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  • il y a 33 minutes
«Le laxisme de la justice belge n'a pas sa place», a affirmé Patricia Correia, mère de Précilia, victime du Bataclan. Elle revenait sur la possible libération conditionnelle de Mohamed Bakkali.

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Transcription
00:00Regardez ce visage. Le 13 novembre 2015, la fille unique de Patricia Correa, s'appelait Précilia, a perdu la vie
00:08lors des attentats de Paris.
00:10Elle était au Bataclan. Sa mère, Patricia, sera en direct dans un instant avec nous.
00:15On va notamment faire réagir à cet incroyable scénario qui pourrait se jouer en Belgique,
00:20puisqu'elle a appris, comme d'autres familles, avec stupeur, que la Belgique allait peut-être libérer l'un des
00:25principaux membres
00:26de la cellule préparatoire des attentats de Paris. C'est Mohamed Bakali.
00:31Et donc, avec courage et dignité, Patricia accepte de s'exprimer dans 24 heures en France
00:36et nous dire comment cette décision est vécue comme une insulte.
00:39Regardez ce qui est en jeu et ce qui pourrait advenir de cet homme.
00:45Voici Mohamed Bakali, logisticien des attentats du 13 novembre à Paris.
00:50Quatre ans après avoir été condamné à 30 ans de réclusion par la France,
00:54ce terroriste belgo-marocain réclame une libération conditionnelle.
00:59Incarcéré près de Bruxelles, la Belgique lui accorde ce droit après avoir purgé un tiers de sa peine.
01:05Une demande vécue comme un affront par ce rescapé du Bataclan.
01:08Là, en fait, on a un État de droit belge qui vient tacler l'État de droit français.
01:13Et l'État de droit belge tel qu'il était en 2015 était extrêmement laxiste vis-à-vis des auteurs.
01:19Sa demande de liberté conditionnelle sera étudiée le 29 septembre prochain.
01:24Pour le moment, le parquet de Bruxelles s'y oppose, mais son avis n'est pas contraignant.
01:29Pour tenter de calmer les victimes et leurs proches,
01:31le consulat de Belgique a organisé une réunion d'information hier soir à Paris.
01:36Des échanges loin de convaincre les participants.
01:39Certains ont même quitté les lieux avant la fin.
01:41On nous renvoie en disant que c'est les lois européennes qui sont comme ça, les lois belges.
01:46On n'a pas notre mot à dire, ce qui est très très très choquant.
01:50C'est un problème juridique important qui fait que dans son cadre européen,
01:56nous sommes mis devant le fait accompli, c'est la loi belge qui s'applique, point, c'est tout.
02:00En 2020, Mohamed Bakali avait également été condamné à 25 ans de prison après l'attentat des jouets d'Utalis.
02:06Une peine qu'il n'avait pas exécutée, les condamnations ne se cumulent pas en droit français.
02:13Bonjour Patricia, merci d'être avec nous en direct sur notre antenne.
02:17Je vous fais réagir dans un instant à cette possibilité,
02:19mais avant cela, évidemment, on a une pensée pour Priscillia.
02:23Rappelez-nous qui était votre fille tant aimée et ce terrible 13 novembre 2015 pour vous.
02:32Priscillia était une jeune femme très très gay qui adorait la vie,
02:37qui faisait beaucoup d'artisanat, qui faisait de la photographie puisqu'elle avait fait une école de photos.
02:43Elle était un peu artiste et vraiment cette situation est invivable au quotidien.
02:52C'est impossible, voyez-vous.
02:53Comment peut-on imaginer qu'elle a été arrachée à la vie, ainsi que tous les autres et tous ceux
02:58qui sont handicapés ?
02:59Parce que ça, j'y pense aussi, tous ces jeunes.
03:02Eh bien, voilà.
03:03Et maintenant, on a des prisonniers terroristes,
03:08parce que ce sont des prisonniers qui sont des terroristes,
03:11qui souhaitent reprendre une vie normale,
03:15alors que ma fille, elle est entre quatre plans.
03:17Excusez-moi, mais c'est inacceptable.
03:19Le laxisme de la justice belge n'a pas sa place.
03:24Nous sommes dans l'Union européenne,
03:26mais on s'aperçoit que les lois sont complètement différentes.
