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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Bonsoir Marion Maréchal. Vous êtes eurodéputée Identité et Liberté, vous êtes un partenaire aujourd'hui, vous vous êtes engagée derrière
00:07Marine Le Pen et dans la campagne pour la victoire de Marine Le Pen.
00:12On vient d'entendre parler d'une dinguerie visiblement agacée bien plus que cela. Après ce qui vient d'être
00:17révélé par Mediapart, je rappelle que ce sont des accusations décrites, attribuées selon le site à Jordan Bardella,
00:24à l'époque où il avait 17-18 ans, au début vraiment de son engagement politique en 2013, et des
00:31écrits qui soignent véritablement l'antisémitisme le plus sombre,
00:36s'il y avait une échelle de l'antisémitisme, dinguerie, a dit Marine Le Pen. Et vous, que dites-vous
00:40ce soir ?
00:41Je dis que je n'y crois pas une seule seconde. Je n'y crois pas une seule seconde. D
00:44'ailleurs, Jordan Bardella a réfuté ces accusations extrêmement graves.
00:47Il les conteste formellement. Il a toute ma confiance. Je crois totalement à son innocence. Je crois savoir d'ailleurs
00:52que son avocat
00:53sera amené à intervenir sur votre antenne. Et donc, à l'aune, on sera vraisemblablement des poursuites judiciaires pour justement
00:59faire toute la lumière sur cette innocence
01:01dont je ne doute pas une seule seconde. Voilà. Maintenant, je ne suis pas totalement surprise. Je me doute qu
01:06'à l'aune des sondages qui viennent de sortir et qui démontrent que Marine Le Pen
01:09est extrêmement bien placée aujourd'hui dans les sondages, nous aurions affaire à toute forme de mensonge, de salissure, de
01:16manipulation. Je rappelle que Mediapart a déjà été condamnée à plusieurs reprises
01:19pour diffamation face à Vincent Bolloré, face notamment à Christian Estrosi. On se souvient de cette affaire.
01:23Et qu'il a révélé d'autres affaires comme Jérôme Cahuzac et l'affaire fiscale qui a été un scandale
01:31dans notre pays et d'autres.
01:32Mais vous vous souvenez qu'il n'y a pas de démonstration de l'irréfutabilité, voire même de la parfaite
01:37honnêteté de ce journal
01:37qui, je rappelle, est un journal engagé à l'extrême, extrême, extrême gauche.
01:41Donc, il est un adversaire résolu, revendiqué, public du Rassemblement national.
01:46Donc, une fois de plus, Jordan Bardella conteste, il fera toute la lumière à travers la justice.
01:50Vous entendez ce que dit Marine Le Pen ?
01:50Et je ne suis pas inquiète de ce point de vue-là.
01:52Elle dit qu'elle ne peut pas croire. Est-ce que vous vous mettez dans cette même position ?
01:56Vous ne pouvez pas croire cela venant de Jordan Bardella ?
01:58On parle d'écrits d'il y a plusieurs années, 17-18 ans.
02:02Certains ont évoqué, Henri Guéno ici même a dit, sans doute a-t-il dit, je mets vraiment entre guillemets,
02:08une erreur de jeunesse.
02:09C'était l'époque où il était engagé aussi auprès de votre grand-père, du Front national ?
02:13Je n'en doute pas pour une raison simple.
02:14C'est que moi, j'ai été amené par ailleurs, dans le cadre de mes activités, à me rendre, notamment
02:18en Israël, aux côtés de Jordan Bardella,
02:19dans le cadre d'une grande conférence de lutte contre l'antisémitisme.
02:22J'ai vu la manière dont il s'engageait sur le sujet, de manière authentique et affirmée.
02:28Donc, je n'ai absolument aucun doute sur le fait que Jordan Bardella ne puisse être soupçonné de rien de
02:33ce point de vue-là.
02:33Donc, une fois de plus, moi, je n'ai pas d'inquiétude.
02:35Bon, voilà, les chiens à bois, la caravane passe.
02:38Et la caravane passe, peut-être, mais nous sommes en pleine campagne présidentielle.
02:41On va continuer à en parler.
02:42C'est un ticket que Marine Le Pen, ticket que certains ont vu fragiliser ces derniers temps.
02:46Vous nous direz votre opinion avec Jordan Bardella.
02:48Donc, est-ce que ce ticket-là est fragilisé ?
02:51Lui qui serait choisi si le RN arrive au pouvoir à Matignon.
02:55On va marquer une courte pause.
02:56Évoquer ce sujet, Mario Marchal.
02:57Également, la visite du pape.
02:59Les conséquences.
02:59Vous étiez à l'une des messes et qu'elle met ce place de la Concorde.
03:03Vous êtes également de retour de Ceuta qui connaît une crise des migrants inédite.
03:07A tout de suite pour en parler.
03:08Tous ces sujets sur BFM TV en direct.
03:11Merci de votre fidélité.
03:12La suite de notre émission et la suite de l'entretien avec vous, Marion Maréchal.
03:15Merci d'être avec nous ce soir de nouveau.
03:18Eurodéputé Identité et Liberté.
03:20Beaucoup de sujets évoqués.
03:21Et puis, cette affaire ce soir qui fait énormément réagir.
03:23En quelques mots, je rappelle à ceux qui viennent de nous rejoindre au téléspectateur ce dont il s'agit.
03:28Si Jordan Bardella a décidé ce soir d'attaquer en justice, il dément les accusations de Mediapart et annonce portée
03:34plainte
03:35contre le site qui, lui, confirme avoir identifié des écrits de sa part antisémites à l'âge de 17-18
03:41ans,
03:41donc du président du RN.
03:43Des écrits qui datent de 2013.
03:45Marine Le Pen a dénoncé de folles accusations tout en se montrant.
03:48On l'a vu sur nos images très agacées en pleine campagne présidentielle.
03:52À l'instant, les réactions politiques pleuvent.
03:54C'est le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, qui vient de dire cela sur X.
03:59C'est son poste.
04:00À tous ceux qui auraient la mémoire courte, l'antisémitisme n'est pas un accident de parcours pour le RN.
04:05C'est l'histoire de ce parti.
04:07Voilà le vrai visage de l'extrême droite.
04:10Vous êtes aussi le visage de ce parti.
04:12D'ailleurs, vous êtes le visage de cette famille également.
04:14C'est pour ça que vous interroger sur ce sujet est important.
04:17Ici même, il y a quelques années, lorsque Jordan Bardella avait été interrogé sur Jean-Marie Le Pen et l
04:23'antisémitisme,
04:24il n'avait pas voulu condamner directement et de manière claire Jean-Marie Le Pen et l'antisémitisme.
04:30Est-ce que vous pensez que cela le poursuit et explique les réactions, ce soir, d'une partie de la
04:35classe politique ?
04:35Moi, ce que je comprends, c'est l'agacement de Marine Le Pen.
04:37Parce que nous sommes à l'aune d'un enjeu historique pour notre pays,
04:41que tout indique qu'aujourd'hui, les sondages, encore aujourd'hui, démontrent qu'elle est donnée victorieuse dans tous les
04:46cas de figure,
04:46que le centre macroniste est en train de s'effonder,
04:48que les Français sanctionnent très durement les deux anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron,
04:52que sont Édouard Philippe et Gabriel Attal,
04:54et que la menace, pour le coup, Jean-Luc Mélenchon, se dessine de manière plus claire aujourd'hui qu'hier
04:59et s'expose de manière plus menaçante,
05:02et ce qui devrait nous obliger à nous concentrer, justement, sur ce défi existentiel
05:07qui va peut-être demain nous mettre face à l'extrême gauche.
05:10Mais vous ne répondez pas à ma question ?
05:11Si, je vous réponds parce qu'en fait, je ne suis pas étonnée de ce qui est en train d
05:14'arriver.
05:15C'est-à-dire que nous nous attendions et Marine Le Pen y était prête.
05:18Mais vous pouvez certifier, Marion Maréchal, 100% que de tels écrits ?
05:21Je certifie que j'ai totalement confiance en Jordan Bardella.
05:23C'est une chose.
05:24Mais vous pouvez certifier que de tels écrits n'ont pas pu provenir de la personne que vous connaissez,
05:28que vous côtoyez, et compris à la jeudi 7 ans ?
05:31Je ne suis témoin de rien, mais par contre, j'ai confiance en la parole de Jordan Bardella.
05:35Il a démenti de manière extrêmement ferme, sans aucune ambiguïté.
05:38Il donne immédiatement une suite judiciaire à cette affaire.
05:41Ils seront, je crois d'ailleurs, très offensifs de ce point de vue-là, et bien légitimement pour défendre son
05:45honneur.
05:45Mais à travers son honneur, en fait, l'honneur des millions de Français que nous représentons, évidemment, dans cette élection.
05:51Et c'est vrai que c'est regrettable, bien sûr, puisque nous sommes face, moi j'en suis convaincue,
05:55à une manipulation d'un média d'extrême-gauche qui est un adversaire politique revendiqué.
