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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:05Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, une heure d'onde positive avec des audacieux, des
00:11talents et des innovations.
00:13Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
00:16Diana N'Goma et ses audiens sont à la préparation de l'émission.
00:19Bonjour, je les vois en régie.
00:21Christophe Piero, lui, le maître des horloges, c'est notre réalisateur.
00:24Et chaque soir, un coach expérimenté qui donne des conseils.
00:27Ce soir, c'est le directeur de la banque des start-up chez LCL.
00:31Bonsoir Fabrice Marcella.
00:32Bonsoir Elisabeth.
00:33Comment ça va Fabrice ?
00:34En pleine forme.
00:34Bon, génial, ça me fait plaisir d'entendre soi.
00:37Cela à la une, ce soir, un entrepreneur qui défend le made in France, même si c'est difficile, même
00:42si c'est complexe.
00:43Il a presque failli mettre la clé sous la porte.
00:45Il est là, debout, avec son entreprise.
00:47Le slip français créé, il y a 15 ans, il avait à peine 26 ans.
00:52Et depuis, le slip français poursuit sa croissance.
00:55Il va nous dire comment.
00:56Bonsoir Guillaume Gibault.
00:57Bonsoir, merci de me recevoir.
00:58Ça va Guillaume ?
00:59En pleine forme.
01:00Bienvenue dans la France Bouge.
01:01Chaque soir, une start-up.
01:02Alors après le slip, la culotte, c'est très sérieux.
01:05La culotte monstruelle.
01:07Avec la marque française Smoon.
01:09Bonsoir Mathilde Wouzé.
01:10Bonsoir Elisabeth.
01:11Bienvenue dans la France Bouge.
01:12Merci de m'accueillir.
01:13Cette start-up va être accompagnée par Fabrice, le coach de la France Bouge.
01:19Le mot pour Smoon, Fabrice.
01:21Liberté.
01:21Ah, c'est bien ça.
01:22Pourquoi ?
01:23Pourquoi liberté ?
01:24Parce que Smoon donne la liberté aux femmes de vivre leur journée sans que les règles ne
01:28dictent leur programme.
01:29Très très belle, très beau claim.
01:31Très bien.
01:32Et puis on va prendre les nouvelles de WeTurn qui revalorisent les matières premières
01:36de nos vêtements.
01:37Bonsoir Sophie Pinière.
01:38Bonsoir.
01:39Ça va, ça va bien depuis que vous êtes venue ?
01:40Écoutez, ça va plutôt pas mal.
01:42Vous étiez venue quand vous ?
01:43Février 2022.
01:44Ah ouais, donc ça date.
01:46Ça date.
01:46Il y a plein de choses à raconter.
01:47On a hâte.
01:48Allez, la France Bouge, on est ensemble puisqu'il y a 21h30.
01:50C'est parti sur Europe 1.
01:51Europe 1.
01:5320h30, 21h30, Elisabeth Assaya.
02:09C'est Michel Polnareff, vous savez, qui rend hommage à la France dans cette lettre à France.
02:14Eh bien, ce soir, c'est une France Bouge tournée vers notre souveraineté, vers nos entrepreneurs
02:18qui se battent dans une filière qui n'est pas évidente.
02:21Le textile, comment aimer le made in France, comment aimer le fabriqué français sans se ruiner.
02:27On va en parler avec notre invité ce soir.
02:29C'est Guillaume Gibeault, le président du slip français.
02:34En route vers les trophées de l'avenir, Europe 1, LCL.
02:38Jusqu'à la mi-novembre, Europe 1 vous fait découvrir ses candidats.
02:42En route vers les trophées de l'avenir, Europe 1, LCL.
02:44Les résultats, fin novembre, début décembre, lors d'une très très belle cérémonie.
02:49Ce soir, nous sommes avec l'un des candidats, Guillaume Gibeault, président du slip français.
02:53Guillaume, Guillaume est un habitué de la France Bouge.
02:55Vous savez combien d'années qu'on se connaît, Guillaume ?
