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00:00Vélo.
00:30Le Figaro revient sur les nombreux désaccords entre l'Elysée et le Vatican autour du programme de la visite du
00:36pape en France qui débute demain.
00:38Vincent Herouet nous dévoile dans son édito international les coulisses de la libération d'un Français détenu en Azerbaïdjan.
00:44Un geste que le Quai d'Orsay paye au prix fort.
00:47Et puis l'édito de Laurent Tessier consacré aujourd'hui aux attaques du journaliste Patrick Cohen contre Europe 1 et
00:53CNews.
00:53Tout d'abord c'est votre journal et à la une des prix records à la pompe des crises géopolitiques
00:58sans fin.
00:58Emmanuel Macron ne pouvait plus garder le silence.
01:01Le Président de la République accorde ce soir un entretien à la télévision.
01:05Un point sur les enjeux de cette prise de parole dans quelques instants.
01:08Une enseignante rouée de coups par un enfant de 8 ans.
01:11Cela s'est passé le 11 septembre dans une école d'Evry-Courcouronne.
01:15Le jeune agresseur est atteint d'un lourd handicap.
01:17Les détails à suivre.
01:18Dans ce journal également une mauvaise nouvelle de plus pour le budget des ménages.
01:22Les tarifs des assurances vont flamber l'année prochaine.
01:25Et puis à la veille de l'arrivée du pape en France.
01:27Retour sur les sources d'inspiration de Léon XIV.
01:31Europe 1
01:34Dans une période où les Français voient leur pouvoir d'achat plombé par la crise des carburants.
01:39Et les crises géopolitiques s'accumulaient.
01:42Emmanuel Macron s'exprime à la télévision.
01:44Le Président de la République doit accorder un entretien d'une trentaine de minutes.
01:49L'objectif, j'axerais, c'est de montrer que la France agit en dépit d'une influence très réduite sur
01:54le cours des événements.
01:55Emmanuel Macron veut replacer la flambée des prix des carburants dans le contexte international.
02:00C'est tout l'enjeu de son intervention.
02:03Expliquer aux Français que la hausse des prix à la pompe se joue d'abord au Moyen-Orient avec le
02:08blocage du détroit d'Hormuz.
02:10Autrement dit, il s'agit pour lui de distinguer les conséquences auxquelles l'État tente de répondre par des aides
02:16et les causes qui échappent en grande partie à son contrôle.
02:20A 8 mois de la fin de son mandat, Emmanuel Macron entend ainsi réaffirmer son rôle diplomatique
02:24alors que ses marges de manœuvre budgétaire sont extrêmement réduites.
02:28La logique est la même sur le dossier ukrainien.
02:31Le chef de l'État va réaffirmer son rôle de chef des armées en rappelant les menaces qui pèsent sur
02:36la sécurité européenne.
02:38Tout cela à la veille de la réception de Léon XIV à l'Élysée.
02:42Sur fond d'appel à la paix, mais aussi de désaccords sur l'euthanasie et le suicide assisté.
02:47Toute la difficulté pour lui ce soir sera donc de convaincre les Français
02:51que son action diplomatique peut aussi apporter des réponses concrètes à leurs difficultés quotidiennes.
02:57Jacques Serret du service politique d'Europe 1.
03:00Eux occupent une place centrale dans les grands bouleversements du monde.
03:04Xi Jinping et Donald Trump sont réunis en ce moment à la Maison Blanche
03:07à l'occasion de la visite d'État du président chinois aux États-Unis.
03:11Les deux dirigeants se sont exprimés il y a quelques heures.
03:14Xi Jinping appelle son homologue américain à la prudence sur la question de Taïwan
03:18et à résoudre rapidement le conflit en Iran par la voie diplomatique.
03:22Le président américain qui suscite une vague d'inquiétudes en Europe
03:25en n'excluant pas une interdiction des exportations de diesel américain
03:30qui représentait le mois dernier 50% des importations sur le vieux continent.
03:34À l'heure où le prix moyen du litre de gasoil dans les 27 pays de l'UE
03:37atteint des sommets à 2,23 euros,
03:39la Commission européenne qualifie aujourd'hui cette interdiction de très mauvaise idée.
03:44Vous écoutez Europe 1, il est 20h03,
03:46une agression ultra-violente et à peine croyable
03:49dans une école primaire d'Evry-Courcouronne en région parisienne.
03:52Une enseignante rouée de coups par un élève lourdement handicapé,
03:56âgée de 8 ans seulement.
03:57La victime s'est vue prescrire 7 jours d'arrêt de travail,
04:00c'est dire la gravité des faits.
04:02Romy Azoulay, cela s'est passé le 11 septembre dernier.
