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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, bienvenue dans l'émission des Français qui entreprennent pour
00:11une France plus belle et qui rayonne.
00:12C'est le rendez-vous des entrepreneurs et des audacieux jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
00:17Chaque soir, un coach expérimenté qui va donner des conseils.
00:20Ce soir, c'est David Smadja, il est avocat. Son job c'est de consolider des start-up toute la
00:25journée.
00:25Il est le fondateur du cabinet Milestone Avocat. Bonsoir David.
00:29David, ça vous a inspiré ce thème David ?
00:31Évidemment, j'adore l'éducation et c'est un thème qui m'inspire.
00:35Formidable, parce qu'à la une ce soir, vous savez que le niveau des élèves français recule encore.
00:39Mais est-ce que cela se voit jusque dans nos grandes écoles ?
00:43Cette institution forme depuis plus de 140 ans des patrons, des entrepreneurs, des cadres.
00:48Qu'attendent les étudiants de 2026 quand ils intègrent HEC, même ceux de 2027 ?
00:53Bonsoir Héloïc Perrache.
00:55Bonsoir Elisabeth.
00:55Bienvenue dans la France Bouge. Vous êtes le directeur général d'HEC. J'ai plein de questions à vous poser.
01:01On va développer ça dans un instant.
01:03Chaque soir dans la France Bouge, une start-up ce soir, c'est une intelligence artificielle qui recrée, ou qui
01:08crée pour certains, le déclic en maths du CP à la terminale.
01:12Ça s'appelle MyTrenia.
01:14Bonsoir Gabriel Masson.
01:16Bonsoir Elisabeth.
01:17Bienvenue dans la France Bouge. Vous allez être coaché par David Smadja.
01:20David, le mot de ce soir pour MyTrenia.
01:22J'ai choisi ludique.
01:24Ludique. Donc on va s'amuser en faisant des maths.
01:27Comment est-ce possible ?
01:27Exactement. Parce qu'un élève qui s'amuse, c'est finalement un élève qui travaille.
01:30Et je trouve que finalement, MyTrenia construit des exercices autour de ce qui passionne les élèves.
01:35Génial. On a de voir le contenu de MyTrenia.
01:38Et puis on va prendre des nouvelles d'un membre de notre grande communauté de la France Bouge.
01:41Vous savez que la France Bouge, c'est un peu une grande famille.
01:44Ce soir, une autre intelligence artificielle pour aider les élèves à obtenir de meilleurs résultats.
01:48Et ça, dans toutes les matières. Pas seulement dans les maths.
01:51Ça s'appelle Evidence B. Bonsoir Thierry de Vulpillière.
01:55Bonsoir Elisabeth.
01:56Bienvenue dans la France Bouge. Je crois que ça va très très bien.
01:58Vous étiez venu il y a combien de temps en émission ?
01:59Au PISA d'avant. Et on a perdu 16 points entre les deux.
02:02Ça ne va pas très bien en fait.
02:03Il n'y a pas de corrélation.
02:04J'espère bien.
02:05Mais je crois que justement, vous, vous allez aussi nous expliquer pourquoi on a autant perdu dans ces derniers classements
02:11de PISA.
02:12Allez, la France Bouge.
02:13C'est parti. Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
02:1820h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
02:32Ce soir, dans la France Bouge, du lycée aux études supérieures.
02:38C'est pour ça qu'on vous a mis un petit peu, un petit extrait de Supertrane, The Logical Song,
02:41où on parle de cette sortie de l'innocence vers la quête de soi, la quête de son identité.
02:48On va partir du côté d'HEC.
02:50Trois lettres, un diplôme prestigieux et la promesse d'une grande carrière.
02:55Elle fait tout pour être une des meilleures écoles de management au monde.
02:58Alors, derrière HEC, qui sont les étudiants d'aujourd'hui ?
03:01Comment sont-ils sélectionnés ? Quels sont les nouveaux diplômes ?
03:04Nous sommes avec Héloïc Perrache, le directeur général d'HEC.
03:08Europe 1, l'invité de la France Bouge.
03:11Je vais vous laisser pitcher, Héloïc.
03:13D'abord, HEC en 2026, ça donne quoi ?
03:16En une minute, est-ce que vous êtes prêts ?
03:18Vous connaissez HEC pour les talents, et vous venez de l'évoquer.
03:22Et c'est une dimension extrêmement importante de l'école.
03:25Mais HEC, c'est beaucoup plus que ça.
03:28C'est une plateforme de solutions.
