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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Sur la facture à payer, là aussi les avis divergent. Gérald Darmanin, chez nos confrères de RTL, lui a dit
00:08qu'il faut qu'il y ait une responsabilité civile des parents
00:14qui doivent payer la facture de leurs enfants qui participent à ces manifestations. Gabriel Attal dit que ça existe déjà,
00:23c'est juste qu'on ne l'applique pas. Écoutons-le et on en parle après.
00:25– D'ailleurs, une mesure qui est maintenant permise par une loi que j'ai faite adopter. Vous vous souvenez
00:31que j'avais fixé la lutte contre la délinquance des mineurs
00:34comme une priorité pour moi quand j'étais Premier ministre. Le texte de loi que j'avais présenté, malheureusement, n
00:38'a pu être adopté à cause de la dissolution.
00:40Mais il y a une mesure qui a pu être adoptée par le Parlement, c'est la responsabilité civile des
00:45deux parents, solidairement, quand il y a des dégradations qui sont commises par leurs enfants.
00:49Il faut que la justice s'empare pleinement de cette loi que j'ai pu faire voter il y a
00:53maintenant un peu plus d'un an.
00:55– Donc en gros, moi je l'ai fait, ça existe déjà, nous avons les outils nécessaires pour le faire
01:00appliquer, mais on ne le fait pas, je vous vois deux de l'inné.
01:04– Oui, fait et pas fait, parce que parmi la loi sur l'excuse de minorité, par exemple, que l
01:10'on évoquait tout à l'heure, effectivement, il a fait voter en tant que Premier ministre en 2024,
01:15mais elle est retoquée par le Conseil constitutionnel.
01:17– Mais le « tu casses, tu payes ».
01:20– Le « tu casses, tu payes », c'est en vigueur, c'est lui qui l'avait…
01:23– Le principe existe, ça c'est vrai en revanche.
01:25– Et donc ils disent que, dit Gérald de Darmanin ce matin, en fait, n'a rien de neuf, on
01:28a déjà tous les outils nécessaires pour le faire.
01:31Valérie Pécresse, elle, elle va encore plus loin, je me tourne vers vous, en l'occurrence vous êtes le porte
01:35-parole de Bruno Rotailleau,
01:36mais vous travaillez aussi avec Valérie Pécresse.
01:38– Voilà, elle dit, non seulement il faut que ce soit les parents qui payent la facture,
01:44mais il faut aussi qu'on envoie la facture à la France Insoumise.
01:46– Exactement, d'ailleurs vous la faites.
01:47– C'est vraiment sérieux, ça ?
01:48– Oui, bien sûr, c'est sérieux.
01:49Mais c'est sérieux parce que chacun doit prendre ses responsabilités dans la société, Madame Darfeuil.
01:53Et donc les élus qui attisent la violence, ils doivent prendre leurs responsabilités.
01:57Moi, j'estime que quand M. Bagayoko laisse le lycée Paul-Éluard,
02:01dans lequel nous avons investi, encore une fois, pardonnez-moi, 45 millions d'euros d'argent public,
02:05et que lui le laisse se faire détruire, eh bien il doit payer la facture.
02:09Quand dans tous les lycées de France, on a vu Emmery Caron, des députés LFI,
02:16qui arrivent et qui sont d'ailleurs un peu dépassés par les événements,
02:19ils deviennent complices, complices.
02:21– Mais donc ça veut dire quoi ?
02:22– Les parents sont responsables de leurs mineurs,
02:24on a dit d'ailleurs que 70% des délinquants étaient des mineurs.
02:27– Je crois que M. Bagayoko n'a pas les moyens non plus.
02:29– Non mais il n'y a aucune poursuite.
02:30– Non mais c'est important concrètement, il faut faire à tout ce soit.
02:35– Vous avez demandé un virement à Manuel Bompard ?
02:40– Mais c'est surtout quand on est un responsable politique.
02:44Ce qui est démagogique, c'est exactement ce que font les députés LFI devant l'illicité de la violence.
02:47– Il y a la ma diote là-dessus, on ne vous a pas entendu.
02:49– Non mais c'est démagogique de dire qu'ils vont payer la facture,
02:52parce que vous savez pertinemment que ça n'est pas applicable.
