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##LES_PERLES_DU_JOUR-2026-09-29##

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News
Transcription
00:00Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 12h31. Je voulais juste rappeler à ceux qui nous écoutent qu'à
00:0517h, les vraies voix sont en direct du salon BATIMAT à Paris.
00:09Donc, thématique sur le logement, sur les habitations, sur cette crise sociale, avec témoignage d'acteurs.
00:16Et puis, Philippe David et Cécile de Ménébus seront là pour témoigner de cet enjeu très important dans la société
00:22française, le salon BATIMAT, d'où nous sommes en direct tout à l'heure.
00:26Et maintenant, nous reprenons le cours de l'actualité.
00:29On n'a pas eu des mouvements, un mouvement de contestation très habituel. Je crois qu'on peut le qualifier
00:32d'emblée de violences urbaines.
00:34Chaque fois qu'il y a eu des incidents, des dégradations, des prises à partie des forces de l'ordre,
00:37il y a eu des interventions de police, conformément aux instructions que passe le ministre de l'Intérieur.
00:41Et c'est normal. Évidemment que dans ce contexte, la participation d'un certain nombre de députés de la France
00:47Insoumise ou d'élus de la France Insoumise à ces mouvements est totalement irresponsable.
00:53Je pèse mes mots, c'est totalement irresponsable. Je crois que les jeunes ont besoin qu'on leur montre un
00:57chemin qui est celui de l'éducation.
00:59Un chemin du respect des forces de sécurité intérieure et surtout de la non-violence.
01:02Voilà, il y a eu beaucoup trop de violences.
01:04Et encore une fois, les forces de sécurité intérieure sont intervenues systématiquement à bon escient.
01:08Et je les en félicite et je les en remercie.
01:11C'était Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, qui s'inquiète de la tournure des éléments.
01:15Effectivement, Alissa, les manifestations lycéennes ont viré à l'émeute.
01:20À l'émeute, enfin c'est une rentrée qui tourne absolument à l'absurde, puisqu'on va quand même rendre
01:24à César ce qui appartient à César.
01:26Vous avez des lycéens qui protestent, notamment parce qu'il manque des professeurs et puis que les classes sont surchargées.
01:31Rien de neuf au soleil, disons-le clairement.
01:33Sauf qu'hier, vous avez 180 établissements qui ont été perturbés et 164 personnes interpellées.
01:39Il y a eu des dégradations, des tirs de mortier, des blessés parmi les lycéens, parmi les professeurs, parmi les
01:43policiers.
01:44Et il y a même une proviseur qui a été touchée par un tir de mortier.
01:47Donc vraiment, c'est des violences qu'il faut condamner sans la moindre ambiguïté.
01:52Ceci étant dit, si on place le débat du point de vue des lycéens, on a des jeunes gens qui
01:56expliquent les raisons de leur mobilisation.
01:58Ils dénoncent le manque de personnel, la cantine trop chère, des classes trop chaudes l'été, trop froides l'hiver,
02:03on sait.
02:04Des témoignages même de lycéens en internat qui vous disent que les douches sont cassées et qu'il y a
02:08des punaises de lit.
02:09On parle donc de travail, on parle d'études, on parle de conditions minimales.
02:12Pour travailler correctement, on n'est pas dans le slogan politique.
02:14Et pourtant, la récupération politique, elle ne s'est pas faite attendre, comme d'habitude.
02:19Le gouvernement accusait les filles d'encourager les blocages.
02:21Et les filles accusent le gouvernement de réprimer les lycéens.
02:24Et la question qui a mis les élèves dans la rue, c'est-à-dire qui va faire cours, passe
02:28au second plan.
02:29Voilà.
02:31Ça rend dingue.
02:32Donc des élèves qui veulent manifester, qui ont quand même le droit d'être entendus, vraiment soulignons-le, effectivement.
02:38Et ceux qui veulent entrer en classe ont le droit d'étudier.
02:41Tous ont droit à des enseignants.
02:43Et à force de se disputer sur le blocage des lycées,
02:46les responsables politiques risquent d'oublier ce qui devrait les empêcher de dormir ouvertement.
02:50C'est des lycées sans professeurs.
02:52À Nyssa, j'en conviens tout à fait.
02:53Sauf que moi, j'ai connu des manifestations étudiantes et lycéennes, bien entendu, et des dizaines.
02:58C'est d'ailleurs un peu une spécificité française.
03:01La jeunesse étudiante a toujours été mobilisée.
03:03Là, c'est la forme que ça prend, la violence que ça prend.
03:07On dirait des black blocs, vous voyez, on dirait ces manifestations.
03:10Alors que ce sont des lycéens.
03:12Et en plus, si la classe politique vient les soutenir, ça pose un énorme problème.
03:15Si on se souvient bien, je veux dire, ça fait quand même bien 20 ans que les manifestations lycéennes débordent
03:20un peu.
03:21Et qu'il y a quand même de la violence.
03:22Ce n'est pas la première fois qu'on a eu de la violence.
