00:00Emmanuel Macron s'apprête à prendre la parole devant l'Assemblée Générale des Nations Unies
00:06et en attendant Emmanuel Macron a mis en garde il y a quelques jours,
00:10j'allais dire une nouvelle fois face à de l'ingérence et peut-être même une menace russe, on écoute.
00:16Depuis cet été, la Russie a multiplié les attaques contre les intérêts européens.
00:21Je veux ici dire que la nature de l'agressivité russe et de ses menaces en Europe change.
00:25L'attaque de drones sur un train de passagers depuis Kiev il y a quelques jours,
00:30tentative d'attaque à l'aéroport de Leipzig qui a échoué,
00:33mais c'est parce qu'elle a échoué qu'il y a eu si peu de conséquences,
00:36attribuées par les services allemands aux grues,
00:39le tir de fusée éclairante à proximité d'une frégate danoise,
00:42des incursions dans l'espace aérien dans plusieurs pays européens
00:46et la multiplication d'actes hostiles dans la plupart de nos pays.
00:50Donc au GRU, le service secret russe.
00:56Monsieur Torres ?
00:57On voit bien qu'Emmanuel Macron veut mettre de la tension,
01:00il veut mettre de la tension dans une séquence dont il espère tirer profit.
01:04C'est la stratégie qu'il opère depuis maintenant un an et demi
01:06et c'est vrai que j'ai envie de vous dire,
01:08j'ai l'impression que la Russie lui donne un petit peu des arguments
01:10parce qu'en effet ce qui s'est passé à Leipzig montre
01:12que les Russes sont dans une sorte de guerre hybride,
01:15qu'il y a, oui, une sorte de volonté aussi de mettre de l'attention
01:19chez la coalition des volontaires, en tout cas dans les pays européens.
01:22L'Allemagne n'a pas fait grand-chose pour mériter cela.
01:26Après, on ne peut pas ne pas y voir une volonté pour Emmanuel Macron
01:29de faire de la communication.
01:31C'est ce qu'il a fait vendredi dernier devant les candidats à l'élection présidentielle
01:34et les chefs de parti,
01:36en insistant lourdement sur le fait qu'il y avait des menaces internationales,
01:40qu'il y avait une guerre hybride qui était menée,
01:41qu'il y avait des ingérences à la fois extérieures et intérieures dans le pays.
01:45C'est ce qu'il va redire jeudi soir sur TF1 et France 2 en s'invitant
01:51pour dire encore une fois qu'il y a de l'attention,
01:54pour montrer aussi que c'est lui qui a le tempo de son agenda,
01:58que ce n'est certainement pas le pape Léon XIV qui décide de la politique en France.
02:03Il y a aussi, je pense, un petit peu de politique derrière tout ça.
02:06Donc j'espère qu'Emmanuel Macron, sans dire que tout ça n'existe pas,
02:11j'espère qu'il ne va pas gâcher la visite du pape en France,
02:14une visite qui est historique.
02:15Je vous rappelle que le pape François était venu deux fois en France,
02:17mais avait dit qu'il ne venait pas en France.
02:19C'était le cas quand il était venu à Marseille,
02:20c'était le cas quand il était venu en Corse.
02:22Là, Léon XIV dit « je viens en France, je viens à Paris, je viens à Lourdes, je viens à
02:25Metz »,
02:26même si le président de la République ne veut pas assister à ces messes-là.
02:29Espérons quand même que jeudi, il ne gâche pas la fête.
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