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Dans "La France bouge", Elisabeth Assayag fait le tour de France des initiatives positives et novatrices.
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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, bienvenue dans l'émission des Français qui entreprennent pour
00:11une France plus belle et qui rayonne.
00:13C'est le rendez-vous des entrepreneurs et des audacieux. Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
00:19Dayanen Goma et César Dion sont à la préparation de l'émission, Christophe Pierrot à la réalisation.
00:24Et chaque soir, un coach expérimenté, ça veut dire qu'il a soit dirigé des boîtes, soit il en a
00:30monté, qui donne des conseils.
00:32Ce soir, c'est Philippe Saude. Bonsoir Philippe.
00:34Bonsoir Elisabeth.
00:36Investisseur qui va accompagner la start-up Tilt Energy. On va y revenir dans un instant sur Tilt Energy.
00:43A la une ce soir, justement sur le marché de l'énergie, la bataille ne se joue plus uniquement sur
00:48prix du kilowattheure.
00:49Elle se joue aussi sur notre façon de consommer, de produire, d'économiser et même de partager.
00:56Pourquoi pas, tiens, notre énergie.
00:57Face aux géants historiques, des acteurs ont bousculé les habitudes.
01:00Et parmi eux, une entreprise française née il y a 11 ans avec une ambition, proposer une énergie plus renouvelable
01:07et une nouvelle relation avec le consommateur.
01:10Alors, dans un marché aussi réglementé, comment se faire une place et devenir petit à petit un acteur global de
01:15la transition ?
01:16J'ai nommé Équateur avec vous, Jonathan Martelli. Bonsoir.
01:20Bonsoir.
01:20Vous êtes le président fondateur d'Équateur. Vous allez tout nous dire déjà ce qu'est Équateur.
01:24Et puis la suite, dans un marché assez complexe.
01:28Très mouvementé, oui.
01:29Très mouvementé.
01:31Chaque soir, dans la France bouge, donc je le disais, une start-up qui a compris, celle-ci, que la
01:35flexibilité électrique devient une nécessité.
01:38Nous avons nommé Tilt Energy avec Romain Serres. Bonsoir Romain.
01:43Bonsoir.
01:43Bienvenue dans la France bouge.
01:44Merci.
01:45Philippe, un mot sur Tilt Energy ?
01:48J'ai fait un peu appel à du lyrisme parce que j'ai fait le lyrisme.
01:51Ça vous a inspiré.
01:51Avec, oui, orchestrale.
01:53Pourquoi orchestrale ?
01:54Parce que j'ai trouvé que cette start-up, elle orchestre une multitude de consommations, d'équipements et de bâtiments.
02:00Donc, on rentrera dans le détail tout à l'heure.
02:02Pour les faire fonctionner de manière coordonnée au meilleur moment et surtout, surtout, avec la meilleure valeur économique.
02:09Génial. On a hâte de savoir, de connaître le détail. Vous allez pitcher, évidemment.
02:13Et puis, on va prendre des nouvelles d'un membre de notre grande communauté de la France bouge.
02:16Sonologie qui rend le solaire accessible à tous, y compris aux locataires, aux habitants d'appartements.
02:21Bonsoir, Vincent Arouette.
02:24Bonsoir, Elisabeth.
02:25Comment ça va ?
02:26Ça va pas mal.
02:26Bienvenue dans la France bouge.
02:28Ça va pas mal depuis 2022 ? Vous étiez venu ?
02:30Oui, beaucoup de choses ont changé.
02:32Allez, un petit truc qui nous donne envie de vous écouter.
02:34Le truc qui a changé ?
02:36On est passé d'une communauté de 5 000 clients à plus de 135 000.
02:40On va voir comment.
02:41C'est très, très fort.
02:42Allez, la France bouge.
02:43C'est parti.
02:44Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
02:47Europe 1.
02:4820h30.
02:4921h30.
02:50Elisabeth Assayag.
03:04Petit jeu de mots avec Pascal Obispo.
03:06Merci Christophe Pierrot.
03:07Électricité, vous l'avez compris, ce soir on va parler de notre énergie, de l'électricité, du marché d'électricité.
03:14Tiens, vous avez mis en place des choses pour réduire votre facture d'électricité, Philippe Sos ?
03:18Moi, je suis attentif de plus en plus, effectivement, dans la maison, à mieux gérer la maison.
03:24Pourquoi de plus en plus ?
03:25Parce qu'on ne l'était pas auparavant.
03:27Et c'est vrai qu'avec le coût de l'énergie aujourd'hui, on est très attentif aux lumières allumées
03:31en permanence,
03:33à des instruments qui chargent tout le temps alors qu'il n'y a plus rien au bout, etc.
03:39Et là, justement, Diane N'Goma a promené son petit micro européen dans les rues de Paris.
03:44Elle a demandé à des passants cette même question.
03:46Comment font-ils pour réduire leur facture ?
03:48Écoutez.
03:49Ma facture a presque doublé en deux ans, donc j'ai vraiment changé mes habitudes.
03:54Je chauffe moins et je baisse systématiquement le chauffage quand je pars travailler.
03:57Je fais tourner mes machines uniquement quand elles sont pleines.
04:00J'évite aussi beaucoup plus le sèche-linge qu'avant.
04:03Et je surveille ma consommation chaque semaine pour éviter les mauvaises surprises.
04:06Et ce sont surtout les prix qui m'ont poussé à faire attention.
04:09Moi, j'utilise une application qui me permet de suivre ma consommation presque en temps réel.
04:14Il y a deux, trois jours de décalage.
04:15Ça me permet de la comparer sur ce que j'avais consommé l'année dernière.
04:19Ça permet de faire des petits défis pour essayer de consommer moins.
04:21Je mets en place des petites stratégies.
04:24Faire mes machines pendant les heures creuses.
04:27Réduire un peu le chauffage.
04:28Moins utiliser mon four, par exemple.
04:29Je n'ai pas vraiment de méthode particulière, mais j'ai plusieurs petites habitudes.
04:33Par exemple, je chauffe quasiment plus ma chambre et je baisse le chauffage la nuit.
04:37J'ai aussi remplacé toutes mes ampoules par des LED.
04:41Je coupe les multiprises et les appareils en veille quand je ne les utilise pas.
04:46Et je privilégie aussi les heures creuses pour les machines.
04:49Ça ne change pas tout, mais sur l'année, je pense que ça finit par faire une vraie différence.
04:53Ça vous inspire autour de la table de la France Bouge les propos recueillis par Diana N'Goma.
04:59Jonathan Martelly.
05:00Oui, on connaît ça.
05:01C'est une vraie tendance qui a changé après la dernière crise de l'énergie.
05:06On a connu en 2022 et on a constaté que toutes les catégories socioprofessionnelles
05:10ont commencé vraiment à faire des efforts sur la consommation d'énergie.
05:12Tout le monde est concerné.
05:13Mais justement, on va en parler ce soir autour de la table de la France Bouge avec vous.
05:16Jonathan Martelly, président fondateur d'Equateur.
05:19Europe 1, l'invité de la France Bouge.
05:22Tout le monde ne connaît pas Equateur.
05:24Malheureusement.
05:24Jonathan Martelly.
05:26Malheureusement, mais vous allez pitcher en une minute ce qu'est Equateur.
05:29E-K-W-A-T-E-U-R.
05:32Je vous écoute, vous avez une minute.
05:34Très bien, merci beaucoup.
05:35Merci pour l'invitation.
05:36Donc Equateur, c'est un fournisseur d'énergie renouvelable.
05:38Donc on vente de l'électricité et du gaz à des clients particuliers professionnels,
05:42tous types de professionnels.
05:44Notre ambition et notre objectif, c'est quoi ?
05:46Comme vous l'avez dit tout à l'heure, la consommation et le prix de l'énergie, c'est une
05:50chose.
05:50Mais on ne peut pas réduire beaucoup le montant de la facture.
05:52Et donc on doit aider le consommateur à aller au-delà.
05:55On l'a entendu avec les micro-trottoirs, le but c'est aussi de consommer moins.
05:57Et pour consommer moins et mieux, l'idée c'est de mettre les clients avec d'autres partenaires
06:02qui font de la flexibilité, qui font de la production, qui font du stockage
06:07pour justement améliorer cette consommation-là des clients.
06:09Et donc baisser le prix de la facture globale.
06:12Très clair.
06:13Très précis.
06:14Merci pour votre pitch, Philippe Sose.
