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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, bienvenue dans l'émission des innovations des entrepreneurs et
00:10des audacieux.
00:11Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
00:14Diana N. Gomez et ses audiences sont à la préparation de l'émission.
00:17Christophe Pierrot en régie et chaque soir un coach expérimenté qui donne des conseils.
00:23Ce soir c'est Fabrice Marcella, le directeur de la banque des start-up chez LCL.
00:27Bonsoir Fabrice.
00:28Bonsoir Elisabeth.
00:29Vous avez des enfants ?
00:30Oui j'en ai deux.
00:31Les crèches ou pas crèches ?
00:32Elles sont grandes mais j'aurais aimé connaître la start-up de ce soir en 2003 mais elle n'existait
00:37pas encore.
00:38Ce soir, vous l'avez peut-être deviné, ce soir c'est trouver une place en crèche pour des milliers
00:41de parents.
00:42C'est souvent un parcours du combattant.
00:44Un entrepreneur a eu l'idée visionnaire.
00:45Il y a 25 ans de se lancer dans la crèche Interentreprise.
00:49Il dirige aujourd'hui 15 000 personnes.
00:51Il concilie croissance, dénatalité, pénurie de personnel, qualité d'accueil des tout-petits.
00:56Le nom de cette entreprise, c'est Les Petits Chaperons Rouges.
01:00Bonsoir Jean-Emmanuel Rodokanaki.
01:02Bonsoir Elisabeth.
01:03Bienvenue dans la France Bouge.
01:04Vous êtes le fondateur et PDG du groupe Grandir, Les Petits Chaperons Rouges.
01:08Parfaitement.
01:09Vous allez nous raconter tout ça dans quelques minutes.
01:12Chaque soir dans la France Bouge, une start-up.
01:14Ce soir, il y en a deux.
01:14La première permet de rendre visibles des places de crèche disponibles, même si c'est
01:19un jour par semaine ou deux jours.
01:22Ça s'appelle Babilie.
01:23Bonsoir Nicolas Lauru.
01:24Bonsoir Elisabeth.
01:25Bienvenue dans la France Bouge.
01:26Merci beaucoup.
01:26Vous allez être coachée par Fabrice justement.
01:28Donc Fabrice, ça vous a inspiré le mot pour Babilie ?
01:30Le mot pour Babilie, sérénité.
01:32Pourquoi ?
01:33Parce qu'en fait, cette start-up m'aurait permis moins d'incertitudes dans mon organisation
01:37il y a 20 ans maintenant.
01:39Ok, chouette.
01:40Mais elle n'existait pas parce que cette start-up, elle a 8 ans, c'est ça ?
01:448 ans.
01:45Oui, déjà ?
01:46Si on enlève le temps de projet, de réflexion, de quelques plantages.
01:49Une petite dizaine d'années.
01:50Oui, parce qu'entreprendre, c'est aussi se planter.
01:52On peut en parler.
01:53Et puis, dans cette France Bouge, il y a un coup de cœur ce soir.
01:58C'est la deuxième start-up.
01:59Elle s'appelle AMAC.
02:01AMAC, ce sont des couches lavables.
02:05Héloïse Rouy, bonsoir.
02:06Bonsoir Elisabeth.
02:07Vous êtes co-dirigeante de AMAC, H-A-M-A-C.
02:11Vous aussi, vous allez pitcher.
02:12Vous êtes notre coup de cœur de ce soir.
02:13Allez, la France Bouge, c'est parti.
02:15Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
02:18Europe 1.
02:2020h30, 21h30.
02:21Elisabeth Assayac.
02:22Elle pleure.
02:22Oui, chaque fois que je la recouche.
02:24Elle a peut-être soif.
02:25Mais non, ça doit être ses dents qui la travaillent.
02:27Essayez de la recoucher.
02:28On va chanter.
02:32Au clair de la lune, mon ami Pierrot, prête-moi ta plume pour écrire un mot.
02:44Ma chandelle est morte, je n'ai plus de feu.
02:50Vous êtes bien sur Europe 1.
02:52Cet extrait de trois hommes et un couffin est indémodable.
02:56On sourit tous dans ce studio parce que ce soir, la France Bouge.
03:00Elle bouge dans le domaine de la petite enfance.
03:03Ce secteur de la petite enfance et des crèches en France s'est transformé en un marché économique
03:08qui pèse de 1,5 à 2 milliards d'euros.
03:10Ça a été marqué par l'essor des acteurs privés.
03:13On en parle ce soir avec un acteur majeur.
03:15Le PDG du groupe Grandir, les petits chaperons rouges, Jean-Emmanuel Rodokanaki.
03:23En route vers les trophées de l'avenir, Europe 1, LCL.
03:27Oui, parce que pendant tout l'automne, les trophées de l'avenir, Europe 1, LCL,
03:30vous allez découvrir au fur et à mesure les entreprises candidates pour ces trophées.
03:34Résultat, début décembre sur l'antenne d'Europe 1.
03:37Ce soir, on est avec vous, Jean-Emmanuel Rodokanaki.
03:39Vous êtes le PDG, le fondateur du groupe Grandir, les petits chaperons rouges.
03:43Je vous laisse pitcher en une minute votre boîte.
03:46Et puis ensuite, on va vous poser des petites questions.
03:49Êtes-vous prêt ?
03:49Parfaitement.
03:50Allez, on vous écoute.
03:51C'est à vous, une minute.
03:52Écoutez, c'est une belle histoire.
03:54Une belle aventure depuis 25 ans déjà.
03:56Une belle histoire de croissance qui est née d'un besoin tout simple.
04:00C'est permettre et offrir aux familles en France des places de crèche de qualité
04:05avec un environnement qui soit sécurisé, bienveillant.
04:09hautement pédagogique où les enfants, les parents et les professionnels de la petite enfance
04:14puissent tout simplement apprendre, grandir et s'épanouir ensemble.
04:18Et l'idée de départ, c'était ça tout simplement.
04:21C'est devenu une entreprise à mission.
04:22Et avec quatre valeurs fondamentales, c'est que la performance et la pérennité économique dans notre secteur
04:29doit être là pour servir l'innovation sociale, pour pouvoir investir dans l'excellence éducative
04:38et pour pouvoir avoir un véritable impact sociétal.
04:41Et c'est ça qui nous guide maintenant depuis 25 ans.
04:43Le groupe a bien grandi, vous l'avez dit.
04:4515 000 salariés, 1200 crèches et écoles maternelles et summer camps
04:49puisqu'on nous sommes aujourd'hui présents en France, Allemagne, Angleterre, Canada, Etats-Unis et même en Inde.
04:55Même en Inde.
04:56Merci Jean-Emmanuel Rodokanaki, fondateur et PDG du groupe Grandir et les Tiches à Peuron Rouge.
05:00Vous tombez bien parce que face à cette baisse de la natalité,
05:03là, l'exécutif lance un plan d'urgence de 90 millions d'euros pour sauver les crèches.
05:10C'est quand même paradoxal quand on sait qu'on est en pleine dénatalité.
05:14Alors, on est en pleine dénatalité.
05:16Il faut faire en sorte que cette dénatalité ne soit pas une excuse,
05:20malgré les comptes publics, bien évidemment, qui sont compliqués aujourd'hui en France,
05:24ça n'échappe à personne,
05:25mais faire en sorte que cette dénatalité ne soit pas une excuse
05:28pour qu'il y ait moins de moyens dans des secteurs qui sont clés pour l'avenir du pays,
05:31pour la croissance du pays.
05:33Et faire des enfants,
05:35faire en sorte qu'on ait des familles qui soient heureuses,
05:38qui soient sereines en France, sur tous les territoires,
05:40pas simplement dans les grandes villes, mais à la campagne,
05:42dans les villes de taille moyenne, dans les villages, etc.
05:45C'est juste clé pour la cohésion sociale.
05:47Et donc, ce qu'on demande aujourd'hui, de manière très simple,
05:50c'est oui, il y a un geste, il y a un plan d'urgence pour la petite enfance.
05:52C'est bien ça !
05:53C'est bien, et en même temps, malheureusement, ce n'est pas suffisant.
05:55Pour une raison très simple, c'est que ça reste, ce geste-là,
06:00et cette année, concrètement, de moitié inférieure à la hausse de l'inflation.
06:04Donc, les gestionnaires de crèche ne sont pas des magiciens,
06:07et à un moment donné, il faut à minimum que les prestations de services,
06:11ce que payent les familles, ce que donne la Caisse d'Allocations Familiales,
06:13qui est un partenaire très important dans le secteur,
06:16matchent au moins l'inflation.
06:18Sinon, les gens n'y arrivent pas.
06:19Donc, c'est ça, aujourd'hui, qui est essentiel pour pérenniser le secteur,
06:23pour que la qualité soit au rendez-vous,
06:25pour que les jeunes aient envie de faire ce beau métier,
06:27et que derrière, on relance la natalité.
06:29Alors, justement, il faut que la qualité soit au rendez-vous.
06:32On va revenir un petit peu, vous, sur votre parcours,
06:34Jean-Emmanuel Rodokanaki.
06:35Les petits chaperons rouges, ça fait 25 ans.
06:37Vous étiez très précurseur, parce que vous l'avez fondé.
06:40Tout à fait.
06:40Il y a 25 ans, on se posait moins de questions sur les places en crèche,
06:43c'était un peu une fatalité.
06:45Soit on avait de la chance, on avait une place,
06:46soit on n'en avait pas, et puis c'était comme ça, et on se débrouillait.
06:49Système des grands-parents, on arrêtait de travailler,
06:51enfin, c'était compliqué.
06:53J'ai eu la chance de commencer ma carrière aux Etats-Unis
06:55dans le secteur de la santé,
06:57et un jour, j'ai rencontré une entreprise à Boston
06:59qui avait été le pionnier aux Etats-Unis des crèches d'entreprise.
