:29:27qui ne sont jamais
00:29:28que la volonté
00:29:30d'analyser en profondeur
00:29:31quels ont été
00:29:31les effets
00:29:32de la colonisation
00:29:34dans les pays colonisés
00:29:35et quelles sont,
00:29:36je dirais,
00:29:37les suites
00:29:37de la colonisation
00:29:39dans les mentalités,
00:29:40dans les consciences,
00:29:40etc.
00:29:41Voilà.
00:29:41On n'a pas
00:29:42la même approche du monde
00:29:43quand on vient
00:29:44d'un pays
00:29:44qui a été soumis
00:29:45à l'esclavage
00:29:47ou à la colonisation
00:29:48ou les deux
00:29:49ou quand on vient
00:29:50d'un pays
00:29:50qui a le sentiment
00:29:52qu'il a toujours
00:29:53gagné,
00:29:54qu'il n'a connu
00:29:55que des victoires.
00:29:57Moi, j'aime bien
00:29:57un peu cette idée.
00:29:59J'avais trouvé
00:30:00cette formule
00:30:01à une période,
00:30:01c'est-à-dire que
00:30:02quelque part,
00:30:04ça s'estompe un peu.
00:30:06Mais nous,
00:30:07en France,
00:30:07on a, disons,
00:30:08une sorte de corps glorieux
00:30:10d'une certaine manière.
00:30:11Pourquoi ?
00:30:12Parce que derrière nous,
00:30:13il y a toute une histoire
00:30:14très riche,
00:30:14il y a un patrimoine
00:30:15formidable,
00:30:16il y a la révolution française
00:30:17qui, quand on la prend
00:30:18dans son bon sens,
00:30:19est un moment important.
00:30:21On a des victoires
00:30:23comme celle
00:30:24du Front populaire,
00:30:25comme la Libération,
00:30:26etc.
00:30:27Donc, au fond,
00:30:29on n'a pas à se plaindre
00:30:30d'être français
00:30:30d'une certaine manière.
00:30:32Alors que des gens
00:30:33qui ont été soumis
00:30:34à la colonisation,
00:30:35à l'estavage,
00:30:36etc.,
00:30:36il y a une question
00:30:37d'un corps,
00:30:39je veux dire,
00:30:39à la limite,
00:30:40humiliés.
00:30:41Et puis,
00:30:42ça ancre en eux,
00:30:42ça.
00:30:42Et c'est ancré.
00:30:44Mais ça,
00:30:45justement,
00:30:45il faut l'étudier.
00:30:46Il faut l'étudier.
00:30:47Il faut l'instruire aussi.
00:30:48Et il faut le dépasser.
00:30:49Mais pour eux,
00:30:50c'est pour l'extrême droite,
00:30:52si on essaie
00:30:52d'analyser ça,
00:30:53si on essaie
00:30:54d'analyser ces rapports
00:30:55qui ont été des rapports
00:30:55de force,
00:30:56des rapports
00:30:56de domination,
00:31:00de la repentance.
00:31:01Mais non,
00:31:02c'est pas de la repentance.
00:31:03Comme Chirac
00:31:04avec le Veldiv.
00:31:05Voilà,
00:31:05oui.
00:31:07Chirac a été critiqué
00:31:08pour avoir reconnu
00:31:12les arrestations
00:31:12des Juifs
00:31:13et l'enfermement
00:31:14au Veldiv.
00:31:15Mais ça,
00:31:16cette repentance-là,
00:31:17ils n'en veulent pas.
00:31:18Ils n'en veulent pas.
00:31:19Et on a,
00:31:20comment dire...
00:31:22Et ça,
00:31:22c'est un truc de posture.
00:31:24Mais ça se joue aussi,
00:31:25par exemple,
00:31:26sur les questions
00:31:28féministes
00:31:28ou avec le refus
00:31:30de reconnaître
00:31:31que oui,
00:31:32depuis des siècles
00:31:33et tout,
00:31:33il y a eu
00:31:34une domination masculine,
00:31:36il y a eu
00:31:36une forme de patriarcat
00:31:38qui est imposée,
00:31:39qui est imprimée
00:31:40dans les consciences...
00:31:41Il y a imprimé
00:31:41encore,
00:31:42aussi,
00:31:42pour rejoindre.
00:31:42Voilà,
00:31:43qui est imprimée
00:31:43dans les consciences
00:31:44des hommes
00:31:45l'idée
00:31:46qu'il y avait
00:31:46une supériorité masculine,
00:31:48etc.
00:31:48C'est pareil,
00:31:49ça disparaît progressivement,
00:31:51mais c'est encore
00:31:51très présent.
00:31:52Et ça,
00:31:52l'extrême droite
00:31:53n'en veut pas.
00:31:54Voilà.
00:31:54Et ça disparaît
00:31:55parce que la parole
00:31:57se libère,
00:31:58parce qu'on instruit
00:31:59les gens dessus,
00:32:00parce que le dialogue,
00:32:01il a un porto de fou,
00:32:02justement,
00:32:02mais eux...
00:32:03Si on ne parle pas,
00:32:04finalement,
00:32:04on ne règle pas.
00:32:05Eux,
00:32:05ils voudraient pouvoir dire
00:32:06que,
00:32:07justement,
00:32:08que dire le contraire,
00:32:09que s'opposer à ça,
00:32:10critiquer les études
00:32:14néocoloniales,
00:32:14etc.,
00:32:15qu'il faut libérer
00:32:19leur possibilité
00:32:20de ces critiques
00:32:21et de cette négation.
00:32:22Mais non.
00:32:23Voilà.
00:32:25Les droits humains,
00:32:26ce n'est pas trop leur truc.
00:32:28Ça,
00:32:28c'est vrai.
00:32:29Oui,
00:32:29bien sûr,
00:32:30ce n'est pas vraiment
00:32:30le roi.
00:32:33Bon.
00:32:34On va quand même
00:32:34enchaîner un petit peu.
00:32:35Tu n'aimes pas le micro ?
00:32:36Non,
00:32:37non,
00:32:37c'est que...
00:32:38Tu voulais dire un truc ?
00:32:39Non,
00:32:39non,
00:32:39ça va,
00:32:40ça va.
00:32:41Les amis,
00:32:42on va enchaîner sur...
00:32:44Bon,
00:32:44du coup,
00:32:45il y a d'autres formations
00:32:45qui ont été créées
00:32:46pour ces cadres
00:32:47d'extrême droite.
00:32:47Là,
00:32:48on parlait des maires,
00:32:49on a vu les journalistes,
00:32:50mais il y a aussi
00:32:50les cadres politiques.
00:32:52Oui.
00:32:52Les cadres politiques...
00:32:54Les maires sont des cadres politiques.
00:32:55Oui,
00:32:55mais c'est vrai.
00:32:57On va parler ici de l'IFP.
00:33:00L'IFP qui est passé par l'IFP ?
00:33:02Marion,
00:33:03Maréchal,
00:33:03Le Pen et d'autres gens.
00:33:05Est-ce que tu peux lire cette phrase,
00:33:07s'il te plaît ?
00:33:08Tu me demandes de lire la phrase.
00:33:10je te l'ai à la phrase.
00:33:11Après la génération
00:33:12des déconstructeurs,
00:33:13porteurs d'interventionnisme,
00:33:15de relativisme moral
00:33:16et de multiculturalisme,
00:33:19voici venu le temps
00:33:20d'une relève attachée
00:33:21à la France
00:33:22au service des libertés
00:33:23et de la dignité
00:33:24de la personne humaine.
00:33:25Notre pays a besoin
00:33:27d'une jeunesse engagée
00:33:28pour participer
00:33:29à son redressement.
00:33:31Venez apprendre
00:33:31à promouvoir
00:33:32vos convictions.
00:33:33Oui,
00:33:34c'est...
00:33:35C'est explicite.
00:33:37Je suis désolé,
00:33:37je suis...
00:33:38Je suis d'accord,
00:33:39mais là,
00:33:40j'ai un peu d'eau.
00:33:40Non, non,
00:33:40ça va aller,
00:33:41mais je suis désolé
00:33:42de tousser régulièrement.
00:33:43C'est pas grave.
00:33:44Voilà.
00:33:45Les amis,
00:33:46dites que c'est pas grave
00:33:47dans le tueur.
00:33:49Souhaiter un prompt
00:33:49et rétablissement
00:33:50dans la marise.
00:33:53Oui,
00:33:54donc la phrase,
00:33:54c'est explicite.
00:33:57Si vous en avez marre
00:33:59du multiculturalisme,
00:34:00de l'interventionnisme,
00:34:01de l'activisme moral,
00:34:03voici venu le temps
00:34:04d'une relève
00:34:05attachée à la France.
00:34:06Oui,
00:34:07mais ça,
00:34:07on revient toujours
00:34:09sur les mêmes thématiques,
00:34:10c'est-à-dire
00:34:12sur les thématiques
00:34:13de l'identité.
00:34:14Fort-Famori,
00:34:14c'est déjà
00:34:15ton courage.
00:34:17En fait,
00:34:18cette thématique,
00:34:19c'est celle
00:34:19de l'identité
00:34:21qui serait menacée
00:34:23précisément
00:34:23par le multiculturalisme,
00:34:25etc.
