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  • il y a 22 minutes
Chaque dimanche, Jérémy Brossard et Karine de Ménonville vous accompagne de 14h à 16h dans BFM Non-Stop.

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00:00Il est 14h, bienvenue à vous. Si vous nous rejoignez, on est ravis de vous retrouver dans BFM TV non
00:05-stop. Bonjour Jérémy.
00:06Bonjour Karine, bonjour à tous.
00:07Les titres. La Russie a subi une attaque massive de drones ukrainiens au dernier jour des élections législatives.
00:12Plus de 1600, dont 450 pour la capitale ruse, selon le maire de Moscou.
00:17Une des principales installations pétrolières de la Russie a été touchée.
00:20Le président ukrainien Zelensky affirme qu'une dizaine d'armements différents ont été utilisés.
00:25Beaucoup de questions autour du type d'armes pour cette attaque ukrainienne.
00:28On va décrypter tout ça dans un instant.
00:31Et puis à 14h20, votre document ligne rouge consacré à Vladimir Poutine.
00:36Il craint pour sa sécurité au point de travailler dans des bureaux transformés en bunkers.
00:40Comment le président russe fait-il face aux ripostes de l'Ukraine sur son territoire Poutine ?
00:44La grande paranoïa, une enquête signée Michael Gagnès.
00:56Moscou et sa région visée par des centaines de drones ukrainiens la nuit dernière.
01:01Plus de 1600, dont 450 pour la seule capitale russe, selon le maire de Moscou.
01:06Oui, une attaque massive qui avait notamment pour cible une des principales installations pétrolières de la Russie.
01:11Vladimir Poutine dénonce de son côté une attaque destinée à perturber les élections législatives en cours dans le pays.
01:17On fait le point avec Zoé Lamarche.
01:20Se réveiller sous le bruit des explosions.
01:27Ici, les habitants commencent déjà le nettoyage, quelques heures seulement, après le début d'une attaque massive de drones ukrainiens
01:34dans le pays.
01:35Les débris jonchent le sol, rendent le passage difficile sous des immeubles défigurés par la puissance des frappes.
01:41Je sortais de mon immeuble, j'avais fait à peine une vingtaine de pas depuis l'entrée, quand il y
01:46a eu une explosion.
01:47Des éclats de verre ont jailli, les gens se sont mis à crier et à hurler.
01:51Je me suis retourné, les portes d'entrée avaient déjà été arrachées, il y avait des débris partout.
01:56Le périmètre a été bouclé, les vitres ont volé en éclats sous l'effet de l'explosion.
02:00Dans l'urgence de la situation, les secours n'ont pas encore eu le temps d'évacuer toutes les victimes
02:05de cette attaque.
02:07Il y a des blessés, l'un d'entre eux même probablement décédé, mais nous n'en sommes pas certains.
02:12Les secours étaient déjà sur place et ne nous laissaient pas nous approcher d'eux.
02:15Au dernier jour des législatives en Russie, l'État dénonce une manœuvre ukrainienne pour perturber les élections.
02:21Selon les autorités, un millier de drones se sont abattus sur le territoire.
02:26Une raffinerie a été touchée, ainsi que des zones résidentielles provoquant des incendies.
02:31Les nuages de fumée recouvrent encore les rues calmes de la capitale.
02:35Selon le maire de la ville, plus de 1600 drones ont été abattus par la défense antiaérienne russe, dont 450
02:42en direction de Moscou.
02:46Alors on va parler ensemble, Clémence, de cette attaque ukrainienne.
02:49Le président Zelensky a réagi. Qu'a-t-il dit ?
02:51Il a réagi quelques temps après cette attaque.
02:53Il annonce par Moscou de ses 1600 drones.
02:56Il a expliqué dans deux postes sur X, nos frappes à longue portée ont eu un impact très signifiant dans
03:02la région de Moscou.
03:03Une photo à la pluie. Il a expliqué que c'était des milliards de dollars qui font tourner leurs machines,
03:08les russes, et qui sont ciblées aujourd'hui.
03:11Alors Clémence, nos frappes à longue portée. Quelles étaient les cibles russes ?
03:15Eh bien c'est cette importante raffinerie endommagée que vous voyez ici.
03:18Ce n'est pas n'importe quelle raffinerie. C'est l'une des plus importantes de la région de Moscou.
03:22Elle est située au sud-est de la capitale.
03:24Évidemment, l'impact des images que l'on peut voir depuis partout dans la capitale et les diffusions partout dans
03:30le monde.
03:30Elle représente environ 40% des besoins en carburant de la ville de Moscou, de la région de Moscou.
03:36Elle avait déjà été endommagée par des frappes ukrainiennes en juin, alors qu'il y a déjà beaucoup de tensions
03:42sur les raffineries en Russie.
03:45Bloomberg estime qu'une raffinerie sur deux en Russie ne peut plus fonctionner.
03:49Et l'un des points importants de cette attaque, quels types d'armes ont été utilisés ?
03:52Alors c'est Volodymyr Zelensky qui détaille tout ça dans son tweet, dans sa publication de ce matin.
03:57On va commencer par ici. En fait, il donne beaucoup de noms de drones.
04:00Par exemple, il parle des Mitch 2000, des Sitchin 2000 ou encore des drones FP1.
04:04Ça ne vous dit rien, mais ce qu'il faut retenir de ces drones, c'est que ce sont tous
04:06des drones qui sont désormais fabriqués entièrement en Ukraine.
04:10Ça n'est pas rien. Il parle aussi du Flamingo.
04:12Le Flamingo, c'est le premier missile ukrainien, fabrication ukrainienne à longue portée.
04:17C'est un Flamingo qui est équipé aussi avec des technologies françaises, mais fabriquées en Ukraine,
04:22qui peut faire des frappes en profondeur, ça n'est pas rien.
04:25Et il cite aussi le Pélican.
04:27Et le Pélican, ce n'est pas tout à fait très clair parce que ça peut être un système de
04:30radar, ça peut être un système de drone,
04:31ou bien le premier missile balistique entièrement ukrainien.
04:35Ce qui est assez étonnant, c'est que jusque-là, il était en phase de test militaire.
04:39S'il aurait été utilisé, attention, utilisation conditionnelle, ce serait une première,
04:42mais peut-être qu'il fait référence au drone Pélican.
04:45En tout cas, ce qu'il faut noter, c'est qu'il ne cite que des armes entièrement faites en
04:49Ukraine.
04:49Merci beaucoup Clémence. On va prendre la direction de Kiev avec Jérémy.
04:51Oui, on retourne sur le terrain. On vous retrouve, Igor Saïry.
04:54Vous êtes notre envoyé spécial avec Chloé Berthaud à Kiev.
04:57Le président Zelensky s'est exprimé sur les réseaux sociaux après cette frappe.
05:02On le disait à l'instant, le type d'armement utilisé pose question.
05:08Oui, beaucoup de questions se posent en Ukraine sur l'utilisation et sur le terme utilisé par le président ukrainien
05:15du Pélican.
05:16Pourquoi ? Parce que le président ukrainien ne précise pas la nature de ce projectile
05:21utilisé visiblement contre Moscou la nuit dernière, ni même le ministère de la Défense.
05:27Il n'y a eu aucune communication officielle sur la nature de ce projectile nommé Pélican.
05:34Les questions qui se posent aujourd'hui sur ce projectile, parmi les experts ici en Ukraine,
05:40c'est qu'il pourrait s'agir soit d'un drone, soit d'un missile balistique.
05:44Il s'agirait d'un FP-7.
05:47Or, pour le moment, on n'a pas la preuve qu'il s'agit d'un missile balistique FP-7
05:51parce que le fabricant de ce missile ukrainien dit que les FP-7 sont des missiles à courte portée.
05:58Or, courte portée, ça veut dire 2 à 300 km. Pas assez pour atteindre Moscou.
06:02Or, Volodymyr Zelensky parle d'attaques à longue portée qui ont touché Moscou.
06:07Donc, on ne sait pas véritablement de quoi il s'agit quand on parle du Pélican pour le moment.
06:12Pourquoi on accorde autant d'importance à ce terme Pélican et à ce type de projectile ?
06:17Parce que s'il s'agit d'un missile balistique à longue portée, Clément cela dit, il s'agirait d
06:22'une première depuis le début de la guerre,
06:24la première fois que les Ukrainiens utiliseraient un missile balistique fait maison.
06:29Cela permettrait à l'Ukraine d'en produire donc et d'être moins dépendant vis-à-vis de l'aide
06:33américaine et de l'aide européenne.
06:36Igor, par ailleurs, cette nuit, la Russie a aussi attaqué l'Ukraine.
06:42Oui, absolument. Il faut aussi le rappeler. D'ailleurs, le président ukrainien le dit dans son message ce matin.
06:49L'attaque massive de drones contre Moscou n'est rien d'autre qu'une réponse aux attaques quotidiennes de la
06:55Russie sur le territoire ukrainien.
06:57Il y a eu 137 drones qui ont été lancés depuis la Russie la nuit dernière.
07:03101 ont été neutralisés par les systèmes de défense anti-aérienne ukrainienne.
07:08Mais tout de même, il y a eu 3 morts, notamment dans une maison au sud-ouest de Kiev.
07:133 morts, une mère et ses 2 enfants âgés de 3 et 2 ans.
07:17Un monastère a également été visé par un drone à Kersen.
07:20Cette fois, c'est au sud de l'Ukraine, tuant un prêtre et blessant 4 autres personnes.
07:25Et puis, Vladimir Zelensky l'a rappelé, en une semaine seulement, rien que cette semaine,
07:29plus de 2000 drones ont été tirés depuis Moscou et depuis la Russie.
07:341700 bombes aériennes et plus de 90 missiles de toute nature.
07:38Voilà la réponse ukrainienne.
07:40Mais il faut quand même le redire, le répéter, que c'est une réponse avant tout aux attaques quotidiennes et
07:44meurtrières
07:45de civils et d'infrastructures critiques ici en Ukraine.
07:49Igor Saheri avec Chloé Berthoix, Kiev pour BFM TV.
07:52On en parle avec notre invité, le lieutenant-colonel Guillaume Ancel.
07:55Bonjour, merci d'être en direct avec nous.
07:57Vous êtes ancien officier et écrivain.
08:00On a vu ce qui s'est passé la nuit dernière, notamment à Moscou.
08:04Est-ce que vous avez le sentiment qu'on a franchi un nouveau cap,
08:07notamment avec l'ampleur et le type d'armes utilisées dans ces frappes sur Moscou,
08:12la capitale russe et sa région ?
08:14Oui, probablement.
08:16Clémence et Igor l'ont très bien expliqué.
08:18D'abord, l'Ukraine a été bombardée, je dirais, presque comme chaque jour depuis 5 ans.
08:22Mais elle a riposté de manière massive.
