00:00On va suivre avec attention ce quatrième week-end de mobilisation sous haute surveillance 70 000 policiers et gendarmes mobilisés.
00:09Une manifestation qui a été validée par la préfecture à l'initiative des mouvements syndicaux.
00:17Vous avez donc une manifestation à Paris notamment qui partira du côté de la place de la République en direction
00:23de la place de la Nation,
00:24donc en plein centre de la capitale et beaucoup sont étonnés de voir qu'on valide un tel parcours alors
00:31que la semaine dernière la préfecture disait à juste titre
00:35il faut protéger nos commerçants, il y a de la casse à chaque manifestation et nos commerçants ont besoin de
00:41travailler.
00:42Donc on arrête les manifestations dans les centres-villes ou au cœur de la capitale.
00:46Place de la Nation et Place de la République c'est vraiment un cortège qui va mettre en difficulté les
00:51commerçants.
00:52La chianlis se poursuit, écoutez le reportage de la rédaction.
00:57Sur le terrain, le dispositif de sécurité reste le même que les week-ends précédents.
01:02Au total, 70 000 policiers et gendarmes seront à nouveau déployés partout en France.
01:07A leur côté, 25 centaures et véhicules blindés de la gendarmerie et 15 engins lanceurs d'eau.
01:12A Paris, le cortège doit relier la place de la République à celle de la Nation.
01:16Mais cette quatrième journée de mobilisation s'annonce plus difficile à encadrer.
01:20On a un certain nombre de cortèges qui sont déclarés, notamment par des unions départementales de la CGT ou d
01:25'autres organisations syndicales.
01:27Mais pour la plupart, ce sont des appels à rassemblement.
01:30On n'a pas forcément de déclaration.
01:32Ce qui, évidemment, est un peu plus porteur de risque.
01:37Pour éviter les débordements, les forces de l'ordre multiplieront également les contrôles préventifs, notamment dans les gares.
01:43Autre priorité, protéger les centres-villes où plusieurs préfets ont pris des arrêtés d'interdiction de rassemblement.
01:49Des accords ont été trouvés avec les organisateurs pour que les manifestations n'aient pas lieu dans les centres-villes.
01:53Donc on maintient évidemment cette ligne de protéger à tout prix les centres-villes, les commerçants.
01:58Une mobilisation sous tension donc, alors que des appels à la violence contre les forces de l'ordre et les
02:03bâtiments publics ont été repérés sur les réseaux sociaux.
02:0611h08 sur Europe 1. N'hésitez pas à réagir au 01-80-20-39-21.
02:12On a besoin d'entendre la parole des auditeurs d'Europe 1.
02:16Vous êtes peut-être d'ailleurs commerçant et vous n'en pouvez plus de cette situation.
02:20Sébastien Ligné, la chienlise poursuit.
02:22Moi, ce qui m'interpelle le plus dans cette affaire, c'est que ça va faire bientôt un mois.
02:26On s'en rapproche gentiment.
02:28C'est un mois de mobilisation et on ne voit pas vraiment le bout de cette histoire.
02:31Et on ne voit pas comment on va pouvoir en sortir.
02:34Et sans vouloir accabler de louanges Alexandre De Vécu, je trouve que la semaine dernière, il avait eu le bon
02:39terme.
02:39Il avait comparé cette situation à celle d'un événement météorologique.
02:43Une tempête qu'on ne pourrait pas éviter.
02:44Et c'est un petit peu cela, en effet.
02:46On a l'impression que la vie de la cité tourne autour de ce samedi hebdomadaire,
02:51ce rendez-vous hebdomadaire de la casse et du pillage et qu'on ne peut rien y faire.
02:54Et qu'au fond, tout est bloqué, tout est stoppé.
02:57Alors, jusqu'au samedi, les commerçants se préparent au choc.
03:01L'État prépare sa réponse.
03:03Après le samedi, on constate les dégâts pendant quelques jours et puis ensuite, rebelote.
03:07Et on prépare le samedi suivant.
03:08Et pendant cela, en effet, les commerçants souffrent.
03:11Les citoyens en ont marre.
03:12L'élection présidentielle, parce que je rappelle juste qu'il y a quand même une élection présidentielle en ce moment,
03:16est complètement stoppée.
03:17C'est-à-dire qu'on ne parle plus des grands sujets.
03:19On ne parle plus de budget.
03:20Je vous rappelle qu'il y a des débats budgétaires en ce moment à l'Assemblée nationale.
03:22Et qu'il y a une situation budgétaire qui est cataclysmique.
03:24Personne n'en parle.
03:25On ne parle plus d'économie.
03:27On ne parle plus d'Europe.
03:29On ne parle plus de géopolitique.
03:30On ne parle plus des grands sujets qui devront faire l'élection présidentielle.
03:32Et toute la vie de l'État tourne autour de ce samedi comme si on ne pouvait plus l'éviter.
03:37Et puis quand ce n'est pas le samedi, c'est le jeudi, et pardonnez-moi, mais ça c'est
03:41votre prisme de journaliste politique,
03:45les mobilisations, elles sont politiques.
03:47Et des grandes questions politiques s'engagent à travers ces manifestations.
03:53Mais vous trouvez qu'il y a beaucoup de débats ?
03:55Ah bah oui, il y en a beaucoup qui voudraient les cacher.
03:58Mais la question de la justice, la question de l'ordre, la question du soutien des policiers...
04:03Vous entendez beaucoup les candidats là-dessus ?
04:04Permettez-moi de finir ma phrase, s'il vous plaît.
04:07La question des libertés fondamentales, le droit d'entreprendre, le droit de commercer,
04:12la question de qui doit payer la casse,
04:15toutes ces questions, elles sont au cœur de notre société.
04:18Je rappelle que pendant les élections municipales, la priorité des Français,
04:21ce n'était pas la situation en Ukraine.
04:23La priorité, c'était la sécurité des biens et des personnes.
04:27On est en plein dedans.
04:29Et il s'avère que les partis qui proposent des positions radicales pour maintenir l'ordre
04:37et retrouver l'ordre sont celles qui gagnent le plus de points.
04:41Donc on est en plein dans la campagne présidentielle.
04:43C'est là que nous avons un point de divergence.