02:55D'accord ?
02:56– Moi personnellement, on porte plainte.
02:58– Eh bien portez plainte et vous verrez que ce sera classé sur celui-ci.
03:01– On porte plainte parce que sinon, ce sont ceux qui nous regardent qui vont payer l'addition.
03:03– Vous portez plainte sur la posture contre la France insoumise ?
03:08– Non, on porte plainte contre tous ceux qui attisent la violence et qui appellent à la surrection.
03:13– On porte plainte contre tous les responsables des lycées en Ile-de-France.
03:18Il y en a plusieurs dizaines qui ont été attaqués, brûlés,
03:21alors que l'argent des impôts de ceux qui nous regardent ont été investis
03:25pour construire l'avenir de la jeunesse.
03:27– Donc non, mais vous allez porter plainte contre l'adipagalliopo, Manuel Bompard.
03:28– Donc on leur envoie la facture, on verra bien s'ils payent.
03:30– Non mais c'est démagogique ce que vous dites.
03:31– Non, ce n'est pas démagogique, c'est de la politique au sens noble du terme.
03:35C'est faire appel à la responsabilité.
03:37Chacun est responsable de ses actes.
03:39– Ok, c'est de la posture. Alors qui doit payer la facture ?
03:41– Ceux qui nous regardent ?
03:43– Non mais je vous pose la question.
03:46– Ce sont eux qui vont les payer.
03:47– Vous avez posé la question, c'est les parents.
03:48– Oui, attendez, je viens vers vous.
03:50Je ne vous ai pas entendu là-dessus.
03:52– Madame dit que ce sont les téléspectateurs qui vont payer.
03:55Ça ne vous pose pas de problème.
03:56– Mais arrêtez, pourquoi vous me prêtez des propos que je n'ai pas tenus ?
03:59– Qui va payer alors ?
03:59– Laissez-moi répondre. Est-ce que j'ai dit que c'était les téléspectateurs ?
04:03– Donc qui va payer ?
04:03– Certainement pas. Je dis simplement que déjà,
04:06est-ce qu'on est en capacité d'identifier très clairement
04:08qui sont les auteurs de ces violences et de ces dégradations
04:13que je condamne fermement ?
04:15Moi, à aucun moment, à aucun moment, à aucun moment,
04:18vous ne me verrez aller attiser ou dire aux gens
04:21que c'est très bien de faire de la violence.
04:22– Je ne vous fais pas de procès d'intention.
04:23Je vous demande juste qui va payer selon vous et qui doit payer.
04:26– 7 millions pour l'Île-de-France,
04:28entre 25 et 30 millions d'euros pour la région Grand-Est.
04:33Notamment, on parle de plusieurs milliers d'euros.
04:35– Comment vous facturez 7 millions aux parents ?
04:40– Non mais je pense qu'on sait…
04:41– En sorte que ces parents payent ?
04:43– Non seulement, on les facture aux contribuables.
04:45– Donc on les facture aux contribuables.
04:47– Mais je vous dis, est-ce qu'en facturant plusieurs dizaines de millions,
04:52est-ce qu'ils vont payer ?
04:52– Non seulement, on sait qu'ils vont payer,
04:54on les zonnez plus le contribuable, comme d'habitude,
04:56mais cet argent pourrait être transféré via RIM,
04:59directement dans les campes de campagne de Marine Le Pen.
05:01– Écoutons, s'il vous plaît.
05:02– Qui devrait payer ?
05:04– Cet argent, idéalement, ce serait soit les coupables,
05:07soit leurs parents.
05:08Et s'ils sont dans le logement social,
05:09ils devraient être expulsés de logement social immédiatement.
05:11– Exactement, n'importe quoi.
05:11– Mais comme…
05:12– Mais immédiatement, mais sans la moindre question.
05:15– Donc c'est comme ça que vous réglez le problème ?
05:17– On est plus les gens dans un logement social.
05:19– Cet argent, aujourd'hui, pourrait être transféré
05:21directement dans les comptes de campagne de Marine Le Pen.