07:02Et on était en 1999.
07:04Et je me suis dit que ce modèle était génial,
07:06qu'il fallait l'importer d'une manière ou d'une autre en France.
07:09On avait à l'époque 800 000 familles en liste d'attente
07:12pour une place en crèche.
07:13On avait un besoin de plus en plus fort
07:15de concilier vie familiale et vie professionnelle.
07:18Donc les ingrédients étaient là.
07:19Je suis rentré en France en 2000,
07:21j'ai mis 2-3 ans à convaincre le gouvernement
07:24de faire passer une loi
07:25qui est passée en avril 2003,
07:27qui est la Conférence de la Famille,
07:28qui a autorisé le secteur privé et marchand
07:30à ouvrir et à gérer des crèches
07:32au même titre que le secteur associatif,
07:34à partir du moment où, bien évidemment,
07:36tout le monde respecte les mêmes règles du jeu,
07:38les mêmes normes, le même cadre,
07:40la même loi, le même diplôme.
07:41Ça veut dire que sans vous, Jean-Emmanuel Rodokanaki,
07:44ce serait seulement et uniquement des crèches publiques
07:47à disposition des familles ?
07:48Je pense que le secteur aurait bougé.
07:50Non, mais vous avez fait en sorte de changer la donne.
07:54Les petits chaperonges ont été clairement
07:55le pionnier sur le secteur.
07:57Maintenant, ça nous oblige,
07:58ça nous fait porter une vraie responsabilité,
08:00et on doit continuer à innover, continuer.
08:02On a aujourd'hui 800 crèches en France,
08:04donc on est capable,
08:05dans l'ensemble des grands bassins d'emploi,
08:08d'offrir une solution,
08:10non pas de garde,
08:11parce qu'on ne garde pas les enfants,
08:12on les accueille et on les éveille,
08:13une solution d'accueil et d'éveil
08:16à toutes les familles
08:17à moins de 10 minutes de leur domicile.
08:19Et ça, c'est clé.
08:19Et vous y parvenez ?
08:21Globalement, oui.
08:22On a à peu près 25 000 familles inscrites cette année.
08:2525 000 familles inscrites cette année.
08:28En France.
08:28En France, c'est l'entreprise qui paye ?
08:31À chaque fois, ce sont des crèches inter-entreprises
08:33ou vous avez réussi à sortir aussi de ce giron ?
08:36Ce sont majoritairement des...
08:37Vous avez deux modèles.
08:38Vous avez un, majoritairement des crèches inter-entreprises
08:41où l'employeur,
08:42quelle que soit sa taille,
08:43on travaille avec 100 des premiers,
08:45500 plus gros groupes employeurs dans le monde,
08:48mais on travaille aussi en France
08:49avec à peu près 1 000 TPE et PME,
08:52avec 130 villes en délégation de services publics
08:55et avec une bonne douzaine d'hôpitaux.
08:58Donc, quel que soit l'employeur,
09:00on va offrir sous ce format inter-entreprises
09:03une place en crèche pour leurs salariés.
09:05Et le salarié va choisir la crèche qui lui convient le mieux
09:07dans notre maillage territorial de 800 établissements.
09:10Ça, c'est le premier modèle.
09:11Et le deuxième modèle,
09:13c'est ce partenariat public-privé au cœur des territoires
09:15en délégation de services publics
09:17avec les collectivités,
09:18puisqu'on gère les structures petite enfance
09:21de plus de 120 villes en France aujourd'hui.
09:22Donc, vous travaillez aussi avec les communes ?
09:24Mais bien sûr.
09:25C'est le secteur de la santé,
09:26de l'éducation, de la petite enfance,
09:28du grand âge,
09:29ne peut se concevoir à mon sens
09:31que dans le cadre d'une parfaite complémentarité
09:33publique-privé.
09:34Il faut arrêter de se faire la guerre.
09:37En réalité, l'avenir pour le pays,
09:38c'est la complémentarité.
09:40Chacun apporte autour de table
09:41sa pierre à l'édifice.
09:43Chacun a des compétences que l'autre n'a pas.
09:45Et il faut jouer là-dessus.
09:46Parce qu'au final,
09:47c'est le même bien commun,
09:48c'est le même intérêt général.
09:50Et une fois qu'on dépose nos enfants à la crèche,
09:53donc la crèche, c'est quoi ?
09:54C'est deux mois et demi, trois mois
09:55jusqu'à l'âge de trois ans, c'est ça ?
09:56Jusqu'à trois ans.
09:57Là, donc, je dis une fois qu'on les dépose d'abord,
10:00comment on accepte une famille, pas l'autre ?
10:03Quels sont les critères pour avoir sa place en crèche ?
10:05Alors, c'est des critères extrêmement sociaux
10:07qui sont les mêmes aujourd'hui
10:08que dans n'importe quelle collectivité.
10:11Non, mais quand on est dans une entreprise,
10:13cela va de soi ?
10:14La priorité est aux salariés ?
10:15Oui, il n'y a aucun sujet.
10:16Dans les pays anglo-saxons,
10:18vous pouvez avoir, parfois,
10:20chez certains employeurs,
10:22une décision qui se fait plus au mérite.
10:24Heureusement, ça n'existe pas.
10:25J'ai eu des bons résultats,
10:26je peux garder, je peux m'occuper de votre enfant.
10:29Et en tout cas, même nous,
10:29dans les pays anglo-saxons,
10:30on n'applique pas cette règle-là.
10:33Donc, forcément,
10:34c'est des critères qualitatifs
10:36de la même manière
10:37que la gestion d'une liste d'attente
10:38dans une collectivité pour une place en crèche.
10:40Une fois qu'on dépose nos enfants,
10:42comment être rassuré ?
10:43Parce que là, avec les violences du périscolaire,
10:44on a tout le monde à un seuil d'alerte et d'alarme
10:49beaucoup plus élevé qu'auparavant.
10:51Comment vous, vous garantissez,
10:53avant l'éducation,
10:55avant apprendre à grandir,
10:56à s'épanouir,
10:57comment vous garantissez leur sécurité aux enfants ?
11:00C'est la question majeure.
11:02Les deux secteurs sont très différents.
11:04La petite enfance,
11:05c'est sous la tutelle du ministère de la Famille.
11:08C'est cinq diplômes d'État pour y accéder
11:10et rien d'autre.
11:12C'est des enfants de zéro à trois ans.
11:14Et c'est un certificat d'honorabilité
11:17que la haute commissaire à l'enfance,
11:20Sarah Ellery,
11:21s'est battue et a mis en place
11:23il y a maintenant deux ans,
11:24qui a permis de contrôler un million de personnes.
11:28Personnes qui travaillaient dans le champ de l'enfance,
11:32en partie en crèche
11:33et beaucoup dans l'aide sociale à l'enfance,
11:35dans les foyers.
11:36Et sur ce million de personnes,
11:38il y en a sept mille qui ont été rejetées.
11:400,7%.
11:41Ça, c'est les chiffres de cette semaine
11:43de la haute commissaire à l'enfance.
11:45La grande majorité
11:46était dans les foyers de l'enfance.
11:48Donc pour ces adolescents-là,
11:49c'est la double peine en réalité.
11:51Parce que dans ces foyers,
11:52non seulement ils ne sont pas avec leurs parents,
11:53mais pour ça, il y a des problèmes de maltraitance.
11:55Il y a une toute petite partie dans les crèches.
11:57Et aujourd'hui, vous n'avez pas le droit
11:59de mettre les pieds dans une crèche en France,
12:01de commencer votre première heure de travail,
12:04le premier jour de travail,
12:05si vous n'avez pas votre certificat d'honorabilité,
12:07qui va vérifier le casier judiciaire numéro 3,
12:10le casier judiciaire numéro 2,
12:11et le casier sur les violences et les actes sexuels
12:14faits aux enfants.
12:15Donc il y a une vérification.
12:17Tout est bien scruté, bien regardé.
12:21Ce n'était pas le cas avant.
12:22Moi, ça me paraît ahurissant.
12:23Alors avant, en France, pour les crèches,
12:25vous aviez l'accès pour l'employeur au casier numéro 3.
12:28Donc là, on est allé beaucoup plus loin.
12:30Maintenant, si je compare malheureusement
12:31avec ce qui se passe sur le périscolaire,
12:34on a deux tutelles qui ne sont pas les mêmes.
12:36Ministère de l'Éducation nationale,
12:38Ministère vie associative, jeunesse et sport,
12:40avec leurs propres critères de sélection.
12:43Et ça, c'est quelque chose qu'on peut regretter.
12:44C'est qu'à un moment donné,
12:45ces deux administrations ne soient pas dites
12:46qu'il est peut-être temps qu'on applique aussi
12:48le certificat d'honorabilité.
12:49Il est temps d'avoir les mêmes critères.
12:50Il y a des trous dans la raquette.
12:51Mais surtout, vous êtes sur des enfants
12:53de 4, 5 à 15 ans.
12:56Et dans un centre de loisirs,
12:58dans une colonie de vacances,
13:00il y a zéro diplôme obligatoire.
13:03Il n'y a pas de diplôme d'État obligatoire
13:04pour exercer.
13:05Il n'y a parfois pas de CV.
13:07Il n'y a pas de lettre de candidature.
13:09Donc voilà, c'est la porte ouverte
13:10malheureusement à ces excès qu'on a aujourd'hui.
13:12Donc il faudrait uniformiser
13:13ce fameux certificat d'honorabilité.
13:16Vous restez avec nous
13:17autour de la table de La France Bouge,
13:18Jean-Emmanuel Rodokanaki.
13:20C'est passionnant.
13:21Et donc on va continuer à en parler
13:23de ce secteur de la petite enfance
13:26des solutions qui existent en France.
13:28Et on va découvrir aussi une start-up,
13:30les places en crèche,
13:31qui sont libres sur une appli.