08:25Et c'est la première chose qui change.
08:27Au moins 500 drones et missiles ont été tirés contre Moscou.
08:31Donc ça veut dire que les systèmes de défense russe, qui sont très importants, ont été saturés.
08:36C'est exactement ce que font les Russes contre l'Ukraine depuis 5 ans.
08:40Mais ils ont l'air tout étonnés d'être confrontés exactement au même type d'attaque.
08:45Et puis par ailleurs, il faut noter, on l'a très bien vu dans les reportages
08:49que vous avez passés en début d'émission,
08:50que la population civile de Moscou n'a absolument pas été alertée.
08:55Sinon, on aurait eu le temps, comme en Ukraine, de descendre dans des abris.
08:59Alors c'est assez consternant de se dire que Vladimir Poutine
09:02en est un tel point de mensonge et de déni sur cette guerre,
09:05qui ne devait être qu'une opération militaire spéciale,
09:08et qui maintenant s'invite au cœur de la Russie,
09:11qu'il ne fait même pas prévenir sa propre population quand elle est attaquée.
09:15Et puis il faut noter un point technique,
09:17c'est que probablement pour la première fois,
09:21les Ukrainiens ont réussi à intercepter des drones russes
09:26qui sont propulsés par des réacteurs fournis par la Chine,
09:29qui les mettaient en grande difficulté depuis trois semaines,
09:32parce que ces drones qui sont beaucoup plus rapides
09:34que la génération précédente, qui était propulsée par des petits moteurs à hélice,
09:40eh bien, étaient difficiles à intercepter pour les Ukrainiens.
09:43Et là, on voit que ça y est,
09:44les Ukrainiens recommencent à prendre le dessus techniquement.
09:47Non seulement ils ont réussi à intercepter une partie des drones russes,
09:51mais ils ont réussi à saturer les défenses russes
09:54et montrer à Moscou qu'elles aussi pouvaient attaquer.
09:58Clémence, on va s'interroger aussi sur le moment on choisit pour cette riposte.
10:01Elle a eu le dernier jour des législatives en Russie.
10:04L'enjeu de ces législatives russes,
10:06c'est tout de même les premières depuis le début de la guerre en Ukraine.
10:08Oui, et d'ailleurs, c'est intéressant de voir que les premières communications
10:11sur cette attaque, elles viennent du maire de Moscou notamment.
10:14Les 1600 drones, une attaque sans précédent,
10:17c'est le maire de Moscou qui le dit,
10:18alors que des élections se tiennent.
10:20Et il explique que les Ukrainiens empêchent la tenue de bonnes élections en Russie
10:25de manière générale, c'est pour renouveler les députés.
10:28On rappelle que les électeurs n'ont pas vraiment le choix.
10:31Il y a le parti Russie-Uni, le parti Vladimir Poutine
10:33et quelques partis affiliés, tous les opposants,
10:35en tout cas tous les opposants à la guerre ont été écartés.
10:38Mais cette image d'électeurs qui voteraient dans un pays en paix, sans bombardement,
10:44c'est ce que voulaient envoyer comme message les autorités russes
10:46parce qu'on vote en Russie, on vote aussi dans les territoires occupés
10:50en Ukraine.
10:51Parfois, il y a eu des remontées, c'est très difficile d'aller sur place,
10:53mais il y a des remontées de votes pas spontanées et difficiles pour la population.
10:59Donc, ça se télescope.
11:00Et évidemment, le message de dire que nous sommes tout autant en guerre
11:04que les Ukrainiens, il est là ce matin.
11:06Guillaume Ancel, vous êtes toujours avec nous.
11:07On a parlé de l'ampleur des frappes de ces dernières heures.
11:10La question qu'on se pose aujourd'hui, c'est de savoir si l'Ukraine est en mesure
11:13de poursuivre sur la durée avec ce type d'offensive
11:17ou alors c'est au fond, on va dire, une opération de quelques heures
11:21pour marquer un message justement avant notamment l'Assemblée Générale des Nations Unies.
11:26Clément, cela vient d'expliquer, il y avait une occasion extraordinaire
11:29qui était quand même la tenue des élections législatives.
11:32Ça veut dire que c'est un moment politique important pour la Russie
11:35et le fait que les frappes aient lieu à ce moment-là,
11:37c'était bien sûr aussi une frappe d'opportunité.
11:40Il est peu probable que les Ukrainiens soient capables de produire
11:441 000, 1 500 drones et missiles par jour.
11:47Donc je ne serais pas étonné que les nuits suivantes,
11:50il y ait de nouveau des attaques mais d'une ampleur nettement moins grande.
11:53Il faut noter aussi que l'attaque a eu lieu de nuit,
11:56contrairement à ce que font les Russes actuellement,
11:58pour limiter le nombre de victimes civiles.
12:00Alors que désormais, la Russie de Poutine attaque Kiev notamment toute la journée
12:06dans l'espoir de faire un maximum de victimes civiles.
12:09On sait que la nuit, les gens sont plutôt dans leur appartement
12:12et qu'il y a beaucoup moins de risques de dommages collatéraux.
12:14Donc on voit bien que l'Ukraine veut marquer un coup politique
12:18en évitant aussi d'être dans l'ultra-provocation
12:21en faisant beaucoup de morts du côté russe dans la capitale.
12:25Clémence, un mot sur cette attaque qui a eu lieu aussi à la veille
12:30de ce sommet de l'ONU à New York dont on parlait,
12:33alors qu'on évoque de plus en plus une rencontre potentielle
12:36entre le président Zelensky et le président Trump.
12:38Oui, parce que l'agenda international est aussi très fort.
12:41Mardi s'ouvre à New York l'Assemblée Générale Annuelle des Nations Unies.
12:45Énormément de dirigeants sont attendus.
12:47Vladimir Poutine ne sera pas évidemment sur place,
12:49mais il sera représenté par son ministre des Affaires étrangères,
12:52le ministre Lavrov.
12:53Il devrait y avoir des discussions, notamment avec les États-Unis.
12:57Volodymyr Zelensky, lui, est attendu pour un discours aussi
13:00à la tribune des Nations Unies.
13:02Il pourrait donc peut-être y avoir, non pas des avancées,
13:05on ne peut pas s'avancer, mais au moins des discussions.
13:08On se rappelle que la dernière déclaration de Donald Trump,
13:10c'était une volonté de demander à Volodymyr Zelensky
13:13d'arrêter de frapper les raffineries
13:15parce que ça partageait à l'envolée des prix à la pompe mondiale.
13:20Il s'était engagé, Donald Trump, en disant que les deux partis,
13:23Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky,
13:25avaient promis de ne plus frapper les raffineries.
13:28Volodymyr Zelensky a dit que si la Russie ne s'engageait pas,
13:31il ne s'engageait pas, retour à zéro.
13:33Guillaume Ancel, on a beaucoup entendu l'inquiétude
13:35dans différents pays européens sur la question des menaces hybrides russes.
13:40Est-ce qu'après ce qui s'est passé cette nuit à Moscou,
13:43on peut redouter des représailles ou en tout cas des opérations de ce type hybride
13:47qui se poursuivent, voire s'amplifient ?
13:50Oui, c'est clair que ces opérations vont s'amplifier.
13:52Mais on ne peut pas dire qu'elles vont être déclenchées à cause de cette attaque
13:56parce qu'elles ont déjà commencé.
13:57On se souvient de la série de déraillements aux Pays-Bas.
14:01On se souvient du bateau danois, pardon, de l'hélicoptère danois
14:05qui a été tiré par une fusée éclairante à partir d'un bateau de guerre russe.
14:09On se souvient de la Pologne qui a été agressée à de multiples reprises
14:13et qui maintenant active un système d'alerte contre les drones.
14:16Et puis du président Macron qui a été obligé de prévenir tous les partis politiques
14:20que la France devait investir dans un système de détection et d'interception
14:25des attaques, qu'elles soient de drones ou cyber, c'est-à-dire informatiques.
14:30C'est-à-dire que nous sommes désormais attaqués régulièrement par la Russie de Poutine.
14:35Et c'est bien pour cela que le fait que Zelensky, l'Ukraine,
14:39montre qu'elle ne se laisse pas dominer et quelque part submerger par la Russie
14:44est extrêmement important car sinon Poutine avancera jusqu'à essayer de dominer
14:50toute l'Europe avec son ami Donald Trump.
14:53Merci lieutenant-colanel Guillaume Ancel, merci Clémence.
14:57Jérémy Perre et Juan Palencia, les envoyés spéciaux de BFM TV en Ukraine
15:01ont pu aller à la rencontre de ces unités ultra spécialisées dans les drones.
15:05Elles sont le bras armé de Kiev pour frapper en Russie.
15:08Regardez.
15:13Au milieu de la nuit, dans l'est de l'Ukraine,
15:20une quinzaine d'hommes s'affairent autour de 12 drones longues portées.
15:25Aucun objet étranger détecté.
15:27Les supports moteurs sont bien serrés.
15:29Les capuchons de bougies sont installés et fixés.
15:33L'hélice ne présente aucun dommage visible.
15:36Six des douze drones vont viser une seule cible en territoire occupé.
15:43Ils auront tous une trajectoire différente pour leurrer la défense antiaérienne russe.
15:54Sur nos territoires occupés, il y a beaucoup d'équipes mobiles de défense antiaérienne.
15:59Et elles sont également nombreuses à la frontière.
16:01Mais plus les drones pénètrent profondément, plus leur vol devient tranquille.
16:07Est-ce que vous pouvez nous dire quelle cible vous visez aujourd'hui ?
16:12Non.
16:13Ce soir, chaque drone porte 100 kg d'explosifs
16:17et dispose d'une autonomie de plusieurs centaines de kilomètres.
16:20De quoi aller jusqu'en Sibérie, par exemple.
16:24Démarrez le moteur.
16:26On démarre le moteur.
16:35Il ne faudra que quelques heures à ces drones pour toucher leur cible.
16:43Depuis plusieurs mois,
16:45cette unité vise tous les jours le territoire russe en profondeur.
16:50Des centres de commandement militaire.
16:57Des entrepôts Wildberries, le Amazon russe.
17:02Et même des super tankers en mer noire, de la flotte fantôme russe.
17:12Voilà, vous restez avec nous dans un instant.
17:14Notre document, ligne rouge exceptionnelle.
17:16Poutine, plus paranoïaque que jamais.
17:19Un grand reportage dans quelques minutes à suivre.
17:22Il est 15h.
17:23Bienvenue à vous si vous nous rejoignez.
17:24Les titres, évitez une nouvelle nuit de violence à Saint-Pierre-des-Corts près de Tours.
17:28La CRS-8 et 82 restent déployés.
17:30Aujourd'hui, tout est parti d'une intervention policière à la suite de Rodéo Urbain.
17:34On retrouvera Mathéo Fromy sur place.