03:30Ce monsieur Bakali a été jugé en France.
03:35Il a reçu un jugement, une peine,
03:40mais elle ne sera pas exécutée,
03:42puisqu'il est de nationalité belge et qu'il est reparti en Belgique.
03:48Donc, je ne comprends pas du tout ce qui se passe,
03:51y compris les doléances de monsieur Abbeslam, pareil.
03:55Alors, lui, il se plaint, qu'il parle derrière un hijiaphone.
03:58Eh bien, vous savez, moi, quand je parle à ma fille,
04:01eh bien, c'est derrière une vitre et il y a un cercueil.
04:04Et il n'y a personne qui me répond.
04:06Alors, tout ça, c'est...
04:07Toutes leurs doléances, j'en ai que faire.
04:09Et c'est inacceptable.
04:11Il faut que le gouvernement prenne des dispositions.
04:13– À qui vous en voulez aujourd'hui ?
04:16Je comprends bien votre colère vis-à-vis de la justice belge,
04:19mais est-ce que vous en voulez à d'autres aussi,
04:21plus largement, peut-être à l'impuissance des Français ?
04:24– À l'impuissance des Français, bien sûr,
04:27puisque finalement, je pense que, vous savez,
04:29il va obtenir ce qu'il veut, monsieur Bakali.
04:32Il va obtenir...
04:32Bon, alors en France, c'est différent.
04:34Les prisonniers qui sont en France
04:36vont devoir exécuter leur peine.
04:38Et peut-être, et peut-être vont demander à sortir plus tôt
04:42parce qu'il y a des avocats, c'est leur métier,
04:44ils sont là pour défendre les prisonniers.
04:46Mais en Belgique, il y a quand même...
04:50C'est effrayant, quoi.
04:51On se demande si on est dans la réalité.
04:53Un type qui a participé aux attentats du Thalys,
04:57qui était logisticien, y compris ceux du 13 novembre
05:00qui ont baigné la France, Paris et sa banlieue
05:04dans un théâtre de sang,
05:06eh bien, monsieur veut reprendre sa vie
05:09de tous les jours.
05:10C'est inacceptable.
05:13– On sait que les victimes, souvent, revivent,
05:17à travers des décisions comme celle-ci,
05:19un stress intense,
05:20parce qu'elles sont en état de stress post-traumatique,
05:22ça peut durer des années.
05:23Vous avez peur, vous craignez que,
05:25et pour vous, et pour d'autres,
05:27ça vous remette une dose de stress intense au quotidien ?
05:30– Mais cette dose, elle est au quotidien.
05:33Nous la vivons tous les jours.
05:36Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
05:37Alors là, ce sont des petites cures de rappel, bien sûr.
05:40Nous sommes dans la 11e année,
05:43puisque c'était en 2015.
05:45Nous sommes en 2026.
05:46Il va y avoir les commémorations prochainement,
05:48dans les deux mois qui viennent.
05:51Et ça continue.
05:53Alors là, tout à l'heure, je dois parler.
05:55J'ai un appel téléphonique
05:58avec l'accueil des victimes en Belgique,
06:02parce que j'ai rempli un formulaire.
06:03Bien sûr, je suis contre que ces gens sortent de prison.
06:09Mais vous savez, ma parole est vraiment infime
06:12par rapport à ce qui se passe
06:13et par rapport à la loi belge.
06:16Je ne peux rien faire.
06:17J'essaye.
06:18Pour la mémoire de ma fille
06:19et de tous ceux qui ont disparu
06:21et de tous ces jeunes qui sont handicapés,
06:23j'essaye de me battre.
06:24Mais j'ai l'impression que je me bats
06:26contre des robots.
06:28Voilà, des robots.
06:29Et je n'ai pas assez de force
06:32pour imposer ce que je ressens.
06:36C'est triste.
06:37Que faire ?
06:38Mais justement, la justice belge,
06:41elle n'entend pas les voix des familles.
06:43Elle est sourde à tout ce que vous pouvez
06:47ressentir, endurer aujourd'hui.
06:49C'est-à-dire que c'est un dossier
06:50traité comme un autre ?
