00:00Si le PC les cassent aujourd'hui, ça peut rediscuter.
00:04Parce que moyenne d'âge de 50 ans,
00:06je pense que si on cherche le boulot aujourd'hui, on ne le trouvera pas.
00:21La moyenne d'âge chez nous, c'est 50 ans.
00:23On n'est pas des casseurs de trucs,
00:27on est des gens qui travaillent.
00:29On est là pour maintenir notre métier, savoir faire français.
00:34C'est ça qu'on est en train de perdre aujourd'hui.
00:36Notre production va en Turquie.
00:39Et quatre coins du monde, ça fait mal.
00:43Ça nous fait mal au cœur.
00:45Aujourd'hui, CLN et Stylentis, ils ont proposé 15 000 euros.
01:01Il y a 84 salariés qui ont signé cet accord.
01:04À condition de ne pas attaquer ni Stylentis, ni CLN, ni l'équidateur lui-même.
01:09Pour moi, c'est une insulte les 15 000 euros.
01:1230 ans et 40 ans de travail chez AmaFrance.
01:22Ça entraîne déjà une conséquence importante pour les salariés.
01:26C'est que ça ouvre droit à six mois de salaire.
01:29C'est déjà une conséquence importante.
01:31Ça remet les choses en question.
01:33Ça remet les choses en question de manière plus large.
01:36Quand on sait ce qu'est le groupe Stylentis,
01:39ce qu'est le groupe CLN,
01:41on peut se poser la question de savoir si cette entreprise devait être liquidée.
01:53On croyait au début, redressement.
01:55En fait, c'est liquidation.
01:58On était sous le choc.
02:00On était tous choqués.
02:02Normalement, ça se prépare, un truc comme ça.
02:04Mais là, c'était du jour au lendemain.
02:07Donc là, tout le monde est dégoûté.
02:09Tout le monde est triste.
02:11Il y en a, ils ne vivent pas bien la situation.
02:15On s'organise comme on peut maintenant.
02:18Depuis le 16 avril, ça fait plus de 160 jours qu'on est sur le piqué de grève.
02:25Et qu'on ne lâchera pas d'ailleurs.
02:27Tant qu'on n'aura pas obtenu gain de cause.
02:37On a réussi à les bloquer, à les faire partir.
02:39Ils sont revenus à deux reprises.
02:41Toujours pour les mêmes raisons.
02:43Et jusqu'à maintenant, on ne lâche rien.
02:44On est déterminés.
02:45On va aller au bout.
02:46On ne les laissera rien prendre.
02:47C'est à nous les machines aujourd'hui.
02:49Et tant qu'il n'y a pas d'accord,
02:51tant qu'il n'y a pas un vrai PSE digne de ce nom,
02:55avec des reclassements, avec des formations,
02:57avec des indemnités convenables,
02:59on ne laissera rien partir.
03:01Aujourd'hui, Carlos Tavares, c'est 100 000 euros par jour, les camarades.
03:04Quand on a été liquidé, ou quand on est en train de se faire liquider,
03:08il faut jouer toutes les balles, comme au tennis.
03:10La principale balle, encore une fois,
03:12c'est le rapport de force, c'est la mobilisation,
03:15c'est le fait de sortir de l'usine
03:17et s'adresser aux autres travailleurs
03:19qui sont soit sous le coup d'une menace de fermeture
03:22ou qui vont l'être de toute façon.
03:24Et puis il y a aussi le terrain juridique,
03:27bien sûr qu'il ne faut pas le laisser tomber.
03:29Il faut le prendre en compte.
03:30Ça fait partie de la bagarre.
03:31On n'a pas dans ce pays qu'il y ait un gros coup de colère,
03:35une grosse explosion sociale
03:37pour taper du poing sur la table
03:39et remettre les poings sur les îles
03:41et remettre les choses dans l'ordre.
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