17:36La vie toujours plus chère.
17:38Et ce nouveau record pour le prix du gazole, aujourd'hui 2,41 euros.
17:41C'est une moyenne pour le gazole en France.
17:43Nouveau record donc à la veille d'une nouvelle réunion à Matignon
17:46pour revoir les aides pour les carburants.
17:50Et puis la Russie qui a subi une attaque massive de drones ukrainien
17:53au dernier jour des élections législatives.
17:55Plus de 1 600, dont 450 pour la capitale russe, selon le maire de Moscou.
18:00Une des principales installations pétrolières de la Russie a été touchée.
18:11Le calme est revenu cet après-midi à Saint-Pierre-des-Corts près de Tours.
18:14Mais la nuit a été marquée par de graves violences.
18:17On vous retrouve sur place, Mathéo Fromy.
18:18Mathéo, tout est parti d'une intervention à la suite de Rodéo Urbain.
18:22Ce qui est arrivé, c'est pas bon.
18:25Exactement.
18:26Hier soir, à la suite d'un appel, la police est intervenue sur un Rodéo Urbain
18:32dans des circonstances qui restent à éclaircir.
18:35Une voiture de police aurait donc rentré un deux-roues
18:38avec un jeune grièvement blessé à la jambe.
18:42Un jeune, on l'apprend par le procureur, né en 2006.
18:45Après son évacuation par les pompiers, il y a eu de violents affrontements
18:50entre les forces de l'ordre et une dizaine d'individus.
18:54Ce matin et cet après-midi, le calme est revenu.
18:57Je vous propose d'écouter justement le maire à ce sujet.
19:01Tout le travail d'aujourd'hui, c'est de pouvoir, en fait,
19:05on va dire anticiper, si on peut dire,
19:07mais donc pour ne pas qu'il y ait de tensions.
19:11Ici, on peut apporter déjà des premières réponses,
19:13de faire le nécessaire et puis de faire marcher tous les réseaux
19:16pour calmer la colère qui compte.
19:20La CRS8 sera dans le secteur.
19:23Ils vont être en permanence pour assurer la protection
19:26avec aussi les forces de police, les forces de gendarmerie.
19:30L'enquête est encore en cours pour en comprendre
19:33les circonstances exactes de l'accident.
19:36Le conducteur de la voiture de police a donc été en garde à vue.
19:40De son côté, le jeune blessé est pour le moment hors d'enjeu.
19:45Merci Mathéo.
19:45Mathéo Frommi à Saint-Pierre-des-Cors pour BFM TV.
19:48On le disait, la CRS8 spécialisée dans les violences urbaines
19:51a été envoyée sur place.
19:52Voici les dernières informations sur l'enquête
19:54et sur les suites judiciaires avec Vincent Vantigan
19:56du service Police Justice.
19:58Et on va regarder attentivement ce qui se passera la nuit prochaine.
20:02Du côté de l'enquête, elle avance puisque le conducteur
20:05du véhicule de police a été placé en garde à vue.
20:07On est là sur quelque chose de classique
20:09parce qu'il s'agit de faire la lumière sur ce qui s'est passé
20:12au moment de cet accident.
20:13Du côté de la police, on soupçonne un refus d'obtempérer,
20:16c'est-à-dire que le conducteur de la moto aurait refusé
20:18de se soumettre à un contrôle.
20:20Évidemment, dans les rues du quartier, on a une toute autre version
20:22et c'est pour ça que la justice a ouvert une enquête.
20:25Les réactions politiques, bien évidemment.
20:26Tout d'abord, celle d'Éric Ciotti dans BFM Politique.
20:28Il dénonce une montée de l'ultra-violence.
20:31Autre réaction, Mathilde Panot, qui voit l'illustration
20:34des policiers cow-boys.
20:35Écoutez.
20:36Nos policiers, cette situation à Saint-Pierre-des-Corps
20:40le démontre, sont la dernière digue contre la barbarie.
20:46On voit cette montée de l'ultra-violence
20:50dans certains quartiers d'une forme de barbarie.
20:53Et il faut que l'État se redresse pour donner les moyens
20:57pour éradiquer ces comportements qui sont insupportables.
21:01La France Insoumise est mobilisée partout dans le pays
21:04aux côtés des plus de 160 organisations
21:06à l'initiative de Stop aux violences d'État
21:09pour redire notre opposition totale et absolue
21:12au permis de tuer XXL.
21:14Nous devons faire échouer cette loi
21:16et la première des revendications que nous portons,
21:18c'est d'exiger que cette proposition de loi
21:21ne soit pas inscrite à l'ordre du jour du Sénat.
21:24Nous devons la faire échouer parce qu'elle met en jeu
21:27les principes fondamentaux de notre État de droit.
21:30Nous devons la faire échouer parce que la police tue déjà
21:33et que si cette loi passe, elle tuera encore davantage.
21:37Voilà Mathilde Panot qui s'exprimait
21:39depuis la manifestation parisienne contre la loi
21:42instaurant une présomption d'usage légitime des armes
21:45pour les forces de l'ordre.
21:45On retrouve nos reporteurs dans le cortège parisien.
21:48Donc, parcours République-Bastille-Nation,
21:51une manifestation en présence notamment du leader des Insoumis.
21:58Oui absolument, Jean-Luc Mélenchon est là.
22:01On a entendu des Mélenchons au président.
22:03Vous le voyez peut-être sur nos images.
22:05On a entendu tout à l'heure à l'antenne Mathilde Panot
22:07qui s'est exprimée donc avant le départ de la marche.
22:10Aucune date, je le rappelle, n'est fixée à ce jour
22:12pour les gains de la loi au Sénat,
22:14mais c'est le retour d'octobre 2026.
22:17En plus de la France Insoumise,
22:18d'autres partis politiques de gauche sont présents
22:20comme le Parti Socialiste et les Écologistes.
22:22Au total, ce sont 131 ordres de la France Insoumise.
22:26La France Insoumise, la France Insoumise,
22:29une liaison compliquée.
22:32On a donc vu l'image du leader de la France Insoumise
22:34qui participe donc à cette manifestation parisienne.
22:37En parallèle, toujours, la vie chère et le carburant,
22:40vous l'a dit, qui atteint un nouveau plus haut,
22:422,41 euros en moyenne.
22:45Voilà, nouveau plus haut alors que le gouvernement
22:46tente de faire face à cette situation.
22:48On en parle avec vous, Anthony Lebrose,
22:51avec des annonces peut-être attendues
22:53dès la semaine prochaine.
22:54Il y a une réunion demain à Matignon.
22:56Absolument, il y a des réunions demain,
22:57plusieurs réunions à Matignon,
22:58présidées par Sébastien Lecornu.
22:59Et c'est vrai que ce nouveau record historique
23:01que l'on voit en ce moment à l'écran
23:04nécessite appel à de nouvelles annonces.
23:06Et il y en aurait, effectivement, la semaine prochaine.
23:08C'est ce qu'on nous laisse entendre
23:09du côté du gouvernement,
23:10avec notamment cette piste qui est sur la table,
23:13l'extension ou l'augmentation
23:14de la prime grand rouleur.
23:15Alors, c'est une indemnité de 100 euros,
23:18une indemnité carburant
23:19destinée aux travailleurs les plus modestes
23:21qui utilisent leur véhicule pour aller travailler.
23:23Il y a 3 millions de personnes
23:24qui peuvent aujourd'hui en bénéficier,
23:27qui sont éligibles.
23:28Il y en a seulement 1,5 million
23:29aujourd'hui qui en bénéficient.
23:31Donc, ça veut dire que la moitié
23:32n'a pas encore réclamé cette indemnité.
23:35L'idée serait donc soit d'augmenter
23:36le montant de sa tête,
23:37soit d'élargir le nombre de bénéficiaires.
23:39Et donc, tout cela est discuté ce week-end,
23:41effectivement, déjà entre les membres
23:43du gouvernement,
23:43avec des arbitrages attendus
23:45la semaine prochaine.
23:46Des réunions, donc, à partir de demain,
23:49présidées par Sébastien Lecornu,
23:50à la fois pour essayer de faire baisser
23:51la pression au niveau des prix de l'essence,
23:53mais aussi pour parler d'approvisionnement,
23:55parce que c'est aussi la priorité
23:56qui a été fixée par l'exécutif.
23:58Essayer de sécuriser, d'assurer
24:00nos approvisionnements en gaz,
24:02en fuel, en diesel,
24:04surtout avec l'hiver qui approche,
24:06avec beaucoup de pression,
24:08évidemment, populaire,
24:09parce qu'on l'entend,
24:10cette colère, cette exaspération
24:11aussi qui monte chez les Français.
24:12Emmanuel Macron a parlé d'unité,
24:14face notamment à ses appels
24:16et la mobilisation,
24:16quand on parle d'unité,
24:17c'est qu'il y a forcément
24:18un risque de fracture.
24:19Merci beaucoup, Anthony.
24:20Dans ce contexte,
24:20cette interview du ministre
24:21de l'Économie,
24:22il est l'homme qui fait face
24:23à la flambée des prix des carburants
24:25et qui doit boucler
24:26un budget 2027
24:27avec 54 milliards d'économies.
24:29Alors, quel choix économique ?
24:31Comment préserver
24:32le pouvoir d'achat des Français ?
24:33Voici les réponses du ministre
24:34avec une interview
24:35accordée en exclusivité
24:36à Loïc Besson pour BFM TV.
24:39Bonjour, monsieur le ministre.
24:40Bonjour.
24:4054 milliards d'euros
24:42d'économies annoncées,
24:43c'est pour assurer les marchés
24:45ou bien c'est un début
24:46de négociation
24:47avant de finir
24:47par couper la poire en deux ?
24:49Non, c'est à la fois
24:50pour assurer ceux
24:51qui nous prêtent
24:51sur le fait
24:52qu'on fait des efforts importants.
24:53On n'a jamais connu ça,
24:55fortiori,
24:55en période présidentielle.
24:58Il faut qu'on réduise
24:59notre déficit public.
25:00Vous savez qu'en 2026,
25:01on a été affecté
25:02par des chocs internationaux,
25:03des chocs nationaux.
25:04Ça se traduit
25:05par une croissance
25:05divisée par deux,
25:06de 1 à 0,5.
25:07Donc la France résiste,
25:08mais malgré tout,
25:09ça croit moins.
25:10Ça a un impact direct
25:11sur notre déficit public
25:13en 2026.
25:14On sera en dessous
25:15de 5,5,
25:16sans doute autour
25:16de 5,4.
25:18C'est quand même
25:18une dégradation
25:19par rapport à 25.
25:20Et donc,
25:21il est très important
25:21qu'on remette la France
25:23à la fois sur les voies
25:24de la croissance,
25:25on préserve les moteurs
25:26de croissance,
25:27mais aussi sur les voies
25:27de la réduction
25:28du déficit public.
