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  • il y a 36 minutes
Avec Gilles Ganzmann

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##ZAPPING-2026-09-24##

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News
Transcription
00:00D'abord, le zapping avec vous, Gilles Grosman.
00:03Sud Radio, 10h midi, l'instant zapping.
00:06Je vais tenter de vous prêcher la bonne parole.
00:09Ça va être dur, il y a beaucoup de choses à vous faire confesser d'abord.
00:12Ah oui, exactement.
00:13Aujourd'hui, les nouvelles métas sortent.
00:16Vous savez, les métas, ce sont ces lunettes qui permettent d'écouter de la musique,
00:20de prendre vos appels, de filmer.
00:21Mais maintenant, elles affichent les informations sur les verres.
00:25C'était réservé aux Etats-Unis, mais aujourd'hui, elles sortent en France.
00:29Mais l'ancienne génération fait déjà débat, car certains utilisateurs en profitent pour filmer des femmes à leur insu.
00:35Les suivre, les filmer, les plaintes, pleuvent.
00:3920h de France 2.
00:40Un scénario récurrent.
00:46Un dragueur de rue se filme en train d'aborder une femme avant de publier la vidéo sur les réseaux
00:52sociaux.
00:53Des images obtenues avec une caméra installées sur des lunettes connectées.
00:59Cette jeune femme a, par exemple, porté plainte contre un influenceur après la publication d'une vidéo.
01:04Sans son consentement.
01:06Je me suis senti battraille, choqué, étonné.
01:11Sa plainte vise cet homme, qui assure avoir obtenu l'autorisation de la jeune femme.
01:15Et sa technique est bien rodée.
01:17Je suis venu prendre ton numéro, comme un mec, un peu bizarre.
01:22Lunettes remontées sur le front et un bout de scotch noir collé à l'endroit où un voyant lumineux s
01:27'allume normalement quand les lunettes filment.
01:29C'est mieux qu'elle ne voit pas qu'elle est filmée.
01:31Sinon, le naturel de l'interaction n'est plus pareil.
01:34Les plaintes face à ce type de comportement se multiplient.
01:36La justice a ouvert plusieurs enquêtes pour diffusion de vidéos représentant l'image d'une personne sans son consentement.
01:42Un délit faisant encourir deux ans de prison et 45 000 euros d'amende.
01:47Forcément, c'est mieux qu'elle ne le sache pas.
01:49Et certains même oublient leurs lunettes dans les cabines d'essayage.
01:55Elles les accrochent, elles les laissent allumées.
01:58Et ensuite, quand la fille ou la personne s'en va, elle fait « Ah, j'ai oublié mes lunettes
02:04dans la cabine ».
02:06On s'envoie devant la perversion de certaines personnes.
02:09Donc, ces lunettes posent question.
02:12Vous savez, il y avait eu aussi, je l'avais fait dans mon zapping l'année dernière,
02:16quelqu'un qui avait utilisé ses lunettes et qui travaillait à la défense.
02:19Et avait filmé des choses un peu secrètes.
02:24Donc, ces lunettes posent un vrai...
02:26C'est à la fois une avancée, mais à la fois, on est en train de les détourner.
02:29Jean-Pierre Denis, j'espère que vos lunettes ne filment pas.
02:32Non, justement, j'étais en train de me dire qu'il fallait que je change de lunettes.
02:35Je ne vais pas adopter celle-là.
02:36Je trouve ça un peu terrifiant.
02:39Mais je trouve d'ailleurs terrifiant l'idée d'avoir une vue augmentée
02:44au-delà de ces aspects complètement scabreux et scandaleux
02:47qui sont évidemment abjects.
02:50C'est un autre rapport, en fait, avec les gens, avec le monde.
02:54Et moi, je préfère vous regarder comme ça, tel que nous sommes.
02:58Comme je suis et vous êtes, voilà, des êtres humains.
03:01Et pas à travers cette transformation de la réalité.
03:05Cela dit, une fois qu'on a dit ça, c'est comme tous les outils.
03:09Il faut être réaliste.
03:10Ça va se développer.
03:11Ça va se généraliser.
03:13Et dans cinq ans, on en aura tous.
03:15Voilà, c'est ça aussi la situation.
03:18Je suis de manière générale sur la technologie.
03:20On va parler peut-être tout à l'heure un petit peu d'IA concernant le pape.
03:24Bien sûr, là, il faut vivre avec.
03:26Concernant les lunettes connectées, je ne suis pas sûr que dans cinq ans,
03:30on en ait tous un peu comme, je prends un exemple,
03:32comme la montre connectée.
