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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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00:00Le chiffre donc que l'on retient, 5000 interpellations depuis le début du mouvement lycéen lundi,
00:05des affrontements particulièrement violents ont eu lieu entre des casseurs et les forces de l'ordre en marge de la
00:09mobilisation.
00:10Et parfois ce sont même de simples passants qui sont violemment pris à partie.
00:14Je voulais qu'on s'arrête sur une image, une passante à Marseille qui tente d'empêcher des jeunes de
00:18s'en prendre à un abrébus
00:19et regarder le sort que les jeunes lui réservent.
00:36Voilà, un mineur de 15 ans, 15 ans seulement, a été placé en garde à vue, soupçonné d'avoir dirigé
00:42ce spray enflammé envers cette passante.
00:45On va en parler avec nos invités, Boris Karlamov du service Polyjustice.
00:48Bonjour Boris. Bruno Pommard, vous êtes ancien instructeur du RAID.
00:53Bonjour et bienvenue. On est avec Jean-François Vigier, maire de Bursurivette et président du groupe UDI Île-de-France.
00:59Bonjour et bienvenue. Yoann Gillet, député RN du Gard. Bonjour à vous et bienvenue également.
01:05Et à vos côtés, Sophia Tizaoui, ancienne présidente de l'Union syndicale lycéenne.
01:09Bonjour à tous. Est-ce qu'on peut revoir peut-être ces images et les commenter avec vous, Boris Karlamov
01:16?
01:16Ça se passe à Marseille. Que cherche à faire cette passante lorsqu'elle est prise à partie ?
01:20Alors nous sommes jeudi après-midi aux abords de la place du 4 septembre dans le centre-ville de Marseille.
01:25Là, il y a une femme qui, vous le voyez, tente de s'opposer aux dégradations commises de manière pacifique.
01:32Et là, il y a un individu tout de noir vêtu avec une capuche sur la tête qui va sortir
01:35un spray de sa poche.
01:37Il va également sortir un briquet pour transformer ce spray en lance-flammes et donc utiliser ce spray.
01:43Ce que l'on sait, c'est que cette femme, elle a déposé plainte hier matin au commissariat de Noailles,
01:48donc non loin du Vieux-Port. Et selon nos informations, son visage n'a pas été brûlé de manière apparente.
01:54Pas de séquelles apparentes. Elle a tout de même quelques problèmes d'ophtalmologie.
01:58Tout de suite, une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille pour violences volontaires
02:02avec une ITT inférieure ou égale à 8 jours avec 3 circonstances aggravantes, visage dissimulé, avec arme et en réunion.
02:09Et c'est une information que nous vous révélions dès 10h ce matin sur BFM TV.
02:12Il y a donc un mineur âgé de 15 ans qui a été interpellé hier après-midi.
02:16Il est entendu sous le régime de la garde à vue actuellement.
02:19Et ce mineur, il est inconnu des services de police, de justice.
02:23Et on le suspecte, donc les enquêteurs le suspectent aujourd'hui d'être l'auteur présumé de cette agression
02:28alors que cette dame s'opposait de manière pacifique à toutes les dégradations qui étaient en cours dans ce secteur
02:32de Marseille.
02:32Je m'arrête un instant sur cette information.
02:34Un mineur de 15 ans, 15 ans seulement, au casier judiciaire vide.
02:39Qu'est-ce que ça veut dire Bruno Pommard ?
02:42On a basculé dans une sorte de violence débridée des personnes aussi jeunes, des enfants qui commettent des actes aussi
02:51graves ?
02:51Écoutez, moi pour travailler sur ce sujet depuis 35 ans, donc c'est pas aujourd'hui.
02:55Le maire de Bure-sur-Rivette me connaît bien, il sait très bien ce que je fais avec les jeunes
02:58des quartiers.
02:59C'est très impressionnant, effectivement.
03:01Et croyez-moi qu'encore une fois, j'y travaille depuis 35 ans dans ces quartiers.
03:04Je suis abasourdi de voir le niveau de violence, c'est-à-dire de ces jeunes qui sont même pas
03:08connus des services de police,
03:09qui se font embarquer dans une espèce de dynamique terrible.
03:14Parce que vous avez là-dedans des meneurs, qu'on appelle les casseurs.