25:29Donc c'est vrai
25:30que ça fait des efforts
25:30importants.
25:31Vous le savez,
25:32si on ne fait rien
25:33l'année prochaine,
25:33on sera autour
25:34de 6,5% du déficit.
25:36C'est absolument impossible.
25:39Donc il faut
25:39qu'on fasse ces efforts.
25:40On ramène nos déficits
25:42à 5%,
25:42même à 4,8%
25:44quand on intègre
25:45la hausse
25:46des dépenses militaires
25:47qui sont évidemment
25:48importantes.
25:48Donc c'est un effort
25:49très important.
25:50Le débat parlementaire
25:52suivra son cours,
25:53évidemment.
25:54Moi, je souhaite,
25:54comme j'avais dit
25:55l'année dernière,
25:56être ouvert à la fois
25:57à la discussion.
25:58Toutes les propositions
26:00sont bonnes à prendre,
26:00mais devant chaque plus,
26:01il faudra un moins.
26:02Alors pour faire
26:02ses économies,
26:04le Premier ministre
26:05annonce le gel
26:06de l'indice
26:07des fonctionnaires.
26:08Il évoque la possibilité
26:10de geler les APL,
26:12les aides pour le logement.
26:13En revanche,
26:14vous revoyez
26:16vos ambitions
26:16à la baisse
26:17concernant les économies
26:18sur les pensions
26:19de retraite.
26:21Bercy avançait
26:216 milliards,
26:22ça sera moins,
26:23dit Sébastien Lecornu,
26:24qui ne tranche pas d'ailleurs,
26:25si ça sera par
26:26une désindexation
26:27des pensions de retraite
26:28ou une suppression
26:29ou un rognage
26:31de l'abattement
26:31pour frais professionnels
26:33dont bénéficient
26:33aujourd'hui
26:33les retraités.
26:34Nous ce qu'on souhaite
26:35c'est que ce budget
26:36qui est un budget
26:36d'effort important,
26:38il soit aussi juste
26:39que possible
26:40et que toutes celles
26:41et tous ceux
26:41qui le peuvent
26:42contribuent à l'effort
26:43finalement,
26:44à l'effort national.
26:45Donc les retraités
26:45le feront,
26:47sans doute moins
26:48de 6 milliards
26:48effectivement,
26:49mais un effort important
26:50quand même
26:51sur 54 milliards,
26:52donc c'est une partie
26:54minime de cet effort
26:55global.
26:55Pourquoi moins de 6 milliards
26:56finalement ?
26:57Parce qu'on a calibré ça
26:58de manière à ce que
26:59l'effort soit aussi
27:00justement partagé
27:01que possible.
27:02J'insiste sur un point
27:03très important,
27:04le Premier ministre
27:05ne souhaitait pas
27:05qu'on augmente
27:06les impôts,
27:07donc ça c'est une constante,
27:09ça permet à la fois
27:10de préserver le pouvoir
27:11d'achat
27:11de ceux qui travaillent,
27:13de ceux qui ne travaillent pas
27:14aussi,
27:14parce qu'on n'augmente
27:16pas non plus les impôts
27:17sur la consommation
27:18ou autre,
27:19de préserver les moteurs
27:20de croissance,
27:21parce que c'est important
27:22que la France retrouve
27:24le chemin de la croissance
27:25et qu'on ait un effort
27:26aussi équitablement
27:28partagé que possible.
27:29C'est un effort important
27:30mais les pensions
27:32ne baisseront pas,
27:33les salaires ne baisseront pas,
27:34les salaires des fonctionnaires
27:34évidemment ne baisseront pas.
27:36Donc l'idée c'est que
27:37on contribue tous
27:39à cet effort,
27:41essentiellement sur les dépenses,
27:42parce que c'est important
27:44dans un pays
27:44qui taxe beaucoup
27:45et qui dépense beaucoup,
27:46qu'on baisse nos dépenses.
27:47Je pense qu'on fabrique
27:49un budget,
27:50on a fabriqué un budget
27:51qui est à la fois en phase
27:53avec les défis
27:53auxquels fait face la France,
27:55mais aussi un budget
27:56qui est réversible.
27:58C'est-à-dire que les élus,
27:59l'élu qui sera à l'Elysée
28:02en 2027,
28:03aura toute l'attitude
28:04pour faire adopter
28:05un projet de loi
28:06de finances rectificative
28:07et corriger
28:08ce qui ne lui plaît pas.
28:09Sur les APL,
28:10pour les jeunes,
28:10on se souvient de ce que
28:11ça avait suscité en 2017.
28:13comment on explique
28:14qu'il faille aussi
28:16faire un effort
28:16sur les APL ?
28:17Alors,
28:18évidemment,
28:18vous aurez des détails
28:19au moment où on déposera
28:20le budget,
28:20ce sera début octobre.
28:21Mais on a intégré,
28:23évidemment,
28:24les allers-retours du passé.
28:25Donc,
28:26on est très conscient
28:26du fait que
28:27les aides personnalisées
28:28au logement
28:30sont indispensables
28:31pour une large partie
28:33de nos concitoyens.
28:34Donc,
28:34on mettra en place
28:35des économies
28:35qui seront ciblées,
28:36qui, je pense,
28:37seront raisonnables
28:38et qui convaincront
28:38qu'on ne fait pas
28:39n'importe quoi
28:40sur cette mesure
28:41de politique publique
28:42qui est une mesure importante.
28:43Un dernier mot
28:43sur ce budget
28:44présenté par Sébastien Lecornu.
28:46Ce délai de carence
28:48instauré
28:48pour les immigrés,
28:50ça veut dire
28:51qu'il y a un certain
28:51nombre d'aides
28:52qu'ils touchent aujourd'hui
28:53en arrivant en France
28:54qu'ils ne pourront plus
28:55toucher immédiatement.
28:57Il faudra attendre.
28:59Ça,
28:59c'est un choix assumé ?
29:00Écoutez,
29:00moi,
29:00je suis élu
29:01des Français de l'étranger.
29:02J'ai été élu
29:03par les Français
29:03qui vivent en Amérique du Nord.
29:05Eux,
29:05quand ils rentrent,
29:06ils ont un délai de carence.
29:07C'est la loi.
29:08C'est la loi
29:09qui s'applique depuis longtemps.
29:11Et donc,
29:11on a souhaité
29:12tout simplement
29:13aligner le traitement
29:14des étrangers
29:15qui arrivent en France
29:15sur le traité
29:16des Français d'étrangers
29:17qui reviennent en France.
29:18J'allais dire,
29:19là aussi,
29:19c'est de la justice
29:19et du bon sens.
29:20Ça fait combien d'économie ?
29:22Écoutez,
29:22on vous donnera
29:22tout le détail
29:23début octobre.
29:24C'est une mesure
29:25soutenue par Marine Le Pen.
29:28Est-ce que c'est aussi
29:29parce qu'elle a déjà
29:30laissé entendre
29:31qu'elle ne vous censurerait pas ?
29:32Non,
29:33nous,
29:33on a fait le budget
29:34qui nous semble
29:35le plus ambitieux
29:35en termes de réduction
29:36de déficit public,
29:37le plus juste
29:38et celui qui permet
29:39d'avoir de la croissance
29:40en France.
29:40Moi,
29:41je ne fais pas
29:41le débat parlementaire
29:42avant qu'il ait lieu.
29:43Le débat parlementaire,
29:44il commencera
29:45après le dépôt du budget
29:46en Conseil des ministres.
29:47On aura des discussions
29:48avec tous les groupes parlementaires,
29:50y compris ceux
29:50qui ont déjà annoncé
29:51qu'ils nous censureront
29:52dès le premier jour.
29:53Il y a 577 élus
29:54à l'Assemblée.
29:55Ils ont tous
29:56le droit d'amendement
29:56et on a tous
29:57le devoir de leur répondre.
29:59Mais il n'y a pas
29:59de négociations,
30:00il n'y a pas
30:01d'arrière-cuisine,
30:02il n'y a pas
30:02de discussion d'arrière-cours.
30:04On a élaboré
30:05un budget
30:05qui nous semble
30:05être un bon budget,
30:06difficile,
30:07mais un bon budget
30:08et c'est ce budget
30:09qui servira de base
30:10au débat parlementaire.
30:11Budget toujours difficile
30:12par définition,
30:14sur fond de campagne présidentielle,
30:16sur fond de colère sociale aussi.
30:18Est-ce que vous la sentez ?
30:19Est-ce que vous l'entendez ?
30:21Cette colère sociale
30:22qui monte dans le pays ?
30:23Moi, je sens surtout
30:24de l'inquiétude.
30:24On fait face à une crise
30:26qui est très largement internationale.
30:27Évidemment,
30:28le détroit d'Harmouz,
30:29la guerre en Ukraine,
30:30parce que ça,
30:31ça joue aussi.
30:32La destruction
30:33d'un certain nombre
30:34de raffineries en Russie
30:35fait que la Russie
30:36n'exporte plus
30:37d'essence ou de diesel
30:38ailleurs dans le monde.
30:39Ça, ça joue
30:39sur l'offre globale.
30:40Donc, on a une contrainte
30:41très forte.
30:42On a aussi
30:42une très forte hausse
30:43des taux d'intérêt.
30:44Et ça,
30:45ça nous affecte directement.
30:46Les taux montent
30:47aux États-Unis,
30:48en Allemagne,
30:48mais aussi en France
30:49et peut-être même
30:49un peu plus en France
30:50qu'ailleurs
30:50du fait des risques politiques
30:52que vous mentionnez.
30:53Donc, non,
30:55j'entends les inquiétudes
30:56des Français et des Français.
30:57Faire le plein aujourd'hui,
30:58ça coûte cher.
30:59Et c'est la raison
31:00pour laquelle
31:01le Premier ministre
31:01a souhaité
31:02qu'on prolonge
31:02les aides
31:03qui sont ciblées
31:04parce que c'est essentiel.
31:05Si vous faites des aides
31:06qui concernent tout le monde,
31:08y compris ceux
31:09qu'on n'a pas besoin,
31:10vous devez les payer.
31:11Et là,
31:11c'est tout le monde
31:11qui doit payer.
31:12Depuis le début,
31:13on a eu cette stratégie
31:14ciblée
31:15sur les secteurs
31:16les plus exposés,
31:17les marins-pêcheurs,
31:18les agriculteurs,
31:19les entrepreneurs du BTP,
31:20les gros rouleurs,
31:21les aides à domicile
31:22qui utilisent leurs véhicules
31:26prolongés.
31:27On va même les amplifier
31:28pour les marins-pêcheurs.
31:28L'aide va passer
31:29de 25 centimes le litre
31:30de gasoil
31:31à 35 centimes le litre,
31:3320 centimes
31:34pour les entrepreneurs
31:34du BTP.