03:34Ça s'est beaucoup développé.
03:35On n'en a pas tous aujourd'hui, même s'il y a des personnes qui en ont.
03:40Je serais sceptique sur l'évolution de la chose.
03:42Après, c'est vrai que c'est une nouvelle arme pour les harceleurs de rue
03:45qui ressemble en réalité à ce qu'on voit dans les dystopies de science-fiction
03:51depuis de longues années déjà.
03:54Moi, sur la pertinence technologique de cette nouveauté,
03:57pour les avoir déjà essayées en plus,
03:59je pense que ça fait un peu mal à la tête au bout d'un moment.
04:03En réalité, je vois surtout cet objet utile
04:06pour la façon dont on peut le détourner
04:08que pour ces réelles facultés de base.
04:11Et puis, vous avez raison de souligner,
04:13tout ne prend pas.
04:13Vous savez, l'Oculus, là, de...
04:15Ah, mais ça, c'est autre chose.
04:16Non, mais vous voyez, ça n'a pas pris.
04:18Oui, mais ça n'a pas pris.
04:18Non, mais ça pèse 15 kilos, là, ça pèse...
04:21Non, mais ce que je veux dire, mon cher Gilles,
04:24c'est ce que dit Lucas, ce n'est pas faux.
04:25Toutes les technologies ne prennent pas.
04:27Oui, mais là, je ne suis pas d'accord, moi.
04:30Je pense qu'avoir les lunettes,
04:33ne pas aller chercher son portable,
04:34écouter de la musique,
04:35être devant un monument et dire
04:37« Méta, dis-moi, quel est ce monument ? »
04:40Il y a plein d'autres fonctions.
04:42Le seul danger qu'il y ait une fonction
04:44qui existe en Angleterre sur les métas,
04:45c'est la reconnaissance faciale.
04:47Alors ça, c'est un vrai problème.
04:48C'est-à-dire que vous croisez quelqu'un dans le métro
04:51et vous lui dites « Qui est cette personne ? »
04:53C'est Stéphanie Demury.
04:55Et là, bim, il me donne votre Instagram.
04:56L'acni, il va être en ébullition.
04:59Pour l'instant, c'est bloqué en Europe,
05:02mais c'est autorisé dans un tas de pays.
05:05Et évidemment, il y aura des petits malins
05:08qui arriveront à se connecter
05:09en passant par un VPN, l'Angleterre et autres.
05:12Yves Demécourt.
05:13C'est incroyable.
05:14On est très, très loin de ce que nous vivons,
05:16nous, dans nos zones rurales,
05:18dans nos petits villages.
05:20C'est vraiment une espèce de folie urbaine.
05:23Mais bon, toutes les folies urbaines
05:24finissent par arriver chez nous.
05:26Mais vraiment, on est très, très loin
05:27de notre mode de vie.
05:30En France, les arrêts maladie
05:32sont dans le collimateur du gouvernement
05:34qui veut modifier les choses
05:36dans son nouveau budget,
05:37ajouter des jours où il ne paye pas
05:41les personnes en arrêt maladie.
05:42Je crois qu'il y a une solution.
05:44Un restaurateur suisse a trouvé la solution
05:47pour avoir dans son entreprise
05:48« Aucun arrêt maladie ».
05:51Vous voulez savoir comment il a fait ?
05:52Allez-y, je sens que je vais être étonnée.
05:55Voici son secret.
05:56À Zurich, le restaurateur Michel Péclar
05:58a mis dans ses contrats
05:59une règle très contestée
06:00pour les arrêts maladie.
06:01Son groupe compte 19 restaurants
06:02et environ 800 salariés.
06:04Dès le premier jour d'absence,
06:05il doit faire valider leur certificat
06:07par Mandana Péclar,
06:08son ex-femme et médecin.
06:09Michel Péclar dit vouloir limiter
06:11les faux arrêts
06:11qui coûteraient très cher à ses restaurants.
06:13Il affirme avoir fait baisser
06:14les petites absences de 70%.
06:16Sur le papier, un médecin conseil
06:18peut t'aider à vérifier un arrêt
06:19et à éviter les abus.
06:20Quand quelqu'un manque,
06:21les collègues travaillent plus
06:22et l'entreprise perd de l'argent.
06:23Mais il devrait pouvoir consulter
06:24le médecin qu'il veut.
06:25Un expert en droit du travail
06:27rappelle qu'un patron peut demander
06:28un contrôle,
06:29mais normalement assez frais
06:30et sans désigner à l'avance
06:31une médecin liée à lui.