03:17Moi je les appelle, excusez-moi du terme, parce que j'ai été repris plusieurs fois, de racailles.
03:21Le terme est bien choisi, je pense.
03:22C'est pas des délinquants, c'est des racailles.
03:23Vous voyez, je vais beaucoup plus loin.
03:25Quelle différence faites-vous ?
03:26C'est beaucoup plus dur, c'est des gens qui n'ont aucune notion de civilité, de citoyenneté, de quoi
03:31que ce soit.
03:31Ce ne sont pas des jeunes étudiants qui viennent, évidemment, ça fait peur à Sofia, qui me regarde avec de
03:37grands yeux,
03:38mais ça n'a rien à voir, ces gens-là, évidemment, avec ces...
03:40Vous les dissociez totalement du mouvement lycéen, à juste titre, évidemment, mais tout à fait normal.
03:46Le problème, c'est qu'à travers ces manifestations pacifiques, elles existent,
03:50vous avez des groupuscules comme ça, qui sont évidemment dynamisés, on le sait, avec des antifas, ils existent, on les
03:56voit dans certaines villes.
03:57Les services de renseignement ont reconnu qu'il y avait quand même des éléments perturbateurs qui appartiennent à l'extrême
04:03gauche,
04:03donc évidemment à des passionnés de la France insoumise, et ça pose véritablement une question,
04:08parce que c'est, en même temps, c'est terrible à dire, mais ces gamins-là sont embarqués, sont capables
04:12de faire ce qu'on a vu là,
04:14et c'est des victimes, quelque part, de groupuscules qui sont là pour mettre le chaos, et ça fait peur.
04:18Johan Gill, est-ce que vous différenciez, vous aussi, les lycéens de ces individus-là qui cassent,
04:24qui s'en prennent directement à des enseignants, des passants, etc., des policiers ?
04:29Évidemment, la jeunesse de France, ce n'est pas ça.
04:32Et la jeunesse de France, elle est la première à être choquée par ces violences et par le comportement, effectivement,
04:40de ces racailles.
04:41Moi, ce que je dis, c'est que partout en France, et y compris dans ma circonscription, j'ai pu
04:45le voir de mes propres yeux,
04:47beaucoup de militants politiques d'extrême gauche, y compris très jeunes, sont venus créer des tensions dans les manifestations,
04:55avec l'aide, évidemment, des élus de la France insoumise qui n'ont cessé de jeter de l'huile sur
05:00le feu.
05:00Vous les pointez directement du doigt aussi ?
05:01Bien sûr, ils sont responsables. Jean-Luc Mélenchon est responsable de ces émeutes parce qu'il a jeté de l
05:06'huile sur le feu et c'est hautement condamnable.
05:08Je vous vois réagir, Sophia Tizaoui. Vous partagez cette analyse ?
05:11Est-ce qu'il est responsable, Jean-Luc Mélenchon, des images auxquelles on assiste ?
05:14Absolument pas. Mais encore une fois, honnêtement, je ne suis pas ni représentante de la France insoumise, ni porte-parole,
05:19ni rien du tout.
05:20Enceigne présidente de l'union syndicale lycéenne.
05:22Quel est votre regard à vous ? Est-ce que déjà, vous condamnez fermement les images auxquelles on assiste là
05:26?
05:26En fait, le problème, c'est qu'aujourd'hui, notre message politique, il est biaisé par ces images-là,
05:29parce que c'est ce qui est relayé au-delà de ce que nous, on revendique.
05:32Donc, c'est problématique.
05:33Mais vous les condamnez, ces images ?
05:34Bien sûr, bien sûr que je condamne une dame qui se fait brûler le visage.
05:37Je vous pose la question parce que j'ai été très surprise.
05:39Hier, on avait des invités sur le plateau, alors des étudiants qui manifestaient.
05:44Certains étaient membres du NPA, d'autres de Révolution Permanente.
05:47Mais ils n'arrivaient pas, même en voyant ce genre d'image, à dire « je condamne et je me
05:51dissocie totalement ».
05:52Et en ça, c'était quand même particulier.
05:56Écoutez, si vous voulez, chacun ses positions.
