- il y a 3 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Toujours avec Catherine et Antoine et André pour interviewer,
00:07et Gilles Platret, le maire d'hiver droite de Chalons-sur-Saône,
00:11la campagne avance, je le disais.
00:13Jean-Luc Mélenchon et Edouard Philippe, selon un dernier sondage,
00:16se retrouvent à égalité au premier tour.
00:20Quel est votre renseignement là-dessus ?
00:21De la crainte, de l'inquiétude ou plutôt ?
00:24On est encore loin, on est encore très très loin.
00:27En revanche, je fais partie de ceux qui pensent que si Jean-Luc Mélenchon accède au deuxième tour,
00:35par exemple face à Marine Le Pen,
00:37qui est donné comme quasi sûr aujourd'hui, en tout cas pour être qualifié au deuxième tour,
00:43je pense que les écarts ne seront pas ceux qu'on nous projette aujourd'hui.
00:46C'est-à-dire ?
00:47Je pense que la capacité de mobilisation de Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen est beaucoup plus importante.
00:54C'est-à-dire que le 30-70...
00:56Je n'y crois pas une seule seconde.
00:57Je n'y crois pas une seule seconde.
00:58Sans doute, la tâche serait-elle plus difficile pour Marine Le Pen face à un candidat du bloc central ?
01:04Voilà, cette expression consacrée aujourd'hui.
01:06En gros, un centriste, comme aurait dit Marie-France Garraud à une époque,
01:11avec toute l'amabilité qu'elle mettait dans ses propos à leur endroit.
01:15Mais en tout état de cause,
01:17Jean-Luc Mélenchon aura des ressources énormes.
01:19C'est énorme.
01:19Même si le débat hier des candidats,
01:24enfin d'une partie, j'ai bien compris,
01:25des candidats de la gauche centrale
01:29n'a pas tranché cette question.
01:31On voit bien que des différences apparaissent.
01:32Mais 3 sur 5 était pour.
01:33Mais je vous fiche mon billet.
01:35Mais attendez, mettons-nous dans la situation
01:37où M. Mélenchon se retrouve face à Mme Le Pen au deuxième tour.
01:40Est-ce que vous croyez une seule seconde
01:42que M. Glunstrand prendra la responsabilité de dire
01:44« je ne choisis pas » ?
01:45Mais évidemment qu'il va appeler à voter pour Mélenchon.
01:48Évidemment !
01:49Et même s'il a dit le contraire hier soir,
01:51il le fera.
01:51Parce que c'est dans son ADN, à un moment donné,
01:54de combattre le RN.
01:56Et il ne tiendra pas deux secondes.
01:58Surtout que Mélenchon ne sera pas idiot.
01:59Il fera des ouvertures.
02:00C'est un excellent politicien.
02:02Il va faire l'aimable maintenant.
02:03Il fera l'aimable.
02:04Le moment venu, là il fait le dur.
02:06C'est normal, on est dans la présélection.
02:07Et puis il y a autre chose aussi qu'il faut dire.
02:09Moi j'ai vu, il y a 4 ans et demi maintenant,
02:12la force de mobilisation de l'électorat musulman
02:17par les partisans de Mélenchon.
02:19J'ai vu, par des musulmans que je connais à Chalon,
02:22arriver sur les réseaux...
02:24Vous en avez au conseil municipal.
02:25Mais oui, bien sûr.
02:27Et j'en ai également dans mes amis.
02:28Je n'ai pas de problème avec la religion musulmane.
02:30Mais j'ai vu comment la politique s'en emparait.
02:34Des messages qui arrivaient sur les réseaux sociaux
02:37ou internes d'ailleurs de la communauté.
02:39En disant, on a bien regardé tous les candidats.
02:42C'était évidemment au premier tour.
02:43Il y en a un qui n'est pas parfait,
02:45mais qui défendra la communauté.
02:47C'est Jean-Luc Mélenchon.
02:48Et immédiatement après l'arrivée de ce message,
02:50c'est le vote communautaire.
02:52Il joue encore dans la communauté musulmane.