06:32Surtout, moins d'arrêt
06:33ne veut pas toujours dire
06:34moins de malade.
06:35Certains peuvent aussi venir travailler
06:36par peur
06:37ou éviter de se déclarer malade.
06:39C'est dingue !
06:40C'est dingue, cette histoire.
06:42Il envoie ses employés
06:44chez sa femme qui est médecin.
06:45En réalité, moi,
06:46ça ne me fait pas trop rire.
06:47Je trouve ça scandaleux.
06:49Il m'appelle en disant
06:50lui, il ment,
06:51lui, il ment pas.
06:52Qu'il y ait des arrêts
06:53de complaisance,
06:56évidemment que ça existe.
06:57Après, ce stratagème-là,
06:59déjà, je ne suis pas sûr
07:00que ça mette une super ambiance
07:01dans son restaurant
07:01et dans ses équipes.
07:03Il a qu'un 800 salariés.
07:04Oui, mais ce qui peut nuire
07:05aussi à la productivité, finalement.
07:07C'est ce que disait le sujet
07:08en disant qu'ils sont dans la peur
07:09parce que, du coup,
07:10vous ne pouvez pas mentir
07:11parce que sa femme,
07:13elle a appelé juste derrière
07:14et puis il se pose la question.
07:15Alors, je ne sais pas en Suisse.
07:17C'est pour ça que je me suis...
07:18Ce n'est pas dans le sujet,
07:19mais c'est le secret médical.
07:21Oui, bien sûr.
07:22Vous en pensez quoi ?
07:23Il y a des cours.
07:24Il y a un vrai sujet
07:25derrière tout ça.
07:26Moi, je suis agriculteur
07:27et donc, on vit ça
07:30et quand on en parle entre nous,
07:32on le vit très mal, en fait,
07:34parce que...
07:34Les arrêts maladies.
07:35Les arrêts maladies,
07:38la vie qu'on peut avoir
07:39sur la façon dont les gens s'arrêtent.
07:41Là, il y a une dame
07:41qui a pris sa retraite
07:43à 67 ans
07:44et qui voulait continuer à travailler
07:46et qui regrettait
07:47d'arrêter de travailler.
07:48Elle n'avait jamais déposé
07:49en 40 ans
07:50un seul arrêt maladie.
07:51Et elle a forcément
07:52été malade.
07:55Par contre,
07:56il y a des gens
07:56qui multiplient
07:57les arrêts maladies,
07:57mais dans le coût
07:58des arrêts maladies,
07:59aujourd'hui,
07:59il y a 5%
08:00qui sont les arrêts courts
08:01et 95%
08:02qui sont les longues maladies.
08:04Vous avez vu que le MEDEF
08:05aimerait bien mettre fin
08:06à ces arrêts courts,
08:07en tout cas,
08:08enfin,
08:08situer la carence.
08:09Aujourd'hui,
08:10le vrai sujet,
08:10ce sont les arrêts
08:11de longues maladies.
08:12J'en ai parlé, moi,
08:13avec les médecins du travail.
08:14Nous, on est à la mutualité sociale agricole,
08:16encore très récemment.
08:18Et voilà,
08:19c'est compliqué.
08:19Et quand j'étais maire,
08:20il y avait une contre-expertise
08:22qui était faite
08:23par des médecins
08:24qui étaient nommés
08:25par la caisse
08:28des fonctionnaires.
08:29Et un jour,
08:30j'ai reçu un coup de fil
08:30d'un médecin contre-expert
08:33qui me dit
08:33« Monsieur le maire,
08:34j'ai reçu votre employé
08:36qui a eu un arrêt de travail
08:37parce qu'elle avait une cheville
08:39foulée
08:40et j'ai rejeté
08:41cet arrêt de travail. »
08:42Donc, il y a aussi
08:42des médecins
08:43qui font leur travail.
08:45Quand on interroge
08:46tous ces gens-là,
08:47il y a des médecins
08:47qui concentrent
08:48les arrêts de maladies
08:49et donc il faudra
08:49qu'ils soient contrôlés
08:50plus que les autres.
08:51Il y a des personnes
08:52qui concentrent
08:53les arrêts de maladies.
08:54C'est toujours très difficile
08:55pour un employeur
08:56de demander une contre-expertise
08:57parce que la relation
08:58employé-employeur,
08:59elle est brisée en fait
09:00puisque les gens disent
09:01« Il n'a pas confiance en moi. »
09:03Et en fait,
09:03il y a un vrai sujet.
09:04Les arrêts de maladies
09:05ont doublé en dix ans.