03:30Et donc, on a à la fois des chercheurs qui travaillent sur beaucoup de sujets
03:36et qui sont là pour inspirer les décideurs, pour aider à prendre des bonnes décisions,
03:39pour mettre de la science dans les débats et dépolariser nos sociétés.
03:43C'est aussi une plateforme d'innovation extraordinaire.
03:46C'est un des meilleurs centres d'entrepreneuriat au monde, aujourd'hui.
03:50Et puis, on a une obsession, c'est qu'on ne peut pas faire émerger les entreprises,
03:55les développer, si on n'est pas sur un socle avec une cohésion sociale forte.
04:00Et donc, énormément d'engagement aujourd'hui pour contribuer à baisser la colère sociale,
04:05à avoir plus de cohésion sociale.
04:08Et donc, voilà, c'est en une minute.
04:11Mais c'est déjà pas mal.
04:13Merci Loïc Perrage, directeur général de HEC.
04:16Quand je vous entends parler dans le pitch, j'entends d'abord le mot chercheur.
04:20On est très éloigné de l'image que nous avons d'HEC.
04:23C'est pour ça que j'ai insisté là-dessus au tout début.
04:26C'est qu'on est connus, reconnus pour, une fois de plus, être un procès sélectif de très bons élèves
04:33qui, comme vous l'avez dit, ont des carrières assez incroyables dans tous les secteurs et un peu partout dans
04:37le monde.
04:38Mais en fait, on a HEC, une communauté de chercheurs,
04:42de premier plan au niveau mondial sur beaucoup de sujets,
04:46et qui font des trucs extraordinaires,
04:48qui travaillent vraiment sur des sujets extrêmement importants.
04:51Et notre objectif à nous, c'est que cette recherche, elle sort du monde académique
04:55et elle les inspire à décider.
04:56Donc, la prochaine fois que je viens, vous me parlez peut-être des élèves,
05:00mais vous me dites aussi, on a eu telle étude sur tel sujet-là.
05:03Et on a trouvé ça extrêmement inspirant.
05:05Ça signifie que, alors, HEC, ce n'est plus une école de commerce.
05:07Vous vous souvenez quand on disait, nous, on postule pour les trois grandes écoles de commerce dans les années 80
05:11-90 ?
05:12Finalement, là, vous me parlez des chercheurs,
05:14ça veut dire qu'on ne peut plus rien faire sans les chercheurs aujourd'hui ?
05:17Sans les publications, sans le travail, le fruit de longues années ?
05:22Non, c'est-à-dire que vous pouvez avoir un positionnement différent
05:25tourné autour de grands pédagogues qui ne sont pas des chercheurs.
05:27En classe préparatoire, vous avez essentiellement des gens qui sont des très grands pédagogues
05:30et qui ne sont pas forcément chercheurs.
05:32C'est un positionnement.
05:35Maintenant, vous regardez les grandes institutions mondiales,
05:38elles vont au-delà de la simple mais importante transmission du savoir,
05:42et on va en reparler tout à l'heure.
05:44Mais l'idée, c'est aussi d'avoir des gens qui repoussent les frontières de la connaissance
05:47et qui nous aident à mieux comprendre tout un ensemble dessus.
05:49Donc, vous cohabitez avec les chercheurs,
05:51alors qu'auparavant, les chercheurs étaient dans leur laboratoire pour certains,
05:55dans leur bureau, et de temps en temps, on avait une publication.
05:58Là, il y a un lien continu.
06:00C'est aussi pour ça que vous êtes à proximité du plateau de Saclay,
06:03avec les ingénieurs, ou ça n'a rien à voir ?
06:06Alors, ils sont au cœur du projet intellectuel de l'école.
06:08Vraiment au cœur du projet intellectuel de l'école.
06:10Et ce qui est très intéressant aujourd'hui,
06:11c'est une vraie transformation de l'image de l'école,
06:15c'est que tous les patrons d'entreprises avec lesquels je suis amené à discuter
06:19viennent nous voir aussi pour dire,
06:21attendez, nous on ne comprend rien à ce sujet-là.
06:22Là, c'est compliqué.
06:23Il y a un sujet qui revient en permanencement, le futur du travail.
06:25J'imagine que c'est un sujet que vous évoquez souvent ici.
06:28Et donc, on a des chercheurs qui travaillent sur le futur du travail.
06:31Donc, ils regardent avec beaucoup de données, des évolutions, etc.
06:35Et donc, ça, c'est une dimension très importante.
06:39Après, la proximité avec le plateau de Saclay, elle a plein de raisons.
