- il y a 3 semaines
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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge et comme chaque soir, il va être question de
00:10la France et des initiatives françaises positives.
00:14Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1, Diana N'Goma et ses audients sont à la préparation de
00:19l'émission.
00:20Christophe Pierrot en régie pour la réalisation et chaque soir, un coach, ce soir c'est une coach expérimentée qui
00:26va donner des conseils,
00:28qui va accompagner la start-up, ce soir c'est Christelle Gimaret.
00:31Bonsoir Christelle.
00:32Bonsoir.
00:32Fondatrice et dirigeante des Cochline On Demande.
00:36Christelle, ce soir on a un thème qui nous tient toutes et tous à cœur, ce soir on va parler
00:41d'orientation, d'éducation face à la révolte lycéenne étudiante.
00:47Alors que cette contestation, gagner lycée et les universités, comment allons-nous transformer cette colère en énergie positive, avancée ?
00:56Quelles initiatives pour redonner l'envie aux jeunes d'apprendre, d'entreprendre, de réussir ?
01:01Comment favoriser l'égalité des chances et permettre à notre France de retrouver toute son excellence éducative ?
01:07Pour y répondre ce soir, j'ai la joie de recevoir le président de l'université de Paris, Dauphine PSL.
01:13Bonsoir Bruno Bouchard.
01:14Bonsoir.
01:15Bienvenue dans La France Bouge.
01:16On a plein de choses à se dire je crois.
01:18Chaque soir, donc on le disait, il y a une start-up dans cette folie de l'orientation.
01:23Comment trouver son chemin ?
01:24Cette start-up s'appelle Optéo, elle guide les futurs étudiants.
01:28Bonsoir Antoine Landrin.
01:30Bonsoir.
01:30Bienvenue, vous êtes le cofondateur d'Optéo.
01:32Christelle, le mot de ce soir, parce que c'est vous Christelle qui est là, accompagne Optéo.
01:36Errance.
01:38Errance ?
01:38Oui.
01:39Liée à l'orientation ?
01:40Liée à l'orientation, liée à tout ce qui se passe actuellement.
01:43Mais il y a des solutions.
01:44Évidemment.
01:44Ouf ! Et puis on va passer un coup de fil à la fondatrice de Willow, parce qu'être
01:48lycéen aujourd'hui c'est compliqué, et la santé mentale peut devenir centrale
01:54dans le choix de l'orientation.
01:56On va passer un coup de fil à Marie Saint-Falle.
01:58Allez, La France Bouge.
01:59Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
02:02Europe 1.
02:0320h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
02:06Personnellement, la raison première c'est Parcoursup, parce que c'est quand même
02:10notre avenir et que le système est à mon goût défaillant.
02:12Après le budget, évidemment, nous du coup dans le lycée, il y a plein de problèmes
02:14comme les murs avec des fissures énormes, il y a des bouts qui tombent, dans les toilettes
02:18on n'a pas de, on n'a quasiment jamais de PQ, on n'a pas de savon, les robinets
02:21ils ne marchent pas beaucoup, on n'a pas de lumière, c'est la galère.
02:25Dans les couloirs, il y a un filet au plafond qui retient les débris pour pas qu'ils
02:27nous tombent dessus.
02:28Moi je sais que là, au lycée par exemple, j'ai notre prof d'ESSE, donc en SPE, terminale,
02:34elle est absente depuis le début de l'année.
02:35Et donc ça fait un mois que les terminés, ils n'ont pas de prof de SPE pour le bac.
02:40Sauf que, comment ils vont rattraper ce retard après ?
02:43Des propos recueillis par Laura Legault, reporter à Europe 1.
02:47Bienvenue dans la France Bouche ce soir, vous l'avez compris, on va parler de cette révolte
02:52des lycéens, des étudiants face au manque de moyens.
02:55On va essayer de trouver des solutions, on ne va pas parler que du constat.
02:58Nous sommes avec le président de l'université Paris-Dauphine, Bruno Bouchard.
03:03Europe 1, l'invité de la France Bouche.
03:06Bruno Bouchard, vous avez entendu ces propos recueillis, ça vous surprend ?
03:11C'est ce qu'on entend depuis plusieurs semaines ?
03:16Écoutez, ça ne me surprend pas complètement, ça fait des années qu'on désinvestit dans
03:22l'éducation en France, ce qu'on appelle la dépense intérieure d'éducation a considérablement
03:26baissé dans les 20-30 dernières années, c'est documenté, ce sont des chiffres.
03:30On est très en dessous de ce qui est fait dans les pays voisins, on chiffre à peu
03:35près 20% le manque d'investissement si on rapporte notre niveau de PIB au nombre
03:39d'étudiants.