04:05Oui, dans la cour de l'école, au moment de la récréation,
04:07l'enseignante tente de s'interposer
04:09alors que l'élève s'en prend physiquement à l'une de ses camarades.
04:12A partir de là, il explose de colère.
04:15Du haut de ses 8 ans, il la menace de la tuer et de l'égorger,
04:18la jette au sol avant de lui asséner plusieurs coups de poing et de pied.
04:22Il faudra deux autres adultes pour réussir à le maîtriser.
04:25La professeure, qui a porté plainte, a été placée en arrêt de travail une semaine.
04:29Ce n'est pas la première fois que ce garçon se montre violent
04:32à l'égard de ses camarades ou de l'équipe enseignante.
04:35Des actes et des propos inqualifiables,
04:37dénonce le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geoffray,
04:40mais commis sans pleine connaissance de cause.
04:42Cet enfant est atteint de troubles psychologiques.
04:45Il avait déjà reçu une notification pour être accueilli dans une structure spécialisée.
04:49Faute de place disponible, il est resté dans une classe ordinaire.
04:53En guise de réponse, l'Académie de Versailles promet pour cette école
04:56un recrutement prioritaire d'AESH,
04:59ses accompagnants dédiés aux élèves en situation de handicap.
05:02Romy Azoulay, toujours en région parisienne,
05:05des blocages de lycées virent au chaos depuis le début de la semaine.
05:08Des tirs de mortiers, des incendies de poubelle et des attaques
05:11contre les forces de l'ordre signalées dans une dizaine d'établissements
05:15du Val-de-Marne, de Seine-Saint-Denis ou encore du Val-d'Oise.
05:17A ce stade, on compte 10 interpellations seulement à Sarcelles.
05:21Les autorités s'inquiètent d'appels à la violence circulant sur les réseaux sociaux.
05:25Un nouveau coup de filet dans l'affaire Quentin de Ranque.
05:288 personnes interpellées cette semaine dans l'enquête
05:30sur le lynchage mortel du militant identitaire à Lyon en février dernier.
05:34Cinq d'entre elles sont mises en examen.
05:36Ces nouveaux suspects auraient participé aux affrontements
05:39qui ont précédé le drame, mais sans porter les coups mortels.
05:42La Pologne sous le choc après une rarissime attaque au couteau.
05:45Ce matin, dans l'est du pays, dans l'abbaye de la ville de Jaroslav,
05:49une personne tuée et quatre autres blessés.
05:51L'assaillant, interpellé juste après les faits, se trouve ce soir en détention.
05:55Cet homme de 31 ans de nationalité ukrainienne.
05:58Ses motivations ne sont pas connues pour le moment.
06:05Un nouveau bilan de l'Office National des Forêts
06:08nous apprend ce soir que 98 000 hectares sont partis en fumée cet été.
06:13C'est cinq fois plus que la moyenne des 20 dernières années
06:15et c'est un record depuis 1976.
06:18Des incendies couplés à d'autres phénomènes naturels extrêmes
06:21ne seront pas sans conséquences sur les prix des assurances l'an prochain.
06:26La hausse sera particulièrement importante sur les assurances.
06:28Habitation, Aurélien Fleureau.
06:30Oui, les catastrophes naturelles se sont succédées.
06:32Tempêtes, inondations, sécheresses, incendies ou grêles.
06:35Les sinistres sont plus fréquents, plus sévères
06:38et leurs coûts augmentent, indique France Assureur.
06:40Et les deux cabinets spécialistes du secteur anticipent de nette hausse
06:43entre 5 et 6% pour Facts & Figures
06:46et plus 7% selon Adactis,
06:49soit une augmentation moyenne d'une vingtaine d'euros hors taxes par contrat habitation.
06:54Les dégâts des eaux sont les sinistres les plus fréquents
06:56mais ce sont bien les incendies qui coûtent le plus cher.
06:58En ce qui concerne l'assurance auto,
07:00la hausse moyenne est attendue autour de 3 à 5%.
07:03Là aussi, beaucoup de véhicules abîmés par des événements climatiques
07:07et en plus, un surcoût dans les réparations sur les motorisations hybrides et électriques.
07:12Selon Assureland, pour le 100% électrique,
07:14c'est 15 à 20% plus cher qu'un modèle thermique équivalent.
07:17Conséquence, avec des réparations plus coûteuses sur les modèles les plus récents,
07:21beaucoup d'assurés choisissent d'abaisser leur niveau de couverture
07:24en privilégiant un contrat hautière et non plus tout risque.
07:27Les explications d'Aurélien Fleureau pour Europe 1.
07:31La France se prépare à réserver le meilleur accueil possible pour le pape.
07:35Son arrivée est prévue demain matin à 10h à Paris.
07:39Première rencontre entre les fidèles et Léon XIV sur le sol français.
