Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 minutes

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1, le journal de 20h. Avec vous Maëlle Hassani, bonsoir.
00:05Bonsoir Pierre, bonsoir à tous. A la une de votre journal, 575 000 manifestants dans toute la France selon le
00:12ministère de l'Intérieur.
00:131 600 000 d'après la CGT. La mobilisation intersyndicale de ce jeudi est la plus suivie depuis le début
00:19de l'automne.
00:20Nous serons à Paris dès le début de ce journal où des tensions éclatent sur la place de la nation.
00:25Quelques incidents par endroits mais pas de débordements majeurs dans les cortèges.
00:29Violence débridée en revanche dans un lycée de la région toulousaine incendiée par des émeutiers ce matin.
00:35Bilan sécuritaire de cette journée d'action dans les prochaines minutes.
00:38Dans ce journal également, le portrait d'Abdoul El Sayed, nouveau sénateur très à gauche du Michigan avec la correspondante
00:45d'Europa aux Etats-Unis.
00:46Et puis quelles sont les marges de manœuvre de Donald Trump après la débâcle des Républicains au mid-terme ?
00:52L'analyse de Vincent Hervouet dans l'édito international.
00:54Rendez-vous dans une vingtaine de minutes.
00:57Europe 1
01:00Plus de monde dans les rues que lors des deux derniers samedis de mobilisation contre la vie chère.
01:05575 000 manifestants recensés aujourd'hui dans toute la France à l'appel de l'intersyndicale.
01:10Une démonstration de force sans débordement majeur.
01:13Nous y reviendrons.
01:14A Paris, 65 000 personnes réunies dans le cortège entre les places de la République et de la Nation où
01:21le retrouve Wilfried de Villers pour Europe 1.
01:23Bonsoir.
01:24Bonsoir Maël, bonsoir à tous.
01:26Les forces de l'ordre sont en train de disperser la foule.
01:29Oui, l'ordre strict de dispersion a été donné il y a une quinzaine de minutes pour faire partir les
01:33derniers manifestants qui sont ici place de la Nation.
01:36Les policiers sont en train de diriger ceux toujours présents vers les bouches de métro.
01:41Avec encore une fois une fin de manifestation tendue.
01:44Dès les premiers affrontements, plusieurs dizaines de manifestants font face au CRS, les provoquent, les insultes avant de fuir la
01:51charge des policiers et des gendarmes
01:52qui ont à plusieurs reprises fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes pour disperser une foule de plusieurs
01:59centaines de personnes.
02:00Alors que la fin du cortège est arrivée vers 18h30 et que la manifestation s'est globalement déroulée dans le
02:06calme cet après-midi malgré des affrontements boulevard Voltaire suite au pillage d'une agence immobilière.
02:11Les premières tensions de la soirée ont éclaté alors que les manifestants étaient en train d'incendier de grandes mascottes
02:18à l'effigie d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen.
02:20Puis d'incendier des poubelles.
02:21La place de la Nation est donc toujours verrouillée par un important dispositif de sécurité.
02:26Presque toutes les voies d'accès sont bloquées même si la police laisse passer au compte-gouttes les manifestants qui
02:31sont pratiquement tous en train de quitter les lieux par les rues adjacentes ou par les bouches de métro.
02:37Wilfried de Villers en direct de la place de la Nation pour Europe 1.
02:41Plusieurs personnalités politiques de gauche aperçues dans ce cortège dans la capitale dont Raphaël Glucksmann.
02:47Au début du moins, le candidat social-démocrate à la présidentielle est contraint de quitter la manifestation après avoir été
02:53bloquée et copieusement huée par une partie de la foule.
02:56Ce départ précipité, c'est l'un des incidents signalés aujourd'hui en marge de la mobilisation encadrée par 7
03:02-70 000 policiers et gendarmes dans toute la France.
03:05Et qui s'est donc globalement déroulée dans le calme.
03:08William Molinier, quelques tensions tout de même signalées dans certaines villes depuis ce matin et notamment autour des lycées.
03:15Oui, ce matin 81 établissements scolaires étaient bloqués.
03:18Cela ne représente qu'un peu plus de 2% des lycées.
03:21C'est peu mais cela a concentré un nombre important de violences.
03:24Notamment dans l'académie de Toulouse où un groupe de jeunes cagoulés a mis le feu au lycée Françoise de
03:30Tournefeuille avec des tirs de mortier.
