00:00Des projets pour des voitures électriques, on se positionne, on propose des choses
00:03et ils ne veulent même pas entendre parler de fabrication en France, sur certaines pièces.
00:09C'est la mort de l'industrie automobile, petit à petit.
00:11La crise, c'est la solution, c'est nous !
00:22Comme disait M. Ruffin, il faut une volonté forte des politiques.
00:25Et aujourd'hui, on entend parler de l'automobile dans l'hémicycle ?
00:30Pas trop, je pense.
00:31Les délocalisations, ils n'en parlent pas énormément.
00:34C'est passé un petit peu à l'as, tout ça.
00:36On n'en entend pas trop parler, à part des grands coups comme Emma France.
00:41Ça fait 25 ans que je travaille dans l'automobile.
00:45Ouais, c'est compliqué.
00:47Quand j'étais embauché, on était à peu près 500 en 2000.
00:52Aujourd'hui, on est en 2024.
00:53En 2024, on est en 169.
00:55Je ne vais pas laisser Carlos Stavaris continuer à faire cette société pour des décennies.
01:01C'est la façon dont nous devons...
01:03La relocalisation de la petite voiture électrique.
01:06Et donc, il s'agirait d'avoir une stratégie là-dessus.
01:08Avec des mécanismes de protection, tant qu'on laisse les frontières ouvertes,
01:13ce que ne font pas les États-Unis, il est évident qu'on va continuer.
01:18Les 10 premières voitures vendues en France sont des voitures françaises,
01:22mais 8 sur 10 ne sont pas produites en France.
01:24Donc, si jamais on n'a pas du protectionnisme, des quotas d'importation,
01:27des taxes frontières, des bannières douanières,
01:29des mécanismes de régulation du marché mondial, on ne s'en sortira pas.
01:33Hier, Emma France.
01:35Aujourd'hui, ce sont Valeo, Novarez, et demain, Tenco, Valeurs et Stock.
01:40Et j'en oublie.
01:40Maintenant, malheureusement, pour Emma France, c'est fini.
01:44Nous, on veut montrer qu'on est l'exemple et qu'on ne lâchera rien.
01:47Et qu'on soutient tous nos collègues de la filière automobile.
01:51Aujourd'hui, il n'y a aucune chose qui a été faite pour nous, les salariés Emma France.
01:55Pas de reclassement et pas d'accompagnement.
01:57Pour moi, c'est l'union.
01:58C'est l'union de tous les travailleurs.
02:01Parce que c'est ça qui va faire qu'on va faire plier le patronat.
02:09En tant que parlementaire, il faut maintenant critériser, conditionner les aides publiques qui sont données.
02:16Moi, je viens de la Seine-Saint-Denis, l'Emma France, Imperial Wills, et Valeo, et tant d'autres.
02:22Et c'est des entreprises qui ont touché beaucoup, beaucoup d'argent public à un moment donné.
02:27Soit en crédit d'impôt recherche, soit en CICE, soit en exonération de cotisation.
02:33Donc, maintenant, il faut dire stop.
02:34Hop, nous conditionnons en termes de maintien d'emploi.
02:38Et si ce n'est pas fait, alors il faudra aller au remboursement et il faudra sanctionner.
02:47Et nous sommes ici pour interpeller le gouvernement.
02:51Car ça tombe bien, le ministre de l'Industrie, M. Ferranchi, est justement aujourd'hui au salon de l'OTO.
02:58Mais visiblement, il préfère saluer les patrons que de venir s'adresser aux ouvriers en lutte.
03:07Oui, vous avez des responsabilités écrasantes.
03:11L'État est actionnaire de Renault comme de Stellantis.
03:14L'État multiplie les aides publiques, près de 6 milliards entre 2020 et 2022 par exemple.
03:19L'État solvabilise le marché avec ses primes à la casse et à l'achat.
03:23Le projet CGT est cintre.
03:25Un petit véhicule électrique économique intégralement fabriqué en France qui pourrait être vendu autour de 15 000 euros.
03:32Pourquoi ce que Nissan fait au Japon serait impossible en France ?
03:43Avant tout, on croit que nous sommes dans le même combat.
03:46Donc le combat de nos camarades de la CGT, c'est le même combat que nous sommes en train d
03:50'amener en Italie.
03:51Il faut savoir que demain en Italie, il y aura une grève unitaire.
03:55Ça veut dire que toutes les trois organisations italiennes ont appelé à la grève dans le secteur automobile.
04:00Nous sommes face à des multinationaux qui décident d'acheter avec le PDG qui se trouve, je ne sais pas
04:09où.
04:09Ils décident pour tout le monde.
04:11Et nous, on se trouve, si on amène un combat qui est seulement national, à gérer les effets de ces
04:18choix.
04:18Mais nous avons besoin d'avoir un autre plan ensemble, partagé, un combat unitaire pour construire un différent avenir pour
04:27le travail de l'automobile et de l'industrie en Europe.