06:52Vous savez, lors du procès
06:54des attentats du 13 novembre,
06:56ces gens ne se sont pas déplacés.
06:58Ils étaient derrière des vidéos.
07:01On faisait des visios avec eux.
07:04Je ne sais pas.
07:04Pourtant, la Belgique a été attaquée
07:06en mars 2016, il me semble,
07:09si mes souvenirs sont exacts.
07:11Je pense qu'ils s'imaginent
07:12que ça n'arrive qu'aux autres.
07:14Ça leur est arrivé.
07:15Ils ont eu des attentats.
07:16Et puis, ça va recommencer.
07:17Vous savez, ces gens qui font des attentats,
07:19qui commettent des attentats,
07:21ils sont dans une idéologie mortifère.
07:25C'est comme ça que je les appelle.
07:28Ils sont vraiment ancrés.
07:30Ils ne peuvent pas sortir
07:34dans la vie de tous les jours
07:36et ne pas recommencer.
07:37Ces actes d'horreur,
07:39ils vont les recommencer tôt ou tard.
07:41Et ça n'arrive pas qu'aux autres.
07:43Reparlons aussi de la société
07:46dans laquelle on vit
07:47qui ne vous protège pas, j'imagine.
07:50Est-ce que vous vous sentez seul,
07:52lâché par l'État ?
07:53Est-ce que finalement,
07:54vous avez le sentiment
07:54qu'au fil des années,
07:55chacun est passé à autre chose
07:57et que vous, vous restez seul
07:58avec votre peine ?
07:59Ah ben, complètement, complètement.
08:02Vous savez, lorsque j'entends
08:04que certains qui étaient au gouvernement
08:06durant ces périodes horribles
08:09ont l'intention de se représenter,
08:11mais c'est inacceptable pour moi.
08:13Comment des gens ?
08:14Parce que je vais vous dire,
08:15les attentats de 2015,
08:17ils avaient été signalés en 2009
08:23par les autorités égyptiennes.
08:26Ça, je le sais.
08:26C'est suite aux attentats
08:28qu'il y avait eu en Belgique.
08:29Donc, moi, j'ai entendu M. Valls
08:32lors des premières cohélorations
08:33devant le Bataclan,
08:34qui me dit
08:34qu'on savait qu'une salle de concert
08:36était ciblée.
08:37Non, mais attendez,
08:38mais je l'ai regardée,
08:40je lui ai demandé
08:41s'il se rendait compte
08:44de ce qu'il me racontait.
08:45Oui, on savait
08:46qu'une salle de concert était ciblée.
08:48Est-ce qu'on dit ça à une mère ?
08:49Non, la fille a été assassinée,
08:50mais c'est inacceptable.
08:52Ces gens-là ne peuvent pas comprendre
08:53parce que, je vais vous dire,
08:55leurs enfants sont à l'abri
08:56la plupart du temps.
08:57Donc, ils ne sont pas concernés.
08:59Au début, oui,
09:00mais après,
09:02on ferme le dossier.
09:04Chaque soir,
09:04vous vous endormez seule
09:05avec cette image
09:06de votre fille
09:08que vous avez vue
09:08pour la dernière fois.
09:09C'était votre fille unique.
09:10C'est important de le rappeler
09:11quand même pour comprendre
09:12aussi à quel point
09:13c'est difficile de perdre un enfant
09:14et qui plus est
09:15dans ces conditions.
09:16Patricia,
09:17comment avez-vous géré
09:19les 11 dernières années ?
09:21J'imagine que ça a été difficile,
09:22qu'il y a eu des moments
09:24d'espoir retrouvé,
09:25de rechute.
09:26Racontez-nous un peu
09:27quand même votre quotidien.
09:28Alors, vous savez,
09:29moi, mon quotidien,
09:30il est celui-ci.
09:32Je me rends une à deux fois
09:33par semaine au cimetière.
09:36Et puis,
09:38je communique avec elle
09:39à ma façon,
09:40c'est comme ça.
09:42Je lui parle tous les jours.
09:43Tous les jours,
09:43je lui parle.
09:45Elle fait partie intégrale
09:46de ma vie.
09:47Elle n'en sortira jamais
09:48et ce sera comme ça
09:50jusqu'à mon dernier souffle.