03:32Un autre lycée de la ville a subi une intrusion avec à nouveau une tentative d'incendie.
03:37Mais les policiers sont intervenus à temps.
03:39A Paris, 200 lycéens ont tenté de monter un barrage rue de Rivoli.
03:43Ils ont été délogés par les CRS.
03:45Autre incident.
03:46A la Courneuve en Seine-Saint-Denis, un lycéen a été victime d'un coup de couteau porté par un
03:51de ses camarades qui n'était pas d'accord avec le blocus.
03:53Ces jours ne sont pas en danger.
03:56A Lyon ou encore Nantes, la présence des Black Blocs a été signalée.
03:59A Rennes, les policiers ont essuyé des jets de boules de pétanque devant un lycée.
04:03Au niveau national, la situation reste tendue même si elle est maîtrisée par les forces de l'ordre.
04:08En attendant une soirée à risque dans les centres des grandes agglomérations avec la venue annoncée de casseurs et de
04:15pilleurs.
04:15William Molinier, spécialiste sécurité-défense à la rédaction d'Europe 1.
04:20Et parmi les professions mobilisées aujourd'hui, les enseignants, près de 16% d'entre eux étaient en grève.
04:25Selon le ministère de l'Éducation nationale, un tiers des universités perturbées.
04:29A la SNCF, des difficultés sur les lignes régionales.
04:32Jusqu'à ce soir, un TGV sur 10 supprimé.
04:35Et à Paris, déception pour les touristes.
04:37La Tour Eiffel et l'Arc de Triomphe sont restés fermés tout au long de la journée.
04:41Première réponse politique.
04:42Après cette mobilisation, les syndicats et le patronat seront reçus à Matignon lundi pour une conférence sociale.
04:49Le Premier ministre Sébastien Lecornu ambitionne d'apporter des réponses aux questions de pouvoir d'achat et de salaire.
04:55D'ici là, le ministre du Travail est chargé de finaliser les concertations qu'il mène depuis plusieurs jours.
05:01Près de deux semaines après l'attentat raciste de Trappes et la Verrière,
05:04la mère et deux sœurs de la victime ont été reçus à l'Élysée par Emmanuel Macron aujourd'hui.
05:09Et dans ces moments si difficiles, l'attention et l'écoute que le chef de l'État nous a accordé
05:14ont beaucoup compté pour nous,
05:15affirment les proches de Pengo Bossio Wangui.
05:18Emmanuel Macron, président le plus impopulaire de la Ve République.
05:22Sa cote de confiance chute à 13%.
05:25Le record de François Hollande, sondé à 14% en novembre 2016, est officiellement battu.
05:31A l'inverse, la personnalité politique avec l'image la plus positive aux yeux des Français reste Marine Le Pen
05:36avec un score de 35%.
05:38Vous écoutez Europe 1, il est 20h05, le harcèlement scolaire.
05:43Un fléau qui touche un écolier sur trois.
05:45Les victimes et leurs proches peuvent se confier à l'association E-Enfance en composant le 30-18.
05:51Reportage Europe 1 à suivre.
05:53Europe 1, le journal de 20h.
05:56Europe 1, le journal de 20h.
05:59Maëlle Sani.
06:00Ce 5 novembre, c'est la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire.
06:05Un fléau qui touche un écolier sur trois, que ce soit en classe ou en ligne.
06:09Et les victimes et leurs proches peuvent, depuis 2018, contacter le standard de l'association E-Enfance au 30-18.
06:16Afin de se confier et obtenir de précieux conseils.
06:19Le reportage Europe 1 de Laura Legault.
06:2130-18, bonjour.
06:22Nouvelle appel reçu au 30-18.
06:24L'une des écoutantes, casque sur les oreilles, décroche.
06:26Est-ce que vous pouvez me décrire un petit peu les faits de harcèlement dont vous me parlez ?
06:29A l'autre bout du fil, une maman qui appelle pour son fils, victime de violences physiques et verbales au
06:34collège.
06:34Un peu plus tôt, c'était une jeune adolescente qui appelait à l'aide.
06:38Sa voix a été modifiée.
06:39C'est une dernière qui nous fait harceler.
06:41On m'avait pris aux toilettes, on me donne des cours, on me vend, on m'a pris mon sac,
06:45on m'a pris mon téléphone.
