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00:00Les retraités seront donc bien mis à contribution, les modalités restent à trancher, les pensions seront-elles gelées ou l
00:07'abattement fiscal plafonné ?
00:08Le gouvernement réfléchit à coupler les deux alors que la présidente de la Cour des comptes dresse ce dimanche un
00:13bilan particulièrement inquiétant des finances publiques.
00:17Ça fait déjà réagir, on écoute Éric Ciotti sur notre antenne tout à l'heure.
00:20Je trouve qu'il y a d'autres moyens beaucoup plus efficaces pour faire des économies que trahir la parole
00:27de l'État, c'est grave.
00:28En l'État, naturellement, si on touche aux retraités, je ne le vote pas.
00:32Si jamais une motion de censure est déposée, est-ce que vous votez une motion de censure ?
00:35Nous verrons bien le contenu, mais je serai enclin à voter une motion de censure s'il y a ces
00:40dispositions contre les retraités.
00:43Et je sens que ça va vous faire réagir aussi, Philippe Poutou.
00:46Bonsoir, bienvenue, on est content de vous avoir, porte-parole du NPA, le nouveau parti anticapitaliste.
00:51À vos côtés, on est avec Prisca Thévenot, bonsoir, bienvenue également, député Renaissance des Hauts-de-Seine.
00:56On est également avec Guillaume Carayon, vice-président délégué de l'UDR, le parti d'Éric Ciotti, allié au Rassemblement
01:04national.
01:04Olivier Babot, essayiste et président de l'Institut Sapiens, est avec nous.
01:08Bonsoir, bienvenue.
01:09Amandine Attalaya également.
01:11Amandine, est-ce qu'on peut faire un point sur les pistes concrètes évoquées déjà par le gouvernement sur la
01:16question des retraités ?
01:17Tout à fait, sur ceux qui seraient mis à contribution. Déjà, les seuls qui peuvent se sentir tranquilles, entre guillemets,
01:24pour le moment,
01:25sont ceux qui ont des pensions inférieures à 1260 euros par mois, puisque là, leur retraite resterait indexée sur l
01:31'inflation.
01:32Ensuite, au-dessus, tous contribueraient d'une façon ou d'une autre. Ceux entre 1260 euros et 2033 euros de
01:38pensions par mois
01:39auraient des retraites sous-indexées, c'est-à-dire qu'elles augmenteraient un peu, mais ne suivraient pas le rythme
01:44de l'inflation.
01:45Et au-dessus de 2034 euros par mois, là, il y aurait un gel, c'est-à-dire pas d
01:51'augmentation des pensions de retraite cette année.
01:54Si on résume, c'est peut-être un peu plus bas que ce à quoi les seuils concernaient s'attendaient
01:59beaucoup de Français,
02:00puisque tous seront touchés à partir de 1260 euros. Si le gouvernement confirme, c'est un débat, donc tout va
02:07évoluer, ça ne fait que commencer.
02:09Voilà, c'est ça. Et sur l'abattement des frais professionnels, là, le plafond, pour l'instant,
02:15était de plus de 4400 euros par mois, eh bien, il serait abaissé à 3000 euros par mois.
02:20Le plafonnement, donc, de ces frais professionnels sera abaissé à 3000 euros.
02:26C'est vrai que ce chiffre-là nous interpelle, Prisca Tévenot.
02:28Les retraités qui touchent donc plus de 1260 euros par mois pourraient mettre la main à la poche en 2027.
02:33Je pensais que les petites pensions seraient épargnées.
02:37– Je suis députée, je ne suis pas…
02:39– Oui, je sais bien, je sais bien, mais est-ce que vous partagez cette opinion ?
02:42– Moi, je vous le dis, et je l'ai déjà dit…
02:43– Ce n'est pas beaucoup, 1260 euros ?
02:45– Mais bien évidemment, bien évidemment que ce n'est pas beaucoup à 1250 euros.
02:49Et puis, pardon, mais les retraités ont énormément contribué à l'effort collectif
02:53du fait du travail qu'ils ont pu effectuer,
02:56du fait aussi du rôle peut-être intergénérationnel qu'ils ont vis-à-vis de leurs petits-enfants et de
03:00leurs enfants.