02:54Il est très individualisé dans le reste du pays.
02:56Mais dans la communauté, c'est un vote qui existe encore.
02:59Et on a vu arriver des citoyens de confession musulmane
03:04nous disant, où est le bulletin Mélenchon ?
03:06On vote.
03:06Donc la force de mobilisation des quartiers...
03:11Mélenchon travaille là-dessus depuis des années et des années.
03:13Encore plus que la dernière fois.
03:14C'est la Nouvelle-France.
03:15C'est la Nouvelle-France.
03:17Ces deux derniers meetings, il y avait une foule assez considérante.
03:21Mais bien sûr, conjugué au rassemblement des électeurs de gauche
03:23qui ne voudront pas permettre que Marine Le Pen accède à l'Elysée,
03:27tout ça lui fait des réserves énormes pour le deuxième tour.
03:29Donc voilà, je ne partage pas ces sondages qui sont trop loin du but
03:32et qui manquent la cible.
03:33On n'est pas dans le money time, ça c'est certain.
03:35Antoine André ?
03:36Il faut d'autant plus être prudent qu'on ne connaît pas exactement
03:38la photo des candidatures.
03:40Il y a beaucoup d'incertitudes.
03:42la capacité du Bloc Central à se réunir tous derrière un seul candidat.
03:46Et puis, l'hypothèse François Hollande,
03:49qui est embusqué pour...
03:51Ça, ça vous amuse ?
03:52Parce que comme vous avez écrit un livre sur lui...
03:53J'en ai écrit deux sur lui.
03:56En fait, ce qu'on a vu hier quand même, qui était assez clair,
03:59c'est qu'aucun des candidats qui étaient sur ce plateau
04:02ne serait au second tour de la présidentielle.
04:04Ça, je pense que les Français l'ont bien compris.
04:05On a tous compris ça.
04:06C'était quand même un combat de non, j'allais dire,
04:09avec, je dirais, moi,
04:11un petit espoir,
04:12mais ceci dit, ce que vous dites me fait réfléchir,
04:14Gilles Plattray,
04:16c'est Jérôme Guelts,
04:17ce que j'ai trouvé extrêmement clair
04:19sur les alliances avec Mélenchon,
04:22et qui a un discours, je trouve, en politique,
04:24qu'on soit de droite ou de gauche,
04:25qui, je trouve, fait quand même un peu de bien.
04:27C'est qu'il faut avoir des principes, des valeurs,
04:29et il vaut mieux perdre avec ces principes et ces valeurs
04:31que se compromettre juste pour avoir des postes.
04:34Il a une histoire personnelle avec Mélenchon.
04:36Tout le monde ne le sait pas, c'est pour ça que je le précise pour les auditeurs de Ranchard.
04:38Je trouve que c'est assez courageux de sa part,
04:40c'est peut-être le seul petit fil intéressant
04:43que j'ai trouvé un peu rassérénant
04:45dans le débat politique ambiant,
04:47c'est que les valeurs, en principe,
04:49on transige pas.
04:49C'est-à-dire que les vainqueurs,
04:51il y a de ce quintet, c'était Hollande et Mélenchon.
04:56Je partage, c'est effectivement le seul qui soit à peu près sorti du débat,
05:00parce que le reste, c'est un peu auto-annihilé, j'ai l'impression.
05:04Vous l'avez suivi ?
05:05Oui, j'ai suivi des extraits.
05:06Je n'ai pas eu la patience de suivre en intégralité.
05:08M. Platret, je ne suis pas sûr que Jérôme Muguel,
05:10en quatre seconds tours, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon,
05:13comme vous venez de le dire, j'y avais pas pensé,
05:15mais je ne suis pas sûr qu'il n'appellerait pas à voter Mélenchon tout de même.
05:19Tout dépendra, la position, si Mélenchon devait être qualifié pour le deuxième tour,
05:23en fin politicien, vous verriez automatiquement les propositions qu'il ferait,
05:27sans doute de gouvernement élargi à toute la gauche, etc.,
05:30pour rassurer tout le monde et accéder au pouvoir.