06:46On t'a pris ton sac, ton téléphone était lunette.
06:48Enfants en détresse ou parents désemparés, les écoutants sont là pour accompagner tous ceux qui appellent.
06:53J'écoute toute l'histoire que le parent ou l'enfant a nous raconté.
06:56Je vais chercher à connaître les faits et ensuite je vais demander les conséquences sur l'enfant, sur sa santé
07:01physique et mentale.
07:02Les juristes et psychologues dits enfance peuvent signaler ces situations à l'éducation nationale et aux réseaux sociaux en cas
07:08de cyberharcèlement.
07:09Caroline, coordinatrice de l'équipe du 3018.
07:12On a la possibilité de faire des signalements aux plateformes, qu'on puisse demander la suppression des comptes et contenus
07:17illicites, harcelants, moqueurs, etc.
07:19Par téléphone ou par tchat sur l'application, chaque jour le 3018 reçoit en moyenne 500 sollicitations.
07:26Laura Legault.
07:27La conférence du député insoumis Raphaël Arnaud prévue demain à Villeurbanne dans le Rhône finalement interdite ce soir par le
07:34préfet.
07:34Les autorités redoutent des affrontements entre groupes d'ultra-gauche et d'ultra-droite.
07:39L'élu du Vaucluse est aussi le fondateur de la Jeune Garde, un mouvement antifasciste impliqué dans le meurtre du
07:45militant identitaire Quentin de Ranck en février dernier.
07:48Une enquête ouverte par le parquet d'Evreux contre le pilote du vol Dublin-Rome dérouté en urgence ce matin
07:55vers une base militaire normande après une alerte à la bombe.
07:58Le commandant de bord aurait refusé dans un premier temps d'atterrir malgré les demandes des autorités.
08:03Un incident qui s'inscrit dans une série de fausses alertes dans les avions en Europe depuis le début de
08:08la semaine.
08:09Une vingtaine d'appareils concernés dans plusieurs pays.
08:12Aux Etats-Unis, le dépouillement est toujours en cours par endroits deux jours après les élections de mi-mandat.
08:17Mais une chose est certaine, les républicains de Donald Trump viennent de connaître un désaveu cinglant dans les urnes.
08:24Les démocrates disposeront dès le 3 janvier prochain d'une nette majorité au Congrès.
08:28Et le Sénat américain accueillera le premier élu musulman de son histoire en la personne d'Abdoul El-Sayed.
08:35Mayalen Trémolet, qui est ce médecin du Michigan, devenu ces dernières semaines l'une des bêtes noires du président ?
08:40Dès les premiers instants où il monte sur scène pour célébrer sa victoire, Abdoul El-Sayed donne le ton.
08:46Le nouveau sénateur se présente dans un sourire moqueur.
08:49Mon nom est Abdoul Rahman Mohamed El-Sayed.
08:52Jusqu'à maintenant, vous devez savoir que je disais toujours Inch'Allah, si Dieu le veut, à chaque fois qu
08:57'on parlait des résultats de ces élections.
08:59Ce soir, ce Inch'Allah peut devenir un Al-Amdoulilah. Dieu soit loué.
09:05Ultra progressiste à gauche de la gauche américaine.
09:07Cet ancien médecin s'est vu traiter de djihadiste par Donald Trump, qu'il avait même accusé de proximité avec
09:12les frères musulmans.
09:13Il est désormais élu après une campagne centrée sur les questions économiques, mais aussi et surtout marqué par ses prises
09:19de position très anti-Israël.
09:21Abdoul El-Sayed accuse ainsi l'État hébreu de génocide à Gaza, militait activement pour la fin de l'aide
09:27militaire américaine à Jérusalem, annoncée mardi par le président.
09:30Dès son élection, il en rajoute une couche et refuse, je cite, « que les impôts des Américains soient dépensés
09:36dans des guerres ou dans des génocides ».
09:38Mayalen Trémolet, correspondante permanente d'Europe 1 aux Etats-Unis.
09:42La disparition d'un champion du monde de Formule 1, Alan Jones, est décédé ce matin à l'âge de
09:4780 ans.
09:48Le pilote australien avait décroché le premier titre de l'écurie Williams en 1980.
09:53Et puis du football, ce soir avec la suite de la quatrième journée de Ligue Europa,
09:58l'Olympique lyonnais se déplace en ce moment sur la pelouse de la Real Sociedad.