07:42Et avant le début de cet événement historique,
07:44Europe 1 vous apprend à mieux connaître ce souverain pontife,
07:48élu il y a un peu plus d'un an.
07:49Aujourd'hui, Frédéric Michel, vous nous parlez des inspirations du cardinal prévost devenu Léon XIV.
07:55Un choix qui ne doit rien au hasard.
07:57La paix soit avec vous.
07:59Ce sont les premiers mots du pape au balcon de la basilique Saint-Pierre.
08:03Je suis un fils de Saint-Augustin, poursuit le successeur de François,
08:07comme pour annoncer le chemin de son pontificat.
08:09L'ordre missionnaire des Augustiniens est proche des pauvres de la ruralité,
08:14engagé dans l'éducation et l'action sociale.
08:16Quelques minutes plus tôt, le cardinal français Mamberti avait annoncé le nom choisi par le nouveau pape.
08:23Un hommage à Léon XIII, père de la doctrine sociale de l'église,
08:27à l'époque de la révolution industrielle.
08:29Aujourd'hui, la révolution est numérique, l'intelligence artificielle interroge.
08:33C'est l'une des raisons du choix de ce nom, mais pas la seule.
08:36Christophe Dickès est spécialiste de la papauté, journaliste pour le média KTO.
08:40Le pape Léon XIV se réfère à Léon XIII, mais aussi à Léon Ier.
08:44Et Augustin et Léon le Grand vivent à une époque de décadence.
08:48Et justement, il est persuadé que l'on vit la même époque,
08:51de perte de repères et de perte des valeurs.
08:54Et dans ce contexte, l'église est là pour apporter une réponse et un message d'espérance.
08:59C'est exactement ce que fait le pape Léon XIV.
09:02Appelant à construire des ponts pour le dialogue et à une paix des armées.
09:06Frédéric Michel, cette visite du pape en France, c'est aussi un extraordinaire défi sécuritaire.
09:12Quatre jours d'événements publics, un million de spectateurs attendus dans trois villes différentes.
09:17Mais c'est bien à Paris que le dispositif sera le plus lourd.
09:20Jean-Baptiste Marty, aux 14 000 policiers, gendarmes et militaires mobilisés,
09:24il faut ajouter des renforts issus de la sécurité privée.
09:271 750 agents de sécurité privée issus de 15 sociétés ont été recrutés.
09:32Tous vont être répartis pour sécuriser les différentes cérémonies religieuses
09:36à Notre-Dame, au Stade de France ou encore sur les Champs-Elysées.
09:39Alberic Dumont, coordinateur général délégué de l'avenue du Pape à Paris,
09:43dresse la liste de leur mission.
09:45La tenue et le contrôle de zones, d'espaces qui auraient été déminés préalablement,
09:49mais aussi et surtout au contact du public pour l'inspection des bagages
09:54et le filtrage aux entrées et aux abords des sites sur lesquels le public va se rendre
09:58pour rencontrer le Pape Léon.
09:59Pour assurer la sécurité des fidèles, ces agents vont bénéficier d'outils technologiques
10:04qui ont déjà fait leur preuve pendant les Jeux Olympiques de Paris 2024,
10:07comme les Portiques, nouvelle génération pour détecter les métaux.
10:10Une aide précieuse pour ces agents, tous triés sur le volet et contrôlés avant d'être recrutés.
10:15Tous les personnels font l'objet d'une accréditation préalable,
10:19à la fois par leur donneur d'ordre, mais également par le ministère de l'Intérieur
10:22qui assure une enquête de sécurité.
10:24En plus de ces vigiles privés, 13 000 bénévoles ont été embauchés
10:28pour accompagner et orienter les centaines de milliers de fidèles attendus.
10:31Jean-Baptiste Marty, journaliste police-justice, à la rédaction d'Europe 1.
10:36La météo avec vous, Marlène Duray.
10:39Demain, un temps sec et assez chaud.
10:40Eh oui, il n'y a pas trop de changements, avec une journée assez bien ensoleillée,
10:43moins de grisailles par rapport à ce matin, c'est vrai.
10:46On pourra trouver quelques brouillards du côté de la Bretagne,
10:49Finistère, Côte d'Armor ou encore sur le sud d'Aquitaine.
10:51Et puis un peu de Mistral aussi, qui aura tendance à faiblir dans l'après-midi,
10:55pas plus de 40 km à l'heure.
10:57Les températures, alors dans l'après-midi, elles vont plutôt baisser au sud-ouest.
11:00Vous savez qu'il a fait près de 38 quand même dans le Béarnes.
11:03C'est énorme.
11:04Donc demain, bon, il fera encore 32-33 dans le midi toulousain,
11:08mais Béarnes se redescend à 24, 30 pour Bordeaux.