31:35Pour les agriculteurs,
31:36c'est important
31:3615 centimes le litre
31:38plus le plan de soutien
31:40et le plan de relance
31:41lié à la canicule
31:42annoncé par la ministre
31:42de l'Agriculture.
31:43Les gros rouleurs,
31:44on aide aussi.
31:46Il y a plus d'un million
31:47500 000 dossiers
31:48qui ont été traités
31:48ici à Bercy
31:49pour accompagner
31:50les gros rouleurs
31:50qui utilisent leurs véhicules
31:52pour aller travailler.
31:54Et on va continuer
31:55à le faire,
31:56évidemment.
31:56J'espère que cette crise
31:57va s'arrêter,
31:58sincèrement.
31:59Et j'espère,
32:00je peux vous dire
32:01que le président de la République
32:02travaille tous les jours
32:03et toutes les nuits
32:05pour essayer de faire en sorte
32:06qu'on arrive à libérer
32:07le détroit d'Armousse.
32:09Et si cette crise se termine,
32:10on l'a vu cet été,
32:12ça peut aller vite,
32:13on ira tous mieux.
32:14Mais en attendant,
32:15il faut qu'on concentre
32:16l'aide publique,
32:17l'euro-publique
32:17sur celles et ceux
32:18qui en ont le plus besoin.
32:19En attendant,
32:20vous dites que ce n'est pas
32:20les gilets jaunes
32:21parce que ce n'est pas
32:22une décision du gouvernement
32:23qui a augmenté
32:24le prix de l'essence,
32:26le prix du diesel.
32:27Mais les Français disent
32:28oui, mais pour nous,
32:29ça devient compliqué,
32:30voire impossible.
32:32Est-ce que vous comptez,
32:33est-ce que le gouvernement
32:34a les moyens d'élargir
32:36le nombre de bénéficiaires
32:37d'aides ciblées ?
32:38Non, mais moi j'entends déjà
32:40ceux qui souffrent
32:40sur les braises
32:42et qui effectivement
32:44fantasment sur une saison 2
32:45des gilets jaunes
32:46qu'ils ont tendance
32:47eux-mêmes à nourrir.
32:48Moi j'échange avec
32:49les Français
32:50qui sont inquiets,
32:51mais vous les avez vus,
32:52certains qui appellent
32:55les Français
32:56à descendre dans la rue.
32:58J'allais dire,
32:59malheureusement,
33:00ce ne sont pas les manifestations
33:01qui vont ouvrir
33:02la détroit d'Hormuz.
33:02Donc que les gens soient inquiets,
33:03je le comprends.
33:05Il faut qu'on continue
33:06à les accompagner.
33:07On va faire comme on l'a fait
33:08depuis le printemps,
33:09piloter les aides
33:10du mieux possible
33:11pour éviter que ça nous coûte
33:13une fortune,
33:13y compris en aidant
33:14ceux qui n'ont pas besoin
33:15et en se concentrant
33:16sur ceux qui en ont le plus besoin.
33:18Et si on doit adapter les aides
33:19en fonction de la situation,
33:20on le fera comme on l'a fait
33:22depuis le printemps.
33:22Il y en a aujourd'hui
33:24qui sont passés
33:25entre les mailles du filet,
33:26qui ne bénéficient pas encore
33:27des aides
33:28alors qu'ils le devraient ?
33:29Oui.
33:30Alors ça c'est important.
33:31On a 1,5 million
33:32de dossiers traités
33:33sur l'aide gros rouleurs.
33:35Il y a encore certains
33:35de nos concitoyens
33:37qui n'ont pas demandé
33:37et qui y ont droit.
33:38Donc ce guichet,
33:39il est ouvert,
33:40il est ouvert jusqu'au 30 septembre.
33:41Et là aussi,
33:42s'il faut le prolonger,
33:43on le prolongera.
33:44S'il faut adapter le dispositif,
33:46on l'adaptera.
33:47Mais en attendant,
33:47celles et ceux
33:48qui n'ont pas encore,
33:49je dirais,
33:51été chercher l'aide
33:52à laquelle ils ont droit,
33:53allez-y.
33:54Une dernière question
33:54plus politique
33:55parce que vous avez fait référence
33:57à Jean-Luc Mélenchon,
33:58à Fabien Roussel,
33:58ceux qui appellent en effet
33:59à aller manifester
34:01contre la vie chère,
34:02contre le gouvernement.
34:05En attendant,
34:06Marine Le Pen,
34:07elle a une toute autre stratégie.
34:08Est-ce que vous la trouvez
34:10maligne en ce moment ?
34:11On a presque le sentiment,
34:13quand on écoute
34:13Sébastien Lecornu,
34:14qu'il lui donne presque
34:15l'étiquette de responsable
34:17par rapport à Jean-Luc Mélenchon
34:18dès lors qu'elle a annoncé
34:20que la France
34:21ne pouvait pas se permettre
34:22de ne pas avoir de budget
34:23juste avant une présidentielle.
34:24Vous savez,
34:25hier,
34:26le Premier ministre
34:26a tenu un séminaire gouvernemental.
34:29On a parlé beaucoup de budget,
34:30on a parlé des agriculteurs,
34:32on a parlé de l'adaptation
34:33au changement climatique.
34:34Il a terminé par une chose.
34:36L'élection présidentielle,
34:37elle est parfaitement louable.
34:39C'est une échéance importante
34:40qui va concerner
34:41beaucoup de candidats,
34:42peut-être un peu trop,
34:43et nos millions de concitoyens.
34:46Nous, notre boulot,
34:47c'est de nous concentrer
34:47sur ce qu'il y a
34:48avant l'élection présidentielle.
34:50Et on ne fait que ça.
34:51Donc moi,
34:52je ne juge pas des stratégies
34:53des uns ou des autres.
34:54Je note que certains
34:55appellent au chaos
34:55et je le regrette
34:56parce que, je le répète,
34:57ce n'est pas ça
34:58qui va libérer
34:58les trois dormous.
34:59Après,
35:00j'ai aussi entendu
35:01Marine Le Pen
35:01demander une baisse
35:02généralisée des impôts
35:04sur l'essence.
35:05Ça, ce n'est pas très responsable.
35:06On sait que ce n'est pas
35:06très efficace,
35:07c'est parfaitement injuste.
35:08Puis, si on baisse
35:09les impôts de plusieurs milliards,
35:11il faut trouver
35:11les autres milliards ailleurs.
35:14Donc, au fond,
35:14ce sont les contribuables
35:16qui paieront
35:16pour toutes celles
35:17et ceux qu'on aura aidés,
35:18y compris peut-être
35:19celles et ceux
35:20qui n'en ont pas besoin.
35:22Il y a la question
35:23de la TVA
35:24que Marine Le Pen
35:24veut baisser
35:26sur le prix du carburant.
35:27Il y a aussi
35:27la suppression
35:28des C2E.
35:30C'est une cotisation
35:31qu'on paye
35:31quand on fait
35:32son plein d'essence.
35:34Et certains,
35:35Marine Le Pen
35:35ne met pas que,
35:36Bruno Roteuilot aussi,
35:37disent qu'il faut
35:38les supprimer déjà
35:39et l'essence
35:40sera moins chère.
35:41Les certificats
35:42d'économie d'énergie,
35:43c'est une politique
35:44qui permet aujourd'hui
35:44de financer,
35:45par exemple,
35:46le leasing social.
35:48Il y a 150 000
35:49véhicules électriques
35:50qui sont aujourd'hui
35:51loués par nos concitoyens
35:52à moins de 100 euros
35:53par mois,
35:54c'est grâce
35:54au C2E.
35:55Des pompes à chaleur
35:56qui permettent
35:57de transformer
35:58une chaudière à gaz
35:59dans une chaudière électrique
36:01qui permet évidemment
36:02de baisser de manière
36:03très importante
36:04la facture.
36:05Aujourd'hui,
36:06on sait que la seule manière
36:08d'éviter ces crises
36:09à l'avenir,
36:09et il y en aura
36:10d'autres des crises,
36:11c'est d'être autonome.
36:12On a de l'électricité,
36:14on en a beaucoup.
36:15Elle est décarbonée,
36:16elle est moins chère
36:17qu'ailleurs.
36:17Il faut qu'on accompagne
36:19nos concitoyens
36:20dans cette transition
36:21qui est une transition
36:22historique.
36:23Alors,
36:24je veux bien, moi,
36:24les fausses bonnes idées,
36:25supprimons les C2E.
36:26On supprimera
36:27la transition énergétique
36:29qui est la seule manière
36:30de faire en sorte
36:31que la France
36:31soit forte
36:32face à ces crises
36:33aujourd'hui,
36:34demain et après-demain.
36:34Merci beaucoup,
36:35M. le ministre.
36:36Merci à vous.
36:37Voilà pour cette interview.
36:38Dans quelques instants,
36:39nous reviendrons sur la Russie.
36:40La Russie qui a subi
36:41une attaque massive
36:42de drones ukrainiens
36:44au dernier jour
36:45des élections législatives.
36:46Plus de 1 600,
36:47dont 450 pour la capitale russe,
36:49selon le maire de Moscou.
36:51Une des principales installations
36:52pétrolières de la Russie
36:54a été touchée.
36:56Les titres à 15h30.
36:58Moscou frappée par une pluie
36:59de drones.
36:59La capitale russe
37:00et sa région
37:01ont été la cible
37:02d'une vaste offensive ukrainienne.
37:04Bilan de mort.
37:05L'une des principales
37:06installations pétrolières
37:07du pays, vous le voyez,
37:07a été durement touchée.
37:09Moscou accuse Kiev
37:10de vouloir perturber
37:11les élections en cours.
37:12C'est le dernier jour de vote
37:13pour les législatives en Russie.
37:16Manifestation en cours
37:17apparaît contre la présomption
37:18d'usage légitime
37:19des armes à feu
37:20pour les policiers.
37:21Une proposition dans ce sens
37:22a été adoptée cet été
37:23à l'Assemblée.
37:24Les opposants dénoncent
37:25un recul de l'état de droit.
37:27Parmi eux,
37:28Jean-Luc Mélenchon,
37:28Mathilde Panot
37:29de la France Insoumise.
37:312,41 euros le litre
37:33de gazole en moyenne
37:34en France.
37:34C'est le nouveau record
37:35affiché aujourd'hui.
37:36Le prix des carburants
37:37qui pèse toujours plus
37:38sur le budget des ménages.
37:39Pression politique également
37:40sur le gouvernement
37:41qui se réunit demain
37:42en séminaire
37:43sur les aides ciblées,
37:44notamment à destination
37:45des particuliers.
37:49Le président ukrainien
37:50a donc revendiqué
37:51les attaques massives
37:52de ces dernières heures
37:52contre la Russie.
37:53Bilan de mort.
