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  • il y a 20 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Dans l'actualité, on les a montrés, c'est ce soir, cette actualité autour des feux, des saccages, des blessés,
00:05des violences.
00:05C'est vrai, vous avez parlé, et ce nom de ce lycée Nelson Mandela, on va voir les camions de
00:11pompiers attaqués, policiers, à Marseille, à Saint-Denis, c'est le face-à-face.
00:16Vous l'avez décrit, vous avez parlé d'une boucherie tout à l'heure, j'ai retenu votre nom pour
00:21les policiers en première ligne.
00:25Nous sommes également à Pantin, où un feu a été allumé devant le lycée Berthelot, une voiture de police a
00:30été coursée par des dizaines de jeunes.
00:32On retient ce que vous avez dit, Alain Bauer, c'est une repolitisation qu'il faut, l'État doit revenir
00:38à ses missions premières,
00:39et évidemment aussi, tout ce qu'on a connu, les scénarios de 1986-1987, de 2005, des émeutes après la
00:48mort de Noël.
00:49Merci d'avoir été notre invité, on va continuer à en parler justement avec des personnes que vous connaissez,
00:55pour parler du maintien de l'arbre, il faut bien une réponse pour ce retour de l'ordre.
00:59On va laisser Bruno Pommard s'installer, ancien instructeur du RAID et président de Think Tank, initiative Sécurité Intérieure.
01:07Merci encore Alain Bauer, je vous dis à très bientôt, et voici votre livre.
01:13Entrez M. Pommard, merci à vous.
01:16On va marquer dans quelques instants, mais d'abord ces images.
01:22Regardons ces images ensemble, on vient d'en parler avec Alain Bauer.
01:26On a beaucoup parlé de maintien de l'ordre il y a quelques mois, d'ailleurs depuis quelques années, c
01:30'est un débat permanent.
01:32Quand vous voyez de telles images, est-ce que vous voyez encore une possibilité d'une gestion d'un maintien
01:38de l'ordre, d'un retour de l'ordre ?
01:40Écoutez, d'abord les forces de l'ordre sont là pour répondre évidemment à des moments d'instabilité, comme c
01:44'est le cas aujourd'hui.
01:45On a plusieurs centaines, voire milliers de policiers, de gendarmes qui sont mobilisés pour maintenir l'ordre,
01:51pour éviter que tout cela ne dérape trop.
01:53Vous savez qu'à l'origine, normalement les forces de l'ordre sont là justement pour assurer la sécurité de
01:57ces manifestations.
01:57On n'est pas là pour intervenir.
01:59Là, visiblement, depuis quelques jours, on le voit bien, on a des CRS, on a des gendarmes mobiles,
02:03on a des équipes de bacs, de compagnies d'intervention qui viennent évidemment sur ces lycées, sur ces collèges,
02:09surtout sur ces lycées disons, pour essayer de maintenir l'ordre.
02:13Avec en face quoi ? Des gamins.
02:14C'est ça la difficulté du maintien de l'ordre.
02:16Et croyez-moi que pour le ministre intérieur, comme pour les forces de l'ordre,
02:19et en particulier pour eux qui sont sur le terrain, la situation n'est pas simple à gérer.
02:23Il faut faire preuve de beaucoup de discernement.
02:26Ce n'est pas évident quand on prend des cailloux, de l'acide, de l'urine, tout ce que vous
02:30pouvez imaginer.
02:30Mais voilà, encore une fois, il faut y répondre.
02:33Là, ce soir, on a près de 300 policiers blessés, 300 policiers, 2000 interpellations.
02:39Ça interpelle sérieusement.
02:40Comment on va sortir de cet entonnoir, je dirais ?
02:45Il va falloir apporter des réponses.
02:46Je crois que tout le monde doit s'y mettre, que ce soit les élus.
02:48On va peut-être parler de M. Bagayoko en particulier, mais de beaucoup d'élus,
02:51qui doivent avoir aussi un comportement exemplaire pour pouvoir apaiser cette situation.
02:55Sinon, ça sera...
02:56Expliquez-nous, Bruno Pommard.
02:57Et je salue la présence de Dominique Rizet.
02:59Bonsoir, Dominique, entre consultants, police-justice, BFM TV.
03:02Nous étions à l'instant avec Alain Bauer.
03:05Et il a fait...
03:06En fait, il dit qu'il y a comme deux bandes aujourd'hui.
03:09Alors, les lycéens, en tout cas les casseurs, les émeutiers, on va dire,
03:13et de l'autre côté, tout ce qui reprend entre l'État.
03:15Ce qui expliquerait...