13:32Ça s'appelle Babyly.
13:33On se retrouve dans un instant sur Europe.
13:35Europe 1.
13:36La France Bouge.
13:3720h30, 21h30.
13:39Elisabeth Assayac.
13:40Une chanson douce
13:42Que me chantait ma maman
13:48Incessant mon pouce,
13:50j'écoute les enfants.
13:52Bienvenue dans La France Bouge.
13:53Si vous nous rejoignez sur Europe 1,
13:54on parle du marché de la petite enfance
13:56avec ses solutions françaises
13:58qui existent.
13:58Heureusement, il y a des acteurs
13:59comme Jean-Emmanuel Rodokanaki,
14:01qui est le fondateur et le PDG
14:02du groupe Grandir,
14:04les petits chaperons rouges.
14:05Il y a 25 ans,
14:06il est rentré des Etats-Unis
14:07et il a décidé de se lancer
14:09sur ce marché de la crèche,
14:12au début de la crèche inter-entreprise.
14:18Vous accompagnez plus de 47 000 familles,
14:21c'est ça ?
14:2255 000 maintenant.
14:2355 000 familles.
14:25Vous accueillez des enfants de 0 à 6 ans ?
14:28Pourquoi jusqu'à 6 ans ?
14:29Parce qu'à la crèche, jusqu'à 3 ans ?
14:30Parce que dans les pays anglo-saxons,
14:31nous faisons à la fois de la crèche
14:33et de l'école maternelle,
14:34donc de 0 à 6 ans,
14:36parce que ces pays-là,
14:37on considérait que les 2000 premiers jours
14:38de l'enfant,
14:39en termes de développement psychomoteur,
14:41les neurosciences, etc.,
14:43c'était clé.
14:43Il fallait que ce soit
14:44le même bloc pédagogique et éducatif.
14:46Et donc, dans tous les pays anglo-saxons,
14:48Canada, Etats-Unis,
14:51Angleterre, Allemagne,
14:52les enfants entre 0 et 6 ans
14:54sont sous le même toit,
14:54dans le même établissement.
14:56Comment faites-vous
14:57pour pouvoir vous adapter selon les pays ?
14:59Vous nous avisez tout à l'heure,
15:00vous étiez aussi présent en Inde.
15:02Quel regard portez-vous
15:03sur la façon dont on éduque nos enfants ?
15:07Est-ce qu'il y a de réelles différences ?
15:09Globalement, c'est le même corpus éducatif.
15:12En tout cas, dans tous les pays industrialisés,
15:16les neurosciences l'ont montré,
15:18le développement du jeune enfant
15:20entre 0 et 6 ans,
15:22c'est les mêmes acquisitions.
15:24C'est à la fois ce qu'on appelle
15:25les hard skills,
15:26donc commencer les prémices
15:28de savoir lire, écrire, compter,
15:29et puis les soft skills,
15:31c'est tout ce qu'on apprend moins
15:32à l'école,
15:33mais qui est essentiel
15:34pour être prêt pour la vie.
15:36C'est la confiance en soi,
15:37l'estime de soi,
15:38la créativité,
15:39la communication.
15:40Et ça, on commence à le retrouver.
15:41D'ailleurs, c'est le cœur
15:42de notre projet pédagogique
15:43dans le groupe Grandir.
15:45C'est ce qu'on appelle les 5 C,
15:46les 5 compétences clés
15:47pour le 21e siècle,
15:48pour que les enfants
15:49ne soient pas simplement prêts
15:50pour l'école,
15:50mais prêts pour la vie.
15:51Donc, il y a tout un projet,
15:52ce n'est pas un mode de garde.
15:54C'est ça que vous essayez
15:54de nous dire ce soir.
15:55Vous êtes dans la catégorie
15:59impact sociétal
16:00pour ces trophées
16:01de l'avenir
16:02LCL,
16:03Europe 1, LCL.
16:04L'impact sociétal
16:06est immense
16:06au sein du groupe Grandir,
16:07notamment avec vos salariés.
16:09C'est là-dessus
16:09que vous vous basez.
16:11On va éliminer vos salariés
16:12dans un enfant.
16:13C'est le cœur
16:13de tout métier
16:14de service à la personne,
16:16de métier autour de l'humain.
16:18C'est de faire du care,
16:20de prendre soin des nôtres,
16:22à la fois des enfants,
16:23de leurs parents
16:24et de nos équipes.
16:25Pour pouvoir les fidéliser,
16:26parce qu'on sait
16:27qu'il y a beaucoup de turnover,
16:28ce n'est pas agréable
16:28de confier son enfant
16:31tout le mois de septembre
16:32à une assistante maternelle.
16:35On dit quoi ?
16:36Les assistantes maternelles
16:37en France,
16:37c'est pour le domicile.
16:40Là, on parle plutôt
16:40des professionnels
16:41de la petite enfance
16:42en crèche.
16:43Donc, pour les professionnels
16:44de la petite enfance,
16:44on change,
16:45ce n'est pas possible.
16:46Une éducatrice,
16:47une auxiliaire
16:47de pluriculture, etc.
16:49Comment faites-vous
16:49pour les fidéliser ?
16:50C'est une réalité,
16:51c'est un des sujets,
16:53vous avez raison d'en parler.
16:54C'est une réalité
16:55très différente
16:55en fonction des crèches.
16:57Vous allez avoir,
16:58par exemple,
16:59en région,
17:01souvent,
17:02très peu de turnover
17:04et des équipes
17:05qui sont stables
17:06et qui sont là
17:07depuis longtemps
17:07pour des raisons
17:08très simples,
17:08c'est qu'elles travaillent
17:09proche de leur domicile.
17:11C'est de vos objectifs,
17:12vous faites attention à ça.
17:13Exactement.
17:14En Ile-de-France,
17:15dans les grandes villes,
17:17ce qu'on appelle
17:17le commuting,
17:18tout simplement,
17:18quand vous avez
17:19une heure et demie
17:19de RER le matin
17:20pour venir travailler,
17:21au bout de quelques années,
17:22vous êtes épuisé,
17:23c'est bien naturel.
17:24Et donc,
17:24on travaille notamment
17:25avec une start-up
17:26qui s'appelle
17:26Un Kilomètre à Pied
17:28pour rapprocher,
17:29dès l'embauche
17:29et une fois que les gens
17:30sont chez nous,
17:32le job du domicile.
17:33Et ça,
17:34c'est clé
17:34parce que vous divisez
17:36par deux
17:36en Ile-de-France
17:37le temps de transport.
17:38Ça veut dire
17:39qu'au lieu d'avoir
17:40une heure de trajet,
17:41vous avez 30 minutes.
17:42Ça veut dire
17:42que la professionnelle,
17:43l'éducatrice
17:44de jeunes enfants,
17:44l'auxiliaire de puériculture,
17:46au lieu de se lever
17:46à 6h30 du matin,
17:48elle va se lever
17:48à 7h.
17:49Et elle va rentrer
17:49chez elle
17:50une demi-heure plus tôt.
17:51Ça change tout.
17:52Et donc,
17:52là-dessus,
17:53ça fait longtemps
17:54que vous avez mis ça en place ?
17:55Ça fait maintenant 3 ans
17:56qu'on fait ça,
17:57mais je pourrais vous parler
17:58aussi de social direct
17:58qui permet de trouver
17:59du logement,
18:00ce qui est clé aussi.
18:01Vous les accompagnez ?
18:02On les accompagne.
18:02J'avais une grande frustration,
18:04c'était le fait
18:05que le 1% logement,
18:06c'était une cotisation
18:07qui partait
18:08dans une grande boîte noire.
18:09et à la fin de l'année,
18:10sur nos 9000 salariés
18:11en France,
18:12on en avait à peine 5
18:13à qui le 1% logement
18:14offrait un logement.
18:15Social direct,
18:16ce sont des conseillers
18:18sociaux et administratifs
18:20qui prennent le temps
18:22au téléphone
18:23de bâtir un dossier
18:24sur mesure
18:24pour nos équipes.
18:25Depuis qu'on l'a mis
18:26en place depuis 3 ans,
18:27on trouve entre 60
18:28et 80 appartements
18:30pour eux.
18:31Donc,
18:31tout ça,
18:32ça donne envie,
18:33j'imagine,
18:33de venir travailler
18:35au sein du groupe Grandir,
18:37au sein des petits
18:37Chaperons Rouges.
18:39Vous n'avez pas de problème
18:40de recrutement ?
18:41On recrute à peu près
18:421500 à 2000 personnes par an.
18:45On a essayé
18:46d'être innovants
18:46socialement.
18:47On a mis en place,
18:48après le Covid,
18:49le CDI flexible.
18:50Enfin,
18:51que vous ayez
18:5220,
18:5330,
18:5340 ans,
18:5450 ans,
18:55vous travaillez
18:56dans la petite enfance,
18:57vous allez avoir des enfants,
18:58pas d'enfants,
18:58vous avez un conjoint,
18:59pas de conjoint,
19:00vous travaillez à la ville,
19:01vous travaillez à la campagne,
19:02vous avez des cycles de vie
19:04différents.
19:05On a essayé d'adapter
19:06notre contrat de travail
19:08à ça.
19:08Et le CDI flexible,
19:09c'est qu'on laisse le choix
19:10à nos équipes
19:11de choisir chaque année
19:12si elles veulent travailler
19:134 jours par semaine
19:14ou 5 jours par semaine,
19:15si elles veulent travailler
19:1632 heures,
19:1735 heures
19:17ou 39 heures
19:18et il y a 6 semaines
19:20de congés payés,
19:21quoi qu'il arrive.
19:22Et si ensuite,
19:23elles prennent une option
19:24d'intermittence
19:25où elles vont travailler
19:26plus à certains moments
19:27de l'année
19:27et moins à d'autres,
19:28à ce moment-là,
19:28en cumulé,
19:29ça fait 8 semaines
19:29de congés payés.