02:56Ça doit faire plus de 10 ans, c'est sûr.
02:59Plus de 10 ans.
02:59Après, il ne faut pas être désagréable sur les nombres d'années pour tout le monde.
03:01Oui, non, non, on va s'arrêter là.
03:03Enfin, moi, en tout cas, je vous vois évoluer.
03:05J'ai un plaisir fou à vous voir debout avec votre boîte, le slip français.
03:10Donc, je vais vous laisser pitcher.
03:11Le slip français en 2026, bientôt la fin 2026.
03:15Ça donne quoi en une minute ?
03:16En 2026, aujourd'hui, le slip français n'a rien perdu de son panache originel.
03:20Si vous voulez changer de monde, commencez par changer de slip.
03:22Aujourd'hui, on est un groupe industriel.
03:24On fabrique nous-mêmes nos produits.
03:25Aujourd'hui, on est 115 collaborateurs, 80 dans notre usine à Aubervilliers,
03:29où des gens de 9 nationalités différentes fabriquent chaque jour 5000 slips français par jour,
03:32à un prix compétitif.
03:34On a eu l'immense plaisir de voir l'entreprise coté en bourse le 14 juillet dernier.
03:38Il y a plus de 7500 particuliers qui ont mis leurs slips en action à nos côtés.
03:42Donc, aujourd'hui, on est entreprise à mission, labellisée Bicorp.
03:45On se bat chaque jour pour montrer qu'on est capable de fabriquer un produit de qualité en France.
03:48On crée de l'emploi, on minimise l'impact carbone et on crée un sacré paquet de fierté.
03:52Si vous n'êtes pas convaincu, je vous invite à changer votre slip dès maintenant.
03:55Si vous voulez changer le monde, commencez par changer de slip.
03:58Il est parfait.
03:59Merci Guillaume Jibaud, vous êtes prêt à cet exercice du pitch président du slip français.
04:03Fabrice Marsella, je vous vois sourire, ça vous fait marrer parce qu'on parle de slip ?
04:05Non, je trouve que déjà, c'était assez osé il y a quelques années.
04:11Le slip français, c'est devenu une évidence, c'est devenu une marque connue et reconnue,
04:14mais c'était assez osé.
04:15Et je trouve que dans le pitch, Guillaume, il le joue bien, en tout cas il l'incarne bien.
04:20Il l'incarne bien.
04:22Vous savez ce que c'est la recette ?
04:23Non.
04:23C'est la sincérité.
04:24Et je crois que le point commun de toutes les entreprises que vous voyez évoluer,
04:28celles qui marchent, en tout cas c'est ce que je vois de ma fenêtre,
04:29c'est celles qui sont sincères et alignées avec ce pour quoi on fait les choses.
04:32Moi, il y a 15 ans, quand j'ai démarré, bientôt 16, ça ne me rajeunit pas,
04:35je me suis dit, j'y vais au panache, à l'audace,
04:37je fais un pas avec des potes de lancer une marque de slip, on verra bien où ça va.
04:39Et aujourd'hui, on est la plus grande entreprise à fabriquer 100% en France dans le textile,
04:43on fait plus de 21 millions d'euros de chiffre d'affaires.
04:45Et voilà, et tout ça fonctionne, parce que le sujet il est compliqué,
04:47on va y revenir, c'est beaucoup plus difficile qu'ailleurs.
04:49Mais comme il y a une sincérité, et je crois l'humour, le panache, l'audace,
04:53on l'appelle comme on veut, ça tient dans le temps.
04:55Il y a une sincérité, c'est beaucoup plus difficile qu'ailleurs.
04:58On va revenir un peu sur tout cela, mais on ne va pas s'y attarder non plus.
05:01Vous avez fermé presque toutes vos boutiques, vous avez revu vos coûts,
05:06vous avez changé votre distribution.
05:08En fait, il a fallu tout déconstruire dans le slip français pour le sauver, pour vous y retrouver.