09:08Et il y a une majorité
09:10d'arrêts de maladies
09:10qui sont le lundi matin
09:11pendant les deux premières
09:12heures de travail
09:13ou le vendredi après-midi.
09:14Donc voilà,
09:15c'est des questions
09:15qui se posent aussi.
09:16Il y a un vrai sujet.
09:18Ce que fait cet employeur ?
09:19Non, je pense que ce qui...
09:21C'est dans la restauration
09:22pour juste un peu
09:23remettre les choses.
09:25Dans la restauration,
09:26vous avez beaucoup,
09:26beaucoup de petits bobos
09:28de gens qui ne reviennent pas
09:30ou qui partent
09:31et donc...
09:32De turn-over, oui.
09:33Oui, de turn-over.
09:34Après, s'ils ne reviennent pas,
09:35bon...
09:35J'entendais un médecin hier
09:37qui témoignait
09:37et qui disait
09:38que c'était très compliqué
09:39pour un médecin
09:41de...
09:41Parce qu'en fait,
09:42l'arrêt maladie,
09:43c'est d'abord une personne
09:43qui dit « Je souffre,
09:44j'ai mal. »
09:45Et donc, il parlait
09:47de l'endométriose,
09:48par exemple.
09:48Il dit « On n'a pas de moyens
09:49de savoir s'il y a ou pas
09:51endométriose
09:51si ce n'est la parole
09:53de la patiente
09:54qui dit « J'ai mal. »
09:55Et donc, voilà.
09:57C'est compliqué.
09:58C'est un sujet compliqué
09:59et puis il y a deux vitesses aussi.
10:02Je parlais hier
10:02des auto-entrepreneurs,
10:04des indépendants.
10:05Bon, il y a certains métiers.
10:06Vous ne travaillez pas,
10:07vous n'êtes pas payés.
10:08J'entendais des témoignages
10:09ce matin
10:09sur une chaîne info
10:11de gens qui allaient travailler
10:12même avec le Covid
10:13qui ne se faisaient plus tester
10:14parce qu'ils avaient peur
10:15d'être positifs
10:16et de ne pas être payés.
10:18Vous voyez ?
10:19C'est un vrai sujet aussi,
10:21Jean-Pierre Denis.
10:21On a un très joli système
10:23et il faut qu'on le protège.
10:25Mais le protéger,
10:26c'est que l'employeur soit sûr
10:27que l'arrêt maladie est fondé.
10:29Parce que sinon,
10:30on va faire des...
10:31C'est difficile d'avoir une certitude
10:32sur ce point,
10:33vous l'avez dit.
10:34Donc, il faut des experts,
10:35des contre-experts.
10:36Il faut trouver des solutions,
10:37en tout cas.
10:38Jean-Pierre ?
10:39C'est un sujet
10:40en réalité très compliqué
10:41parce qu'il y a
10:42des vrais arrêts maladie.
10:45C'est la majorité,
10:47je pense.
10:48Il y a aussi
10:49des arrêts maladie
10:50qui sont le symptôme
10:51d'une mauvaise relation
10:53entre l'employeur
10:54et l'employé.
10:56Alors,
10:56quelle en est la cause ?
10:57Est-ce qu'elle vient
10:57de l'employé ?
10:58Est-ce qu'elle vient
10:58de l'employeur ?
10:59Tous les cas de figure
11:01existent.
11:02Et puis,
11:02il y a aussi
11:02la situation
11:03que décrivent
11:04des médecins
11:04qui sont confrontés
11:05à des personnes
11:06qui arrivent
11:06et qui exigent
11:07un arrêt maladie.
11:10Il y a des médecins
11:11même qui ont été
11:14menacés.
11:15Et donc,
11:15il y a une question
11:16qui est celle
11:17du contrôle
11:17de la sécurité sociale
11:19dont on sait très bien
11:20qu'en fait,
11:20il est quasiment inexistant.
11:21Et je pense que c'est là
11:22qu'est le sujet.
11:23Contrôle en effet
11:24des médecins
11:25parce que ça,
11:25c'est très facile de savoir.
11:26Il y a des médecins
11:27qui sont spécialisés là-dedans.
11:28C'est très facile
11:29de les repérer.
11:30Contrôle aussi
11:31des patients.
11:32Bon,
11:33messieurs,
11:33on se retrouve
11:34dans quelques instants.
11:35On marque une petite pause
11:36pour la suite
11:36du zapping
11:37de Gilles Gansman.
11:38Vous n'hésitez pas
11:39à venir réagir
11:39aux conversations,
11:40aux discussions
11:410826 300 300
11:43sur Sud Radio.
