00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, les perles du jour.
00:05Et oui, on l'a vu tout à l'heure, Anne Hidalgo, ex-maire de Paris, répondait au sénateur lors
00:10d'une commission d'enquête sur le scandale de la périscolaire.
00:15En 2014, lorsque je deviens maire, je suis saisie, je suis informée d'un certain nombre de cas de violences,
00:25pour tout vous dire, pas dans le périscolaire, mais dans des conservatoires parisiens.
00:30Elle est relancée dans un échange animé par la sénatrice Agnès Évren, sénatrice LR de Paris, qui s'exprime assez
00:38vertement.
00:39Vous savez, dans une administration qui compte 55 000 fonctionnaires, plusieurs trentaines de directions, qui compte aussi des arrondissements.
00:48Vous êtes responsable de cette administration ?
00:49Je suis tout à fait responsable et je l'ai toujours assumée. Mais oui, là, en l'occurrence, mon administration
00:54n'a pas suivi ma consigne.
00:56Mais pourquoi ?
00:57C'est plus que fâcheux.
00:58C'est pas sûr. C'est pas sûr. Ce que dit Mme la maire, j'ai toujours assumé, elle n
01:04'a pas assumé grand-chose.
01:05Enfin, on est édifié, j'ai bien entendu, à Nyssa, 2014.
01:09Nous sommes en 2026. La commission diligentée par la ville de Paris et ses services juridiques est en 2024.
01:16Donc, il y a quand même dix ans qui se passent. À vérifier, je suis stupéfait.
01:20J'espère qu'il n'y a pas une erreur de date. Je suis stupéfait et j'entendais tout à
01:23l'heure Inalgo, parce que je suivais son intervention à la commission d'enquête et l'interrogation qui lui était
01:31faite.
01:31Elle expliquait, j'ai diligenté une enquête par les services juridiques qui n'ont pas jugé toujours bon de saisir
01:38le parquet sans consulter l'autorité politique, c'est-à-dire moi ou mes adjoints.
01:43Mais, Mme la maire, il y a une définition très simple en République. Tu étais au courant, c'est très
01:49grave, et vous n'étiez pas au courant, c'est encore plus grave.
01:52Donc là, je suis édifié par le fait qu'elle dit qu'elle assume alors qu'elle n'assume pas
01:56et qu'elle a fait ce qu'il fallait, ça n'aboutit à rien.
01:59Donc, ça veut dire qu'il y a eu une omerta totale. Je suppose qu'elle en savait peut-être
02:02un petit peu plus par ses services, parce que c'est une affaire qui a fait tout de suite le
02:06tour de la ville de Paris.
02:07La colère des parents indignés, les témoignages des parents qui disent, on a signalé à qui de droit en bonne
02:13et due forme, ça n'aboutissait pas.
02:15Est-ce qu'on a protégé des gens ? Est-ce qu'il y avait dans le périscolaire un réseau,
02:18j'allais dire entre guillemets, mafieux qui fait qu'on n'osait pas ?
02:21J'espère qu'on saura toute la vérité et que les responsables prendront leurs responsabilités et, le cas échéant, subiront
02:28les sanctions que la loi prévoit.
02:30Il s'agit bien, tous les crimes pédocriminels sont scandaleux. Toucher les enfants, c'est quelque chose de sacré.
02:35Et quand on a été une maire socialiste pendant deux mandats, qu'on est la successeuse de M. Bertrand de
02:42Lannoy, et qu'on se permette de répondre avec autant de faiblesse, presque de la morgue, et se dérober, c
02:50'est irresponsable.
02:51Et à un moment donné, ça salit la République.
02:54Anissa.
02:55Alors.
03:03Alors vous entendez, la France est médaille d'or, Coco Rico.
03:06Vous avez reconnu, Anissa, vous avez reconnu les frères Jacques.
03:09Et oui.
03:10Alors nous avons de quoi être très fiers parce que nous sommes champions d'Europe.
03:14Alors et non pour les amateurs de foot, je ne parle pas d'un championnat particulier.
03:18Je parle de la rémunération des actionnaires au deuxième trimestre 2026.
03:23Alors je dis bien trimestre et pas semestre.
03:25Les grandes entreprises françaises ont versé 61 milliards d'euros de dividendes.
03:30C'est davantage que l'Allemagne, l'Italie ou l'Espagne.
03:33Et cela place la France au deuxième rang mondial, juste derrière les Etats-Unis.
03:38Alors l'étude du gestionnaire d'actifs Janus Anderson porte sur les 1500 plus grandes entreprises cotées au monde.
03:48Et puis notre médaille d'or doit notamment beaucoup au groupe Bolloré par exemple.
03:524,2 milliards d'euros de dividendes exceptionnels dont une partie est toutefois restée entre différentes sociétés du groupe.
03:59Sanofi et les banques ont également largement contribué à ce pactole.
04:03Je vous rappelle que le dividende est la rémunération de celui qui investit son argent.
04:08Dans une entreprise et qui prend un risque, mais 61 milliards d'euros en trois mois.