05:58Moi, en tout cas, ce que je constate aujourd'hui, c'est qu'il y a encore une fois une
06:01volonté d'infantiliser les jeunes,
06:03plus particulièrement les lycéens, en nous faisant croire que ce serait la France insoumise qui serait derrière tout ça.
06:09Alors, à un moment donné, je pense qu'il faut arrêter.
06:11Il faut comprendre sincèrement que les lycéens ont des revendications, ont une capacité de réflexion aussi,
06:16et se rendre tout simplement compte que ce n'est pas normal des conditions dans lesquelles ils étudient.
06:21Donc, on n'a besoin ni de Jean-Luc Mélenchon, ni de la France insoumise pour se révolter.
06:25Et encore moins, j'allais dire, de ces casseurs.
06:28Ils vous desservent, non ?
06:29Et encore moins, si vous voulez, mais avec ce que je vais dire là, je n'essaye pas de justifier
06:33leur acte.
06:34Attention, mais simplement de comprendre.
06:35C'est qu'à un moment donné, la société, de manière générale, est de plus en plus violente.
06:38On a une précarité qui augmente.
06:40On a des lycées qui sont de plus en plus délavrés.
06:42Parce que, si vous voulez, quand on n'a pas de professeurs devant nos classes,
06:44quand on n'a pas de psychologues, quand on n'a pas d'infirmières dans nos lycées,
06:47c'est une forme de violence.
06:48Et aujourd'hui, ça se traduit comme ça, parce que tout simplement, on n'est pas écoutés.
06:52En tant que lycéens, on n'a pas le droit de vote, parce qu'on est la plupart du temps
06:55mineurs.
06:55Et donc, si vous voulez, nous, notre capacité d'action, elle est celle-ci.
06:59Ok, ce n'est pas la plus pacifique qui existe, mais à un moment donné, qu'est-ce qu'on
07:03fait ?
07:03Donnez-nous le droit de vote.
07:04Et à ce moment-là, peut-être que ça changera réellement les choses,
07:07parce que nos revendications, elles sont souvent écoutées quand on a le droit de vote,
07:09si vous remarquez bien.
07:10Yohann Chilet ?
07:11Attention, Madame, à ne pas mettre tout le monde dans le même panier.
07:14Effectivement, les jeunes ont des revendications, et c'est tout à fait légitime.
07:17Et c'est bien normal qu'ils manifestent pacifiquement.
07:20Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier.
07:22Et les personnes qui sont là à agresser des forces de l'ordre,
07:26à agresser des personnels des établissements scolaires,
07:30à tout casser, à tout brûler,
07:31ce ne sont pas pour moi des manifestations.
07:34Ce ne sont pas pour moi, par exemple, des manifestants.
07:36Et ils ne sont pas là pour porter des revendications.
07:38Ça, moi, je ne peux pas l'entendre.
07:40Les lycéens qui manifestent le font de manière pacifique.
07:42Heureusement, dans la plus grande majorité d'entre eux,
07:45et sont les premiers à être choqués du comportement
07:48de ces casseurs, de ces voyous,
07:49qui viennent, et on ne peut pas dire l'inverse,
07:51qui viennent de groupuscules d'extrême-gauche,
07:54et qui sont, en tout cas, entraînés par des groupuscules d'extrême-gauche.
07:56Sochette Isaoui.
07:57Qu'est-ce que, pour vous, les groupuscules d'extrême-gauche,
08:00si vous voulez, parce qu'à un moment donné,
08:01on balance ça à toute patate ?
08:04Les antifas.
08:05Mais, les antifas, citez-moi alors.
08:07Quel groupe antifas, actuellement, avez-vous repéré ?
08:10Citez-moi des noms de personnes antifas.
08:11Vous venez chez moi dans le Gard ?
08:13Vous venez chez moi dans le Gard et vous verrez les antifas ?
08:15Effectivement, ce qui vous intéresse,
08:17c'est ce mouvement et les revendications que vous mettez en avant.
08:20Mais, effectivement, ils existent tout simplement
08:21parce que vous avez des services de renseignement,
08:23même si c'est des policiers.
08:24Personne ne veut croire les policiers,
08:25mais les services de renseignement savent que,
08:27par exemple, dans les manifestations,
08:29on a vu des visages, plus ou moins connus,
08:32parce que les filles de terrain ont l'habitude de voir ces gens-là,
08:35qu'on retrouve dans des grosses manifestations qui pètent tout le monde.
