00:00Tanguy, quel plaisir de vous retrouver !
00:02Quel plaisir de vous retrouver Anne-Sophie !
00:05Hier, je vous regardais, je me disais, elle a changé, c'est incroyable d'avoir développé en un week-end
00:09une calvitie
00:10et la pilosité au niveau du menton qu'elle aura, oui, à 96 ans.
00:14Et en fait, c'était Vincent Parizeau, on vous confond toujours.
00:17Alors, à titre personnel, je suis heureux de vous revoir et en même temps, j'ai peur.
00:21Oui, peur, puisque j'explique aux auditeurs, vendredi, j'ai remplacé Alex Visorek dans la matinale
00:26et il se remet difficilement d'une MST qui lui a rongé la moitié du bassin.
00:30Je faisais face à Olivier Faure, ce socialiste aussi sombre que son avenir politique.
00:34Quand lui sourit, ça équivaut à un rire aux éclats pour les autres.
00:38Son visage est couvert du sang de ceux qui se sont ouverts les veines devant lui juste en le voyant.
00:42Je fais ma chronique, puis RTL en met un extrait sur Instagram.
00:45Et là, sous la vidéo, je vois apparaître un commentaire d'une certaine A.S. Lapix.
00:50Je fais vide le rapprochement car je suis très pertinent.
00:52C'est vous.
00:53Vous écrivez, non mais Tanguy, qu'est-ce que tu fais là ?
00:56On doit avoir onze mois d'écart, mais je me sens piteux comme si j'étais mineur
01:01et que ma mère venait de me gauler en train de fumer une Marlboro.
01:04Et là, je prends conscience de la réalité.
01:06A l'instar du Corse ou de la fan de David Lysnard,
01:10la basque fonctionne en clan et j'ai trahi la famille.
01:14Je vous imagine écrivant ce message à Saint-Jean-de-Luce,
01:17entouré de gardes du corps qui chantent la Piccoli en faisant un paquito.
01:21Pastureau a fauté, murmurez-vous avant d'ajouter qu'on lui envoie l'Issarazzo,
01:26l'étouffé dans ses pectos.
01:27Voilà, j'ai donc annulé tous mes autres engagements.
01:31Hier, il y avait une réception pour les 60 ans d'RTL.
01:33J'ai tout fait pour ne pas croiser Céline Landreau que je ne reverrai jamais.
01:37Je me suis caché derrière Michel Drucker qui était là
01:40et qui a dit à 60 ans à mon échelle, c'est rien, elle vient de démarrer cette radio.
01:43Dès que quelqu'un venait me parler, terrifié, je regardais si vous n'étiez pas dans les parages.
01:47J'ai demandé, il n'est pas là, Florian Yrigazan ?
01:49On m'a répondu, non, il sait, lui.
01:52En même temps, voilà, je vous comprends.
01:54Quand on découvre une telle pépite, on n'a pas envie de la laisser filer.
01:57Oui, voilà, je me dis à moi-même ce que j'aimerais que les autres me disent.
02:00Tiens, ça ne fait qu'un mois, mais on t'augmente déjà.
02:01Hum, ce corps, enfin voilà.
02:04Alors, il n'y a pas que moi que vous craignez ici, dans cette rélection.
02:07Non, depuis aujourd'hui, j'ai aussi peur d'Emmanuel Macron.
02:10C'est la première fois que ça m'arrive.
02:11Macron, pour l'instant, pour moi, c'était le mec de Forchour, quoi.
02:14Une sorte d'influenceur Ray-Ban surcoté.
02:16Sauf que ce matin, il était en mer au large du Finistère
02:20et que là où nous, on pêche péniblement trois macros par en faire des rillettes,
02:23lui assistait au premier tir du nouveau missile balistique français.
02:27Écoutez le bruit.
02:29Voilà, on dirait des sénateurs au moment de la sieste.
02:32Le missile n'avait pas sa charge nucléaire, mais s'est passé à deux doigts.
02:36Ah, parce que vous savez, dans le Finistère, moi, je connais, ça boit pas mal.
02:39Donc, à trois grammes, un matelot déchiré aurait pu se la mettre en disant
02:42on va voir ce que ça fait, comme nous, quand on met un manteau dans du coca.
02:46J'ai fait deux, trois soirées dans le Finistère.
02:48Bon, voilà, si j'avais eu un missile et une charge nucléaire sur la table
02:51au lieu des bouteilles de Jet 27,
02:53je ne vous dis pas que je n'aurais pas cherché à les assembler façon Tetris.
02:56Le missile a donc été tiré depuis le sous-marin nucléaire,
02:59le vigilant qui porte ce nom-là pour dissuader.
03:03Rarement un sous-marin s'appelle la grosse Fégnace ou le Duyde.
03:06Il est retombé quelque part dans l'Atlantique Nord,
03:09donc le bilan est de 900 morts parmi les thons.
03:12Et l'idée était de faire passer un message à Vladimir Poutine,
03:15le russe au regard vide,
03:16parce qu'il est en train de bombarder les ponts en Ukraine.
03:19Donc, s'il lui prend de faire la même chose chez nous
03:21et qu'il détruit le pont de l'île de Ré,
03:23ça va pourrir les vacances de la Toussaint, nous les Parisiens.
03:26Où va-t-on bruncher ?
03:27Alors Macron, très guerrier, a déclaré
03:30pour être libre, il faut être craint
03:32et pour être craint, il faut être puissant.
03:35Voilà, ça ressemble à la devise d'un champion de MMA
03:38qui reste seulement une dent au sortir de l'octogone.
03:40Et c'est marrant de voir ce bonhomme tout fin tenir ses propos.
03:44J'ai eu l'impression de voir le Yorkshire de ma tante,
03:46parce qu'il est tout petit,
03:47mais si vous lui donnez une croquette,
03:49il vous arrache deux doigts.
03:51Et Macron, enfin, a dit ceci.
03:54« Aujourd'hui, nous sommes plus forts.
03:56Et je pense que le message a été reçu fort et clair.
03:59Partout où il devait être reçu. »
04:01Ça ressemble à votre message, Anne-Sophie.
04:03Vous m'avez fait la même peur qu'à Poutine,
04:05avec juste huit mots, sans missiles nucléaires.
04:08Conclusion, c'est vous qui vous faut mettre à l'Elysée.
04:10Et ils vont se tenir bien à carreau, les autres.
04:12Ben voilà, on a trouvé la solution.
04:14La conclusion du truc.
04:15Non, non, j'irai à Matignon
04:18et je vous prendrai plutôt à l'Elysée, Sandrine.
04:20La culture.
04:20Je vous vois bien comme ça.
04:22La culture.
04:23Merci beaucoup d'être resté avec nous.
04:25Avec plaisir.
04:26Merci à vous.
04:27La petite bande d'RTL.
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