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00:01Europe 1, Eliott de Valais-vous.
00:03Dernière partie avec vous au standard 0, 1, 80, 20, 30, 9, 21.
00:06Nous continuons de parler du blocus des lycées, des émeutes et nous sommes avec Alexia au téléphone.
00:11Et je rappelle les deux dernières informations majeures à midi.
00:166 877 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début du mouvement.
00:2121 individus se sont retrouvés en et sont actuellement en détention provisoire.
00:26Vous avez donc 0,31% des personnes qui ont été placées en garde à vue,
00:30qui aujourd'hui dans l'attente de leur procès sont derrière les barreaux.
00:36Et l'autre information c'est que l'ONU se dit inquiète face aux violences.
00:41L'ONU qui appelle à un usage proportionné de la force face aux manifestants et demande des manifestations pacifiques.
00:49L'ONU qui se mêle des interventions des forces de l'ordre en France.
00:55J'aurais aimé que l'ONU se montre plus prolixe lorsqu'il était question du massacre du peuple iranien en
01:02janvier dernier.
01:04Le peuple iranien donc qui a été massacré par la république islamique iranienne.
01:09Cette même république qui a quand même eu le culot de réagir dimanche dernier.
01:17Mais avant de vous donner la parole, je voudrais qu'on donne la parole à Alexia.
01:21Alexia, bonjour.
01:23On vous entend mal Alexia ?
01:26Pardon, bonjour.
01:27Comment ça va Alexia ?
01:29Bien, merci.
01:30Alors Alexia, je le dis pour les auditeurs, elle nous a envoyé un message sur WhatsApp au 01 80 20
01:3539 21.
01:37Un message très intéressant parce que vous êtes une prof et vous nous expliquiez comment ça allait se passer,
01:41ces fameux 3000 profs trouvés en 24 heures.
01:45Je n'ai aucune certitude, ce n'est pas du tout une science infuse.
01:50Vous n'avez pas la science infuse ?
01:52Non.
01:52C'est une supposition, c'est de couture.
01:54Vous n'êtes pas une ministre d'Emmanuel Macron.
01:56Vous n'êtes pas une ministre.
01:59Non, mais dans le quotidien, moi je suis dans le premier deuxième et que ce soit, c'est à peu
02:04près le même fonctionnement.
02:05Racontez-nous comment ça se passe justement, comment se passent les remplacements, bien évidemment, cher Alexia, mieux vaut en rire
02:10d'ailleurs.
02:10Il y a toujours des remplaçants en début d'année qui ne sont pas affectés parce que, je ne sais
02:17pas, un collègue se casse la jambe, il va falloir le remplacer.
02:20Et donc, il faut quelqu'un de disponible.
02:22Et là, les vagues de...
02:24On sait qu'en septembre, octobre ou mai, juin, des fois, c'est plus facile.
02:28Quand c'est l'hiver avec la gastro, la grippe, etc., il y a plus d'absents.
02:34Et du coup, moins de disponibilité.
02:36C'est des périodes où les parents râlent parce qu'on n'est pas remplacés, mais il n'y a
02:41plus personne de disponible.
02:42Donc, pour l'instant, ils ont peut-être pu coucher là-dedans.
02:44En fait, ils ont un vivier de remplaçants.
02:47Ils ont un vivier, une liste de titulaires ou de contractuels.
02:51Dès qu'il y a quelqu'un qui est en arrêt maladie, hop, ils dégainent le remplaçant pour remplacer cette
02:56personne.
02:56Eh bien, écoutez, on va voir comment ça va se passer.
02:58Mais cette annonce-là, alors si c'est déjà une sorte de vivier qui était préexistant et de nous annoncer
03:06en grande pompe 3000 professeurs qui vont intégrer des établissements
03:12où il fallait remplacer des profs qui sont actuellement en arrêt, ça peut surprendre de le faire aussi tardivement.
03:19Vous voyez ce que je veux dire, Alexia ?
03:21Oui, bien sûr.
03:23C'est-à-dire, il faut casser combien d'établissements scolaires pour qu'on arrive à trouver une solution ?
03:32Nous, on n'est pas jusqu'à casser, mais c'est un peu le quotidien qu'on a.
03:37Il y a des classes prioritaires.
03:39Les maternelles, par exemple, ce n'est jamais des priorités sur des écoles.
03:43Il y a des critères dans les remplacements.
03:47Et oui, on a des titulaires qu'on appelle remplaçants.
03:50Ils savent que tout le long de l'année, alors des fois, ils sont affectés sur un an et des
03:54fois, ils changent tous les 15 jours, toutes les semaines.
03:57Eh bien, écoutez, c'est intéressant d'avoir votre témoignage, cher Alexia.
04:02Et on comprend là aussi la difficulté pour les enseignants remplaçants.
04:06Géraldine, vous avez peut-être une question ?
04:08Non, du tout.
04:08Une réaction ?
04:09Aucune.
04:09Vous me faites les gros yeux.
04:10Non, non, je vous regarde tout simplement.
04:11Vous regardez les deux.
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