10:0365 minutes de jeu, un but partout entre les deux équipes.
10:07À 21h, Marseille affrontera les Allemands de l'Everkouzen.
10:10Compétition à suivre sur les antennes de Canal+.
10:12Un point sur le temps.
10:14La météo avec la caméra extérieure au Miris.
10:17Au Miris, alarme et télésurveillance, vous êtes entre les meilleures mains.
10:20Un service opéré par EPS à Greknaps.
10:22La météo avec vous, Marlène Duray.
10:24Et le temps s'améliore doucement, mais sûrement dans le sud-est.
10:28Oui, effectivement.
10:29Et cette amélioration, on l'attend pour demain.
10:31Elle va se dessiner par l'ouest avec le retour d'un temps sec demain après-midi.
10:35Pas forcément le matin, mais l'après-midi sur l'est du pourtour du Golfe du Lyon
10:39jusque dans la région de Marseille.
10:42Bon, il pleuvra encore sur une bonne partie ouest de la Provence-Alpes-Côte d'Azur
10:46avec un petit orage possible, notamment du côté des Alpes-Maritimes.
10:49Et il pleuvra plus faiblement quand vous remontrez le long des frontières de l'est.
10:54Et du Nord.
10:55Alors, au moment où je vous parle, il y a encore une alerte.
10:57Une alerte orange, pluie, inondation.
10:59Ça concerne l'est du département de l'Hérault, le sud du Gard et l'est de la Corse.
11:03Donc, jusqu'à minuit pour le Languedoc.
11:05Et jusqu'à demain midi pour l'île de beauté.
11:08Et sur le reste du pays, alors, beaucoup de nuages.
11:11Ils vont rester nombreux demain.
11:12Mais il y a quand même du soleil dès le matin près de la côte aquitaine et des Pyrénées.
11:16Et ce soleil va grappiller du terrain après dissipation des brouillards et grisailles.
11:21En fait, il va concerner un large quart sud-ouest jusqu'aux Charentes, d'ailleurs.
11:26Les températures.
11:27Alors, au petit jour, il ne fera pas bien chaud.
11:291 à 7 degrés en général.
11:318 à 14 du Languedoc-Roussillon vers la Côte d'Azur et la Corse.
11:35Et l'après-midi, alors, pas trop de changements non plus en termes de température maximale.
11:40Elles baisseront un peu au nord-est.
11:41Il fera 8 degrés à Colmar.
11:439 à Lille et à Nevers.
11:4511 à Grenoble.
11:4613 à Paris.
11:4715 à Nantes ainsi qu'à Poitiers.
11:4917 à Toulon.
11:5019 à Perpignan.
11:51Et jusqu'à 20 degrés à Ajaccio.
11:53Et si vous voulez le savoir, les températures, c'est vrai, restent fraîches ce week-end.
11:56Je sais que vous serez dans le Var.
11:57Vous savez tout.
11:59C'est extraordinaire.
12:00Vous savez tout.
12:00Vous aurez le droit à une météo personnalisée.
12:03Mais sachez que les températures vont remonter en début de semaine prochaine.
12:06Voilà.
12:07Plus de douceur.
12:07On va même repasser au-dessus des moyennes de saison d'ailleurs.
12:10C'est bien noté.
12:11Merci beaucoup Marlène Duray.
12:13Dans un instant, l'édito politique de Vincent Trémolet de Villers du Figaro
12:17qui se posera cette question.
12:19A quoi rime politiquement ce mouvement social, ces manifestations qui s'enchaînent partout en France ?
12:26Qui y gagne réellement ?
12:27C'est la question que se pose Vincent dans quelques instants.
12:30dans votre journal de 20h sur Europe 1.
12:42Merci d'écouter Europe 1 en ce jeudi soir.
12:45Place maintenant à vos signatures.
12:47Europe 1, celle qui vous réveille tous les matins entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
12:52Et en cette nouvelle journée de mobilisation intersyndicale, toute la gauche était dans la rue de LFI à Glucksmann.
12:58Dans son édito politique, Vincent Trémolet de Villers, directeur délégué de la rédaction du Figaro,
13:04tente de déceler la signification politique de ces manifestations.
13:08Europe 1, le journal de 20h.
13:11Sur le papier, cette journée intersyndicale a pour objet le pouvoir d'achat.
13:14Mais rationnellement, toutes ces manifestations n'ont aucun sens.