11:45Sud Radio.
11:47Pardon.
11:4810h midi,
11:49Sud Radio,
11:50à vous de le dire,
11:51Stéphanie Demiru.
11:52Sud Radio,
11:53à vous de le dire
11:53avec mes trois débatteurs
11:54du jour,
11:55Yves Damécourt,
11:56Jean-Pierre Denis,
11:57Lucas,
11:58Plaine Averne.
11:58Dans quelques instants,
11:59on parlera du pape
12:00parce que c'est un leader
12:01politique.
12:01C'est sûr que le pape
12:03finalement fait toujours
12:04de la politique.
12:06Est-ce que vous l'écoutez ?
12:07Est-ce qu'il est susceptible
12:07de changer vos opinions
12:09sur l'actualité ?
12:10N'hésitez pas à venir
12:12partager votre sentiment.
12:13A vous de le dire
12:140826 300 300.
12:15Mais c'est en attendant
12:16la suite de votre zapping,
12:18mon cher Gilles.
12:18Oui, Stéphanie.
12:19Alors,
12:19c'est la polémique
12:20de la semaine.
12:22L'écrivain
12:22ou informaticien,
12:24on ne sait plus trop,
12:26Aurélien Télizon
12:27a écrit un roman,
12:28peut-être,
12:29avec l'IA.
12:30Dans C'est à vous
12:31sur France 5,
12:32ils ont interrogé
12:33un jury de prix littéraire
12:34et l'ancienne ministre
12:35de la Culture,
12:36Roselyne Bachelot.
12:37La première chose à dire,
12:38c'est que les jurys
12:39des prix littéraires
12:40sont un peu tombés
12:41de l'immeuble
12:41quand ils ont découvert
12:42cette affaire.
12:43C'est absolument
12:44sans précédent.
12:45C'est-à-dire qu'ils sont
12:45très nombreux
12:46à avoir adoré ce roman.
12:48Je sens bien
12:49leur embarras.
12:50Et évidemment
12:51que lors des prochaines réunions,
12:52ils vont en parler.
12:53Ce serait peut-être
12:54un peu suicidaire
12:55de prendre le risque
12:56de récompenser son livre
12:57avec cette menace
12:58qui plane
12:59sur le prix
13:00et sur sa réputation.
13:02Moi,
13:02j'ai adoré
13:02le livre d'Aurélien.
13:05Tant pis
13:05s'il est écrit
13:06par intelligence artificielle.
13:08Tant pis vraiment,
13:09Roselyne.
13:09Dans le plaisir
13:10que j'ai eu,
13:12bien sûr,
13:12de lectrice,
13:13de pure lectrice,
13:14ce livre est formidable
13:16et il appelle des choses.
13:17En tant que citoyenne,
13:18évidemment,
13:19et en tant que auteur
13:21et en tant que défenseur
13:23de la propriété intellectuelle,
13:24vous pensez
13:25que ça me bouleverse,
13:26évidemment.
13:27Ça change la littérature,
13:29non ?
13:30J'aime bien la réaction
13:31de Roselyne Bachelot,
13:32c'est-à-dire qu'elle a raison,
13:33on peut aimer un livre
13:34qui a été écrit
13:35par l'intelligence artificielle.
13:37Le problème,
13:38c'est que l'auteur
13:40dit que ce n'est pas le cas
13:41et que les soupçons
13:42sont quand même
13:44assez forts,
13:45plus des révélations
13:46sur des plagiat
13:47qu'il aurait commis
13:48il y a quelques années,
13:49ça commence à sentir
13:50un peu bizarre.
13:52Donc,
13:53qu'on ait recours
13:54à l'intelligence artificielle
13:56dans ce domaine
13:56comme dans d'autres,
13:58je trouve que Roselyne Bachelot
13:59a raison de dire
13:59quel est le résultat,
14:00est-ce que le livre est bon ?
14:01Il se trouve que je ne l'ai pas lu,
14:01donc je ne peux pas juger
14:03par moi-même.
14:03C'est le sujet vertigineux quand même.
14:05Mais qu'est-ce que part ?
14:05Oui,
14:06c'est vertigineux,
14:07mais c'est pour ça
14:09qu'il y a deux sujets en fait.
14:10Est-ce que ce livre
14:10est réellement un roman
14:12qui a des qualités littéraires
14:15ou est-ce que l'auteur
14:17ment ?
14:18C'est le mensonge possible
14:20de l'auteur
14:20qui fait question.