03:17Ce qui expliquerait, en tous les cas, ce qui amènerait certains
03:19à brûler un camion de pompiers, Damien Rizet.
03:22Un bus, Marseille, trois bus abîmés, un brûlé, un camion de pompiers.
03:27J'écoutais Bruno, Sonia, et je me disais que finalement, la police, c'est le dernier rempart.
03:34Les politiques font ce qu'ils ont à faire.
03:35Visiblement, ça n'a pas été bien fait parce que les lycéens se plaignent.
03:39Donc, tous les parents connaissent ces problèmes d'établissement
03:42dans lesquels des professeurs sont absents.
03:44Et ça dure trois mois, quatre mois, cinq mois.
03:46Il n'y a pas de prof d'anglais, il n'y a pas de prof de maths, il n
03:48'y a pas de prof de...
03:48Donc, tout le monde se débrouille, chacun se débrouille comme il peut.
03:52Tout le monde connaît l'état de vétusser des établissements
03:55dans lesquels les lycéens subissent l'enseignement parfois.
04:01Ce n'est pas partout comme ça, mais dans certains endroits, c'est comme ça.
04:03Donc, des lycéens qui ont raison de se mettre en colère et de manifester.
04:07Maintenant, c'est intolérable que des situations puissent dégénérer dans ces proportions.
04:12Vous l'avez dit, un proviseur qui a été blessé,
04:16305 policiers, fonctionnaires de police blessés,
04:202000 interpellations et une situation qui est en train de s'aggraver
04:22parce qu'il y a, comme à chaque fois, des personnes...
04:25On a regardé quand même les images, on les a tous vues aujourd'hui.
04:28On voit bien quand même qu'il y a des personnes qui lancent sur des policiers des projets kill
04:33et qui ne sont pas forcément des lycéens,
04:36qui sont même tous sauf des lycéens.
04:39Je regardais un tout à l'heure qu'il y avait de la barbe.
04:41Demi Gris est cagoulé, masqué pour certains, certainement pour beaucoup ou certains d'entre eux des adultes,
04:46parce que là, on est face à des mineurs pour les lycéens.
04:49Est-ce que les renseignements disent pointe la France insoumise et des proxys ultra-gauches ?
04:56Des proxys ? Je reste dans le même discours.
04:58Si vous écoutez la France insoumise qui a quand même jeté de l'essence sur le feu,
05:02on vous dit ce sont des agitateurs envoyés par le gouvernement,
05:05ce sont des provocateurs, mais absolument pas.
05:08Ce sont ces mêmes personnes qu'on voit dans toutes les manifestations qu'on connaît bien,
05:12puisque ces manifs, on les suit sur BFM, on les a vues dans les manifs des Gilets jaunes.
05:16Dès qu'un groupe se réunit pour manifester légitimement et dans la paix,
05:21et bien eux arrivent et sèment le désordre.
05:24Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment des lycéens qui aient mené toutes les exactions qu'on a
05:30vues aujourd'hui,
05:31tout ce qui a été cassé, tout ce qui a été brûlé.
05:34Donc il y a des gens qui profitent de ça, il y a des gens qui en profitent politiquement,
05:38il y a des gens qui en profitent socialement,
05:39et il y a ces casseurs qui sont toujours les mêmes, des black blocs, des proxys,
05:43des gens de l'ultra-gouche.
05:44Oui, Dominique Rizet et Bruno Popard, on a évoqué avec Alain Bauer un continuum dans notre pays.
05:49On a évoqué, pour remonter récemment et pas jusqu'à plusieurs années,
05:53les émeutes de 2005, on a évoqué les émeutes après la mort de Naël.
05:58Ce n'est pas le même scénario déclencheur, si je puis dire.
06:01Mais est-ce qu'on est en train de s'habituer aujourd'hui dans notre pays ?
06:03On ne peut pas s'habituer à ce genre de choses.
06:05On ne doit pas, mais est-ce que certains s'y habituent ?
06:07Il faut une réaction de l'État.
06:08Alors on est dans une période un peu particulière.
06:10Ça ne nous a pas échappé qu'il y a les présidentielles qui approchent.
06:13Mais quand même, encore une fois, on voit que les jeunes,
06:16et une grande majorité des jeunes, sont pris dans l'étau, je dirais, de la politique
06:19qui mêle ces mouvements de jeunes ultra-violents.
06:23Parce que tous les jeunes qui sont sur les secteurs, on le voit en Nantes,
06:26vous avez 1700 gamins dans un lycée,
06:28lycée, il y en a 200 dehors qui mettent le bazar.
06:30Les autres, ils ont envie d'aller en cours.