13:18Elles ne s'opposent pas à un projet de loi qui viendrait d'être voté.
13:20Elles ne succèdent pas à un événement qui aurait traumatisé l'opinion.
13:24Elles ne tentent même pas d'influer sur l'examen du budget qui est en cours dans l'indifférence générale
13:28et qui est d'ailleurs rejetée par les députés.
13:30Elles ne contestent pas non plus un pouvoir triomphant appelé à durer,
13:33puisque Sébastien Lecornu est plus faible que jamais,
13:35et qu'Emmanuel Macron quittera ses fonctions dans six mois.
13:38À quoi bon s'épuiser à faire tomber un gouvernement,
13:40voire un président en fin de piste,
13:42alors que le rendez-vous électoral est imminent ?
13:44En général, en démocratie, on commence dans l'urne
13:46et parfois la bataille se poursuit dans la rue.
13:49Mais là, c'est exactement le contraire.
13:50La bataille de la rue se fait avant celle des urnes.
13:53Et si l'on en croit les sondages,
13:54Vincent, cela fait les affaires de Marine Le Pen.
13:56Oui, on nous dit que Jean-Luc Mélenchon souhaite sa victoire
13:59pour installer un troisième tour dans la rue,
14:01mais dès le tour préliminaire,
14:02alors que personne n'a gagné,
14:04que la bataille n'a pas eu lieu,
14:05la rue devient déjà le lieu d'expression politique de la gauche.
14:08On peut supposer que le candidat insoumis a intégré sa défaite
14:11et qu'il veut maintenant fédérer une minorité agissante
14:14suffisamment puissante pour qu'elle soit impossible à arrêter,
14:17ce que Mélenchon appelle la révolution citoyenne.
14:21L'objectif ne serait donc pas de changer de président,
14:23mais d'aboutir à une crise de régime
14:25pour changer complètement de régime.
14:28Il faut lire et écouter Jean-Luc Mélenchon
14:30pour bien comprendre que son débouché politique
14:32n'est pas celui des urnes,
14:33mais celui d'un renversement total,
14:35les préfets qu'il veut mettre au pas,
14:37la police qu'il veut désarmer,
14:38la presse et les médias qu'il veut museler,
14:40les sondages qu'il veut interdire,
14:41l'école privée qu'il veut supprimer,
14:43la propriété privée dont il dit
14:45qu'il faut, comme Maximilien Robespierre,
14:48l'aborder comme un droit d'usage.
14:50Même la filiation biologique doit disparaître
14:52et avec elle la famille.
14:53Pour lui, plus rien n'est véritablement légitime
14:56dans notre organisation politique et sociale.
14:58En toute logique, on doit s'attendre
15:00à ce que cette gauche ne reconnaisse pas
15:01le résultat des élections,
15:02si elle l'aurait défavorable.
15:04C'est d'ailleurs ce qu'a déjà laissé entendre
15:06Mathilde Panot,
15:07la réplique française de Donald Trump
15:08et de Jair Bolsonaro,
15:10c'est la France insoumise.
15:11Bien vu.
15:11Si je vous comprends bien,
15:12Vincent,
15:13cette gauche-là n'est plus vraiment démocrate.
15:15Disons que pour elle,
15:16la démocratie n'est plus un système politique,
15:18mais un mouvement de l'histoire
15:19chargé d'émanciper une à une les minorités,
15:22le vote,
15:23la souveraineté populaire,
15:24deviennent secondaires.
15:25Alors on retrouve cette vieille lune révolutionnaire
15:27chez beaucoup de penseurs
15:28de l'écologie radicale.
15:29Pour eux,
15:29l'état d'urgence climatique
15:30impose de s'affranchir
15:32des lenteurs
15:32et des complexités
15:33de la délibération et du vote.
15:34Mais on a pu lire aussi
15:36cette disqualification du vote
15:37chez Pierre Rosanvalon,
15:38l'un des penseurs phares de la gauche.
15:41Rosanvalon considère,
15:42je le cite,
15:42que les juges incarnent autant
15:44que les élus
15:44le principe démocratique
15:45de la souveraineté populaire.
15:47Et il présente aussi
15:48la révolte du peuple
15:48dans les urnes
15:49comme le principal danger.