05:23Parce que je ne sais pas qui va payer,
05:24mais je peux vous dire qui bénéficie de l'insécurité montante
05:26et du fait que la police et la justice n'arrivent pas,
05:28ou plutôt la classe politique n'arrivent pas
05:30à instrumentaliser une arme suffisante étatique
05:33pour gérer ces problèmes-là,
05:34c'est le Rassemblement National,
05:35qui fait campagne depuis 1983 sur une seule chose,
05:38la fin de l'immigration et l'insécurité.
05:40À chaque fois qu'il…
05:41– Donc là, en l'occurrence…
05:42– Et c'est pour ça, pardonnez-moi,
05:43si vous permettez d'arriver à la fin de ma phrase.
05:45– Ce sont seulement des enfants d'immigrés.
05:47– C'est pour ça que la droite,
05:49et je me classe dans cette caractérisation
05:51que je m'apprête à faire.
05:51– Non, mais ce que vous dites, M. Tartotti, c'est…
05:53– Laissez-le finir et vous répondrez.
05:55– Il faudrait qu'on parle vraiment les uns après les autres,
05:57qu'on s'écoute.
05:58– Et la droite classique, la gauche classique,
06:02la Macronie a échoué si profondément,
06:04et non seulement est-ce que c'est catastrophique pour le pays,
06:06c'est catastrophique parce qu'on donne l'arme favorite
06:09au Rassemblement National,
06:10qui peut maintenant dire,
06:12nous on n'a jamais été aux manettes.
06:14Regardez comment ça se passe avec eux,
06:15et la solution c'est nous.
06:17Donc ne pas agir maintenant,
06:18et vouloir être un peu une glace vanille,
06:20un peu tiède, vouloir faire attention,
06:22vouloir ne pas être très sévère,
06:23ça fait exactement le jeu du Rassemblement National.
06:26– Louis Sarkozy, on ne connaît pas du tout
06:28le profil des casseurs en l'occurrence,
06:30et peut-on vraiment d'ores et déjà,
06:32tout de suite, immédiatement,
06:33faire un lien entre ça et l'immigration ?
06:35– Non, non, ce n'est pas ce que je dis.
06:36– C'est exactement ce que vous avez dit.
06:38– Attendez, laissez-le répondre.
06:39– Il a dit que le Rassemblement National
06:41reposait sur l'immigration.
06:41– Il fait compagnie sur deux choses et l'insécurité.
06:43– Si vous voulez savoir ce que je dis,
06:45il suffit de me demander,
06:46et je serai parfaitement prêt de vous l'expliquer.
06:48– Peut-être que vous n'êtes pas si clair que ça,
06:54et d'ailleurs, je pense que c'est plutôt un avantage
06:56de par nos jours.
06:57Mais ce que je dis, c'est que le Rassemblement National
06:59a deux identités très fortes.
07:00De ce que je sais, ils ne sont pas connus
07:01comme des génies de l'économie.
07:04Ils ne sont pas connus pour la plateforme sociale,
07:05ils sont connus pour deux choses.
07:07Un, vous en avez marre de l'insécurité,
07:08on va vous aider.
07:09Deux, on va réduire l'immigration.
07:11Donc quand la gauche traditionnelle,
07:12le centre ou la droite traditionnelle dit
07:14il faut faire attention, il ne faut pas être trop sévère, etc.
07:17Vous donnez des munitions,
07:19vous donnez des munitions au Rassemblement National
07:21qui fait campagne précisément
07:22sur le régalien.
07:24Et en attendant, vous dites,
07:25oui, c'est aux parents de payer pour leurs enfants.
07:27Richard Ramos, vous êtes d'accord avec ça ?
07:29On a une difficulté, c'est que quand on fait des lois,
07:32il faut être en capacité de les appliquer.
07:34Moi, philosophiquement,
07:36vous êtes mineur,
07:38ça doit être vos parents qui payent.
07:39Ça, philosophiquement, je n'ai aucun sujet.
07:42Simplement, quand vous avez des parents,
07:44parfois hommes ou femmes,
07:45qui élèvent seuls son enfant
07:46et qui ont des difficultés,
07:48on sait très bien que si on fait ça,
07:50ça ne pourra pas être appliqué.
07:51M. Sarkozy qui dit
07:53qu'on les fout dehors des logements sociaux,
07:55il les met à la rue.