19:30Donc chaque année,
19:31elles ont le droit
19:32de pouvoir revoir,
19:34d'adapter ce CDI.
19:36En fonction de
19:36est-ce que j'ai besoin
19:37de plus de pouvoir d'achat,
19:38est-ce que j'ai besoin
19:39de passer plus de temps
19:40avec mes enfants,
19:41etc.
19:42Ça, c'est du côté
19:42des salariés.
19:43Il y a maintenant
19:44du côté aussi des familles.
19:45Comment trouver
19:46une place en crèche ?
19:47Quel est le mode de garde
19:48privilégié aujourd'hui
19:49en France ?
19:49Diana N'Goma
19:50a promené le micro
19:51Europe 1
19:52dans les rues de Paris.
19:53Écoutez.
19:54Alors nous,
19:55on a choisi la crèche
19:57parce qu'on voulait
19:57que notre vie soit très tôt
19:59avec d'autres enfants,
20:01qu'il apprenne
20:01à vivre en groupe
20:03et à partager.
20:04C'était vraiment
20:05notre premier choix.
20:06Pour obtenir une place,
20:08ça a été le parcours
20:09du combattant.
20:10Il a fallu faire
20:10des demandes très tôt,
20:11des relances,
20:12des mois d'attente.
20:13Finalement,
20:13on en a eu une,
20:14mais ça demande beaucoup
20:17d'anticipation
20:18et un peu de chance.
20:19Nous,
20:19notre mode de garde,
20:20c'est l'assistante maternelle.
20:22Ce n'était pas vraiment
20:23par choix.
20:23On a fait des demandes
20:24de place en crèche
20:25mais qui n'ont pas été acceptées.
20:26Ça a été plus ou moins
20:28facile à trouver.
20:29On a été sur les sites
20:30où les asthmates agréées
20:32sont inscrites
20:33et en fait,
20:34on les a juste appelées
20:34une par une.
20:35Mais en soi,
20:36ça a été plutôt facile
20:37à trouver.
20:37Pour mes enfants,
20:39j'ai choisi de mettre
20:40ma vie professionnelle
20:41entre parenthèses
20:42pour les garder
20:42jusqu'à leur entrée
20:44en maternelle.
20:44On pouvait se le permettre
20:46parce que mon mari travaillait
20:47et qu'on pouvait
20:49vivre avec un seul salaire
20:50et j'avais vraiment
20:52envie d'être présente
20:54pendant leurs premières années
20:55et évidemment,
20:57ça a eu un coup
20:58sur ma carrière.
20:59Ça, c'est sûr.
21:00À ce moment-là,
21:01c'était ma priorité.
21:04On peut faire les deux,
21:05on peut avoir une carrière
21:05et les confier à la crèche.
21:07C'est possible, non ?
21:08Mais bien sûr.
21:09J'en ai une manière
21:10de le canacier.
21:11Surtout que les crèches
21:12d'entreprise ont des horaires
21:13plutôt élargis.
21:13Donc souvent,
21:14on va être ouvert
21:1610h, 11h par jour
21:17quand l'amplitude moyenne
21:18souvent d'une crèche municipale
21:20ou même d'une école maternelle,
21:21c'est plutôt 8 ou 9h.
21:22Donc voilà,
21:23on est là pour faciliter
21:24le quotidien des familles.
21:25Pour trouver une place
21:26en crèche,
21:27nous ce soir,
21:27on a déniché
21:28une start-up
21:30qui existe depuis 2018.
21:32Elle est lyonnaise.
21:33Elle s'appelle Babyly.
21:35Europe 1,
21:36la France bouge.
21:37La pépite.
21:38Avec vous,
21:39Nicolas Laurud,
21:40vous avez fondé Babyly
21:42en 2016,
21:44lancement officiel en 2018.
21:45Vous,
21:46vous avez commencé une carrière
21:47pas du tout
21:47dans cet univers-là.
21:48Pas dans la petite enfance.
21:49Oui, pas dans la petite enfance,
21:50mais dans la programmation,
21:51dans la numérique.
21:52Dans le numérique, c'est ça.
21:52Avec des passages
21:53dans des belles boîtes,
21:54notamment Club Med.
21:55Oui, qui m'a beaucoup inspiré.
21:57Et puis,
21:59votre expérience,
21:59vous avez eu...
22:01Expérience personnelle.
22:01Personnelle, voilà.
22:02Tout à fait.
22:03Mes enfants,
22:03mes enfants qui m'ont fait
22:04découvrir les crèches,
22:05mais alors avec beaucoup
22:05de facilité,
22:06pour le coup.
22:07Contrairement à ce que dit
22:08d'ailleurs un premier article
22:09un jour qui a raconté
22:10que j'avais eu beaucoup
22:11de mal moi-même
22:11et que c'était pour ça
22:12que j'avais eu l'idée
22:12de Babyly.
22:13Pas du tout.
22:14J'ai eu une place
22:14très facilement,
22:15donc quelques relances
22:16à la mairie.
22:17Et puis c'est passé
22:17en temps plein.
22:18Et par contre,
22:19j'ai découvert dans les crèches
22:20beaucoup de choses
22:21qui m'ont inspiré
22:22et je me suis dit
22:22que le numérique
22:22avait peut-être sa place.
22:24Donc c'est là
22:24que pendant deux ans
22:25j'ai testé des choses
22:26jusqu'à arriver
22:27à ce que fait Babyly.
22:28Allez, je vais se pitcher.
22:29Babyly, c'est quoi
22:30en une minute ?
22:31Alors Babyly,
22:31B-A-B-I-L-Y,
22:33dispositif made in France,
22:35hébergé en France
22:36qui propulse
22:37la visibilité des crèches
22:38au grand public
22:39et surtout, surtout
22:40leur place disponible
22:41au quotidien.
22:42Et oui, les amis,
22:43les crèches françaises
22:44sont à moitié vides,
22:45sauf celle de Jean-Emmanuel.
22:48Il y a de la place
22:49en crèche.
22:50Notre job depuis 10 ans
22:51c'est d'aider les pros
22:52à le crier haut et fort.
22:54Leur travail en crèche
22:54est magnifique
22:55mais il est dur.
22:56Elles ont des freins,
22:57on les débloque,
22:57on leur parle tous les jours
22:58avec ma petite équipe de 10.
22:59On crée des règles,
23:00des conditions numériques
23:02respectueuses
23:02de leurs exigences
23:03les plus fines
23:04pour un accueil bien réel,
23:05bien humain de l'enfant,
23:07un accueil de qualité.
23:08On appelle ça
23:08le berceau partagé.
23:10Prête ta place à ton copain.
23:12Et si on est encore là
23:13après tout ce temps,
23:13c'est que c'est vrai
23:13et que ça marche.
23:15Faites une recherche,
23:15ça coûte rien,
23:16c'est gratuit,
23:16sans inscription.
23:17On peut voir les dispo
23:18autour de vous,
23:18ailleurs.
23:19Mais par contre,
23:20vous paierez quand même
23:20vos journées dans la crèche.
23:22Moi, c'est Nicolas Lerue
23:23dans la France Bouge
23:24sur Europe 1
23:25pour babyly.fr
23:28Dispo dans toute la France
23:29d'OMTOM
23:29et bientôt en Europe 1.
23:33Excellent pitch,
23:34Nicolas Lerue,
23:35fondateur de Babyly.
23:36Alors,
23:37comment trouver sa place
23:38en crèche ?
23:39Oui, il y en a.
23:40On va vous donner
23:41toutes ses réponses
23:42et Fabrice Marcella
23:44va aussi coacher Babyly.
23:45Ce sera juste après
23:46Le Point sur l'info.
23:4720h30,
23:4821h30,
23:49Elisabeth Assayac
23:50sur Europe 1.
23:52Europe 1,
23:53La France Bouge.
23:5420h30,
23:5521h30,
23:56Elisabeth Assayac.
23:57Bienvenue dans
23:57La France Bouge.
23:58Si vous nous rejoignez ce soir,
23:59on parle de la petite enfance
24:00et de ses solutions françaises
24:02avec de très très grands
24:03et très bons acteurs.
24:05Nous sommes avec
24:06le fondateur
24:06et le PDG du groupe Grandir,
24:08les petits chaperons rouges
24:09Jean-Emmanuel Rodo-Kanaki.
24:11On va découvrir
24:12dans quelques instants
24:14la co-dirigeante
24:15de Hamak
24:15et Louise Rouy.
24:16Ce sont des couches
24:19lavables.
24:19Comme ça,
24:20on entend votre voix.
24:21Nous sommes avec
24:22le coach Fabrice Marcella,
24:23le directeur de la banque
24:24des start-up chez LCL
24:25qu'on va écouter
24:25dans un instant.
24:26Donner des conseils
24:27à la start-up de ce soir,
24:29Babyly.
24:29B-A-B-I-L-Y.
24:31Nicolas Lorus,
24:32si vous nous rejoignez,
24:33écoutez son pitch.
24:34C'était en podcast.
24:36Il était parfait,
24:37très clair.
24:38Babyly,
24:39vous croyez
24:39que vous n'avez pas
24:40de place en crèche.
24:41La réponse est non
24:42avec Babyly.
24:43C'est un peu ça ?
24:44Il y en a.
24:45Il y en a.
24:45Ce n'est pas exactement
24:46celle qu'on attend.
24:47Ça veut dire quoi
24:48ce n'est pas celle qu'on attend ?
24:49Celle qu'on attend.
24:50En tout cas,
24:50c'était mon imaginaire
24:51parce que c'était mon expérience.
24:52Je travaillais
24:53cinq jours sur cinq
24:54en arrière de bureau.
24:55Ma demande à la mairie,
24:56la place que j'ai eue,
24:57c'était cinq jours sur cinq
24:58en arrière de bureau.