00:34:26Mais ça,
00:34:26c'est pas très nouveau
00:34:27dans la pensée
00:34:28d'extrême droite.
00:34:29en termes philosophiques,
00:34:31je dirais,
00:34:32des philosophes
00:34:33considéraient longtemps
00:34:34comme de très,
00:34:35très grands philosophes,
00:34:38ont théorisé l'idée
00:34:39que finalement,
00:34:41la rencontre
00:34:42des cultures étrangères,
00:34:43ce ne serait pas
00:34:43une bonne chose,
00:34:45qu'il fallait
00:34:47conserver notre
00:34:49sol à nous,
00:34:50notre identité à nous,
00:34:51etc.
00:34:52Et qu'est-ce que ça veut dire ?
00:34:52Ça veut dire
00:34:53qu'on ne bouge pas,
00:34:54qu'on s'enracine
00:34:55dans une même chose.
00:34:59Et donc,
00:34:59le multiculturalisme,
00:35:01il le rejette
00:35:02comme quelque chose
00:35:03de négatif.
00:35:04Mais c'est stupide.
00:35:06Mais c'est ce que tu expliquais avant,
00:35:07c'est qu'on en a vraiment besoin.
00:35:09Je ne vois pas en quoi
00:35:10le fait de s'intéresser,
00:35:11je n'en sais rien,
00:35:11à la culture du Japon.
00:35:14Faites-moi un mauvais français.
00:35:15Voilà, exactement.
00:35:16Faites-moi un mauvais français.
00:35:17Mais est-ce que c'est nouveau
00:35:18de former des cadres
00:35:19d'extrême droite ?
00:35:20Est-ce que c'est quelque chose
00:35:21de très contemporain ?
00:35:24T'es un petit en ce...
00:35:25Raconte-moi des trucs.
00:35:26Non, non, je crois que...
00:35:28Oui, c'est nouveau.
00:35:29Parce que là,
00:35:29c'est une entreprise...
00:35:30Je ne dis pas,
00:35:31attention,
00:35:31je ne dis pas
00:35:32qu'ils ne se formaient pas
00:35:32entre eux, etc.
00:35:33Mais enfin, au départ,
00:35:35c'est le rassemblement,
00:35:36le Front National,
00:35:37qui avait été d'ailleurs créé
00:35:38par un ancien SS.
00:35:41Je dirais...
00:35:41J'ai jamais oublié ça.
00:35:44Il recrutait plutôt,
00:35:45ou il était plutôt rejoint
00:35:46par des gens
00:35:47qui, au départ,
00:35:48étaient, je dirais,
00:35:50d'accord, en gros.
00:35:51Oui, oui, oui.
00:35:52Voilà, et qui, au fond,
00:35:53étaient quand même
00:35:53très minoritaires.
00:35:54Donc, après,
00:35:55ils ont été confortés
00:35:56par, par exemple,
00:35:58la guerre d'Algérie,
00:35:59où ils étaient farouchement
00:36:01pour que l'Algérie
00:36:03reste française,
00:36:06parce qu'ils considéraient
00:36:07qu'une fois qu'on était là-bas,
00:36:08il fallait y rester.
00:36:10mais c'était toujours
00:36:12dans un fond idéologique
00:36:13qui était déjà là,
00:36:15on va dire.
00:36:16Là, ils veulent passer
00:36:17à un autre stade
00:36:19qui est effectivement
00:36:19une formation profonde
00:36:22sur tous les sujets
00:36:23qui peuvent à la fois
00:36:25faire polémique
00:36:26et en même temps
00:36:27dont ils espèrent
00:36:27qu'ils vont faire consensus,
00:36:29pour rassembler autour d'eux
00:36:30bien plus que les gens
00:36:32qui sont déjà convaincus
00:36:33a priori.
00:36:34Donc, c'est ça,
00:36:34le travail sur leur thématique.
00:36:37Et c'est ça,
00:36:38c'est la façon qu'ils ont
00:36:39d'avoir,
00:36:41l'ambition qu'ils ont
00:36:42de conquérir
00:36:43une véritable hégémonie
00:36:45culturelle et idéologique.
00:36:46Pour ensuite conquérir le...
00:36:48Le pouvoir, bien évidemment.
00:36:51Et ce qui est, au fond,
00:36:52assez inquiétant,
00:36:53c'est qu'en l'espace maintenant
00:36:55d'une trentaine d'années,
00:36:57ils ont réussi quand même
00:36:58à avancer pas mal
00:36:59dans ce sens-là.
00:37:00C'est-à-dire que des thématiques
00:37:01qui au départ étaient marginales
00:37:03se sont peu un peu imposées
00:37:05dans le débat public.
00:37:06Par exemple,
00:37:07l'immigration.
00:37:08Or, l'immigration en France,
00:37:09soyons sérieux,
00:37:10il y a toujours eu
00:37:10de l'immigration.
00:37:11Avant,
00:37:12on était italienne,
00:37:13polonaise.
00:37:14Il y a eu une immigration
00:37:16polonaise dans le nord
00:37:17de gens qui ont travaillé
00:37:19dans les mines.
00:37:21Mais dans les années 60,
00:37:23c'est l'industrie automobile
00:37:25elle-même
00:37:25qui a fait venir en masse
00:37:28des travailleurs du Maghreb
00:37:30pour travailler
00:37:31dans les usines d'automobiles.
00:37:32Il y a quelqu'un qui nous dit
00:37:34il y a une augmentation
00:37:34des écoles hors contrat
00:37:36dont beaucoup de chrétiennes
00:37:37qui peuvent diffuser
00:37:38leur idéologie.
00:37:38Ça, c'est vrai.
00:37:39Oui, c'est vrai aussi.
00:37:40C'est pas aussi là
00:37:41qu'on doit intervenir
00:37:42dans cette...
00:37:43Enfin, je sais que ces écoles
00:37:44elles pullulent,
00:37:45il n'y a pas moyen de...
00:37:47Oui, mais ça,
00:37:48pour le moment,
00:37:49à part quelques cas d'école,
00:37:51c'est le cas de le dire,
00:37:52comme le lycée Stanislas
00:37:54de Paris
00:37:55où il y a eu
00:37:56quelques problèmes
00:37:57justement sur le contenu
00:37:58des cours
00:37:59qui étaient dispensés
00:38:00sur les méthodes.
00:38:01Disons que les écoles
00:38:03chrétiennes,
00:38:03oui,
00:38:04catholiques,
00:38:05sont sous contrat.
00:38:06Donc,
00:38:07elles ont un certain nombre
00:38:07de choses à respecter,
00:38:08tout,
00:38:09et elles ne peuvent pas
00:38:10a priori faire...
00:38:11Bon,
00:38:12donc moi,
00:38:13je ne suis pas du tout chrétien,
00:38:15je suis complètement athée.
00:38:16Moi non plus.
00:38:16Après tout,
00:38:17je veux dire,
00:38:18pourquoi pas
00:38:19si les termes du contrat
00:38:20sont respectés
00:38:20et si les fonds
00:38:22qui vont à l'école
00:38:26chrétienne,
00:38:27catholique,
00:38:28ne manquent pas
00:38:29à l'école laïque
00:38:30parce que ça aussi,
00:38:31c'est un gros problème.
00:38:32C'est si effectivement...
00:38:33Comme Stanislas,
00:38:34si on arrive
00:38:35à ce que des écoles
00:38:36chrétiennes,
00:38:37catholiques
00:38:37soient financées
00:38:38par l'État
00:38:39à un haut niveau
00:38:40et que par ailleurs,
00:38:41on a de moins en moins
00:38:42de profs et de moyens
00:38:43dans l'enseignement public,
00:38:44là,
00:38:45on a effectivement
00:38:45un secret problème
00:38:46et donc,
00:38:47je pense que
00:38:48de ce point de vue-là,
00:38:49on peut quand même
00:38:50s'inquiéter
00:38:50avec l'équipe
00:38:51qui est arrivée
00:38:52au pouvoir
00:38:55avec le nouveau gouvernement
00:38:57parce que les gens
00:38:58qui y sont
00:38:58ne sont pas tous
00:39:00des fervents soutien
00:39:01de l'école
00:39:02de l'éducation.
00:39:02la ministre
00:39:04ou le ministre
00:39:04de l'éducation ?
00:39:05Je ne sais pas le nom.
00:39:07Alors là,
00:39:07tu me poses une colle
00:39:08parce que j'ai...
00:39:08Les amis,
00:39:09je ne vais pas...
00:39:09Non,
00:39:10on va voir ensemble
00:39:10de l'éducation.
00:39:12J'en suis désolé pour ceux
00:39:14qui nous écoutent,
00:39:15mais c'est qui...
00:39:16J'ai un trou.
00:39:17Le ministre de l'éducation.
00:39:22Anne, je ne t'ai.
00:39:24Tu es là ?
00:39:25Ah oui,
00:39:25alors honnêtement,
00:39:27honnêtement,
00:39:28je...
00:39:28Mon qui se pèle l'avait.
00:39:30Honnêtement,
00:39:30je la connais.
00:39:31Viens à ma place, non ?
00:39:33Ce serait largement
00:39:33meilleur que moi.
00:39:34Est-ce qu'on n'irait pas
00:39:35voir un petit peu
00:39:35son pédigré ?
00:39:37Si on a un petit peu
00:39:37le temps, là.
