00:00Carburant, pouvoir d'achat, mais aussi vos référendums sur différents sujets d'importance.
00:04Place à nos éditorialistes et évidemment, vous le voyez, les prochains invités,
00:08candidats à la primaire socialiste Olivier Faure, Mardi et puis d'autres avec nous dans ce même format.
00:14Merci à vous, M. Bardella.
00:16Tandis que prennent place nos éditorialistes, Rocaïa Diallo, nous sommes avec Victor Hérault.
00:21Arthur Berda qui a réalisé, en tous les cas, qui est à l'initiative de l'entretien ce soir,
00:26qui fait réagir, beaucoup réagir avec le Premier ministre.
00:29Bruno Jeudy, Edwige Chevrillon, bonsoir à vous, merci d'être là.
00:33Beaucoup de sujets ont été évoqués, évidemment l'un des premiers sujets,
00:37et c'est ce qui fait l'actualité ce soir, c'est les premières pistes qui sont dévoilées par le
00:42Premier ministre.
00:43Arthur Berda, vous les avez détaillées pour nous.
00:46Pour certains, c'est un budget de la rigueur, pour d'autres, c'est un budget au contraire, du sérieux
00:51et pas d'austérité.
00:52Les premières réactions, on les a détaillées.
00:54La CGT qui appelle à une journée noire, ce sera en septembre.
00:57Les oppositions, chacune, qui s'en prennent à une certaine mesure.
01:02Jordan Bardella qui, lui, dit « j'attends pour voir », Arthur Berda, « j'attends pour voir ».
01:08Un budget imparfait passerait.
01:11Bon, on voit bien qu'il ne s'agit pas seulement de sauver le soldat, le cornu, mais qu'il
01:15pense beaucoup à l'après, évidemment.
01:17Vous avez raison, le Rassemblement National se projette demain au pouvoir et donc ne veut pas jouer la politique du
01:22pire,
01:22parce que la politique du pire, ça veut dire une loi spéciale, une loi spéciale qui est d'abord très
01:26coûteuse
01:27et qu'ensuite, il est quasi impossible de changer une fois au pouvoir.
01:29Donc le RN veut plutôt jouer les constructifs.
01:33Louis Alliot, hier, sur ce plateau encore, nous disait que si Marine Le Pen recevait cette fameuse, ou Jordan Bardella,
01:37cette fameuse invitation à Matignon, il devrait s'y rendre, qu'il devrait discuter avec le chef du gouvernement,
01:42Sébastien Lecornu, qui lui répond dans le Figaro qu'il est un opposant au Rassemblement National,
01:47qu'il ne négocie pas avec ce parti politique, mais qu'il est prêt à échanger avec les 577 députés
01:53qui constituent l'Assemblée Nationale, qui ont été choisis par les Français.
01:56Dans les 577, sur le fond, il ferme plutôt la porte à la gauche, donc il lui reste sa droite.
02:01Sa droite, c'est les Républicains, ils sont déjà dans son gouvernement, donc ça, c'est fait.
02:04Et puis à la droite des Républicains, il reste le Rassemblement National.
02:07Donc oui, c'est entre ces deux forces politiques-là que la discussion va se jouer.
02:10Alors il ne s'agira pas de voter pour le budget, il y a assez peu de chances que le
02:13RN vote pour le budget,
02:15mais en tout cas, d'échapper à la censure venue du Rassemblement National,
02:19ça c'est l'objectif de Sébastien Lecornu.
02:21Mais est-ce que c'est logique, quand on entend depuis tout à l'heure Jordan Bardella,
02:27je voudrais avoir votre avis, le président du RN a listé tout ce qui ne va pas,
02:31et la liste était longue, vous l'avez entendu, ce qui ne va pas dans le budget à venir,
02:35d'ailleurs il va y avoir un contre-budget, et en même temps, Bruno Jeudy,
02:39ce n'est pas qu'il faut laisser sa chance au budget, c'est qu'ils attendent de voir.
02:42On voit bien quelles sont les orientations.
02:45Est-ce qu'on peut comprendre ce pas de deux, cette valse du RN ?
02:49Moi ce que je retiens, Sonia, dans cette première partie de l'interview,
02:53c'est que Jordan Bardella, que vous avez relancé trois fois avec le mot prononcé,
02:58lui n'a pas voulu reprendre le mot censure.