11:11Dans le sud-est, comptez 26 à 31 degrés.
11:14Et puis sur la moitié nord, les températures ont tendance à monter,
11:17avec 26 à 31 degrés, 26 du côté de Lille,
11:2028 à Besançon et Paris et 31 à Bourges.
11:22Merci beaucoup Marlène Duray.
11:24À suivre l'édito politique d'Alexis Brézé sur Europe 1.
11:38Merci d'écouter Europe 1.
11:39En ce jeudi soir, place maintenant à vos signatures Europe 1,
11:43celles qui vous réveillent tous les matins entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
11:48À la veille de l'arrivée du Pape en France,
11:50le directeur des rédactions du Figaro, Alexis Brézé,
11:53revient sur ce choix très commenté ces dernières heures.
11:56Le refus d'Emmanuel Macron d'assister aux messes de Léon XIV à Paris, Lourdes et Metz.
12:02L'expression d'un certain malaise entre l'Elysée et le Vatican, Alexis.
12:08Le journal de 20h.
12:10Le malaise, mais quel malaise, mais vous n'y êtes pas Dimitri.
12:13Il faut vraiment avoir l'esprit mal placé pour imaginer qu'il puisse y avoir la moindre ombre au tableau
12:20des relations idylliques entre Léon XIV et Emmanuel Macron.
12:23Enfin, ne me dites pas que vous n'êtes pas convaincu par le magnifique quantique
12:28qu'entendent en canon le cœur de l'Elysée et la maîtrise de l'épiscopat français.
12:32Il a pourtant tous les accents de la vérité.
12:35À l'Elysée, on nous démontre par un plus B que Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy,
12:40n'ayant pas assisté aux messes célébrées en leur temps par Jean-Paul II et Benoît XVI,
12:44il n'y avait aucune raison qu'Emmanuel Macron, président d'une république laïque, déroge à la règle.
12:49Soit.
12:50Mais ce qu'on ne nous explique pas, c'est pourquoi alors Emmanuel Macron,
12:55déjà président d'une république déjà laïque,
12:58avait fait le choix il y a trois ans, à Marseille,
13:01d'être présent à la messe du pape François.
13:04Côté épiscopat, c'est avec la même force de conviction
13:07qu'on nous explique que non, il n'y a pas lieu d'imaginer des choses,
13:11que si Léon XIV a refusé les Invalides, la Garde Républicaine,
13:15la Légion d'Honneur et le Dîner d'État,
13:17qu'Emmanuel Macron se faisait une joie de lui offrir,
13:20il ne faut en aucun cas y voir un camouflet,
13:24mais le simple respect des traditions et mémoriales du Saint-Siège.
13:28Et on ajoute que si, malheureusement,
13:31le Saint-Père n'a pu accepter la séduisante proposition
13:33faite par le président de la République de visiter ensemble Notre-Dame de Paris,
13:38entouré des bâtisseurs qui l'ont restauré,
13:40et sous l'œil des caméras,
13:41eh bien c'est tout simplement parce que son emploi du temps,
13:45avouer que ses ballons ne lui permettaient pas.
13:47Bref, à langue de bois, langue de buis,
13:51personne n'est dupes, tout le monde a compris.
13:53Mais il a compris quoi, Alexis ?
13:54Que décidément, Emmanuel Macron ne sait pas s'y prendre avec les papes.
13:59Déjà, pour faire venir François à Paris,
14:01il s'était donné un mal de chien.
14:03Il l'a visité, revisité, pris par le bras,
14:06il a même cru qu'il pouvait le tutoyer.
14:08Échec sur toute la ligne.
14:10François n'a pas voulu visiter la capitale
14:12au lendemain de l'incendie de Notre-Dame,
14:14il n'a pas voulu venir non plus pour la réouverture de la cathédrale,
14:18et chaque fois qu'il a posé un pied sur notre territoire,
14:20à Strasbourg, à Marseille, à Ajaccio,
14:22il a bien précisé que ce n'était en rien une visite officielle en France.
14:26Grande frustration à l'Elysée.
14:28Et puis là, voici tout à coup qu'un nouveau pape,
14:31répondant à l'invitation des évêques de France,
14:34accepte de venir chez nous.
14:35Divine surprise !
14:36Emmanuel Macron prend l'acceptation pour lui,
14:38et il est aux anges,
14:39et bien décider à maximiser à son profit
14:42l'impact médiatique de l'événement.
14:45Bref, à quelques mois de son départ,
14:48il s'apprêtait à savourer,
14:49dans les pas de l'homme en blanc,
14:51son dernier shoot de lumière.
14:53Oh, et donc il est déçu ?
14:54Ah ben déçu, c'est peu de le dire,
14:56et puis surtout il est vexé,
14:57car en bas encore raté.
