00:00Nous sommes très inquiets par l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis,
00:03par cette internationale d'extrême droite qui est en train de se mettre en place.
00:07Si la France et l'Europe veulent se faire respecter,
00:10il faut que nous ayons les moyens de nos ambitions et que nous soyons une puissance industrielle.
00:16Afin de défendre l'emploi dans l'industrie,
00:18plusieurs centaines de salariés d'Arkema, Vancorex, mais aussi Michelin, Auchan,
00:22les Fonderies de Bretagne se sont mobilisés face au ministère des Finances à l'appel de la CGT.
00:27De notre selle, on produit les éponges de zirconium pour le refroidissement des réacteurs nucléaires en France,
00:33on produit le carburant de la fusée Ariane et le carburant des missiles de défense français,
00:40on produit un fluide qui sert dans les transformateurs électriques
00:44et dont on est le seul producteur en Europe, le concurrent il est en Corée.
00:50Donc c'est des choses dont on a forcément besoin en France,
00:53donc c'est des secteurs sur lesquels nous on pense qu'on devrait avoir une souveraineté.
00:56Et c'est pour ça que Vancorex devrait être nationalisé,
01:00pas simplement pour sauver les 450 emplois de Vancorex et les emplois induits derrière,
01:05mais surtout parce qu'en fait on en a besoin.
01:07Nous sommes ici pour forcer le gouvernement et le patronat à sortir du déni
01:12et à regarder en face la situation.
01:15Il n'y a pas de réindustrialisation.
01:19Descendez de vos tours d'ivoire, sortez des éléments de langage de vos communicants.
01:26Tous les experts partagent le constat de la CGT.
01:29Nous sommes au début d'un tsunami de désindustrialisation.
01:34L'exemple de ce que vivent les fonderies de Bretagne aujourd'hui,
01:38avec Renault qui pratique ce qu'il pratique depuis des années,
01:43après avoir vampirisé la plupart des sous-traitants demandant des baisses de prix,
01:48aujourd'hui délocalise sous prétexte de l'électrification des véhicules,
01:51alors que Renault a été aidé à hauteur de 5 milliards d'euros,
01:55comment l'État pèse et impose, ne demande pas, impose à Renault,
01:59par exemple, de faire en sorte que les fonderies de Bretagne puissent avoir des volumes de production
02:05qui leur permettent de travailler à demain et à la transition.
02:10L'État doit peser, sauf que, bien évidemment, si on est là,
02:14c'est qu'on a énormément de doutes sur le fait qu'ils en aient la volonté.
02:19Jamais les entreprises n'ont touché autant d'aides qu'aujourd'hui.
02:23Je rappelle les chiffres, 200 milliards chaque année, sans condition ni contrepartie.
02:29200 milliards, c'est colossal.
02:32C'est un tiers du budget de l'État.
02:35Jamais les entreprises, les grandes notamment, n'ont payé aussi peu d'impôts dans notre pays.
02:41Ce que nous attendons aujourd'hui, notamment, c'est des mesures urgentes et concrètes
02:46pour arrêter cette saignée dans l'emploi industriel,
02:49c'est-à-dire un moratoire sur les PSE que nous avons recensés.
02:53Entre 200 000 et 300 000 emplois industriels sont menacés aujourd'hui dans le pays.
02:57Un exemple, sur cette chaîne d'alimentation de l'industrie,
03:02Vancorex, Vancorex qui ferme.
03:04Derrière, il y aura tout un effet domino sur Ackermas, sur Framatome Jarry, Thalès Espace, etc.
03:09Donc, c'est essentiel de maintenir l'existant
03:11pour aussi maintenir d'autres industries qui ne sont pas forcément menacées
03:15et revitaliser à terme le tissu industriel.
03:19Alors, pour les Vancorex, les camarades !
03:23Quand on est un militant de la CGT, on se doit de lutter jusqu'au bout.
03:29Alors, les camarades, je vous demande de faire de bruit pour nos camarades de Vancorex.