03:01Moi, je l'ai déjà dit à de nombreuses reprises sur votre plateau et sur d'autres plateaux,
03:04je suis très mal à l'aise avec le débat actuel dans le cadre du budget,
03:07mais encore une fois, attendons de voir quelle sera la copie finale présentée par le budget,
03:11parce que ça fait quand même un mois qu'on est sur des pistes, des suppositions,
03:14certaines sont contredites, sont finalement désavouées.
03:17Mais l'enjeu que nous avons, ce n'est pas encore d'aller chercher des économies de ci, de là
03:22sur des personnes qui, en réalité, ont très peu de marge de manœuvre.
03:26L'enjeu que nous devons avoir, c'est plutôt d'assumer une démarche de réforme,
03:30mais une démarche de réforme pleine et entière sur le modèle de financement de notre modèle social.
03:34On a commencé à le faire l'année dernière avec des dépôts d'amendements sur le budget,
03:37notamment avec mon collègue Paul Midy, sur une part de capitalisation,
03:41parce que ce qu'on est en train de se dire là va se reproduire l'année prochaine
03:44et inlassablement les années après.
03:46Donc qu'est-ce qu'on fait ?
03:47Soit on a le courage de se dire aujourd'hui, oui, il y a une responsabilité politique à l'Assemblée
03:50nationale,
03:51même si elle est éclatée en 11 groupes parlementaires différents.
03:54Cette responsabilité, ce n'est pas de menacer ou d'appeler à la censure avant même que le débat ait
03:58commencé,
03:58mais bien de se dire qu'est-ce qu'on fait collectivement pour sauver notre modèle social,
04:03pardon, qui est quand même un trésor, qu'on a hérité et qu'on souhaiterait à notre tour pouvoir transmettre.
04:08Donc là c'est des ballons d'essai et on attend de voir les réactions, Olivier Babot.
04:11Il y a urgence, est-ce qu'il faut s'en prendre au retraité ? Est-ce que c'est
04:14la bonne cible ?
04:15Malheureusement on n'a pas le choix, on a extrêmement peu de marge de manœuvre budgétaire.
04:19Le gouvernement vise 54 milliards d'efforts budgétaires, tout compris cette année,
04:22et c'est en fait le minimum pour garder une trajectoire, disons, de crédibilité vis-à-vis de ceux qui
04:28nous prêtent.
04:29Et je rappelle que 60% de notre dette est achetée par des étrangers, donc c'est très important.
04:33Alors sur ces 54 milliards, l'effort des retraités c'est seulement 6 milliards,
04:37alors c'est peut-être assez important, on pourrait dire le gel du point d'indice ça sera à peu
04:40près 2 milliards,
04:41le ministère du Travail on entend 2,5 milliards,
04:43mais c'est qu'en face on a aussi des charges qui augmentent de façon extrêmement importante,
04:46on a la charge de la dette qui augmente de 10 milliards, on a 3,5 milliards à trouver pour
04:50la défense.
04:50Alors oui, les retraités doivent faire un effort, c'est plutôt la matière douce,
04:53parce qu'on ne parle pas d'une baisse, on parle d'une érosion,
04:56c'est-à-dire en fait on parle d'une baisse en termes constants, mais pas en termes courants.
05:02Alors j'ai calculé pour 1260 euros, ça veut dire que vous perdez en pouvoir d'achat,
05:06alors c'est vrai que c'est quelque chose, mais pour 2,4% attendu d'inflation, 30 euros par
05:12mois,
05:12l'équivalent, l'équivalent de 30 euros par mois, même si vous ne le voyez pas parce que vous ne
05:15touchez pas moins,
05:17c'est quelque chose, mais c'est encore la moignard douce, il faut reconnaître, il faut le redire,
05:21les retraites c'est un quart de la dépense publique et c'est la moitié de la dette supplémentaire depuis
05:2710 ans,
05:28et depuis 10 ans on a 1500 milliards de dettes, donc il faut absolument faire quelque chose,
05:32et on fait quelque chose où on peut le faire et où ça a un effet.