03:23Et là, c'est tout de suite.
03:23Là, c'est immédiat.
03:26Et puis, c'est vrai qu'ils ont un peu levé le niveau.
03:27On est sur des tirs de mortier.
03:28C'est vrai que c'est du jamais vu.
03:29Une violence à condamner sans la moindre ambiguïté.
03:32Que ce soit bien clair.
03:33À suivre.
03:44Alors, Bérico, on reste sur les lycéens ?
03:47Oui.
03:48Oui.
03:48Et là, on reconnaît des jeunes qui crient, qui scandent.
03:51Bali, Bali, Bali.
03:53Il s'agit de Bali Bagagnoko, maire de Saint-Denis, qui est descendu dans la rue,
03:58qui s'est mêlé aux manifestations lycéennes.
04:01On le voit à un moment dans une scène.
04:03Alors, attention, il y a une scène de poubelle.
04:06Il n'est pas du tout dit.
04:07Au contraire, je crois qu'il essaie d'éteindre.
04:08En revanche, il est porté comme un champion de foot.
04:11Il est porté par la foule comme un leader.
04:13Et on s'est dit, mais c'est vrai qu'il y a une évolution terrible dans cette forme de
04:17manifestation.
04:18Il vient les soutenir.
04:19Il a le droit de dire, Bali Bagagnoko, je comprends la colère des lycéens
04:22parce que l'éducation nationale est devenue un cauchemar.
04:25La République ne remplit plus ses missions et l'école est devenue un désastre
04:28et les lycées et les collèges.
04:29Pour autant, il devrait aussi dire, par contre, je n'accepte pas
04:32que dans ma ville à Saint-Denis, il y ait ce genre de déportement
04:35et ce genre de comportement.
04:36Il ne le dit pas.
04:37J'ai eu l'impression, en voyant cette scène,
04:40il est en crostard cravate en plus, Bali Bagagnoko, il parle bien.
04:43Il sait ce qu'il dit.
04:44C'est quelqu'un qui maîtrise sa pensée.
04:46Je me suis vu au soir du deuxième tour de l'élection présidentielle de mai 2027
04:52avec l'hypothèse d'une victoire de Marine Le Pen.
04:55Et je voyais ces représentants de la France insoumise descendent dans la rue
04:59parce qu'on suppose qu'il y aura évidemment, si ce résultat est confirmé,
05:03il y aura évidemment un mouvement de la part de l'extrême gauche,
05:06un mouvement de contestation.
05:08Et je vois des représentants de la France insoumise aller soutenir cette forme d'insurrection.
05:13Là, je ne vais pas dire qu'il était dans la sédition,
05:16mais il est maire de Saint-Denis,
05:17qui est la première ville du département de la Seine-Saint-Denis
05:21ou la deuxième ville, peut-être.
05:23C'est un maire, c'est-à-dire que c'est un officier d'état civil.
05:25Il est officier de police judiciaire.
05:28Sa mission est aussi de rétablir et de garantir l'ordre républicain.
05:32Sa mission est aussi d'appeler au calme
05:34et d'appeler les jeunes qui se comportent de façon illégale
05:37à se comporter de façon correcte avec les institutions,
05:41même si le droit de manifester est absolument constitutionnel et inaliénable.
05:45C'est là où il y a une confusion des genres.
05:46Et je crois qu'en tant que Bali Bagayoko,
05:48en tant que leader de la France insoumise,
05:50il a été conforme à ce qu'entend de lui Jean-Luc Mélenchon,
05:53mais qu'en tant que maire républicain,
05:56je parle de l'institution et la fonction de Saint-Denis,
05:59je pense qu'il n'a pas été à la hauteur de la situation.
06:03Les retraités qui s'appauvrissent et qui ne peuvent plus remplir les chariots,
06:07qui ne se chauffent pas pour pouvoir manger.
06:09Pendant ce temps, nos pensions n'ont pas augmenté au niveau de ce que l'inflation a augmenté.
06:13On réclame notre dû, tout simplement,
06:16parce que c'est possible que l'argent existe dans ce pays pour le faire.
06:19Alors, Anissa, vous avez souvent abordé dans cette émission
06:21le drame du pouvoir d'achat, de cette structure sociale.
06:24Là, ce sont les fonctionnaires qui sont, eux, touchés.
06:26Et oui, c'est Claude Masse, effectivement, qu'on vient d'entendre.
06:29La responsable CGT, des gauches du Rennes.
06:31Et alors, effectivement, c'était sûr qu'un jour, ça allait arriver.
06:34Aujourd'hui, vous avez les agents des trois fonctions publiques
06:37qui appellent à la grève enseignants, soignants, pompiers, agents de collectivité, administration.
06:42Les huit syndicats représentatifs appellent ensemble à manifester.
06:46Plus de 150 rassemblements sont annoncés en France.
06:50Le point de départ de leur colère, vous l'avez entendu, c'est le salaire.