06:32Donc je pense qu'à un moment donné, il faut une réaction de l'État.
06:34Et comme le disait très bien Dominique Rizet,
06:36c'est que le dernier rempart, ce n'est pas les éducateurs, ce n'est pas les médiateurs.
06:39Vous savez, je travaille beaucoup dans les quartiers avec mon association.
06:41Il n'y a plus personne sur le terrain.
06:42Donc qu'est-ce que vous voyez là ?
06:43Le manque d'éducation, parce que c'est aussi de l'éducation pour certains,
06:46au-delà des antifas et de ceux qui sont présents pour remonter la pendule des jeunes
06:49et pour aller à la casse.
06:51Mais les derniers remparts, encore une fois, ce sont nos policiers
06:53qui ont été blessés en nombre, au même titre qu'ailleurs que les chefs d'établissement.
06:56Mais expliquez-moi, vous avez l'expérience, messieurs, Dominique Rizet,
06:58le maintien de l'ordre, est-ce que c'est l'ordre à tout prix,
07:01au risque même de quelque chose de tragique,
07:05ou est-ce qu'aujourd'hui, on préfère, comment je vais dire les choses,
07:09une vitrine cassée, c'est tout à fait normal, qu'une vie brisée ?
07:12Écoutez, est-ce qu'on a envie, moi je vais vous répondre autrement,
07:15est-ce qu'on a envie de voir brûler des bus ?
07:17Est-ce qu'on a envie de voir brûler des gymnases ?
07:19Est-ce qu'on a envie de revoir ce qu'on a vécu pendant les émeutes dans les banlieues ?
07:22Est-ce qu'on a envie de revoir, vous l'avez dit, 2005-2007,
07:25Villiers-le-Bel, les conséquences de la mort de Ziad Ebouna dans Le Transformateur,
07:31des deux autres jeunes, pardon, je n'ai plus leur prénom,
07:33qui se trouvaient sur la moto qui avait percuté la voiture de police,
07:36c'est bien leur moto qui avait percuté la voiture de police, et pas le contraire.
07:39On voit les proportions que ça peut prendre, est-ce qu'on a envie de ça ?
07:42Le maintien de l'ordre, c'est du maintien de l'ordre.
07:44À partir du moment où les parents qui nous écoutent ce soir
07:47ne disent pas à leurs enfants lycéens, ne va pas à l'école,
07:51ou si tu vas à l'école, tiens-toi loin de ces fauteurs de troubles,
07:56ne va pas bloquer ton lycée, c'est aussi le rôle des parents de parler.
07:59Un lycéen, c'est quelqu'un qui communique avec ses parents.
08:02Si les parents ne leur disent pas, tu vas rester à la maison,
08:05je ne veux pas te voir là-dedans, sois raisonnable.
08:09Il y a aussi un discours des adultes, c'est quand même important de le dire.
08:14Et évidemment, ce que craint le gouvernement,
08:16mais de toute façon c'est la police qui paiera, c'est un drame.
08:20Et s'il y a un drame...
08:20La police qui paiera, c'est un drame ?
08:22Mais bien sûr, s'il y a un drame, s'il y a une grenade,
08:26souvenez-vous, Rémi Fraisse et la grenade offensive,
08:29la grenade F1 qui avait tué Rémi Fraisse,
08:32lancée légitimement par un gendarme qui faisait son boulot de gendarme,
08:35qui n'avait sûrement pas l'intention de tuer Rémi Fraisse,
08:38de la même façon que le policier qui tue Naël,
08:40qui tire sur Naël, n'a pas l'intention de tuer Naël.
08:42Mais qui est-ce qu'il prend ?
08:44Ce n'est pas le ministre.
08:45Ce n'est pas le ministre qui veut dire.
08:46Vous savez, Laurent Nunez, on le connaît très bien.
08:50Avec Bruno, on le connaît très très bien.
08:51Il a quand même un discours qui est très ambigu.
08:53Son discours, c'est de dire
08:55« Alors, j'ai donné des instructions au préfet,
08:58la stricte proportionnalité,
09:02donc on y va doucement,
09:03mais la fermeté quand même.
09:05Comment voulez-vous qu'un policier sur le terrain
09:07qui est derrière son bouclier,
09:08qui ramasse des bouteilles d'acide chlorhydrique,
09:11de l'essence enflammée,
09:12à ce moment-là se dise dans cet état,
09:14alors attendez le ministre, il a dit
09:15« stricte proportionnalité, mais quand même la fermeté. »
09:20Vous avez vu quand même comment ça part.