08:37Donc, c'est exactement ça, sans agresser vos compatriotes, évidemment.
08:41Je pense qu'il y a une distinction qu'il faut faire,
08:43qui est importante, c'est qu'à un moment donné,
08:46il y a ces jeunes, bien sûr, qui cassent et que ce n'est pas cautionnable.
08:48Mais à un moment donné, il faut arrêter de voir la chose sous un seul prisme.
08:52Il y a aussi, de l'autre côté, je suis désolée,
08:54moi, j'ai été dans mon ancien lycée pour bloquer, pour les aider,
08:57et on nous a envoyé la brigade équestre.
09:00Donc, on avait des policiers à cheval,
09:02qui sont venus donner des coups de sabots à des ailes.
09:05Il faut rappeler d'ailleurs un chiffre, l'IGPN, la police des polices,
09:09a aussi été saisie, quand même, Boris Karlamov, dans combien d'affaires ?
09:13Cinq, comme le disait Bruno, cinq saisines de l'IGPN,
09:16c'est des enquêtes qui visent donc des policiers,
09:17pour savoir si les gestes des policiers en intervention
09:21étaient réglementaires ou non, proportionnés ou non.
09:24Donc, il y a donc cinq saisines à ce stade.
09:26Ils cherchent à savoir s'il y a eu des dérapages aussi de la part de la police.
09:31Si les policiers sont responsables d'actes qui ne sont pas réglementaires.
09:35Je voulais qu'on s'arrête sur une autre image,
09:37puisque les enquêtes avancent.
09:39On va s'arrêter sur ce qui s'est passé à Belfort.
09:42Ce policier roué de poux, encerclé,
09:45un commandant de police, dites-vous, Bruno Pommard.
09:48On va regarder la séquence.
09:49On a plus d'informations sur ces personnes
09:52qui ont été identifiées sur la vidéo.
09:54Regardez la séquence.
10:04Voilà, Boris Karlamov,
10:05des images particulièrement violentes
10:07qu'on a évidemment choisi de flouter.
10:10Que sait-on de plus ?
10:11Les policiers se donnent 24 heures
10:13pour retrouver les suspects identifiés sur la vidéo ?
10:17C'est du moins ce qu'a annoncé le procureur de la République de Belfort
10:19à la mi-journée sur BFM TV.
10:21On va remettre du factuel dans tout cela.
10:22Tout se passe aux alentours de 9h hier matin,
10:24aux alentours du lycée Courbet.
10:26On est donc dans le territoire de Belfort.
10:27Il y a une mobilisation en lycéenne.
10:29Des policiers et gendarmes sont venus encadrer cette mobilisation.
10:31Et il y a donc un chef,
10:33le chef du service départemental,
10:35du service du renseignement territorial
10:37qui est en civil à ce moment-là.
10:39Et ces individus, selon le procureur,
10:41vont être amenés à tirer des projectiles
10:42sur l'ensemble de ces forces de l'ordre.
10:44Le chef du service départemental du renseignement territorial
10:47va être amené à procéder à l'interpellation
10:49de l'un de ces individus,
10:51puisqu'il le suspecte d'avoir tiré des projectiles
10:53et d'être à l'origine du tentative d'incendie,
10:56selon le procureur.
10:58Et ce policier va se retrouver au sol,
11:00passé à tabac par plusieurs individus.
11:02Il va être transporté à l'hôpital,
11:04mais aujourd'hui, son état s'améliore.
11:06Quoi qu'il en soit,
11:07le procureur de Belfort a ouvert une enquête
11:08pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires
11:10de l'autorité publique.
11:11Le procureur ouvre au plus large
11:15pour se donner tous les moyens d'investigation possibles.
11:18Et il y a eu une première interpellation hier,
11:20un jeune de 17 ans,
11:21encore une fois,
11:22inconnu des services de police et de justice.
11:25Et il y a donc cette seconde vidéo.
11:27Voilà, parce qu'il faut rappeler aussi le contexte.
11:29Le procureur a démenti par ailleurs
11:31des affirmations qui circulent sur les réseaux sociaux,
11:34selon lesquelles le policier aurait mis la tête
11:35du jeune homme sous l'eau
11:36en tentant de le maîtriser juste avant l'agression.