05:35– Je vois que votre discours exaspère Philippe Poutou, il n'y a pas d'urgence, ça se voit, c
05:40'est assez flagrant,
05:41je vous lis ce que disent les ministres de l'Action et des Comptes Publics,
05:43l'augmentation habituelle des dépenses de retraite en raison de l'indexation c'est plus de 6 milliards d'euros,
05:47dans le contexte actuel pardon, ce n'est juste pas soutenable.
05:50Qu'est-ce que vous répondez ?
05:52– En fait c'est toujours le même discours qu'on entend depuis très très longtemps,
05:56les derniers gouvernements mais les gouvernements aussi précédents, c'est toujours pareil,
06:00alors il n'y a pas le choix, j'ai entendu la formule, il n'y a jamais le choix,
06:03il faut toujours faire comme ça, mais le problème qu'on peut poser c'est qu'à partir du moment
06:09il y a la même politique qui est menée depuis des années et que ça ne fonctionne pas,
06:12pourquoi on ne dit pas finalement que ces politiques-là sont nulles et ne fonctionnent pas ?
06:17Il n'y a jamais de bilan en fait, on s'enfonce, vous parlez de la dette, vous parlez du
06:21déficit,
06:22enfin tout le monde, que ce soit les gouvernements en place ou les soutiens au gouvernement
06:25ou les anciens gouvernements et on ne remet jamais en cause les choix politiques qui ont été fixés,
06:29donc en fait il n'y a jamais…
06:30– Là on est en train de les remettre en cause justement.
06:32– Non, non, il n'y a rien qui est remis en cause, c'est toujours pareil,
06:34là on joue sur des détails, des chiffres, des couloirs, voilà…
06:38– Pardon, pardon, pardon, mais on parlait de la charge de la dette,
06:43en 2026 elle représenterait peut-être 80 milliards d'euros,
06:4580 milliards d'euros utilisés pour rembourser l'emprunt, c'est un détail ça ?
06:50– On nous bourre le mou avec le même discours depuis très longtemps,
06:53c'est ce que je suis en train de dire, alors on nous parle de la dette,
06:55alors d'où vient la dette, qui profite de la dette, à quoi ça sert la dette ?
06:59D'abord la dette ça a toujours été dans le système économique,
07:01ça a toujours permis justement de détourner de l'argent public
07:04et d'enrichir toujours les mêmes, et d'appouvrir toujours les mêmes.
07:07La dette c'est une fonction dans l'économie,
07:10c'est pas un accident la dette, ça fait partie des choses normales
07:12de la vie économique, et c'est vraiment un outil de détournement des richesses.
07:16Donc après le problème c'est comment on remet en cause ce discours-là,
07:19parce qu'en fait la dette, ou le déficit, ça sert à chaque fois
07:22à s'attaquer aux populations.
07:24– Donc pardon, il ne faut rien faire, il faut laisser la dette privée,
07:26je ne comprends pas.
07:27– On est tous d'accord, c'est le discours à la con qu'on attend,
07:31c'est-à-dire en fait voilà, on entend toujours ça,
07:32il n'y a pas le choix, mais c'est faux, c'est des mensonges,
07:35il y a évidemment des choix.
07:36Et le choix aujourd'hui quand on discute d'un budget,
07:38un budget normalement c'est la question de comment on répartit
07:41les richesses de la société,
07:44ils sont où les besoins sociaux,
07:45et c'est où qu'on peut prendre l'argent.
07:47Tout le monde sait très bien que l'argent il est quelque part,
07:49dans l'approche des ultra-riches à minima,
07:51on le voit bien, même une richesse indécente,
07:53une richesse qui donne du pouvoir à des gens,
07:56et du surpouvoir qui leur permet d'accumuler encore plus de richesses.
07:58– Donc la solution pour vous c'est les riches ?
08:00– Et cette richesse-là, comme par hasard,
08:02ça se traduit par un appauvrissement de l'autre côté,
08:04et ça on continue, on continue avec des tas d'arguments,
08:07alors il y en a qui disent oui, il faut du courage, machin, que dalle,
08:09c'est toujours les mêmes politiques,
08:10et c'est toujours la même volonté finalement
08:13de défendre l'ordre tel qu'il est aujourd'hui,
08:15c'est-à-dire de faire en sorte que les riches,
08:16soit soient encore plus riches,
08:17et là on a un gouvernement hyper zélé qui défend les riches,
08:21et puis de justifier presque l'alarme au point de l'œil de justifier.