05:13Pour revenir au point de départ, on nous compare souvent au phénix du slip,
05:16j'aime assez bien l'idée, c'est l'animal préféré de mon fils, le phénix, qui est renais de
05:20ses cendres.
05:21En fait, moi quand j'ai démarré il y a 15 ans,
05:24j'ai dit je vais faire un slip le blanc où je fabriquais en France et je vais le vendre
05:2620 euros.
05:27Avec le temps, on a fabriqué avec plein de partenaires en France,
05:29et malheureusement je l'achetais, je l'achetais à l'usine, autour de 12 euros.
05:33Donc ça ne marche pas économiquement d'acheter un produit.
05:35Et donc vous le vendiez ?
05:36Et donc avec le temps, j'ai monté les prix, je le vendais 40 euros.
05:38C'est monté jusqu'à 20 millions d'euros, sauf que dans un monde post-Covid,
05:42c'était trop cher, le contexte économique n'y était plus,
05:45les gens avaient du coup fait le cadeau du slip français,
05:472, 3, 4, 5 fois, quand vous avez fait le cadeau de Noël 10 fois, c'est trop cher.
05:51Et donc on était condamnés à trouver la solution à l'industrie, à l'usine.
05:55Et en fait, moi ce qui me manquait, c'était cette brique industrielle,
05:57je ne suis pas industriel de métier.
05:59Mais j'ai eu la chance de rencontrer Léa, qui est directrice générale à mes côtés,
06:01et on est associé maintenant dans cette aventure.
06:03Elle, elle a 20 ans d'industrie, elle a parcouru toutes les usines du monde
06:06pour fabriquer des vêtements, on y reviendra.
06:08Elle était dans quelle entreprise votre associée ?
06:10Elle a travaillé en tant qu'importateur pour toute la grande distribution,
06:12donc elle fabriquait les vêtements de Carrefour, Rochon-le-Claire,
06:15dans toutes les usines du monde.
06:16Et elle est revenue en France à l'IFTH, l'Institut français de taxis et habillements,
06:19juste avant le Covid.
06:20On s'est rencontrés pendant le Covid, on a appris à travailler ensemble,
06:23et elle m'a dit, mais dans quel monde tu achètes un sous-vêtement à l'achat
06:27à prix d'usine, 12 euros ?
06:28Ça ne peut pas tenir.
06:28Il faut qu'on trouve la solution pour le fabriquer de façon plus compétitive,
06:31et c'est ce qu'on a fait en ouvrant notre usine.
06:33Mais c'est ça, c'est complètement contre-intuitif, Guillaume Gibault.
06:36Pour vous être dit, pour produire davantage en France,
06:39et donc pour faire baisser les prix,
06:42il faut produire davantage en France.
06:45Ça va à l'envers de tout ce qu'on sait.
06:46C'est courageux.
06:47L'autre option pourrait se dire, on parle de fabriquer au Portugal,
06:50ou plus loin.
06:50Les banques n'ont pas dit, attendez, répéter.
06:52Heureusement, non, vous savez pourquoi ?
06:54Parce qu'on n'a pas eu besoin de monnaie aux banques à l'époque.
06:55On a demandé à nos clients de nous soutenir.
06:57On a dit en avril 2024, on ne dit ça pas sous sa casse.
07:00On divise les prix par deux.
07:01Le prix n'est plus 40, mais 20.
07:03Suivez-nous.
07:03Et là, on a fait 4 millions de chiffres d'affaires en deux mois,
07:05puisque nos 850 000 clients nous ont soutenus.
07:08Ils vous ont soutenus, parce qu'il y a tout un projet derrière.
07:11Ce projet, c'est fabriqué en France, comment ?
07:13Avec une usine.
07:14Ça veut dire, Guillaume, que vous avez mis vos sous
07:16dans une usine de textile en plein cœur de Paris.
07:19Aujourd'hui, le slip français, c'est donc un groupe industriel.
07:21La marque Le Slip français.
07:22On a différentes unités de production.
07:24On a Bonne Nouvelle qui fabrique des sous-vêtements.