11:41Racontez-nous là encore ce qu'on voit sur cette vidéo.
11:44Alors là, vous avez donc à l'image
11:45le commandant de police
11:47et la personne qu'il tentait d'interpeller
11:50qui se retrouve donc dans un ruisseau.
11:52Selon le procureur et selon sa version,
11:54le commandant de police a voulu interpeller cette personne,
11:57a voulu le mettre à l'abri dans une zone sécurisée
11:59puisqu'il avait des échauffourées
12:00sur l'esplanade juste à côté.
12:03Il s'avère que cette personne s'est soustraite
12:05à l'interpellation.
12:06Elle ne s'est pas laissée faire.
12:08Donc tous les deux sont amenés à descendre
12:10de ce talon, il y a une petite pente
12:11et se retrouver dans un ruisseau
12:12où le procureur explique que l'eau arrive
12:14au niveau de la cheville.
12:15Cette personne refuse toujours son interpellation.
12:17Ils vont toujours, selon le procureur de la République,
12:20glisser dans l'eau, se retrouver dans cette eau.
12:22Le procureur retourne la personne
12:23pour pouvoir lui passer les menottes.
12:25Dans une vidéo intégrale
12:26qui n'a pas été diffusée sur les réseaux sociaux
12:28puisque le procureur nous dit
12:29vous n'avez qu'une version de l'image.
12:31Moi, j'ai la vidéo intégrale.
12:32C'est ce qu'il dit, monsieur le procureur.
12:33Vous, vous n'avez pas la vidéo.
12:34On voit cette personne remonter
12:36sur le talus avec la personne interpellée.
12:38Et c'est à ce moment-là,
12:39lorsque le policier remonte,
12:40qu'il se fait passer à tabac.
12:41On va rappeler que la personne interpellée
12:43a réussi à prendre la fuite
12:44avec une seule menotte à son poignet.
12:47Si cette menotte est recherchée
12:48et retrouvée, ce sera un élément à charge.
12:51Mais le procureur a été très optimiste
12:52sur notre antenne à la mi-journée
12:53en disant que toutes ces personnes-là
12:54avaient été identifiées
12:55et qu'il était question
12:57de quelques heures avant leur interpellation.
12:59Jean-François Vigier,
13:00au regard de ces violences,
13:02de ces images,
13:03est-ce qu'on peut encore parler
13:04de colère lycéenne ?
13:06Est-ce que finalement,
13:07on n'a pas basculé
13:08dans toute autre chose ?
13:10Tout ce qu'on voit depuis dix minutes,
13:12ce qu'on discute entre nous,
13:13est effrayant.
13:14C'est effrayant que ce soit ce policier,
13:16la policière aussi,
13:17qui a été quasiment lynchée,
13:18que ce soit des jeunes.
13:20Je pense que Valérie Pécresse
13:22a bien défini ce qui se passait.
13:23On n'est plus dans un mouvement
13:24de revendication lycéenne,
13:26mais dans une logique
13:27d'hémeute urbaine.
13:28Et finalement,
13:30les casseurs,
13:31ils brûlent l'avenir
13:32de nos lycéens
13:33en prenant appui
13:34sur l'égalité des chances.
13:36Moi, je suis maire,
13:37je suis élu local.
13:39Je travaille,
13:40et autant,
13:41quand je suis conseiller régional,
13:43on travaille pour instaurer un dialogue,
13:46pour permettre à tous nos concitoyens
13:48de vivre ensemble.
13:49Bruno, il a été maire,
13:50il sait ce que c'est,
13:51on est sans arrêt dans la discussion.
13:53Donc, oui,
13:54il y a des revendications légitimes,
13:55elles doivent s'exprimer,
13:56mais il y a un cadre
13:57pour que chacun puisse s'exprimer.
13:59Vous, vous avez été,
14:00il y a des établissements
14:01qui ont été touchés dans votre vie ?
14:02Mais juste à côté,
14:03j'ai des lycées aux Ulysse,
14:05à Orsay,
14:06à Gif,
14:07bien entendu.
14:08Mais,
14:09tout ça est inacceptable.