08:26– Les entreprises ne sont pas suffisamment taxées ?
08:27– Les entreprises ne sont pas suffisamment taxées ?
08:29– Non, les entreprises et les riches, non,
08:31ne sont pas suffisamment taxées, loin de là,
08:33mais ce n'est pas juste la question de la taxe,
08:35parce qu'après c'est la question du pouvoir aussi,
08:36nous on ne parle pas juste de taxes,
08:38on parle aussi de comment on peut socialiser,
08:40comment on peut exproprier,
08:41et comment on peut enlever les moyens de nuire aux ultra-riches
08:43et aux riches à la classe des possédants.
08:45Donc ça c'est une remise en question du système économique,
08:47et ça c'est des choses qu'on pourrait débattre,
08:49c'est présenté comme utopique,
08:50mais on pourrait en discuter plutôt que de faire semblant d'arranger les choses.
08:52– Justement, on va débattre et on va donner une micro à plus qu'à Tévenne.
08:55– Moi j'entends ces deux modèles de société,
08:57c'est presque deux philosophies et deux visions séparées,
08:59et loin de moi de faire de la morale.
09:01On est dans un des pays les plus taxés au monde,
09:04où nos entreprises sont extrêmement taxées.
09:05Alors j'entends que vous voulez en finir d'ailleurs avec le capitalisme,
09:08donc j'ai envie de vous dire,
09:09dès que vous en finissez avec le capitalisme,
09:11vous êtes contents,
09:11il n'y a plus d'entreprises à taxer,
09:12il n'y a plus de richesse à créer,
09:13ni à redistribuer.
09:14Donc j'ai envie de vous dire,
09:15après ce discute de comment on fait pour vivre,
09:17et comment on fait pour…
09:17– Ça c'est une ignorance économique assez fabuleuse.
09:19– Ce n'est pas une ignorance,
09:19c'est juste une question,
09:20vous voulez qu'on débattre,
09:21je vous ai écoutés,
09:21et je pense qu'on peut débattre en s'écoutant,
09:23en se respectant, sans ironiser.
09:25Et ensuite, un deuxième sujet,
09:27c'est que vous parlez de continuer à taxer.
09:29Mais depuis 2024, c'est ce qui s'est passé.
09:312024, avec l'arrivée, après la dissolution,
09:34l'arrivée de différents gouvernements,
09:35il y a eu des taxes exceptionnelles
09:37qui ont été mises en place,
09:38des surtaxes qui ont été mises en place
09:39sur les hauts revenus,
09:41mais aussi sur les entreprises.
09:42Ces taxes exceptionnelles ont été reconduites l'année dernière,
09:45et a priori, elles vont être reconduites cette année.
09:47Et vous voyez qu'on parle encore
09:48de comment on va réduire la dette.
09:50Donc ce n'est finalement pas une solution.
09:51Et c'est ça que je veux vous entendre.
09:53Le débat budgétaire va arriver bientôt.
09:55On peut s'envoyer des anathèmes,
09:56ce n'est pas mon objet.
09:57Moi, je veux plutôt qu'on se dise,
09:58alors, qu'est-ce que vous voulez proposer
09:59dans le cadre de ce budget ?
10:00Quel amendement ?
10:01Quelle solution ?
10:01Quelle disposition ?
10:02C'est ça qui est important, là.
10:04On rentre dans le débat budgétaire
10:05dans trois semaines.
10:06Philippe Poutou, qu'est-ce que vous proposez, alors ?
10:08Il va falloir faire des économies, quelque part.
10:09La preuve que ça, c'est pipo,
10:11ce qu'on vient d'entendre.
10:11C'est du travail parlementaire.
10:13Parce que si c'était vrai
10:14que les richesses ou les entreprises
10:16étaient les plus taxées,
10:17comment on explique alors
10:18que les fortunes augmentent,
10:19que les profits augmentent
10:20dans des manières...
10:22Ce sont des records.
10:23Donc, en fait, il y a bien, quelque part,
10:25une entourloupe.
10:27À partir du moment où les richesses s'accumulent
10:28et les profits s'accumulent
10:29et les distributions de dividendes,
10:32que ce soit le CAC 40 ou ailleurs,
10:34s'accumulent,
10:34c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
10:35Il y a quelque chose qui n'est pas fait en réalité.