07:57À la rue, ils vont faire quoi ?
07:58Ils vont enfiler des perles.
08:00Ça n'a pas de sens.
08:01La responsabilité politique,
08:03c'est d'accompagner tout ça.
08:05C'est ça la difficulté.
08:05M. Ramos,
08:07philosophiquement,
08:08il faut que ses parents payent.
08:10Je veux dire,
08:10les parents,
08:10ils sont responsables de mineurs,
08:12ils doivent payer.
08:12Mais la difficulté,
08:14c'est qu'on ne peut pas être aussi
08:16intransigeant avec cette affaire-là
08:17parce que vous savez très bien
08:19qu'il y aura des gens
08:19qui ne pourront pas payer.
08:20Ça veut dire quoi ?
08:21Ça veut dire que derrière,
08:23vous allez aller leur prendre
08:24ce qu'ils n'ont pas.
08:25Et donc il faut trouver à la fois
08:27la responsabilité des parents.
08:29D'ailleurs, moi souvent,
08:30il y a un vieux monsieur
08:31qui m'écrit régulièrement
08:32en me disant
08:32qu'il faut changer le nom
08:34de l'éducation nationale,
08:35c'est aux parents d'éduquer
08:36et pas à l'école.
08:38Tous les ans,
08:38il m'écrit un petit mot là-dessus.
08:41J'adore parce qu'il a 94 ans
08:42et donc Emile,
08:44il s'appelle à chaque fois.
08:45Et tous les ans,
08:45il m'écrit ça.
08:46Et donc je trouve que c'est ça.
08:48Avec le pernet de notes
08:48et les petits carrés à côté.
08:49Oui, c'est élu.
08:50On responsabilise les parents.
08:52Là où on peut aller chercher l'argent,
08:55il faut aller le chercher
08:55parce que c'est trop facile
08:58d'envoyer, je dirais,
08:59les gosses et de ne pas s'en occuper.
09:01Ça aussi, c'est très important.
09:03Et on le voit.
09:04On a un problème de société.
09:06C'est-à-dire que le problème
09:08qu'on voit là,
09:08là on le regarde
09:09sous le prisme des images
09:10qu'on met à l'antenne.
09:12Mais c'est un problème moral.
09:14C'est un problème de notre société.
09:15C'est un problème de respect global.
09:16Et c'est ça la difficulté.
09:18Monsieur Ramos,
09:18rien que sur la région Île-de-France,
09:19il y a 600 000 ménages
09:20qui attendent un logement social.
09:22Dont l'immense majorité
09:23sont des personnes honnêtes
09:26dont les enfants sont tenus
09:28lorsqu'ils sont mineurs
09:28et qui ne brûlent pas
09:30les lycées
09:31dans lesquels
09:32ils sont censés étudier.
09:33Vous ne pensez pas
09:34que cela mérite davantage
09:35la solidarité nationale
09:36que les quelques familles
09:38où effectivement
09:38on ne tient plus son gamin
09:40quand on est mineur.
09:41Quand on est mineur,
09:42on doit être tenu par ses parents.
09:44Et quand on est mineur,
09:45et bien le parent...
09:46Quand vous êtes une femme seule,
09:47il travaille chez moi.
09:48Quand vous êtes une femme seule,
09:50il travaille chez le père qui termine.
09:51Ne vous excitez pas.
09:52Ne vous excitez pas.
09:53Restez calme, je vous assure.
09:54On peut parler calmement.
09:55Il y a des quatre récits.
09:57Quand une femme,
09:57vous serez bien jusqu'à présent.
09:58Quand une femme est lève seule,
09:59sur Ramos,
10:00excusez-moi.
10:01Quand une femme est lève seule,
10:02c'est trois gosses.
10:02Calmez-vous.
10:03Quand une femme,
10:04comme une femme,
10:05calmez-vous,
10:05je vous assure que vous vous déservez.
10:07Richard Ramos,
10:08qu'elle n'a pas les moyens.
10:09En même temps, s'il vous plaît.
10:10C'est moi qui crie.
10:11Non, mais excusez-moi.
10:12Non, mais vraiment.
10:13Il y a un des quatre réconcrets.