14:22Non,
14:22parce que dans ce cas-là,
14:23qui va toucher
14:24les droits d'auteur ?
14:25Si c'est emprunté
14:26à plein d'auteurs par l'IA ?
14:27L'intelligence artificielle,
14:29c'est ce que vous briefez.
14:30Vous imaginez,
14:31il va toucher des droits d'auteur
14:32sur les ventes ?
14:33C'est un outil,
14:33ça reste son histoire.
14:37Moi,
14:37sur l'affaire,
14:38de manière générale,
14:39c'est quand même
14:39une affaire littéraire
14:40qui est un scandale
14:41qu'on n'a pas vu
14:42depuis Romain Garry
14:44et Milajar.
14:45D'ailleurs,
14:46ce serait très marrant
14:46que tout à coup,
14:48cet auteur nous explique
14:50qu'en réalité,
14:51il a fait tout ça
14:51pour justement pointer
14:54et tourner en ridicule
14:55la critique littéraire.
14:56Je ne sais pas
14:56si vous avez vu...
14:57Ce qui serait cocasse.
14:58Ce qui serait cocasse.
14:59Parce qu'il y a un peu,
15:00parfois...
15:00Vu ses premiers réflexes
15:02de défense,
15:02je ne pense pas
15:02qu'on se dirige
15:04vers cette explication.
15:05Je ne sais pas
15:05si vous avez vu
15:06les extraits des émissions,
15:08notamment sur le service public,
15:09avant qu'on sache
15:10tout le scandale.
15:11C'est quand même succulent
15:13quand on regarde
15:14les critiques lui-même.
15:15Lui-même,
15:16à posteriori,
15:17lui-même semble surpris
15:18des critiques élogieuses
15:19de tout un plateau
15:20à son égard.
15:21On se demande
15:22comment d'éminents
15:23critiques littéraires
15:24ont pu lire ce livre
15:26pour s'en se rendre compte
15:26parce que pour qui pratique
15:28l'IA régulièrement,
15:30je suis désolé,
15:31c'est flagrant.
15:32Les accusations de plagiat
15:34sur les nouvelles antérieures
15:35viennent juste corroborer
15:36finalement ces indices.
15:39Maintenant,
15:40je suis assez d'accord.
15:40Vous croyez qu'on fait
15:41la différence vraiment ?
15:43On n'est pas encore
15:44au stade de la super-intelligence
15:45artificielle,
15:46mais de plus en plus,
15:48ça va être compliqué
15:49peut-être de faire la différence
15:50entre l'IA et un vrai écrivain.
15:52À mon avis,
15:52je suis d'accord
15:53parce que ce qu'a dit
15:55dans l'extrait
15:56que vous avez passé,
15:57Roselyne Bachelot,
15:58finalement,
15:58c'est une question,
15:59à mon avis,
15:59philosophique
16:00qu'on va devoir se poser,
16:01qu'on va être amené
16:01à se poser dans les années dernières.
16:02Est-ce que, finalement,
16:04on peut être touché
16:05par une production,
16:07qu'elle soit littéraire,
16:08qu'elle soit musicale,
16:09qui n'est pas réalisée
16:10par un humain ?
16:10La littérature,
16:11qui est normalement
16:11justement un voyage
16:13de l'humain,
16:14est-ce que ça peut nous
16:15procurer des émotions
16:16par la technologie ?
16:17Je pense que c'est
16:18une vraie question philosophique.
16:19C'est une vraie question
16:19et ça nous amène
16:20à cette mise en garde
16:22des patrons
16:23de la Silicon Valley.
16:24C'est quasiment
16:25la fin de l'humanité,
16:27non ?
16:27Si on commence
16:28à s'émouvoir sur l'IA.
16:29Je vous passe sûrement
16:30lundi sur l'IA,
16:32l'Australie,
16:33où l'IA a piraté
16:34de lui-même
16:37quelque chose
16:38du gouvernement.
16:39Je l'ai lu en diagonale,
16:40donc vous savez
16:41que je suis le roi
16:42de la précision.
16:43Moi, j'ai envie d'ailleurs.
16:45Moi, j'ai envie d'ailleurs.
16:46Donc, je vous en parlerai lundi.
16:47Moi, j'ai envie d'aller
16:47un tout petit peu plus loin,
16:48si vous me permettez,
16:49parce que quand vous regardez
16:50ce qui se passe
16:51dans le domaine
16:51des mini-séries
16:53qui circulent sur Internet
16:54et qui sont produites
16:55par l'intelligence artificielle,
16:56donc avec des acteurs
16:57qui sont des personnages
17:00fabriqués
17:00par l'intelligence artificielle,
17:02on est déjà
17:03à un stade
17:04très très avancé
17:05et je pense que
17:06le cinéma demain
17:07sera sans...