06:15Vous connaissiez Équateur franchement ?
06:17Pas du tout.
06:18Pas du tout.
06:19J'ai juste, moi avec mon côté marketing, j'ai trouvé que le nom était sympa.
06:23On le retient.
06:23E-K-W-A, comme vous l'avez précisé Elisabeth, c'est W-A-T-T-E-U-R.
06:30Voilà, Équateur.
06:31J'ai trouvé ça génial comme idée.
06:33Et puis derrière, non pas du tout.
06:34Je suis désolé.
06:35Alors on va commencer par ce qui intéresse directement les Français, c'est le prix.
06:38On l'a appris il y a quelque temps.
06:41Le prix repère du gaz vient d'augmenter de 5,5% là en mois de septembre.
06:47Est-ce que ça signifie qu'il y a inévitablement une conséquence sur notre facture de l'électricité ?
06:55Il y aura inévitablement une conséquence, alors pas immédiate, parce que beaucoup de clients ont des offres à prix fixe.
07:01Donc leur offre court jusqu'au moment du renouvellement.
07:05Au moment du renouvellement, en fonction des moyennes des prix qui sont constatées, il peut y avoir une hausse à
07:09ce moment-là.
07:10Donc les clients par exemple qui sont renouvelés en ce moment, il y a effectivement une hausse pour eux des
07:14prix en fonction des prix de l'an dernier.
07:16Donc ça veut dire que vous nous conseillez de sécuriser notre prix là, on attend, on fait comment ?
07:21Si on est en train de renégocier, on tombe très mal.
07:24C'est le mauvais moment effectivement en ce moment.
07:26Alors est-ce que c'est pire que demain ou pas, on ne sait pas le dire non plus.
07:30Il y a deux mois, on ne pensait peut-être pas que ça serait à ces prix-là aujourd'hui.
07:35Donc effectivement, quand vous changez d'offre en tout cas, ce qu'il faut faire, c'est de prendre une
07:38offre la plus sécurisante possible.
07:39Et donc une offre à prix fixe et conseiller, oui.
07:42Donc vous, vos clients, c'est qui ?
07:44Alors nos clients, c'est aussi bien les particuliers.
07:46Donc c'est à peu près deux tiers de nos clients aujourd'hui chez Équateur.
07:48On a 270 000 compteurs à peu près qu'on fournit.
07:51Et donc deux tiers sont des particuliers.
07:53Donc il y a tout type de particuliers et des professionnels.
07:56Et comme je le disais tout à l'heure, ça peut être aussi bien du petit pro que du très
07:58grand pro.
07:59Par exemple, on fournit tous les ministères de France ou des très grandes sociétés comme Vinci, comme Chanel.
08:04Tous les ministères de France sont fournis par Équateur ?
08:08Tout à fait.
08:08C'est un beau marché ça ?
08:10C'est un très beau marché.
08:10Comment vous avez fait pour l'avoir ?
08:11Pas facile.
08:13Il faut répondre déjà à toutes les exigences que demande l'État.
08:16Ce n'est pas simple.
08:17Et puis, il faut aussi faire du prix, évidemment, puisqu'on est jugé aussi sur ça.
08:22Le plus attractif.
08:22Et donc, on imagine bien que le prix va jouer aussi dans l'histoire.
08:27Mais pas que.
08:28On l'évoquait tout à l'heure, Jonathan Martelly.
08:30Et pas que.
08:31C'est parce que vous, justement, il y a une nouvelle relation avec le consommateur.
08:34On va y venir dans un instant.
08:36Vous évoquiez tout à l'heure la dernière crise de l'énergie.
08:40C'était une crise énergétique en 2022, crise mondiale et européenne majeure.
08:45Quelles leçons avez-vous tirées ?
08:47Et comment pouvez-vous nous rassurer pour qu'on n'arrive pas au point où nous étions arrivés en 2022
08:54?
08:55Alors, je vais répondre à l'envers.
08:57C'est-à-dire que, déjà, pour ne pas se retrouver dans...
08:59Enfin, qu'est-ce qu'on en tire comme le sont ?
09:00Et qu'est-ce qui rassure ?
09:03Le fait que l'État était présent.
09:05Donc, on peut critiquer la façon dont elle était présente.
09:07Mais en tout cas, l'État était extrêmement présent.
09:09Il a protégé les consommateurs avec un tas de dispositifs.
09:12Que ce soit pour les particuliers avec les bouclés tarifaires.
09:14Que ce soit pour les professionnels avec les amortisseurs.
09:16Ou d'autres dispositifs.
09:18Et donc, ça, déjà, je trouve que ça a été un signal très fort de l'État.
09:21Après, nous, fournisseurs, c'était extrêmement compliqué à gérer, évidemment.
09:24Mais voilà.
09:25Donc, il y a cette protection-là, aujourd'hui, qui est en France.
09:29Ça a débouché, d'ailleurs, sur un nouveau dispositif, sur l'électricité,
09:32pour plafonner les prix au cas où, justement, les prix s'envolent.
09:34Il y a un dispositif qui est mis en place pour tout de suite plafonner les prix
09:37à la revente auprès des consommateurs.
09:39Et il y a une compensation qui est faite pour nous.
09:41Puisque nous, on achète l'énergie, on la revend.
09:43Effectivement, ce Delta sera compensé par l'État
09:46pour l'ensemble des fournisseurs, qu'ils soient historiques ou petits fournisseurs.
09:48Mais pourquoi l'électricité continue ?
09:50Pourquoi c'est toujours un sujet ?
09:52Ça continue à rester aussi cher.
09:54Comment ça se fait ?
09:55Alors, ça avait bien rebaissé, en fait, après la crise.
09:58Ça a énormément baissé.
09:59Les prix, d'ailleurs, n'ont jamais été aussi bas en 2025.
10:01Et début 2026, les prix d'électricité, extrêmement bas.
10:05Et là, ils sont en train de remonter.
10:06Pourquoi ? Parce qu'en fait, le prix du gaz remonte.
10:08Pourquoi le prix du gaz remonte ?
10:09Parce que le prix du pétrole remonte.
10:11En fait, les prix, historiquement...
10:12Toute l'instabilité géopolitique a des répercussions
10:16pas seulement sur le carburant, mais sur notre prix de l'électricité.
10:19Exactement.
10:20Et c'est drainé, en fait, par ça.
10:23Parce que, historiquement, les prix du gaz sont indexés sur ceux du pétrole
10:26pour ne pas justement faire de concurrence entre ces deux énergies.
10:29Puisqu'il y avait d'énormes investissements sur les gazoducs à l'époque.
10:32Et donc, tout a été corrélé.
10:34Enfin, ces prix-là ont été corrélés.
10:35Et aujourd'hui, pourquoi le prix de l'électricité est impacté par ça ?
10:38Tout simplement parce que le gaz est un moyen de production de l'électricité.
10:41Pas qu'en France.
10:42Ça a été accentué en Europe du fait de l'Allemagne
10:45et de son retrait de centrales nucléaires.
10:48Et donc, quand le prix du gaz augmente,
10:49ça a une incidence sur le prix de production de l'électricité aussi.
10:52Ça existe depuis 11 ans, Équateur.
10:54Comment ça va ?
10:55Après cette crise de 2022, là...
10:57Ça va très bien.
10:58Ça veut dire quoi ?
10:58Ça va très bien.
11:00Ça veut dire que, déjà, on a passé ces crises-là.
11:03Et ça n'a pas été simple, effectivement.
11:04Une des leçons, c'était justement de faire attention aux clients
11:07qu'on faisait entrer, notamment en B2B.
11:11Et de se prémunir un peu plus au niveau scoring de ces clients-là.
11:15Et puis, ça veut dire que s'il y a des clients qui sont fragiles financièrement,
11:19c'est aussi de demander des garanties financières.
11:21Puisqu'on s'est retrouvé à acheter énormément d'énergie
11:23pour des clients à des prix extrêmement chers pendant la crise.
11:25Et il y a des clients, soit qui ont fait défaut parce qu'ils ont fait faillite,
11:27soit tout simplement qui ne sont pas allés au bout de leur contrat,
11:30bien qu'ils avaient une obligation.
11:31Donc là, il y a plus de garde-fous ?
11:33Là, il y a un peu plus de garde-fous.
11:34Allez, vous restez avec nous sur la table à France Bouge.
11:36Jonathan Martelly, président fondateur d'Équateur.