05:58Rappelons-le quand même, je le redis sur votre antenne,
06:01mais ce ne serait pas la première fois que Mediapart serait condamné pour diffamation.
06:06C'est déjà arrivé.
06:06Mediapart a déjà publié des faux, a déjà été condamné pour diffamation.
06:09Donc attention aussi à ne pas mettre la charrue avant les bœufs et à ne pas trop salir sans que
06:14nous ayons des éléments.
06:16On le dit depuis tout à l'heure, si ces écrits sont avérés, et on y tient tous évidemment ici,
06:22mais la question que je vous la pose différemment,
06:25est-ce qu'on peut vraiment exclure qu'un jeune homme à 17-18 ans qui est engagé dans un
06:29parti qui,
06:30nous parlons de 2013, il y avait des brebis galeuses,
06:33et plus que des brebis galeuses dans ce parti-là, aient pu être influencés,
06:37aient pu être portés par certains, aient pu écrire de telles choses.
06:40Il me semble que quand on connaît Jordan Bardella,
06:44quand on connaît son intransigeance totale sur ce sujet-là,
06:48je crois la discipline qu'il a fait régner sur ce thème,
06:51comme sur d'autres d'ailleurs au sein du Rassemblement national,
06:54et bien légitimement d'ailleurs,
06:55quand on connaît son engagement personnel permanent dans la lutte contre l'antisémitisme,
07:00je rappelle encore ce fameux voyage que nous avons fait tous les deux en Israël encore récemment,
07:05et quand on connaît même, j'ai envie de vous dire,
07:06la confiance de plus en plus grandissante que nous font nos compatriotes de confession juive,
07:10oui, je vous le redis encore une fois, je n'y crois pas.
07:13Qu'est-ce que vous répondez à ceux ce soir qui appellent d'ores et déjà à sa démission de
07:17la présidence du parti,
07:18Marine Tondelier, ou encore à Olivier Faure, on va voir les réactions politiques,
07:23nous sommes dans une campagne présidentielle.
07:25Je leur dis qu'il y a quelque chose d'extrêmement savoureux de voir tous ces gens qui se sont
07:30alliés à la France insoumise,
07:31dont pour le coup, de manière publique, avérée, réitérée,
07:36on fait preuve de diverses saillies antisémites sans aucune ambiguïté,
07:41des gens qui, jusqu'à Gabriel Attal, parfois même fait retirer leurs propres candidats,
07:46ce fut le cas d'un certain nombre de candidats Renaissance pour faire élire des députés LFI,
07:51dont certains ont tenu par la suite des propos plus que comme Mme Alma Dufour, par exemple.
07:56Mais vous me répondez sur l'autre spectre politique.
07:58Je vous réponds parce qu'en fait, on est face à des gens qui, évidemment,
08:01sentent l'odeur du sang, donc se jettent dessus.
08:03Excusez-moi, permettez-moi de remettre un peu en cause la partialité et l'honnêteté de ces gens.
08:06Ce sont des adversaires politiques résolus et qui ne font pas toujours preuve d'une grande honnêteté intellectuelle,
08:11si le moins qu'on puisse dire.
08:11Je n'ai pas d'outre que si l'inverse était arrivé, vous auriez demandé les mêmes comptes à quelqu
08:15'un
08:15dans le parti du spectre politique, sur de tels écrits aussi graves.
08:19Je n'ai pas pour habitude d'aboyer avec les chiens.
08:22Vous voyez, moi, quand je prends la parole et quand j'accuse des gens
08:24et quand je salis l'honneur de quelqu'un, ça ne m'arrive pas,
08:27sauf s'il y a des vrais reproches à faire, en l'occurrence.
08:30Mais je ne me jette pas sur des rumeurs, parce que pour l'instant,
08:32je vous le signale, on parle de rumeurs non avérées, contestées sur le plan judiciaire.
08:37Donc voilà.
08:38Et politiquement, alors ?
08:38Je dis que, vous savez, il y a ça, il y a cette affaire,
08:40qui pour l'instant reste des propos de la responsabilité de Mediapart.
08:45Et puis il y a des gens qui ont posé des actes, voilà,
08:46qui ont posé des actes en s'alliant à un parti qui a tenu des propos antisémites
08:50en faisant élire des députés qui eux-mêmes ont tenu des propos antisémites
08:52ou qui ont des accointances avec des mouvances, notamment islamistes,
08:56qui elles-mêmes sont revendiquées islamistes.
08:58Vous voyez, il y a deux choses dans la vie.
08:59Il y a des choses concrètes et il y a des choses qui relèvent...
09:02Là, vous êtes en train de nous dire que de votre côté,
09:04il n'y a ni parole ni actes à caractère antisémite.
09:08Mais malgré tout, est-ce que toute la stratégie de dédiabolisation,
09:10de crédibilisation, d'institutionnalisation est aujourd'hui entachée, selon vous ?
09:14Non, je ne le crois pas, parce que je pense que les Français
09:16ne sont plus dupes aussi de ce genre de manœuvre.
09:18Ça fait quand même maintenant 35 ans qu'on nous le serre,
09:21on nous le resserre jusqu'à, j'ai envie de dire presque jusqu'à vomir, voilà,
09:24parce qu'on s'autorise avec le camp national des choses
09:26qu'on ne s'autoriserait jamais avec les autres.
09:28Et d'ailleurs, je note que le tribunal médiatique condamne,
09:31mais il ne réhabilite jamais, voilà, parce qu'une fois qu'une rumeur,
09:34une polémique, une affaire est lancée,
09:36quand bien même on en serait lavé par la suite,
09:39c'est très compliqué, évidemment, de réhabiliter totalement son honneur.
09:42Donc moi, je vous le dis très franchement,
09:44je ne vais pas pouvoir commenter davantage que ce que je vous ai dit là,
09:47je suis sereine pour la suite.
09:49Nous sommes de toute façon préparés à ce genre d'attaque,
09:52puisque nous savons que, comme ils sont incapables
09:54d'apporter des réponses sur le fond,
09:56comme ils sont incapables de démonter les propositions,
09:58que nous faisons comme nous n'avons de cesse de progresser,
10:00comme de plus en plus de Français nous font confiance.
10:01Vous imaginez un complot aujourd'hui,
10:03ordit par certains et porté par la gauche et l'extrême-gauche ?
10:06Je crois que oui, la gauche et l'extrême-gauche sont prêtes à tout,
10:09voilà, évidemment, prêtes à tout,
10:11jusqu'à ce genre de pratiques,
10:13et si, par chance, nous étions amenés aux affaires,
10:16demain, comme l'a d'ailleurs annoncé un certain nombre de députés LFI,
10:19à la sécession, à l'appel aux émeutes,
10:22à la violence, voilà,
10:23quand je vois le comportement de M. Bali Bagayoko aujourd'hui,
10:25aux côtés des émeutes lycéens,
10:27qui fait la fête au milieu des poubelles en feu.
10:31Vous avez écrit un livre qui s'appelle « Si tu te sens, Le Pen ».
10:34Non mais d'accord, mais madame, excusez-moi,
10:36je veux bien qu'on refasse tout l'historique du Front National depuis 45 ans.
10:39Vous n'avez pas répondu à M. Barrault, justement.
10:41J'ai aucun problème, si vous voulez,
10:42moi j'ai répondu 150 fois à ce sujet.
10:44Donc, je veux dire, je ne vais pas avoir à me justifier
10:47dès 45 ans, aujourd'hui, du Front National.
10:48Ce n'est pas une justification, c'est-à-dire que vous voyez bien ce qui est fait,
10:51c'est-à-dire, à travers ce qui est écrit aujourd'hui,
10:54et Mediapart et ce qui est publié, dont nous attendons de voir ce qui est avéré,
10:58c'est tout le parcours et dont vous êtes aussi une héritière,
11:01si je peux dire, à la fois politique et personnelle,
11:04qui est aujourd'hui dans l'œil du cyclone.
11:06Vous avez raison, je connais bien cette famille politique
11:08pour y appartenir à titre personnel et à titre politique.
11:11Alors, tout ce que je peux vous dire,
11:12c'est que si des millions de Français font confiance à cette famille politique,
11:15ça n'est pas pour de douteuses pulsions antisémites,
11:20contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire,
11:21c'est parce que ce sont des Français qui, pendant longtemps,
11:23ont vu le patriotisme être diabolisés,
11:25parce que des Français dont on n'entendait pas la détresse
11:27de la désindustrialisation, de la délocalisation,
11:29du libre-échange incontrôlé,
11:31des Français qui voyaient le drame de l'immigration
11:33et qui n'avaient même pas le droit de poser des mots
11:35sur ces mots, M-A-U-X, c'est le cas de le dire,
11:37et que les seuls, avant même Marine Le Pen d'ailleurs,
11:40qui ont posé des mots et qui ont apporté des solutions
11:43à ces problèmes,
11:44c'est le camp national et c'est la famille nationale.