17:07Il n'y aura plus d'acteurs.
17:08Oh non, mais on ne dit pas ça.
17:09Il n'y aura plus d'actrices.
17:10Mais la musique,
17:11vous savez,
17:12on est passé un petit peu à côté,
17:13mais je vous prends un exemple,
17:14on sait qu'aujourd'hui,
17:14le rap en France
17:15est une des musiques
17:16et la musique la plus écoutée.
17:17Il y a quelques semaines,
17:18ça avait un petit peu fait parler.
17:20Skyrock,
17:20qui est bien sûr
17:21la première radio rap en France,
17:23hip-hop,
17:23a fait passer dans ses playlists
17:25une chanson d'un artiste
17:26qui cartonnait sur les plateformes
17:28et qui est une production
17:29par l'intelligence artificielle.
17:30Ça se remarque tout simplement
17:31parce que quand on voit sur TikTok,
17:33les sonorités finalement
17:34se ressemblent
17:34et ce sera peut-être ça
17:35qui nous permettra
17:36à l'avenir
17:37dans l'attente de voir
17:38si l'IA peut se diversifier encore.
17:40Moi, j'avoue
17:40que ça me déprime.
17:41Les similitudes.
17:42Vous êtes devant un tableau
17:43justement,
17:44c'est ce que veut dire
17:44l'artiste,
17:45l'art,
17:46c'est pas...
17:46Mais il y a déjà
17:46des tableaux faits par l'IA.
17:48J'ai une chose,
17:49une expérience toute simple,
17:51j'ai entendu
17:53une artiste
17:54de musique latino,
17:56ça m'a plu,
17:56je me suis dit
17:57tiens,
17:58ça me plaît bien ça,
17:59où est son prochain concert ?
18:01Et c'est en cherchant
18:01où était son prochain concert
18:03que j'ai vu
18:03qu'elle n'aurait pas tout.
18:04Et pourquoi ?
18:05Parce que j'ai compris
18:05que c'était une intelligence artificielle.
18:07Je m'étais fait
18:07en quelque sorte avoir.
18:09Mais en même temps,
18:09j'avais aimé cette musique.
18:12Elle était presque
18:12trop parfaite.
18:13Et alors vous avez ressenti
18:14quoi quand vous vous êtes
18:15dit main,
18:16c'est l'IA ?
18:16J'ai arrêté de l'écouter,
18:17j'avoue,
18:18mais pourquoi ?
18:19Si ça vous fait les ailes.
18:20Bah oui, pourquoi ?
18:21Peut-être le discours du pape
18:22il serait écrit avec l'IA.
18:24Sachant que par exemple
18:24dans le cas de la musique,
18:25ça existe déjà
18:26la musique électronique,
18:27je veux dire
18:27le vocodeur,
18:29les corrections de voix,
18:31etc.
18:31Il y a déjà
18:31beaucoup de technologie
18:32dans la musique.
18:33Donc pourquoi finalement ?
18:34Sachant que derrière
18:35il y a tout de même
18:36peut-être un parolier,
18:37il y a quand même
18:39et si vous dites
18:40vous voyez il n'y a plus d'acteurs,
18:41vous remettez tout en cause
18:42finalement.
18:43Ah oui, je pense que
18:45pourquoi un studio
18:46s'embêterait à payer
18:47un acteur,
18:48une actrice ?
18:49Oui, des journalistes.
18:50Il y a déjà une chaîne de télé
18:51avec des journalistes IA.
18:53Et puis le doublage.
18:54Le doublage est aussi
18:55une vraie question.
18:56On est cuit Gilles.
18:58Ma dernière phrase
18:59de mon zapping c'est
19:00veux-tu que je mette en page
19:01le zapping que je viens de faire ?
19:03J'ai répondu non.
19:04C'est pas possible.
19:06Yves, on ne vous a pas entendu
19:07mais en fait...
19:08Bon, les agriculteurs
19:09seront contents peut-être
19:10d'avoir des humanoïdes
19:12qui vont faire
19:12je ne sais pas
19:13par exemple la récolte
19:14dans les vignes
19:14on a du mal à trouver
19:15du personnel, ça c'est bien.
19:17Aujourd'hui, il y a
19:19dans ce qu'on appelle
19:20l'agriculture de précision
19:21l'IA joue un rôle incroyable.
19:23Déjà ?
19:24Oui, déjà.