37:54Une pluie de drones
37:55s'est abattue sur Moscou
37:56et sa région
37:57visant notamment
37:57des installations pétrolières.
37:59Le point en image,
38:00Zoé Lamarche.
38:02Se réveiller sous le bruit
38:04des explosions.
38:10Ici, les habitants
38:11commencent déjà le nettoyage
38:12quelques heures seulement
38:13après le début
38:14d'une attaque massive
38:15de drones ukrainiens
38:16dans le pays.
38:17Les débris jonchent le sol,
38:19rendent le passage difficile
38:20sous des immeubles
38:22défigurés par la puissance
38:23des frappes.
38:24Je sortais de mon immeuble.
38:26J'avais fait à peine
38:26une vingtaine de pas
38:27depuis l'entrée
38:28quand il y a eu
38:29une explosion.
38:30Des éclats de verre
38:30ont jailli.
38:31Les gens se sont mis
38:32à crier et à hurler.
38:33Je me suis retourné.
38:34Les portes d'entrée
38:35avaient déjà été arrachées.
38:37Il y avait des débris partout.
38:38Le périmètre a été bouclé.
38:40Les vitres ont volé
38:41en éclats
38:41sous l'effet de l'explosion.
38:43Dans l'urgence
38:43de la situation,
38:44les secours
38:45n'ont pas encore eu
38:46le temps d'évacuer
38:47toutes les victimes
38:48de cette attaque.
38:50Il y a des blessés
38:51et l'un d'entre eux
38:51même probablement décédé
38:53mais nous n'en sommes pas certains.
38:54Les secours étaient déjà
38:55sur place
38:55et ne nous laissaient pas
38:56nous approcher d'eux.
38:58Au dernier jour
38:59des législatives en Russie,
39:00l'État dénonce
39:01une manœuvre ukrainienne
39:02pour perturber
39:03les élections.
39:04Selon les autorités,
39:05un millier de drones
39:06se sont abattus
39:07sur le territoire.
39:08Une raffinerie
39:09a été touchée
39:10ainsi que des zones
39:12résidentielles
39:12provoquant des incendies.
39:14Les nuages de fumée
39:15recouvrent encore
39:16les rues calmes
39:16de la capitale.
39:17Selon le maire de la ville,
39:19plus de 1600 drones
39:20ont été abattus
39:21par la défense
39:22antiaérienne russe
39:23dont 450
39:24en direction de Moscou.
39:28Et tout de suite
39:29on va faire le point
39:30avec vous Clément Zivou
39:31sur cette attaque ukrainienne.
39:32Tout d'abord
39:33que dit Volodymyr Zelensky ?
39:34Quelques heures
39:35après l'annonce
39:36par Moscou
39:36de cette attaque
39:37de 1600 drones
39:38sur la Russie
39:39450 vers Moscou.
39:41Volodymyr Zelensky
39:42s'est exprimé
39:43sur les réseaux sociaux
39:44en expliquant
39:45nos frappes
39:45à longue portée
39:46ont eu un impact
39:47très significatif
39:48dans la région
39:49de Moscou
39:50ajoutant que c'était
39:51des milliards de dollars
39:52qui partaient en fumée
39:52dans le pétrole russe.
39:55Alors des frappes
39:56à longue portée
39:56pour quelles cibles ?
39:57Alors on a fait
39:58normalement une carte
39:59en infographie
40:00pour vous montrer
40:00toutes ces cibles
40:01mais en tout cas
40:02ce qu'on peut vous montrer
40:03d'ores et déjà
40:04c'est qu'elles sont autour
40:05de Moscou
40:05ces cibles d'aujourd'hui.
40:07Il y a d'abord
40:08ce complexe d'entrepôt
40:09logistique,
40:10stockage,
40:11approvisionnement
40:11dans la banlieue sud
40:12de Moscou
40:14et il y a aussi
40:15à proprement parler
40:15cette raffinerie
40:16qui est reprise
40:17dans le tweet
40:17de Volodymyr Zelensky.
40:19Ce n'est pas n'importe
40:20quelle raffinerie
40:20elle est vraiment
40:21au sud de Moscou.
40:22C'est l'une des plus
40:23importantes.
40:2311 millions de tonnes
40:25de brutes traitées
40:26en 2024,
40:27ça représente
40:27à peu près 40%
40:29du pétrole
40:30dont a besoin
40:30la ville de Moscou.
40:32Elle avait déjà
40:32cette raffinerie
40:33été touchée
40:34en juin
40:35en juin 2026.
40:36Il semble donc
40:37que ce soit compliqué
40:38de la faire repartir
40:39très vite.
40:39Alors ce qui fait débat
40:40Clément,
40:40c'est le type d'armes
40:41utilisées.
40:42Oui,
40:42Volodymyr Zelensky
40:43dans son tweet
40:43il finit par
40:44toute une série
40:45d'armes.
40:46Il y a des drones,
40:47il y a des missiles,
40:48on va les détailler ensemble.
40:49On va commencer
40:49par les drones.
40:50En fait,
40:50il parle par exemple
40:51de Mitch 2000,
40:52de Sitchin 2000,
40:53de drones FPV1.
40:55Ça ne vous dit
40:55peut-être rien
40:56mais ce sont des drones
40:57qui sont entièrement
40:57fabriqués désormais
40:58en Ukraine,
40:59donc en autonomie
41:01et qui ont donc
41:01des portées
41:02jusque dans la région
41:04de Moscou
41:04et qui peuvent
41:05attaquer par exemple
41:05le FPV1
41:06qui peut spécialement
41:08attaquer par exemple
41:08des sites stratégiques
41:09et des raffineries.
41:10Il parle aussi
41:10du flamingo
41:11et là on passe
41:12sur un missile
41:13ukrainien à longue portée
41:14là aussi
41:15de fabrication
41:17entièrement ukrainienne
41:18missile donc
41:19de longue portée
41:19qui permet de toucher
41:20des cibles
41:21en profondeur
41:22dans les régions russes
41:25et puis ce pélican
41:26FP7
41:27alors là c'est
41:27un peu plus mystérieux
41:28sur ce qu'a voulu
41:29nous dire Volodymyr Zelensky
41:30parce que le pélican
41:31a proprement parlé
41:32normalement
41:33ce missile balistique
41:34et bien il est encore
41:35en phase de test
41:36par l'armée ukrainienne
41:37ça veut dire que
41:38s'il a volé aujourd'hui
41:39et bien ce serait
41:40une première
41:40mais certains blogueurs
41:42ukrainiens se demandent
41:43s'ils ne parlent pas
41:44de la version drone
41:45en tout cas
41:46le message
41:47pour Volodymyr Zelensky
41:48c'est que
41:48nous avons attaqué
41:49aujourd'hui
41:50massivement la Russie
41:51uniquement avec des armes
41:53de fabrication ukrainienne
41:54Merci beaucoup Clémence
41:55on va vous retrouver
41:56Jérémy
41:56et prendre la direction
41:57de Moscou
41:57Oui Moscou
41:58on vous retrouve
41:58Alain Barluet
41:59vous êtes le correspondant
42:00du Figaro sur place
42:01Alain le maire de la ville
42:03a accusé ce matin
42:04l'Ukraine d'avoir voulu
42:05perturber les élections
42:06qui sont en cours en Russie
42:09Oui effectivement
42:10et manifestement
42:12les ukrainiens
42:14ont voulu marquer le coup
42:15en frappant
42:16au troisième jour
42:17de ces élections
42:18législatives
42:19qui se déroulent ici
42:20depuis vendredi
42:22dont on a parlé
42:23par ailleurs
42:24et dont on sait
42:24qu'elles sont
42:25très verrouillées
42:26et en bonne partie
42:29sans surprise
42:30puisque gagnées d'avance
42:31par le parti au pouvoir
42:32mais symboliquement
42:34le coup
42:35et le coup
42:35est assez puissant
42:36parce que c'est près
42:37de 2000 drones
42:39qui ont été tirés
42:40sur la Russie
42:41sans doute
42:42plus de 500
42:43en direction de Moscou
42:45et donc
42:46c'est assez significatif
42:47et notamment
42:48dans les quartiers
42:49du sud-est
42:50de la capitale
42:51où il y a
42:51certaines cibles stratégiques
42:53comme cette raffinerie
42:54de Capotnia
42:55dont on a parlé
42:56qui avait été déjà frappée
42:57il y a quelques mois
42:58il y a quelques mois
42:59et des régions
43:01des quartiers
43:02du sud-est
43:03de Moscou
43:03autour de l'aéroport
43:05de Joukowsky
43:06et il se trouve
43:09que je connais
43:09quelqu'un
43:10qui habite
43:10dans cette ville
43:11et qui m'a raconté
43:13qu'à 4h du matin
43:15l'immeuble
43:16qui se trouve
43:16en face du sien
43:17a été frappé
43:18par un drone
43:19et qui m'a décrit
43:21en détail
43:22à quel point
43:23cet événement
43:24a pu être terrifiant
43:26pour elle
43:27et pour sa famille
43:29Merci
43:30Merci beaucoup
43:31Alain Barluet
43:31correspondant pour
43:32le Figaro
43:33à Moscou
43:34tout de suite
43:34on retrouve
43:35Igor Saïry
43:35vous êtes notre envoyé spécial
43:36en Ukraine
43:37avec Chloé Berthaud
43:38le président Zelensky
43:40s'est exprimé
43:40sur les réseaux sociaux
43:42le type d'armement
43:44utilisé
43:44pose question
43:49Oui absolument
43:50parce que nous n'avons
43:51pas encore
43:52la nature
43:53de l'un de ces
43:55projectiles
43:56qui a été
43:56utilisé
43:57cette nuit
43:58pour attaquer
43:59Moscou
44:00et la nature
44:01pourrait être
44:02soit un drone
44:03soit un missile
44:04balistique
44:05le fabricant
44:06ukrainien
44:06de ces projectiles
44:08lui
44:09parle
44:10de missiles
44:12de longue portée
44:13sauf que
44:15ces missiles là
44:16excusez-moi
44:16je suis dérangé
44:17par une dame
44:18qui n'est pas
44:19dans le sein
44:19d'un état normal
44:20ce qui est compliqué
44:21d'expliquer
44:23ici
44:23c'est que
44:24pour l'instant
44:24ni Zelensky
44:26ni le ministère
44:27de la défense
44:27n'ont précisé
44:28la nature
44:29de ce projectile
44:30s'il s'agissait
44:31d'un missile