11:38On parle de notre énergie et de l'électricité.
11:40Ce soir, sur Europe 1, il y a une start-up qui développe...
11:43C'est un logiciel, finalement.
11:45C'est ça, un logiciel Tilt Energy qui développe une...
11:48Ça permet de piloter à distance nos équipements électriques
11:52comme le chauffage, la clim, les véhicules électriques, les batteries.
11:55D'ailleurs, je crois que la canicule a fait augmenter l'effet
11:57que tu as un espace, Jonathan Martelly.
11:59Alors, la canicule, il faut augmenter aussi les prix de l'énergie
12:01puisqu'il y a une pénurie d'électricité dans ce moment-là
12:04et puis il peut y avoir une incidence.
12:05On va en parler aussi dans un instant sur Europe.
12:21Bienvenue dans la France Bouge ce soir.
12:23On parle de notre électricité, de notre énergie
12:26avec un fournisseur d'énergie renouvelable indépendant.
12:29Il rend l'énergie renouvelable accessible aux particuliers,
12:32aux entreprises ainsi qu'aux collectivités.
12:34Il nous disait tout à l'heure avant la pause que tous les ministères sont ses clients.
12:39J'ai la joie d'être avec Jonathan Martelly, le président fondateur d'Equateur.
12:44Ça veut dire que vos particuliers, vos entreprises qui sont chez Equateur,
12:49ça veut dire qu'ils ont quitté EDF ?
12:50Ça veut dire qu'ils ont quitté EDF ou leur autre fournisseur qu'ils pouvaient avoir à ce moment-là.
12:53C'est un gros challenge pour vous, qu'on puisse quitter le fournisseur historique ?
12:57C'était ça l'objectif quand vous vous êtes lancé en 2015 ?
13:00L'objectif n'était pas forcément de piquer des parts de marché à EDF.
13:03En tout cas, c'était de dire qu'il y a de l'espace sur ce marché,
13:05il faut qu'on puisse innover et donc il y a de la place pour tous.
13:07Il y a 35 millions de consommateurs d'électricité en France,
13:1111 millions en gaz.
13:12On s'est dit qu'il y avait de la place pour tout le monde.
13:13Pourtant, vous êtes moins cher qu'EDF.
13:15Donc, comment vous arbitrez votre marge ?
13:19On n'est pas forcément moins cher qu'EDF, pas tout le temps.
13:21Pas toujours ?
13:22En fait, ça dépend des stratégies d'achat d'énergie.
13:23Donc, des fois, on est en dessous, des fois, on est au-dessus.
13:25Ça va vraiment dépendre des tendances, des mois, des façons d'acheter l'énergie.
13:29Mais ça, comment on le sait ?
13:30Moi, je ne sais pas comment.
13:31C'est du négoce, non ?
13:34Oui, alors déjà, comment est-ce qu'on sait qu'on va être payé moins cher ou pas ?
13:36Il y a des comparateurs qui permettent de savoir où est-ce qu'on se positionne.
13:40Et effectivement, c'est du négoce.
13:41Donc, chacun des stratégies d'achat d'énergie.
13:43Vous le voyez aussi pour d'autres produits.
13:45Il y a des fournisseurs qui vont acheter longtemps à l'avance,
13:48d'autres au moment où les clients sont arrivés et bloquent leurs prix.
13:51Donc, c'est vraiment très fonction des stratégies d'achat d'énergie
13:54et de la marge qu'on a envie aussi de positionner sur un client.
13:57On le disait tout à l'heure, il y a eu les vagues de chaleur qu'on a tous connues
14:00cet été.
14:00Elles bouleversent le paysage de l'électricité.
14:03Il y a eu une demande de production nucléaire et hydraulique en baisse
14:07et une demande de clim en hausse.
14:10Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui, vous êtes aussi en train de fixer les prix
14:15en fonction de cette donnée de réchauffement de la planète finalement
14:19et de canicules qui vont se renouveler de plus en plus ?
14:22Alors, la France a cette chance d'être exportatrice d'électricité.
14:26Elle produit encore beaucoup.
14:27C'est d'ailleurs une réflexion à avoir à long terme aussi
14:29sur l'adaptation des moyens de production qu'on peut avoir par rapport au marché réel français.
14:33On parle tout le temps de la souveraineté de la France par rapport à l'énergie.
14:37Aujourd'hui, elle produit assez pour la France.
14:40Maintenant, il faut prévoir les usages futurs.
14:41Vous avez parlé de la climatisation, on peut parler des voitures électriques.
14:43Donc, le paysage est en train de changer.
14:48Et donc, il faut que ces moyens s'adaptent à ça.
14:50Maintenant, vous avez mis le doigt sur quelque chose d'important.
14:52C'est que cet été, il y a eu beaucoup moins de production d'électricité
14:56et un record, enfin un seuil est historiquement bas
14:58sur la partie des centrales nucléaires comme les centrales hydro.
15:01Ça montre qu'il doit y avoir un mix énergétique français important,
15:05qu'on ne peut pas miser tout sur une énergie.
15:07Donc, il faut miser aussi sur ces énergies vertes, ces énergies solaires ?
15:10C'est là-dessus où on va vers ça ?
15:12Exactement.
15:12Il faut miser sur tout.
15:14On ne peut pas supprimer un moyen de production.
15:18On dit que les centrales thermiques, il faudrait les arrêter parce qu'elles polluent beaucoup.
15:21Effectivement, maintenant, ce sont des centrales d'appoint qui permettent l'hiver,
15:23quand il y a des pics ou une centrale en difficulté, de prendre le relais sur ces centrales.
15:27Les barils hydroélectriques, c'est la même chose.
15:29Ça permet très vite de produire de l'électricité quand il y a besoin sur des pics.
15:34Et donc, il faut vraiment que ce mix français, il soit le plus intelligent possible,
15:37le plus cohérent possible entre ce que ça coûte, entre ce que ça produit et le besoin qu'on en
15:41a.
15:41Mais certains disent qu'avec des canicules aussi importantes l'été,
15:46on pourrait avoir, certains météorologues, un hiver très très très froid.
15:50Donc, vous, là, comment vous vous préparez en tant que fournisseur d'énergie, Jonathan Martelly ?
15:55Alors, personne n'a de boule de cristal, malheureusement.
15:58Non, mais oui, mais là...
15:58Statistiquement, ça peut arriver.
16:00Et malheureusement, nous, on ne peut miser que sur des modèles aujourd'hui en tant que fournisseurs.
16:04On a des modèles, des données météo sur 15 jours qu'on peut récupérer.
16:08Et après, on fait en fonction de l'historique des consommations.
16:12C'est un risque, en fait, que prennent tous les fournisseurs de ne pas pouvoir, justement, anticiper la météo.
16:16Et donc, on nous fait tous des prévisions en fonction de ce que doit consommer le client.
16:19Et s'il y a des aléas météorologiques, on les subit.
16:24J'ai l'impression qu'on est dans des années exceptionnelles, là.
16:26J'ai l'impression que toutes les années sont en train de devenir exceptionnelles.
16:29Nous, en tout cas, ce qu'on constate, c'est qu'il y a un réchauffement chaque année,
16:32des températures de plus en plus chaudes l'hiver pour l'instant.
16:35Et donc, une baisse de consommation qui n'est pas prévue.
16:37Et donc, c'est un sujet pour tous les fournisseurs,
16:38puisqu'on doit revendre de l'énergie qu'on avait prévisionnée et qu'on avait achetée pour les clients.
16:43Mais on a peut-être une solution, ce soir, justement, avec la start-up.
16:47La start-up de ce soir, c'est Tilt Énergie.
16:52En route vers les trophées de l'avenir Europe 1 LCL.
16:55Et oui, Tilt Énergie fait partie de ces candidats en lice vers les trophées de l'avenir Europe 1 LCL.
17:01Je vous le rappelle, pendant tout l'automne, on va vous présenter des PME, des start-up, des ETI,
17:06qui font partie de ce concours.
17:09Et au début du mois de décembre, une grande cérémonie dans laquelle vous allez pouvoir découvrir les lauréats.
17:16Nous sommes avec Romain Serres, le cofondateur et le CEO de Tilt Énergie.
17:22Romain, vous avez décidé de créer votre entreprise il y a à peine trois ans, janvier 2023.
17:31Vous avez fait des belles études, une classe prépa, vous êtes parti aux Etats-Unis, vous avez été à Columbia.