00:39:39Ah, mais si,
00:39:40mais c'est ces gosses.
00:39:41Ah, mais si,
00:39:41j'ai lu un papier.
00:39:42Il n'y a aucun
00:39:43de ces gosses
00:39:43qui n'a été...
00:39:45Aucun...
00:39:47Aucun des ministres
00:39:48de l'éducation nationale
00:39:49d'Emmanuel Macron
00:39:51a mis ses gamins
00:39:53à l'école publique.
00:39:55Et du coup,
00:39:55elle,
00:39:56elle a poursuivi
00:39:57cette magnifique chose.
00:40:01Bah oui,
00:40:01c'est quand même...
00:40:02Bah voilà,
00:40:02oui,
00:40:03c'est pour ça que je disais
00:40:04qu'on pouvait...
00:40:05On pouvait être
00:40:07légitimement inquiets
00:40:08avec cette nouvelle équipe
00:40:10où on a aussi
00:40:11des gens qui...
00:40:12Anti-IVG,
00:40:13des gens qui ont participé
00:40:14de près ou de loin
00:40:15à la manif pour tous,
00:40:17etc.
00:40:18Donc,
00:40:20là encore,
00:40:21finalement,
00:40:22qu'est-ce qui s'est passé
00:40:23avec les dernières élections ?
00:40:25Eh bien,
00:40:25il faut le dire,
00:40:26c'est quand même aussi
00:40:27une victoire...
00:40:29Oui,
00:40:30une victoire idéologique.
00:40:31Et ça avait été déjà avant
00:40:33avec la loi immigration
00:40:33où il y avait
00:40:34l'intention
00:40:34de la préférence nationale.
00:40:36À ce moment-là,
00:40:36ils avaient déjà gagné.
00:40:38Mais là,
00:40:38rappelons-nous
00:40:38ce qu'a dit Marine Le Pen
00:40:40quand a la nomination
00:40:41de Michel Barnier.
00:40:43le Premier ministre
00:40:44va être sous-surveillance.
00:40:45Sous-surveillance.
00:40:46C'est pas...
00:40:47Dire sous-surveillance,
00:40:48c'est pas dire
00:40:49on va être très attentif
00:40:50à ce qu'il fait,
00:40:52on va être très attentif
00:40:53à ses choix.
00:40:53Non,
00:40:53c'est sous-surveillance.
00:40:55C'est-à-dire qu'au moindre faux pas,
00:40:56hop,
00:40:58il dégage.
00:40:59On le fait dégager.
00:40:59C'est-à-dire qu'on vote
00:41:00une motion de censure.
00:41:01Non,
00:41:02mais c'est très sérieux.
00:41:04Mais ça me fait
00:41:05pouvoir mettre la pression.
00:41:06Déjà,
00:41:07déjà,
00:41:08la légitimité
00:41:09de Michel Barnier,
00:41:10elle est quand même
00:41:10très discutable.
00:41:13Michel Barnier
00:41:14est Premier ministre
00:41:15alors que la formation
00:41:16qu'il représente
00:41:17a obtenu 6% des voix.
00:41:19C'est quand même
00:41:20un cas de figure
00:41:21assez singulier.
00:41:23Mais en plus de ça,
00:41:25il est effectivement,
00:41:26j'irai pas jusqu'à dire
00:41:27otage,
00:41:28ce serait exagéré,
00:41:29mais il est sous-surveillance
00:41:31du Rassemblement National.
00:41:33Qui l'a prévenu ?
00:41:34Qui l'a dit ?
00:41:35Voilà.
00:41:35Et qui nous dit
00:41:35Anne Juntel
00:41:36aussi écrit un livre
00:41:37sur comment ne pas
00:41:38se faire emmerder
00:41:38par ses domestiques
00:41:40et ne pas trop les payer.
00:41:42Mais c'est vrai ça.
00:41:44Il me semble d'avoir vu
00:41:44un truc.
00:41:46Est-ce qu'il peut nous confirmer ça ?
00:41:49Je sais pas si c'était un forum
00:41:50ou si elle tenait une sorte...
00:41:51Non, je sais pas si c'était un livre
00:41:52ou si elle tenait une sorte de forum
00:41:53où elle mettait en contact
00:41:55les Français de Singapour.
00:41:57Très honnêtement,
00:41:57je ne suis pas du tout au courant
00:41:59de ça.
00:42:01J'aimerais bien en savoir plus.
00:42:02Tu pourrais créer un billet dessus ?
00:42:04Oui, ça me servirait.
00:42:05Ça me servirait sans doute
00:42:05pour un de mes billets.
00:42:06Pour un de ses billets.
00:42:08Bon.
00:42:09Du coup, là...
00:42:10On va passer sur un de tes billets.
00:42:12Sur ?
00:42:12Un de tes billets.
00:42:14On va regarder un de tes billets.
00:42:15Parce que du coup,
00:42:16ce qu'il y avait d'intérêt...
00:42:17Elle faisait des formations
00:42:18pour les personnes de la maison
00:42:19via un blog, je crois.
00:42:20Voilà, exactement.
00:42:21Exactement.
00:42:23Lorsqu'elle était expatriée...
00:42:24Ouais, il a juste...
00:42:25T'as le point de vue
00:42:26d'un professeur de philosophie ?
00:42:27Ok, ok.
00:42:29Les amis,
00:42:31on va enchaîner.
00:42:33Là, le truc,
00:42:33c'est qu'on a vu
00:42:34sur l'école du journalisme.
00:42:35Et du coup,
00:42:37où est-ce que ces étudiants,
00:42:38ils vont aller bosser ?
00:42:39Tout à l'heure,
00:42:39je vous ai présenté
00:42:40les offres d'emploi
00:42:41qu'il y avait sur le site.
00:42:42À savoir,
00:42:43beaucoup de Bolloré.
00:42:45Voilà, je crois que ça représentait 40%.
00:42:48Mais il y a aussi d'autres médias.
00:42:50Et là, ce qu'il y a d'intéressant,
00:42:51c'est que depuis...
00:42:52Ça fait que ça fait 2-3 mois, là,
00:42:53qu'il y a quand même pas mal de choses
00:42:55qui pullulent.
00:42:55Pas mal de médias
00:42:56qui pullulent un peu.
00:42:57Comme le JD News.
00:42:59JD News
00:43:01qui a eu son petit
00:43:04billet de Maurice Ulrich.
00:43:06Je vous invite à aller lire.
00:43:07Si tu peux mettre le lien dans la...
00:43:09Je peux le mettre, moi, ou pas ?
00:43:11Est-ce que je peux le mettre ?
00:43:14Est-ce que je peux le mettre ou pas ?
00:43:16Peut-être que je peux le mettre à temps.
00:43:20Contrôle V.
00:43:21Alors, les amis,
00:43:22tiens,
00:43:22si vous voulez voir le...
00:43:25Le billet de Maurice.
00:43:26Bon, c'est-ce que tu peux le présenter.
00:43:28JD News, s'il te plaît.
00:43:30Oui, alors, juste avant,
00:43:33je dois dire par appeler
00:43:34les journalistes formés déjà
00:43:36par l'Institut Libre du Journalisme.
00:43:41qui est financé également
00:43:42par Sterrin.
00:43:44Il est tenu par deux journalistes
00:43:46de Radio Notre-Dame.
00:43:47Et il accueille notamment
00:43:48Geoffroy Lejeune,
00:43:49qui était le directeur
00:43:51de Valeurs Actuelles
00:43:52et qui a rejoint
00:43:52le journal du dimanche
00:43:54comme directeur de la rédaction.
00:43:55Alors ça,
00:43:56le journal du dimanche,
00:43:57c'est un des piliers
00:43:58de l'empire du milliardaire
00:44:02catholique intégriste
00:44:05Vincent Bolloré.
00:44:06Breton.
00:44:06Voilà, breton,
00:44:07mais ça, breton, c'est le moins grave.
00:44:10C'est le moins grave
00:44:10de tous lesquels.
00:44:11c'est même une qualité
00:44:13des bretons.
00:44:13C'est pas mal.
00:44:15Je suis d'imagine normand,
00:44:16mais non, non,
00:44:17c'est très bien du tout,
00:44:17breton,
00:44:18que nos amis bretons
00:44:19ne prennent pas ombrage
00:44:20de ce que raconte Péa.
00:44:23Mais...
00:44:23J'adore la Bretagne.
00:44:25Et alors,
00:44:26le journal du dimanche,
00:44:27moi,
00:44:27je le compare
00:44:28à l'infanterie.
00:44:30C'est-à-dire,
00:44:30en gros,
00:44:30on manie des thèmes
00:44:32très, très à droite
00:44:33avec Pascal Praud,
00:44:35Sonia Mabrouk,
00:44:39j'en oublie,
00:44:41et le ministre de l'Une.
00:44:43C'est très à droite,
00:44:44mais ça reste populaire.
00:44:47C'est un peu à l'infanterie.
00:44:48On marche,
00:44:49on marche,
00:44:49on marche.
00:44:51La nouvelle création
00:44:52de Vincent Bolloré
00:44:53qui s'appelle
00:44:54le J.D. News,
00:44:55qui est aussi
00:44:55un hebdomadaire,
00:44:57je dirais,
00:44:57c'est plutôt la cavalerie.