06:41C'est-à-dire, la place de l'entrepreneuriat à HEC est extrêmement importante.
06:45Les liens avec les écoles d'ingénieurs vont être particulièrement importants.
06:47Donc, à HEC, on a un programme qui s'appelle HEC Entrepreneurs.
06:52C'est un programme maintenant joint avec l'école polytechnique.
06:54Donc, c'est un programme polytechnique HEC.
06:56Et on a à cœur que les étudiants de polytechnique HEC
06:58se mettent ensemble pour créer des entreprises.
06:59Et voilà, ils travaillent ensemble.
07:01Alors, comment vont nos étudiants français,
07:03et Loïc Perrache, ceux qui intègrent HEC aujourd'hui ?
07:06Comment vont-ils ?
07:07Que cherchent-ils ?
07:09Veulent-ils des carrières dans des cabinets de conseil
07:12ou dans des grandes boîtes ?
07:13Faites-nous une petite cartographie de nos étudiants aujourd'hui.
07:17Alors, moi, je trouve qu'ils vont bien.
07:19Et je les trouve extrêmement engagés.
07:22J'aime dire qu'il y a une ADN très solution sur le campus.
07:26Et ça, j'y suis extrêmement attaché.
07:28C'est-à-dire que des défis sont énormes.
07:31Les enjeux sont assez colossaux aujourd'hui.
07:34C'est notre quotidien dans les informations
07:37et dans les différents journaux.
07:39Et donc là, vous avez différentes attitudes.
07:40Quand vous avez des défis compliqués,
07:42soit vous trouvez des responsables,
07:44vous trouvez quels sont les fautifs
07:48ou les gens qui devraient amener des solutions.
07:51Soit vous vous dites,
07:52qu'est-ce que moi, je peux faire ?
07:54Comment je peux apporter une solution ?
07:56Et donc, cet esprit entrepreneurien,
07:59en tout cas, on le retrouve énormément sur le campus.
08:01Et nous, on essaie de le diffuser assez largement,
08:04même à des plus jeunes
08:05qui ne passeront jamais par un chausset.
08:07Mais ce n'est pas les mêmes qu'il y a 20 ans ?
08:09Ils ne veulent pas tous aller chez L'Oréal
08:11ou chez Arthur Anderselle ?
08:13Non, mais pas tous.
08:14Et ça n'a jamais été le cas
08:15qu'ils avaient tous envie de le faire.
08:17C'est-à-dire que...
08:17Mais c'était l'image qu'on en avait.
08:18C'est aussi l'image.
08:19Donc, il y a toujours...
08:20Il y a eu, quand tu regardais sur 30 ans,
08:22il y a toujours eu des secteurs
08:23qui ont plus attiré les étudiants que d'autres.
08:25Aujourd'hui, c'est quoi comme secteur ?
08:28Qu'est-ce qui les attire ?
08:29Vous avez évoqué le conseil.
08:31Ils aiment commencer leur carrière
08:34dans le domaine du conseil.
08:35Mais aujourd'hui,
08:35on a beaucoup plus d'entrepreneurs à la sortie.
08:38Et puis, ils vont travailler dans le monde entier.
08:41Ils ont des sujets de quête de sens assez importants.
08:46Je trouve qu'ils retournent dans l'industrie.
08:49Ils ont envie d'avoir des choses concrètes.
08:52Donc, les marques employeurs se font
08:54et se défont assez rapidement sur nos campus.
08:57Et donc, les choses évoluent assez rapidement.
08:59Donc, ça signifie, si vous dites
09:01qu'ils veulent revenir vers l'industrie,
09:03ils veulent fonder leur entreprise,
09:05ça signifie qu'ils sont vraiment au contact
09:07de nos interrogations aujourd'hui dans notre société.
09:11On cherche à relocaliser,
09:13on cherche à revaloriser notre tissu industriel,
09:15on cherche à trouver des solutions.
09:17Et l'entrepreneuriat est une réponse
09:19quand on doit résoudre un problème.
09:21Donc, ils sont très liés, très connectés
09:24à ce que nous vivons aujourd'hui, les étudiants.
09:26Ah oui, les imaginer...
09:27Ce n'est pas des rêveurs.
09:29Ah non, ce n'est pas des rêveurs.
09:31Ils ont un côté très doué,
09:35qui est important.
09:37Il y a un sujet très intéressant aujourd'hui
09:39dans des écoles plus business,
09:42c'est qu'il faut à la fois parler le langage des autres,
09:46parler des langages complémentaires,
09:47pouvoir interagir avec des scientifiques,
09:49interagir avec des ingénieurs.