07:26On fabrique 5 000 sous-vêtements par jour.
07:27Dans le quartier de Bonne Nouvelle ?
07:29Exactement.
07:29Non, non, non.
07:29À Aubervilliers.
07:30On l'a appelé Bonne Nouvelle, qui est la frontière nord.
07:32C'est bien de le préciser.
07:32Vous avez raison.
07:33D'accord.
07:33Que les gens n'aillent pas au métro Bonne Nouvelle,
07:35mais on vous donne bien rendez-vous à Aubervilliers.
07:37À Aubervilliers, dans ce quartier Bonne Nouvelle.
07:38Elle se visite tous les vendredis.
07:40Il y a un site web.
07:41Vous pouvez venir vous inscrire pour visiter.
07:43Et on a, chez Bonne Nouvelle et dans les unités industrielles,
07:47on a 80 personnes qui, chaque jour, fabriquent 5 000 sous-vêtements.
07:50C'est l'usine la plus productive en matière de sous-vêtements en France.
07:53Elle a à peine 3 ans.
07:53Il y a beaucoup d'usines dans ce quartier de Bonne Nouvelle ?
07:55Il y a historiquement pas mal de textiles à Aubervilliers.
07:58Il y a notamment le centre de gros du CIFA, qui est un autre sujet.
08:01Mais il y a un vrai bassin textile.
08:03Et nous, on a vraiment une main-d'oeuvre hyper qualifiée.
08:05On a hyper embarqué avec nous.
08:07On a zéro turnover.
08:08Mais Guillaume, elle existait déjà, cette usine ?
08:10On a créé de toutes pièces.
08:11On est parti de zéro avec 5 personnes.
08:13Mais vous avez acheté des machines ?
08:14Comment vous avez bâti une usine ?
08:16Vous êtes devenu industriel en 24 heures ?
08:18Pas en 24 heures, mais en 3 ans, on est devenu industriel rapidement.
08:21Ce qu'il faut se dire, c'est que le textile, il est parti très vite délocalisé.
08:24Parce qu'on est parti avec les patronages sous le bras, fabriqués de plus en plus loin,
08:26pour moins en moins cher.
08:27Mais à l'inverse, il peut revenir assez vite.
08:29Une machine traditionnelle, ça vaut entre 3 000 et 5 000 euros.
08:33Nous, on a, en plus de ce parc machine traditionnel,
08:35on a investi dans des automates.
08:37On a 5 ou 6 automates.
08:38Chaque automate, c'est entre 20 et 40 000 euros.
08:41Donc, ce n'est pas énorme à l'échelle d'une entreprise qui fait 20 millions d'euros de chiffre
08:44d'affaires.
08:44Dit autrement, pour créer notre pôle industriel au Bervillier,
08:47avec ces 80 personnes, on a investi aujourd'hui à près 500 000 euros,
08:49ce qu'on appelle CAPEX pour le coach,
08:52d'investissement industriel.
08:53C'est à la fois beaucoup, et pas beaucoup,
08:55quand on parle de ces licornes, de ces start-up industrielles et tout ça,
08:58l'avantage de notre métier, c'est ce bon sens.
09:00En fait, le textile, ça ne coûte pas forcément très cher à faire redémarrer.
09:03Et à la fin, on est capable de fabriquer avec un prix de revient
09:05autour de 5 euros pour vendre notre produit à 20 euros.
09:08Et on espère, dans le temps, pouvoir continuer à baisser ce prix de vente.
09:10Guillaume Chibot, donc ces machines,
09:12est-ce que ce sont les mêmes machines qu'on a, par exemple, en Chine ?
09:15On ne va pas se soutenir.
09:17C'est les mêmes qu'il y a en Chine, sauf qu'elles sont en plein cœur de Paris.
09:20Donc, tous les coûts sont réduits.
09:21Mais finalement, c'est les mêmes machines.
09:23C'est les mêmes machines.
09:23Vous allez retrouver des parties chinoises, des parties japonaises, des parties allemandes.