00:44:58C'est-à-dire,
00:44:59on charge.
00:45:00On charge
00:45:01et on charge
00:45:03sans brocler.
00:45:04Alors,
00:45:05par exemple,
00:45:06si le tout premier numéro,
00:45:08c'était,
00:45:09voilà,
00:45:10vive la liberté d'expression,
00:45:12on réclame la liberté d'expression,
00:45:15mais le numéro
00:45:16qui est paru
00:45:17en début de semaine,
00:45:18de cette semaine,
00:45:19on va regarder
00:45:20ce numéro-là.
00:45:22Voilà,
00:45:22vive la liberté d'expression.
00:45:23On ne peut pas le mettre en grand...
00:45:24Donc, on rejoint un peu
00:45:25les thématiques
00:45:25dont on parlait,
00:45:26c'est-à-dire,
00:45:26pour eux,
00:45:26la liberté d'expression,
00:45:27c'est effectivement
00:45:28la liberté d'exposer librement
00:45:30des thèmes d'extrême droite,
00:45:32des thèses racistes,
00:45:33des thèses xénophobes,
00:45:34anti-féministes,
00:45:35anti-IVG,
00:45:36etc.
00:45:38Oui, parce que du coup,
00:45:39même dans le premier numéro,
00:45:42je n'arrive pas à le voir en grand,
00:45:43mais en gros,
00:45:44dans le premier numéro,
00:45:45je ne sais pas si on voit
00:45:45très bien à l'écran,
00:45:47vive la liberté d'expression,
00:45:48les plaidoyers
00:45:49de Daniel Rondeau,
00:45:53Daniel Rondeau,
00:45:54Alain Finkielkraut,
00:45:55Alain Finkielkraut,
00:45:56Pascal Praud,
00:45:58Michel Houellebecq,
00:45:59la team de fous,
00:46:01la liberté d'expression,
00:46:02la liberté d'expression,
00:46:03si je peux me permettre.
00:46:04Sur Alain Finkielkraut,
00:46:06je voudrais quand même
00:46:06dire une chose,
00:46:08c'est qu'il y a quelques années,
00:46:11j'avais travaillé un peu
00:46:12sur certaines questions
00:46:15philosophiques
00:46:15par rapport aux migrations,
00:46:17etc.
00:46:18Et Finkielkraut avait quand même
00:46:20cette expression
00:46:20pour qualifier les migrants,
00:46:22il les appelait
00:46:23la catégorie du hors-sol.
00:46:25La catégorie du hors-sol,
00:46:27c'est-à-dire qu'il visait
00:46:28tous les migrants.
00:46:29Alors,
00:46:30c'est ce que j'avais trouvé
00:46:31absolument sidérant,
00:46:32puisqu'il s'agit de gens
00:46:33qui sont chassés de chez eux
00:46:35par la faim
00:46:36ou par les guerres,
00:46:37etc.
00:46:38et qui rentreraient
00:46:39dans une catégorie
00:46:40du hors-sol.
00:46:40Mais c'est plus
00:46:42que du racisme ordinaire,
00:46:44ça.
00:46:44Je dirais,
00:46:45c'est du racisme ontologique,
00:46:48qui touche à l'être même,
00:46:50du racisme existentiel.
00:46:51On dénie à quelqu'un,
00:46:53et c'était les termes
00:46:53de Finkielkraut,
00:46:54le droit finalement
00:46:55d'appartenir à la catégorie,
00:46:57à l'humain en général,
00:46:58pour l'assigner
00:46:59à une catégorie d'être humain
00:47:01comme étant celle du hors-sol.
00:47:02Ça veut dire que
00:47:03si moi,
00:47:03j'ai mon carte d'identité français,
00:47:05je suis plus un humain
00:47:06que cette personne-là.
00:47:07Voilà,
00:47:07c'est ça que ça veut dire.
00:47:08D'accord.
00:47:08Voilà,
00:47:09c'est ce que ça veut dire.
00:47:09s'il veut la personne,
00:47:10je lui donne mon carte d'identité
00:47:11qui ne dérange pas
00:47:11de devenir un citoyen hors-sol.
00:47:14Oui,
00:47:14et alors,
00:47:15bon,
00:47:15ceux qui me connaissent
00:47:16pour penser que
00:47:17c'est une de mes obsessions,
00:47:19mais cette façon
00:47:20de présenter les choses,
00:47:23ça relève
00:47:24de la philosophie
00:47:25de Martin Heidegger
00:47:27qui était
00:47:28des grands philosophes allemands,
00:47:30mais nazis
00:47:31et antisémites
00:47:31et qui avait considéré
00:47:34qu'il y avait des gens
00:47:35qui étaient des gens,
00:47:38comment dirais-je,
00:47:39qui étaient authentiques,
00:47:41dont l'être était authentique
00:47:44et d'autres
00:47:45dont l'être était inauthentique
00:47:46et qu'il appelait
00:47:47des sujets sans monde.
00:47:49Des sujets sans monde,
00:47:50ça veut dire que ces gens-là,
00:47:51ils n'étaient au fond,
00:47:52ils n'étaient pas du monde.
00:47:54Et là,
00:47:54qui était du hors-sol
00:47:55dans la Finkelkraut,
00:47:56c'est la même chose.
00:47:56C'est précisément la même chose.
00:47:57Qu'il y a dans les chats
00:47:58qui demandent
00:47:58est-ce que ce n'est pas
00:47:59une contre-société
00:48:00qu'ils veulent faire à la fin ?
00:48:02Non,
00:48:03ce n'est pas vraiment
00:48:04une contre-société.
00:48:05Ce qu'ils veulent...
00:48:05C'est des chassés ?
00:48:06C'est des chassés ?
00:48:08Oui.
00:48:09Ils veulent rester ici ?
00:48:10Oui,
00:48:10et puis ce qu'ils veulent surtout,
00:48:11c'est établir
00:48:13toute la société
00:48:15dans leur vision à eux
00:48:16de la société.
00:48:17C'est ça qu'ils veulent.
00:48:18Voilà.
00:48:21Au bout du compte,
00:48:22c'est une vision totalitaire.
00:48:24Parce que dès lors
00:48:25qu'on nie à l'autre
00:48:28le droit d'exister,
00:48:30enfin l'autre en général,
00:48:31mais l'autre différent de soi
00:48:32ou l'autre qui est dans une autre culture,
00:48:37on est dans une vision totalitaire
00:48:39de l'histoire.
00:48:40Oui, c'est vrai.
00:48:43Donc là,
00:48:43on vous a présenté J.D. News.
00:48:45Tu as quelque chose à rajouter ?
00:48:46Oui, non,
00:48:46mais J.D. News, bien sûr.
00:48:48Ce que je voulais rajouter,
00:48:49c'était que...
00:48:50Donc on a ce numéro-là,
00:48:51« Vive la liberté d'expression ».
00:48:52Attends, on va le remonter.
00:48:53Et la liberté d'expression,
00:48:54ça s'est traduit
00:48:55dans le dernier numéro
00:48:56paru au début de la semaine
00:48:58par la une consacrée
00:49:01au président argentin,
00:49:03Ravier,
00:49:04je crois qu'on dit Ravier
00:49:04plutôt que Xavier,
00:49:05Ravier Milaï,
00:49:08celui qui,
00:49:08pendant sa campagne électorale,
00:49:10se présentait
00:49:10avec une tronçonneuse
00:49:11à la main
00:49:12pour indiquer
00:49:13qu'il allait faire
00:49:13des coupes radicales
00:49:15dans les services publics.
00:49:16Et il y a une page d'interview
00:49:18de Ravier Milaï
00:49:21dans J.D. News
00:49:22et avec le titre
00:49:24à la une
00:49:24qui nous dit
00:49:25« Les solutions
00:49:26de Ravier Milaï
00:49:28pour la France ».
00:49:29Alors maintenant,
00:49:30je...
00:49:30Personnellement,
00:49:31je n'en veux pas.
00:49:32Non, mais maintenant,
00:49:33l'autre information
00:49:34qui n'était pas
00:49:35dans le J.D. News,
00:49:36bien évidemment,
00:49:37c'était d'ailleurs
00:49:39dans les échos,
00:49:40c'est qu'en l'espace
00:49:41de 10 mois,
00:49:42le nombre de pauvres
00:49:43en Argentine
00:49:44a augmenté
00:49:45de 3,4 millions.
00:49:47C'est-à-dire qu'au moment
00:49:48de l'arrivée au pouvoir
00:49:49de Ravier Milaï,
00:49:50il y avait 41,7%
00:49:53de la population argentine
00:49:55sous le seuil de pauvreté.
00:49:56En 10 mois,
00:49:58ce pourcentage
00:49:59est passé à 52,9%.
00:50:01Alors merci
00:50:01pour les solutions
00:50:02de Ravier Milaï
00:50:03pour la France.
00:50:04Mais voilà...
00:50:05Voilà ce qu'est pour
00:50:06le J.D. News,
00:50:08la liberté d'expression.
00:50:09Voilà.
00:50:11Très intéressant.
00:50:12En tout cas,
00:50:13le J.D. News,
00:50:13les amis,
00:50:13si vous ne connaissiez pas,
00:50:15eh bien,
00:50:16n'allez pas voir.