44:32balistique
44:32de longue portée
44:33fait maison
44:34ce serait la première fois
44:35depuis le début
44:36de cette guerre
44:36que l'Ukraine
44:37en utiliserait
44:38ce qui laisserait
44:38entendre
44:39que l'Ukraine
44:39pourrait non seulement
44:40fabriquer
44:41mais du coup
44:41être moins dépendant
44:42de l'aide européenne
44:44et de l'aide américaine
44:45merci Igor
44:46Igor Saïri
44:47avec Chloé Berthaud
44:48à Kiev
44:48pour BFM TV
44:49on revient en France
44:50avec cette manifestation
44:51qui est toujours en cours
44:52à Paris
44:52pour dénoncer
44:53les violences policières
44:54on retrouve notre reporter
44:55sur place
44:56c'est donc un rassemblement
44:57contre une proposition de loi
44:59qui instaure une présomption
45:00d'usage légitime
45:01des armes
45:02pour les forces de l'ordre
45:04avec notamment
45:04la présence
45:05cet après-midi
45:06de Jean-Luc Mélenchon
45:10Oui absolument
45:11Jean-Luc Mélenchon
45:12est présent
45:13alors évidemment
45:13on a entendu
45:14beaucoup de Mélenchon
45:15président dans le cortège
45:17Mathilde Panot
45:18est ici également
45:19elle s'est exprimée
45:20avant le début
45:21de cette marche
45:21et puis il y a aussi
45:22des représentants
45:23du PS
45:23et des écologistes
45:25c'est un petit peu
45:25le moment
45:26d'unifier la gauche
45:28en ce début
45:28de campagne présidentielle
45:30alors le but
45:30pour ces politiques
45:32et pour tous les gens
45:32qui marchent
45:33contre cette proposition
45:34de loi
45:34c'est que la loi
45:35n'arrive jamais
45:36au Sénat
45:36puisqu'elle a été adoptée
45:37le 7 juillet dernier
45:39à l'Assemblée nationale
45:41131 organisations
45:43ont appelé
45:43à marcher
45:44aujourd'hui
45:45et dans toutes
45:46les villes de France
45:46101 villes en France
45:47ont été le théâtre
45:49de manifestations
45:50contre cette loi
45:51donc on entend
45:52dans le cortège
45:53que cette loi
45:53est une honte
45:54pour la France
45:55qu'elle délivre
45:56un véritable permis
45:57de tuer
45:57je cite
45:58pour les policiers
45:59il faut noter
46:00que le ministre
46:01de l'Intérieur
46:01Laurent Nunez
46:02a indiqué
46:03redouter
46:03je cite
46:04des débordements
46:05en marche
46:05de cette manifestation
46:06ici à Paris
46:07je rappelle
46:08qu'une pétition
46:08a été signée
46:09par plus de
46:10730 000 personnes
46:11pour demander
46:12que cette loi
46:13n'arrive jamais
46:14au Sénat
46:15nous sommes aux alentours
46:16de la place
46:16de la Bastille
46:17nous y arrivons
46:17et la manifestation
46:19se terminera
46:20à la place de la Nation
46:22merci pour ce point
46:23donc manifestation
46:24en cours
46:25à Paris
46:278 à 9 policiers
46:29blessés
46:305 personnes
46:31interpellées
46:31c'est le bilan
46:32au lendemain
46:32des violences
46:33qui ont éclaté
46:33à Saint-Pierre-des-Corts
46:35hier soir
46:35c'est tout près de Tours
46:36une collision
46:37entre un motard
46:37et un véhicule
46:38de police
46:39c'est à l'origine
46:40d'affrontements
46:41même si les policiers
46:42avaient été appelés
46:43initialement
46:43pour un rodéo
46:46au milieu de la foule
46:48les traces de la collision
46:50sont bien visibles
46:51ici
46:52le véhicule de police
46:54fortement endommagé
46:55juste en dessous
46:56cette moto
46:57presque broyée
46:58à terre
46:59son conducteur
47:00gravement blessé
47:01à la jambe
47:02que nous avons choisi
47:03de flouter
47:03et pris en charge
47:04par les secours
47:05une scène choquante
47:07à laquelle
47:07cet habitant
47:08a assisté
47:09il leur était
47:10sur un parking
47:11sur un parking
47:12où on roule
47:12à 10 km heure
47:13il a été heurté
47:15et traîné
47:17sur plus d'une dizaine
47:18de mètres
47:18en fond de deuxième
47:19donc jusqu'à heurter
47:21le muret
47:21le motard
47:22a été hospitalisé
47:24puis opéré
47:24de la jambe
47:25son pronostic vital
47:26n'est pas engagé
47:27quelques heures
47:29après les faits
47:29la tension monte
47:30dans cette ville
47:31située près de Tours
47:32tir de mortier
47:33affrontement
47:34avec les forces
47:35de l'ordre
47:36véhicule incendié
47:37une nuit de violence
47:38entendue
47:39jusque dans les immeubles
47:40Rosène elle
47:41découvre les dégâts
47:43au petit matin
47:45jusqu'aux pierres
47:46là-bas
47:46qui ont été soulevées
47:47les petits
47:49les petites séparations
47:50en ciment
47:50qui ont été pétées
47:51là c'est l'apocalypse
47:53à quoi ça rime
47:56tout ça
47:56au total
47:578 membres
47:58des forces de l'ordre
47:59ont été blessés
48:00et 14 véhicules
48:01incendiés
48:02face à ce bilan
48:03la mairie de Saint-Pierre-des-Corts
48:05appelle désormais
48:06à l'apaisement
48:07nous appelons tous au calme
48:08j'ai demandé à monsieur le préfet
48:09aussi
48:09qu'ils fassent
48:11le nécessaire
48:11pour avoir une enquête
48:12qui soit bien faite
48:13et qu'on ait rapidement
48:14des réponses
48:15compte tenu de la gravité
48:16de l'accident
48:16pour comprendre
48:17les circonstances
48:18de la collision
48:18une enquête
48:20pour blessures routières
48:21a été ouverte
48:22le policier
48:23qui conduisait
48:23le véhicule
48:24a été placé
48:25en garde à vue
48:27on en parle avec notre invité
48:29David Desbonaux
48:29bonjour
48:30merci d'être avec nous
48:31sur BFM TV
48:32vous êtes secrétaire régionale
48:33unité centre Val-de-Loire
48:35d'après les informations
48:35que vous avez
48:36que s'est-il réellement
48:38passé hier soir
48:39à Saint-Pierre-des-Corts
48:41alors bonjour à tous
48:42avant de parler d'hier soir
48:43il faut parler un petit peu plus
48:45en amont de l'intervention
48:46et notamment dans l'après-midi
48:47où nos collègues
48:49ont été appelés
48:50pour des rodeos urbains
48:52sur l'agglomération
48:52de Saint-Pierre-des-Corts
48:54au total trois motos
48:56importunaient
48:57l'ensemble
48:59des concitoyens
49:00de cette agglomération
49:01et à ce moment-là
49:03l'intervention des policiers
49:06s'est accentée
49:07sur le quartier
49:09de la Rabatterie
49:10et à ce moment-là
49:11il y a un véhicule
49:12de type moto
49:13avec un individu
49:14monté dessus
49:14qui est passé
49:16devant le véhicule
49:16de nos collègues
49:17et il y a eu
49:18un contact
49:20avec le véhicule
49:21de police
49:22Est-ce qu'une enquête
49:23a été ouverte
49:24excusez-moi
49:24est-ce qu'une enquête
49:25a été ouverte
49:25pour éclaircir
49:26les circonstances
49:27de cette collision ?
49:28Oui alors complètement
49:29l'enquête a été ouverte
49:30notre collègue
49:31a malheureusement
49:32été placé
49:33en garde à vue
49:35à l'heure où je vous parle
49:36la garde à vue
49:38continue
49:39bon c'est tout
49:40un commissariat
49:41qui est traumatisé
49:41par la position
49:43administrative
49:43de notre collègue
49:44judiciaire pardon
49:45excusez-moi
49:46et aujourd'hui
49:48le constat
49:48il est aussi
49:50catastrophique
49:51côté policiers
49:52blessés
49:53puisqu'on a
49:53c'est plutôt
49:549 policiers
49:55de blessés
49:55et environ
49:57une vingtaine
49:57de véhicules
49:58incendiés
49:59on était dans
50:00un état
50:01d'émeute totale
50:02hier en soirée
50:04en début de nuit
50:05sur Saint-Pierre-des-Cores
50:06Est-ce qu'on est
50:07dans un secteur
50:07particulièrement sensible
50:09où les rodéos urbains
50:10et les affrontements
50:12entre habitants
50:13et forces de l'ordre
50:14sont fréquents ?
50:16Alors fréquents
50:17oui et non
50:17les derniers affrontements
50:18qu'on a eus
50:19sur ce secteur
50:20remontent à juin 2023
50:22avec l'affaire
50:23Naël
50:24ça ça a été
50:25les derniers événements
50:26sur l'agglomération
50:27de Saint-Pierre-des-Cores
50:28mais suite à l'intervention
50:30de nos collègues
50:31ça s'est propagé
50:32sur différents quartiers
50:33de l'agglomération
50:33de Tours
50:34et c'est pour ça
50:35qu'au total
50:35nous avons environ
50:36une vingtaine
50:37de véhicules d'incendie
50:38après c'est un quartier
50:39qui est classé
50:40dans les quartiers
50:40de reconquête républicaine
50:42donc c'est un quartier
50:44qui est identifié
50:45comme difficile
50:45avec des trafics
50:47de stupéfiants
50:48ça c'est indéniable
50:49et bien évidemment
50:51dès qu'il y a un contact
50:52avec la population locale
50:53avec la police nationale
50:55c'est toujours
50:55une difficulté
50:56d'intervenir
50:57pour nos collègues
50:59et là
50:59là c'est vraiment
51:00l'exemple
51:01de ce qui peut se passer
51:02au quotidien
51:03La CRS 8
51:05qui est donc spécialisée
51:06dans les émeutes urbaines
51:07a été déployée
51:08il y a une crainte
51:09de reprise d'affrontements
51:10pour ce soir ?