09:51Donc voilà,
09:52je communique avec elle,
09:53je lui raconte
09:54ce qui se passe,
09:55etc.
09:56Et je lui dis
09:57que de temps que je serai en vie,
09:59je vais protéger sa mémoire.
10:01Je lui répète tout le temps
10:02et je lui ai encore dit
10:02tout à l'heure
10:04parce que ce n'est pas possible.
10:06Autrement,
10:06je veux dire,
10:08évidemment,
10:09son enveloppe a disparu,
10:11mais son âme est là.
10:12Et donc,
10:13c'est comme ça
10:14que j'essaye de...
10:15C'est pour ça
10:16que j'avais participé
10:17à la création
10:18d'une association à l'époque.
10:19Je suis restée sept ans
10:21dans cette association.
10:22Maintenant,
10:22je ne suis plus qu'adhérente.
10:23C'est pour ça de...
10:26Vous savez,
10:27c'est comme un tuteur.
10:28Ça me permettait
10:29de rester debout.
10:30Mais bon,
10:30à un moment,
10:31il faut passer à autre chose.
10:33Mais en tout cas,
10:34ma fille,
10:34elle est là.
10:36Et puis,
10:37tant que je serai en vie,
10:38je défendrai sa mémoire.
10:39Et puis,
10:40j'essaierai de penser
10:41à la mémoire
10:41de tous ceux
10:42qui sont partis.
10:44Et je vous redis,
10:45je vais blesser
10:46tous ces jeunes
10:47dont la vie est...
10:48Ils sont en vie,
10:49mais alors,
10:50dans quelles conditions ?
10:51Ils sont condamnés, eux aussi.
10:53Ilana Lezerstein,
10:54qui est psychologue,
10:55qui est là avec nous en plateau,
10:56je crois,
10:56aimerait s'adresser
10:57à vous également.
10:59Qu'est-ce qui donne
11:00du sens
11:01à votre vie
11:02aujourd'hui ?
11:03Qu'est-ce qui vous donne
11:04le courage
11:04et la force
11:05de vous lever le matin,
11:06de vous coucher le soir ?
11:09Alors,
11:10ce qui me donne
11:10un sens à ma vie,
11:12c'est que je ne peux pas,
11:14si vous voulez,
11:16aller la rejoindre
11:17tout de suite.
11:18Je ne pense pas
11:19qu'elle serait ravie
11:20que j'aille la rejoindre
11:21de suite.
11:22Et puis,
11:23en étant vivante,
11:24je continue
11:25à la faire vivre.
11:26Voilà.
11:26C'est ce que je pense.
11:28Oui,
11:28c'est comme ça,
11:29je me raccroche
11:30un peu à la vie
11:30comme ça.
11:31Parce que vous savez
11:31qu'il y a des moments,
11:32c'est très très dur.
11:34Même si on ne montre pas,
11:37il y a des moments,
11:38vous avez la gorge serrée,
11:40c'est terrible.
11:41Mais,
11:42en essayant de vivre,
11:44eh bien,
11:44je continue à la faire vivre.
11:45Voilà.
11:46Et justement,
11:46j'ai prouvé du soutien
11:48autour de vous
11:49avec des professionnels
11:50pour vous accompagner,
11:51pour vous aider,
11:52pour en parler,
11:53pour vous sentir moins isolée ?
11:55Oui,
11:56oui,
11:57bien sûr.
11:58J'ai souvent parlé
12:01à une psychologue
12:03qui était très très bien
12:04et puis,
12:05dont en ce moment,
12:06je n'ai pas continué.
12:08mais il faudrait
12:08que je la recontacte
12:09puisque je pense
12:10qu'elle attend
12:10que ce soit moi
12:12qu'il fasse.
12:13Mais,
12:14ça permet évidemment
12:16de délivrer
12:17ce qu'on ressent.
12:19Mais vous savez,
12:20c'est très dur.
12:21C'est très très dur.
12:22Je vous le casse.
12:24Est-ce que vous avez pu garder
12:28contact avec ses amis
12:29de l'époque,
12:30avec ceux qui l'aimaient,
12:31qui l'entouraient
12:31pour pouvoir justement
12:32parler entre vous,
12:34faire vivre cette mémoire ?