00:50:17Non mais c'est...
00:50:18Vous ne renseignez pas.
00:50:19Là, on est fin.
00:50:20C'est pour ça
00:50:20que je parlais
00:50:21de la cavalerie
00:50:22Saint-Bonclair.
00:50:22C'est que là,
00:50:23on est face
00:50:24à un organisme,
00:50:26enfin,
00:50:26un instrument
00:50:27de guerre idéologique.
00:50:28Il y a quelqu'un
00:50:29qui nous demande,
00:50:29vous pensez
00:50:30que les fachos intelligents
00:50:31y croient vraiment ?
00:50:32Ce n'est pas juste
00:50:32une arnaque
00:50:33pour conserver
00:50:33l'ordre bourgeois ?
00:50:35Bonne question.
00:50:36Ma première réaction,
00:50:37c'est que c'est effectivement
00:50:38une très bonne question.
00:50:41Je crois qu'il y a les deux.
00:50:43Je crois que
00:50:43une part d'entre eux,
00:50:45intelligents ou pas,
00:50:46sont convaincus
00:50:47de ce qu'ils disent.
00:50:49Mais je pense aussi
00:50:50qu'ils instrumentalisent
00:50:51beaucoup,
00:50:52effectivement.
00:50:53Et d'ailleurs,
00:50:53c'est pour ça
00:50:54que c'est vraiment
00:50:55une bonne question
00:50:55parce qu'en réalité,
00:50:56avec ce qui vient
00:50:57de se passer,
00:50:58on s'aperçoit de quoi ?
00:50:59avec finalement,
00:51:01je dirais,
00:51:01la politique macronienne
00:51:03peut très bien
00:51:03s'accommoder
00:51:04d'une sorte
00:51:05de deal inavoué
00:51:06avec le Rassemblement national.
00:51:09Il faut se rappeler
00:51:09qu'Emmanuel Macron
00:51:12a refusé catégoriquement,
00:51:14d'une manière
00:51:14assez inélégante,
00:51:16de même
00:51:17de discuter simplement
00:51:18de placer
00:51:19Lucie Kastec
00:51:20pour le nouveau
00:51:21Front populaire
00:51:21à Matignon,
00:51:22mais qu'il avait accepté
00:51:24d'avance
00:51:24l'idée d'une cohabitation
00:51:26avec Jordan Bardella
00:51:27comme Premier ministre.
00:51:28Donc, finalement,
00:51:29la cohabitation
00:51:30avec le Rassemblement national,
00:51:33ça ne gêne aucunement
00:51:34la politique
00:51:35de Macron
00:51:36au service des plus riches,
00:51:37au service
00:51:38du grand capital.
00:51:39Ça, là-dessus,
00:51:39c'est clair.
00:51:41Et donc, là-dessus,
00:51:41effectivement,
00:51:42ils peuvent très bien passer
00:51:43ou entretenir,
00:51:45entretenir,
00:51:46je dirais,
00:51:48dans le peuple,
00:51:49on va dire,
00:51:50des réactions négatives,
00:51:53xénophobes, etc.
00:51:54Tant que ça ne dérange pas
00:51:55leurs affaires,
00:51:56au contraire,
00:51:56ça les arrange.
00:51:57Effectivement,
00:51:57c'est tout à fait juste.
00:51:59Tout à fait juste.
00:52:00Moi, ce que je voulais voir
00:52:01après,
00:52:02il y a aussi ce truc
00:52:03de l'ERN
00:52:05et aussi en lien
00:52:05avec les grands industriels,
00:52:07etc.
00:52:08Ça, ça existe aussi.
00:52:09Il y a le...
00:52:11Enfin, bref,
00:52:12passons à autre chose.
00:52:14Ce qu'on a pu,
00:52:15on a pu,
00:52:15on a pu beaucoup de temps,
00:52:16on n'a pas non plus
00:52:16déblatéré sur des milliards
00:52:18de choses.
00:52:19Les amis,
00:52:20moi, je voulais vous montrer
00:52:21une dernière petite chose.
00:52:22Frontières.
00:52:22tu ne sais pas ce que c'est
00:52:23toi, Maurice.
00:52:24Non, pas vraiment.
00:52:25Enfin, tu m'en as parlé
00:52:26tout à l'heure.
00:52:27Est-ce que tu connais
00:52:28le Livre Noir ?
00:52:30Le Livre Noir de quoi ?
00:52:32Le Livre Noir,
00:52:32c'était un...
00:52:33C'est un média.
00:52:34Le Livre Noir de quoi ?
00:52:35Non, je ne sais pas, non.
00:52:36En gros,
00:52:38Le Livre Noir a lancé
00:52:39un média
00:52:40qui s'appelle Frontières
00:52:41et qui se revendique
00:52:42comme étant...
00:52:43Le Mediapart de droite.
00:52:45Le Mediapart de droite.
00:52:46Je t'invite vraiment
00:52:47à regarder la vidéo
00:52:47et j'invite...
00:52:49Non, non,
00:52:50n'allez pas leur donner
00:52:51des vues,
00:52:51restez ici.
00:52:52Mais regardez bien
00:52:53et écoutez bien.
00:52:54C'est à mourir de rire.
00:53:00Ces dernières semaines,
00:53:02la presse militante de gauche
00:53:09a mené une offensive
00:53:11inédite contre la droite.
00:53:14D'abord avec une entreprise
00:53:16de diabolisation
00:53:17durant les élections législatives
00:53:19à base de prétendues enquêtes
00:53:21et révélations.
00:53:22Ensuite,
00:53:23par l'interdiction de fait
00:53:25de la première chaîne
00:53:26de la TNT,
00:53:28C8.
00:53:29Après des années de travail
00:53:30pour parvenir à bâtir
00:53:32un organe de presse
00:53:33d'investigation
00:53:34capable de rendre
00:53:36coup pour coup
00:53:37et de mettre fin
00:53:38à l'hégémonie
00:53:39de Mediapart,
00:53:40nous sommes prêts.
00:53:42frontières
00:53:42sera au rendez-vous.
00:53:44Il est toujours...
00:53:45Oui, c'est clair.
00:53:46D'ailleurs,
00:53:47on l'a bien vu
00:53:48avec Trump à la une.
00:53:50On va bien le projet.
00:53:51C'est effectivement
00:53:52développer au maximum
00:53:53les thèses
00:53:55de l'extrême droite.
00:53:57C'est pas le pire,
00:53:58selon moi.
00:53:58de venir en fait,
00:53:59on pourrait regarder ça
00:54:01sur 10 minutes
00:54:01et juste rigoler
00:54:01parce que c'est...
00:54:02Mais je sais même pas
00:54:03comment je peux les prononcer
00:54:04avec moi quand on dirait
00:54:04une parodie.
00:54:05de connaître leur réseau
00:54:06et d'enquêter
00:54:07sur leur méthode de financement.
00:54:08Non, moi, je pense que...
00:54:10Le Mediapart de droit
00:54:10se présente,
00:54:11ils sont bien propis
00:54:12contre les islamistes
00:54:13et les frais de gauche
00:54:14qui vont en jouer.
00:54:16Nous enquêterons sur eux.
00:54:17Nous avons laissé la gauche
00:54:18contre la France
00:54:20à la part de l'antisémitisme.
00:54:21Par exemple,
00:54:22sur cette question
00:54:22de l'islamisme et tout,
00:54:24de l'antisémitisme,
00:54:26ils ont quand même réussi
00:54:27ce tour de force
00:54:28alors que toute l'extrême droite
00:54:29depuis sa création
00:54:30a été, je dirais,
00:54:34construite
00:54:34pour partie autour
00:54:35de l'antisémitisme
00:54:36depuis, même depuis,
00:54:38même depuis l'affaire Dreyfus,
00:54:40depuis le début du XXe siècle.
00:54:42L'extrême droite
00:54:43s'est toujours construite
00:54:44avec l'antisémitisme.
00:54:46Ils ont réussi
00:54:46ce tour de force
00:54:47dans la dernière période
00:54:50à inverser complètement les choses.
00:54:51Ce serait maintenant
00:54:52la gauche qui serait antisémite
00:54:54alors qu'eux seraient
00:54:55de merveilleux amis
00:54:57des juifs, etc.,
00:54:58qui ne l'ont jamais été.
00:54:59Alors, premièrement,
00:55:00que la gauche soit antisémite,
00:55:01c'est faux.
00:55:02C'est peut-être ça
00:55:03la plus grande victoire
00:55:04de Marine Le Pen.
00:55:05Oui, certainement, oui.
00:55:06Et au point que des gens
00:55:08maintenant,
00:55:09pas seulement d'extrême droite,
00:55:11mais de droite,
00:55:12voire du centre,
00:55:13considèrent,
00:55:13et l'ont dit publiquement,
00:55:15que le principal danger
00:55:16pour la démocratie,
00:55:17ce n'était plus
00:55:18le Rassemblement National,
00:55:19c'était la gauche.
00:55:20Et le nouveau Front Populaire
00:55:22et particulièrement
00:55:23la France Insoumise
00:55:24qui, de ce point de vue-là,
00:55:25prend des coups
00:55:26qu'elle n'a pas mérités.
00:55:27Qu'elle n'a pas à prendre.
00:55:30Et donc,
00:55:30c'est quand même
00:55:31une inversion
00:55:32assez phénoménale.
