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  • il y a 12 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:0016h-18h, Pascal Proébou sur Europe 1.
00:04Monsieur Chenu, bonjour.
00:06Monsieur Proébou, bonjour.
00:07Vous êtes député du Rassemblement National du Nord, vice-président de l'Assemblée Nationale.
00:11Vous allez pouvoir dialoguer avec les auditeurs,
00:14et peut-être qu'il y a un auditeur immédiatement qui peut vous poser votre question,
00:18sauf sur l'actualité du Rassemblement National,
00:22ou sur ce qui se passe ces dernières heures.
00:25Par exemple, le Président de la République va parler ce soir.
00:28Est-ce que vous attendez quelque chose ?
00:29J'aimerais, vous savez, le pape arrive, donc on peut peut-être attendre des miracles.
00:34Et attendre un miracle, ce serait qu'Emmanuel Macron,
00:36enfin, entendre ce que lui disent les Français.
00:40Les Français lui disent, nous n'en pouvons plus,
00:42nous ne pouvons plus faire le choix, les arbitrages,
00:46entre conduire, amener nos enfants à l'école, aux activités, se nourrir.
00:53Nous devons faire des choix, et ces choix sont insupportables dans la France de 2026.
00:56Donc, qu'ils prennent des décisions, des actes forts, qui permettent aux Français de vivre mieux.
01:01Il y a quelque chose qui n'est jamais dit, et il ne s'agit pas de mésestimer les difficultés
01:06que rencontrent les Français,
01:07mais c'est une réalité, vous n'en parlez jamais, c'est qu'il y a une sorte d'économie
01:10parallèle dans le pays.
01:11C'est qu'il y a beaucoup de gens qui arrondissent leur fin de mois en travaillant, comme on dit,
01:17au black.
01:17C'est une réalité, chacun le mesure, ou il le voit personnellement, ou il entend parler de cela.
01:24Bon, c'est difficile à mesurer, mais c'est une réalité qui permet aussi d'arrondir, entre guillemets, les fins
01:30de mois.
01:30Mais ce n'est pas une bonne solution.
01:32Non, mais ce n'est pas une bonne solution, mais la première chose, c'est, avant de parler peut-être
01:35de cette économie parallèle,
01:36il y a plusieurs économies d'ailleurs parallèles dans le pays.
01:39– Je parle de la plus classique, je ne parle pas du narcotraficant, je ne parle pas de celle-là.
01:43– Je pense que la plus classique, celle qui en tous les cas charrie le plus d'argent, c'est
01:48le narcotrafic,
01:48beaucoup plus que le travail au black, qui n'est pas à défendre évidemment,
01:52parce qu'on soustrait évidemment des cotisations, on soustrait une participation à l'effort général,
01:56donc moi je ne défends pas le travail au black, mais il y a aussi une source d'économies parallèles,
02:03c'est la fraude sociale et fiscale, qui est évidemment très importante dans le pays,
02:09que chacun des gouvernants, des gouvernements qui sont passés nous ont dit qu'ils s'y attaqueraient,
02:15et puis finalement ils ne l'ont pas fait, parce que la suradministration, la tuyauterie, Bercy, etc.
02:21est tellement aujourd'hui énorme, que finalement vous n'arrivez pas à vous attaquer à ces milliards,
02:26ce sont des milliards d'euros, en particulier la fraude fiscale, il faut bien le dire,
02:31qui partent ailleurs, alors qu'ils devraient pouvoir contribuer à l'effort général.
02:35Donc elle est là, la vraie source d'économies parallèles, c'est la fraude.
02:39– Astrid est avec nous, bonjour Astrid, vous avez 40 ans, vous habitez en Bretagne,
02:43et je vois, vous allez me le confirmer, que vous avez 6 enfants Astrid ?
02:47– Oui, tout à fait.
02:49– Ce n'est pas si fréquent aujourd'hui, une famille de 6 enfants, quel âge ont-ils Astrid ?