11:46Voilà, donc ne prêtons pas à ces millions de Français
11:49qui sont engagés dans cette famille politique,
11:51voilà, de douteuses arrière-pensées,
11:53parce que, vous voyez, si vous voulez...
11:54On interroge des écrits éventuels d'un responsable politique ce soir.
11:57Tout l'historique, si vous voulez,
11:58j'ai même une vingtaine, voyez-vous,
12:00de résustants et de compagnons de la Libération
12:01qui se sont engagés au sein du Front National de Jean-Marie Le Pen
12:03et croyez-moi qu'ils ne l'ont pas fait
12:04pour de douteuses, évidemment, arrière-pensées.
12:07Voilà.
12:08Si je vous pose ces questions aussi,
12:10au-delà de l'affaire ce soir,
12:12Marion Maréchal,
12:12et nous allons venir à d'autres sujets,
12:15c'est que votre arrivée,
12:17votre, comment dire,
12:19engagement derrière Marine Le Pen
12:21a posé beaucoup de questions sur le rôle,
12:23sur la mission de Jordan Bardella.
12:25Beaucoup y ont vu un effacement
12:27à votre crédit,
12:28à votre profit également.
12:31Donc, toutes ces questions sont aussi éminemment politiques,
12:33ce sont des conséquences.
12:34Même s'il y a une bataille judiciaire aujourd'hui,
12:36il est possible que Marine Le Pen demande à Jordan Bardella
12:39peut-être de se retirer
12:40parce qu'elle est en pleine campagne
12:41et qu'il peut...
12:42Mais là encore,
12:44Sonia Mabrouk,
12:44suis-je devant vous ce soir ?
12:45Oui, il me semble.
12:46Et si je suis devant vous ce soir,
12:47c'est pour défendre la candidature de Marine Le Pen,
12:49c'est pour que demain Jordan Bardella...
12:51Elle n'est pas altérée ce soir.
12:52C'est pour que demain Jordan Bardella
12:53soit Premier ministre
12:54et gouverne,
12:56eh bien...
12:56Sa réputation n'est pas entachée ce soir.
12:58Mais non, mais bien sûr que non,
12:59excusez-moi,
12:59mais je dirais une fois plus.
13:00Donc le ticket reste aussi...
13:01Mais évidemment,
13:02ils nous affronteront cette affaire.
13:04Et nous la surmonterons
13:05parce qu'une fois de plus,
13:07pardonnez-moi,
13:08j'essaye de revenir un peu à l'essentiel.
13:10Mais quand je vois le ticket
13:11qui potentiellement se dessine
13:13face à Jean-Luc Mélenchon,
13:14nous sommes face à un parti
13:15qui demain probablement
13:16mettrait fin au régime républicain
13:18tel que nous le connaissons.
13:19Je pèse mes mots quand je vous dis ça.
13:21Je veux dire,
13:21quand on a un parti sécessionniste,
13:24communautariste comme nous le connaissons aujourd'hui,
13:26raciste, anti-blanc,
13:27de manière totalement décomplexée,
13:29qui appelle aux émeutes,
13:30excusez-moi,
13:31comme il le fait.
13:32Oui, oui,
13:32tout blanc, tout moche de Jean-Luc Mélenchon,
13:34vous vous en souvenez ?
13:34Voilà.
13:35Là, vous parlez du parti
13:36et pas des millions de Français
13:38parce qu'on pourrait vous faire
13:38le même reproche.
13:40Non, mais là, je vous interroge.
13:41Là, je vous parle d'élus de la République
13:42qui explique à des journalistes comme vous
13:46que si demain,
13:47le Front National ou le RN,
13:48excusez-moi,
13:48oui, parce qu'on en parle,
13:49du coup, j'y reviens,
13:50le Rassemblement National
13:52arrivait aux affaires,
13:53il contesterait le résultat des urnes.
13:54Mais est-ce que vous imaginez que ça,
13:56je veux dire,
13:57dans un monde normal,
13:58ça devrait quasiment poser la question
13:59aujourd'hui de la légalité de ce parti ?
14:01Parce qu'un parti républicain,
14:02c'est un parti qui respecte
14:03le résultat des urnes et la démocratie.
14:05Donc moi, j'aimerais juste
14:06faire quoi le crédit
14:07que s'il y avait un responsable
14:09à la France insoumise,
14:10je lui poserais les mêmes questions
14:11s'il y avait une telle affaire.
14:11D'accord, mais je pense
14:12que ça fait 20 minutes qu'on en parle.
14:13On peut peut-être parler éventuellement
14:14d'un sujet qui concerne directement
14:15les Français.
14:16Et si vous voulez,
14:18Madame Mabrouk,
14:18Si l'antisémitisme ne concerne pas
14:20la France,
14:20c'est que la France n'est pas la France.
14:21Madame Mabrouk,
14:22je reviendrai,
14:23et le cas échéant,
14:24je reviendrai commenter cette affaire
14:26dont je ne doute pas
14:26qu'elle feuilletonnera
14:28jusqu'à ce que l'innocence
14:29soit prouvée
14:30sur le plan judiciaire
14:31de Jordan Bardella.
14:31Il y a eu beaucoup d'images
14:34ces quatre derniers jours,
14:35des images évidemment à Paris,
14:38des images à Lourdes,
14:39des images à Metz du pape,
14:41et parmi ces images,
14:42vous étiez présente aussi
14:43à la Concorde
14:44lors de l'une des messes
14:45du pape Léon XIV.
14:48Cette décision du président
14:50de la République,
14:51puis on parlera évidemment du pape,
14:52d'assister à la dernière
14:53des messes aujourd'hui,
14:55est-ce que pour vous
14:55c'est un symbole,
14:56c'est un signal important ?
14:57Il fallait le faire.
14:58Déjà, moi,
14:59ce que je peux vous livrer
15:00sur ces quatre jours,
15:01c'est toute l'émotion extraordinaire
15:03que j'ai pu ressentir.
15:04Voilà, ça nous a fait du bien,
15:05je pense,
15:06parce que dans le marigot
15:08de la politique,
15:09de voir cette France
15:11joyeuse, enthousiaste,
15:12cette ferveur,
15:13cette capacité
15:13qu'on a eue à faire peuple,
15:14malgré tout,
15:15pendant quelques jours,
15:16autour de cet événement historique,
15:18le visage de cette jeunesse
15:20rayonnante au stade de France,
15:22de ces bébés
15:23qu'on voit si peu
15:24dans notre société,
15:25qu'on met même parfois de côté,
15:26qui ont été bénis
15:27sur les Champs-Élysées.
15:29Quand je vois même le pape,
15:30l'émotion du pape devant Notre-Dame,
15:32c'est l'arme qui nous ont rappelé
15:33les nôtres,
15:33il y a quelques années de ça,
15:34devant Notre-Dame en feu.
15:36Voilà, finalement,
15:37on a vu aussi cette France
15:38que d'aucuns diraient
15:40qu'elle était cette France du passé,
15:41cette France dépassée,
15:43cette France France
15:43qu'il faut nécessairement
15:45remplacer,
15:46faire disparaître
15:46dans ce fameux projet
15:47de Nouvelle-France.
15:48Bon, elle était là,
15:49elle était belle,
15:50elle était rayonnante,
15:51elle était bien élevée.
15:52Et ça, je pense que ça nous a
15:53tous fait du bien.
15:54Et puis, je vais vous dire,
15:55au-delà de ça,
15:55moi, j'ai vécu aussi
15:56cette visite
15:57comme une forme
15:58de réparation aussi
16:00aux offenses
16:01d'une certaine manière
16:02de cette cérémonie
16:04pour ne pas dire caricaturale
16:06et outrancière
16:07des Jeux Olympiques.
16:08Voilà.
16:09Vous avez vu
16:09dans les différentes messes
16:11et peut-être même
16:12dans la scénographie
16:13du Stade de France
16:14l'anti-cérémonie
16:15des légios.
16:16Oui, j'ai envie de vous dire
16:17que j'ai vu
16:18d'une certaine manière
16:19l'opposition
16:19entre cette moquerie,
16:20vous savez,
16:21de cette fameuse scène,
16:22de la scène
16:23de Jésus et ses apôtres
16:24qui avaient été ridiculisés,
16:25salis,
16:26parce que la gauche
16:26ne sait faire que ça,
16:27salir, moquer
16:28tout ce qui nous est cher,
16:29tout ce qui nous est sacré.
16:30J'y ai vu à la place
16:32cette grande litanie
16:34des saints incarnés
16:35au Stade de France,
16:35ce grand défilé
16:36des saints de France.
16:36Ne peut-on pas avoir
16:37les deux dans notre pays ?
16:38Je crois que c'est difficile
16:41d'avoir d'un côté
16:42la laideur,
16:43l'outrance,
16:43la moquerie du sacré
16:45et dans le même temps
16:47la beauté
16:48et le respect
16:48de l'histoire de France.