05:33Et je pense qu'encore une fois,
05:35faire barrage, c'est le mot clé dans la gauche française.
05:38Elle est devenue une gauche moraliste.
05:40Elle a essayé de tenir la droite républicaine
05:44cantonnée dans l'espace qu'elle lui réservait,
05:46au nom de la morale,
05:47enfin de ce qu'elle estimait être la morale.
05:49Et à partir de là, je crois qu'il aura beaucoup de mal
05:51de dire « je vais à la pêche au deuxième tour ».
05:54Vraiment.
05:55Même si j'ai beaucoup d'estimes pour lui par ailleurs.
05:57Vous, qui n'êtes plus encarté chez les LR aujourd'hui,
06:01qui avez des combats municipaux,
06:03qui est en prise avec le terrain, comme on le disait,
06:07est-ce que vous,
06:09un second tour Marine Le Pen,
06:10contre Jean-Luc Mélenchon,
06:11ou tout autre candidat même du bloc central,
06:13vous voteriez Marine Le Pen ?
06:15Est-ce qu'il y a aujourd'hui chez elle des évolutions de son programme ?
06:19On voit d'ailleurs qu'elle a évolué sur beaucoup de sujets
06:21et qu'elle est aujourd'hui davantage dans le rassemblement et l'apaisement.
06:24Est-ce que l'homme de droite que vous êtes
06:26trouve que ça pourrait être un sursaut utile pour la France ?
06:29Vous savez, pour le moment, j'ai un peu de mal quand même à m'identifier
06:32à un candidat quel qu'il soit.
06:34Je ne fais pas dévouer le mystère.
06:35Même dans le bloc central ?
06:36J'ai cherché, j'ai regardé qui vous soutenait.
06:39Même Retailleau ?
06:40Non, mais j'ai beaucoup d'estimes à titre personnel pour Bruno Retailleau,
06:43qui est sans doute un de ceux, un des rares aujourd'hui en politique,
06:46dans ce milieu politique qui n'est quand même pas très brillant,
06:49qui réfléchissent un peu.
06:50Je crois que...
06:51Mais honnêtement...
06:52Qu'est-ce qui lui manque à Retailleau ?
06:54Sans doute une vision globale du pays.
06:56C'est-à-dire quoi ?
06:57C'est-à-dire que je vois beaucoup de mesures.
06:59Vous savez, c'est un peu le problème,
07:00et c'est d'ailleurs assez assommant,
07:01c'est un peu le problème de tous les candidats à la présidentielle.
07:03C'est-à-dire qu'on additionne les mesurettes, etc.
07:05Et en fait, ils font une campagne pour Matignon plutôt que pour l'Elysée.
07:10Et j'ai l'impression que Retailleau s'en dilue.
07:12Un récit, une vision...
07:13Ben oui, mais si vous voulez, on attend quoi.
07:14Il n'y a pas de récit national.
07:15C'est tellement facile.
07:16Alors avec l'IA, maintenant, je n'ose penser
07:19que des programmes puissent se construire comme ça.
07:21Vous allez donner des idées.
07:22Je pense qu'on n'a pas besoin de moi pour les donner.
07:24Mais on écrit même des livres maintenant avec l'IA.
07:27Vous faites référence au roman.
07:28Oui, il y a un certain roman qui est sous le feu de la critique en ce moment.
07:31Moi, je suis au-delà d'ailleurs.
07:32Mais il n'en reste pas moins que...
07:34Je crois qu'il...
07:35Aujourd'hui, je ne vois pas de vision.
07:37Et j'ai même du mal à la voir.
07:40Quel que soit d'ailleurs...
07:40Si, peut-être que le seul qui a vraiment une vision,
07:43je suis au regret de le dire, c'est Mélenchon.
07:45C'est le seul en tout cas qui l'affirme.
07:47Non mais c'est un adversaire.
07:48Je dirais même que c'est un ennemi parce que je pense qu'il est sorti.
07:50Il a une vision, une direction.
07:52On n'a pas envie d'aller.
07:52Il est surtout sorti à mes yeux du champ de la République.