10:14Quand une femme travaille jusqu'à 22h,
10:17et que c'est des femmes exceptionnelles,
10:19qu'elles élèvent trois gamins,
10:20mais qu'elle n'a pas les moyens
10:21de les faire garder.
10:22Que finalement,
10:22ils sont seuls
10:23parce qu'elle doit aller travailler
10:24pour les faire bouffer.
10:25Vous allez les foutre dehors.
10:26Eh bien, monsieur Ramos,
10:28je vais le dire avec la même passion que vous.
10:30Celle-là,
10:30je voudrais qu'elle reste
10:31dans le logement social.
10:32Mais le problème,
10:33c'est que cet exemple-là,
10:38il y a énormément de familles
10:39où en réalité,
10:40les parents ont démissionné
10:41de leur mission d'éducation.
10:43Et je le dis avec la même passion que vous.
10:44Et que dans la vie,
10:45il faut des principes.
10:46Vous voyez ?
10:47Vous êtes un responsable public.
10:48Vous devriez avoir des principes.
10:49Et pas uniquement l'anecdote.
10:50Pourquoi vous devriez avoir ?
10:52J'en fais une généralité.
10:53Vous croyez qu'il y a quelques capricines
10:55qui méritent notre solidarité.
10:57Mais moi, le principe de solidarité,
10:59c'est que ceux qui sont honnêtes
11:00méritent davantage de la solidarité
11:02que ceux qui sont malhonnêtes.
11:03On a compris le sens.
11:03Pourquoi vous montez d'un cran comme ça ?
11:06Parce que derrière...
11:07Parce qu'il est tard et qu'il s'agisse pas.
11:09Non, non, mais vraiment.
11:10Parce que nous,
11:11parce qu'à chaque fois,
11:12c'est des vies humaines.
11:13Nous, on a un problème souvent.
11:15Mais il y a aussi des...
11:16Vraiment, ça ne sert à rien.
11:17Comme une locale,
11:18on a un problème souvent
11:18avec les femmes qui élèvent seules leurs gosses
11:20et qui nous disent,
11:21dans nos permanences,
11:23c'est pas que je ne veux pas
11:23essayer d'élever bien mon gosse,
11:25c'est que je rentre tard
11:25et je n'y arrive pas.
11:26Et donc, derrière ça,
11:28on peut avoir des grands principes.
11:29Et je ne voudrais pas
11:30qu'on dise que tous les parents
11:33ont abandonné leurs gosses.
11:34Il y en a qui ont...
11:36C'est l'émotion qui vous fait...
11:38Oui, parce que c'est ce qu'on a
11:39dans nos permanences.
11:40Dans nos permanences,
11:41on a plein de gens
11:42qui élèvent seules leurs gosses
11:43et qui nous disent,
11:44on n'y arrive pas.
11:45C'est notre vie de député de terrain
11:47à la campagne.
11:49J'entends totalement.
11:49J'entends totalement.
11:50Mais par contre,
11:50je pense que ça ne sert personne
11:52et aucune discussion,
11:54aucun débat
11:55de lever le ton
11:56parce que vraiment,
11:57c'est contre-productif.
11:58Thierry Arnaud.
11:59Oui, je voulais simplement
12:00rappeler que ce sujet-là,
12:02c'est le cas d'école
12:03de ce qu'on évoquait
12:04tout à l'heure, Alice,
12:05c'est-à-dire les situations
12:06dans lesquelles la loi existe
12:08mais on ne l'applique pas.
12:09Et je voulais simplement,
12:10parce que j'ai retrouvé
12:11avec l'aide de Boris Karlamov
12:12du service Folies Justice
12:13de BFM TV,
12:14la référence de l'article 1242
12:16du Code civil
12:16qui dit la chose suivante.
12:18Écoutez, là,
12:18les parents,
12:19en tant qu'ils exercent
12:20l'autorité parentale,
12:21sont de plein droit
12:23solidairement responsables
12:24du dommage causé
12:25par leurs enfants mineurs,
12:26sauf lorsque ceux-ci
12:28ont été confiés à un tiers
12:29par une décision administrative
12:31ou judiciaire.
12:32Donc c'est inscrit
12:33noir sur blanc
12:34dans le Code civil.