14:58Pas plus que François,
15:00Léon XIV n'a finalement accepté
15:02de se mettre au service de la geste macronienne,
15:07édifiée par le spectacle de la réouverture de Notre-Dame,
15:10comme son cortège de responsables politiques
15:12et de personnalités internationales
15:15rassemblées sous la nef
15:17pour la plus grande gloire d'Emmanuel Macron,
15:19et bien le souverain pontife
15:20n'a pas voulu être l'ornement
15:23d'un quinquennat finissant.
15:25Mais il y a sans doute autre chose.
15:27Au lendemain du vote de la loi sur l'euthanasie,
15:30certains se sont demandés
15:31pourquoi le pape maintenait sa visite.
15:33Ils ont un élément de la réponse.
15:36Manifestement, si le Saint-Père
15:38n'a pas voulu priver la France
15:39du bénéfice spirituel de sa venue,
15:42il ne veut pas non plus
15:43offrir la caution de son autorité morale
15:46à celui qui s'est personnellement engagé
15:49dans l'adoption au forceps
15:51d'un texte qui heurte frontalement
15:53la doctrine catholique
15:55et la conscience des chrétiens.
15:57Europe 1
15:57Le journal de 20h
16:00Maëlle Hassani
16:01Alexis Brézel, édito politique
16:03avec nos amis du Figaro
16:05tous les matins à 7h50 sur Europe 1.
16:07Semaine décidément intense
16:09sur le plan diplomatique
16:10pour Emmanuel Macron.
16:11Le président de la République
16:13est parvenu hier
16:14à obtenir la libération
16:15de Martin Ryan,
16:17un Français incarcéré
16:18en Azerbaïdjan depuis 3 ans.
16:20C'est le sujet
16:21de votre édito international,
16:22Vincent Hervouet.
16:23La France paye très cher
16:25cette libération.
16:26Oui, c'est bien un otage
16:28mais il n'y aura pas
16:29la grande scène
16:29du retour du héros
16:30arraché aux griffes
16:31des malveillants
16:32avec, vous savez,
16:33le président
16:34sur le tarmac
16:35de Villacoublet
16:36au milieu de la famille,
16:37les télés au garde-à-vous
16:38et puis l'émotion
16:39mal contenue
16:40mal contenue
16:41mais Martin Ryan
16:42va revenir
16:43sur la pointe des pieds
16:45mais c'est bien
16:45parce qu'il est un Français
16:47qu'il a été piégé.
16:48La France a dû
16:49racheter sa liberté
16:50comme au marché
16:52aux esclaves.
16:52L'homme d'affaires
16:53travaillait à Bakou
16:54où il avait monté
16:55une entreprise de transport.
16:56Le régime d'Azabaïdjan
16:58l'accuse d'avoir été
16:59un agent de renseignement,
17:00l'a arrêté
17:01en décembre 2023,
17:03près de trois ans
17:04et l'a condamné
17:05à dix ans de réclusion
17:06et c'est un véritable
17:07marathon diplomatique
17:08que Paris a engagé
17:09pour le récupérer.
17:11Alors, il y a eu
17:11un troc,
17:12un otage
17:12contre oligarques.
17:14Les diplomates français
17:15se sont démenés
17:16à Bruxelles
17:16pour faire retirer
17:18Alisher Ousmanov
17:19de la liste
17:20des 3000 russes
17:21sous sanction européenne.
17:22Le milliardaire
17:23est un acteur majeur
17:25dans la métallurgie
17:26et les télécoms russes.
17:28Il est décrit
17:28comme l'oligarque
17:29préféré
17:30de Vladimir Poutine.
17:31Il le nie absolument.
17:32Ce qu'il admet en revanche
17:33c'est d'être
17:34un ardent soutien
17:36de la Turquie islamiste
17:37et donc
17:38de l'Azerbaïdjan.
17:39Depuis dix jours,
17:41le quai d'Orsay
17:41bloquait
17:42la reconduction
17:43des sanctions
17:43contre la Russie
17:44et c'est ainsi
17:45que Paris a forcé
17:46la main
17:47de nos voisins européens.
17:49Ils sont sidérés
17:50et l'Ukraine
17:51est indignée.
17:52On ne peut pas dire
17:53que le paiement
17:54de la rançon
17:54ait été discret,
17:55Vincent.
17:56Non,
17:56et les diplomates
17:57l'avalent
17:58cette potion amère
17:59sans grimacer.
18:01Il y a quinze jours,
18:02l'ambassadrice de France
18:03à Bakou
18:03s'est rendue
18:04au Karabakh.
18:05Elle a applaudi
18:06la reconstruction
18:07de la petite enclave
18:09arménienne
18:10que les Azerbaïdjanais
18:12ont vidé
18:12de ses Arméniens.
