00:0016h-18h, Pascal Proébou sur Europe 1.
00:04Monsieur Chenu, bonjour.
00:06Monsieur Proébou, bonjour.
00:07Vous êtes député du Rassemblement National du Nord, vice-président de l'Assemblée Nationale.
00:11Vous allez pouvoir dialoguer avec les auditeurs,
00:14et peut-être qu'il y a un auditeur immédiatement qui peut vous poser votre question,
00:18sauf sur l'actualité du Rassemblement National,
00:22ou sur ce qui se passe ces dernières heures.
00:25Par exemple, le Président de la République va parler ce soir.
00:28Est-ce que vous attendez quelque chose ?
00:29J'aimerais, vous savez, le pape arrive, donc on peut peut-être attendre des miracles.
00:34Et attendre un miracle, ce serait qu'Emmanuel Macron,
00:36enfin, entendre ce que lui disent les Français.
00:40Les Français lui disent, nous n'en pouvons plus,
00:42nous ne pouvons plus faire le choix, les arbitrages,
00:46entre conduire, amener nos enfants à l'école, aux activités, se nourrir.
00:53Nous devons faire des choix, et ces choix sont insupportables dans la France de 2026.
00:56Donc, qu'ils prennent des décisions, des actes forts, qui permettent aux Français de vivre mieux.
01:01Il y a quelque chose qui n'est jamais dit, et il ne s'agit pas de mésestimer les difficultés
01:06que rencontrent les Français,
01:07mais c'est une réalité, vous n'en parlez jamais, c'est qu'il y a une sorte d'économie
01:10parallèle dans le pays.
01:11C'est qu'il y a beaucoup de gens qui arrondissent leur fin de mois en travaillant, comme on dit,
01:17au black.
01:17C'est une réalité, chacun le mesure, ou il le voit personnellement, ou il entend parler de cela.
01:24Bon, c'est difficile à mesurer, mais c'est une réalité qui permet aussi d'arrondir, entre guillemets, les fins
01:30de mois.
01:30Mais ce n'est pas une bonne solution.
01:32Non, mais ce n'est pas une bonne solution, mais la première chose, c'est, avant de parler peut-être
01:35de cette économie parallèle,
01:36il y a plusieurs économies d'ailleurs parallèles dans le pays.
01:39– Je parle de la plus classique, je ne parle pas du narcotraficant, je ne parle pas de celle-là.
01:43– Je pense que la plus classique, celle qui en tous les cas charrie le plus d'argent, c'est
01:48le narcotrafic,
01:48beaucoup plus que le travail au black, qui n'est pas à défendre évidemment,
01:52parce qu'on soustrait évidemment des cotisations, on soustrait une participation à l'effort général,
01:56donc moi je ne défends pas le travail au black, mais il y a aussi une source d'économies parallèles,
02:03c'est la fraude sociale et fiscale, qui est évidemment très importante dans le pays,
02:09que chacun des gouvernants, des gouvernements qui sont passés nous ont dit qu'ils s'y attaqueraient,
02:15et puis finalement ils ne l'ont pas fait, parce que la suradministration, la tuyauterie, Bercy, etc.
02:21est tellement aujourd'hui énorme, que finalement vous n'arrivez pas à vous attaquer à ces milliards,
02:26ce sont des milliards d'euros, en particulier la fraude fiscale, il faut bien le dire,
02:31qui partent ailleurs, alors qu'ils devraient pouvoir contribuer à l'effort général.
02:35Donc elle est là, la vraie source d'économies parallèles, c'est la fraude.
02:39– Astrid est avec nous, bonjour Astrid, vous avez 40 ans, vous habitez en Bretagne,
02:43et je vois, vous allez me le confirmer, que vous avez 6 enfants Astrid ?
02:47– Oui, tout à fait.
02:49– Ce n'est pas si fréquent aujourd'hui, une famille de 6 enfants, quel âge ont-ils Astrid ?
02:52Bonjour.