17:37Vous avez travaillé dans plusieurs start-up, dont Blablacar.
17:39Et puis, qu'est-ce qui vous a mené vers l'entrepreneuriat ?
17:44Je crois que le déclic vient justement de cette crise dont on parlait tout à l'heure,
17:47de la fameuse crise énergétique en 2022, après la guerre Russie-Ukraine, au démarrage.
17:54Alors tout à fait, l'entrepreneuriat, je pense que c'est une fibre que j'ai plus ou moins toujours
17:57eue,
17:57de vouloir créer des choses et de vouloir se lancer.
18:00Mais en effet, le sujet vraiment lié à Tilt Énergie, et notamment à cette époque-là avec mes deux associés,
18:05c'est l'idée de se dire qu'on a une matérialisation maintenant du fait que le système a besoin
18:10de nouvelles solutions,
18:11qu'il y a un besoin de résilience plus fort, qu'il y a un besoin de nouvelles technologies
18:14pour subvenir aux futures crises et peut-être aux changements qui vont arriver,
18:18alors climatiques ou justement plus géopolitiques.
18:21Donc cette notion de flexibilité qui est au cœur de votre projet entrepreneurial.
18:26Exactement, et qui a commencé très tôt, puisqu'en fait c'était même des sujets d'études
18:29que j'avais eus justement aux Etats-Unis, plutôt au niveau recherche,
18:32qui du coup se sont appliqués maintenant et qui enfin sont rentrés dans le réel,
18:37notamment avec la création de Tilt Énergie.
18:38On le voit en fait dans pas mal de pays en Europe, même aux Etats-Unis,
18:41où ce sont des sujets qui sont maintenant d'actualité.
18:43Très bien, donc Tilt Énergie, vous allez nous dire concrètement comment ça peut nous aider,
18:47c'est quoi Tilt Énergie ?
18:48Je vous laisse pitcher pendant une minute, c'est à vous.
18:51C'est à vous.
18:52Oui, alors vous avez dû voir, on en a parlé, il y a des énergies renouvelables
18:55qui s'installent de plus en plus partout en Europe, du photovoltaïque, de l'éolien, d'une part,
19:00mais en fait d'autre part il y a eu d'électrification aussi qui a lieu
19:02avec les voitures électriques qui sont en train de remplacer les voitures thermiques,
19:05les pompes à chaleur qui arrivent sur le réseau.
19:07Et donc tout ça c'est une très bonne nouvelle,
19:08puisque finalement on réduit notre dépendance aux énergies fossiles,
19:11mais ça crée un nouveau besoin pour savoir à quel moment il faut stocker, produire, consommer.
19:16Et donc c'est là que Tilt Énergie rentre en jeu,
19:18notre métier à nous c'est de contrôler à distance justement des batteries,
19:22des ballons d'eau chaude, des pompes à chaleur, des voitures électriques, des panneaux solaires,
19:26et de s'assurer qu'elles consomment ou produisent ou vendent au bon moment.
19:30Pour le client c'est quoi l'intérêt ?
19:31C'est très simple, c'est d'amortir leur infrastructure plus vite.
19:34C'est-à-dire que si vous utilisez l'énergie au bon moment,
19:36votre pompe à chaleur va vous coûter un peu moins cher puisque vous allez consommer moins,
19:39votre panneau solaire va produire un peu plus,
19:41ou en tout cas va produire au bon moment et revendre un peu plus cher l'électricité
19:44ou être compensé pour ça. Et donc l'idée c'est vraiment de faire ça.
19:47Et l'enjeu il est colossal puisqu'en fait en Europe c'est ça qui va permettre
19:50aux infrastructures énergétiques de rester stables et d'avoir un prix peu cher.
19:53Merci pour votre pitch Romain, cercofondateur et CEO de Tilt Énergie.
19:57Vous connaissiez Jonathan Martelly, Tilt Énergie ?
19:59Encore.
19:59Et ça vous inspire quoi ?
20:01C'est vraiment la tendance en ce moment, c'est des sujets sur lesquels on a envie d'aller.
20:04Comme je le disais tout à l'heure, notre objectif à nous,
20:06c'est de mettre justement en relation les clients sur ce type de produits et de services.
20:11Et donc voilà, il y a des chances qu'on discute ensemble.
20:14Philippe Sose.
20:16Philippe, vous disiez orchestrale.
20:17Orchestrale, oui, parce que j'en ai parlé tout à l'heure.
20:21On l'a compris à travers le pitch, brillant pitch d'ailleurs, bravo.
20:25Pour moi, les forces structurantes de l'entreprise,
20:27c'est la technologie qui couvre toute la chaîne de valeur.
20:30Donc la plateforme couvre prévoir, agréger, piloter
20:34et valoriser la flexibilité aussi.
20:37Et une vraie expertise IA et énergie.
20:40C'est ça la valeur ajoutée, c'est l'expertise IA ?
20:43Oui, c'est vraiment...
20:44Tout à fait, il y a un besoin en fait, notamment,
20:46de savoir ce qui va être consommé, ce qui va être produit,
20:49de prévoir en fait.
20:49Alors on en a parlé des prévisions plus long terme
20:51quand il faut penser à cet hiver,
20:52mais nous on travaille vraiment dans le court terme
20:54de savoir ce qui va se passer demain
20:56et à quel moment on aura besoin d'aider le réseau
20:58ou en tout cas à quel moment on peut racheter ou revendre de l'électricité
21:00selon les prix et selon les comportements des humains.
21:03On y revient dans un instant.
21:04Vous savez qu'il y a le flash de 21h et on revient dans un instant
21:08sur Tilt Énergie.
21:09A tout de suite sur Europe 1.
21:19Et vous êtes bien sur Europe 1 dans la France Bouge.
21:22Ce soir, on parle de notre consommation énergétique.
21:25Nous sommes avec Jonathan Martelli, le président fondateur d'Equateur.
21:29Equateur est né en 2015.
21:31C'est un fournisseur d'énergie renouvelable indépendant.
21:34Il a des particuliers en clients, des entreprises,
21:38mais aussi des ministères.
21:40C'est vraiment un acteur global de la transition énergétique.
21:44Dans un instant, on va prendre des nouvelles de Vincent Arouet,
21:46qui est le cofondateur et le CEO de Cénologie.
21:48Avec Cénologie, l'énergie solaire, notre ami.
21:50C'est un petit peu ça, votre promesse.
21:53Nous sommes toujours avec Philippe Sose, notre coach de ce soir.
21:56Et Romain Serres, cofondateur et CEO de Tilt Énergie.
21:59On était en train d'évoquer Tilt Énergie.
22:01Tilt Énergie, finalement, c'est un logiciel qui se connecte à distance
22:05aux équipements déjà connectés à la maison,
22:07si je suis moi particulière et que j'utilise Tilt Énergie,
22:10par exemple, à Internet.
22:12Donc, par exemple, vous, vous interveniez comment chez moi ?
22:16Prenons l'exemple très simple.
22:17Vous allez installer une batterie, par exemple, chez vous,
22:19pour mieux autoconsommer votre énergie avec des panneaux solaires.
22:22Et nous, ce qu'on va faire, c'est qu'en plus de ça,
22:24par exemple, si le réseau a un besoin, a une surtention à un moment donné,
22:28on va utiliser votre batterie pour la décharger, pour aider le réseau,
22:31ce qui va vous créer une économie de facture
22:33et même un revenu qu'on va pouvoir vous reverser.
22:35Philippe Sose.
22:36Je parlais de la technologie, effectivement.
22:39On vient de le dire.
22:41Elisabeth, vous avez parlé d'un software.
22:42Donc, c'est bien un software.
22:44C'est une plateforme 100% software qui peut se...
22:46Et ça, c'est la force commerciale importante que j'ai trouvée dans votre startup.
22:49C'est pas besoin de remplacer les équipements.
22:51Exactement, on vient de se connecter à ce qui existe déjà.
22:54C'est ça, on utilise l'infrastructure disponible.
22:56C'est comme un kit.
22:57Voilà.
22:58C'est ça.
22:59On fait des partenariats avec les fabricants que vous avez,
23:02ou les équipements que vous avez déjà chez vous, finalement.
23:05Très important pour les investisseurs,
23:06c'est la quatrième force que j'ai identifiée,
23:08c'est la capacité réglementaire et opérationnelle déjà constituée.
