00:02Europe 1
00:0416h, 18h, Pascal Prouy
00:06Mathieu Vallée est avec nous, député du Rassemblement National.
00:09C'est vrai que c'est une émission particulière parce qu'on a parlé des blocages depuis 16h.
00:13Écoutons Edouard Philippe.
00:15Il faut donc que tous ceux qui instrumentalisent cette violence,
00:19souvent de façon très cynique, souvent de façon très politique,
00:23aient conscience, je pense notamment à la France insoumise,
00:26aient conscience que c'est inacceptable.
00:28Ce qu'il nous prépare, c'est l'affrontement généralisé.
00:32Nous voyons à l'œuvre ce que ceux qui ont théorisé la conflictualisation permanente
00:37sont en mesure de produire sur le territoire national.
00:40Ça n'est pas acceptable.
00:42Au Havre, les lycées demain seront fermés.
00:45C'est une mesure de précaution,
00:47et c'est une mesure dont chacun comprend bien qu'elle a des impacts considérables
00:51sur l'éducation de nos enfants.
00:53Ça n'est pas comme ça que nous préparons l'avenir.
00:55Il a raison.
00:56En l'espèce, en même temps,
00:58et c'est là toute la difficulté des hommes politiques.
01:02Lorsqu'il était Premier ministre,
01:04lorsqu'il fallait faire preuve de fermeté,
01:07et je pense à la ZAD de Nantes,
01:09parce que c'est un sujet souvent dont on a parlé ici,
01:12qu'il fallait entrer dans la ZAD de Nantes,
01:14qui était la ZAD de Notre-Dame-des-Landes,
01:16avec des jeunes militants extrême-gauches,
01:19qui ne souhaitaient pas de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes,
01:22et qu'il fallait dégager.
01:24Le pouvoir a tremblé.
01:25Pourquoi le pouvoir a tremblé ?
01:27Parce que, évidemment, Mathieu Vallée,
01:29il redoute un accident.
01:33Il redoute à mort.
01:34C'était l'opération César menée par les Jordans.
01:36Il y a eu deux opérations face à l'ultra-gauche.
01:39On était sur des ultras très bien entraînés.
01:41Il redoute à mort.
01:42Bon, et cette ZAD n'a pas été évacuée.
01:44Manuel Valls était également Premier ministre,
01:46sous François Hollande.
01:47Je crois même qu'il y avait un référendum local
01:49qui avait...
01:49Il y avait un référendum, tout à fait,
01:51qui avait opté pour...
01:53Bon, alors après, c'est une décision politique,
01:55c'est Emmanuel Macron qui avait retiré ce projet.
01:59Pourquoi pas ?
02:00C'est sa décision politique.
02:01Mais la ZAD, il fallait entrer dans la ZAD
02:04et faire preuve de fermeté.
02:05Donc, Edouard Philippe, aujourd'hui,
02:07il regrette, mais il n'est pas le seul responsable.
02:10Ça fait 40 ans, 40 ans,
02:14que les décisions ne sont pas prises dans plein de domaines.
02:17Donc, effectivement, vous payez, aujourd'hui,
02:20toutes les factures.
02:21Et l'école est terrible.
02:24L'état de l'enseignement est terrible.
02:26C'est-à-dire que vous sortez de 10 ans d'Emmanuel Macron,
02:29je crois qu'il y a eu 8 ministres différents
02:32de l'éducation nationale.
02:33Comment voulez-vous qu'il y ait une cohérence là-dedans ?
02:35Impossible.
02:36Vous auriez pu commencer, Pascal Praud,
02:37par dire que face aux agriculteurs, à nos paysans,
02:40qui, eux, s'élèvent très tôt, 7 jours sur 7,
02:42font vivre le pays et nourrissent le pays
02:44à la sueur de leur front.
02:45Eux, il y a eu les hélicoptères de la gendarmerie,
02:47il y a eu les centaures,
02:48il y a eu une armada sécuritaire que le gouvernement a déployée.
02:50Et face aux casseurs,
02:51que ce soit après Naël, c'était en juin 2023,
02:53que ce soit après le PSG, c'était en 2025,
02:55et en 2026,
02:56j'étais venu chez vous en parler,
02:57parmi tant d'autres,
02:58et que maintenant, ça soit face à des casseurs
02:59qui volent le mouvement des lycéens,
03:01je ne comprends pas qu'on ait une incompétence
03:04aussi significative d'un gouvernement qui...