02:53– Ils ont de 9 ans à 16 ans.
02:55– De 9 ans à 16 ans, donc en 7 ans, vous avez eu 6 enfants.
02:586 grossesses, il n'y a pas de jumeaux ?
03:00– Oui, oui, 6 grossesses. Non, non, on a été chanceux.
03:03– Chanceux, et est-ce qu'on peut connaître le prénom de ces beaux-enfants ?
03:07– Oui, alors il y a Elouan, Louise, Willem, Dauphine, Léandre et Thaïs.
03:13– C'est des très jolis prénoms, et a priori, est-ce que Thaïs est le dernier ou la dernière
03:19?
03:19– C'est la dernière, 3 gars sont 3 filles.
03:21– Bon, après il n'y aura plus d'enfants dans votre famille ?
03:25– Non, je ne pense pas.
03:26– Bon, ce qui est déjà tout à fait important.
03:28Votre mari est plombier, j'imagine que vous, vous n'avez pas de, j'allais dire, vous travaillez bien sûr,
03:34mais sans doute n'êtes-vous pas salariée avec 6 enfants ?
03:37– Alors j'étais salariée de l'entreprise de mon mari,
03:41et puis fiscalement, en fait, ce n'était pas très intéressant,
03:44la France est mal fichue, parce que du coup, on avait moins d'argent en travaillant à 2,
03:48que finalement, 6 mois, j'arrêtais de travailler.
03:51Donc je suis en reconversion professionnelle, pour le moment,
03:54pour essayer de m'occuper plutôt des personnes âgées isolées en campagne.
03:58– Bon, est-ce que vous êtes électrice du Rassemblement National ?
04:01– Non, pour l'instant, je suis, voilà, je suis un peu dubitative,
04:05j'espère une personne un peu providentielle,
04:09qui réunira toutes les bonnes idées de droite, parce que je reste à droite,
04:13mais c'est vrai que je suis un peu surprise des prises de position dernièrement
04:19du Rassemblement National, des prises de position de reconquête
04:23ou de la droite plus classique, donc on est un peu perdu pour l'instant.
04:26– Alors précisément, qu'est-ce que vous ne reprochez au Rassemblement National,
04:31puisque M. Chenu est là, et peut-être avez-vous une question à lui poser ?
04:34– Peut-être l'attachement à l'Europe, qui, pour l'instant, nous ficelle,
04:42c'est-à-dire qu'on n'a plus aucune liberté, on n'est pas sur une Europe des nations
04:45comme certains pourraient le défendre, on est vraiment sur une Europe destructrice,
04:49il n'y a plus de nations, il n'y a plus de libertés,
04:51et on voit d'ailleurs avec le carburant, en fait, ce que M. Macron essaye gentiment
04:56de nous faire passer, c'est que ce sont des directives européennes
04:58et que, petit biquet, il faut qu'il demande à l'Europe des assouplissements
05:02pour les Français, et je pense que cette coupure avec l'Europe est nécessaire,
05:06et de ce que j'ai compris, ce n'est pas ce que proposait le Rassemblement National,
05:09il serait plutôt pour une refonte, éventuellement une modification,
05:13mais pas sortir de l'Europe.
05:15– Il l'a proposé jadis, mais effectivement, il est revenu sur cette proposition.
05:18Alors, comme c'est une question qui demande une réponse un peu longue,
05:20on va marquer une pause, 16h10, Astrid est avec nous,
05:24et nous revenons dans quelques secondes, Géraldine.
05:27– Tout à fait, avec vous, au standard Europe 1, comme Astrid,
05:29vous réagissez au 01-80-20-39-21,
05:32pour échanger avec notre invité Sébastien Chenu,
05:34député du Rassemblement National, 01-80-20-39-21,
05:38pour échanger avec Pascal Praud, et vos messages sur WhatsApp.
05:40A tout de suite sur Europe 1.
05:42– Sous-titrage Société Radio-Canada