25:00C'est en découvrant
25:00qu'il y avait de la place
25:01déjà par ma crèche.
25:03Un peu tous les jours
25:04au gré des absences.
25:05C'est ce qu'ils appellent
25:05des livides.
25:06Des livides, oui.
25:07Des berceaux vides.
25:08Des berceaux vides
25:09pour différentes raisons,
25:11y compris pour des questions
25:12de personnel,
25:13évidemment,
25:14qui peuvent manquer
25:14au rendez-vous parfois.
25:17J'ai découvert aussi
25:18qu'il y avait des parents
25:19qui pouvaient avoir besoin
25:19de ces places
25:20de manière atypique,
25:21qui ne correspondaient pas
25:22du tout à mon parcours à moi,
25:22mais qui correspondent finalement
25:23au parcours de plein plein de gens.
25:24Et donc, ces places,
25:25ça peut être quoi ?
25:25C'est concrètement,
25:26ils se connectent sur l'appli
25:27et ils ont une place
25:28en crèche à côté.
25:29C'est géolocalisé ?
25:30On peut géolocaliser,
25:31on peut chercher très loin
25:32de chez nous,
25:33du moment qu'on est
25:33sur un périmètre France
25:34d'homme-thomme aujourd'hui,
25:35nous, Babilé,
25:35et on voit des places
25:37au quotidien.
25:38Au quotidien ?
25:39C'est-à-dire que là où
25:40la place se proposait
25:42avant que j'ai cette idée
25:44à l'année,
25:45même sur trois ans,
25:46on cherchait une place
25:46temps plein sur trois ans,
25:48moi je l'ai proposé au détail.
25:49Si je peux vulgariser
25:50un petit peu l'expression,
25:51c'est-à-dire aller jusqu'à l'horaire,
25:53l'heure en crèche.
25:54Ça ne veut pas dire que...
25:54C'est-à-dire que je peux déposer
25:56mon bébé demain
25:57de 14h à 16h,
25:58je vois qu'il y a une place ?
25:59Non, parce que justement
26:00pour rejoindre cet enjeu
26:01de qualité,
26:02on s'adapte évidemment,
26:03mais on ne va pas bousculer
26:04les pros de la petite enfance.
26:04Oui, parce qu'ils ont
26:05des rythmes,
26:06les petits,
26:06ils ont plein de choses.
26:08On s'est vraiment adaptés.
26:08Je parlais des exigences
26:09fines de la petite enfance,
26:10Jean-Manuel en a très bien
26:11parlé aussi,
26:12la qualité est au centre
26:12de notre projet aussi,
26:13on ne peut pas faire sans.
26:14Donc, les pros ont envie
26:16de rencontrer les familles,
26:16elles ont envie de rencontrer
26:17les enfants.
26:18Il y a une période
26:18en général d'adaptation
26:19qui peut passer
26:20de trois jours
26:21à deux semaines,
26:21plus aussi pour adapter
26:22le parent, des fois,
26:24à cette nouveauté.
26:26Et par contre,
26:26nous effectivement,
26:27on a voulu crier
26:27qu'il y avait des places
26:28tous les jours.
26:29Si je comprends bien,
26:29vos clients sont les crèches ?
26:30Nos clients sont les crèches.
26:31Nos utilisateurs finaux
26:32sont les parents
26:33et nos clients sont les crèches.
26:35Votre regard,
26:36Jean-Emmanuel Rodocan,
26:37à qui vous connaissiez,
26:38Babylis ?
26:38Oui, oui,
26:39on a même travaillé ensemble
26:40sur un périmètre géographique
26:42il y a quelques années.
26:43Je pense que c'est
26:44une très belle solution
26:45sur ce qu'on appelle
26:46d'ailleurs
26:46l'accueil occasionnel,
26:48le dépannage,
26:49l'urgence sociale
26:50ou quelqu'un
26:51qui décide,
26:52qui travaille
26:53à temps partagé
26:55et qui veut s'occuper
26:55de son enfant
26:56chez soi,
26:57à la maison,
26:57mais quand même
26:58socialiser son enfant
26:59en crèche
26:59le reste de la semaine.
27:01Donc pour ça,
27:02ça fonctionne très bien
27:02et effectivement,
27:03comme Nicolas le dit,
27:07même si une crèche
27:08est théoriquement pleine
27:09avec des enfants inscrits
27:10toute l'année,
27:11vous avez toujours
27:12des créneaux de libre
27:13pendant les vacances scolaires
27:15ou parce que des parents
27:16au dernier moment
27:16oublient de prévenir
27:17que leur enfant
27:18ne viendra pas
27:18à la crèche demain
27:19parce qu'il est malade
27:20ou parce qu'il est
27:20avec ses grands-parents
27:21par exemple.
27:22Ça, ça arrive
27:22toutes les semaines.
27:23Avec l'essor du télétravail
27:24depuis le Covid,
27:25vous avez vu un changement
27:26dans ces places en crèche
27:27avec le télétravail.
27:28Donc ça veut dire
27:29que le vendredi par exemple
27:30ou le jeudi,
27:30je reste à la maison
27:31avec mon enfant.
27:32On a eu deux mouvements.
27:33Premier mouvement,
27:34effectivement,
27:35dès le lendemain du Covid,
27:37un peu moins de présence
27:38des enfants en crèche
27:40parce que les parents,
27:41certains parents
27:42avaient décidé
27:42de garder leurs enfants
27:43chez eux.
27:44Et puis très vite,
27:45on s'est rendu compte
27:45que télétravailler
27:46avec un enfant de deux ans
27:47chez soi dans le salon,
27:49c'est compliqué.
27:50On les a vus
27:51derrière les écrans,
27:52les zooms en couche
27:53se balader.
27:54Et donc en réalité,
27:55les enfants sont revenus
27:56à la crèche
27:57assez rapidement.
27:58Fabrice Marcella,
28:00sérénité était le mot
28:02associé à Baby Lee ?
28:03Moi, j'ai plein de choses
28:04à dire.
28:04La première chose,
28:05Nicolas,
28:06tu viens de remettre en cause
28:07le mythe fondateur
28:08des startups.
28:08En gros,
28:09ça ne part pas d'un problème.
28:10Toi, tu n'as pas eu
28:10de problème,
28:11tu as trouvé ta crèche
28:13et généralement,
28:13ça part quand même
28:13d'un problème.
28:14Donc là,
28:15pour moi,
28:15c'est quelque chose
28:16d'assez exceptionnel.
28:20J'ai perdu quelques années.
28:21Ah oui.
28:22Entre temps.
28:23En tout cas,
28:23le modèle qui le tient,
28:24c'est ce qu'on appelle
28:25un modèle biface.
28:26Alors je m'explique,
28:27la première face,
28:27le premier côté de la face
28:28que tu cherches à résoudre,
28:30c'est des parents
28:31qui cherchent une place ponctuelle
28:32et qui vont pouvoir utiliser
28:33ton service gratuitement.
28:34Oui,
28:35pour les parents,
28:35c'est gratuit.
28:36Le client,
28:37c'est la crèche.
28:37Et pour le second volet
28:41de la face,
28:41ce sont ces crèches
28:42qui souhaitent valoriser
28:43leurs créneaux vacants
28:44et qui vont rémunérer
28:46pour cela
28:47Babilis en fonction
28:48des heures supplémentaires
28:48générées.
28:49Alors pourquoi c'est important ça ?
28:51Parce qu'en fait,
28:52une densité insuffisante
28:53d'un côté
28:54va dégrader immédiatement
28:55l'offre.
28:56Donc ça,
28:57c'est sur quoi,
28:58en tout cas,
28:59tu cherches à te développer.
29:00Les atours,
29:01j'y vois moi.
29:01C'est un,
29:02c'est déjà un usage
29:03qui est installé,
29:03ça fait 8 ans.
29:04Moi,
29:04j'avais noté
29:05qu'il y avait 1403 crèches
29:07qui ont utilisé ton service.
29:09C'est peut-être un peu plus,
29:09un peu moins.
29:10Oui,
29:10je pense qu'on a accompagné
29:112000 crèches depuis qu'on existe.
29:122000 crèches ?
29:13Donc vous avez trouvé
29:14des solutions à plein de familles ?
29:16Oui,
29:16et attention parce que
29:17notre première ressource,
29:18c'est le parent
29:19qui est dans la crèche.
29:20Donc quand on parle de biface,
29:21effectivement,
29:22il y a les nouvelles familles
29:22à qui j'ai envie de créer
29:23tout ça aujourd'hui
29:24et puis il y a les familles
29:24qui sont déjà dans la crèche
29:25et qui ne savaient pas
29:26que leur crèche avait
29:27de la place disponible
29:28pour compléter un accueil
29:29qui est par exemple
29:29à 3 ou 2 ou 3 jours.
29:31Fabrice Marcella.
29:32Ensuite,
29:32il y a une valeur économique
29:33qui est mesurable.
29:34Moi,
29:34j'avais noté
29:34que Babilie
29:36revendiquait
29:368 millions d'euros
29:39générés
29:40pour la petite enfance
29:41depuis sa création.
29:42Oui.
29:42Donc ce qui est énorme,
29:43je trouve.
29:44Un potentiel de récurrence,
29:46effectivement,
29:46c'est typiquement
29:47le genre de service
29:47qu'on peut être amené
29:48à utiliser plusieurs fois.
29:50Et en plus,
29:51une entreprise ultra frugale.
29:53Tu t'es développé
29:55sans capital externe.
29:56Sans capital.
29:57J'ai vu que vous n'aviez
29:58réalisé aucune levée de fonds
29:59et que vos fonds propres.
30:01Oui,
30:01fonds propres.
30:02Bravo.
30:02Les chiffres d'affaires.
30:04Fonds propres,
30:05oui,
30:05pas d'investissement.
30:06Le seul investissement,
30:07c'était le meilleur montant.