03:06Mais je sais qu'ils ont la crouille.
03:08Ils savent très bien que l'agriculteur,
03:09t'as un incident avec un agriculteur,
03:11c'est pas grave,
03:13mais c'est pas la même chose qu'avoir un incident avec un jeune.
03:16Quand j'étais commissaire de police sur Val-de-Marne de nuit,
03:18des agriculteurs avaient, oula,
03:20commis le crime de l'Est Majesté
03:22d'aller à Rungis sans rien casser.
03:23J'avais une centaine de gardés à vue.
03:25Je vais vous dire que moi,
03:26je ne les ai pas traités comme des crapules,
03:27je les ai traités comme des honnêtes gens
03:28qu'il fallait considérer,
03:29qu'il fallait respecter,
03:30d'autant plus que, pour moi,
03:32ce n'était absolument pas des voyous.
03:33Donc, on les a laissés ensemble par région,
03:35ils ont mangé avec les fonctionnaires de police la nuit,
03:37et je peux vous dire que moi,
03:38je préfère voir des casseurs en garde à vue
03:40au tribunal et en prison,
03:41et les agriculteurs,
03:42il faut les respecter,
03:43il faut les écouter.
03:44Mais dans ce pays,
03:44le gouvernement fonctionne tout à l'envers.
03:46Donc, je suis désolé,
03:47on arrive à réprimer des agriculteurs,
03:48des paysans,
03:49parce qu'ils la ferment,
03:50et ils n'emmerdent personne.
03:51Par contre, des casseurs,
03:52on les laisse tout faire,
03:53on les laisse saccager des camions de pompiers,
03:54saccager une policière au sol
03:56qui font tomber,
03:57et derrière,
03:58monsieur Philippe est gentil,
03:59mais c'est mou.
04:00Tout ça, c'est mou en fait,
04:01leur déclaration,
04:01puis on veut des actes.
04:02Donc moi, c'est pour ça que je me suis engagé
04:04aux côtés de Marine Le Pen et Jordan Berdella,
04:05parce que moi,
04:06quand je reparle avec Marine et Jordan,
04:07les instructions seront claires,
04:09les moyens y seront mis,
04:10et on n'aura pas la trouille.
04:11Parce que les honnêtes gens,
04:11ils en ont marre de payer pour tout le monde,
04:13et qui plus est,
04:14quand on a des honnêtes gens
04:14qui veulent défendre leur travail,
04:16défendre les Français,
04:17et qui eux, par contre,
04:18n'ont aucun cadeau du gouvernement.
04:19Je parle en termes d'ordre public.
04:20Ce matin,
04:21il y avait la chronique,
04:21comme chaque matin de Laurent Tessier,
04:24et il soulignait la prise de parole
04:26d'Edouard Geffray,
04:27ministre de l'Éducation nationale,
04:29qui parle d'une grande plateforme
04:30de concertation.
04:31Qu'est-ce que tu vas avoir
04:32d'une grande plateforme de concertation
04:34avec des gens qui, manifestement,
04:35ne veulent pas se concerter du tout ?
04:37Pourquoi pas un numéro vert ?
04:38Donc écoutez, monsieur Geffray.
04:39Nous allons ouvrir
04:40une grande plateforme de concertation
04:41à laquelle tous les lycéens,
04:43soit à titre individuel,
04:45soit à titre collectif,
04:47pourront alimenter cette plateforme.
04:48Ils pourront faire part
04:50de toutes leurs demandes,
04:51de leurs inquiétudes,
04:52de leurs angoisses,
04:53de leurs incompréhensions,
04:55de leurs revendications aussi.
04:58À 17h37,
04:59il y avait également
05:01Laurent Tessier ce matin
05:03le tuto que vous aviez mis en place.
05:06C'est bien cela ?
05:06Oui, un syndicat lycéen
05:07et un syndicat étudiant
05:08ont publié sur leurs réseaux sociaux
05:10le tuto.
05:10Cinq étapes pour pouvoir bloquer
05:12sa fac ou son lycée.
05:13Et c'est ce que vous disiez ce matin.
05:14Alors l'étape 1,
05:15c'est réunir du monde,
05:16créer un groupe
05:16où tous les membres
05:17sont prêts à bloquer.
05:18Étape 2, prévoir des pancartes,
05:20des enceintes,
05:20des slogans,
05:21voici quelques idées,
05:22je cite,
05:22Macron nous fait la guerre
05:23et sa police aussi,
05:24mais on reste dehors
05:27pour bloquer.
