00:00En fait, les enfants très lourdement porteurs de handicap, comme Marie-Garance ou d'autres,
00:03quand ils sont petits encore, n'ont pas besoin encore de beaucoup d'appareillages,
00:08que la maison soit particulièrement mise en PMR, etc.
00:13Donc, ils peuvent être mis, pour certains, dans des familles d'accueil,
00:16parce qu'ils ont encore des soins qui restent simples, en fait.
00:19Ils n'ont pas forcément des soins hospitaliers.
00:21Et là, à 16 mois, il s'est posé la question que la famille d'accueil ne pouvait plus les
00:25soins.
00:26Il fallait mettre en place des fauteuils roulants, etc.
00:28Et là, il y a eu la fameuse question de se dire, qu'est-ce qu'on fait ?
00:33Donc, il y a plusieurs choses qui s'offrent.
00:35Soit on considère que l'enfant peut avoir un projet de vie qui serait possible dans une famille.
00:41C'est-à-dire, on pense à la famille, on ne pense pas à l'enfant.
00:44C'est-à-dire qu'il y a des enfants, il faut savoir qu'ils ne sont pas adoptables.
00:47Quand j'ai demandé aux services sociaux si adoptables voulaient dire aimables,
00:51ils m'ont dit qu'ils étaient d'accord avec cette définition.
00:53Du coup, j'ai pleuré en leur disant, ça veut dire qu'on est ok sur le fait qu'il
00:58y a des enfants qui ne sont pas aimables.
01:00Ils nous ont expliqué un peu différemment en nous disant que certains avaient une telle atteinte,
01:05par exemple, ceux qui...
01:06où on sait que leur vie est réduite, etc.,
01:15on considère qu'on ne va pas, entre guillemets, s'embêter,
01:18faire souffrir des familles qui meurent à l'hôpital ou dans les bras d'une mère,
01:23finalement, est-ce que leur atteinte leur permet de voir la différence ?
01:26C'est-à-dire qu'on oublie leur dignité et on oublie surtout leur capacité à ressentir,
01:32à comprendre, à entendre, et puis toutes les angoisses, en fait,
01:35toutes les angoisses que ces enfants ont, qu'ils ne peuvent pas exprimer.
01:38Donc, comme on n'exprime pas, on se dit...
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