14:11Et,
14:12n'oublions pas que nous sommes,
14:14nous les collectivités locales,
14:16en charge de l'entretien,
14:17de la construction des écoles,
14:19des collèges,
14:19des lycées.
14:20Parce que tout ça a un coût.
14:21et Valérie Pécresse,
14:23James Chiron,
14:24notre vice-président au lycée,
14:25l'ont réaffirmé.
14:27Aujourd'hui,
14:27il y a 7 millions de dégradations
14:29à vue de nez.
14:30C'est 7 millions,
14:31quand il va falloir réparer,
14:32ce sera des millions en moins
14:33pour la rénovation
14:35et pour le travail gigantesque
14:37qui est fait par la région
14:38pour les lycées.
14:39Laurent Joffrin,
14:39est-ce que vous partagez
14:40cette analyse
14:41d'une colère lycéenne
14:42qui a basculé
14:43dans toute autre chose ?
14:44Jean-François Vigier,
14:45à l'instant,
14:46parlait d'émeute.
14:48Jean-François Vigier,
14:48Non, je ne participe pas
14:49parce que je constate
14:50que les gens qui sont arrêtés
14:51sont souvent des lycéens.
14:53Donc il y a un problème.
14:54Ce qu'on dit,
14:55c'est des éléments extérieurs.
14:56Oui, il y en a.
14:56Ils sont lycéens.
14:57Oui, mais ça...
14:58Et alors...
14:58Et les émeutiers peuvent être des lycéens.
15:00Oui, justement.
15:01Donc c'est bien des lycéens
15:02qui font ça.
15:03Ou pas.
15:03Il ne faut pas dissocier,
15:04justement, les deux ?
15:05Ou pas.
15:05C'est tout le mélange.
15:06Mais attendez,
15:06je n'ai pas terminé.
15:07C'est des lycéens
15:08qui deviennent des émeutiers.
15:09Oui, bien sûr.
15:10Oui, alors il faudrait se poser
15:11la question pourquoi.
15:12C'est ça que c'est intéressant.
15:13Mais peut-être...
15:14Alors, parce que...
15:15Je n'ai pas fini.
15:15Je n'ai pas fini.
15:15Excusez-moi.
15:16On ne répond pas
15:16à la revendication.
15:17Il doit tout casser.
15:18Je vais dire ce que...
15:19Pas du tout.
15:20Laurent Joffrin, allez-y.
15:21Je vais dire le contraire.
15:22Je ne comprends pas non plus.
15:23Ça, je ne comprends pas
15:24qu'on ramène le mouvement lycéen
15:26uniquement aux questions de violence.
15:28Il n'y a pas que ça.
15:28Il y a aussi des revendications
15:29qui sont légitimes.
15:31Un.
15:31Deux.
15:31Je ne comprends pas pourquoi
15:32les leaders du mouvement lycéen,
15:35nous avons ici...
15:37Une ancienne présidente
15:38de Lyon-Saint-Denis.
15:38Une représentante.
15:39Ne condamne pas fermement,
15:41clairement,
15:42les actes honteux.
15:43Honteux.
15:44Ah bah, alors pour le coup,
15:45on a eu des représentants
15:46sur ce plateau
15:47qui condamnaient très clairement
15:49et n'ont fait
15:50après leur rencontre
15:51avec les ministres.
15:51Oui, mais c'est de la faute
15:52de la police.
15:53Mais il y a des cas
15:54où ce n'est pas du tout
15:54la faute de la police.
15:55Quand ils sont allés
15:56exterminer,
15:57ils sont allés brûler le...
15:59Ils protestent
16:00contre le fait
16:00que les lycées
16:01sont vétustes.
16:02Ils vont brûler
16:03un lycée tout neuf
16:05C'est d'un coup.
16:07Ce n'est pas les leaders
16:08du mouvement
16:08qui ont fait ça, évidemment.
16:09Mais pourquoi les leaders
16:10ne disent pas dès le départ ?
16:12Ça, non.
16:13Ça, c'est honteux.
16:14De même que tabasser
16:15un policier à terre,
16:16quoi qu'il y ait fait par ailleurs,
16:17ce n'est pas une question,
16:18tabasser un policier à terre,
16:19c'est honteux.
16:20On ne doit pas faire ça.
16:23Pourquoi est-ce que vous
16:24ne condamnez pas ça
16:24de manière raide
16:25et claire, nette, définitive ?