00:55:34Et ça a la preuve
00:55:35quand même
00:55:35que quelque part,
00:55:36il y a une bataille idéologique
00:55:38qui est pour partie
00:55:40en train d'être gagnée
00:55:41par la droite
00:55:42et l'extrême droite.
00:55:43Et qu'est-ce qu'on en pense ?
00:55:45Même le fait
00:55:45de se revendiquer
00:55:47Mediapart de droite.
00:55:49C'est pas très bizarre,
00:55:51Mediapart de droite ?
00:55:52Oui, mais parce que
00:55:53la réputation de Mediapart
00:55:55est quand même
00:55:55très importante maintenant.
00:55:57Mais Mediapart,
00:55:57ça se tape aussi
00:55:58sur la gauche.
00:55:59Oui, mais justement,
00:56:01ils veulent jouer
00:56:02le parallèle.
00:56:03Mediapart est connu
00:56:04pour révéler
00:56:05un certain nombre de choses
00:56:06que nous aussi,
00:56:07d'ailleurs,
00:56:08on les a menés à révéler
00:56:10au journal.
00:56:11C'est un peu
00:56:12un de leurs créneaux
00:56:13connu.
00:56:14Et donc,
00:56:15ils disent
00:56:15« Ben oui,
00:56:15non,
00:56:16Mediapart de gauche,
00:56:17ben oui,
00:56:17mais nous,
00:56:18ça va être Mediapart de droite.
00:56:19Voilà.
00:56:19Et donc,
00:56:20nous aussi,
00:56:20on va révéler des choses.
00:56:21On va vous révéler
00:56:22comment la gauche
00:56:24soutient l'islamisme,
00:56:25etc. »
00:56:26Ou comment
00:56:26Blanchon n'a pas
00:56:27trié ses poubelles
00:56:28lundi matin.
00:56:29Oui, par exemple,
00:56:30ça aussi,
00:56:31oui, bien sûr.
00:56:32Oui, mais...
00:56:33Vous avez été bien aidé.
00:56:34Non, mais c'est vraiment,
00:56:36comment dire,
00:56:37avec des créations comme ça,
00:56:40avec le projet
00:56:41Périclès de ce terrain,
00:56:42etc.,
00:56:43on assiste vraiment
00:56:44depuis maintenant
00:56:46quelques années
00:56:46et ça s'est encore accéléré
00:56:48dans la dernière période
00:56:49avec, y compris
00:56:51ce qui s'est passé
00:56:51dans la séquence électorale,
00:56:53on est vraiment
00:56:54face à une offensive
00:56:56considérable
00:56:57des thématiques
00:56:58de l'extrême droite.
00:56:59C'est on en train
00:57:00de perdre ce combat.
00:57:01Parce que les termes sont...
00:57:02Alors...
00:57:02Parce que même
00:57:03quand on voit
00:57:03le service public
00:57:05utiliser le terme
00:57:06de...
00:57:06Léa Salamé
00:57:07utilise le terme
00:57:07de grand emplacement,
00:57:08etc.
00:57:09Il y a quand même
00:57:10des choses
00:57:10qui sont ancrées dans...
00:57:12Ça imprime.
00:57:12Ça imprime.
00:57:13Ça imprime.
00:57:14En même temps,
00:57:15nous n'oublions pas
00:57:16quand même
00:57:17que
00:57:18aux dernières élections,
00:57:20l'appel
00:57:21lancé
00:57:22par le nouveau
00:57:23Front Populaire
00:57:24à un rassemblement
00:57:26et au Front Républicain
00:57:27a fonctionné.
00:57:29Le Rassemblement National
00:57:30se voyait déjà
00:57:31sortir en tête,
00:57:33il voyait déjà
00:57:34garder la Première Ministre,
00:57:35ça, ça a échoué.
00:57:36Donc, c'est important.
00:57:39Ce qui est grave,
00:57:40c'est ce retournement
00:57:41qui fait que ce sont
00:57:42les battus
00:57:43qui sont les vainqueurs,
00:57:45au bout du compte.
00:57:46Et ça, c'est très grave.
00:57:47C'est-à-dire qu'il y a
00:57:48une véritable trahison
00:57:50démocratique
00:57:51dans la dernière séquence
00:57:52électorale.
00:57:53Est-ce qu'il y a...
00:57:54Et idéologique,
00:57:54parce qu'il y avait
00:57:54ce truc de Front Républicain.
00:57:56Démocratique et idéologique.
00:57:57Donc, c'est une forme
00:57:58de trahison.
00:58:00Alors, est-ce que
00:58:01tous les gens
00:58:03qui appartiennent...
00:58:04Comment ça fait ?
00:58:05Oui, phrase.
00:58:05Est-ce que tout le monde
00:58:06est d'accord
00:58:07avec ce tournant-là ?
00:58:09La gauche,
00:58:10bien évidemment non.
00:58:12Est-ce qu'une partie
00:58:13des gens
00:58:14qui ont voté
00:58:15pour le centre,
00:58:17pour les macronistes,
00:58:18etc.,
00:58:19sont d'accord avec ça ?
00:58:21Pas sûr.
00:58:24Le Rassemblement National,
00:58:25pour le moment,
00:58:26n'a pas réussi
00:58:27à l'emporter.
00:58:29Oui, pas tout.
00:58:29Mais justement,
00:58:30c'est ce qui rend
00:58:31d'autant plus problématique
00:58:32et inquiétant
00:58:33les projets de ce terrain,
00:58:35ces projets de formation
00:58:37de cadre,
00:58:38école de journalisme,
00:58:38financement d'associations
00:58:40réactionnaires et tout.
00:58:41C'est qu'effectivement,
00:58:42ils sont en train
00:58:43de se donner les moyens
00:58:44et ce terrain,
00:58:46en tant que milliardaire,
00:58:47grâce au Smartbox,
00:58:48en tant que milliardaire,
00:58:49leur donne des moyens
00:58:50de gagner cette bataille
00:58:52dans les années qui viennent.
00:58:54Et c'est là qu'on peut citer
00:58:55Gramsci.
00:58:56Alors, Gramsci,
00:58:58c'était le...
00:58:58Gramsci ?
00:58:59Gramsci, on dit Gramsci.
00:59:00Moi, je le prononce
00:59:00à la polonaise.
00:59:01Non, mais Gramsci,
00:59:01mais c'était italien.
00:59:03Marxiste italien,
00:59:04décédé en 1937,
00:59:05qui a passé la plupart
00:59:06de sa vie en prison.
00:59:07Gramsci était le secrétaire général
00:59:09du Parti communiste italien
00:59:10avant de...
00:59:12Lisez Gramsci,
00:59:13c'est extrêmement important.
00:59:14Et c'est vrai que c'est lui
00:59:16qui avait terrorisé
00:59:18cette idée de l'hégémonie culturelle
00:59:21en disant que le pouvoir
00:59:23ne pouvait se conquérir
00:59:26ou ne pouvait être élu
00:59:28et dirigé
00:59:29que si on avait conquis
00:59:31effectivement une forme
00:59:32d'hégémonie culturelle
00:59:33où les...
00:59:35Alors, c'est s'il est vrai
00:59:36que la droite et l'extrême droite
00:59:37ont repris à leur compte
00:59:39cette idée de Gramsci.
00:59:41Il y a quelqu'un qui nous disait
00:59:42après le famoso
00:59:42Gramsci de droite,
00:59:44ils osent dire
00:59:44Mediapart de droite.
00:59:45Quelqu'un avait dû dire
00:59:46que c'était Gramsci.
00:59:47Oui, il a raison,
00:59:48il a raison.
00:59:50Mais le problème,
00:59:51c'est que Gramsci,
00:59:52c'était pas du tout
00:59:52c'était pas du tout
00:59:54son projet
00:59:55de son prix,
00:59:56d'être repris
00:59:57par la droite
00:59:57et l'extrême droite.
00:59:59Gramsci est ce terrain,
01:00:00tu penses qu'ils auraient
01:00:00des copains ?
01:00:01Non, pas du tout.
01:00:03Non, pas du tout.
01:00:03Je pense pas.
01:00:04Voilà.
01:00:06Ok, bon.
01:00:08Est-ce que tu penses,
01:00:10Maurice,
01:00:12qu'on peut inverser la vapeur
01:00:14et que cette bataille culturelle...
01:00:17Si je ne le pensais pas,
01:00:19je ne le pensais pas.
01:00:21Parce qu'en vrai,
01:00:23les amis,
01:00:24c'est aussi pour ça
01:00:25qu'on est sur Twitch
01:00:25et c'est aussi pour ça
01:00:26qu'on vous parle.
01:00:28C'est parce que
01:00:28cette bataille culturelle
01:00:29elle doit être menée
01:00:29et c'est...
01:00:31Si eux,
01:00:31ils ont des soldats...
01:00:32Non, mais...
01:00:33Moi, Maurice,
01:00:33on est des soldats.
01:00:34On est des soldats de la guerre.
01:00:35Non.
01:00:36J'aime pas trop la...
01:00:37On est des...
01:00:38On est des...
01:00:38On est des...
01:00:39On participe.
01:00:40On est des journalistes...
01:00:41On n'a pas envie de perdre,
01:00:42en tout cas.