06:53Le point d'indice qui sert à calculer le traitement de base des fonctionnaires
06:56est gelé depuis 2023.
06:58Alors que le panier augmente, le carburant augmente, tout augmente.
07:01Évidemment, ça commence à mettre un peu les gens en colère.
07:04Le gouvernement, lui, envisage de le laisser encore gelé en 2027.
07:08Donc, évidemment, ça ne présage rien de bon, vu qu'on sait que l'inflation,
07:12elle, va rester galopante tout au long de cette année.
07:14Les syndicats demandent une hausse générale,
07:16mais aussi des effectifs et des moyens pour assurer l'émission quotidienne.
07:19Bon, normal.
07:21Selon une prévision syndicale rapportée par Libération,
07:24environ 40% des professeurs des écoles pourraient aussi faire grève.
07:28C'est une prévision, pas encore un bilan.
07:30Notamment, on commence à quand même voir les briques grossir.
07:35Ça devient une situation préoccupante d'un point de vue social, on peut le dire.
07:42Donc, ça amène une question.
07:44Est-ce que ça ne sentirait pas un petit peu le souffre ?
07:47Est-ce le début d'une crise sociale ?
07:49Vous savez, Perico, cette fameuse cocotte minute
07:52à laquelle on pense depuis quelques années,
07:54à chaque fois que nous avons des gens dans la rue.
07:58Si on réfléchit bien, c'est possible.
08:00Pourquoi ?
08:00En fait, à cause de la convergence des mécontentements.
08:03Et au même moment, des lycéens protestent aussi,
08:06notamment contre l'absence des professeurs.
08:08Vous avez tous ces mouvements qui s'accumulent en une seule journée.
08:12Maintenant, on va voir si les manifestations et les mobilisations
08:16dureront sur plusieurs jours.
08:17Mais peut-être qu'on a atteint ce fameux moment de non-retour.
08:20Alors, vous dites que ça sent le sou.
08:22Je dirais que ça sent le roussi, même.
08:24On ne sait jamais comment finissent justement ces mouvements.
08:27Ça peut s'éteindre, mais ça peut aussi prendre des proportions beaucoup plus graves.
08:29Je pense que le gouvernement doit être, M. Lecornu, M. Nunez et le Président de la République,
08:33doivent être, à mon avis, extrêmement attentifs à l'évolution.
08:37Et je les sens, on les sent évidemment inquiets.
08:39J'allais dire, ils ont un petit peu tout fait pour, pour en arriver là.
08:42Ou ils n'ont peut-être pas fait ce qu'il fallait pour l'empêcher.
08:44Mais effectivement, nous vivons là, dans un côté cocotte minute.
08:47Je vous en rends grâce.
08:50Alors, Perico, vous allez nous parler des restaurateurs.
08:52Oui, alors, une vieille pratique illégale, qui s'appelle toujours, qui s'appelle la grivellerie.
08:59Eh bien, on part, alors soit à l'hôtel, c'est la cloche de bois, de nuit, la cloche de
09:03bois, on n'entend pas.
09:04Et là, au restaurant, on se lève.
09:06Dans un restaurant où on n'est pas forcément sous surveillance.
09:09Eh bien, une fois que le repas est terminé, on se lève et on ne paye pas l'addition.
09:13Normalement, le code pénal prévoit des sanctions très sévères pour l'acte de grivellerie,
09:19qui est vraiment sanctionné par la loi française.
09:22Et là, évidemment, histoire de pouvoir d'achat, et puis démantèlement des mœurs,
09:26et perte des valeurs, et incivilité et irrespect,
09:29eh bien, on apprend que ces pratiques sont de plus en plus courantes.
09:32C'est assez facile, dans une brasserie ou dans un bistrot où tout le monde a, on se lève, on
09:36s'en va.
09:36Eh bien, aujourd'hui, ce que les restaurateurs ont décidé, certains,
09:39comme il y a des caméras vidéo, ils repèrent les gens qui partent sans payer.
09:42La caméra sert à ça, et ils diffusent, évidemment, l'image de ces gens qui font de la grivellerie.
09:48Alors, je crois que la pratique n'est pas tout à fait légale,
09:50mais les restaurateurs qui en ont assez, qui sont vraiment exaspérés par cette pratique,
09:55qui n'est pas d'ailleurs suivie de sanctions,
09:56parce qu'autrefois, les gendarmes allaient chercher les gens,
09:58aujourd'hui, ce n'était pas le cas,
09:59eh bien, ils ont trouvé le moyen d'afficher, voilà, de faire ce d'Azibao,
10:02et de dénoncer publiquement les gens qui viennent chez eux,
10:06qui déjeunent ou dînent, boivent du vin,
10:08et puis décident de ne pas payer l'addition.
10:11À un moment donné, c'est bien le restaurateur qui la paye.
10:13C'est un délit énorme, voilà,
10:15et c'est vrai qu'à un moment donné, on a le rabot,
10:17et on comprend l'exaspération des restaurateurs.
10:19À suivre.

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