09:26L'idée, encore une fois, c'est que notre client,
09:28il est sensible aux bénéférences, bien sûr,
09:30mais il faut que ça rentre dans une gamme de prix.
09:31Notre boule, en tant que marque, c'est de faire un produit de qualité
09:33dont les gens en vivent, mais au bon prix.
09:35Et donc, il faut être fort à l'usine.
09:36Donc, aujourd'hui, il est passé, en gros, le calcul slip de 40 à 20 euros.
09:41Ce qui fait la différence, c'est les volumes.
09:44Vous en produisez beaucoup plus maintenant.
09:45Et aussi, dans la transition qu'on a opérée ces dernières années,
09:47on était, comme je vous l'expliquais, devenu une marque cadeau
09:49avec pas mal de petites séries,
09:51toujours essayé de trouver des produits mode et différents.
09:53En fait, on a vraiment recentré sur ce qui est un bon apprentissage,
09:56ce qui est notre client.
09:57Et les hommes portent quand même majoritairement des boxeurs
10:01bleu marine, gris ou noir.
10:02Ils n'en changent pas beaucoup.
10:03C'est clair.
10:04Voilà, et la plupart des mecs, quand même, se disent
10:06« J'ai pas envie de trop me faire chier avec mes sous-vêtements,
10:08je vais racheter toujours le même en pack de 7. »
10:10Je vois que vous acquiescez pas mal.
10:11Les fabriques sont comme ça.
10:12Oui, oui, oui.
10:14Voilà, et ceux qui nous écoutent aussi.
10:15Globalement, vous allez racheter un pack de 7 slip tous les ans.
10:17Achetez-le sur le slipfrancais.fr
10:19et ça fera tourner l'industrie française.
10:21Donc, voilà, un produit.
10:23Et c'est l'histoire de l'industrie.
10:23Quand on voit l'industrie, que ce soit Citroën, Renault,
10:27quel que soit le métier, quel que soit le produit qu'on fabrique,
10:29il faut des volumes pour avoir vraiment une cadence industrielle
10:33qui permet de rentrer dans une démarche de productivité, de compétitivité.
10:36On améliore, on va plus vite sur chaque poste, de plus en plus vite.
10:39Et donc, on gagne en compétitivité et en prix.
10:41Fabrice, Marcelin ?
10:41Oui, j'avais une question.
10:43Donc, on est passé de 40 à 20 euros.
10:44On produit en France et vous restez rentable ?
10:46Même, on a amélioré la rentabilité.
10:49Le coach a bien raison de poser la question.
10:50Le slipfrancais, pendant 12 ans, on a eu du mal à trouver la rentabilité.
10:53On était vraiment dans un modèle start-up où on grandissait vite,
10:56mais on avait du mal à trouver la rentabilité en vendant 40 euros
10:59et en achetant entre 12 et 15.
11:01On avait du mal à maintenir ce volume.
11:02À 40 euros, c'était trop cher.
11:03En même temps, la marge n'était pas énorme.
11:05Là, en baissant le prix à 20 euros,
11:07on s'adresse à un marché beaucoup plus large,
11:09beaucoup plus récurrent, moins de références, moins de coûts.
11:11On a fait un gros travail, on a fermé nos boutiques.
11:13Parce qu'encore une fois, un homme ne va pas essayer des souhaitements en boutique.
11:16On est comment, une fois qu'on sait que ça nous va ?
11:18On connaît sa taille.
11:19Et donc, aujourd'hui, on a des gros volumes sur peu de références.
11:21Et donc, en 2025, qui sont les derniers éléments,
11:24parce qu'on est aujourd'hui une entreprise cotée,
11:262025, on fait 21 millions d'euros de chiffre d'affaires,
11:282 millions d'euros de chiffre d'affaires,
11:291 million de résultats nets positifs.
11:30Et là, je suis hyper fier de vous annoncer,
11:31on publie nos résultats trimestriels.
11:33Là, aujourd'hui, j'ai les chiffres en tête.
11:37On est hyper fiers.