05:27Déter, ça veut dire quoi ?
05:29Déterminer.
05:29Ah, on reste déter.
05:30Je suis déter.
05:31C'est déter.
05:31Donc c'est effectivement...
05:32C'est la langue des jeunes, oui.
05:33C'est la langue des jeunes.
05:34Je suis déter.
05:35Les gens disent ça.
05:36Oui, on le dit.
05:37Ah, on dit tous,
05:38je suis déter aujourd'hui.
05:38Comme l'AREF.
05:40Vous avez l'AREF ?
05:41Oui, enfin, moi je ne sais pas.
05:42Enfin, on parle de l'AREF, oui.
05:44Oui, on parle un peu en français, surtout.
05:45Non, c'est vrai, moi, maintenant,
05:48venir à 6h30, c'est bloqué.
05:50Si quelqu'un me dit,
05:51t'es déter,
05:52je dis, t'es déter.
05:53Oh, ça va, c'est des mots de jeunes.
05:54Mais ça, oui.
05:55Ça raccourcit,
05:56c'est pas non plus...
05:57Oui, ça, pour être raccourci,
06:00ils sont raccourcis, les jeunes.
06:01Je vous le dis.
06:01Pour bloquer,
06:02il faut venir en vacances
06:03pour avoir le temps
06:04de trouver les poubelles,
06:05barrières, etc.,
06:06à mettre devant l'établissement.
06:08Étape 4,
06:08tout filmer.
06:09Il est partagé
06:10au syndicat lycéen-étudiant
06:11pour montrer que les blocages
06:13s'étendent partout en France.
06:15Et étape 5,
06:16faire face à la répression.
06:18Filmer les interventions de policiers
06:19pour montrer les violences policières.
06:21Il y a des conseils, etc.
06:22Donc ça, c'est...
06:23C'est le tuto, ça, c'est ça ?
06:24Le syndicat lycéen-étudiant
06:25qui publie un tuto pour...
06:27Un tuto, tuto.
06:28Un tuto.
06:28S'il vous plaît.
06:29Je me suis retenue de rire.
06:31C'est pas italien,
06:31c'est pas un tuto.
06:32C'est le tuto.
06:33Un tuto, rien.
06:35Un tuto.
06:36Voilà.
06:37Un tuto.
06:38C'est pas tuto comme tout en italien.
06:39Un tuto, si vous voulez un tuto.
06:42Je veux bien que vous me repreniez.
06:43Mais non !
06:44Mais c'est pour vous !
06:45Si vous dites tuto comme ça...
06:48Vous avez des amis bienveillants,
06:49Pascal Brou, sur le...
06:50Je suis d'accord avec vous.
06:51Sur vos coéquipiers.
06:53Je vais vous dire quelque chose,
06:54je suis déter.
06:56C'est tout ce que j'ai à vous dire.
06:58Je suis déter pour la fin de l'émission.
07:00Bon, on marque une petite pause à 17h39.
07:03Vous restez en...
07:04Frérot, t'as pas honte d'appeler Pascal.
07:07Un peu de respect.
07:08Qu'est-ce que vous avez dit, là ?
07:08Qu'est-ce que vous avez dit ?
07:11Frérot, j'ai parlé...
07:12J'ai dit, ben oui, frérot.
07:14Non, mais écoutez...
07:15Voilà, il n'y a plus de respect.
07:15Non, mais ça va, on parle dans notre plan.
07:17C'est bon.
07:17Non, mais...
07:18Je vous donne quelques primos comme ça.
07:19Je vous enrichis.
07:20Remerciez-moi.
07:21Non, mais vous dites ça dans la vie de tous les jours.
07:24Frérot.
07:24Ah, ben, mon frère, oui, frérot.
07:25Oui.
07:25À Laurent Tessier, voilà, là, là, là, ça va, frérot.
07:27Voilà.
07:27Mais moi, je ne suis pas votre frère.
07:31C'est tout ce que je voulais.
07:38Ah, je me suis fait recale.
07:41Mais non, on va être avec Nathanael Combary.
07:46Nathanael Combary, qui est président du conseil d'administration de Renouveau Lycéen,
07:49association qui représente les lycéens, évidemment.
07:52Et Mathieu Vallée reste avec nous.
07:53À tout de suite.
07:54Et vous pouvez...