51:11Alors dans ce type
51:12d'événements
51:12oui effectivement
51:13on craint une reprise
51:15des événements
51:16malgré tout
51:17dans ce genre d'affaires
51:19ce qu'il nous faut
51:20c'est un rapport de force
51:21avec la présence
51:22de la CRS 8
51:23à partir de 23h
51:25on a réussi
51:26à regagner du terrain
51:27et les événements
51:29ont perduré
51:29dans la soirée
51:30et dans la nuit
51:31jusqu'à 1h du matin
51:32mais à partir du moment
51:33où vous avez
51:34l'appui de professionnels
51:36du maintien de l'ordre
51:37le rétablissement
51:38de l'ordre public
51:39est largement plus facile
51:41Merci beaucoup
51:42David Debono
51:43d'être intervenu
51:43en direct sur BFM TV
51:44cet après-midi
51:45Un nouveau record
51:47pour les prix des carburants
51:482,41 euros
51:49le litre de gazole
51:50aujourd'hui
51:50c'est le prix moyen
51:51en France
51:52nouvelle augmentation
51:53qui ne va pas calmer
51:54la colère sociale
51:55qui gronde dans le pays
51:56avec on l'a vu
51:57ces derniers jours
51:58des débuts de mobilisation
51:59à l'image des blocages
52:00des dépôts pétroliers
52:01par des pêcheurs
52:02en Méditerranée
52:03cette semaine
52:03Alors on en parle avec vous
52:05Anthony Lebeau
52:06plus les prix montent
52:06et plus la pression politique
52:08est forte forcément
52:08sur le gouvernement
52:10Anthony
52:10le Premier ministre
52:11consacre demain
52:12une réunion interministérielle
52:13à cette question des carburants
52:14Oui parce qu'il faudra
52:15de nouvelles réponses
52:16apportées à ceux qui souffrent
52:17à ceux qui subissent
52:18la flambée des prix du carburant
52:19il y a de nouvelles réunions
52:20qui sont prévues
52:21effectivement demain à Matignon
52:22présidé par Sébastien Lecornu
52:24à la fois consacré
52:25à la baisse du prix du carburant
52:26mais aussi
52:27à la sécurisation
52:28des approvisionnements
52:29en gaz
52:30en fioul
52:30en diesel
52:31en pétrole bien sûr
52:32à l'approche de l'hiver
52:33évidemment qui arrive
52:35des réunions demain
52:36pour sans doute
52:37de nouvelles annonces
52:38dans la semaine prochaine
52:40avec cette piste
52:41qui est sur la table
52:41l'extension
52:42ou l'augmentation
52:43de la prime grand rouleur
52:44alors c'est une indemnité
52:45carburant de 100 euros
52:46destinée aux travailleurs modestes
52:47qui utilisent leur véhicule
52:48pour aller travailler
52:49aujourd'hui il y a
52:50près de 3 millions
52:50de personnes
52:52qui sont éligibles
52:53à cette indemnité carburant
52:55seule la moitié
52:56en a fait la demande
52:57et en bénéficie
52:58selon Bercy
52:59l'idée
53:00si cette mesure
53:01est confirmée
53:02par le gouvernement
53:03ce serait soit
53:03d'augmenter le montant
53:04de cette aide
53:05soit d'élargir
53:06le nombre de bénéficiaires
53:08d'autant plus
53:09que cette aide
53:10cette demande là
53:11se fait aussi
53:12sous condition
53:13de revenus
53:13et notamment
53:14de kilométrage
53:14aussi annuel
53:15bref il y a
53:16quand même
53:16beaucoup d'attentes
53:17autour de ces réunions
53:18parce que les français
53:19continuent de subir
53:20l'augmentation
53:21de ces prix à la pompe
53:21on voit encore
53:22ces chiffres
53:23ces chiffres records
53:23d'autant qu'Emmanuel Macron
53:25a appelé à l'unité
53:26parce qu'il y a aussi
53:27un certain nombre
53:28d'appels à mobilisation
53:29la colère
53:29l'exaspération
53:30qui monte
53:31et sans doute
53:31quand on appelle
53:31à l'unité
53:32c'est qu'il y a peut-être
53:33un risque de fracture
53:34à venir
53:34alors réunion
53:35un matignon
53:36et un gouvernement
53:36au chevet aussi
53:37des pêcheurs
53:38oui parce que
53:38la ministre chargée
53:39de la mer
53:40et de la pêche
53:41Catherine Chabot
53:41va se rendre
53:42demain à Sète
53:44et au Gros du Roi
53:44pour échanger
53:45notamment avec
53:46des représentants
53:47de la filière
53:47mais aussi avec
53:48des pêcheurs
53:49directement
53:50des pêcheurs
53:50qui étaient très remontés
53:52très en colère
53:52cette semaine
53:53pour certains
53:53ils avaient bloqué
53:54quelques ports
53:55de Méditerranée
53:56mais aussi un dépôt pétrolier
53:57cette colère
53:57était retombée
53:58d'un cran jeudi
53:59notamment après une réunion
54:00au ministère de la pêche
54:02et au ministère de la mer
54:03pendant près de 6 heures
54:04où le gouvernement
54:05avait promis
54:06je cite
54:06que les aides
54:07suivraient la variation
54:08des cours du carburant
54:09la ministre avait aussi évoqué
54:10je cite
54:11la possibilité d'ouvrir
54:12pour les pêcheurs
54:13qui ont des problématiques
54:14de trésorerie
54:14un prêt à taux zéro
54:16bref la colère
54:17est toujours vive
54:18il faudra encore
54:19de nouvelles annonces
54:20c'est ce que demandent
54:21les pêcheurs
54:22le gouvernement
54:22avait d'ores et déjà
54:24annoncé et promis
54:25d'ailleurs la prolongation
54:26des aides
54:26pour un certain nombre
54:27de filières
54:27dont la filière pêche
54:28prolongation jusqu'au
54:3031 décembre prochain
54:31avec une aide
54:32qui sera relevée
54:33de 25 à 35 centimes
54:34par litre
54:35c'est 10 centimes supplémentaires
54:36Merci beaucoup
54:37Anthony de son côté
54:38Emmanuel Macron
54:39est à Saint-Pierre
54:40et Miquelon
54:41aujourd'hui
54:42il doit s'entretenir
54:42avec le Premier ministre canadien
54:44on vous retrouve
54:45Léopold Hubert
54:46vous êtes notre envoyé spécial
54:47au menu
54:48il est question
54:49d'énergie
54:49mais aussi
54:50de souveraineté
54:53Oui ça va être un moment
54:55important effectivement
54:56Karine
54:56et pour rebondir
54:57sur ce que disait
54:58Anthony
54:59là aussi
54:59il va être question
55:00d'énergie
55:01parce qu'Emmanuel Macron
55:02il a en tête
55:02évidemment
55:03en venant ici
55:04à 4000 kilomètres
55:05de Paris
55:07la situation
55:07les prix qui flambent
55:08à la pompe
55:09et en fait regardez
55:09pour bien comprendre
55:10sur ces images
55:11de Joao Alancar
55:12le Canada est très proche
55:14en fait ici
55:14il est à une vingtaine
55:15de kilomètres seulement
55:16à peu près
55:17Emmanuel Macron sait
55:19que le Canada
55:20est un très gros producteur
55:22d'hydrocarbures
55:23notamment
55:23de pétrole
55:24le quatrième pays
55:26producteur de pétrole
55:27au monde
55:27c'est vrai qu'on ne le sait pas
55:28forcément
55:29mais aussi
55:29de gaz liquéfié
55:31naturel
55:32et ça
55:32c'est un enjeu considérable
55:34pour diversifier
55:35les sources
55:36d'énergie
55:37ne pas dépendre
55:38exclusivement
55:39notamment
55:40de ce fameux détroit
55:41d'Ormuz
55:41où transit
55:4120% du pétrole
55:43et du gaz mondial
55:44il va donc tout à l'heure
55:45effectivement
55:45on verra de quelle manière
55:47peut-être sceller
55:48des accords
55:49avec le Canada
55:50le Canada qui lui aussi
55:51cherche à s'émanciper
55:53à être plus indépendant
55:55vis-à-vis du président américain
55:57avec de nombreuses menaces
55:58qu'il y a eu dernièrement
55:59les droits de douane
56:01ou encore des cartes
56:02qui ont été refaites
56:03on voyait le Canada
56:04qui était totalement placé
56:05sous pavillon américain
56:06le Canada qui regardait
56:08va chercher aussi
56:08évidemment
56:09à parler
56:10à l'Union Européenne
56:11parce que le Premier ministre canadien
56:13on l'a vu il y a quelques jours
56:13c'est vrai à Strasbourg
56:14prononcer un discours
56:15de rapprochement
56:17assez considérable
56:18avec l'Union Européenne
56:19il y avait déjà des alliances
56:20dans le passé
56:21mais là il s'agit que
56:22potentiellement
56:23le Canada devienne
56:23un membre associé
56:25de l'Union Européenne
56:25vous voyez ça peut aller
56:26assez loin
56:28évidemment Donald Trump
56:29il va suivre de très près
56:30ce qui se passera tout à l'heure
56:32ce discours français
56:33et canadien
56:34ça ne lui plaît
56:35absolument pas
56:36mais en tout cas
56:36la France et le Canada
56:37veulent essayer
56:38d'être plus indépendants
56:39et de moins dépendre
56:40de son voisin américain
56:42Léopold Haudbert
56:43à Saint-Pierre
56:44et Miquelon
56:44avec Joao Alancar
56:46merci
56:46ce sera l'événement
56:48évidemment de la semaine prochaine
56:49et à vivre
56:50sur BFM TV
56:51la visite du pape
56:52Léon XIV
56:53à partir de vendredi
56:55avec un déplacement
56:56à Paris
56:56à Lourdes
56:57également
56:57du côté de Metz
56:59le week-end prochain
57:00en attendant
57:01les boutiques
57:02de souvenirs religieux
57:02font leur stock
57:04Julien Migaud-Muller
57:05Jeanne Daudet
57:06Antoine Corvert
57:09dans sa boutique
57:10de souvenirs religieux
57:11à Lourdes
57:11Anne-Lise est déjà
57:12fin prête
57:13cela fait plusieurs semaines
57:14qu'elle anticipe
57:15la venue du pape
57:16on a commencé
57:16à les mettre en rayon
57:17début août
57:18et ça a déjà pris
57:20tout de suite
57:21surtout sur les magnètes
57:23qu'on avait en premier
57:24et jour après jour
57:25tous les rayons
57:26se sont remplis
57:26de souvenirs
57:27à l'effigie de Léon XIV
57:28et ça se vend
57:29comme des petits pains bénis
57:30donc voici
57:33souvenirs
57:34donc gourde
57:35avec le pape Léon XIV
57:36parce que bon
57:37il faut ramener
57:38de l'eau de Lourdes
57:39donc c'est important aussi
57:40après on a des magnètes
57:42c'est quand même
57:43l'objet
57:43qui est le souvenir
57:44qui est le plus vendu
57:45que ce soit
57:46ici ou ailleurs
57:47carte prière
57:49des mugs
57:50et la pièce maîtresse
57:52la pièce de collection
57:53donc avec Léon XIV
57:55et l'apparition
57:58Léon XIV passera aussi
57:59ici
58:00par la cathédrale de Metz
58:02Marie-Isabelle
58:03a déjà déballé ses cartons
58:05plein de produits
58:06à l'effigie du pape
58:06ça fait déjà
58:08trois semaines de cela
58:09des fidèles
58:10qui nous demandent
58:11les cartes prières
58:13les images du pape
58:15avec une prière au dos
58:17c'est très important
58:18pour eux
58:18et puis
58:19il y a la boutique officielle
58:20en ligne
58:21tous les achats
58:22contribueront à financer
58:23la visite du pape
58:24en France
58:24estimée à 27 millions d'euros
58:27et puis
58:28on va
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