30:08Donc on mange des pâtes,
30:09on serait un petit peu moins.
30:10C'est la vie d'entrepreneur.
30:11Et là,
30:11ça va tout le temps.
30:13Mais nous,
30:13on adore les pâtes.
30:14Il a fallu 7-8 ans
30:16pour que ça aille à nouveau.
30:17Et c'est un sacrifice
30:18qui en valait le coup.
30:18Je me suis noté
30:19quelques axes d'amélioration.
30:21Il serait intéressant
30:22de comprendre
30:23pourquoi certaines réservations
30:24n'aboutissent pas.
30:25J'ai noté que sur le site,
30:26il était noté
30:26que seulement 23% des journées
30:29sont proposées
30:29pour retrouver une famille.
30:31Donc qu'est-ce qui fait
30:34je ne sais pas
30:35si le canal B2B2C
30:36en gros,
30:37d'entreprise à entreprise
30:38puis ensuite
30:39au consommateur final
30:40est réellement utilisé.
30:42C'est-à-dire travailler
30:42avec les entreprises
30:43et notamment
30:44avec les employeurs
30:45de leurs salariés.
30:48Et ensuite,
30:49je me suis noté une chose,
30:50c'est que sur le site internet,
30:53en bas à gauche,
30:54je vous irai voir sur le site,
30:55il y a plein de raccourcis
30:56dans tous les sens
30:56et je ne sais pas
30:57à quoi ça fait référence.
30:58Quand je clique dessus,
30:59j'ai une offre ultra spécialisée
31:00sur quelque chose,
31:01mais je me dis
31:02comment ces choix ont été faits.
31:03En tout cas,
31:04moi je m'y suis un petit peu perdu
31:05pour aller trouver la crèche.
31:06C'est quoi par exemple ?
31:08Je clique sur ce lien raccourci,
31:10je me retrouve par exemple
31:11à Brest sur une crèche en particulier.
31:12Donc comment s'est fait ce choix ?
31:14Parce que j'imagine
31:14que ce n'est pas les 5 liens
31:16qui sont sur ce site
31:17qui constituent
31:18la totalité de l'offre.
31:19Il y a sûrement une logique
31:20derrière ça,
31:21je ne sais pas.
31:22Autre élément...
31:23Ah, tu veux répondre ?
31:23Non, non, allez-y Nicolas !
31:25Non, non, c'est mieux Nicolas !
31:26Ah non, mais le site
31:27est complètement perfectible.
31:28On s'est tellement intéressé
31:29au cœur du service
31:30qui était le calendrier partagé
31:31globalement
31:32où les gens peuvent être prévenus
31:33par SMS, par email,
31:34par WhatsApp,
31:35réservés en retour
31:35qu'on a travaillé notre SEO.
31:38Pour travailler le SEO,
31:39on met du lien
31:40qui envoie un petit peu
31:40partout dans le site.
31:41C'est vrai que du coup,
31:42un utilisateur qui est à Lyon
31:43à qui on propose quelque chose
31:44à Paris,
31:44il va être un petit peu perdu.
31:45On tâche quand même
31:45d'être intelligent géographiquement.
31:47Mais je retiens
31:48le conseil volontiers
31:49pour améliorer tout ça.
31:49Et Fabrice ?
31:50Une petite chose aussi,
31:51c'est que je me soutiens,
31:51on parlait d'applications
31:52tout à l'heure.
31:53Il n'y a pas d'appli,
32:01attention sur l'Apple Store
32:02par exemple,
32:03il y a un Baby Lee
32:03mais ce n'est pas vous.
32:04Ah bon, il y a un Baby Lee ?
32:05Il y a un Baby Lee ?
32:06C'est pour ça qu'il faut
32:07que j'allais les voir.
32:07Alors qui parle d'enfants
32:08mais surtout des photos,
32:10des albums photos
32:11qu'on peut faire avec les enfants.
32:12Ce qui n'a strictement rien à voir.
32:13Je connaissais une marque de vêtements.
32:14Pourquoi pas d'applications ?
32:15C'est un choix que je ne regrette pas.
32:17C'est-à-dire que faire une application
32:18sur l'App Store,
32:19en général ça demande d'en faire une
32:19sur l'Android Store,
32:20le Google Play.
32:21Ça demande d'en faire une aussi
32:23pour les gens
32:23qui n'ont pas aucun de ces stores.
32:25Alors que le site,
32:26tout le monde l'a.
32:26Le site, tout le monde l'a,
32:27de partout.
32:28Et Google avait fait ce pari
32:29de la Progressive Web App en 2016.
32:30Je me suis dit,
32:30je vais y aller.
32:31Et la Progressive Web App
32:32est finalement quelque chose
32:33qui est largement concurrent
32:34à une application native.
32:35Ça nous permet d'aller
32:36beaucoup plus vite
32:36dans le développement.
32:37On a une mise à jour,
32:38le lendemain c'est bon.
32:38J'ai aimé le rôdé au canet
32:39qui joue à sourire.
32:41J'ai écouté les conseils du coach
32:44et je me disais
32:45que Nicolas a déjà travaillé
32:48avec à peu près 12 à 13%
32:50de l'ensemble des crèches en France,
32:522000 sur 15 000.
32:53C'est tout le mal que je lui souhaite,
32:55c'est d'arriver à en signer plus.
32:57Merci Jean-Emmanuel.
32:59Alors justement,
33:00Fabrice Marcella.
33:00Comment on fait
33:02pour se faire connaître davantage
33:03auprès des parents ?
33:04Je vous laisse la poser quand même.
33:06Oui, effectivement.
33:06Comment on fait
33:07pour se faire connaître davantage
33:08pour passer de ces 24%
33:09que tu as trouvé Fabrice
33:10à du 100% ?
33:12Parce qu'il y a des places libres.
33:13Qui va les prendre ?
33:14Moi j'aimerais bien.
33:15Effectivement,
33:15les parents sont certainement
33:16très contents.
33:17Et comment on casse cette idée reçue
33:18qu'il n'y a pas de place en crèche ?
33:19Comment on lutte finalement
33:20comme ce que la CAF appelle le non-recours ?
33:22Fabrice Marcella.
33:23Alors,
33:23moi ce que je me suis dit déjà,
33:25c'est que ce sont les crèches
33:26qui amènent les parents.
33:27Et que ce sont les parents
33:28qui arriveront à convaincre
33:29de nouvelles crèches.
33:30C'est ce fameux modèle biface en fait.
33:32Donc l'enjeu est de déclencher
33:33ce cercle vertueux
33:34et surtout de l'accélérer.
33:35Et je me suis noté 5 points.
33:37Ah,
33:37on adore les conseils pratiques
33:39de Fabrice Marcella.
33:40Les 5 points,
33:41Le premier,
33:41et tu l'as évoqué,
33:42les crèches sont le premier canal
33:43vers les varants.
33:45Oui.
33:45Pourquoi ?
33:45Parce que finalement,
33:46ces crèches vont gérer
33:47des files d'attente.
33:48Et plutôt que de dire non,
33:50elles ont peut-être intérêt
33:51à faire la promotion
33:52auprès de ces parents
33:53qui sont en file d'attente
33:54sur le service qui est le tien.
33:55Et peut-être que tu le fais déjà,
33:56mais de fournir un kit
33:58prêt à l'emploi
33:59à ces crèches
34:00pour communiquer sur ton service,
34:01un message type
34:02ou un QR code.
34:03Je suis d'accord Fabrice,
34:04mais parfois quand on cherche
34:05une place en crèche,
34:05on ne va pas d'abord
34:06à la crèche d'en bas,
34:07on va quand même à la mairie.
34:08Alors, ça c'est mon troisième point.
34:11Je passe aux trois, direct.
34:12Je pense qu'on peut mettre
34:13la mairie en deux ans
34:14parce que nous,
34:14on a des joueurs publics
34:15associatifs privés,
34:16on travaille avec tout le monde.
34:18C'est la unité informe
34:19de votre existence,
34:21je touche plus de personnes.
34:23Là, je suis parti d'abord
34:24de la douleur
34:25quand on nous dit
34:26non, il n'y a pas de place.
34:27Et donc là,
34:27en tant que parent,
34:28on va nous dire
34:28comment je vais faire ?
34:29Donc tout de suite,
34:29si la crèche peut apporter ça.
34:32Deux, de montrer
34:33aussi que la preuve
34:34contre l'idée reçue
34:36vient de l'offre.
34:37Ça veut dire quoi ?
34:37Ça veut dire que le discours
34:38« il y a de la place »
34:39n'est crédible
34:40que s'il est adossé
34:41à des places réelles,
34:42près de chez soi.
34:44Donc, dans la communication,
34:46je pense qu'il faut afficher
34:47plutôt un compteur local
34:48convaincant.
34:49À côté de chez moi,
34:50j'ai 1200 places
34:51de crèches dispo.
34:52Je ne suis pas sûr
34:52que ce soit le cas actuellement.
34:54Si on se géocalise,
34:55on arrive sur des solutions.
34:56Donc il faut se géocaliser.
34:57Avec des résultats prioritaires
34:58des disponibilités.
35:00Ensuite, trois,
35:01la demande va servir
35:02à recruter de nouvelles crèches.
35:04Finalement,
35:04vous allez, vous,
35:05cumuler tous ces parents
35:06qui vont chercher une crèche
35:08et qui vont peut-être
35:09s'enregistrer sur votre site.
35:11Et donc, les autres crèches,
35:12elles vont aller signer.
35:13Les nouvelles crèches,
35:14vous n'avez pas réussi à convaincre.
35:15Elles sont dures à convaincre.
35:16Je ne sais pas
35:16si des parents vont y arriver.
35:17Nous, on rame.
35:18C'est pour ça qu'on est 10
35:18à y aller,
35:19à les accompagner.
35:20Mais je prends quand même.