18:13Elle n'a pas seulement
18:14enterriné
18:15une situation
18:15que dénonce
18:16la Cour internationale
18:18de justice,
18:19elle a fait oublier
18:20le serment solennel
18:21prononcé
18:22le 23 septembre,
18:24il y a donc
18:24pile trois ans,
18:26par Emmanuel Macron
18:27jurant un soutien
18:28inconditionnel entier
18:29et constant
18:30aux Arméniens.
18:31Il n'y a pas
18:32que le quai
18:33et l'Elysée
18:34qui s'humilie
18:34dans cette affaire.
18:35La ville de Paris
18:37aussi,
18:37elle s'est désistée
18:39subitement,
18:40début septembre,
18:41de l'inauguration
18:42d'une exposition
18:42sur la place
18:43de l'hôtel de ville
18:44qui montrait
18:45les visages
18:45des 72 Arméniens
18:47du Karabakh
18:48jetés aux oubliettes.
18:50Il faudrait évoquer
18:51enfin l'activisme
18:52de l'Azerbaïdjan
18:53pour la décolonisation
18:54des territoires
18:55d'outre-mer.
18:56Elle soutient
18:57plus que jamais
18:58tous les indépendantistes
18:59qui s'y agitent.
19:00Et en cédant
19:01à l'Azerbaïdjan,
19:02Vincent,
19:02la France fait le contraire
19:03de ce qu'elle proclame.
19:04C'est une illustration
19:06quasi parfaite
19:06dure en même temps.
19:07A l'ONU,
19:08pour son dernier
19:09discours solennel,
19:10Emmanuel Macron
19:11a fustigé
19:12le deux poids deux mesures.
19:13La loi de la jungle
19:14voilà l'ennemi.
19:15La solidarité
19:16des Européens
19:17contre la Russie
19:18voilà l'urgence.
19:19Et pendant ce temps,
19:20ces diplomates
19:21faisaient exactement
19:22le contraire.
19:23On ne va pas
19:23le leur reprocher.
19:24L'honneur de la France
19:25c'est bien de sauver
19:26un de ses ressortissants
19:28injustement condamné.
19:29Surtout
19:30s'il travaillait pour elle.
19:31Mais le pays
19:32qui aime
19:33à donner des leçons
19:34semble s'arranger
19:34avec les principes.
19:35et le pire
19:36ce n'est pas
19:37ce double langage.
19:38Le pire
19:38c'est sa faiblesse.
19:40Il ne viendrait pas
19:41à l'idée
19:42du tyran
19:43à Lièf
19:44de prendre en otage
19:45un russe,
19:46un américain,
19:47un chinois,
19:48etc.
19:48En revanche,
19:49il garde en ségeaule
19:50un deuxième français.
19:52Lui,
19:52c'est un associé
19:53du nommé
19:53Alexandre Benalla.
19:54Vous vous souvenez ?
19:55Le jadis garde du corps
19:57d'Emmanuel Macron.
19:57On ignore
19:59de quelle rançon
20:00il exige
20:01mais on est sûr
20:02d'une chose
20:02c'est qu'elle vient
20:03juste d'augmenter
20:04ce trançon.
20:05L'édito international
20:05de Vincent Hervouet
20:06tous les matins
20:07à 7h40
20:08sur Europe 1
20:09place maintenant
20:10à l'édito
20:11de Laurent Tessier
20:12consacré aujourd'hui
20:13à Patrick Cohen
20:14le journaliste
20:15du service public
20:16qui s'en est pris
20:17cette semaine
20:17très durement
20:18à Europe 1
20:19à CNews
20:20et à notre collègue
20:21Pascal Praud.
20:22Nous avons repris
20:23il y a un mois
20:23et déjà France Inter
20:24envoie ses fidèles lieutenants
20:25pour nous adresser
20:26quelques petits messages
20:27sympathiques.
20:28Hier matin
20:28sur le service public
20:29Patrick Cohen
20:30a tenu des propos
20:30d'une grande violence
20:31contre votre radio
20:32Europe 1
20:33CNews et Pascal Praud.