12:35Les parents sont responsables,
12:37solidairement responsables
12:38des dommages causés
12:40par leurs enfants mineurs.
12:40Boris, c'est l'intelligence artificielle
12:41de BFM TV, donc...
12:42Boris Karlamov
12:44qui était notre représentation
12:46du service Folies Justice.
12:47C'est un principe légal
12:48qui englobe également
12:49la femme seule
12:50qui a des problèmes
12:50à élever son enfant.
12:52Et je veux dire,
12:52c'est que l'exception
12:53dont vous parlez là
12:55serait déjà pas tirée
12:56déjà de cette loi-là,
12:57comme de toutes les lois
12:57qu'on essaie de discuter
12:58puisque, évidemment,
13:00que la situation,
13:00elle pose problème
13:02vis-à-vis du fait
13:02que ces femmes-là
13:03n'arriveraient pas à payer.
13:05Mais à ce moment-là,
13:05si on considère
13:05que personne n'arrive à payer,
13:06on renvoie à la question
13:07donc qui paye ?
13:08Il faut bien que quelqu'un
13:09le fasse.
13:09Et donc, on en revient encore
13:11à l'origine de ce débat.
13:12– Mais donc, ça veut dire
13:13ce que vous voulez dire,
13:14Thierry Arnaud,
13:15c'est que cette responsabilité,
13:16elle existe déjà,
13:17qu'on pourrait déjà demander
13:19aux parents
13:19de payer la facture,
13:20mais on ne le fait pas
13:21parce que ce n'est pas faisable.
13:23– Non, non, non,
13:24par faiblesse.
13:25– D'ailleurs, ce n'est pas
13:26parce qu'une mère
13:27élève un enfant seul
13:27que l'enfant va automatiquement
13:28aller casser
13:29et brûler son lycée.
13:30Je sais que ce n'est pas
13:31ce que vous disiez,
13:31mais je trouve qu'il y a
13:32beaucoup de mères seules
13:33qui seraient légèrement
13:34avec cette insinuation.
13:36Deuxièmement,
13:37je rejoins parfaitement
13:37le point de M. Didier
13:38sur quelque chose.
13:39C'est une question de principe.
13:40On ne peut pas légiférer
13:41par anecdote
13:42ou par cas unique.
13:43On ne peut pas.
13:44Et oui, parfois,
13:45il y a des laissés derrière
13:46par les lois.
13:46– Et pourquoi ça ne se fait pas
13:47alors aujourd'hui ?
13:48C'est de la faiblesse,
13:49c'est de la lâcheté,
13:51c'est parce que c'est infaisable.
13:53Pourquoi on ne le fait pas ?
13:54– Mais aujourd'hui,
13:55je n'arrive pas à comprendre.
13:56Enfin, nous sommes à à peu près
13:57un an d'une élection présidentielle
13:59et tout le monde gagnerait
14:00sur une politique
14:02bien plus assise
14:03sur le régalien
14:04et sur l'insécurité.
14:05Mais pourquoi ça ne se fait pas ?
14:06Est-ce qu'il y a
14:06des blocus administratifs ?
14:07Est-ce qu'il y a
14:08des blocus politiques ?
14:09Est-ce qu'il y a
14:09un manque de moyens ?
14:10Est-ce qu'il y a,
14:11si le sujet éternel en France,
14:13c'est que nous n'avons pas de moyens ?
14:14Il n'y a plus d'argent.
14:15– Ce n'est pas vrai,
14:15c'est manque de moyens.
14:16– Il n'y a plus d'argent.
14:16– Il y a énormément de fonctionnaires,
14:185,9 millions,
14:19mais en fait,
14:19assez peu de policiers.
14:20Si vous prenez tous les policiers…
14:21– Rappelez-moi qui a supprimé…
14:30– Allez-y, Thierry,
14:34mais sincèrement…
14:35– Je ne connais pas votre père,
14:36mais je suis sûr
14:36que vous n'êtes pas
14:37le résumé de ses opinions.
14:38– La dégradation des services publics…
14:40– La dégradation des services publics…
14:41– Le contexte
14:42c'était légèrement différent.
14:43– Je pense qu'on le doit
14:44quand même beaucoup
14:45à votre père.