04:12Dans un pays où l'on explique quotidiennement aux salariés, aux retraités et aux services publics que les caisses sont
04:17vides.
04:17Cela révèle au minimum une étonnante géographie de la richesse.
04:21Donc non, la France ne manque pas d'argent. Nous sommes riches.
04:25La France est riche. Elle rémunère simplement beaucoup mieux le capital.
04:28Alors les raffineurs pétroliers, le lobby des carburants, plein les fouilles.
04:33Et puis là, c'est les grands capitales qui sont aussi plein les fouilles.
04:35Donc les riches, très riches, n'ont jamais été aussi riches.
04:38Et les pauvres n'ont jamais été aussi pauvres.
04:40Ça ne pourra pas bien finir.
04:42Mais sur Sud Radio, on vous dira toujours les choses telles qu'elles sont dans leur réalité.
04:49On peut reprocher bien des choses à Emmanuel Macron, mais pas avoir de suite dans les idées.
04:54Il était très fier de son projet tout à fait légitime de réglementer l'accès des jeunes de moins de
04:5915 ans aux réseaux sociaux.
05:00La copie du gouvernement avait été rédigée peut-être à la va-vite.
05:03Et le Conseil constitutionnel, toujours si vigilant, si prudent,
05:07malheureusement qu'ils sont là, les papys, pour nous assurer,
05:10voilà, avait retoqué ce projet.
05:12Il est vrai qu'il y avait à un moment donné dans ce texte
05:15que certains considéraient comme très macroniens
05:17peut-être une atteinte à liberté sur les marges de manœuvre
05:20et sur l'information, justement, de ce qui se passe sur les réseaux sociaux.
05:23En tout cas, le gouvernement a revu sa copie.
05:26Et d'ailleurs, le président de la République s'est exprimé à ce sujet.
05:29Pour moi, la réponse, c'est que pour les moins de 15 ou 16 ans,
05:32il faut interdire les réseaux sociaux.
05:34C'est le seul moyen de les protéger.
05:36Parce qu'aujourd'hui, les gens qui produisent les contenus qu'il y a sur ces réseaux
05:40ne sont pas intéressés par la santé affective, mentale,
05:44de nos enfants et de nos adolescents.
05:47Donc, résultat des courses, après la saisie du Conseil constitutionnel,
05:51après la censure du Conseil constitutionnel,
05:53la revue a été, la copie a été revue,
05:56avec l'aide de Clara Chapaz, qui a été ex-ministre
05:59et qui aujourd'hui est conseillée à attractivité numérique et intelligence
06:03auprès du chef de l'État.
06:04Voilà, vous voyez, il y a un poste important.
06:05En première étape, la définition des plateformes visées
06:08avait été jugée un peu trop large par le Conseil.
06:11Donc, on a ajouté une liste de fonctionnalités
06:14présentant un caractère nocif pour les mineurs.
06:16Et parmi elles, il y a la recommandation de compte
06:19non suivi par l'utilisateur
06:21et le déclenchement automatique des vidéos
06:23ou le flux de notifications la nuit.
06:26Voilà, ça, ça sera contrôlé, recontrôlé.
06:28En un deuxième temps, il y a une autre modification,
06:30c'est le seuil de l'interdiction.
06:32Voilà, le texte voté par le Parlement,
06:34au départ prévoyait que celui-ci concerne tous les jeunes de moins de 15 ans.
06:38Et là, on va peut-être faire une nuance pour les mineurs
06:41entre 13 et 15 ans sur décision de leurs représentants légaux.
06:45Voilà, on met un petit bémol.
06:47Et là où, en matière de vie privée,
06:49le gouvernement prévoit de se reposer
06:51sur les exigences du droit européen,
06:53eh bien, on revient sur quelque chose.
06:55C'est plus cadré, plus proportionné.
06:57Et même le député socialiste, Arthur Delaporte,
06:59considère que, dans ces conditions,
07:01le texte peut être validé par le Conseil constitutionnel.
07:04En tout cas, Emmanuel Macron est allé voir sa copine,
07:07Ursula Van der Leyen.
07:08Il lui a demandé de valider,
07:09puisqu'il faut aussi être conforme au droit européen.
07:11Il lui a demandé de valider, espérons que c'est fait.
07:13Et c'est quelques jours, deux jours avant la déclaration
07:17de Mme Van der Leyen sur l'État de l'Union européenne.
07:20On espère qu'elle apportera son approbation au projet
07:24revisité de l'imitation de l'accès aux réseaux sociaux
07:27par les moins de 15 ans que le président de la République
07:29tient absolument à faire passer.
07:30Le calendrier va être serré avant son départ en 2027.
07:34Est-ce qu'il a le droit de partir sur une bonne note, ce gamin ?
07:37Ben oui, s'il peut faire quelque chose de mieux une fois dans sa vie,
07:39eh bien, on sera tous derrière lui.
07:43Anissa, qu'est-ce qui se passe maintenant ?
07:45Eh bien, je crois que c'est Elvine.
07:47Elvine, vous avez quelque chose à nous dire ?