23:11Donc, vous êtes agréé par la RTE,
23:14l'acteur d'ajustement et responsable d'équilibre.
23:16Donc, vous êtes vraiment au stade de la climatheque prometteuse en ce qui vous concerne.
23:23Et puis, pour finir, un marché structurellement porteur,
23:25on vient d'en parler,
23:26et une capacité à dresser plusieurs clients.
23:28Et notamment, ils ont signé récemment une grande chaîne d'hypermarché.
23:34Vous avez signé à Carrefour.
23:36Par exemple, une boîte comme Carrefour, vous leur apportez quoi ?
23:39Typiquement, on va les aider à gérer la consommation des pompes à chaleur
23:41de l'ensemble de leurs hypermarchés
23:43pour s'assurer qu'elles consomment quand les prix ne sont pas chers
23:45et qu'elles évitent de surconsommer quand les prix sont très chers.
23:48Vous êtes présent, vous existez, vous avez été créé depuis 2023.
23:51Cependant, vous avez des besoins.
23:53Quelle est votre question pour le coach ce soir sur Europe 1 ?
23:57On a une question, puisque du coup, ça fait trois ans qu'on existe, vous l'avez dit.
24:00On est établi en France.
24:02Ça a l'air d'aller, avoir un client comme Carrefour, ça va bien.
24:05Tout va très bien.
24:06La question, c'est comment on fait pour aller à l'international ?
24:09Notamment avec l'expertise du coach ici.
24:12Donc, comment on fait ?
24:13Philippe Sose.
24:14Alors, effectivement, dans les besoins, il y a plusieurs questions.
24:18Combien bien s'internationaliser quand on dispose d'une solution logicielle
24:21établie dans son pays d'origine ?
24:23Moi, j'ai toujours eu cette stratégie de think.
24:26Alors, excusez-moi, je vais faire un peu d'anglais, mais think global et acte local.
24:30D'accord.
24:31Donc, il faut vraiment être...
24:32Vous pensez de manière mondiale et vous actez au niveau local.
24:37Vous devez viser un modèle centralisé technologiquement parlant.
24:41Ne cherchez pas à aller ailleurs.
24:43La technologie reste ici.
24:46Mais localisée commercialement et réglementairement.
24:49Moi, je connais moins votre marché, vous messieurs, sur les différents pays européens,
24:53voire dans d'autres continents.
24:56Mais il est vrai qu'aujourd'hui, il est nécessaire de rester sous cette formule-là.
25:00Est-ce qu'il faut des équipes dédiées par pays ?
25:02Oui.
25:02Mais il faut qu'ils connaissent vraiment le produit.
25:04Voilà, il faut connaître le produit, mais pas des équipes complètes.
25:07Remontez pas des structures à gaz.
25:09Vous restez dans un modèle start-up SaaS, mais pas utile d'aller mettre des staffs et des staffs.
25:15Mais par contre, avoir quelques entités.
25:16Donc ça, c'était votre deuxième question.
25:19Ensuite, peut-on avoir un modèle totalement centralisé ?
25:22J'ai répondu par oui pour la technologie et non pour toute l'activité.
25:27C'est-à-dire, il peut s'internationaliser, mais le centre...
25:31Le centre reste français.
25:33Par contre, il monte des bureaux dans les différents pays où il souhaite être...
25:36Vous êtes vous en France ?
25:37On est à Paris, dans le 17ème, pas très loin.
25:39Jonathan Martelly, Équateur, seulement en France aujourd'hui ?
25:43Seulement en France aujourd'hui, sur la partie fourniture, en effet.
25:45Et est-ce qu'il y a une volonté de rester ?
25:47Il y a une volonté d'aller à l'international, mais sur la partie software, justement.
25:51Puisqu'on a aussi monté une société sœur d'Équateur, qui s'appelle Capricorne,
25:54et qui permet de commercialiser tous les outils qu'on a développés pour nous,
25:57pour notre activité, auprès d'autres fournisseurs.
26:00Philippe Sose.
26:01Pour moi, ce qui doit être localisé, je suis rentré un peu plus dans les détails,
26:04dans mon approche, c'est le développement commercial,
26:06la réglementation énergétique, les partenariats,
26:08la relation avec les opérateurs sur les différents pays.
26:11Ça, ça ne peut être que local.
26:19Tout à fait.
26:27D'accord ?
26:27Et pour finir, est-ce que le CEO doit organiser sa présence sur les nouveaux marchés ?
26:31Vous devez être très présent au début.
26:33Voilà.
26:33Très présent au début, pour montrer un peu qui vous êtes.
26:35Ça veut dire quoi, Philippe, être présent ?
26:36Il ne faut pas qu'il délègue, il faut qu'il incarne, en fait.
26:38Au départ, il faut incarner.
26:40Voilà, c'est ça.
26:40Il faut incarner l'entreprise.
26:41Absolument.
26:41Puis se retirer progressivement de l'opérationnel, parce que ce n'est pas votre rôle.
26:44L'opérationnel, vous avez des équipes pour agir sur l'opérationnel.
26:47Donc, ce qui est vraiment très important, c'est que vous soyez présent pour le lancement.
26:51Et puis après, évidemment, vous contrôlez.
26:54Ça, c'est classique.
26:56Voilà.
26:58Moi, je recommande quand même une organisation avec une tête à l'international,
27:03au sein de votre équipe.
27:05Donc, un manager de l'international qui vous reporte directement.
27:10Et puis après, au niveau du local, on va avoir des entités.
27:13Par pays.
27:14Vous connaissiez ?
27:15Mes petites structures.
27:17Vincent Arouet, vous êtes le CEO de sonologie.
27:19Vous connaissiez Tilt Energy ?
27:20Je connaissais Tilt.
27:22Je connaissais Équateur.
27:23C'est un petit monde.
27:24C'est un petit monde.
27:25Et en fait, vous êtes très complémentaires tous les trois.
27:28Là, je sens qu'il y a des partenariats.
27:29C'est un vrai écosystème.
27:30C'est un écosystème.
27:31Et c'est ce que vous disiez, Philippe, tout à l'heure, hors antenne.
27:34Mais je le répète, ce qui vous a plu aussi dans Tilt Energy, c'est tout cet univers.
27:38Finalement, il regroupe tous les besoins de cet univers-là.
27:41Oui, pour moi, c'est une brique qui vient s'installer dans tout le schéma qu'on a évoqué
27:45depuis Équateur jusqu'à sonologie.
27:48Je pense qu'on a vraiment une brique qui est essentielle.
27:51Je pense qu'ils ne sont pas seuls sur le marché non plus.
27:54Il y en a pour tout le monde.
27:56Il y a d'autres sociétés.
27:57Sinon, Équateur ne serait pas là.
27:58Équateur, voilà, c'est ça.
27:59Si vous avez pensé qu'il n'y avait qu'EDF, vous ne seriez pas là ce soir.
28:03Il y a la passe pour beaucoup de monde.
28:03Après, le marché à marché qui va se consolider évidemment sur chacune des branches.
28:08Et effectivement, Tilt est aujourd'hui un orchestrateur de tous les services que peut apporter le secteur d'énergie.
28:13Tilt, c'est déjà 25 personnes.
28:15Tilt Energy, c'est déjà 25 personnes.
28:18Et vraiment, moi quand j'en parle, j'en parle vraiment avec beaucoup de plaisir
28:23parce que c'est vraiment la fierté française.
28:25Parce qu'il y a du savoir.
28:27Et donc, on construit correctement cette start-up.
28:29Et je trouve ça vraiment très bien.
28:30Et bravo à vous trois déjà d'avoir eu cette idée-là.
28:33Équateur, 130 personnes aujourd'hui.
28:35150.
28:36150, oui, il y en a eu.
28:37Avec que ça, vous avez raison, sur les internes, 130 personnes.
28:40Donc 130 personnes essentiellement basées en France.
28:43Enfin, tout est basé en France, pas essentiellement.
28:45Tout est à Paris.
28:46Tout est à Paris.
28:47On a quelques salariés qui habitent à droite, à gauche.
28:49Parce que l'effet Covid a fait qu'on a quelques salariés qui ont déménagé en province.
28:53Mais oui, tout est à Paris.
28:53Ce n'était pas prévu pour vous, Jonathan Martelly, de monter une entreprise ?
28:57Puisque vous, vous avez démarré chez Orange.
28:59Donc, vous avez travaillé sur des offres de smartphones au tout début.
29:03Tout à fait.