15:50Pour l'éviter,
15:51dit Rosanvalon,
15:52écoutez bien,
15:52il faut instaurer
15:54une vigilance du langage
15:55et poursuivre sans relâche
15:57les voleurs de mots
15:58et les trafiquants d'idées.
16:00C'est-à-dire tout ce que propose
16:01la gauche liberticide
16:02depuis Ali Rabé,
16:04le maire de Trappes
16:04qui veut criminaliser la sémantique
16:06jusqu'aux pétitionnaires
16:07qui veulent interdire CNews
16:08et mettre les médias au pas.
16:10La gauche avait abandonné
16:12l'école,
16:12la laïcité,
16:13la frontière,
16:14le travail.
16:15Elle est en train
16:15de se détacher du vote
16:17et du principe majoritaire.
16:19La gauche française
16:19est aujourd'hui
16:20physiquement dans la rue
16:21mais démocratiquement,
16:22elle est complètement à la rue.
16:23Vincent Trémolet de Villers,
16:25l'édito politique
16:26avec nos amis du Figaro
16:27tous les matins
16:28à 7h50
16:29sur Europe 1.
16:30Ce jeudi 5 novembre
16:31était une nouvelle fois
16:32décrit comme une journée sensible
16:34par les autorités
16:35face au risque de violence
16:37en marge des manifestations.
16:38La plaie du 17 octobre
16:40est loin d'être refermée
16:41et dans son édito,
16:43Laurent Tessier
16:43revient sur l'audition
16:44de plusieurs commerçants
16:46victimes de pillages
16:47lors des émeutes.
16:48C'était hier
16:48à l'Assemblée nationale.
16:49Plusieurs représentants
16:51d'associations de commerçants
16:52de Paris, Bordeaux, Lyon,
16:53Marseille ont pris la parole
16:54devant des députés.
16:55Trois heures
16:55de témoignages poignons.
16:57Un ras-le-bol,
16:57une colère toujours intense,
16:59immense après les pillages
17:00du 17 octobre.
17:01Je n'ai jamais passé
17:02un week-end pareil à Paris,
17:04c'est-à-dire sans voir
17:04un seul policier
17:06de tout le week-end.
17:07Pas un seul.
17:07Nous avons été
17:08un petit peu
17:10sacrifiés.
17:11Nous avons été livrés
17:12aux pilleurs et aux casseurs
17:13sans aucun rempart,
17:14sans aucun secours
17:15et ce,
17:16des heures durant.
17:17Plus de 3000 commerces
17:18ont été attaqués, pillés,
17:19dégradés le week-end
17:20du 17 octobre.
17:21En quelques instants,
17:21des vies ont été brisées.
17:22Une journée où certains
17:23ont tout perdu,
17:24des années pour reconstruire.
17:25Des hommes et des femmes
17:26qui ont appelé à l'aide
17:27et qui ont reçu
17:28ce type de réponse.
17:29Nous avons également
17:29le témoignage
17:30de plusieurs commerçants
17:31qui ont téléphoné,
17:32qui ont composé
17:33le 17
17:35et qui malheureusement
17:36ont eu un interlocuteur
17:37au téléphone
17:38mais qui leur a répondu
17:40qu'ils ne pouvaient pas intervenir
17:41et qu'ils seraient pillés
17:42comme les autres.
17:43Vous serez pillés
17:44comme les autres.
17:45Des milliers de commerces
17:46l'ont été
17:46par le manque d'anticipation
17:47du ministre de l'Intérieur
17:48Laurent Nunes.
17:49Beaucoup ne se relèveront jamais.
17:50Écoutez encore la colère
17:51hier de ce représentant
17:53d'une association
17:53de commerçants à Paris
17:54quand on lui parlait
17:55d'engager des agents
17:56de sécurité privée.
17:57Le préfet de police
17:58avait reconnu
17:58des propos maladroits.
18:00Cette solution
18:01de la sécurité privée
18:02est probablement
18:04une solution
18:04pour peut-être 1%,
18:06peut-être 2%
18:07des commerces.
18:08C'est-à-dire
18:09les commerces de luxe.
18:11Je ne vois pas comment
18:11tout à coup
18:13il y a 60 000 commerces
18:14dans Paris.
18:15On trouverait
18:16là comme ça
18:17sous sa beaux d'un cheval
18:1860 000 vigiles.
18:19La crainte de voir
18:20son commerce pillé
18:20tout le monde
18:21peut être visé.