02:52Bonjour.
02:53– Ils ont de 9 ans à 16 ans.
02:55– De 9 ans à 16 ans, donc en 7 ans, vous avez eu 6 enfants.
02:586 grossesses, il n'y a pas de jumeaux ?
03:00– Oui, oui, 6 grossesses. Non, non, on a été chanceux.
03:03– Chanceux, et est-ce qu'on peut connaître le prénom de ces beaux-enfants ?
03:07– Oui, alors il y a Elouan, Louise, Willem, Dauphine, Léandre et Thaïs.
03:13– C'est des très jolis prénoms, et a priori, est-ce que Thaïs est le dernier ou la dernière
03:19?
03:19– C'est la dernière, 3 gars sont 3 filles.
03:21– Bon, après il n'y aura plus d'enfants dans votre famille ?
03:25– Non, je ne pense pas.
03:26– Bon, ce qui est déjà tout à fait important.
03:28Votre mari est plombier, j'imagine que vous, vous n'avez pas de, j'allais dire, vous travaillez bien sûr,
03:34mais sans doute n'êtes-vous pas salariée avec 6 enfants ?
03:37– Alors j'étais salariée de l'entreprise de mon mari,
03:41et puis fiscalement, en fait, ce n'était pas très intéressant,
03:44la France est mal fichue, parce que du coup, on avait moins d'argent en travaillant à 2,
03:48que finalement, 6 mois, j'arrêtais de travailler.
03:51Donc je suis en reconversion professionnelle, pour le moment,
03:54pour essayer de m'occuper plutôt des personnes âgées isolées en campagne.
03:58– Bon, est-ce que vous êtes électrice du Rassemblement National ?
04:01– Non, pour l'instant, je suis, voilà, je suis un peu dubitative,
04:05j'espère une personne un peu providentielle,
04:09qui réunira toutes les bonnes idées de droite, parce que je reste à droite,
04:13mais c'est vrai que je suis un peu surprise des prises de position dernièrement
04:19du Rassemblement National, des prises de position de reconquête
04:23ou de la droite plus classique, donc on est un peu perdu pour l'instant.
04:26– Alors précisément, qu'est-ce que vous ne reprochez au Rassemblement National,
04:31puisque M. Chenu est là, et peut-être avez-vous une question à lui poser ?
04:34– Peut-être l'attachement à l'Europe, qui, pour l'instant, nous ficelle,
04:42c'est-à-dire qu'on n'a plus aucune liberté, on n'est pas sur une Europe des nations
04:45comme certains pourraient le défendre, on est vraiment sur une Europe destructrice,
04:49il n'y a plus de nations, il n'y a plus de libertés,
04:51et on voit d'ailleurs avec le carburant, en fait, ce que M. Macron essaye gentiment
04:56de nous faire passer, c'est que ce sont des directives européennes
04:58et que, petit biquet, il faut qu'il demande à l'Europe des assouplissements
05:02pour les Français, et je pense que cette coupure avec l'Europe est nécessaire,
05:06et de ce que j'ai compris, ce n'est pas ce que proposait le Rassemblement National,
05:09il serait plutôt pour une refonte, éventuellement une modification,
05:13mais pas sortir de l'Europe.
05:15– Il l'a proposé jadis, mais effectivement, il est revenu sur cette proposition.
05:18Alors, comme c'est une question qui demande une réponse un peu longue,
05:20on va marquer une pause, 16h10, Astrid est avec nous,
05:24et nous revenons dans quelques secondes, Géraldine.
05:27– Tout à fait, avec vous, au standard Europe 1, comme Astrid,
05:29vous réagissez au 01-80-20-39-21,
05:32pour échanger avec notre invité Sébastien Chenu,
05:34député du Rassemblement National, 01-80-20-39-21,
05:38pour échanger avec Pascal Praud, et vos messages sur WhatsApp.
05:40A tout de suite sur Europe 1.
05:42– Sous-titrage Société Radio-Canada

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