16:49Je pense que c'est justement
16:50deux choses
16:50qui sont parfaitement incompatibles
16:52et au-delà de ça,
16:52je pense que je vais vous dire
16:53sincèrement,
16:54je pense que ça a touché
16:54bien au-delà
16:55des catholiques
16:55et des chrétiens
16:56parce que finalement,
16:58ça a été la mise en lumière
16:59aussi de cette identité
17:01chrétienne charnelle
17:02qui nous touche tous
17:04d'une certaine manière
17:05qu'on soit croyant ou pas.
17:06Avec des mots puissants
17:07du pape
17:07sur certains sujets
17:08qui ont dû également
17:09vous toucher,
17:10notamment sur la laïcité,
17:12la juste laïcité,
17:13l'importance de l'école catholique,
17:14on parlera de la fin de vie
17:16mais la juste laïcité,
17:17c'est-à-dire de ne pas
17:19gommer en réalité,
17:20de laisser la place
17:21à la présence religieuse
17:23dans l'espace public
17:24et ça vaut pour toutes
17:25les religions,
17:26a dit le pape.
17:27Oui, mais évidemment,
17:28le pape est dans son rôle
17:29totalement légitime.
17:30Mais là aussi,
17:31ça vous a touché autant que...
17:32La laïcité,
17:33c'est la séparation
17:33de l'Église et de l'État.
17:35Et ce n'est pas
17:35l'exclusion des religions.
17:37Ça n'est pas l'effacement
17:38de toute forme de religiosité
17:40ou de spiritualité
17:41dans l'espace public,
17:42j'ai envie de dire
17:42d'autant moins
17:43quand on est d'un pays
17:44qui a des racines chrétiennes
17:46qui transpirent
17:46dans tous les sens.
17:47Je veux dire,
17:47si certains avaient des doutes,
17:48ça a apparu à une évidence
17:49pour tout le monde,
17:51me semble-t-il,
17:51dans cette espèce
17:52de refoulement
17:53quasiment culpabilisé
17:54d'avoir ses racines chrétiennes.
17:55Bon, le pape,
17:56il arrive,
17:57il fait ce parcours
17:58et finalement,
17:58ça semble évident
17:59pour tout le monde.
18:00Voilà.
18:00Maintenant,
18:01je vois où vous voulez en venir
18:02et vous avez bien raison
18:03d'aller sur ce thème.
18:03Je vous demande
18:04comment vous l'avez appréhendé
18:06quand il dit juste laïcité
18:07et qu'on voit bien
18:07qu'il s'adresse
18:08à toutes les religions
18:09pour dire qu'il ne faut pas
18:10les effacer
18:11dans l'espace public.
18:11On pense évidemment
18:13à tous les signes religieux.
18:15Oui, bien sûr,
18:16mais ce qu'il ne faut pas
18:17oublier aussi,
18:18c'est que la question
18:19du voile islamique
18:20n'est pas un signe religieux
18:21comme un autre.
18:22Voilà,
18:23il faut regarder
18:23la réalité en face.
18:24Il n'y a pas
18:25dans le monde
18:26de personnes
18:27qui sont arrêtées,
18:29condamnées,
18:30attaquées,
18:31jetées en prison
18:31et parfois même tuées
18:32parce qu'ils refusent
18:33de porter une médaille
18:34de baptême
18:35ou un voile sikh
18:36ou une kippa.
18:37En revanche,
18:37ça existe pour le voile.
18:38Et donc la charge politique
18:39et symbolique
18:40n'est pas tout à fait la même.
18:41Quand on regarde même,
18:42j'ai envie de dire,
18:43les études qui ont pu être faites
18:44de l'IFOP notamment
18:45sur les raisons
18:45pour lesquelles les femmes
18:46aujourd'hui musulmanes
18:47portent le voile en France
18:48qu'on voit que 42% d'entre elles
18:50le font pour des raisons
18:51de sécurité.
18:5342%,
18:53c'est quasiment la moitié.
18:55Qu'une majorité d'entre elles
18:56même le font
18:57pour éviter que le regard
18:58des hommes se pose sur elles.
18:59Ce qui interpelle finalement.
19:01Donc pas forcément
19:02pour des raisons idéologiques
19:03ou de prosélytisme.
19:04Dans le rapport à la pudeur
19:06et à la mixité,
19:07on voit bien que ça pose
19:09un rapport civilisationnel.
19:11Et excusez-moi,
19:11j'en viens par là
19:12parce que je ne soupçonne pas
19:13évidemment toutes les femmes
19:14qui portent le voile
19:14d'être dans une démarche islamiste.
19:16Par contre,
19:17je suis absolument convaincue
19:18que tous ceux
19:18qui sont aujourd'hui
19:19des agents prosélytes
19:21du port du voile
19:22dans le sport,
19:23dans les services publics,
19:25je veux dire,
19:26dans toute la société en général,
19:28sont pour le coup
19:29dans une démarche islamiste
19:30parce qu'eux,
19:31ils sont dans une démarche
19:32d'imposer évidemment
19:33la charia à la société française.
19:35Et donc à ce titre-là,
19:36ils doivent être combattus.
19:36Et donc c'est tout à fait
19:37un autre sujet pour moi
19:38que le fait de pouvoir
19:39être musulman ou juif
19:41ou français en France
19:42sans être persécuté.
19:42Et de vivre évidemment
19:43sa religion comme l'a dit le pape
19:45en toute harmonie.
19:47Et on imagine que,
19:48tout en étant croyante,
19:49vous ne l'avez jamais cachée,
19:50vous appréhendez différemment
19:51certains propos du pape.
19:53Je pense que ce n'est pas un secret
19:55de dire que sur l'école catholique,
19:56vous avez dû être en total accord.
19:58Sur la fin de vie, certainement.
20:01Autre sujet,
20:02et vous revenez de Ceuta,
20:04cette enclave espagnole
20:06située en Afrique du Nord
20:08qui a été rudement éprouvée
20:09par une crise migratoire inédite.
20:11Quand je dis rudement éprouvée,
20:12c'est ce que disent les habitants
20:13de cette ville.
20:14On a vu des manifestations
20:15un peu partout en Espagne
20:16où il y avait des manifestations
20:18de soutien.
20:19Et très souvent,
20:19pour dénoncer également
20:21le gouvernement de M. Sanchez,
20:23on va en parler.
20:24Là encore,
20:24quand le pape se rend
20:25dans un centre de migrants
20:26et qu'il appelle
20:27à cette dignité humaine,
20:30comment la responsable politique
20:32que vous êtes,
20:32la citoyenne que vous êtes,
20:34engagée justement
20:35contre une immigration
20:36que vous qualifiez de massif,
20:38comment vous accueillez
20:39également ces propos
20:39d'appel à la dignité ?
20:40Écoutez, déjà, je vais vous dire,
20:42je remercie le pape
20:43pour une fois
20:43de ne pas être tombée
20:45dans la caricature
20:46ou les raccourcis
20:47sur ces sujets
20:48puisque, en l'occurrence,
20:49le centre Joséphine Bakhita,
20:51vous avez Joséphine Bakhita,
20:52c'est une sainte extraordinaire.
20:53C'est une sainte soudanaise
20:56qui a été mise en esclavage
20:58à sept ans
20:58par, non pas des Européens,
21:00mais des tribus africaines
21:02et qui a été libérée
21:04et émancipée
21:04par la rencontre
21:05d'un Européen,
21:05en l'occurrence,
21:06le consul d'Italie,
21:07qui lui a permis
21:08de se convertir
21:09et donc de devenir
21:10ensuite religieuse
21:10et de devenir une sainte
21:11absolument fabuleuse
21:12au service des plus vulnérables
21:13et des plus pauvres.
21:14Donc déjà,
21:15j'ai envie de dire pour une fois,
21:17merci de mettre un peu de nuance
21:18dans cette histoire
21:18et dans ses souffrances
21:20et parfois dans ses responsabilités
21:21puisque le mal
21:22est malheureusement
21:23le lot de toute forme
21:24d'humanité
21:24et il n'y a pas
21:25dans l'humanité
21:26un groupe,
21:27en l'occurrence nous,
21:28qui serait le mal absolu
21:29et tous les autres
21:30qui ne seraient que des victimes.
21:31Voilà, il y a des histoires
21:32partagées
21:32et à ce titre,
21:34je le remercie
21:35d'avoir fait ce choix-là.
21:36Ensuite,
21:37évidemment,
21:37sur la question de l'immigration,
21:38c'est une histoire humaine
21:39donc c'est une histoire difficile
21:40mais vous voyez,
21:41moi j'ai rencontré
21:42dans le cadre d'une audience
21:43le pape
21:43il y a un peu moins d'un an
21:44avec mon groupe de députés
21:45au Parlement européen.