18:22Pendant ces 3 heures
18:23de table ronde
18:23un commerçant bordelais
18:24a alerté sur les pressions
18:25les menaces subies au quotidien.
18:27Il y a un sentiment
18:28d'impunité
18:28de certains pillards
18:29qui reviennent
18:30dans la semaine
18:31tous les jours
18:31et qui disent
18:32ne vous inquiétez pas
18:33on reviendra samedi prochain
18:34et on sera tranquille.
18:35Il y a un vrai impact
18:36psychologique
18:37un sentiment de peur.
18:38Ils reviennent
18:38tous les jours
18:39pour menacer.
18:40Alors il y a
18:40chez les commerçants
18:41la tentation d'aller
18:41vers l'autodéfense
18:42avec chaque semaine
18:43ces nouvelles manifestations.
18:44Dans les fils WhatsApp
18:45qui nous traversent
18:46on a des commerçants
18:48qui ont dit
18:49qu'ils allaient
18:50prendre des barres de fer
18:51pour se défendre.
18:52Depuis plusieurs semaines
18:53les commerçants
18:53vivent dans l'angoisse
18:54de tout perdre
18:54à tout moment.
18:55Les dernières manifestations
18:56ont été certes
18:57plus contrôlées
18:57mais la peur est bien réelle
18:58et à ceux qui veulent
18:59se barricader
19:00renforcer leur sécurité
19:01il y a des blocages
19:02histoire de rajouter
19:02encore plus de difficultés.
19:04Des commerçants
19:05du centre-ville
19:05qui ont du mal
19:06à avoir des autorisations
19:07pour poser des stores extérieures
19:08du fait de la protection
19:09des bâtiments de France
19:10au secteur préservé.
19:12Alors courage
19:12à nos commerçants
19:13la France qui travaille
19:14paie ses charges
19:14ses factures
19:15ses loyers
19:1570 000 policiers
19:16et gendarmes
19:16sont mobilisés aujourd'hui
19:17et courage à eux aussi
19:18face à tous ces individus violents.
19:20L'édito de Laurent Tessier
19:21tous les matins
19:22à 6h15
19:23et 7h20
19:24sur Europe 1
19:25direction les Etats-Unis
19:26à présent
19:27dans l'édito international
19:28de Vincent Hervouet
19:29les Etats-Unis
19:30où les Républicains
19:31sont toujours
19:32passablement secoués
19:33par leur sévère défaite
19:35aux élections
19:35demi-mandat
19:36et c'est maintenant
19:37l'heure des questions
19:38quelle leçon
19:39va en tirer Donald Trump
19:40quelle conséquence
19:41d'avoir un canard boiteux
19:42à la Maison-Blanche
19:43pour les deux conflits en cours
19:44l'Iran et l'Ukraine
19:46Vincent ?
19:46Hier c'était
19:47partout le même refrain
19:48c'est la faute à l'Iran
19:50à Téléran
19:51on le chantait
19:51sur un ton triomphal
19:53à Washington
19:54c'était plutôt
19:54un lamenteau
19:55les dirigeants
19:56iraniens
19:57se vantaient
19:57en anglais
19:58d'avoir infligé
19:59une débâcle
20:00à Donald Trump
20:01Moshem Rezaï
20:02par exemple
20:02l'insubmersible
20:04patron du renseignement
20:05expliquait
20:06que la défaite politique
20:07à Washington
20:07couronnait
20:08la défaite stratégique
20:10dans le détroit d'Hormuz
20:11pour Mohamed Galibaf
20:13l'homme fort du régime
20:14les américains
20:15ont dit non
20:16à la guerre
20:16et le guide suprême
20:17est sorti de son hibernation
20:19pour menacer
20:20s'il recommence
20:21et bien le conflit
20:22s'étendra
20:23ces rhodomontades
20:24tombaient d'ailleurs
20:24à point nommé
20:25parce que
20:25hier c'était le jour
20:26anniversaire
20:27de la prise d'otage
20:28à l'ambassade américaine
20:29et depuis 47 ans
20:30la foule brûle
20:31rituellement
20:32la bannière étoilée
20:34et depuis
20:35l'Iran n'a jamais cessé
20:36de défiler l'Amérique
20:37et elle continue
20:38mais à Washington
20:38on faisait exactement
20:40le même constat
20:40la guerre en Iran
20:41est la raison
20:42de notre défaite
20:43a reconnu
20:44Jay Devens
20:44Donald Trump