14:46– Au dernier président
14:48de la droite
14:48qui a réussi à…
14:50– Non,
14:50ce n'est pas le dernier président
14:51de la droite
14:51qui a réussi,
14:52c'est que quand on supprime
14:53la police de proximité…
14:53– C'est le dernier rang de droit
14:54qui a été élu
14:54à la présidence de la République.
14:55– Quand on supprime
14:56la police de proximité,
14:57déjà,
14:58c'est un problème…
15:05– J'étais un enfant
15:06pendant son mandage,
15:06Serge, j'aime beaucoup le faire.
15:07– Louis Sarkozy
15:08est responsable
15:08des décisions de son père,
15:09mais les femmes
15:10ne sont pas responsables
15:11des actions de leurs enfants.
15:12– Est-ce que j'ai dit
15:14qu'elles n'étaient pas responsables ?
15:15– Non, mais si,
15:16c'est ce que vous dites.
15:16– D'ailleurs, pardonnez-moi,
15:17vous êtes responsables
15:18des décisions de son père.
15:19– Je vous rappelle
15:19que c'est M. Ramos
15:20qui a fait un plaidoyer
15:21en disant que les mamans célibataires
15:23qui élèvent seules leurs enfants,
15:25on ne doit pas leur demander
15:26de payer pour les dégâts.
15:28– Pardonnez-moi,
15:29vous êtes membre du Parti Socialiste ?
15:30– Oui, je suis membre du Parti Socialiste.
15:32– Est-ce que le Parti Socialiste,
15:33quand Nicolas Sarkozy était président,
15:34disait que Nicolas Sarkozy
15:35était en fait à supprimer
15:37la police de proximité,
15:38n'était pas assez fort sur le régalien
15:39ou est-ce qu'au contraire
15:40disait que c'était le flic,
15:41le premier flic de France
15:41et qu'il était beaucoup trop puissant
15:42et beaucoup trop tapué
15:43sur le régalien ?
15:44Donc quand il est aux manettes,
15:45on dit en fait
15:46c'est beaucoup trop violent,
15:47il veut être partout
15:47et c'est le ministre de l'Intérieur
15:49qui fait trop
15:49et 20 ans après,
15:50il n'a pas placé.
15:51– C'est drôle parce qu'on a la preuve
15:53que le PS veut plus de policiers,
15:54on a un scoop,
15:55ce sera le rapport
15:55du Parti Socialiste à droite.
15:57– C'est pas un scoop,
15:57vous voulez plus de policiers ?
15:59– Mais moi je suis la première à dire
16:01– Vous êtes un novini
16:02au sein du Parti Socialiste.
16:04– Ah pas du tout,
16:04lisez le programme
16:05que nous avons défendu,
16:06c'est marqué
16:07que nous voulions un retour
16:10de la police de proximité
16:12parce qu'on veut rétablir
16:13une relation de confiance.
16:15– Vous voulez moins de police
16:15en sécurité publique ?
16:16– Mais bien sûr que non.
16:17– Laissez-la terminer comme ça ?
16:18– On aura vécu assez longtemps
16:19pour entendre que Nicolas Sarkozy
16:21n'était pas le président de la police
16:22et qu'en fait il a enlevé les policiers
16:23et qu'il n'était pas l'ami de la police.
16:24– S'il vous plaît,
16:26en tout cas,
16:27moi je dis simplement
16:28qu'à un moment donné,
16:29il y a effectivement des lois
16:30qu'on n'applique pas,
16:32que s'il y a dégradation,
16:36qu'effectivement,
16:38les parents sont responsables
16:39devant la loi,
16:40c'est comme ça.
16:41Mais le problème,
16:42c'est qu'il ne faut pas,
16:44il faut admettre
16:46qu'aujourd'hui,
16:47on est en incapacité
16:49de faire payer la facture
16:51à des parents.
16:52– On n'est pas en incapacité.
16:53– Il suffit de la volonté politique
16:54afin de le répéter.
16:56– Vous faites un autre métier
16:57si vous n'avez pas de volonté politique.
16:58– Est-ce que j'ai dit
16:58que moi je n'avais pas
16:59la volonté politique ?
17:01– Alors défendons l'idée
17:03que c'est possible.
17:04– Mais vous déformez tout ce que je dis.
17:05– Mais vous,
17:05vous au pouvoir,
17:06est-ce que vous le feriez ?
17:08Est-ce que vous êtes pour
17:09que cette responsabilité
17:12se fasse concrètement en fait ?
17:14– Mais si on établit
17:16qu'effectivement,
17:17il y a eu des dégradations,
17:18il y a des dégradations
17:20qu'on a effectivement
17:23identifiées l'enfant,
17:25etc.
17:25Mais je vous dis,
17:26le problème c'est que
17:27dans la majeure partie des cas,
17:29les parents ne sont pas solvables
17:30et vous n'arriverez pas.
17:31– Donc vous êtes pour ou contre ?
17:33– Moi, je ne suis pas
17:35pour qu'on fasse payer les parents.
17:37– Donc c'est une question
17:39de volonté politique.
17:39– C'est une question de choix politique.
17:41– À la différence,
17:42et je l'ai dit au départ,
17:43philosophique,
17:44je suis pour la responsabilité
17:45des parents.
17:46– Mais vous, vous êtes pour.
17:46– Mais vous dites que
17:48ce n'est pas faisable non plus.
17:49– Non, je dis que
17:50heureusement dans ce pays,
17:51la peine est individualisée.
17:53– Mais je suis d'accord.
17:53– Et que quand on a
17:54des cas particuliers,
17:55il faut aller…
17:56– Non mais je suis d'accord.
17:57– Quand on a des cas particuliers,
17:59il faut les prendre en compte.
18:00Et donc, je pense qu'on a
18:01une responsabilité collective
18:03de responsabiliser les parents,
18:05de les faire payer
18:06et de regarder
18:08les cas particuliers,
18:09puisque les peines,
18:10c'est en droit,
18:11je parle devant un avocat,
18:12elles sont individualisées.
18:14Il faut regarder les parcours
18:15quand c'est des cas particuliers.
18:16– Thierry Arnaud.
18:17– Je voulais juste observer
18:18que dans une grande majorité
18:20des cas, sans doute,
18:21c'est une mesure
18:22qui coûterait plus
18:23qu'elle ne rapporterait.
18:25Si votre enfant balance
18:26des cailloux
18:27et casse les carreaux
18:29de son école,
18:31si vous remplacez les carreaux,
18:32ça va vous coûter
18:32le prix des carreaux.
18:33Si vous poursuivez
18:35les parents en justice
18:35pour qu'ils payent les carreaux,
18:36ça va vous obliger
18:38qui a remplacé les carreaux
18:39et ensuite lancer...
18:44– Le respecter moins
18:45un coup, Thierry Arnaud.
18:45– Non mais...
18:47– Non mais ça ne se fait pas
18:48qu'en fonction de l'argent
18:49que c'est l'observation.
18:49– Laissez-le terminer,
18:50s'il vous plaît.
18:51– Je ne dis pas
18:53que c'est un argument contre,
18:55j'observe simplement,
18:57factuellement,
18:58que si on met cette politique
18:59en œuvre,
19:00elle a un coût.
19:01Et c'est peut-être
19:02contre-intuitif
19:03de penser que le fait
19:04de faire payer des parents
19:05est coûteux.
19:05Mais c'est une réalité.
19:06– C'est très vrai,
19:07mais même si le prix
19:09de l'instruction
19:09était dix fois supérieur
19:11au prix du carreau cassé,
19:12il faudrait quand même le faire.
19:13Non seulement parce qu'on risque
19:14de perdre de l'argent
19:15sur cette incidence,
19:16mais sur le long terme.
19:17– Mais c'est ce qu'implique
19:17le choix politique.
19:18– Il y a beaucoup d'économie
19:20sur le long terme.
19:20– C'est ce qu'implique
19:21le choix politique.
19:21– Peut-être qu'on va bien
19:22vouloir tenir le gamin
19:23maintenant un samedi soir
19:23quand il sort avec ses copains
19:24et qu'on pense qu'il va casser
19:25si on pense que ça va retomber
19:26sur la famille après.
19:27– Sous-titrage Société Radio-Canada
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