00:00La politique avec Paul Sugy, journaliste au Figaro. Bonjour Paul.
00:03Bonjour Romain.
00:04Le Parti Socialiste a officiellement lancé sa primaire qui désignera un candidat dans un peu moins d'un mois
00:09et on ne peut pas franchement dire qu'elle démarre dans de bonnes conditions.
00:12Non, c'est le moins qu'on puisse dire. Alors on connaissait la droite la plus bête du monde,
00:15il faut croire que la droite n'a pas le monopole de la bêtise.
00:17Au Parti Socialiste, on n'est pas en reste non plus, les plus bas instincts primaires du socialiste refont surface
00:22et au fond tous les ingrédients sont là pour que la primaire déraille.
00:25Alors on a d'abord eu les purges, exil donc Philippe Brun qui avait pourtant recueilli suffisamment de parrainages.
00:30mais qui a été exclu préventivement pour des accusations qui n'ont pas pu être vérifiées
00:33ni encore moins confrontées devant la justice. Mais dans le doute, ciao camarade.
00:37Maintenant ce sont les noms d'oiseaux et alors là c'est un régal.
00:40On est loin des débats feutrés ou des reproches à mots couverts
00:43que l'on s'adresse traditionnellement dans une campagne pour la primaire
00:45entre gens respectables et d'un même bord politique.
00:48Non, là tous les coups sont permis et c'est Ségolène Royal qui ouvre le bal.
00:52Dimanche elle déclarait notamment dans un entretien qu'il y a Raphaël Glucksmann
00:56reviendrait à mettre un stagiaire à la tête d'une entreprise.
00:59Elle continuait, pour diriger un pays, il faut déjà avoir un métier
01:02ou avoir dirigé ne serait-ce qu'une collectivité locale
01:04ou une structure étatique et avoir obtenu des résultats positifs.
01:07Bref, elle a, comme on dit, taillé un short à Raphaël Glucksmann.
01:11Voilà, Raphaël Glucksmann qui n'a pas dû apprécier.
01:13Non, d'ailleurs l'eurodéputé a riposté en jouant la carte, assez facile celle-ci,
01:18de la reine des neiges, enfin pardon, de l'ambassadrice des pôles,
01:21c'est-à-dire en épinglant la carrière politique récente de Ségolène Royal.
01:24Il a riposté donc en disant « elle a raison de souligner que je ne suis pas moi en politique
01:28depuis 45 ans »
01:29il en rajoute un peu et je n'ai pas qu'émandé des postes depuis tout ce temps-là,
01:34notamment auprès d'Emmanuel Macron pour finir ambassadrice.
01:36En attendant, les organisateurs de la primaire ont dû rappeler à l'ordre Ségolène Royal
01:39pour lui dire « attention, on ne peut pas continuer sur ce ton-là »
01:42et c'est vrai qu'il y a demain soir le premier débat entre les cinq candidats de la primaire
01:45socialiste
01:46et que si ça continue comme c'est parti, ça va virer au match de catch.
01:50En attendant, remarquez comme le débat de fond et les idées ont été reléguées au second plan.
01:53– Celui qui se frotte les mains et qui pourrait être le grand gagnant, c'est Jean-Luc Mélenchon ?
01:58– C'est du pain béni pour lui.
01:59Il n'a même plus besoin d'atomiser le Parti Socialiste, il se débrouille tout seul pour cela.
02:03Au fond, ils sont comme les pirates d'Astérix qui se sabordent eux-mêmes en voyant le danger arriver.
02:08Remarquez, vous citez Jean-Luc Mélenchon et vous avez raison
02:11car c'est lui qui va évidemment tirer parti de cette situation au Parti Socialiste,
02:15surtout si à la fin de la primaire, les autres candidats rechignent à soutenir le vainqueur.
02:19François Hollande aussi regarde de très loin puisqu'il ne participe pas à la primaire ce qui se passe
02:23et se dit que ça pourrait être bon pour lui.
02:25Il se réserve jusqu'à descendre la possibilité d'annoncer sa candidature
02:28malgré la victoire d'un ou d'une candidate à la fin de cette primaire.
02:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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