29:03À la base, dans le monde des télécoms, en effet.
29:05Sur les lancements des premiers smartphones, sur le lancement d'iPhone en France.
29:08Sur les premiers MVNO, donc les opérateurs mobiles et virtuels.
29:13Et puis, de fil en aiguille, une arrivée sur le marché international, déjà, pour la téléphonie au Niger et en
29:20Ouganda.
29:21Sur des lancements d'opérateurs.
29:22Et puis, en effet, dans le monde de l'énergie, chez DirectEnergie, pour le lancement de leur offre gaz.
29:27Puisqu'à l'époque, ils ne commercialisaient que l'électricité.
29:28Mais Equateur, c'est né d'une frustration ?
29:32C'est né d'un besoin ?
29:32C'est né de quoi ?
29:34C'est né d'une frustration de mon associé et de moi-même.
29:36Puisqu'on travaillait pour un autre fournisseur.
29:38Et on avait une envie de lancer de nouveaux services, justement.
29:41On constatait que ce monde était en train de bouger.
29:43Et que le métier de fournisseur avait ses limites.
29:45Et on devait aller au-delà.
29:46On devait proposer du service aussi aux clients.
29:48Et on devait proposer autre chose que du prix.
29:50Et donc, à un moment donné, on a dit, faisons-le nous-mêmes.
29:53Et on l'a fait.
29:53Philippe Sose.
29:54Qu'est-ce qui fait la différence ?
29:55Si vous aviez une différence au niveau de Equateur,
29:58qui me ferait voter Equateur plutôt qu'EDF ?
30:01C'est quoi votre plus ?
30:02Notre plus, il y en a eu deux.
30:04Ça a été l'innovation.
30:05On a été les premiers sur le marché français
30:06à amener une offre 100% biomethane, par exemple,
30:08pour les clients particuliers.
30:09On a été les premiers à racheter l'électricité
30:11hors obligation d'achat quand vous êtes autoproducteur.
30:14Vous avez tout un quiet des charges à respecter
30:15pour que l'État puisse vous proposer un prix de rachat.
30:18Et en fait, on a été les premiers à dire
30:19ceux qui ne respectent pas ces règles-là,
30:20il n'y a pas de raison qu'ils produisent gratuitement sur le réseau.
30:23Et donc, on a été les premiers à leur racheter ça.
30:25On a été les premiers à aller sur des zones
30:26où il n'y avait aucune concurrence.
30:27Il faut savoir, par exemple, que Grenoble et Strasbourg
30:30sont des communes où ce n'est pas le réseau d'Enedis,
30:32et donc ce n'est pas EDF qui est sur place,
30:34ni Engie, c'est d'autres petits fournisseurs locaux
30:36qui sont distributeurs et fournisseurs.
30:38Et donc, on a été les premiers à amener la concurrence
30:40sur ces zones-là.
30:41Mais là, aujourd'hui, quand vous dites
30:42que vous vendez de l'électricité verte,
30:46est-ce que je reçois la même électricité que mon voisin ?
30:48Alors, surtout, vous recevez toujours la même électricité
30:50que vous aviez avant de changer de fournisseur.
30:51On ne peut pas décider d'où va l'électron.
30:53On ne peut pas envoyer un signal à une centrale
30:54en lui disant, maintenant, l'électron, tu l'envoies à gauche ou à droite.
30:57Donc, ce que vous faites, c'est que vous financez,
30:59en réalité, derrière un producteur renouvelable.
31:01Donc, l'argent va à un producteur.
31:03Par contre, derrière, on ne peut pas décider d'où va l'énergie.
31:05Mais ce qui est important, c'est votre flux financier.
31:07Où est-ce qu'il va ?
31:08On va faire un petit quiz.
31:09Vous savez, dans la France Bouge,
31:10il y a toujours un...
31:11Je suis en train.
31:11Avec l'un de nos patrons, on fait un quiz.
31:15Donc, vous répondez rapidement aux questions et on y va.
31:17Vous êtes prêt, Jonathan Martelli ?
31:18Je suis prêt.
31:19Allez, on y va.
31:20Chez vous, vous êtes plutôt du genre à surveiller le thermostat
31:23ou à vous rendre compte qu'il fait trop chaud seulement quand quelqu'un vous l'a dit ?
31:26Non, je surveille.
31:27À vous surveiller.
31:27Votre premier réflexe quand vous recevez une facture d'électricité particulièrement élevée ?
31:32Me demander pourquoi.
31:33Je regarde le niveau de consommation et j'essaie de comprendre ce qui s'est passé surtout.
31:36Et je vais voir les équipements, s'il n'y en a pas un qui consommerait pour rien.
31:41La hausse récente des prix du gaz montre-t-elle les limites de notre modèle énergétique ?
31:46Elle montre une décorrélation entre la volonté de Bruxelles de créer un marché européen
31:51et de laisser chaque pays gérer sa production.
31:53Donc, il y a un problème au niveau de Bruxelles ?
31:54Il y a un problème au niveau d'avoir, par exemple, je trouve que c'est une aberration
31:58d'avoir laissé l'Allemagne couper toutes ses centrales nucléaires
32:01pour être beaucoup plus dépendante du gaz.
32:03Et qu'est-ce qui s'est passé juste après une crise entre l'Ukraine et la Russie ?
32:07La Russie étant un des gros distributeurs, producteurs de gaz pour l'Europe,
32:11ça fait augmenter les prix dans toute l'Europe.
32:12L'appareil électrique qui consomme le plus chez vous et que vous refusez pourtant de débrancher ?
32:19Alors, ce qui consomme le plus le chauffage, sans aucun doute, comme dans beaucoup de foyers.
32:23Mais je ne peux pas me passer non plus le chauffage, mais je dois avouer que dans ma chambre, il
32:26fait assez frais.
32:27Est-ce que l'autoconsommation et les panneaux solaires vont-ils devenir une évidence
32:31pour une grande partie des Français ?
32:33Elle aurait dû l'être depuis longtemps.
32:35On a eu un vrai retard en France sur le déploiement des panneaux solaires.
32:38Il y a eu beaucoup de mouvements.
32:40Malheureusement, c'est trop dans les mains, à mon sens, des politiques aujourd'hui.
32:43C'est un sujet commercial et c'est un sujet de consommation des Français.
32:46Et aujourd'hui, c'est trop dépendant de décisions politiques.
32:49Dans dix ans, est-ce que les Français consommeront moins d'énergie ou simplement une énergie très différente ?
32:54J'espère en tout cas un mix très différent et la plus décarbonée possible.
32:59En tout cas, ça a toujours été le but de la France et j'espère que ça ira dans ce
33:02sens-là.
33:02Merci Jonathan Martelli, président fondateur d'Équateur, un quiz écrit et réalisé par César Dion.
33:15Vous restez avec nous dans La France Bouge.
33:18On va continuer avec vous Jonathan Martelli, patron d'Équateur.
33:21On va parler de vous aussi après parce que vous revenez de loin quand même.
33:24Ce n'était pas gagné de monter une entreprise et d'avoir une si belle réussite.
33:28Donc on va parler de vous et puis surtout, on va prendre des nouvelles de scénologie avec vous Vincent Arouet.
33:33Vous êtes prêts ?
33:34On a hâte de vous écouter.
33:36A tout à l'heure dans La France Bouge.
33:42A noter le nouvel horaire de votre émission et si on en parlait, c'est désormais de 14h à 15h
33:48avec la psychologue clinicielle Marie-Estelle Dupont accompagnée de Romain Desarbres.
33:53C'est de 14h à 15h sur Europe 1, la radio libre.
33:56Europe 1, la France bouge.
33:5920h30, 21h30.
34:00Elisabeth Assayac.
34:08Vous êtes bien dans l'ambiance de La France Bouge.
34:10Bienvenue si vous nous rejoignez ce soir.
34:12Nous parlons de notre électricité, de nos factures d'électricité.
34:15Si vous venez de nous rejoindre, vous pouvez tout à fait réécouter l'émission.
34:17Depuis le début, elle est disponible sur toutes les plateformes d'écoute en podcast.
34:21Nous sommes avec le président fondateur d'Équateur, Jonathan Martelli,
34:25qui est une entreprise qui est née en 2015.
34:28Aujourd'hui, il y a près de 150 salariés, essentiellement en France,
34:34qui se présente comme un acteur global de cette transition énergétique.