35:21Et quatre,
35:22pour continuer à communiquer
35:23auprès du grand public,
35:24la promesse,
35:25elle doit être tenue.
35:26Donc ça veut dire
35:26qu'il faut quand même
35:26un nombre de places,
35:27un nombre de critiques.
35:29Mais moi, je pense
35:29qu'il faut des témoignages
35:30sur les réseaux.
35:30Il faut y aller, là,
35:31sur les réseaux.
35:32Allez, il faut y aller.
35:32Il faut y aller.
35:33Et le dernier point,
35:34il y a des acteurs
35:36qui peuvent parler
35:36aux deux côtés.
35:38Elisabeth,
35:39tu parlais des mairies,
35:40effectivement,
35:40qui gèrent les crèches
35:41et qui informent les familles.
35:42Les mairies.
35:42La CAF,
35:43qui finance les crèches
35:44et oriente les parents
35:45via monenfant.fr
35:46et bien sûr,
35:47les employeurs
35:49qui peuvent réserver des places
35:50et diffuser l'offre
35:52auprès de leurs salariés parents.
35:53Excellent.
35:54Merci beaucoup, Fabrice.
35:54Tout est noté.
35:54Il va vous donner les notes
35:55tout à l'heure, Fabrice.
35:57Bien sûr que je donne mes notes.
35:58Génial.
35:58C'était bon conseil.
35:59C'était super.
36:00Allez, vous restez avec nous
36:01autour de la table
36:02de la France Bouche.
36:02C'est le moment du quiz.
36:03Jean-Emmanuel Rodocanaki.
36:04Un petit quiz.
36:05Je vous pose des questions.
36:05Vous répondez rapidement.
36:06OK ?
36:07Allez, on y va.
36:08Vous êtes vous-même parent.
36:10C'est ça ?
36:11Oui, tout à fait.
36:12Trois enfants.
36:12Avez-vous découvert
36:12le monde des crèches
36:13avec un regard différent
36:14quand vous êtes devenu père ?
36:17C'est une bonne question.
36:18Moi, mes enfants
36:19sont tous allés en crèche municipale,
36:20figurez-vous.
36:21Parce qu'à l'époque,
36:22je n'avais pas encore
36:23suffisamment de crèches
36:24d'entreprise.
36:26Bien sûr, on découvre
36:27de l'intérieur,
36:28bien évidemment.
36:29Et on apprend d'ailleurs.
36:30Et c'est ce que je demande
36:31d'ailleurs aux équipes.
36:32Même si on est
36:33dans les fonctions support,
36:35etc.,
36:36c'est d'aller passer
36:37chaque année
36:38du temps en crèche,
36:39d'un vrai vie, ma vie.
36:41Il n'y a que comme ça
36:42qu'on se rend compte
36:42de ce qui se passe au quotidien.
36:44Le conseil que vous donneriez
36:45aujourd'hui à de jeunes parents
36:46qui cherchent leur première place
36:47en crèche ?
36:50Il y a un site internet
36:51de la caisse d'allocation familiale
36:52qui est très bien fait,
36:53mondeenfant.fr.
36:54Ça, c'est un premier site ressource.
36:57Bien évidemment,
36:58on s'inscrit à la mairie,
37:00mais surtout,
37:00faire le tour de son quartier.
37:02Et aujourd'hui,
37:02vous avez la chance,
37:03notamment dans la plupart
37:04des villes en France,
37:05d'avoir au moins
37:06trois, quatre structures
37:07qu'elles soient associatives
37:08ou privées,
37:08de taper à la porte,
37:10de demander à visiter
37:11et de sentir l'ambiance
37:12et de suivre son intuition.
37:14Grandier Group
37:14s'est développé dans plusieurs pays.
37:16Vous l'avez dit tout à l'heure,
37:16les besoins des parents sont-ils
37:18finalement les mêmes
37:19partout,
37:20dans tous les pays ?
37:22Globalement, oui.
37:23Globalement, oui.
37:23Les crèches sont devenues
37:25un enjeu pour les entreprises
37:26qui veulent attirer aussi,
37:27fidéliser les salariés.
37:28Est-ce que vous avez constaté
37:29au fur et à mesure des années,
37:31Jean-Emmanuel Rodokanaki,
37:32que la garde d'enfants
37:33est désormais
37:34un sujet de politique ?
37:35RH.
37:36Mais,
37:36et au-delà même.
37:37Au-delà.
37:38On a lancé avec le groupe Grandir
37:40un observatoire
37:42de la natalité des enfants.
37:43Et dans ce cadre-là,
37:45on a un baromètre avec l'IFOP
37:47deux fois par an.
37:48Les résultats du deuxième baromètre
37:50viennent de sortir.
37:5189% des salariés en France
37:53considèrent que c'est essentiel
37:55et ou important
37:56que leur employeur
37:58leur propose une place en crèche.
37:59Et 84%
38:01considèrent que c'est essentiel
38:02et ou important
38:03que leur employeur
38:04les accompagne
38:05dans tous leurs sujets
38:06de parentalité
38:07tout au long de leur carrière
38:08dans l'entreprise.
38:09on ne met plus ça à part maintenant.
38:11C'est inclus
38:12et bien inclus.
38:13Quel métier auriez-vous aimé faire
38:15si vous n'aviez pas
38:16créé Grandir Groupe
38:17Jean-Emmanuel Rodokanaki ?
38:19Probablement archéologue.
38:21Archéologue ?
38:21Qu'est-ce que c'est que ça ?
38:22Enfin,
38:23je ne sais pas ce que c'est,
38:23mais pourquoi ?
38:24Ça doit être mes racines grecques.
38:26Ah,
38:26très bien.
38:27Merci
38:27Jean-Emmanuel Rodokanaki.
38:32Fondateur
38:32et PDG
38:33du groupe Grandir.
38:34un quiz écrit
38:35par César Dion.
38:36Vous avez mis une petite musique
38:37qui vous plaît
38:38je crois en ce moment ?
38:39Oui,
38:39c'est un petit hommage
38:40à Catherine Ringer.
38:41J'ai eu la chance
38:41de l'écouter chanter
38:42l'année dernière.
38:43Elle avait 67 ans
38:44à l'occasion
38:45d'un dîner de gala
38:47de la Maison des Femmes
38:48qui est une autre cause extraordinaire.
38:50Et voilà.
38:51Petit clin d'œil,
38:51merci.
38:52On se retrouve
38:53dans un instant
38:54dans La France Bouge
38:55juste après
38:56une petite pause
38:57en musique.
38:59Europe 1
39:00La France Bouge
39:0120h30
39:0221h30
39:03Elisabeth Assayak
39:04Si c'est vrai
39:04qu'il y a des gens
39:05qui s'aiment
39:07Si les enfants
39:09sont tous les mêmes
39:10alors il faudra leur dire
39:16La petite enfance
39:17au cœur de votre
39:18France Bouge
39:19ce soir sur Europe 1
39:20nous sommes avec
39:21Jean-Emmanuel Rodokanaki
39:22fondateur et PDG
39:23du groupe Grandir
39:24les petits chaperons rouges
39:25Nicolas Loru
39:26fondateur de Babylis
39:27la start-up de ce soir
39:28vous pouvez réécouter
39:29en podcast
39:29si vous nous rejoignez
39:30Fabrice Marcella
39:31qui a donné
39:32comme à chaque fois
39:32de très très bons conseils
39:34directeur de la banque
39:34des start-up
39:35chez LCL
39:36et puis une autre
39:37initiative positive
39:38dans cet univers
39:38de la petite enfance
39:40l'autre initiative
39:40de ce soir
39:41mais elle concerne
39:42les couches
39:42vous savez peut-être
39:43que les couches jetables
39:44représentent environ
39:443 milliards et demi
39:45d'unités par an
39:46ça fait 350 000 tonnes
39:48de déchets
39:49alors nous
39:50évidemment
39:50on a trouvé
39:51une solution
39:52Europe 1
39:53Le coup de cœur
39:54de la France Bouge
39:55C'est vous Héloïse Rouy
39:56vous êtes la co-dirigeante
39:57de Hamac
39:58H-A-M-A-C
40:00vous avez repris
40:01cette entreprise
40:02c'est ça qui nous a plu
40:03quand on vous a découvert
40:05avec Dayanen Goma
40:07et ses ardions
40:07vous vous avez commencé
40:09par une licence de droit
40:10vous avez créé
40:11une première boîte
40:12quand vous aviez 25 ans
40:13oui
40:13je vous laisse me raconter
40:14une agence de colocation
40:16à Paris
40:16donc je louais
40:18des grands appartements
40:19enfin mon entreprise
40:20louait des grands appartements
40:21à des propriétaires
40:22qui m'autorisaient
40:23à sous-louer ensuite
40:23et je sous-louais
40:24chaque chambre
40:25à mes clients
40:25donc une agence de colocation
40:27entre temps
40:27vous avez eu 5 enfants
40:28et vous avez déménagé
40:30à Dijon
40:31c'est ça
40:32et puis vous avez
40:33revendu votre boîte
40:34j'ai vendu ma boîte
40:35à la naissance
40:36de mon troisième
40:37ensuite j'ai fait
40:38différentes missions
40:39et j'avais l'envie
40:40de reprendre une entreprise
40:41et quand j'ai vu
40:42que Hamac
40:42était en liquidation
40:44j'ai eu l'envie
40:44de la reprendre
40:46et donc on l'a reprise
40:47en juillet 2024
40:49donc il y a un peu plus
40:50de 2 ans
40:51avec mes 2 associés
40:52pourquoi vous allez
40:54vers cet univers
40:55des couches
40:58lavables
40:58alors j'avais été cliente
40:59pour mon premier enfant
41:00de Hamac
41:01justement
41:02mais je n'avais pas tenu
41:03on avait tenu seulement
41:043 mois en couche lavable
41:06et ça m'a toujours énervée
41:08de ne pas avoir réussi
41:09à tenir
41:10dans la couche lavable
41:11parce que j'avais
41:12beaucoup apprécié
41:12le produit
41:14j'y pensais toujours
41:16et quand j'ai vu
41:16que cette entreprise
41:17était en liquidation
41:18je me suis dit
41:19que c'était vraiment
41:19une entreprise
41:20parfaite
41:21il y avait un produit
41:21fabriqué en France
41:22un produit qui avait
41:23du sens
41:23il fabriquait en Vendée
41:25et c'est resté le cas
41:27c'est toujours en Vendée
41:29donc vous avez racheté
41:31aujourd'hui
41:31vous êtes combien ?