20:34Les médias Bolloré
20:35ne se contentent plus
20:35de promouvoir ouvertement
20:37les parties d'extrême droite
20:38ils en sont
20:39le bras armé
20:40Pascal Praud
20:41endosse la marotte
20:42historique
20:42de l'extrême droite
20:43il dresse des listes
20:44il façonne un ennemi commun
20:46en désignant
20:47les mauvais citoyens
20:48le bras armé
20:49dressé des listes
20:50les mots ont un sens
20:51c'est grave dangereux
20:52et ça se passe
20:52sur France Inter
20:53radio du service public
20:54financé avec notre argent
20:55nos impôts
20:55pourtant l'an dernier
20:56le 18 décembre
20:57Patrick Cohen
20:58était auditionné
20:58par la commission d'enquête
20:59parlementaire
21:00sur l'audiovisuel public
21:01il affirmait
21:02qu'il n'était pas question
21:02pour lui
21:03de donner son opinion
21:04dans ses éditos
21:05les auditeurs
21:05ou téléspectateurs
21:06se fichent de mes opinions
21:07mon métier
21:08alors évidemment
21:09je sais bien que
21:10l'idée de l'éditorialiste
21:12c'est celui qui donne
21:13son point de vue
21:13mais moi je considère
21:15que mon métier
21:16n'est pas de donner
21:17mes opinions
21:17et encore moins
21:19peut-être d'avoir
21:19des opinions
21:20non pas d'opinion
21:21mais à part ça
21:22nous serions
21:22le bras armé
21:23Patrick Cohen
21:24c'est le journaliste
21:25militant par excellence
21:26qui répétait l'an dernier
21:27en commission d'enquête
21:27ses principes
21:28veiller à ce qu'aucun citoyen
21:29ne se sente exclu
21:30ou agresser
21:31quelles que soient
21:32ses opinions politiques
21:33c'est quelque chose
21:35auquel je tiens
21:36si je résume
21:37ce qu'il disait
21:37en commission d'enquête
21:38parlementaire
21:39mon métier
21:39n'est pas de donner
21:40mes opinions
21:41veiller à ce qu'aucun citoyen
21:42ne se sente exclu
21:43pourquoi disait-il alors ceci
21:45du RN en juin 2024
21:46sur France 5
21:46vous avez diminué
21:48le danger
21:50représenté par le RN
21:51à travers vos discours
21:52et ces discours-là
21:53que vous venez de tenir
21:54les électeurs apprécieront
21:55Patrick Cohen
21:56cesse en prendre
21:56à des personnalités
21:57comme cette tentative
21:58de leçon de morale
21:59à l'animatrice télé
22:00Karine Lemarchand
22:01l'an dernier en mai
22:01d'autres avant
22:02vous ont reproché
22:03de copiner
22:04avec Marine Le Pen
22:05mais on peut faire
22:06le reproche plus général
22:07d'une proximité
22:08trop grande
22:09avec des personnages
22:10politiques
22:10pour lesquels
22:11il faut garder une distance
22:12mais à part ça
22:13pas d'opinion
22:14Patrick Cohen
22:14c'est pointé du doigt
22:15des personnalités
22:16quand elles ne le sont pas
22:17dans le discours classique
22:18de la bien-pensance médiatique
22:19comme son édito
22:20sur France Inter
22:21le lendemain du décès
22:22de Brigitte Bardot
22:22en décembre
22:23Bardot a été condamné
22:24cinq fois
22:25pour incitation à la haine
22:26plus signifiant
22:27que sa sympathie
22:29affichée pour le FN
22:30de Jean-Marie Le Pen
22:31ce moment bien identifié
22:32dans ses mémoires
22:33où celle qui a été sculptée
22:35en Marianne
22:35a cessé d'aimer la France
22:37Patrick Cohen
22:38c'est le journaliste militant
22:39donneur de leçons
22:40depuis des années
22:40aujourd'hui
22:41il s'en prend violemment
22:42à CNews Européens
22:42Pascal Praud
22:43il s'était bien défini
22:45enquête parlementaire
22:46avec une belle lucidité
22:47évidemment que je ne suis pas neutre
22:48personne n'est neutre
22:49dans ce métier
22:50sauf qu'il n'est pas neutre
22:51sur une radio
22:52du service public
22:52avec notre argent
22:53nos impôts
22:53c'est là toute la différence
22:54Europe 1
22:56le journal de 20h
22:58Maël Sani
22:59l'édito de Laurent Tessier
23:01tous les matins
23:01à 6h15
23:02et 7h20
23:03sur Europe 1
23:04le service public
23:05déterminé
23:06semble-t-il
23:07à soutenir
23:07le barrage anti-RN
23:09faire barrage
23:10une expression
23:11très en vogue
23:11dans les milieux
23:12médiatiques
23:13sportifs et artistiques
23:14cela va s'amplifier
23:15d'ici la prochaine élection
23:16et c'est le sujet
23:18de la signature
23:18Europe 1 du jeudi
23:20la philosophe
23:21Julia De Funès
23:23Europe 1
23:24le journal de 20h
23:25oui ce qui m'intéresse ici
23:27c'est pas l'opinion politique
23:28de ses personnalités
23:28chacun est libre
23:29de défendre à la sienne
23:31mais ce qui m'intéresse