34:39Nous sommes avec la start-up de ce soir, Romain Serres, le cofondateur et le CEO de Tilt Energy,
34:45qui est un logiciel qui nous permet cette flexibilité dont on a tant besoin
34:49quand on consomme de l'électricité avec divers appareils dans notre quotidien.
34:53Philippe Sose a donné des conseils exceptionnels.
34:56Sept pages ce soir, Philippe.
34:57Sept pages que je remettrai à la start-up, selon ma tradition, maintenant.
35:01C'est très précieux.
35:02Oui, oui, je pense qu'ils sont précieux.
35:05Merci beaucoup.
35:07Je suis libre à la start-up de voir.
35:09On va prendre des nouvelles de Vincent Arouet, le cofondateur et le CEO de Sonologie.
35:13Mais d'abord avec vous, Jonathan Martelli.
35:16On le disait tout à l'heure, ce n'était pas gagné de monter une entreprise.
35:19Moi, je pensais que vous aviez le parcours classique d'une école d'ingénieur,
35:24mais pas du tout.
35:25C'était chaotique, je crois.
35:26Pas du tout.
35:27Oui, ça a commencé un peu difficilement.
35:29C'est-à-dire ?
35:29C'est-à-dire que j'étais en lycée technique et prêt d'abandonner d'ailleurs le lycée assez tôt.
35:34C'est-à-dire que vous étiez à Valence ?
35:37J'étais à Valence, dans la Drôme, tout à fait.
35:39Et dans un des pires lycées de France, d'après les classements qui sont faits chaque année sur les lycées.
35:44Et voilà, prêt d'abandonner l'école, puisque je n'étais pas du tout à ma place.
35:48Donc, pire lycée de France et très mauvais élève ?
35:50Et très mauvais élève, en plus, parmi la pire section de ce lycée technique.
35:54Oui, c'était le pire du pire du pire.
35:55Pire lycée, pire section, parmi les pires élèves.
35:59Vous n'exagérez pas un peu, là ?
36:00Malheureusement, non.
36:02Mais voilà, c'était comme ça.
36:03Je n'étais vraiment pas à ma place, en fait, à l'école.
36:07Et en fait, j'avais une seule passion dans la vie, qui était l'informatique.
36:10Et il s'est trouvé que par le plus grand des hasards, j'ai découvert qu'il y avait un
36:13diplôme qui existait
36:15accessible à tous les baccalauréats, y compris ceux du lycée technique, y compris en mécanique.
36:18Et donc, voilà, je me suis accroché à ça.
36:20Et c'est ce qui m'a fait reprendre vraiment l'énergie de continuer, de reprendre les études, d'écouter
36:26en tout cas en cours.
36:27Donc, c'est la passion ?
36:28C'est le fait d'avoir un but, en fait.
36:30Mais c'était quoi le but ?
36:31Le but, c'était de pouvoir travailler dans l'informatique.
36:33Et à la base, c'était ça.
36:35Et puis ensuite, voilà, j'ai basculé en DUT informatique.
36:39C'était le moment où c'était le plein essor.
36:40Donc, on était en 98.
36:41C'était le plein essor des développements web, des sites web, et ainsi de suite, du multimédia.
36:46Donc, je me suis engouffré là-dedans.
36:47Et puis, j'ai pu basculer ensuite sur un master en Corse, qui venait d'ouvrir.
36:52Voilà, donc je suis rentré un peu par hasard dans ce truc-là.
36:54Et d'ailleurs, ce n'est pas moi qui me suis inscrit.
36:56C'est des amis qui m'ont inscrit, parce que la fonction s'ouvrait, enfin la section s'ouvrait.
37:00Et donc, je m'y suis retrouvé.
37:01Et voilà, quatre jours avant la rentrée, on m'a dit, vous êtes accepté en Corse.
37:05Je ne savais même pas que j'étais inscrit.
37:06Et puis, j'ai basculé en Corse.
37:08Et puis voilà, après le master, je suis arrivé sur Paris pour travailler.
37:10Et là, j'ai découvert le monde du travail.
37:12Et là, c'était une repassion.
37:14Et donc, je me suis donné à fond.
37:15Donc, vous nous dites qu'on peut être mauvais élève, mais un très bon entrepreneur.
37:20Je ne sais pas si je suis un très bon entrepreneur.
37:22En tout cas, c'est ce que j'ai fait.
37:24Et ce qui est sûr, c'est que c'est beaucoup de travail.
37:26Ça n'arrive pas par magie.
37:28Donc, c'était beaucoup de travail.
37:29Quand vous dites que c'est beaucoup de travail, ça veut dire qu'aujourd'hui,
37:33comment vous regardez votre réussite, votre parcours ?
37:37Comment vous l'observez ?
37:38Alors, pas comme une réussite, justement.
37:40Comme quelque chose qui est en cours.
37:43Et effectivement, il y a des moments dont on peut être fier.
37:45Et des choses où on se dit, c'est bon, j'ai vraiment passé ces étapes.
37:49C'était surtout une curiosité de tout.
37:51Et d'avoir une fin, en fait, illimitée.
37:54Donc, c'est toujours dire, on veut aller de l'avant.
37:56On veut faire plus, on veut faire plus.
37:57Et voilà.
37:57Du coup, ça entraîne forcément du monde avec vous dans ce que vous avez envie de faire.
38:01Vous restez avec nous, Jonathan Martelly, président fondateur d'Équateur.
38:04On va prendre des nouvelles de notre grande communauté, puisque la France Bouge, c'est un peu une grande famille.
38:07C'est comme la famille européenne.
38:09Et là, ce soir, on va prendre des nouvelles de l'entreprise Sonologie avec Vincent Arouette.
38:14La France Bouge.
38:16Que sont-ils devenus ?
38:19Vincent, vous, vous étiez venu autour de la table de la France Bouge en 2022, fin décembre 2022,
38:25pour nous présenter Sonologie.
38:28Sonologie.
38:29Sonologie.
38:30Oui, j'allais dire son parce qu'il y a le soleil dedans.
38:32Exactement.
38:32Rappelez-nous ce qu'est sonologie pour qu'on comprenne bien.
38:35Vous êtes parti du postulat que le solaire, c'est l'énergie qu'aiment tous les Français.
38:40Oui, c'est un plébiscite.
38:4190% des Français aiment le solaire.
38:44Seulement, le problème, c'est que seulement 5% ont sauté le pas.
38:47Et donc, nous, c'était ça au départ, notre mission.
38:50C'était de trouver des solutions innovantes pour leur permettre d'y aller facilement.
38:53Et ces solutions, alors, quelles sont ces solutions ?
38:56Parce que tout le monde ne connaît pas qu'on comprenne bien.
38:57Beaucoup de choses ont changé.
38:58Donc, au début, en 2022, c'était une innovation de rupture,
39:01un panneau solaire qu'on branche sur une prise
39:03et qui fait faire en une minute des économies d'une manière assez importante.
39:07Et puis, chemin faisant, l'offre, la famille des produits Sonologie a bien grandi
39:12pour permettre aujourd'hui à n'importe qui d'avoir un écosystème énergétique complet
39:17pour produire, pour stocker dans une batterie, pour piloter
39:21et même pour avoir plus de confort.
39:23On parlait des clims, notamment.
39:24Donc, vous, maintenant, c'est pour un logement,
39:26vous pouvez à la fois produire, stocker, piloter ?
39:30Exactement.
39:31Donnez-nous un exemple qu'on comprenne.
39:33Eh bien, vous pouvez faire des économies qui vont dépasser les 50%
39:37par rapport à votre facture, grâce à Sonologie.
39:39Ah oui, quand même.
39:40Oui, largement.
39:41Et maintenant, il est même possible de, à la fois produire et stocker
39:45pour un prix de l'énergie qui est plus faible que celui qu'on paye sur sa facture.
39:49Aujourd'hui, vos clients, c'est qui ?
39:50C'est les locataires, les propriétaires de bâtiments ?
39:53C'est qui ?
39:54C'est essentiellement des propriétaires et des locataires qui sont plutôt en maison,
39:58mais on s'occupe aussi des gens qui sont en appartement
40:01en leur permettant d'installer, par exemple, des panneaux solaires sur leur balcon.
40:05Il y a une innovation, depuis que vous êtes venu dans la France Bouge,
40:08cette innovation a un nom, ce sont les compagnons Sonologie.
40:12C'est une sorte de réseau, c'est quoi ?
