00:00Les faits divers sont-ils d'extrême droite ?
00:02Non, je ne suis pas au courant de ça.
00:04Les meurtres de Lola et de Philippine, celui de Thomas à Crépole,
00:08ont été instrumentalisés en boucle pendant des semaines par les médias de la fachosphère.
00:12L'extrême droite les adore, surtout lorsqu'ils permettent de désigner un coupable,
00:16toujours le même,
00:17C'est toujours les mêmes !
00:18une personne issue de l'immigration ou des quartiers populaires.
00:21Ça, c'est une phrase forte.
00:22A contrario, lorsqu'elles en sont victimes, par exemple le meurtre de Naël...
00:25Toutes les morts ne se valent pas.
00:27La mort d'un Naël, par exemple, ne vaut pas celle d'un homme parfaitement irréprogé.
00:33Ou celui d'Abou Bakar sissé dans une mosquée ?
00:36C'est un clandestin, me semble-t-il.
00:37Les personnes racisées sont généralement diabolisées par ces médias.
00:41Le fait divers, hier comme aujourd'hui, est un indicateur très fort de la ligne éditoriale d'un média,
00:46selon la manière dont il est traité.
00:47Mais sur CNews ou BFMTV, les délires en plateau n'ont plus rien de journalistique.
00:52Pourtant, le fait divers est un genre noble qui existe depuis les débuts de l'histoire de la presse.
00:56Un genre qui nous touche parce que ces histoires nous renvoient à nos propres peurs.
01:00Il parle avant tout de drames, d'histoires singulières et douloureuses,
01:03qui méritent de la pudeur, de la retenue et de l'humanité dans le traitement.
01:07L'extrême droite choisit de monter en épingle l'effet tragique au mépris des victimes et de leur famille.
01:13Elle en tait volontairement beaucoup d'autres.
01:15Comme les féminicides, par exemple,
01:16parce qu'ils n'entrent pas dans leur vision rétrograde et raciste de la société.
01:20À titre personnel, moi je n'ai aucune idéologie.