01:00:43Non, non, mais...
01:00:44C'est ça,
01:00:44on n'a pas envie de perdre.
01:00:45Non, mais...
01:00:45Ce qui est clair,
01:00:46c'est que moi,
01:00:47je ne pense pas que...
01:00:48Les batailles qu'on perd,
01:00:49ce sont celles qu'on ne mène pas.
01:00:51C'est vrai.
01:00:52Donc, moi,
01:00:53je pense qu'avec l'humanité,
01:00:55mais pas seulement,
01:00:56avec beaucoup de forces syndicales,
01:00:59associatives,
01:00:59avec toutes les forces de gauche,
01:01:01il y a évidemment
01:01:02tout un espace de reconquête,
01:01:05voire de victoire idéologique possible.
01:01:08Mais effectivement,
01:01:09on ne peut pas laisser
01:01:10aller les choses comme ça.
01:01:11Donc, ça veut dire qu'il faut...
01:01:13Il faut surtout,
01:01:15de mon point de vue,
01:01:15ne pas vouloir coller
01:01:17aux thèses de la droite
01:01:20ou d'extrême droite.
01:01:21Par coller,
01:01:21tu veux dire par répondre ?
01:01:22Non, non,
01:01:23par se dire,
01:01:24bon, bah oui,
01:01:25peut-être qu'on pourrait parler
01:01:26un petit peu comme eux,
01:01:27etc.
01:01:28Moi, je pense qu'il faut prendre
01:01:29de manière totalement résolue,
01:01:31et je crois que c'est ce qu'on fait à l'UMA,
01:01:33un parti pris, je dirais,
01:01:34d'un humanisme en acte,
01:01:37d'un humanisme volontaire,
01:01:40justement,
01:01:41pour dénoncer
01:01:41toutes les thèses réactionnaires,
01:01:43toutes les thèses d'enfermement,
01:01:44toutes les thèses
01:01:45qui veulent nous renvoyer
01:01:46à des racines chrétiennes
01:01:47ou à des Français de souche,
01:01:49etc.,
01:01:49pour dire que le monde est pluriel,
01:01:51que oui,
01:01:52bien sûr,
01:01:52on aime notre pays,
01:01:54moi, j'adore,
01:01:54à la France,
01:01:55d'ailleurs,
01:01:56je n'en sors pas,
01:01:57ou presque,
01:01:58je trouve que c'est un pays
01:01:59de fantaisie.
01:02:00Il est nain à Cherbourg,
01:02:01il a vécu à Grenoble,
01:02:02maintenant il est à Paris.
01:02:03Non, mais je pense,
01:02:05bon, moi,
01:02:05je pense que la France,
01:02:07moi aussi,
01:02:07je pense que la France
01:02:08a une histoire extraordinaire,
01:02:11etc.,
01:02:11donc la question n'est pas là,
01:02:13mais la question c'est,
01:02:15est-ce que,
01:02:15oui ou non,
01:02:16nous sommes des citoyens du monde,
01:02:17ou est-ce qu'on est des citoyens
01:02:19d'une espèce de petit précaré
01:02:20sur lequel on va s'enfermer
01:02:21en criant,
01:02:22on est chez nous,
01:02:23on est chez nous,
01:02:23on est chez nous,
01:02:25et d'ailleurs,
01:02:26en étant chez nous,
01:02:27mais en étant en même temps,
01:02:30inconscient du fait
01:02:30qu'on est complètement
01:02:31sous la coupe
01:02:32des grandes multinationales,
01:02:34des gars-femmes,
01:02:35etc.,
01:02:36donc on est chez nous,
01:02:37oui,
01:02:37sauf que quand on nous voit,
01:02:40Quelqu'un qui nous dit,
01:02:41pendant l'isolative,
01:02:42il y a des vidéastes
01:02:43et streamers
01:02:44qui ont fait le taf,
01:02:45il y a moyen de répondre
01:02:46sur le terrain
01:02:47pour la bataille culturelle,
01:02:48etc.
01:02:49Il y a aussi
01:02:50le front des médias,
01:02:51c'est aussi pour ça
01:02:52qu'on avait invité
01:02:52le village des médias,
01:02:53la fête de l'humanité.
01:02:54Non, mais alors,
01:02:55je vois là aussi...
01:02:57J'hésite pas à dire
01:02:58à répondre.
01:02:58Le souci,
01:02:59c'est que tous les médias
01:03:00appartiennent aux riches
01:03:01et le service public
01:03:02est à la saute du pouvoir.
01:03:03Ça aussi, c'est vrai.
01:03:05Les médias,
01:03:05alors l'humanité
01:03:06est indépendante
01:03:07des puissances financières,
01:03:08comme l'avait voulu Jaurès.
01:03:09Il faut le rappeler
01:03:11parce qu'il y a eu
01:03:12des rumeurs
01:03:13à certaines périodes
01:03:14comme pourquoi
01:03:14on était financée
01:03:15par un tel ou non.
01:03:16L'humanité est indépendante
01:03:17des puissances financières,
01:03:18ce pourquoi d'ailleurs
01:03:19on est toujours,
01:03:21je dirais,
01:03:21sur l'accord de rêve
01:03:22en ce qui concerne
01:03:23les finances des journaux.
01:03:24C'est pour ça qu'il faut
01:03:24venir à la fête de l'human
01:03:25sinon on peut faire
01:03:26très rapidement.
01:03:28On fait appel
01:03:28pratiquement en permanence
01:03:29à la souscription,
01:03:31à l'aide des lecteurs.
01:03:32Les amis,
01:03:32d'ailleurs,
01:03:33n'oubliez pas de vous abonner
01:03:34à l'humanité,
01:03:35n'oubliez pas de faire des dons
01:03:36si jamais vous avez les moyens,
01:03:37c'est extrêmement important.
01:03:38Simplement,
01:03:39et sans doute
01:03:39on aura l'occasion
01:03:40d'y revenir
01:03:40dans d'autres émissions,
01:03:41mais le panorama
01:03:42de la presse française,
01:03:43c'est Bolloré,
01:03:44donc on a Bolloré
01:03:45avec le JDD,
01:03:47mais aussi Canal+,
01:03:48etc.
01:03:49On a Bernard Arnault
01:03:51avec les échos,
01:03:53le Parisien
01:03:54et maintenant Paris Match.
01:03:55Alors,
01:03:55il y a un truc intéressant
01:03:56sur Bernard Arnault,
01:03:58c'est qu'en réalité,
01:03:59les échos,
01:04:00moi que je lis souvent
01:04:02parce que ça me donne
01:04:03souvent des idées
01:04:04pour écrire mon biais,
01:04:06parce qu'il y a
01:04:07beaucoup de choses
01:04:07à apprendre,
01:04:08en négatif,
01:04:09voire parfois en positif.
01:04:11Pourquoi ?
01:04:11Parce que les échos,
01:04:12comme il s'adresse
01:04:13à des lecteurs aisés
01:04:16qui souvent ont eux-mêmes
01:04:18un capital
01:04:18des actions
01:04:20touchées dividendes,
01:04:21ils disent la vérité.
01:04:22Si le CAC 40
01:04:23fait des profits énormes,
01:04:24les échos le disent.
01:04:26OK.
01:04:26Si les dividendes
01:04:28augmentent ce qui a été
01:04:28le cas dans la dernière partie,
01:04:30les échos le disent.
01:04:31Donc,
01:04:31c'est clair,
01:04:32c'est cash,
01:04:34parce que leurs lecteurs
01:04:35sont d'accord,
01:04:36ça ne les gêne pas.
01:04:37En revanche,
01:04:37l'autre quotidien
01:04:39de Bernard Arnault,
01:04:40c'est le Parisien.
01:04:42Et le Parisien,
01:04:43lui,
01:04:43il va vous expliquer
01:04:46comment on peut arriver
01:04:47à économiser de l'argent
01:04:49quand on ne gagne rien.
01:04:53Comment économiser
01:04:54quand on n'a pas un sou ?
01:04:55Comment faire de bons repas
01:04:56avec deux balles par jour ?
01:04:58Voilà,
01:04:58ça,
01:04:58c'est le Parisien.
01:04:59Donc,
01:05:00en fait,
01:05:00vous voyez bien,
01:05:00tu vois bien,
01:05:02le double ancrage,
01:05:05le double discours
01:05:06de LVMH
01:05:07chez le groupe de Bernard Arnault.
01:05:09Un pied populiste
01:05:11et un pied pour
01:05:13les CSP+,
01:05:14comme on dit.
01:05:16C'est terrible.
01:05:17Parce que nous,
01:05:18du coup,
01:05:18on a les deux pieds
01:05:20dans la dégouche populaire.
01:05:22Alors,
01:05:22on va voir ce qui va se passer.
01:05:24On n'a pas le pied
01:05:24dans mes riffs.
01:05:25Alors,
01:05:25je termine d'ailleurs
01:05:26sur les milliardaires.
01:05:27Donc,
01:05:27Bolloré,
01:05:28Arnault,
01:05:29Rodolphe Saadé,
01:05:30le PDG du groupe
01:05:32GMA-CGM.
01:05:33Je rappelle que
01:05:34de 2021 à 2022,
01:05:38la fortune personnelle
01:05:39de Rodolphe Saadé
01:05:40était passée
01:05:41de 6 milliards
01:05:41à 36 milliards
01:05:42en un an.