21:46Il nous a parlé
21:47de la nécessité
21:48de défendre
21:48les racines chrétiennes
21:49de l'Europe
21:49comme vivier
21:50finalement de l'identité européenne
21:52mais au-delà de ça,
21:52il nous a dit
21:52voilà,
21:53en tant que responsable politique,
21:54vous êtes tenu
21:55de défendre le bien commun
21:56et le bien commun
21:57c'est
21:59la possibilité
22:00de laisser
22:00à nos concitoyens
22:03les conditions
22:03pour pouvoir vivre
22:04en s'émancipant
22:06parfaitement.
22:06C'est un ténomique
22:07selon vous
22:08de l'accueil des migrants ?
22:09Eh bien,
22:09ce dont je suis absolument convaincue
22:11c'est que si
22:12vous accueillez
22:13de manière
22:13totalement déraisonnable,
22:15incontrôlée
22:16une immigration
22:17dont la provenance
22:18parfois
22:20entraîne
22:21des difficultés
22:21d'intégration spécifiques
22:23et que cela
22:24a pour conséquence
22:25une augmentation
22:26d'insécurité,
22:26une augmentation
22:27du chômage,
22:28un coût économique
22:29pour la société
22:30extrêmement lourd,
22:31un coût même culturel
22:32qui fait qu'il n'y a plus
22:33de concorde
22:33mais que nous tombons
22:34dans une société
22:35de défiance,
22:36une société de conflit,
22:38une société même
22:38d'opposition ethno-religieux,
22:41excusez-moi,
22:41vous ne défendez pas
22:42le bien commun.
22:43Vous ne faites que des malhéros.
22:44Vous avez dit tout cela
22:44au pape,
22:45ce sera intéressant
22:45parce que moi je me souviens
22:46que lorsqu'il s'agissait
22:48du pape François,
22:49vous avez dit au sujet
22:50des migrants
22:51qu'il faisait trop de politique
22:53quand il avait parlé
22:54des migrants.
22:55Je ne sais pas
22:55si vous considérez
22:56que c'est la même chose
22:57pour le pape.
22:57Je n'ai pas besoin
22:58de le dire au pape
22:58puisque je pense
22:59qu'il connaît bien mieux
23:00que moi
23:00le catéchisme
23:02de l'Église catholique.
23:03Le catéchisme
23:03de l'Église catholique
23:04ne parle à aucun moment,
23:05bien au contraire,
23:06d'un accueil inconditionnel
23:07des migrants
23:07et parmi ces conditions
23:08qui doivent être posées,
23:09il dit que le migrant
23:10doit non seulement
23:11respecter les lois
23:12du pays d'accueil
23:13mais même l'identité
23:15et les valeurs
23:15de ce pays d'accueil
23:16pour être digne
23:17de son hospitalité.
23:18Donc la société chrétienne
23:19peut se décliner
23:20avec un accueil maîtrisé
23:21et choisi ?
23:23Ça me paraît
23:23tout à fait évident
23:25mais la réalité aujourd'hui
23:26de la France
23:26c'est que nous avons dépassé
23:27le seuil
23:28depuis bien longtemps
23:30et que les conséquences
23:31elles sont mesurables
23:32chaque jour.
23:32Vous voyez j'étais à Ceuta
23:33vous en avez parlé
23:33j'ai pu échanger
23:34avec des habitants
23:35on parle de quasiment
23:36une agression sexuelle
23:37par jour
23:37il y a eu un viol
23:38il y a 48 heures
23:38et vous voyez on en...
23:40Une agression sexuelle
23:41par jour
23:41mais de la part de qui ?
23:43Une agression sexuelle
23:44par jour ainsi
23:45c'est-à-dire de la part
23:46venant des migrants
23:47des clandestins
23:48qui sont sur place.
23:48Ça c'est une information
23:49de la police
23:50qui a été révélée
23:53par la procureure
23:54en l'occurrence
23:56espagnole sur place
23:57donc c'est une information officielle
23:58il y a eu encore d'ailleurs
23:59un viol il y a 48 heures
24:01y compris sur des mineurs
24:01je ne vous parle même pas
24:02du risque djihadiste
24:03vous voyez mais je parle
24:04de la hiérarchie de l'information
24:05parce qu'on a parlé
24:06de beaucoup de choses ce soir
24:06mais même en France
24:07Donc la procureure
24:08pardonnez-moi à Ceuta
24:09a parlé d'une agression sexuelle
24:12commise par des migrants
24:13par jour tout à fait
24:14depuis en effet
24:15ce drame il y a un peu
24:17plus d'un mois
24:17mais vous savez
24:18ce n'est pas que Ceuta
24:18puisque là
24:19personne n'en a parlé
24:20tout le monde s'en fiche
24:21mais il y a une vieille dame
24:22de 93 ans
24:23qui a été tuée
24:26par un migrant clandestin
24:28en France
24:28hier ou avant-hier
24:30et ce migrant clandestin
24:31a été retrouvé nu
24:32au moment de son interpellation
24:33voilà
24:34donc je ne voudrais
24:35je n'ai même pas envie
24:36de savoir ce qu'on va découvrir
24:37par la suite
24:38on peut dire que
24:38tous les migrants
24:39ne sont pas évidemment
24:40essentialisés
24:41comme des agresseurs sexuels
24:42mais vous avez souligné
24:43une situation particulière
24:45à Ceuta
24:45dont vous dites
24:46que c'est la procureure
24:47qui en a parlé
24:48donc ça c'est une
24:49information
24:50c'est par ailleurs
24:51public
24:51et comme le risque djihadiste
24:53d'ailleurs
24:53vous avez dit
24:54vous avez attribué
24:55cette situation
24:55alors au gouvernement espagnol
24:57de Pedro Sanchez
24:57mais aussi à Emmanuel Macron
24:59en quoi la France
25:00serait responsable
25:01de la situation particulière
25:02de Ceuta
25:02c'est très simple
25:03parce que Pedro Sanchez
25:04en effet chef du gouvernement
25:06espagnol
25:06qui est socialiste
25:07a créé un appel d'air massif
25:09puisqu'il a mis en place
25:10des centaines de milliers
25:11de régularisations
25:12de clandestins
25:13donc évidemment
25:13ce message a été entendu
25:15jusqu'en Afrique
25:16et beaucoup du coup
25:17tentent cette traversée
25:18clandestinement
25:19en se disant
25:19qu'ils auront la perspective
25:20d'être régularisés
25:21et ensuite de pouvoir circuler
25:22dans l'espace Schengen librement
25:23parce que je rappelle
25:24qu'on est essentiellement
25:25face à des personnes marocaines
25:26donc francophones
25:27donc vous imaginez bien
25:28que la destination finale
25:30pourrait être bien sûr
25:31la France
25:31et qu'aujourd'hui
25:32les derniers alliés
25:33de Pedro Sanchez
25:34en Europe
25:34ce sont les macronistes
25:36voilà
25:36c'est Gabriel Attal
25:37qui en tant que Premier ministre
25:38s'est affiché à ses côtés
25:39il y a quelques mois
25:40pour marquer sa volonté
25:41de travailler avec lui
25:42vous allez me dire
25:42c'est Édouard Philippe
25:43qui prône la fermeté migratoire
25:45et un vrai changement
25:46de paradigme
25:47sur cette question
25:48c'est Emmanuel Macron
25:50qui a été le chef
25:50d'Édouard Philippe
25:51et qui lui-même a refusé
25:52de s'associer
25:52à toutes les initiatives
25:54depuis quelques années
25:55pour aller dans le sens
25:56d'une fermeté migratoire
25:57et une fois de plus
25:58moi c'est toujours pareil
25:59je suis très contente
26:00de voir ces gens
26:01découvrir la fermeté
26:03lorsqu'ils sont dans l'opposition
26:04et en campagne
26:05je regrette une fois de plus
26:06que le résultat concret
26:08du bilan de ces gens
26:09ce soit un record d'immigration
26:10à la fois légal et illégal
26:12comme la France
26:12n'en a jamais connu
26:13parce que le bilan macroniste
26:14c'est celui-ci
26:15Marion Maréchal
26:16à ceux qui disent
26:16que c'est Jordan Bardella
26:18qui a découvert
26:19alors c'est vrai
26:20que c'est un protocole symbolique
26:21mais qui a découvert
26:23ce qui était écrit
26:23dans le protocole
26:24entre lui
26:24et le brexiteur
26:25Nigel Farage
26:26quand il a signé
26:27quand il a mis la signature
26:29quand même
26:30probablement
26:30si le RN
26:31arrive au pouvoir
26:32d'un futur premier ministre
26:33et que c'est la France
26:34qui accueillerait
26:35les migrants
26:36récupérés en eau britannique
26:37je dis que cette accusation
26:38est absolument ridicule
26:41puisque qui peut soupçonner
26:42aujourd'hui Jordan Bardella
26:43pardon
26:43en lisant le protocole
26:45la situation migratoire
26:46en France
26:46nous avons là
26:47deux personnalités politiques
26:49qui font valoir
26:50leur volonté
26:51de travailler ensemble
26:52en cas de victoire
26:53précisément
26:54pour faire en sorte
26:54que la situation
26:55à Calais se termine
26:56parce que je vous signale
26:56qu'aujourd'hui
26:57le chaos migratoire
26:58à Calais
26:58il existe
26:58il est en place
26:59il est là
27:00et que nous sommes débordés
27:02par cette situation
27:02et que la logique
27:04était de créer
27:04justement un signal
27:05parfaitement cohérent
27:06qui coordonne la France
27:08et l'Angleterre
27:09pour s'assurer
27:09de mieux identifier
27:11intercepter ces personnes
27:12et les renvoyer
27:13systématiquement
27:14quel signal est envoyé
27:15quand on dit que
27:15dès que vous êtes pris
27:16dans les eaux britanniques
27:17vous êtes renvoyé en France
27:18mais pour pouvoir être
27:19renvoyé immédiatement
27:20madame
27:20mais madame
27:21parce que si vous savez
27:21que si vous
27:22c'est évident
27:23si vous savez
27:23que vous tentez la traversée
27:24il y a même une contradiction
27:25dans votre phrase
27:26mais ce n'est absolument
27:27pas contradictoire
27:28si vous savez
27:28si vous êtes une personne
27:29qui veut tenter cette traversée
27:30au péril de sa vie