07:56Très honnêtement.
07:56Pour ça que je dis que c'est plus un ennemi qu'un adversaire sur le plan politique.
07:59Ça raconte quelque chose.
08:00Ça raconte quelque chose.
08:01Mais il y a un récit.
08:02Il y a un récit.
08:03Pardonnez-moi.
08:04Et pourtant, je le combattrai jusqu'au bout.
08:06Donc, c'est pourquoi je suis assez en peine de vous faire des pronostics de mes propres choix.
08:11On verra comment la campagne se passe.
08:12Très honnêtement, moi j'ai dit et je le redis que si je peux apporter quelque chose
08:17dans cette campagne, ça sera sur la base des combats que j'ai menés.
08:19Parce que je ne voudrais pas que le combat contre l'islamisme,
08:22qui est un combat fondateur aujourd'hui,
08:24dans une perspective où l'islamisme se répand sur le terrain à une vitesse phénoménale,
08:29soit occulté par des débats qui sont sans doute moins importants que celui-ci.
08:33Tous le sont, évidemment.
08:34On parlait du pouvoir d'achat il y a un instant.
08:36Mais il n'en reste pas moins que ce sujet-là est à mes yeux,
08:39à l'échelle d'une génération, celui qui peut mettre la France par terre.
08:42et nos libertés par terre.
08:43– L'interdiction du voile dans l'espace public par exemple.
08:44– Mais je suis favorable, mais je demande depuis des années et des années.
08:47– Sauf que c'est difficilement juridiquement applicable.
08:50– Oui, alors il y a l'espace public, les services publics.
08:53– Ah, c'est pas la même chose.
08:53– Voilà, il y a la rue, il y a les écoles.
08:55– Oui, alors j'ai vu que Paris Le Pen commençait de reculer sur le sujet.
08:57– Oui, elle a un peu reculé en fait.
08:58– Non, mais elle a carrément reculé.
09:00– Jean-Philippe Tanguay est allé au feu tout seul.
09:02– Lui, il était au feu et elle a reculé.
09:03– Elle a reculé, puisqu'elle a commencé de parler d'étapes, etc.
09:06Moi je pense très honnêtement que si une loi référendaire, référendaire…
09:11– Quelle propose d'ailleurs ?
09:13– Là, ça me va très bien.
09:15Si une loi référendaire interdisait le voile, on pourrait ensuite l'appliquer.
09:21La voie du peuple prime.
09:22Ça a toujours été, alors vous auriez des combats d'arrière-garde de la Cour suprême,
09:26c'est-à-dire du Conseil constitutionnel et d'autres,
09:28mais si le peuple a tranché, alors on pourra appliquer.
09:30Mais il ne faut pas parler d'étapes, parce que ça veut dire que vous ne le ferez pas.
09:33Et qu'on ne vienne pas nous dire que c'est pratiquement impossible.
09:36C'est possible, bien sûr.
09:38C'est possible.
09:39Vous savez combien il y a de millions de femmes voilées dans notre pays ?
09:43En gros, il y en a entre 3 et 5 millions.
09:47– D'où vient ce chiffre ?
09:48– C'est un chiffre qui est basé sur la population musulmane estimée,
09:53une bonne dizaine de millions.
09:56Je dis bien estimée, puisqu'on n'a pas de statistiques religieuses dans ce pays,
09:58mais on estime qu'il y a, alors les statistiques béates vous diront 7 millions,
10:03les alarmistes, en tout cas ceux qui contestent la présence de la religion musulmane vous diront 15 millions,
10:09je pense que raisonnablement il y a 10 millions, au moins 10 millions de musulmans dans ce pays.
10:12Donc il y a une proportion de femmes voilées entre 3 et 5 millions.
10:16Toutes les femmes musulmanes ne sont pas voilées, mais elles le sont de plus en plus.
10:19Je veux simplement dire que ce n'est pas impossible.
10:21– Certains contradicteurs vous diront, est-ce que vous interdisez aussi la kippa ?
10:26– C'est un signe religieux ostentatoire ?
