00:00Je ne peux m'empêcher d'avoir le sentiment d'avoir été quelque part un des acteurs d'une opération
00:07de communication de l'Elysée.
00:08Pour vous, c'est une opération de communication ?
00:10Ce que nous avons appris à l'Elysée ce jour-là, vous le dites tous les jours sur vos plateaux,
00:17vous l'écrivez dans vos journaux,
00:19il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
00:20Il y a la recherche de voies de dérivation pour que des coupables ou des boucs émissaires ou des subterfuges
00:28soient convoqués pour masquer un peu le déclin, le déclassement français.
00:35Alors Ségolène Royal, ce soir, qu'est-ce que vous nous dites ? Est-ce que c'est une opération
00:38de communication comme semble laisser entendre Éric Ciotti ?
00:42Ou est-ce que c'est un exercice de transparence nécessaire de la part du chef de l'État ?
00:47Je suis d'accord avec Éric Ciotti. C'est une opération de communication.
00:51Pourquoi ?
00:52Regardez ce qui se passe, ce que les Français subissent aujourd'hui.
00:55Et là, on n'est pas convoqués, le chef de l'État ne s'explique pas.
00:58Donc effectivement, il y a toujours une mise en scène sur l'international parce que ça redonne de la stature.
01:03Mais la France est dans un état de déclin, mais d'une tristesse infinie.
01:08Et c'est pour ça aussi que je m'engage dans les primaires.
01:11Comment est-ce qu'on peut accepter de laisser aux générations qui viennent la France dans cet État ?
01:17Vous dites que c'est pour détourner l'attention de l'opinion publique ?
01:20C'est pour se remettre en scène.
01:22En plus, en n'annonçant rien du tout.
01:25Car la vraie question, c'est de savoir qu'est-ce qu'on fait face à cette menace.
01:28Et en particulier, que fait la France ?
01:30Et pas une seule fois, il n'utilise une fois de plus le mot médiation, le mot paix.
01:36La France est membre du Conseil de sécurité de l'ONU.
01:39Donc la France doit toujours peser pour l'arrêt des guerres.
01:42Toujours.
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