27:31parce qu'en plus
27:32à chaque fois
27:32il faut toujours le rappeler
27:33évidemment il faut le rappeler
27:34que ce sont des drames humains
27:35potentiels derrière
27:36mais que vous savez
27:37que vous n'avez aucune chance
27:39d'arriver sur votre destination finale
27:41qu'est l'Angleterre
27:42et que non content
27:43de ne pas pouvoir traverser
27:44vous serez intercepté
27:45ramené sur les côtes
27:46et renvoyé immédiatement
27:47vous vous doutez bien
27:48que vous découragez
27:49évidemment
27:50tous ceux qui pourraient
27:51tenter cette traversée
27:52enfin je veux dire
27:52ça paraît absolument cohérent
27:53ramener d'abord
27:54par là
27:54en France
27:55pour
27:56on devient en fait
27:58les gardes
27:59les gardes côtes
28:00de surcroît
28:01excusez-moi
28:01mais de fait
28:02aujourd'hui
28:02nous avons la double peine
28:03parce que non seulement
28:04c'est nous qui récompagnerons
28:05en plus
28:06l'essentiel de ces migrants
28:07qui traversent la Manche
28:08mais de surcroît
28:09nous les maintenons en France
28:11pour ne pas finir
28:12in fine
28:12la plupart du temps
28:13par les régulariser
28:14de toute façon
28:14ou les laisser dans la nature
28:16sans aucun suivi
28:16mais si on vous comprend bien
28:17le problème
28:18c'est l'Europe
28:19de monsieur Sanchez
28:20c'est l'Europe de monsieur Macron
28:21en fait c'est l'Union Européenne de Cour
28:23pourquoi alors ne pas assumer
28:24un Frexit
28:25parce que nous sommes en train
28:26de changer justement
28:27les choses dans l'intérieur
28:27parce que autant les élus
28:28quand on voit ça
28:29on ne voit pas comment
28:30excusez-moi
28:30mais là parce que moi
28:31je pense que l'un des derniers
28:32verrous qui existe
28:32c'est aussi justement
28:33le verrou élyséen
28:34parce que tant que nous avons
28:35en France des appels d'air
28:37notamment sur le plan
28:37des aides sociales
28:38du logement social
28:39qui contribuent à inciter
28:40évidemment les personnes
28:41à venir chez nous
28:43on ne peut pas avoir
28:44une réponse
28:45qui soit efficace
28:45au niveau européen
28:46tout ça est complémentaire
28:47si vous voulez
28:48reconnaissez que c'est assez déroutant
28:49d'être aussi critique
28:50de l'Union Européenne
28:51et de croire que vous allez
28:52tout changer
28:53d'un coup de bâti
28:53de l'intérieur
28:54c'est-à-dire sur la politique énergétique
28:56sur la politique migratoire
28:57nous avons déjà commencé madame
28:59nous avons fait voter
29:00vous trouvez que les résultats sont là
29:01nous avons fait voter
29:02il y a quelques semaines de cela
29:03le règlement retour
29:04qui est un tournant historique
29:05de la politique migratoire européenne
29:07qui va permettre
29:07d'expulser beaucoup plus efficacement
29:10les clandestins
29:11interceptés sur le sol européen
29:12et ça c'est nous
29:14la coalition des droites
29:15qui l'avons fait voter
29:15contre le vote
29:17des élus Renaissance
29:18et Macroniste
29:19qui n'ont pas voulu
29:20évidemment accompagner ce texte
29:21encore moins la gauche
29:22et l'extrême gauche
29:22je ne vous en parle même pas
29:24donc nous avons déjà commencé
29:25maintenant là où vous avez raison madame
29:26c'est qu'il faut aller encore plus loin
29:28c'est une question que je pose
29:29il faut bien sûr
29:30il faut réformer le droit d'asile
29:31il faut réformer l'espace chénien
29:32tout en restant à l'intérieur
29:33de l'Union Européenne
29:34mais je vais vous dire
29:35pourquoi
29:35sachant que pour changer un traité
29:36il faut être à 27
29:37pourquoi
29:37mais en l'occurrence
29:38en l'espèce
29:39il n'y a pas besoin de changer
29:40les traités
29:40pour pouvoir amender les choses
29:41le règlement retour
29:42il n'y a pas besoin de changer les traités
29:43sur le règlement retour oui
29:44sur tout le paradigme
29:45de la politique migratoire
29:47et autres
29:48c'est autre chose
29:48sur le regroupement familial
29:49et sur le droit d'asile
29:49il n'y a pas besoin de changer
29:50les traités non plus
29:50maintenant ce dont nous avons besoin
29:52c'est un moteur européen
29:53et ce moteur européen
29:54nous avons une fenêtre historique
29:56pour l'obtenir
29:56c'est lequel
29:57c'est potentiellement demain
29:58au Conseil Européen
29:59la France dirigée par Marine Le Pen
30:01aux côtés de l'Italie
30:02de Giorgia Meloni
30:03et pour la première fois
30:04nous pourrions avoir
30:05deux pays fondateurs
30:07incontournables
30:08dans le jeu européen
30:09qui alliés ensemble
30:10sur ces questions
30:11pourraient réorienter
30:12l'Union Européenne
30:12dans le bon sens
30:13nous avons souffert
30:14et pâti depuis des années
30:16d'un couple franco-allemand
30:17totalement mensonger
30:18en fait
30:19et à notre détriment
30:20nous pourrions avoir
30:20dorénavant un couple franco-italien
30:22et évidemment
30:23ça nous permettrait
30:24de réorienter l'Europe
30:25dans le sens que nous souhaiterions
30:26évidemment au service
30:27des concitoyens européens
30:28En attendant
30:29la campagne présidentielle
30:30se poursuit en France
30:31avec des sondages
30:32qui se succèdent
30:33et il faut le reconnaître
30:34qui se ressemblent
30:35et également pour Marine Le Pen
30:37en tous les cas
30:38voilà pour le premier tour
30:40c'est le sondage
30:41Harris Interactive
30:42avec un score consolidé
30:43très haut
30:44également pour Jean-Luc Mélenchon
30:46je rappelle aussi
30:48qu'il y a une forme
30:49d'effacement
30:49du bloc central
30:50et quels que soient
30:51les scénarios
30:51qui ont été testés
30:52par ce sondage
30:53il y aurait
30:54ce que certains appellent
30:55cette tenaille
30:56entre Jean-Luc Mélenchon
30:57et Marine Le Pen
30:58dont on rappelle
30:58que hier
30:59eh bien
31:01au Sénat
31:02c'est quasiment
31:03une entrée historique
31:04en tous les cas inédite
31:05avec la constitution
31:06c'est la première fois
31:06que le RN a un groupe
31:07à la chambre haute
31:08au Sénat
31:09vous y voyez là
31:10un signe de
31:11peut-être aussi
31:12dans la chambre haute
31:13d'influence politique
31:14mais aussi de respectabilité
31:15dans cette assemblée là
31:17j'y vois évidemment
31:18une étape supplémentaire
31:19sur la victoire possible
31:20voilà maintenant
31:20il ne faut pas nous reposer
31:22sur nos lauriers
31:23puisqu'il y a des scores
31:24absolument époustouflants
31:26à 36
31:27à 37
31:27mais notre objectif
31:28c'est de faire 50 plus 1
31:29et moi le message
31:30que j'essaye de porter
31:31en tant qu'allier du RN
31:33au côté également
31:34d'Éric Ciotti
31:35c'est d'aller convaincre
31:36les électeurs
31:37d'Éric Zemmour
31:38les électeurs
31:39de Bruno Retailleau
31:40et d'autres
31:40de dire
31:41ne vous dispersez pas
31:42la menace de Jean-Luc Mélenchon
31:44au second tour
31:44c'est une menace réelle
31:45nous devons arriver au second tour
31:46avec la dynamique
31:47la plus importante possible
31:48et pour cela
31:49venez enrichir notre condition
31:51et vous continuez à parler
31:51aux électeurs
31:52sans parler à leurs leaders
31:53c'est-à-dire
31:54vous ne croyez plus
31:54à ce que vous disiez
31:55il y a quelque temps
31:56vous avez théorisé aussi
31:57la main tendue à la droite
31:59je veux dire
31:59on ne peut pas faire plus
32:00que ce qui a été fait jusqu'ici
32:02il me semble-t-il
32:02puisqu'en l'occurrence
32:04Bruno Retailleau
32:05de nombreuses reprises
32:06il lui a été proposé
32:07de nous rejoindre
32:07et je suis convaincu
32:08que si demain
32:09il remettait en cause
32:10ses alliances traditionnelles
32:11et décidait de se joindre
32:12au camp national
32:13il serait le bienvenu
32:14donc vous imaginez
32:15une alliance
32:15que derrière Marine Le Pen
32:17excusez-moi
32:18Marine Le Pen est à 36%
32:19il est à 8%
32:20donc à un moment donné
32:20oui mais vous avez dit
32:21tout à l'heure
32:22qu'il fallait 50 plus 1
32:23c'est le rapport
32:23bien sûr
32:24mais je veux dire
32:24c'est le rapport de force
32:25vous ne pouvez pas demander
32:25à la candidate
32:26qui est à 36%
32:27de se démettre
32:28pour celui qui est à 8%
32:29ça paraît dans l'ordre
32:29non mais ça veut dire
32:30qu'il faut adouber
32:31tout ce qui est dans le parti
32:32vous-même
32:33vous avez des différences notables
32:34tout comme Éric Ciotti
32:35dont vous avez rappelé
32:36le partenariat
32:37sur la réforme des retraites
32:39sur votre côté
32:39et votre saut libéral
32:41mais c'est le principe
32:42d'une coalition
32:43c'est qu'on associe
32:43des gens
32:44qui ont des sensibilités
32:45différentes
32:45sans jamais évidemment
32:47le but n'est pas
32:47de se diluer
32:48et donc de trahir
32:49ce pour quoi on s'est rassemblé
32:50il faut bien sûr
32:51être d'accord sur l'essentiel
32:52porter une vision commune
32:53mais on peut le faire
32:54de manière complémentaire
32:55chacun avec sa sensibilité
32:56et moi je suis convaincue
32:57que cette coalition
32:58nous pouvons encore l'enrichir
32:59avec quelle personnalité ?