03:00Donc sur ce point-là, on a ce soir acté sans doute que le RN ne s'associerait pas à
03:05une censure,
03:06et que peut-être même qu'il n'en déposera pas, de toute façon on sait que les censures déposées
03:09par le RN
03:10ne sont pas suivies par LFI.
03:13Donc si Sébastien Lecornu ou ses services vous ont écouté,
03:16je pense qu'ils ont eu une confirmation de ce qu'ils avaient sans doute déjà compris dimanche.
03:21Après, évidemment, la chorégraphie budgétaire, souvent un peu complexe,
03:27que les Français suivent de loin, va amener évidemment le Rassemblement National à s'opposer à ce budget.
03:32Il va faire un contre-budget, il l'a dit ce soir, sans trop le détailler,
03:36nous refuserons, notre ligne rouge c'est ne pas toucher à la France qui travaille,
03:41à la France qui a travaillé, donc même sur les retraites, on ne sait pas trop quelle sera leur position.
03:46Mais ce qu'on comprend, si on fait simple, c'est que pour Sébastien Lecornu ce soir,
03:52l'objectif c'est de faire durer la discussion budgétaire,
03:55le gouvernement va être assez content de l'obstruction budgétaire,
03:59ce qui est assez rare, mais ça va les arranger, et pour qu'à la fin de ces 70 jours,
04:03eh bien il y ait les ordonnances.
04:06Jordan Bardella ce soir, lui-même était déjà se projetant dans le budget rectificatif
04:12si Marine Le Pen était élue.
04:13Pour qu'il y ait un budget rectificatif, ça veut dire qu'il faut qu'il y ait un budget.
04:16Et ce budget, c'est technique, c'est celui qui est ce soir détaillé en Figuero.
04:19C'est très politique.
04:20C'est important d'un mot, c'est que si Sébastien Lecornu procède par ordonnance,
04:23ce que dit Bruno est technique mais très important.
04:25Pourquoi est-ce que les ordonnances peuvent tout changer ?
04:28Parce que si Sébastien Lecornu fait durer la discussion 70 jours
04:31et qu'à la fin, il passe par ordonnance, il y a deux choses à retenir.
04:33La première, c'est que les ordonnances, c'est sur le texte qu'on présente en entrée de mêlée
04:37et donc sur le texte qui est révélé ce soir dans le Figaro
04:39qui sera présenté vendredi.
04:41Donc un texte qui prévoit 54 milliards d'efforts budgétaires.
04:44Premier enseignement.
04:44Et deuxième enseignement, c'est que quand bien même vous tombez sur les ordonnances,
04:48quand bien même vous êtes censuré, le texte, lui, il ne tombe pas.
04:50Et donc il y a deux enseignements.
04:52Un, c'est le budget qui reste et c'est ce budget-là.
04:55Mais expliquez-moi politiquement ceux qui nous regardent ce soir,
04:58Edwige Chevalier, et qui ont suivi cet entretien.
05:00Ils se disent mais comment est-ce possible ?
05:02Monsieur Bardella, on l'a entendu, il critique,
05:04mais vraiment c'est une critique virulente sur les retraités.
05:07Il n'est pas question, on peut lui soumettre quand même
05:10qu'il y a certains retraités qui pourraient être mis à contribution.
05:13Niette.
05:13Et en même temps, il faut laisser passer un budget.
05:16On a compris parce qu'une loi spéciale serait plus compliquée.
05:18Mais malgré tout, l'électeur ou tout simplement le français,
05:22au-delà du Rassemblement national, quelles que soient ses convictions,
05:25qu'est-ce qu'il peut comprendre à une telle situation ?
05:27On attend sept mois et tout va se jouer en fait dans sept mois ?
05:30Oui, mais exactement.
05:31C'est votre dernière question à laquelle il a répondu en disant
05:34on va avoir, dès qu'on arrivera, si j'arrive à Matignon,
05:38je présenterai un budget notamment avec la baisse de TVA à 5,5.
05:42Il a commencé déjà à poser les jalons, si jamais il arrive à Matignon.