09:22Vous avez vu ces gamins-là,
09:24il y en a un tout à l'heure qui était face aux policiers,
09:25qui les provoquaient.
09:27Évidemment, à un moment,
09:28il y en a un qui s'avance un peu plus,
09:30le policier les pousse,
09:31quelqu'un tombe,
09:32et là, on va dire « violence policière ».
09:35Et tout ça nourrit évidemment par la politique.
09:38Et c'est les forces de l'ordre
09:38qui doivent faire face parfois
09:40à des rages multiples
09:41et des revendications légitimes,
09:43il ne s'agit pas du tout là.
09:44Mais ce sont les forces de l'ordre aussi,
09:46que vous connaissez,
09:48que vous côtoyez aujourd'hui.
09:49Moi, j'ai connu il y a très longtemps
09:51le maintien de l'ordre,
09:51j'ai été CRS au tout début de ma carrière,
09:53mais ça n'a plus rien à voir.
09:54Là, on est dans le rétablissement de l'ordre,
09:56donc on n'est plus dans les mêmes proportions,
09:57et j'en ai vu de belles manifestations,
09:59enfin de belles façons de parler.
10:00Mais là, lorsqu'on voit ça,
10:01c'est de la haine pure
10:03contre l'institution,
10:05c'est-à-dire policière.
10:05Parce que certains nourrissent
10:07évidemment cette haine de la police.
10:09Il ne faut pas croire que...
10:10Qu'est-ce que vous répondez, Bruno Pommard,
10:11quand on vous dit « mais regardez
10:12ce jeune qui a été identé
10:15ou cette jeune fille qui a été étranglée
10:18lors d'une prise pour un policier ».
10:20Oui, étranglée.
10:21Écoutez, on peut donner la mesure.
10:23Le policier, vous avez vu Saint-Gaïa,
10:25ce n'est pas un étranglement
10:26comme on peut imaginer déjà,
10:27c'est pour la sortir d'une situation,
10:28ça c'est sûr,
10:29mais évidemment la France Insoumise
10:30s'en sert comme une violence.
10:32Mais il y a des dizaines d'interventions
10:34que font tous ces jours-ci les policiers
10:36et qui passent inaperçus.
10:37Le gamin qui a pris un LBD,
10:40excusez-moi,
10:40mais si vous prenez l'image
10:42telle que l'a montré Mme Guettet
10:44où on voit juste le tir de LBD,
10:46on n'a pas vu avant
10:47que cet individu
10:50a balancé un coup de pied
10:51plein de poitrine
10:52à une femme policière.
10:53Juste ça.
10:54Alors rien n'est légitime,
10:55ni cet acte,
10:55ni le suivant, effectivement.
10:56Mais la IGPN sera changée
10:58de faire une enquête.
10:58Tout à fait.
10:59Et rappelons que c'est l'un des corps
11:00les plus surveillés.
11:02Je vais vous rappeler,
11:02Sonia Mabrou,
11:03qu'il y a plus de 1000 policiers,
11:041000 dossiers,
11:05je parle sous le contrôle de Dominique,
11:07qui passent au trapèze par an,
11:09administrativement ou judiciairement.
11:10Il n'y a pas de cadeau,
11:11il y a des révocations sans cesse.
11:12Donc il faut arrêter de dire
11:13que les policiers ne sont pas sanctionnés.
11:14Et c'est important de dire aussi
11:16que c'est une organisation
11:17qui est en train de se mettre en place
11:19de quasi-guerrilla.
11:20Il y a un policier qui m'écrit
11:21en nous écoutant,
11:22c'est compliqué,
11:22on est en maintien de l'ordre
11:23tous les jours.
11:24Aujourd'hui,
11:25on a été épaulé par une CRS,
11:26je ne dis pas le nom,
11:27sinon on saura d'où il est.
11:28En face,
11:28on a des jeunes venus d'ailleurs.
11:30Rien à voir avec nos lycéens.
11:32C'est très important le message
11:34que l'on a reçu.
11:35Il y a des personnages
11:37qui passent de lycée en lycée
11:39pour aller expliquer
11:40comment on mène des opérations,
11:41comment on bloque les portes du lycée,
11:43comment on brûle les poubelles.
11:45Vous voyez,
11:45tout ça c'est important
11:46parce que les lycées doivent savoir
11:48que s'ils ont des choses à dire,
11:49effectivement,
11:50ils doivent les dire
11:51en restant corrects
11:52et en se tenant correctement.
11:53Le syndicat des lycéens
11:54a fait d'ailleurs un memento même.
11:56Effectivement,
11:56avec ses revendications.
11:58Merci messieurs.
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