07:48Mais oui, Elvine est arrivée. Qu'est-ce qui se passe, Elvine ?
07:49On a une mauvaise nouvelle, malheureusement, Perico.
07:52On a appris le décès de Catherine Ringer,
07:54chanteuse du mythique duo d'Eryta Mitsuko.
07:57Elle est décédée d'un cancer à l'âge de 68 ans.
08:12Une tranche de vie, Elvine, pour moi, pour nous tous.
08:16C'était une grande artiste.
08:18Eryta Mitsuko, c'est toute une époque, c'est les années 80-90.
08:22Ils ont accompagné notre jeunesse.
08:23Vous n'étiez pas nés, mais vous l'avez quand même entendu.
08:25Anissa aussi, tous ceux qui sont là.
08:27Hommage à Catherine Ringer.
08:29Voilà, la France perd une perle, un bijou.
08:32Mais nous continuerons à l'écouter avec toute ta ferveur de susciter ses chansons.
08:37Et peut-être à danser aussi.
08:39Eryta Mitsuko.
08:39On la réécoute encore un petit peu, Désy, s'il te plaît.
09:04Adieu Catherine, mais ta voix restera toujours sur nos ondes et dans nos cœurs.
09:09On va parler de la grève peut-être.
09:12En fait, on va surtout avoir André Bercoff.
09:15Le grand André Bercoff qui est dans tous ses états aujourd'hui.
09:19Pourquoi ?
09:20On a encore une perle sur la grève EDF.
09:23Oui, oui, bien sûr.
09:24Je croyais qu'on parle.
09:26J'ai sauté une étape.
09:27Vous avez été bouleversé par la mort de Catherine Ringer.
09:30Exactement, donc j'ai sauté une étape perico.
09:33Effectivement, aujourd'hui, les salariés d'EDF sont en colère.
09:39Alors, les salariés d'EDF et les gaziers et les électriciens sont en colère
09:43parce qu'il est prévu de toucher un avantage acquis
09:47qu'eux considèrent un avantage en nature.
09:50Le coût démesuré, maintien incompréhensible, l'électricité presque gratuite.
09:54Les agents ont été traités avec un régime de faveur
09:56qui aujourd'hui est remis en cause par une commission.
09:59Et bien entendu, ils sont tout à fait furieux.
10:01Alors, c'est quoi ? On appelle ça, c'était un tarif particulier.
10:05Le tarif particulier, on appelle ça le tarif agent
10:07qui fait que, comme ça a été le cas à la SNCF,
10:10il y avait voyage gratuit pour la famille et ça allait quelquefois très loin.
10:13Et il y avait même, vous souvenez, la prime charbon pour les conducteurs de TGV.
10:17Voilà, ces ensembles, l'ensemble de ces avantages acquis, sociaux, conquis.
10:22Là, à l'EDF, c'est depuis 80 ans.
10:24Vous voyez, l'électricité et le gaz.
10:25L'électricité n'existait peut-être pas encore il y a 80 ans.
10:28Mais en tout cas, les gaz électriciens avaient une prime.
10:30Mais évidemment, le budget de l'État étant en raccourci, en recoupe permanente,
10:35parce que les finances de la France sont aux abois,
10:39eh bien, on taille petit à petit dans ces avantages.
10:43Évidemment, ils respectent, on les entend d'ailleurs.
10:45Ce tarif agent, c'est un avantage en nature, ce n'est pas un privilège.
10:49Chaque entreprise, Total, Renault et autres,
10:53peut-être que chez l'Ukraine, on a des avantages.
10:55Chez nous, c'est le tarif agent.
10:56Ce n'est pas un privilège.
10:58Et notre électricité, par rapport à d'autres avantages,
11:01il n'y a vraiment, on n'est pas...
11:03Et on comprend.
11:04On comprend leur colère, mais pour autant,
11:06eux aussi doivent comprendre qu'il y a des avantages des concessions
11:09que l'État avait fait et qu'on ne peut pas accorder dans leur totalité,
11:12ou en tout cas, il faut les revisiter.
11:13Que chaque profession ait droit,
11:15alors si on vend de l'eau, si on a l'électricité, du gaz,
11:18que l'on ait un avantage.
11:19Je rappelle que lorsque les employés de la grande surface
11:22ont le malheur de prendre un produit périmé,
11:25ils peuvent passer en procès et se faire lourder.
11:26Alors voilà, ça c'est l'autre extrême.
11:28Je pense qu'on peut arriver à un juste milieu.
11:30Je pense que les syndicats et le gouvernement
11:32trouveront un accord qui permet à tout le monde
11:34de trouver satisfaction et reprendre ses esprits.
11:38Alors qu'est-ce qu'il met André Bercoff dans tous ses états aujourd'hui ?
11:40Les atteintes à la liberté d'expression.
11:43Il vous dira tout dans quelques instants.
11:44Et si, comme André Bercoff,
11:46vous pensez que la liberté d'expression est mise à mal,
11:48dites-le.
11:500826 300 300.
11:51ça.
11:51Il vous apportez.
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