03:40Parfois on dit qu'on investit beaucoup, mais c'est parce qu'en fait, contrairement à
03:44d'autres pays autour de nous, on a eu une natalité encore dynamique assez longtemps,
03:49et donc on a beaucoup plus de lycéens et lycéennes que les pays qui sont à côté
03:54de nous.
03:56C'est pareil pour l'enseignement supérieur, il y a un vrai sujet de financement des
04:01universités à l'heure actuelle avec des effets ciseaux, des transferts de charges aux
04:05universités sans compensation, des baisses de dotation quand on les mesure en termes
04:10réels.
04:11Et puis évidemment, il y a aussi le problème, et ça c'est un problème qu'il faut absolument
04:15résoudre, le problème d'attractivité de ces métiers, de l'enseignement, de la recherche.
04:19Et des revalorisations salariales.
04:21Voilà, et juste pour nos auditeurs, vous dire simplement que le point d'indice est
04:26essentiellement gelé depuis 2010, il a été revalorisé de 6,5%, à la fin de l'année,
04:31depuis 2010, on aura eu 33% d'inflation.
04:34Il y a des primes qui vont un petit peu compenser, mais par exemple, je peux vous donner le chiffre
04:37à un niveau de professeur classé exceptionnel dans les universités, c'est 20% de perte de
04:41pouvoir d'achat.
04:41Donc il faut que les gens mesurent le choc, 20%, vous imaginez qu'on vous enlève un
04:46cinquième de votre salaire demain.
04:48Et donc, le résultat n'est pas du tout étonnant, et surtout, il est très inquiétant
04:53pour l'avenir.
04:54Donc là, on vient d'entendre des paroles de lycéens, c'est le début de quelque chose
04:59qui risque de durer.
05:01Écoutez, moi j'observe, au niveau des universités, c'est là que j'ai beaucoup d'informations,
05:06au niveau de la région parisienne, c'est simple, quasiment tous les établissements
05:09d'enseignement supérieur, je ne parle pas juste des universités, donc quasiment tous
05:13les établissements sont bloqués.
05:16C'est du jamais vu.
05:17C'est du jamais vu.
05:18Et on a, évidemment, on discute avec nos étudiants, il y a un sondage d'ailleurs
05:22qui a été fait à Dauphine par le vice-président étudiant, et vous voyez la profondeur du
05:27mouvement.
05:27Donc il y a à la fois une profondeur impressionnante.
05:30Parce que Dauphine n'avait jamais été bloquée, ou très rarement ?
05:32Dauphine a été, à ma connaissance, bloquée trois heures dans les dix dernières années.
05:37Non, ça n'arrive jamais.
05:39Mais il y a vraiment un mal-être, une colère qui est extrêmement profonde.
05:43Et par ailleurs, un mouvement, en tout cas pour ce qui concerne la région parisienne,
05:46qui est extrêmement bien organisé, ce qui fait qu'il y a une chape de plomb qui
05:49est mise sur l'ensemble des établissements.
05:51Quand vous dites que c'est bien organisé, Bruno Bouchard, c'est-à-dire que c'est seulement
05:55les étudiants ? C'est seulement les lycéens ?
05:57La base, très solide, c'est les étudiants et les lycéens.
06:00Mais par ailleurs, si vous essayez de réouvrir de votre côté, immédiatement, vous aurez
06:04500 étudiants, ou je ne sais pas combien, qui vont venir d'un peu partout pour vous bloquer.
06:09Donc, pour essayer de débloquer, il y a des gens qui nous disent débloquer, débloquer,
06:13ce n'est pas normal, etc.
06:14Mais non, on ne peut pas en fait.
06:15Vous débloquez, d'abord vous risquez d'avoir des accidents graves, et puis de toute façon
06:20vous serez bloqué le lendemain.
06:21C'est extrêmement massif.
06:23Et je pense que ça vient vraiment d'une colère profonde, d'un problème profond.
06:29Et donc, il faut absolument l'écouter.
06:31Il faut absolument l'écouter.
06:32On va l'écouter.
06:33On va en parler ce soir sur Europe 1, Bruno Bouchard, on va essayer de esquisser aussi
06:36des solutions.
06:38On essaie quand même de faire le pitch, parce que la situation telle qu'elle est, on va
06:42essayer de pitcher aussi Paris Dauphine, telle qu'elle est aujourd'hui, avec j'imagine
06:48de l'espoir.
06:48Et puis, on se retrouve, on va continuer à évoquer ce constat et ses solutions face
06:53à cette révolte lycéenne et étudiante.
06:57Bruno Bouchard, je vous écoute pour le pitch, c'est à vous.
06:59Alors aujourd'hui, l'université Paris Dauphine, c'est une université qui est très
07:02attractive, à la fois du point de vue des jeunes qui ont envie de venir étudier chez
07:07nous, mais également du point de vue des employeurs.