33:01justement précisément
33:02moi je pense qu'aujourd'hui
33:03il y a encore des gens
33:03notamment chez les républicains
33:05qui doivent pouvoir
33:06me semble-t-il
33:07ça c'est du débauchage
33:09vous me dites avec qui ?
33:10donnez-moi des personnalités
33:11là si vous allez
33:12au premier chef
33:13vous pensez à des chefs
33:14ou à des députés
33:16qui pourraient vous rejoindre
33:17parce qu'ils sentent
33:17que l'odeur du pouvoir
33:18est d'un côté plutôt que d'un autre
33:20là vous avez raison
33:20c'est qu'il faudra arbitrer
33:21entre évidemment
33:22ceux qui sont sincères
33:24et sont cohérents
33:24dans leurs idées depuis toujours
33:25et ceux qui passent
33:26du tout au tout
33:27idéologiquement
33:27certains cyniques
33:28pourraient vous dire
33:28vous savez de quoi vous parlez
33:30oh non je crois pas
33:31parce que pour le coup
33:31personne ne pourra me reprocher
33:33d'avoir changé de ligne politique
33:34c'est digéré aujourd'hui
33:34non non je parlais évidemment
33:36depuis 15 ans
33:36je parlais des allers-retours idéologiques
33:38vous savez de ceux
33:39qui demandaient des choses
33:40totalement différentes
33:40pour Marine Le Pen
33:41ce passage à Éric Zemmour
33:44démonstration me semble-t-il
33:45en effet
33:45vous savez Éric Ciotti
33:46Éric Ciotti défendait
33:48Valérie Pécresse
33:48à la dernière présidentielle
33:49bon voilà
33:50ça me semble encore plus éloigné
33:51qu'Éric Zemmour
33:52avec le Rassemblement national
33:53donc elle vous fait
33:54entièrement confiance
33:55pour une mission
33:55et un rôle dans cette campagne
33:57au-delà de moi
33:58Marine Le Pen
33:59ce qu'elle veut aujourd'hui
34:00c'est rassembler
34:00c'est rassembler
34:02oui mais parce que
34:02c'est pas moi le sujet
34:03j'ai envie de dire
34:04au-delà moi mon but
34:05c'est de défendre une ligne
34:06à laquelle je crois
34:06et de la faire vivre aussi
34:07dans cette coalition
34:08mais au-delà de moi
34:09le sujet surtout
34:10c'est que je vois une Marine Le Pen
34:11qui se prépare à être chef d'État
34:12qui veut rassembler
34:13qui du coup laisse en effet
34:14de la place
34:15et donne sa confiance
34:16à toutes les bonnes volontés
34:17sincères et cohérentes
34:18qui veulent se rassembler
34:20autour d'elle
34:20et c'est pourquoi je vous dis
34:21cette main tendue
34:22elle ne l'a jamais enlevée
34:24même aux élections municipales
34:26souvenez-vous
34:27les candidats RN
34:28ont tendu la main
34:28aux candidats LR
34:30systématiquement
34:31main tendue refusée
34:32ayant par mois d'ailleurs
34:34de la gauche communiste
34:35en l'occurrence par exemple
34:36à Nîmes
34:36mais le but si vous voulez
34:38c'est d'être à la hauteur
34:39des événements
34:39mais vous dites
34:40à tous ceux qui seraient tentés
34:41aujourd'hui
34:41qui voient les sondages
34:43se suivre
34:44et se ressembler
34:45comme vous leur dites
34:47non
34:47ça sera derrière Marine Le Pen
34:48c'est-à-dire des personnalités
34:49comme Sarah Knafo
34:50ou autres
34:51vous dites
34:51ce n'est possible
34:52je peux aussi
34:53mais qu'est-ce que vous
34:54que proposez-vous
34:55que Marine Le Pen
34:56se démède pour Sarah Knafo
34:57je ne comprends pas
34:58je vois votre sourire
34:59non mais vous voyez
34:59non mais je
35:00non mais voilà
35:01pour vous rejoindre
35:03il faut
35:04partager 80-90%
35:06du projet
35:07c'était ma question
35:08il faut soutenir
35:09une candidate
35:09avec qui on partage
35:10l'essentiel
35:11à l'élection présidentielle
35:12se donner les moyens
35:13de sa victoire
35:14et puis ensuite
35:15faire en sorte
35:15d'avoir une majorité
35:16à l'Assemblée Nationale
35:17voilà maintenant
35:17en ce qui concerne
35:18Sarah Knafo
35:18pour l'instant
35:19elle fait une stratégie
35:20politique différente
35:21je veux dire
35:21elle avait annoncé
35:22qu'elle retirait
35:23la candidature de Reconquête
35:24si Edouard Philippe
35:25gagnait la primaire
35:26elle s'est retirée
35:27sans contrepartie
35:28pour la ministre macroniste
35:29à Paris
35:29Rachida Dati
35:30donc clairement
35:31elle est sur un objectif
35:33différent du nôtre
35:34et en l'occurrence
35:35du mien
35:36puisque moi
35:36je ne veux pas
35:36de dispersion
35:37je ne veux pas
35:38de candidature
35:38de témoignage
35:39à 4-5%
35:40je le respecte
35:41mais je pense
35:41qu'on n'en est plus là
35:42et vous ne voulez pas
35:43d'ancien partenaire
35:44qui pourrait la rejoindre
35:45sur des faux semblants
35:46et pas sur l'entièretien du projet
35:47quand j'ai posé l'action
35:48de Sarah Knafo
35:48j'ai vu à votre sourire
35:50que la question
35:50n'était même pas pertinente
35:52mais là c'est pas ça
35:52c'est que ça va au-delà de ça
35:53vous savez moi
35:53je ne veux pas revenir
35:54sur le passif
35:55j'avais un désaccord
35:56avec Reconquête
35:57on ne va pas y revenir
35:58parce que justement
35:59je considérais
35:59qu'il ne fallait pas faire
36:00du RN l'ennemi public
36:01numéro 1
36:02je regrette que ce soit
36:03encore le cas
36:03aujourd'hui chez Reconquête
36:04l'essentiel des coups
36:05est contre le Rassemblement
36:05national
36:06on peut d'ailleurs
36:06parfois être en désaccord
36:08ou dans une critique constructive
36:09ça a été mon cas
36:10c'est parfois d'ailleurs
36:11encore mon cas
36:11mais pour autant
36:13enfin je veux dire
36:14bon je ne sais pas
36:15peut-être que je m'illusionne
36:17ou que je fais preuve
36:18de naïveté
36:18mais je me dis
36:20qu'on n'a pas 25 ans devant nous
36:21voilà
36:21on n'a pas de 25 ans devant nous
36:23quand on voit chaque marche
36:23aujourd'hui descendue
36:24à tous les niveaux
36:25par notre pays
36:25et donc cette élection présidentielle
36:27elle est précieuse
36:28elle est vitale
36:29et donc moi
36:30je ne veux pas rater le coche
36:30et je ne veux pas de dispersion
36:31tout ça se fait aussi
36:33dans un contexte social
36:35inflammable
36:35nous avons vu aujourd'hui
36:36ce qui s'est passé
36:37autour de différents lycées
36:38que ce soit en Seine-Saint-Denis
36:39mais également à Lille
36:41et puis ailleurs en France
36:42on sait vraiment
36:43que le mouvement des lycéens
36:44de manière générale
36:45dans notre histoire politique
36:46c'est la grande crainte
36:48des gouvernements
36:48le ministre de l'Intérieur
36:50Laurent Nunes
36:50a parlé de violences urbaines
36:52vous avez cité tout à l'heure
36:53le rôle du maire
36:54Bali Bagayoko
36:55mais qui lui a dit
36:57moi je suis allé
36:57pour porter les revendications
36:59légitimes
37:00de ces lycéens
37:01sur le manque de moyens
37:03etc.