16:27Vous n'étiez pas là
16:28en début d'émission
16:28quand j'ai condamné,
16:29mais pour le coup,
16:30je l'ai fait.
16:30Et ensuite,
16:30pour ce qui est du lycée de Nantes,
16:32par ailleurs,
16:32les élèves eux-mêmes
16:33ont repris la parole
16:34dans un média
16:35pour dire qu'ils condamnaient
16:36fermement.
16:37Je ne parle pas
16:37au nom de leur lycée
16:39parce que c'est leur lycée.
16:40Ce n'est pas ce que j'entends
16:40souvent.
16:41Il va falloir
16:42au début du mouvement,
16:44pas vous personnellement,
16:45mais les leaders du mouvement
16:46étaient très ambiguës là-dessus.
16:47Ils ont tout mis le dos.
16:49Non, mais parce qu'à un moment donné...
16:50Ils ont tout mis sur le dos
16:51de la police,
16:52alors que ce n'est pas que la police.
16:53La police a commis des fautes.
16:55Il y a un usage disproportionné.
16:56Elle doit être sanctionnée,
16:57mais il n'y a pas que la police.
16:58Il y a un usage disproportionné
16:59de la force
17:00quand on fait face à des lycéens.
17:01À quel moment c'est normal
17:03qu'un lycéen perde l'usage de son oeil ?
17:06À quel moment c'est normal
17:07que des lycéens se fassent ?
17:08Mais ça ne justifie pas
17:09les autres violences.
17:10Je ne suis pas en train de dire ça.
17:11Je dis qu'à un moment donné,
17:11de la part de la police,
17:12il y a une force
17:13qui a été disproportionnée.
17:15Ce n'est pas normal non plus,
17:17voyez-vous ?
17:17La justice se tranchera,
17:18mademoiselle.
17:18Bien sûr,
17:19mais c'est ça qui est problématique,
17:20c'est qu'aujourd'hui,
17:20on a cinq enquêtes de l'IGPN
17:21avec toutes les vidéos
17:22qui sont sorties.
17:23Je suis désolée,
17:24il devrait y avoir
17:24plus que cinq enquêtes.
17:25Et quand on sait
17:26que le fonctionnement de l'IGPN,
17:27comment il fonctionne ?
17:27Non, mademoiselle,
17:28ne dites pas ça.
17:29C'est un magistrat
17:30qui est patron de l'IGPN.
17:31Non, non, mais qu'à un moment donné,
17:33la police, des polices,
17:34enquête sur la police,
17:36donc une forme de collègue
17:37qui a conflit d'intérêt selon vous.
17:39Sophia Tizaoui.
17:40Et c'est tout le problème
17:40de l'IGPN par ailleurs.
17:41Sophia Tizaoui,
17:42je vous ferai visiter
17:43si vous voulez l'IGPN.
17:44Oui, il n'y a pas de problème.
17:45Ce que je dis souvent aux députés,
17:46et les filles d'ailleurs,
17:47d'aller faire des immersions
17:48avec la police.
17:49Croyez-moi, vous savez,
17:50l'IGPN, malgré ce qu'on dit
17:51sur les plateaux télé,
17:52il y a tous les ans,
17:53c'est la seule administration
17:54où il y a de plus de sanctions,
17:56près de 1 200 dossiers
17:58de policiers révoqués
17:59pour des comportements
18:00qui ne vont pas,
18:01d'infractions administratives,
18:03etc.
18:03Donc, il y a 1 200 policiers.
18:04Mais avec tout ce qui se passe,
18:05ce n'est pas proportionnel.
18:06Proportionnel à quoi ?
18:07C'est pas toute la violence
18:08dont on fait face.
18:09Mais quand je vous dis
18:10que dans mon lycée,
18:10on nous envoie à la brigade équestre,
18:12à quel moment c'est entendable ?
18:13Mais pourquoi vous bloquez ?
18:14Mais parce qu'on n'a pas le choix.
18:15C'est interdit de bloquer.
18:16Mais comment est-ce qu'on fait
18:17quand on n'a pas le droit de vote
18:19et quand on n'est pas écouté ?
18:20Je suis bien, mademoiselle.
18:20Alors vous savez quoi ?
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