10:37Donc, nous, ce qu'on discute,
10:38effectivement, c'est une philosophie différente
10:39ou même c'est des perspectives politiques différentes.
10:41Quand nous, on discute
10:42d'enlever les moyens de nuire
10:43aux capitalistes ou à la bourgeoisie,
10:45c'est évident qu'on est sur une autre discussion.
10:47Je vous promets que je donne le micro derrière,
10:48Guillaume Carillon, mais...
10:48Le problème, c'est la question du pouvoir.
10:50Parce que là, on a un gouvernement
10:51de riches et d'ultra-riches.
10:52En fait, en règle générale,
10:53le monde politique,
10:54c'est des milieux sociaux plutôt favorisés.
10:56Et donc, il n'y a pas de surprise
10:57à ce que les politiques qui soient menées,
10:58ce soient des politiques au service de ces gens-là,
11:00au service des gens les plus riches.
11:01La question quand même de la justice...
11:03C'est la question de la lutte des classes
11:04qu'on peut aussi discuter,
11:06de ne pas faire semblant,
11:07de ne pas faire comme si on avait tous le même intérêt.
11:08On n'a pas tous le même intérêt,
11:10on n'a pas tous les mêmes perspectives.
11:12Attendez, je suis désolée.
11:13Quand je vous entends,
11:13c'est trop facile de dire ça.
11:15Moi, je veux bien entendre le truc
11:16des ultra-riches,
11:17c'est toujours une classe, etc.
11:18Pardon, je ne me permets pas.
11:19Ça existe, non ?
11:20Oui, mais j'entends.
11:21Mais ne généralisez pas ça,
11:23parce qu'en plus,
11:23ça ne permet pas d'avoir un vrai débat
11:24sur une crise qu'on est en train de vivre
11:26et sur des solutions
11:26qu'on doit apporter ensemble.
11:28Et vous êtes un responsable politique.
11:29Moi, je le dis assez simplement.
11:31Je ne viens pas du monde politique.
11:32Je suis une fille d'ouvrier
11:33qui a été un travailleur
11:34jusqu'à ce qu'il ne puisse plus travailler
11:35parce qu'il a eu un cancer.
11:36Et tout au long de sa vie,
11:38il était d'ailleurs à la CGT,
11:39tout au long de sa vie,
11:40il ne m'a pas expliqué
11:41comment on ferait
11:41pour que le voisin d'à côté
11:42n'ait plus d'argent
11:43ou il en ait moins.
11:44Mais comment moi,
11:45je fais sur la base
11:46de mon effort et de mon travail
11:47pour pouvoir être indépendante personnellement.
11:50Et c'est ça l'enjeu
11:50que nous devons avoir aujourd'hui.
11:52Le travailleur, lui,
11:53ce qu'il veut,
11:53ce n'est pas regarder son petit copain
11:54et se dire avec grande jalousie
11:56comment il va faire
11:56pour lui piquer les poches.
11:57C'est plutôt comment lui,
11:58il s'élève
11:59et comment ensuite,
12:00avec sa enélévation,
12:01il peut transmettre à son tour
12:02à ses enfants.
12:03On sent effectivement
12:03cette question des ultra-riches,
12:05des riches,
12:05c'est le point de clivage
12:06dans ces questions sur le budget.
12:08Oui, parce qu'il y a
12:09cette espèce de fake news incroyable
12:11qui a été diffusée
12:12avec des statistiques
12:14qui ont été manipulées en réalité
12:15pour nous faire croire
12:16que les riches ne payaient pas leur part.
12:17La réalité des chiffres,
12:19je suis désolé,
12:19vous pouvez rigoler,
12:20mais c'est qu'en fait,
12:20on a un système,
12:22c'est les faits,
12:22mais après,
12:23on peut rester dans son délire
12:24et passer sa vie
12:25dans une réalité parallèle.
12:27Mais la réalité des chiffres,
12:28c'est qu'on a un système fiscal
12:31extrêmement progressif
12:32jusqu'au 0,006.