19:26Moi j'ai un blog
19:27depuis 20 ans
19:29depuis que l'IA existe
19:31je m'en sers
19:31pour écrire mes articles
19:32j'ai plus de 10 000 articles
19:35et celui qui n'a pas
19:36utilisé l'IA
19:37ne se rend pas compte
19:39de ce que l'IA apporte
19:40y compris
19:42parce que moi
19:42mes 10 000 articles
19:43l'IA
19:44elle les lit
19:45en quelques fractions
19:46de secondes
19:47et donc elle me retrouve
19:48de l'information
19:49sur tous les sujets
19:49Non mais ça c'est bien
19:50c'est un IA assistant
19:52ça c'est pas un problème
19:54J'ai entendu un jour
19:55quelqu'un qui disait
19:55l'intelligence artificielle
19:57est au cerveau
19:58ce que l'exosquelette
19:59est à la musculature
20:00et donc ça permet
20:01à des gens
20:01de faire des choses
20:02plus rapidement
20:03plus aisément
20:04etc
20:04Mais ça c'est moins choquant
20:06que de remplacer l'artiste
20:07au complet
20:07C'est pas la même chose
20:09Je ne sais pas
20:09parce qu'on peut contraindre
20:11l'IA à adopter
20:12votre propre style
20:13Moi quand je travaille
20:14avec l'IA
20:15honnêtement
20:16j'ai mes 10 000 articles
20:17et je lui demande
20:19de travailler
20:19avec mon style
20:20sur des sujets
20:21que j'ai traités
20:22et donc c'est juste
20:24extraordinaire
20:24Vous venez d'avouer
20:25à vos lecteurs
20:25que c'est pas vous
20:26alors que c'est votre
20:27C'est moi
20:28C'est moi
20:28Mais bon vous savez
20:29quand j'entends
20:30Bernard-Henri Lévy
20:31qui en fait
20:32n'écrit pas ses livres
20:33il les dicte à sa secrétaire
20:34Bon ben qui écrit ?
20:35Est-ce que c'est
20:36Bernard-Henri Lévy
20:36ou est-ce que c'est
20:37sa secrétaire ?
20:37Quand je vois que
20:37Bruno Le Maire
20:38quand il était ministre
20:39a écrit ce livre
20:40qui s'appelle
20:40Au coeur du pouvoir
20:42et que Bruno Le Maire
20:43en fait en rentrant
20:44le soir
20:45dicte à une personne
20:46qui derrière
20:47va écrire le livre
20:47qui lui va relire
20:48etc
20:48c'est un assistant
20:49Oui mais lui dicte
20:50vous voyez
20:50c'est comme poivre d'arroi
20:52à l'époque
20:52il n'écrivait pas
20:54son 20h
20:55Il n'a pas tort
20:57il y a toujours
20:57cette pratique
20:57dans le milieu littéraire
20:58et maintenant
20:59on fait semblant
20:59de découvrir
20:59que parfois
21:00les auteurs
21:01n'écrivent pas leurs livres
21:02c'est vrai que là
21:03ça remet en lumière
21:04quelque chose
21:05qu'on sait depuis toujours
21:05mais simplement
21:06sur la question du style
21:07évidemment
21:08L'IA peut adopter
21:08le style
21:09qu'on lui demande d'adopter
21:10en l'occurrence
21:11là dans le roman
21:11d'Antilles les questions
21:12c'est plutôt
21:13l'auteur qui adopte
21:14le style de L'IA
21:14c'est même ce qui est flagrant
21:15Oui bien sûr
21:16Je ne sais pas si vous vous souvenez
21:17de ce tableau de 1910
21:19et le soleil se coucha
21:20sur l'Adriatique
21:21qui avait eu un certain succès
21:23et en fait
21:23après ça
21:24l'auteur a avoué
21:25qu'il avait accroché
21:26un pinceau
21:26à la queue d'un âne
21:27et qu'il avait mis la toile
21:28et que c'est un âne
21:28qui avait fait le tableau
21:29Bon en tout cas
21:30L'IA on va en parler
21:31dans quelques instants
21:32parce que Léon XIV
21:33en a d'ailleurs parlé
21:34au début
21:35j'allais dire
21:36de son mandat
21:36non c'est pas un mandat
21:37pour un pape
21:38mais le pape
21:39il fait de la politique
21:41est-ce que vous
21:41ça vous influence
21:43est-ce que vous l'écoutez
21:43n'hésitez pas
21:450826 300
21:46300
21:46ce sera après le flash
21:47de 11h
21:48tout à l'heure
21:49sur Sud Radio

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