20:45lui-même admet
20:46que c'est en grande partie vrai
20:47les chefs démocrates
20:49au congrès
20:50ont tonné
20:51cette guerre
20:51doit prendre fin
20:52il y a toujours un moment
20:54où les américains
20:54trouvent que la guerre
20:55coûte trop cher
20:56qu'elle dure trop longtemps
20:57Truman, Johnson, Carter
20:59Bush père, Bush fils
21:01les présidents américains
21:02ne sont pas récompensés
21:04pour leurs aventures militaires
21:05encore moins
21:06quand elles tournent mal
21:07le paradoxe
21:08c'est que
21:08Donald Trump
21:09le sait depuis
21:11toujours
21:11ou presque
21:12il l'a même théorisé
21:13pendant ses campagnes
21:15en 2016
21:16comme en 2024
21:17refuser les guerres au loin
21:19c'est populaire
21:20maintenir les prix
21:21de l'énergie
21:22au plus bas
21:22ça c'est indispensable
21:24alors c'était son programme
21:25il a fait exactement
21:26le contraire
21:27et hier il a persisté
21:28si c'était à refaire
21:29je referais cette guerre
21:30en Iran
21:31à long terme
21:32c'est la seule solution
21:33on ne peut pas
21:34laisser l'Iran
21:35avoir une arme nucléaire
21:37autrement dit
21:38la guerre est impopulaire
21:39et alors
21:40il y a plus important
21:41que le prix Nobel
21:42de la paix
21:42juste avant
21:43l'ouverture des bureaux de vote
21:44il a encore fait bombarder
21:46une île dans le détroit
21:47d'Hormuz
21:47et ces derniers jours
21:48les américains
21:49ont intensifié
21:50les survols
21:51des systèmes
21:52de défense iraniens
21:53Trump n'a donc pas
21:55renoncé à la politique
21:56de la canonnière
21:57elle n'a pas marché
21:58jusqu'à présent
21:58mais les palabres
22:00avec les Qataris
22:00non plus
22:01et les médiations chinoises
22:02elles aussi piétinent
22:03alors le président
22:04pourrait bien être tenté
22:05de profiter
22:06des deux mois
22:07qui lui restent
22:08pour tenter
22:09le tout pour le tout
22:09il a perdu les élections
22:11oui
22:11mais il pourrait vouloir
22:13gagner la guerre
22:14à Kiev maintenant
22:15les responsables ukrainiens
22:16reprennent espoir
22:17depuis des semaines
22:18Trump fait porter
22:19à Zelensky
22:20la responsabilité
22:21de la hausse
22:22des prix de l'essence
22:22et de l'enlisement
22:23des négociations
22:24l'ukrainien est vengé
22:25mais il aurait tort
22:26de se croire sauvé
22:28il aura davantage
22:29de soutien au congrès
22:30c'est vrai
22:31il peut espérer
22:32le déblocage
22:33du matériel militaire
22:34financé par les européens
22:35et gelé par le patagone
22:37il peut aussi compter
22:38sur les commissions parlementaires
22:39pour demander des comptes
22:40à la maison blanche
22:41sur ses arrangements
22:42avec Moscou
22:43notamment la livraison
22:44de diesel russe
22:45en échange
22:46d'une levée partielle
22:47des sanctions
22:48mais Donald Trump
22:49ne va pas renoncer
22:49pour autant
22:50à sa grande stratégie
22:51se rapprocher de la Russie
22:53pour mieux affaiblir la Chine
22:55pour lui
22:56le rendez-vous
22:57c'était pas hier mercredi
22:59dans l'Amérique profonde
23:00mais mercredi
23:01dans 15 jours
23:02en Chine
23:03avec Xi Jinping
23:04et Vladimir Poutine
23:05quand le canard
23:06prend de la hauteur
23:07on voit moins
23:08qu'il est boiteux
23:09Europe 1
23:10le journal de 20h
23:11Maël Assani
23:13l'édito international
23:15de Vincent Hervouet
23:16tous les matins
23:17à 7h40
23:18sur Europe 1
23:19très belle soirée
23:20à l'écoute
23:21de votre radio
23:22dans un instant
23:22le journal permanent
23:23suivi de la France Bouge
23:25avec Elisabeth Assayag
23:26aussi Sous-titrage Société Radio-Canada
23:30Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations