00:00Alors d'abord, je vous remercie pour cette invitation, mais je vais beaucoup vous décevoir parce que je ne suis
00:06pas venue pour parler des violences.
00:08Je suis venue pour parler des problèmes de la jeunesse, des revendications de la jeunesse.
00:13On va en parler aussi.
00:14Je sais que ça fait un beau fond, les flammes. Apparemment, c'est très esthétique parce que vous avez gardé
00:20ce fond à peu près toute la journée qui nous fait croire qu'on est en guerre civile.
00:25Mais ce n'est pas ça qui se passe en réalité. Ce n'est pas ça qui se passe.
00:28Ce qui se passe, c'est une mobilisation de la jeunesse.
00:31Donc ça veut dire que ces images derrière moi n'ont pas existé ?
00:33Ce que je veux dire, c'est que vous passez ces images depuis des heures et des heures et vous
00:38essayez de résumer et finalement de cacher une mobilisation massive en fait des lycéens, des lycéennes et des lycéens qui
00:47s'étend dans toutes les villes du pays et qui a des raisons, et qui a des raisons légitimes.
00:54Voilà. Et moi, je pense que si on commence à discuter...
00:57Il me semble que rares sont ceux à le nier.
01:00Mais c'est aussi le reflet de ce qui s'est passé aujourd'hui, ce qui s'est passé ces
01:04derniers jours, Nathalie Artholome.
01:05Mais c'était la même chose hier, c'était la même chose avant-hier.
01:08Et ça n'a pas d'importance ?
01:10Moi, je suis convaincue...
01:12Ça n'a pas d'importance ?
01:13Moi, je suis convaincue que si on parle violence, caisse, destruction, etc., on pose le problème à l'envers.
01:20Le problème, c'est en effet ce que vit la jeunesse aujourd'hui.
01:24C'est l'avenir que nous réservons aujourd'hui à notre jeunesse.
Commentaires