05:47Et donc dans ces cas-là, ils ont besoin quand même d'avoir,
05:49comme ils viennent de le dire, on a besoin de ce budget,
05:53ou en tous les cas de ce texte-là, avec des économies de 54 milliards,
05:57peut-être que l'a présenté.
05:58Tout ça est très flot, y compris les contre-budgets,
06:00les propositions du côté du Rassemblement national,
06:04comme pour l'instant, parce qu'on ne connaît pas les détails
06:06du budget 2027 qui va être présenté par Sébastien Lecornu.
06:09Ce qui est important, c'est le chiffre de 54 milliards.
06:11Pourquoi ? Parce que ça va bien au-delà de ce qu'on espérait,
06:14ces 30 milliards.
06:15Il a été lancé en l'air, pardonnez-moi,
06:17il nous retombe un peu sur le coin du nez.
06:18Oui, mais ça veut dire quoi ?
06:19Ça veut dire qu'il y a quand même un risque de crise financière
06:22très important.
06:23Et c'est pour ça, je pense, qu'il est sorti du bois
06:25avec ce chiffre.
06:27C'est la première fois qu'on a un chiffre aussi fort
06:29après le Covid.
06:31Donc là, il dit, attention, risque de crise financière.
06:36Et Jordan Bardella a saisi un peu la balle au bon
06:38en disant, de toute manière, nous, on veut essayer
06:40d'arriver dans un pays qui n'est pas complètement...
06:42J'entends.
06:44...écroulé sous une crise financière.
06:45Mais il y a une crise politique, on ne va pas rajouter
06:48une crise financière.
06:49Et la crise sociale.
06:50On ne peut pas quand même évoquer tout ce qui est en train
06:53de se passer sous nos yeux.
06:54Nous verrons demain si les blocages se poursuivent
06:56dans les ports, etc.
06:58Mais enfin, on dirait que parfois, certaines décisions sont prises
07:01comme si le pays était tout simplement continué à vivre
07:04tout à fait normalement.
07:05Et que ce soir, le carburant n'atteint pas 3 euros.
07:09Presque là, 2,99 euros à Strasbourg.
07:12C'est éminemment politique ce qui se passe.
07:14Pourquoi ?
07:15Parce qu'évidemment, ce que dit Jordan Bardella
07:17peut surprendre un petit peu le...
07:18J'ai vu, je critique, mais je vais voir.
07:20J'ai vu, mais je vais voir.
07:21Pourquoi ?
07:22Parce que celui qui dit, depuis 2024,
07:24depuis la dissolution,
07:25il y a un jeu très simple qui se produit.
07:27C'est que celui qui abat ses cartes en premier
07:28ne sert plus à rien.
07:30Ça devient une constante figée.
07:31Je censurerai.
07:32Normalement, la France Insoumise est le premier à abatre ses cartes.
07:34De toute façon, je censurerai.
07:36Ne venez même pas me concerter.
07:37Ça ne sert à rien.
07:37Je ferai tomber le gouvernement.
07:39Il faut l'avènement d'autre chose derrière.
07:40Une fois que vous êtes le dernier interlocuteur,
07:43c'est le cas du Rassemblement National aujourd'hui.
07:44Une fois que vous êtes le dernier interlocuteur,
07:46vous avez encore le levier en main.
07:47Je vais voir.
07:48C'est j'ai encore le levier en main.
07:49Je ne l'ai pas activé.
07:50Donc, je suis le seul interlocuteur.
07:52C'est-à-dire que j'ai un pouvoir sur ce budget.
07:53J'ai le pouvoir de négocier avec Sébastien Lecornu,
07:55qui, lui, n'a pas envie d'être censuré.
07:57Donc, jusqu'au bout,
07:58je vais voir ce que je peux glisser dans ce budget.
08:01Il est aussi intéressant de dire,
08:03et j'en finirai là,
08:04que le Rassemblement National,
08:05s'il aspire à arriver au pouvoir en 2027,
08:07a quand même intérêt à ce qu'on nettoie les écuries d'Ogias avant lui.
08:10Il n'a pas envie, lui, de se farcir toutes les économies.
08:12Mieux vaut que ce soit Sébastien Lecornu.
08:13C'est l'expression de Marine Le Pen, d'ailleurs.
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