00:00Et on commence notre débat évidemment par ces établissements, ces lycées, ces universités bloquées.
00:06Une nouvelle journée de mobilisation aujourd'hui, 564 établissements perturbés.
00:11Évidemment ça va avec des dégradations et avec surtout des violences.
00:15Alors pour essayer de renouer le dialogue, Edouard Geffray, le ministre de l'éducation nationale,
00:19rencontre depuis ce matin les syndicats de l'éducation et associations lycéennes.
00:23Et à ce propos, je voudrais vous faire écouter Sabrine Carbach.
00:27Elle est porte-parole de l'Union étudiante, elle a été l'invité de France Inter ce matin.
00:31Et elle se félicite de ces nombreux blocages. Pour elle, la colère est légitime.
00:35Tout d'abord, nous on aimerait se féliciter du nombre d'étudiants et de lycéens qui étaient dans la rue
00:40hier
00:40à bloquer leurs universités et leurs lycées. C'est beaucoup plus que ce qu'on avait annoncé.
00:45C'est 40 établissements universitaires qui ont été bloqués, c'est plus de 700 lycées qui ont été bloqués.
00:51Donc la colère, elle est réelle. Et ce que montrent ces mobilisations, c'est qu'il y a un mépris
00:56qui est fait de la part de nos gouvernements envers la jeunesse.
01:00Et que c'est une colère qui est légitime. C'est pas notre stratégie, la violence.
01:03On ne répond pas à la violence par la violence. Par contre, la colère, elle est légitime.
01:06Il faut l'entendre. Et on a marre d'entendre parler de poubelles qui brûlent.
01:10C'est une manière de détourner des revendications réelles de la jeunesse.
01:13Alors, les revendications, on les a entendues, on les entend. Parfois, ça peut être parcours sup, manque de matériel, absence
01:20de prof,
01:22des dégradations de conditions d'études, puisque ce n'est pas du travail d'études.
01:27En tout cas, des employés du temps surchargés. Est-ce que cette colère, est-ce que ces revendications sont légitimes
01:33?
01:33En gros, Raphaël Stainville, est-ce que Sabrine Carbach vous a convaincue ?
01:38Malheureusement, non. Que des étudiants, que des élèves, des lycéens puissent avoir des revendications qui sont parfois légitimes.
01:47On les a évoquées. On le comprend. Lorsque des professeurs ne sont pas remplacés après un mois ou deux,
01:54bien évidemment que c'est insupportable pour ceux qui prétendent vouloir être instruits et progresser.
02:00Mais derrière quelques revendications qui sont raisonnables et acceptables,
02:04on voit bien que se mêlent tout un tas de revendications qui n'ont plus rien à voir avec l
02:11'éducation nationale,
02:12qui va déjà très mal, mais qu'ils aggravent par leur comportement absolument incendiaire.