07:09Et ça, c'est évidemment très, très important.
07:12C'est une université qui est extrêmement sélective.
07:14On a eu 28 000 candidatures l'année dernière pour à peu près 900 places en licence, mais
07:18qui en même temps se veut extrêmement ouvertes.
07:20Et par exemple, grâce à la fondation Dauphine, on a une action très importante de financement
07:25de plus de 2400 heures de cours dans des lycées partenaires, qui sont des cours de renforcement
07:29pour aider les jeunes à élever leur niveau et surtout ceux qui en ont besoin.
07:33C'est une université aussi qui est de plus en plus tournée à l'international.
07:35On a maintenant trois campus à l'étranger, mais elle est tournée aussi à l'international
07:39à Paris, avec de plus en plus de cursus intégralement en anglais, par exemple au niveau
07:43de la licence management, avec vraiment un parcours international qui mélange étudiants
07:48internationaux et étudiants parisiens.
07:50Et puis, l'université Paris-Dauphine, aujourd'hui, au sein de Paris Sciences et Lettres, qui regroupe
07:56Dauphine, l'école normale supérieure, l'école de mine, mais aussi l'observatoire
07:58de Paris, le SPC, enfin un certain nombre de très beaux établissements.
08:02Et bien, ça fait partie des 30 à 40 meilleures universités au monde.
08:05Merci Bruno Bouchard, président de l'université Paris-Dauphine-PSL, d'être venu nous, enfin
08:09de vous être prêt à cet exercice du pitch.
08:11Quand on vous entend parler, nous, ça nous donne tous envie de retourner sur les bancs
08:16de la fac, attractive pour les employeurs, pour les étudiants, elle est sélective, on
08:22va à l'étranger, on parle l'anglais.
08:25Et là, à côté de ça, on a un tableau en parallèle qui est très sombre de ces étudiants
08:30mobilisés.
08:31Et donc, l'enjeu, c'est quoi Bruno Bouchard ? C'est de réinvestir dans cette jeunesse
08:36qu'on a laissé tomber ?
08:37Alors, d'abord, pour répondre à votre première question, vous pouvez revenir au sein de
08:41Paris Sciences et Lettres, on organise des cours du soir, vous pouvez faire de l'économie,
08:45vous pouvez faire de l'art, vous pouvez faire plein de trucs, ce sont des cours évidemment
08:49pour un grand public.
08:51Génial, je note.
08:52Ceci mis à part, si on revient sur la situation, bon, Dauphine, on ne s'en sort pas trop mal
08:59parce qu'en plus, on a toujours été extrêmement dynamique pour aller chercher des ressources
09:02propres.
09:02Et aujourd'hui, il faut savoir que Dauphine vit avec 50% de ressources propres.
09:06Ce que vous nous dites, Bruno Bouchard, ça veut dire que vous n'avez été jamais,
09:10quasiment jamais en déficit ?
09:11On a été, comme tout le monde, pendant trois ans en déficit, on a redressé la barre
09:16l'année dernière, et vraiment, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, on a été
09:19en déficit par vraiment des effets ciseaux, c'est-à-dire à la fois baisse des dotations
09:22en termes réels et augmentation de nos charges, par exemple des transferts de charges pour
09:25financer les retraites, qui sont passés de l'État au budget des universités.
09:29Ce qu'il faut que tout le monde comprenne, c'est que les universités reçoivent une
09:32subvention, et avec cette subvention, elles doivent notamment payer ses fonctionnaires.
09:38Donc, ce n'est pas l'État qui paye les profs, c'est nous qui les payons.
09:42Et donc, si vous augmentez les cotisations patronales, par exemple pour aider à financer
09:45les retraites sur les titulaires, ça rejaillit chez vous.
09:54Ça rejaillit, et la compensation à chaque fois qu'il y a eu des transferts de charges
09:57n'a été que partielle.
09:59Donc, ça a été des déficits structurels, mais pas pour des mauvaises gestions, et
10:03seulement trois ans, j'ai envie de dire, quand on sait qu'il y a des universités
10:06dont les comptes sont dramatiques.
10:09Il y a des universités qui, cette année, n'avaient pas un plan de trésorerie.
10:12Je ne parle même plus de budget, parce qu'à un moment, on parlait de déficit, mais
10:15je ne parle même plus de budget.
10:16Je parle de plan de trésorerie, c'est-à-dire les pièces que vous avez dans votre caisse
10:20qui ne tenaient pas l'année, et qui ne tenaient pas la moitié de l'année.
10:23Donc, c'est absolument dramatique.
10:24En fait, le fonds de roulement des universités entre 2021 et 2024 a diminué de deux tiers.
10:32Et ça, ça a diminué de deux tiers, Bruno Bouchard.
10:36Vous, vous nous dites, grâce à vos propres ressources, vous êtes bien.
10:40C'est-à-dire que vous faites vous, vous levez des fonds, vous faites venir des fonds
10:44par vous-même ?
10:44Oui.
10:45Par qui ?
10:46Donc, la principale ressource propre de Dauphine, elle vient de l'apprentissage.
10:51Alors, on n'a pas surfé, comme un certain nombre d'entreprises privées, de très mauvaise
10:55qualité sur la vague de l'apprentissage.
10:57Il se trouve que nous, dès les années 2000, à l'époque où il n'y avait personne
11:00sur l'apprentissage en Bac plus 5, on y était déjà, personne ou presque.
11:04Et en 2018, quand il y a eu la loi de libéralisation qui a permis le développement
11:07de l'apprentissage, on avait déjà 1300 apprentis, on est passé à 1600.
11:12Mais structurellement, en fait, le financement par l'apprentissage, qui est finalement
11:15un financement public-privé, puisque les entreprises co-financent la formation, ce
11:20financement est venu en substitution des baisses de dotation.
11:26Aujourd'hui, c'est notre première ressource propre.
11:28Donc, vous avez vos propres ressources, mais j'ai envie de dire, même Dauphine est
11:32touchée par cette révolte, ce qui n'est pas en détail, ce qui dit beaucoup de choses
11:37de l'état de notre société, de l'état de nos étudiants, de nos lycéens.
11:42Et face à ce que vous nous dites, ça signifie que les lycéens, les étudiants, le ressentent,
11:47ce manque de moyens.
11:48Ils le constatent.
11:49Mais ils le constatent.
11:50Ils savent qu'il n'y a plus d'argent.
11:51Mais surtout, je...
11:51Ils le vivent.
11:52Oui, et puis ce qu'ils vivent sûrement aussi, c'est que dans le débat public, alors
11:56sauf depuis récemment, on parle très peu d'eux.
12:01Qui parle de devenir ? Qui parle de recherche ? Parce qu'il y a la recherche aussi.
12:05Qui parle de recherche ? Qui parle d'éducation ? Qui parle de financement d'éducation ?
12:08De financement des universités ? Non, on ne s'intéresse pas à ça.
12:13Donc, ils ont été mis de côté ?
12:14Ben oui.
12:16Et c'est ça qu'ils nous disent aussi ?
12:17Je pense, oui.
12:18Très clairement.
12:19Vous, vous les soutenez, donc ?
12:21De ce point de vue-là, effectivement.
12:22Et vos professeurs ?
12:23Mais ce n'est pas, vous savez, on les soutient, mes professeurs aussi, enfin mes collègues
12:27aussi.
12:27Vos collègues, oui.
12:27Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que vous pouvez regarder toutes les études
12:30économiques.
12:31Quand vous investissez un euro dans l'éducation, vous récupérez trois ou quatre euros plus
12:36tard.
12:37Donc, en fait, ce n'est pas simplement pour faire plaisir à nos enfants ou nos petits-enfants.
12:41Ça devrait déjà être un critère.
12:43On parle de l'état de notre pays, de l'avenir.
12:44Mais on parle de l'état de notre pays, on parle de l'avenir.
12:46Quand vous n'investissez plus dans la recherche, et j'ai signé récemment une tribune suite
12:51à un rapport de l'Observatoire des sciences et techniques de l'HCRS sur le décrochage
12:55en matière scientifique français, c'est massif.
12:57Quand vous arrêtez d'investir, c'est ça qui se passe.
13:00Et dans une époque où, si on veut aller sur la recherche juste une seconde, quand on
13:05se dit que ce sont les technologies qui vont driver notre mode de fonctionnement, ne
13:10pas investir dans ces technologies, ne pas investir dans la recherche, c'est dire
13:15que demain, on aura les pieds et points liés.
13:17On ne prendra plus nos décisions par nous-mêmes.
13:19C'est clair.
13:20Vous le voyez avec l'IA, vous le voyez avec plein de choses déjà aujourd'hui.
13:23On ne sera plus indépendant.
13:24Vous restez avec nous, Bruno Bouchard.
13:25Vous êtes le président de l'Université Paris-Dauphine.
13:28C'est passionnant, Christelle Gimaret.
13:30Je vous sens dépité, mais on a des solutions.
13:34Moi, je ne détiens pas les solutions.
13:36J'ai quelques pistes, mais après, c'est vrai que cette colère, elle est compréhensible.
13:40Elle est compréhensible.
13:41On la décrypte ce soir et on a des solutions.
13:43On se retrouve dans un instant sur...