40:14Oui, une des grandes explications, c'est pourquoi les Français ne passent pas plus au solaire,
40:19c'est la méfiance.
40:20Et donc, on s'est dit, on va industrialiser le bouche-à-oreille.
40:23Donc, vous connaissez peut-être des marques comme Tupperware.
40:26Mais oui, je pensais à Tupperware, c'est super.
40:28Et donc, on a mis en place le Tupperware du solaire, qu'on appelle des compagnons.
40:33Et donc, on a aujourd'hui la plus grande force de vente solaire de France,
40:36ils sont plus de 200.
40:37Et donc, au départ, ce sont des fans de la marque, des produits,
40:40et qui ont décidé, à côté de leur job, d'en parler et gagner un peu de sous pour ça.
40:44Il y a Thermomix, Superware ou Sonologie,
40:47donc des réseaux de vendeurs indépendants qui commercialisent les produits.
40:51C'est du bouche-à-oreille, mais un peu structuré.
40:54Exactement, structuré.
40:55Et alors, vous êtes présents, quand je vous entends parler,
40:58je vous imagine surtout dans les campagnes, dans les milieux plutôt ruraux.
41:02Non, je me trompe ?
41:03Non, il y a des installations à Paris aussi.
41:04Non, mais je ne sais pas, parce que les maisons individuelles à Paris,
41:08c'est quand même plus rare.
41:08C'est plus rare.
41:09Oui, et puis mettre ça dans un haussmannien, c'est peut-être plus compliqué, non ?
41:12Oui, il y a toujours, vous savez, en France, des normes
41:14qui font qu'on peut être bloqué pour certaines choses.
41:16C'est bien cette idée de réseau de vendeurs indépendants ?
41:19Oui, c'est une...
41:20Alors, si je peux me permettre, c'est une vieille formule,
41:22mais qui marche toujours.
41:24Donc, quand on en parle toutes les semaines,
41:27on parle des communautés, des réseaux sociaux, etc.
41:29Mais c'était la communauté.
41:30Ça a toujours existé, la communauté.
41:32Donc, bravo.
41:33Vous pourriez faire pareil, Jonathan Martelly, pour Équateur ?
41:35Alors, on fait très attention sur la fourniture d'énergie,
41:38puisque la vente porte-à-porte,
41:39elle est interdite.
41:40Oui, ça fait beaucoup de dégâts aussi.
41:43On a toujours refusé d'en faire.
41:45Mais c'est une très bonne force de vente, en tout cas.
41:47Mais oui, il n'y a rien de mieux que le bouche en mer.
41:49Comme l'a dit Vincent, il y a un vrai sujet de méfiance sur le solaire.
41:52Et nous, on l'a constaté aussi en se rapprochant de sociétés
41:54qui faisaient de l'installation de panneaux solaires.
41:56Les réseaux locaux se développent beaucoup plus vite
41:59que de faire du digital sur ce type de marché.
42:01Bien sûr.
42:02Vous, votre objectif, Vincent Watt, avec Cynologie, on va où ?
42:06On est à 135 000 foyers accompagnés vers le solaire,
42:10l'autonomie énergétique, et on vise 300 000 en 2030.
42:14Donc, ça veut dire devenir la plus grande force de solaire en France ?
42:17Oui, c'est déjà en bonne voie, mais on va amplifier.
42:20Vous y croyez ?
42:21Philippe Sose ?
42:22Moi, j'y crois pas.
42:23J'y crois totalement.
42:23Au solaire, chez vous, par exemple ?
42:25Non, malheureusement, mais il faut évangéliser.
42:27Donc, je pense qu'il faut qu'il y ait une croyance derrière.
42:29Il faut qu'il y ait effectivement des certitudes,
42:30et on doit avoir ces ambassadeurs qui doivent essayer de nous convaincre.
42:35Il faut nous convaincre, il faut y croire.
42:36Tiens, c'est le moment d'évoquer l'espoir en France.
42:40Europe 1
42:45Jonathan Martelly, ça ne vous a pas échappé que d'ici quelques mois,
42:49une élection présidentielle va avoir lieu en France.
42:52Donc, c'est le moment de vous poser cette question,
42:54comme nous la posons chaque soir sur Europe 1.
42:56Je la pose chaque soir sur Europe 1 à des entrepreneurs comme vous.
43:00Quelles sont les raisons d'espérer ?
43:02Quand on est entrepreneur, quand on dirige une boîte,
43:04quand on crée des emplois ?
43:06Alors, quand on est entrepreneur, je pense qu'il faut toujours espérer
43:09peu importe ce qui se passe autour.
43:10Déjà parce qu'on a un devoir vis-à-vis des salariés
43:12et des personnes qu'on accompagne.
43:14Et parce qu'on est, il me semble, des gens
43:16qui ont une volonté d'aller loin, d'être ambitieux.
43:19Et quand on est ambitieux, il faut forcément rester positif.
43:22Donc ?
43:22Donc, moi, je reste positif quoi qu'il se passe,
43:24quoi qu'il puisse se passer.
43:25Ensuite, sur le sujet propre de l'énergie,
43:28il y a évidemment des visions très tranchées
43:30dans les différents partis politiques aujourd'hui,
43:34qui sont pour moi assez caricaturaux, malheureusement.
43:36Vous avez épluché le programme de...
43:38Là, il y en a beaucoup de candidats,
43:39mais vous avez épluché par rapport à cette question de l'énergie.
43:43Ils se positionnent tous ?
43:45Ils se positionnent tous.
43:46Ils ont les mêmes avis qu'ils avaient avant l'élection.
43:50Comme je disais, il y a toujours des caricatures de programme,
43:54on va dire, avec des avis très tranchés.
43:56Pour moi, la vraie erreur, c'est justement d'opposer,
43:58mais c'est vrai sur tous les sujets,
44:00ce n'est pas propre à l'énergie,
44:02c'est d'opposer une énergie à une autre, par exemple,
44:04et de dire, évidemment, on va faire le contraire
44:05de ce que dit le bord opposé.
44:07Et voilà, on ne peut pas faire que du tout nucléaire,
44:09parce qu'on aurait une surproduction,
44:10et qu'on l'a vu, l'été, c'est quand même un sujet,
44:12en fait, d'avoir que du nucléaire.
44:14On ne peut pas faire que du solaire ou de l'éolien,
44:16parce que dès que vous n'avez plus de vent ou plus d'électricité,
44:17on fait quoi la nuit ?
44:18Donc, évidemment, il faut un mix de tout ça,
44:20et que la réalité des choses,
44:21et on ne va pas non plus démonter les éoliennes,
44:23enfin, voilà, donc, je pense que c'est assez...
44:25C'est trop caricatural, en fait, ces visions-là.
44:28Je pense qu'il faut un mix de tout ça,
44:29mais dans la réalité des choses,
44:30on est, là, pour le coup,
44:31on est sous l'égide aussi de l'Europe,
44:33et donc on ne peut pas faire n'importe quoi en France.
44:35On ne peut pas faire ce qu'on veut.
44:36Voilà, exactement.
44:37Et ensuite, je pense qu'il y aura, de toute façon,
44:40des tendances qui vont se dessiner,
44:41mais en fait, sur cinq ans,
44:42sur un programme d'énergie à long terme,
44:43vous ne pouvez rien faire, en réalité.
44:44Il faut une vision plus lenteur.
44:45Et les raisons d'espérer, dans l'entrepreneuriat, en France,
44:48si c'était à refaire, vous le referiez ?
44:50Alors, de la même façon, peut-être pas,
44:52mais je le referais, oui, volontiers.
44:54C'est une super aventure.
44:55Merci, Jonathan Martelly,
44:57président fondateur d'Equateur.
44:58Merci d'être venu ce soir sur Europe 1,
45:00nous présenter Equateur.
45:01Merci à Romain Serres.
45:02Bonne chance.
45:03Merci.
45:04Co-fondateur et CEO de Tilt Energy.
45:06Un grand merci d'être revenu nous voir,
45:08Vincent Arouet, et bravo aussi.
45:10C'est bien.
45:11Moi, j'ai bien aimé les compagnons sonologiques, c'est ça ?
45:14Oui.
45:15Co-fondateur et CEO de Sonologie,
45:16un grand merci à Philippe Sose,
45:18notre coach de ce soir sur Europe 1.
45:20Excellente soirée à toutes et à tous.
45:21Dans un instant, c'est la libre antenne avec Valérie Darman.
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