09:51Mais il y a une marque de fabrique très forte,
09:53c'est le côté rendre les choses possibles.
09:54Et donc, ils ont cette capacité à dire,
09:57là, il y a un sujet,
09:58je vais m'entourer de gens très complémentaires,
10:00je ne suis pas aussi expert qu'eux sur leur sujet,
10:03mais je sais parler leur sujet,
10:04je sais parler quantique,
10:05je sais parler cybersécurité,
10:07je sais parler...
10:07Donc, je sais parler tech, je sais parler...
10:08Je sais parler tech, je dois savoir parler tech.
10:11Et en plus, le coût d'accès aujourd'hui
10:14au fait de parler tech a aussi beaucoup baissé,
10:16avec l'intelligence artificielle.
10:18Mais par contre, j'ai une marque de fabrique
10:19qui est, moi, je vais rendre les choses possibles
10:21et je vais faire bouger les lignes.
10:22Et ils ont cette capacité très forte
10:24à faire bouger les lignes
10:25et moi, je trouve ça extrêmement intéressant.
10:26Donc, vous évoquez l'intelligence artificielle
10:28et Loïc Perrage,
10:28vous êtes le directeur général d'HEC ce soir sur Europe 1.
10:31Ça veut dire qu'aujourd'hui,
10:32comment vous les évaluez, les élèves ?
10:34Enfin, ça me fait penser à cette question,
10:36c'est-à-dire, vous parlez de l'IA
10:37pour savoir s'ils savent parler tech,
10:39même s'ils ne sont pas ingénieurs,
10:41parler quantique.
10:42Ça veut dire qu'ils sont évalués à un moment donné.
10:44Ça veut dire que l'intelligence artificielle,
10:46enfin, là, vous devez...
10:48Il est le devoir à la maison, il y en a moins.
10:50On favorise davantage la prise de parole.
10:53Comment on fait aujourd'hui pour les évaluer ?
10:55L'oralité va avoir une place assez importante.
10:58Ils vont être amenés à pitcher.
11:01Il y aura des pitchers tout à l'heure.
11:02Dans un moment, Gabriel Masson va pitcher.
11:04Gabriel va pitcher.
11:04Donc, bien sûr qu'à un moment, vous dites
11:06j'ai un sujet, je vais être amené à pitcher.
11:09Mais ils ont des examens à écrire.
11:11Alors, il y a plein de réflexions.
11:12Est-ce qu'on va se dire ça, c'est sans la machine ?
11:14Donc, il y a des moments, il va falloir évaluer sans la machine.
11:17Donc, ils vont écrire avec un stylo et du papier.
11:19Ils vont écrire avec un stylo et du papier.
11:20Et puis, d'autres fois, on va dire
11:21là, c'est avec la machine.
11:22Parce que ça serait complètement idiot de ne pas le faire.
11:25Et donc, des allers-retours un peu en permanence
11:27entre qu'est-ce qu'on va faire avec la machine,
11:29qu'est-ce qu'on va faire sans la machine,
11:31sur plein de sujets différents.
11:32Et puis après, une fois plus, il y a la rencontre.
11:34On a plus de 30% de nos élèves qui sont des ingénieurs à HEC.
11:38Ils viennent après ?
11:39Ou ils sont déjà ingénieurs ?
11:40Non, ils sont ingénieurs et puis ils viennent après.
11:43Vous avez mentionné les étudiants français.
11:45Mais il faut juste voir, HEC, c'est 135 nationalités différentes.
11:47C'est à peu près 50% d'étudiants internationaux.
11:49Et vous avez effectivement, français ou internationaux,
11:52des gens qui sont ingénieurs.
11:53Donc, la rencontre va permettre aussi
11:55d'affiner certaines compétences qu'on peut avoir.
11:57On est l'excellent, c'est le meilleur de soi.
12:00Mais Loïc Perra, directeur général d'HEC,
12:02on se retrouve dans un instant.
12:02Comment on rentre à HEC ?
12:04Quelles sont les sélections ?
12:05Et puis, on va parler des mathématiques,
12:07parce qu'on a un vrai sujet aussi en France.
12:09Donc, dans un instant,
12:11Maï Trenia pour s'entraîner en mathématiques,
12:13parce qu'on a vraiment baissé deux niveaux.
12:15C'est le dernier classement PISA qui l'atteste.
12:17A tout de suite sur Europe 1.
12:17Sous-titrage Société Radio-Canada

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