37:03Pourquoi ?
37:03Non mais déjà
37:04il n'y a jamais
37:04excusez-moi
37:05il n'y a jamais de légitimité
37:06à la violence
37:07à la casse
37:08au feu de poubelle
37:10à la chianlille
37:11au blocage
37:11Vous pensez que le maire
37:12de Saint-Denis
37:13a participé à ce climat-là ?
37:14Je le pense
37:15j'ai vu les images
37:16voilà je le vois
37:17faire la fête
37:18sauter à pieds joints
37:20avec les étudiants
37:21se faire porter au nu
37:22à côté des poubelles
37:23qui brûlent
37:24c'est indigne
37:24voilà c'est indigne
37:25C'est pas nouveau
37:26que des élus
37:26notamment
37:27que les filles
37:28se retrouvent aux côtés
37:29de mouvements lycéens
37:30se tiennent lamentablement
37:31oui c'est pas tout à fait nouveau
37:32mais une fois de plus
37:33ça dit quelque chose
37:33de leur conception même
37:34à la fois
37:36du statut d'élu
37:37de l'exemplarité
37:38qu'ils sont censés porter
37:40ou même de l'idée même
37:41et bien
37:41de la République
37:43et du régime
37:44que nous devrions défendre
37:45qui est d'abord
37:46disons-le
37:47basé sur le respect
37:48de la loi
37:48et en l'occurrence
37:49excusez-moi
37:50moi je veux bien
37:50faire semblant
37:51de dire que c'est lycéen
37:52moi j'ai l'impression
37:53d'avoir un lycéen
37:53qui s'amuse
37:54et étonnamment
37:55parce que croyez-moi
37:56il ne peut pas y avoir
37:56très honnêtement
37:58au-delà
37:58évidemment il faut condamner
37:59les violents etc
38:00il ne peut pas y avoir
38:01une revendication légitime
38:02de moyens
38:02et des différences
38:03sur notre territoire
38:04vous savez pour bien connaître
38:05le sujet
38:05je peux vous affirmer
38:06que des problématiques
38:07d'absentéisme
38:08ou de manque de professeurs
38:10ne frappent pas
38:10me semble-t-il
38:11que la Seine-Saint-Denis
38:12ou le Val-de-Marne
38:13à Créteil
38:13mais par contre
38:14étonnamment
38:15c'est toujours dans ces coins
38:16qu'on retrouve
38:17les blocages
38:19la casse
38:20et voilà
38:20donc non
38:21je suis désolée
38:22je ne peux pas
38:23valider ce genre de méthode
38:25ça ne veut pas dire
38:26qu'il ne faut pas apporter
38:26une réponse
38:27quand il y a ce genre
38:27de problématiques
38:28mais j'ai quand même
38:28tendance à penser
38:29que beaucoup de ces jeunes
38:30prennent prétexte
38:31finalement
38:31de ce genre de choses
38:33pour mettre le bazar
38:34et casser
38:36et surtout
38:37ne pas aller en cours
38:37donc moi
38:38pour le coup
38:39je ne suis absolument pas heurtée
38:40par le fait que le ministre
38:42parle de violences urbaines
38:43vous le rejoignez
38:44et fasse intervenir
38:45à chaque fois
38:45et bien sûr
38:46et fasse intervenir
38:47les forces de l'ordre
38:48ne serait-ce aussi
38:49que pour permettre
38:49aux lycéens
38:50qui veulent se rendre en cours
38:52de pouvoir le faire
38:52parce que ce sont des lycéens
38:53qui aujourd'hui
38:53sont intimidés par ces groupes
38:55bien on va conclure
38:56on a passé en revue
38:56différents sujets
38:58je reviens
38:58d'un mot sur
39:00la polémique
39:01en tout cas
39:01les révélations
39:02de Mediapart
39:03en précisant que
39:04Jordan Bardella
39:04a décidé de
39:05porter plainte
39:06je voudrais vous faire
39:06écouter une réaction
39:08ce sont celles
39:09des responsables
39:10du CRIF
39:10en la personne
39:11de Johan Arfi
39:13je suis stupéfait
39:14par la virulence
39:15des propos antisémites
39:16attribués à Jordan Bardella
39:18il témoigne je crois
39:19d'un démenti cinglant
39:21à ce qu'est la stratégie
39:22de dédiabolisation
39:23du Rassemblement National
39:24il y a une interrogation
39:26comment quelqu'un
39:27qui a tenu
39:27de tels propos antisémites
39:29a-t-il pu ensuite
39:30avoir un itinéraire
39:31aussi prodigieux
39:32au sein d'un parti
39:33qui prétend avoir changé
39:34qui prétend lutter
39:35contre l'antisémitisme
39:36et puis je suis aussi
39:39interpellé par une chose
39:40ces propos ont été visiblement
39:41tenus sur des groupes
39:42donc des espaces collectifs
39:43pourquoi n'ont-ils pas
39:44suscité de réaction
39:45pourquoi n'y a-t-il pas
39:46eu de sanctions
39:47ou de gens qui se soient
39:48levés contre de tels
39:49propos antisémites
39:50Vous avez redit ce soir
39:51votre confiance à Jordan Bardella
39:53vous avez estimé
39:54que c'était une attaque
39:54de la part de vos adversaires
39:56et parmi ces adversaires
39:57vous classez également
39:58Mediapart
39:59mais que répondez-vous
40:00à Johan Arfi
40:01et plus largement
40:02j'allais dire à ces français
40:03quelle que soit leur culture
40:04et leur religion
40:04mais en particulier
40:05à ces français juifs
40:06et que je trouve
40:08cette réaction scandaleuse
40:10voilà
40:10je veux dire
40:11on a Jordan Bardella
40:12qui conteste ses propos
40:13que ce monsieur
40:14est au moins à la décence
40:15d'attendre les conclusions judiciaires
40:17avant de salir l'honneur
40:18d'un homme
40:19qui conteste formellement
40:20les accusations
40:20qui les ont faites
40:22excusez-moi oui
40:22je crois que pour le coup
40:23il prend aucune espèce
40:24de précaution
40:24bon voilà
40:25par ailleurs
40:27c'est quand même
40:27de notoriété relativement publique
40:29que en l'occurrence
40:31cette personne
40:32est plutôt proche
40:32de la gauche
40:33au pouvoir
40:34donc je pense que
40:35vous voyez des adversaires
40:35politique
40:36pour le coup
40:36je veux dire
40:37c'est ça
40:38je veux bien polémiquer
40:39là-dessus aussi
40:40mais il me semble
40:40que c'est plutôt avéré
40:42et plutôt assumé par eux
40:43donc je sais
40:44que tout le monde
40:45se jettera
40:45évidemment sur ce sujet
40:47pour essayer de tirer
40:48son épingle du jeu
40:49mais il y a beaucoup en jeu
40:51et j'aimerais
40:52qu'on ne se perde pas
40:53trop longtemps
40:54dans ce genre de polémiques
40:55pour ne plus avoir à parler
40:56des sujets essentiels
40:57qui comptent quand même
40:57aujourd'hui pour les français
40:58à la fois le sujet
40:59de l'immigration
40:59le sujet du pouvoir d'achat
41:00de la détresse sociale
41:02qui est en train de frapper
41:02nos compatriotes
41:03avec une journée de contestation
41:04demain
41:05et parce que vous voyez
41:06je pense que c'est surtout ça
41:07qui concerne les français
41:08plutôt que les polémiques de plateau
41:10en tous les cas
41:10vous avez répondu
41:11à toutes les questions
41:11et je vous en remercie
41:12Marion Maréchal
41:13merci d'avoir été
41:14notre invitée
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