10:27– Mais non, pour une simple et bonne raison.
10:29Pour une simple et bonne raison.
10:31Ce n'est pas sur le principe de la laïcité qu'on peut interdire le voile dans l'espace public.
10:35On peut l'interdire dans les services publics éventuellement par une conception élargie de la laïcité.
10:39Et encore, pardonnez-moi, c'est un peu tiré par les cheveux, c'est un mauvais jeu de mots.
10:43Mais on pourrait encore l'imaginer dans les universités au nom de la laïcité.
10:48Sur l'espace public, ce n'est pas la laïcité qui peut jouer.
10:50Je condamne le voile pour une simple et bonne raison.
10:52C'est un signe d'infériorisation d'une partie de la moitié de l'humanité.
10:57C'est dire aux femmes, vous ne devez vous cacher parce que vous appartenez à votre père,
11:01à votre frère, à votre mari et à votre communauté.
11:03C'est intolérable en France.
11:04On me dira que certaines le font librement.
11:06Mais d'autres, ils sont contraintes et elles sont de plus en plus nombreuses.
11:09Nous ne pouvons pas tolérer ça.
11:10Donc ce n'est pas au nom de la laïcité,
11:12c'est au nom de l'égalité entre les hommes et les femmes qu'il faut l'interdire.
11:14Et c'est donc spécifiquement ce signe-là qui doit être combattu.
11:19J'ajouterais, vous le savez, que c'est aussi le signe par lequel les frères musulmans
11:22mesurent la progression de leur influence sur une société donnée.
11:26Et les pays, notamment de racines musulmanes,
11:29qui sont tombés dans les mains des frères musulmans,
11:32ont commencé par être ceux qui ont laissé de la place de plus en plus
11:35au voile et à la halalisation de la société,
11:39puisque c'est une façon de dire qu'il y a les purs et les impurs.
11:42Nous ne pouvons pas accepter ça en France.
11:43C'est impossible.
11:44Vous avez remarqué d'ailleurs que le rapport que Bruno Retailleau
11:47voulait déclassifier sur les frères musulmans,
11:49on n'entend plus parler.
11:50Alors, les éléments qui ont été déclassifiés dataient de quelques années.
11:54Enfin, excusez-moi, je pense qu'il y a le rapport sur les frères musulmans
11:58est à écrire.
11:59Et d'ailleurs, j'avais caressé l'ambition de le faire à un moment donné
12:01dans le cadre d'un think tank que j'avais créé,
12:04France 2050, je fais un peu de publicité,
12:05mais c'est totalement gratuit,
12:07puisqu'on avait sorti en octobre dernier un rapport sur l'entrisme en France
12:10de la République islamique d'Iran,
12:11avec des experts qui avaient été reconnus.
12:14Vous avez vu déjà, quand on a voulu aborder le sujet en Conseil des ministres,
12:16la colère du président de la République,
12:18qui avait demandé à son ministre de l'Intérieur de l'époque, Bruno Retailleau,
12:21de reconsidérer, de faire les équipes,
12:24parce que c'était soi-disant pas clair.
12:26Depuis, on n'entend plus parler de ce truc-là.
12:28Alors, sur l'entrisme en France de la République islamique d'Iran,
12:31le lendemain, dans le Parisien,
12:32le ministre de l'Intérieur, M. Nunes,
12:34condamnait ce que nous avions écrit en tronquant des citations.
12:37Sauf que toutes les personnes que nous avions désignées nominativement
12:41comme des personnes dangereuses ont été soit jugées, soit expulsées.
12:44Donc on n'était pas complètement dans le tort.
12:46Il y a une omerta de l'État sur ces sujets,
12:49alors que le peuple français doit savoir exactement la profondeur du mal.
12:52Vous parlez de M. Nunes qui, devant la mosquée de Paris,
12:55avait eu des mots en disant qu'il fallait promouvoir les SAM.
12:58Oui, et que le président y était favorable.
13:02On parle du même.
13:02Merci beaucoup, Gilles Patry, d'avoir été l'invité de l'invitation.
13:05A tout de suite pour la suite du débat.