01:05:43Rodolphe Saadé,
01:05:44patron de GMA-CGM
01:05:46qui est une compagnie
01:05:47de transport maritime,
01:05:48de frais maritime
01:05:48à Marseille.
01:05:50Très proche
01:05:51d'Emmanuel Macron.
01:05:53Et maintenant,
01:05:53il a RMC.
01:05:54Voilà.
01:05:55Et Rodolphe Saadé,
01:05:56et puis,
01:05:57Rodolphe Saadé,
01:05:58c'est aussi la tribune.
01:05:59Voilà,
01:06:00la tribune dimanche.
01:06:01Et en permanence,
01:06:03maintenant,
01:06:04il accroît son pouvoir
01:06:05sur la presse.
01:06:06Donc,
01:06:07c'est quand même étrange
01:06:08pourquoi ces milliardaires
01:06:10investissent autant
01:06:11dans les journaux.
01:06:12Parce qu'ils ne gagnent pas d'argent,
01:06:13il ne faut pas s'accorder l'histoire.
01:06:14Et ils ne gagnent pas d'argent
01:06:15avec les journaux.
01:06:16Donc,
01:06:16ils le font pour d'autres raisons.
01:06:17Et les seules raisons
01:06:18pour lesquelles ils le font,
01:06:19elles sont purement idéologiques.
01:06:20Il s'agit de contrôler l'opinion.
01:06:22Voilà.
01:06:24Bon,
01:06:24les amis,
01:06:25on va prendre
01:06:25quelques petites questions
01:06:26avant de se laisser.
01:06:27Marie s'est fatigué.
01:06:29C'est bon.
01:06:29C'est bon.
01:06:30On peut prendre
01:06:312-3 petites questions,
01:06:32ça te dit ?
01:06:33Répondre.
01:06:33Oui,
01:06:33on peut.
01:06:36Là où les médias
01:06:37extrêmes droits
01:06:37sont en combat,
01:06:38c'est aussi le rapport
01:06:38à la vérité
01:06:39sans cesse
01:06:39dans une discussion
01:06:40du comptoir.
01:06:41Ça a laissé
01:06:42une future chaîne TNT.
01:06:44C'est vrai aussi.
01:06:48Pour vous,
01:06:48je crois,
01:06:50oui,
01:06:50oui,
01:06:50oui.
01:06:51On va terminer par ça
01:06:52et on parlera vite fait
01:06:54de la bataille culturelle
01:06:54pour conclure.
01:06:55Et ensuite,
01:06:56on va vous laisser,
01:06:57on se retrouvera lundi.
01:06:58Pour vous,
01:06:59quelle est la crédibilité
01:07:00des forces de gauche
01:07:01après l'échec
01:07:01de la lutte
01:07:02contre la réforme
01:07:03des retraites ?
01:07:03C'est un peu en propos ?
01:07:06Oui et non,
01:07:06parce que
01:07:10je crois que c'est un des gros problèmes
01:07:11des derniers mois,
01:07:12ça va dans la dernière période.
01:07:16comment dire ?
01:07:17Comment dire ?
01:07:18Il y a un doute
01:07:19dans l'opinion,
01:07:20y compris dans l'opinion de gauche.
01:07:21Même si
01:07:23il y a eu le résultat
01:07:24qui était inespéré
01:07:25quand même aux législatives,
01:07:27c'est qu'effectivement,
01:07:29après des mois de lutte
01:07:30contre la réforme des retraites,
01:07:31des manifestations énormes
01:07:33qui ont été minimisées
01:07:35dans les médias,
01:07:36mais moi,
01:07:36j'ai vu des manifestations
01:07:37à Paris régulièrement,
01:07:38j'ai allé à chaque fois
01:07:40faire un tour pour voir,
01:07:41c'était des manifestations
01:07:43considérables.
01:07:45Et après ça,
01:07:46rien.
01:07:46Le pouvoir n'en tient pas compte,
01:07:48le pouvoir continue
01:07:49à gouverner
01:07:49à coup de 49-3
01:07:50et donc il ne se passe rien.
01:07:52Et donc,
01:07:52il y a eu sans doute
01:07:53dans une part de l'opinion
01:07:54l'idée que,
01:07:55oui d'accord,
01:07:56bon, il y a eu une bataille,
01:07:57mais finalement,
01:07:57ça n'a servi à rien.
01:07:59Donc,
01:07:59ce sentiment
01:08:01que la lutte
01:08:02ne sert à rien
01:08:03ou dans ce cas-là
01:08:04que la lutte
01:08:05n'avait servi à rien
01:08:06alors que,
01:08:06je le rappelle,
01:08:07plus de 70%
01:08:08voire 80%
01:08:09des Françaises
01:08:10et Français
01:08:10étaient opposés
01:08:11à cette réforme
01:08:12des retraites.
01:08:13Mais la lutte,
01:08:14on fait le constat
01:08:15que malgré
01:08:15l'unité syndicale,
01:08:17malgré ses manifestations,
01:08:18malgré deux mois
01:08:19dans l'action,
01:08:21eh bien,
01:08:21le pouvoir
01:08:21n'en a pas tenu compte.
01:08:23D'où,
01:08:23effectivement,
01:08:24je pense,
01:08:24moi,
01:08:24chez beaucoup de gens,
01:08:26peut-être,
01:08:27un sentiment
01:08:28de...
01:08:28Un sentiment
01:08:29très...
01:08:29Un sentiment
01:08:30très éduit.
01:08:31qu'à Frise ?
01:08:32Un sentiment
01:08:33de frustration,
01:08:35l'idée que,
01:08:37finalement,
01:08:37l'action,
01:08:39c'est inutile
01:08:40et la frustration,
01:08:41elle est très mauvaise conseillère.
01:08:44La frustration
01:08:45et colère,
01:08:45c'est très mauvais conseillers,
01:08:47ce sont les mauvaises conseillères
01:08:48et je crois
01:08:50que ça joue aussi
01:08:51sur la réception,
01:08:53dans l'opinion,
01:08:53des thèses
01:08:54du Rassemblement National.
01:08:55Les gens présentent
01:08:56juste avis
01:08:56d'abandonner,
01:08:57ça lui...
01:08:58c'est ça,
01:08:58mais...
01:08:59Désolé de baisser les bras
01:09:00et puis de s'en remettre,
01:09:02finalement,
01:09:02à ce qui paraît
01:09:03le plus facile,
01:09:04le plus évident,
01:09:06c'est de la faute
01:09:08du voisin,
01:09:09c'est de la faute
01:09:09de celui-là,
01:09:10etc.
01:09:12Ok.
01:09:15Bon,
01:09:16la bataille culturelle,
01:09:17les amis,
01:09:18n'est pas terminée.
01:09:19On va continuer
01:09:21à la mener.
01:09:22Là,
01:09:22pour l'instant,
01:09:23nous,
01:09:23du coup,
01:09:23vous avez juste le son,
01:09:26si...
01:09:27ok,
01:09:27ok.
01:09:28Bon,
01:09:28j'espère qu'on ne vous a pas
01:09:29trop manqué.
01:09:31Parce que là,
01:09:31du coup,
01:09:32ça fait cinq minutes
01:09:32qu'ils entendent que notre voix
01:09:33en me donnant un podcast.
01:09:34D'accord.
01:09:34Bon,
01:09:35les amis,
01:09:36c'est fini pour aujourd'hui.
01:09:38J'espère que vous avez
01:09:39apprécié ce format.
01:09:41Prenez tous soin de vous.
01:09:44C'est extrêmement intéressant.
01:09:45La bataille culturelle,
01:09:46c'est quelque chose
01:09:47qu'on doit continuer à mener.
01:09:47Nous,
01:09:48on la mène au journal.
01:09:49Il faut aussi l'amener
01:09:50chez vous,
01:09:51avec vos amis,
01:09:52à votre travail,
01:09:52etc.
01:09:53C'est beaucoup de dialogues,
01:09:55beaucoup de discussions,
01:09:56beaucoup d'échanges.
01:09:57Et peut-être qu'on gagnera,
01:10:00parce qu'en vrai,
01:10:01on en a besoin.
01:10:02On ne fait pas ça pour nous,
01:10:03on fait ça surtout pour les autres.
01:10:05Est-ce que tu as un petit message
01:10:06de fin, Bruce ?
01:10:07Non,
01:10:08je veux dire,
01:10:10continuons à réfléchir ensemble,
01:10:12à discuter,
01:10:13à agir ensemble,
01:10:14parce que oui,
01:10:16il y a quand même de l'espace.
01:10:18Comme je l'ai dit tout à l'heure,
01:10:20les batailles qu'on perd,
01:10:22c'est d'abord celles
01:10:22qu'on ne mène pas.
01:10:23C'est vrai.
01:10:24Les amis,
01:10:24je vous laisse.
01:10:25On va règle Hugo au perchoir.
01:10:27Moi,
01:10:28je vous laisse là.
01:10:29On se retrouve lundi
01:10:30pour une émission spéciale
01:10:31sur le 7 octobre.
01:10:32Les amis,
01:10:32moi,
01:10:33je vous laisse.
01:10:33Prenez soin de vous.
01:10:35A la prochaine.
01:10:36Ciao, ciao.