41:32on est 4
41:324
41:33et comment ça se passe ?
41:36ça va bien ?
41:37oui ça va
41:38alors là
41:38la deuxième année
41:39on fait 25% de croissance
41:40par rapport à N-1
41:42formidable
41:42donc c'est bien
41:43on est encore loin
41:44de nos objectifs
41:45on aimerait vraiment
41:46démocratiser de plus en plus
41:47la couche lavable
41:48chez les particuliers
41:49et dans les crèches
41:49mais est-ce qu'on la connait
41:50cette couche lavable
41:51parce que les crèches
41:52par exemple
41:53vos clients sont les particuliers
41:54et les crèches
41:55vous avez deux cibles
41:57aujourd'hui
41:58beaucoup de crèches
41:59on a 300 crèches
42:00qui sont clientes
42:01aujourd'hui
42:01et comment on réagit
42:03c'est quelque chose
42:03alors les crèches
42:05qui ne connaissent pas
42:06sont toujours un peu frileuses
42:07comme les particuliers
42:08mais celles qui connaissent
42:10et qui sont utilisatrices
42:11ça se passe très bien
42:12c'est très simple
42:13donc pour ça
42:14il faut peut-être faire
42:14de la pédagogie
42:15non Fabrice Marcella
42:17justement
42:17parce que les crèches
42:18ne font pas un peu de pédagogie
42:19auprès des parents
42:19elles sont un peu prescriptrices
42:22exactement
42:22c'est un super relais
42:23pour nous
42:25moi j'avais une question
42:26qu'est-ce que vous avez changé
42:27à l'entreprise
42:29aujourd'hui
42:29est-ce que c'est exactement
42:30la même chose
42:30ou quelle est la différence
42:31par rapport à
42:32ou à Mac d'avant
42:33alors ce qu'on a changé
42:34c'est que c'était
42:35l'entreprise était devenue
42:36un petit peu trop mode
42:38donc il y avait énormément
42:39de coloris
42:40beaucoup beaucoup de stocks
42:41donc un peu difficile
42:42alors que ça reste un produit
42:44qui n'est pas
42:44c'est du textile
42:45c'est du vêtement
42:46et nos couches sont très jolies
42:47mais il y avait trop de choix
42:50en fait
42:50donc des problèmes de logistique
42:51on a resserré la gamme
42:53exactement
42:54donc voilà
42:55on a moins de motifs
42:55etc
42:56mais on a toujours des couches
42:57très très jolies
42:57on propose encore
42:58une dizaine de coloris
42:59et on fait des nouvelles collections
43:00on a fait une collection
43:01Le Petit Prince
43:02l'année dernière
43:03et il y en a une autre
43:04en préparation
43:06donc voilà
43:06on garde un produit
43:08joli et attirant
43:09désirable
43:10mais on a vraiment
43:11resserré la gamme
43:11Jean-Emmanuel Rodot
43:12connaît qui
43:13votre regard
43:13sur la reprise de Hamak
43:15c'est très intéressant
43:17ce que Hamak fait
43:18ça répond en tout cas
43:20à un des besoins
43:20qui est cette mutation écologique
43:22qui est essentielle
43:23nous on n'est plus
43:24sur la
43:24les petits chaperons rouges
43:25sur la mutation démographique
43:27mais la mutation écologique
43:28est tout aussi importante
43:30donc bravo pour l'initiative
43:32après la question c'est
43:34premier pays à l'international
43:36pour quand ?
43:37parce que les besoins
43:37sont les mêmes
43:38je pense en Angleterre
43:39en Allemagne
43:40alors pour les particuliers
43:41on est déjà
43:43à l'international
43:44en B2C
43:44mais pour les crèches
43:45effectivement on n'y est pas encore
43:47donc c'est pour 2027
43:50donc pour la Belgique
43:51la Suisse
43:51on va attaquer ce marché
43:53et pour les distributeurs
43:54en revanche
43:54on en a déjà en Europe aussi
43:56bravo
43:57Europe et Israël
43:57c'est bien
43:58ça avance bien
43:59merci Loïse Rouic
44:00au dirigeant de Hamak
44:01c'est notre coup de coeur
44:02ce soir de la France Bouge
44:03Jean-Ami Emmanuel Rodokanaki
44:05vous savez que
44:06dans quelques mois
44:07c'est l'élection présidentielle
44:08et donc chaque soir
44:09dans la France Bouge
44:11je demande
44:13à notre invité
44:14à l'un de nos invités
44:16son espoir
44:17pour la France
44:18pour 2027
44:20Europe 1
44:22La France Bouge
44:23Les raisons d'espérer
44:25Alors
44:26quelles sont les raisons d'espérer
44:27pour vous
44:27en tant qu'entrepreneur
44:28en tant que dirigeant ?
44:30Je vais me concentrer
44:31sur le domaine
44:31que je connais
44:33j'ai eu le plaisir
44:35et la joie
44:35d'écrire un livre
44:36qui s'appelle
44:36Mieux Grandir
44:37qui est paru
44:38aux éditions de l'Aube
44:38cette année
44:39pour faire de la petite enfance
44:41un vrai projet de société
44:43c'est essentiel
44:44la démographie
44:45la natalité
44:47la politique familiale
44:48à faire en sorte
44:49qu'il fasse bon vivre
44:50en France
44:50pour moi
44:51c'est un sujet
44:52qui est clé
44:53et comment est-ce qu'on fait
44:54pour bien faire grandir
44:55nos enfants ?
44:57Il y a plein de sujets
44:58il y a plein de points positifs
44:59le désir d'enfant en France
45:00il est toujours à 2,3
45:01enfant par femme
45:02donc comment est-ce qu'on repasse
45:03de la natalité actuelle
45:05qui est à 1,5
45:06à 2,3
45:07ça c'est la première question
45:08ensuite
45:09globalement
45:10et c'était le cas
45:11notamment dans le
45:12dans le baromètre IFOP
45:13dont je vous ai parlé
45:13tout à l'heure
45:15les français sont plutôt
45:16satisfaits de leur politique
45:17familiale
45:17de l'égalité homme-femme
45:19considère que depuis
45:20l'an 2000
45:21depuis un quart de siècle
45:22on a plutôt fait
45:23des progrès là-dessus
45:24donc il reste des points
45:25de friction
45:25quels sont-ils ?
45:26le logement bien évidemment
45:27ça coûte trop cher
45:28aux jeunes couples
45:29d'avoir une deuxième
45:29ou une troisième chambre
45:30dans leur appartement
45:32le pouvoir d'achat
45:33et c'est une des mesures
45:34que je mets en avant
45:35dans le livre
45:35c'est il faut absolument
45:36remettre les allocations
45:37familiales
45:38dès le premier enfant
45:39et les concentrer
45:40sur les deux premiers enfants
45:42mettre en place
45:42une très grande section
45:43en crèche
45:44ça c'est essentiel
45:45en termes d'éveil
45:46une très grande section
45:48de 3 à 4 ans
45:49selon le modèle
45:50un plan anglo-saxon
45:51exactement
45:51pourquoi ?
45:52parce qu'à ce moment-là
45:53l'enfant se retrouve
45:54dans sa classe
45:55avec un adulte
45:57pour 12 enfants
45:58alors qu'au même âge
45:59s'il est à l'école maternelle
46:00c'est un adulte
46:01pour 25 à 30 enfants
46:02et donc
46:03cette progression
46:04dont on a besoin
46:05aujourd'hui
46:06cette progression qualitative
46:07le vocabulaire
46:10etc.
46:10mon livre de chevet
46:11en ce moment
46:12c'est le livre
46:12de Céline Alvarez
46:13pourquoi est-ce qu'il faut
46:14apprendre à lire
46:15aux enfants
46:15dès la maternelle
46:16quand on voit
46:18la catastrophe
46:19du classement
46:20PISA
46:20pour la France
46:21à l'âge de 15 ans
46:22en réalité
46:23ça ne se répare pas
46:24à 12 ou à 13 ans
46:25ça se construit
46:26dès l'âge
46:27de 2, 3 et 4 ans
46:28et c'est pour ça
46:28que je pense
46:29qu'une très grande section
46:31en crèche
46:32dès 2027
46:33ça peut être
46:34un bon point de départ
46:35donc vous y croyez
46:36il y a des raisons d'espérer
46:36bien sûr
46:37sinon on ne serait pas
46:38entrepreneur
46:38merci Jean-Emmanuel Rodo
46:40Kanaki
46:40fondateur et PDG
46:41du groupe Grandir
46:42des petits chaperons rouges
46:43merci d'être venu ce soir
46:44sur Europe 1
46:45merci
46:46merci à Nicolas Lauru
46:47fondateur de Babyly
46:48à Héloïse Rui
46:49co-dirigeante de Hamak
46:50et un grand merci
46:51à notre coach
46:52Fabrice Marcella
46:53directeur de la banque
46:54des start-up
46:54chez LCL
46:55excellente soirée
46:56à toutes et à tous
46:57sur Europe 1
46:57dans un instant
46:58c'est Valérie Darmon
46:59pour la libre antenne
47:00bonsoir Valérie
47:01bonsoir Elisabeth
47:02à lundi

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