12:36Avec certains,
12:37oui,
12:38bien sûr.
12:38Avec certains.
12:40Il y en a d'autres
12:42avec qui j'ai perdu de vue,
12:44mais avec certains,
12:44oui,
12:45ça permet de continuer,
12:47comme je le redis
12:48et je le redirai toujours,
12:49à la faire vivre.
12:51Même si son enveloppe
12:52n'est plus là,
12:53il y a ses photos,
12:54il y a tout ce qu'elle a fait,
12:57tout ce qu'elle a créé,
12:59tout ça,
13:00c'est là,
13:01c'est présent.
13:02Et pour moi,
13:03c'est important
13:03de protéger tout ça,
13:07de le protéger.
13:07Qu'est-ce qui pourrait
13:08vous apaiser aujourd'hui ?
13:11Eh bien, écoutez,
13:11moi,
13:12ce que j'aimerais déjà,
13:13c'est qu'on soit entendus
13:14et que ces prisonniers terroristes,
13:18comme je dis,
13:18ce ne sont pas des prisonniers
13:20de droits communs,
13:21ça n'a rien à voir.
13:22Ceux-là,
13:22ils ont le droit
13:22de les réinsérer.
13:25Mais ceux-là,
13:25non.
13:26Je n'ai pas envie
13:26qu'ils vivent normalement,
13:28qu'ils puissent avoir des enfants,
13:31qu'ils puissent construire une vie.
13:32Je n'ai pas envie,
13:33je ne peux pas le concevoir.
13:35Qu'est-ce que vous voulez ?
13:35C'est comme ça.
13:37Et puis,
13:37la phrase
13:38« Vous n'aurez pas ma haine »
13:39ne peut pas faire partie
13:41de mon vocabulaire.
13:42Je ne peux pas dire ça.
13:44Mais non,
13:45mais comment je peux dire ça ?
13:46C'est un sentiment
13:47tout à fait humain.
13:47Maître Roy,
13:48ce qui est là également,
13:49va s'adresser à vous.
13:50Oui,
13:51d'abord,
13:51il faut savoir une chose,
13:52c'est que ce n'est pas parce que
13:53ce monsieur a fait une demande
13:54de libération conditionnelle,
13:55y compris sur le territoire belge,
13:57où les dispositions sont différentes
13:59de la loi française,
14:00qui va l'obtenir.
14:01Déjà,
14:02si je peux vous rassurer
14:03d'une certaine manière,
14:05déjà,
14:05voilà,
14:06il n'est pas du tout dit
14:07qu'il obtienne
14:08cette libération conditionnelle.
14:09Et de ce que je sais
14:10un peu du droit belge,
14:12c'est que même s'il venait
14:13obtenir cette libération conditionnelle,
14:14il serait dans les viseurs
14:15et il ne pourrait pas bouger un doigt.
14:18Mais enfin,
14:18je sais que ça ne vous rassure pas,
14:19madame,
14:19parce que c'est vrai que
14:20je l'entends
14:21et je compatis largement
14:22à votre ressenti.
14:24C'est totalement scandaleux
14:26qu'un type qui a commis
14:27comme ça un acte aussi grave
14:29puisse obtenir
14:30une libération conditionnelle.
14:31Ça,
14:31on est d'accord.
14:32Et j'ose espérer que...
14:34Alors,
14:35je ne sais pas
14:35quelle est la marge de manœuvre
14:37des autorités françaises
14:39pour faire pression
14:40sur les autorités belges
14:41et pour dire
14:42que ce n'est pas tolérable
14:43dès lors qu'en plus
14:44les faits se sont passés
14:45sur le territoire français,
14:47mais j'ose espérer
14:48que le gouvernement français
14:50fera preuve,
14:51même s'il y a
14:52la séparation des pouvoirs,
14:53même s'il y a,
14:54ce sont des gouvernements
14:57distincts,
14:58qu'ils pourront faire pression
14:59pour que cet homme
15:00ne soit pas libéré.
15:01Merci beaucoup, Patricia.
15:04Voilà,
15:05va vraiment dans votre sens
15:07et je pense que vous avez
15:08tout notre soutien.
15:10Vraiment,
15:11on pense très fort à vous.
15:12Je vous remercie.
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