11:38On fait plus 12% par rapport à l'année dernière, en comparable.
11:41Et on fait plus 30 en digital.
11:42Donc, ce qui signifie que c'est soutenu énormément
11:44par cette dynamique du digital.
11:46Exactement.
11:47Et on a toujours été une entreprise digitale.
11:50On a ouvert ces 20 boutiques,
11:52on a ouvert dans pas mal d'autres canaux de distribution
11:54pour faire connaître la marque.
11:55Aujourd'hui, et ça, je pense que pareil pour tous les entrepreneurs que vous avez,
11:58on va là où sont nos clients.
11:59Et nos clients, ils sont sur Internet.
12:00Mais surtout pour acheter des caleçons.
12:02Et à la marge, en grande distribution et autres vendeurs,
12:04sur lesquels on est aussi.
12:05Vous avez dit que vous étiez cotée.
12:07Vous êtes cotée en bourse.
12:08Ça change quelque chose ?
12:09Ça change...
12:10Non, ça ne change pas grand-chose.
12:11On doit toujours faire du chiffre d'affaires et de la rentabilité.
12:13Mais alors, c'est quoi la télé ?
12:14Moi, je me suis posé cette question.
12:16Pourquoi on...
12:16Nous, notre parti pris...
12:17C'est chic, c'est quoi ?
12:19Est-ce que c'est chic ?
12:20Le slip, c'est chic, ça c'est sûr.
12:21Le côté, je ne sais pas.
12:22Quand on dit qu'on est un côté en bourse,
12:23quel est l'intérêt pour la boîte ?
12:25Et donc, pour vous, l'entrepreneur ?
12:26Le point de départ, c'est de se dire,
12:28on existe grâce à nos clients.
12:29Comment est-ce qu'on fait pour aligner l'intérêt de nos clients
12:31avec l'intérêt de l'entreprise long terme ?
12:33Et comment on fait quelque chose qui est assez moderne dans la gouvernance ?
12:35On s'est dit, on veut faire entrer les clients au capital de l'entreprise.
12:38On trouve ça trop bien, on est entreprise à mission.
12:40Donc, on s'est dit, quelle est la meilleure plateforme pour faire ça ?
12:42On s'est dit, en fait, la Bourse de Paris, c'est la plus robuste.
12:44Elle est faite pour ça, pour que les particuliers puissent investir.
12:46On a fait rentrer, au jour de l'ouverture, 7500.
12:49Il y en a un peu plus aujourd'hui, 7500 particuliers qu'on investit.
12:51Et donc, aujourd'hui...
12:52C'est en juillet.
12:52Voilà, on peut dire que l'entreprise appartient à 68% de flottant aux citoyens.
12:56Et ça, c'est super.
12:57Et ça donne aussi accès au marché.
12:58Si demain, on a des projets de croissance, demain, on va accélérer le développement,
13:02on est une entreprise cotée, on est capable de faire appel au marché.
13:04Ça donne une crédibilité, une visibilité.
13:06Je pense qu'aussi, on change un peu de posture.
13:09On était la petite boîte...
13:10C'est plus la start-up.
13:11Exactement, c'est plus la start-up.
13:12On est une PME, on est un groupe industriel, une PME industrielle.
13:15On fait de l'ébida du résultat dans un environnement marché qui est compliqué,
13:18tout en gardant notre humour, notre panache et tous les jeux de mots sur le slip.
13:21Ne vous inquiétez pas.
13:21C'est ce qu'on veut, c'est ce qu'on aime aussi avec vous,
13:24Guillaume Gibault, président du slip français.
13:26Dans un instant, on continue à parler du slip français
13:29parce qu'il n'y a pas que le slip, il y a les chaussettes.
13:31Ah bah, chaussettes, caleçons, pyjamas.
13:33C'est un vrai industriel qui nous parle ce soir.
13:35On va aussi s'intéresser aux culottes menstruelles avec Smooth.
13:39Là aussi, c'est un marché qui s'est largement accéléré.
13:43A tout de suite, Mathilde Ousé.

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