23:32c'est la formule
23:32faire barrage
23:33je voudrais montrer
23:34l'écart
23:34entre ce que cette expression
23:36revendique
23:36et ce qu'elle révèle
23:38en réalité
23:38d'abord faire barrage
23:40c'est s'attribuer
23:40le beau rôle
23:41celui du courage
23:42et de l'engagement
23:42face au péril
23:43mais où est le courage
23:44lorsqu'on dit
23:45à chaque échéance électorale
23:47ce que son propre milieu
23:48approuve déjà
23:49quand une position
23:50est si attendue
23:51si prévisible
23:52on ne brave pas grand chose
23:53on se conforme
23:54c'est donc moins courageux
23:56que confortable
23:57moins engagé
23:58que convenu
23:59et c'est peut-être
23:59le premier renversement
24:00faire barrage
24:01c'est faire passer
24:02la conformité
24:03pour du courage
24:05deuxièmement
24:05quand on dit
24:06qu'il faut faire barrage
24:07on ne dit pas simplement
24:08voilà mon opinion politique
24:09ou voilà mon choix politique
24:10on donne à son choix
24:12les allures
24:12d'une cause nationale
24:13il ne s'agirait
24:14plus seulement
24:15de défendre un camp
24:16mais de défendre
24:17la France
24:17et la République
24:18elle-même
24:19et forcément
24:20plus la cause
24:20est grande et noble
24:21plus celui
24:22ou celle
24:23qui prétend la défendre
24:24se grandit avec elle
24:25ce qui se présente
24:26comme le souci du pays
24:27peut aussi devenir
24:28une manière
24:29de se mettre
24:29soi-même en valeur
24:31là encore
24:31il y a un renversement
24:32faire barrage
24:34c'est présenter
24:34comme un intérêt
24:35pour le pays
24:36comme un intérêt national
24:37ce qui n'est parfois
24:38qu'une forme
24:38de valorisation personnelle
24:40derrière cette expression
24:41vous dénoncez aussi
24:42une posture morale
24:44pas seulement politique
24:45oui sauf qu'il y a
24:46une différence essentielle
24:47entre la morale
24:48et la moralisation
24:49la morale exige
24:50une capacité à argumenter
24:52que tout le monde n'a pas
24:53la moralisation
24:54quant à elle
24:55est beaucoup plus facile
24:56parce qu'elle n'argumente pas
24:57elle disqualifie
24:58dire
24:59ce programme me paraît injuste
25:01pour telle ou telle raison
25:02c'est argumenter
25:03et c'est rentrer
25:03dans une réflexion morale
25:05dire ce camp est infréquentable
25:07c'est disqualifié
25:08et c'est simplement
25:09moralisateur
25:10en se retranchant
25:12derrière le faire barrage
25:13on disqualifie
25:14au lieu d'argumenter
25:15on fait donc passer
25:17pour de la hauteur morale
25:18ce qui n'est que
25:19moralisation facile
25:20là encore
25:21c'est un renversement
25:22et enfin
25:23l'expression faire barrage
25:24se veut profondément
25:25républicaine et démocratique
25:26il s'agirait bien sûr
25:27de défendre la république
25:28de protéger la démocratie
25:30de ce qui est présenté
25:31comme un péril fasciste
25:32mais à force de transformer
25:35un adversaire politique
25:36en menace
25:37pour la république
25:38et la démocratie
25:39on finit par disqualifier
25:41le choix même
25:41des électeurs
25:42ce qui fait
25:43et c'est là encore
25:44un renversement
25:45qu'au nom de la démocratie
25:46on en vient
25:47à délégitimer
25:48un choix démocratiquement
25:50exprimé
25:50et qu'au nom de la république
25:52on en vient
25:52à rejeter un parti
25:53qui appartient pourtant
25:54à l'arc républicain
25:56ce qui est au fond
25:57philosophiquement intéressant
25:59c'est dans cette manie
26:00langagière de faire barrage
26:01c'est qu'elle fait donc
26:02passer la conformité
26:04pour du courage
26:05la moralisation
26:06pour de la morale
26:07la valorisation de soi
26:09pour un intérêt national
26:10et la disqualification
26:12d'un vote
26:12pour une grande leçon
26:13de démocratie
26:14en somme
26:15faire barrage
26:16je crois que c'est surtout
26:17faire passer
26:18la petite as d'une posture
26:19pour la grandeur
26:20d'un engagement
26:21signature
26:22européen du jeudi
26:23Julia
26:24de Funès
26:25et demain vendredi
26:26vous retrouverez
26:26Catherine Ney
26:27à 8h30
26:28sur Europe 1
26:29très belle soirée
26:30à l'écoute de votre radio
26:32dans un instant
26:33le journal permanent
26:33suivi de La France Bouge
26:35avec Elisabeth Assayag
26:36Sous-titrage Société Radio-Canada
26:40Sous-titrage Société Radio-Canada
26:41Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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