12:34Les 0,006,
12:35la question se pose
12:36parce qu'il ne touche pas toujours
12:38l'argent qui est gagné
12:39par leurs entreprises,
12:40c'est-à-dire qu'ils ne touchent pas l'argent
12:41donc qu'ils ne payent pas d'impôts
12:43directement sauf l'impôt
12:44sur les sociétés
12:45et par différentes manipulations
12:47et en oubliant beaucoup de choses,
12:48on a pu faire croire
12:48que ces gens-là
12:49payaient moins que les Français,
12:50ce qui est un mensonge
12:51qui a été débunké
12:52par tous les économistes sérieux.
12:54La réalité,
12:55c'est qu'en effet,
12:56récemment,
12:56on a augmenté depuis deux ans
13:00la pression à augmenter
13:01sur les plus hauts salaires
13:02et sur les grandes entreprises,
13:03le fameux CAC 40.
13:05Pourquoi ils gagnent de l'argent encore ?
13:06Eh bien, monsieur,
13:06parce qu'ils sont sur les marchés étrangers,
13:08parce qu'ils ne sont pas en France,
13:09dans un pays qui malheureusement s'appauvrit
13:11et ils payent déjà plus que leur éco.
13:14Mais il est vrai
13:15que dans le budget qui est présenté,
13:17dans le budget qui est présenté,
13:19on a l'impression
13:19que tout le monde
13:20doit mettre la main à la poche.
13:21En revanche,
13:21les grandes entreprises
13:22sont entre guillemets épargnées
13:24puisqu'il y a une baisse
13:25de la surtaxe exceptionnelle.
13:28Ça fait deux ans
13:29qu'il y a une surtaxe exceptionnelle.
13:31Il ne faut pas laisser dire ça.
13:31On peut continuer à le regarder
13:33et les deux derniers budgets l'ont dit,
13:34mais on parle d'une surtaxe exceptionnelle
13:38qui vient au-dessus de toutes les autres taxes.
13:41C'est une cotisation
13:42dans un pays où, pardon,
13:43on le dit toute la journée,
13:44l'enjeu, c'est aujourd'hui
13:45d'avoir une attractivité,
13:46une souveraineté,
13:47une indépendance.
13:48Alors pourquoi en permanence
13:49considérer qu'il faudrait taper
13:50sur les nuisibles,
13:51sur les autres riches,
13:52sur les entreprises,
13:54sur les retraités le lendemain,
13:55sur les appels ?
13:56L'enjeu que nous avons aujourd'hui,
13:57c'est de mener des réformes.
13:59Et on ne peut pas mener des réformes
14:00si tous les cinq matins,
14:01on a des oppositions,
14:02quelles qu'elles soient
14:02à l'Assemblée nationale,
14:03qui nous expliquent
14:04que la bonne raison
14:05pour censurer le gouvernement
14:07et provoquer l'instabilité du pays,
14:08c'est simplement
14:09parce qu'ils ont mal à la tête
14:09ou parce qu'ils sont jaloux
14:10d'un tel ou un tel.
14:11La responsabilité,
14:12elle est là aujourd'hui.
14:13On va rentrer dans un moment
14:14extrêmement important
14:15pour notre pays.
14:16Est-ce qu'on pourrait aborder
14:17ces débats budgétaires
14:19sur la base de ce qui est nécessaire
14:20pour les Français
14:21et donc peut-être,
14:22éventuellement,
14:22s'entendre sur quelques réformes
14:23qui soulageraient
14:25le financement de notre modèle social ?
14:26Alors que faire donc
14:26sur la question des retraités ?
14:27On a entendu votre patron tout à l'heure
14:29dire si on touche aux retraités,
14:31je censure.
14:31Est-ce que c'est constructif
14:33de réagir de la sorte ?
14:35Non, déjà, nous,
14:36on préférera toujours
14:37un budget imparfait
14:38à pas de budget du tout
14:40parce que si on arrive
14:41aux responsabilités
14:41en avril prochain,
14:43il faudra partir
14:43d'une copie initiale,
14:45prévoir un projet
14:46de loi rectificative,
14:47de finances rectificatives.
14:48Sauf que c'est mal parti
14:48quand on écoute Eric Ciotti, là.
14:50Lui, il dit déjà, je censure.
14:51Non, en tout cas,
14:51si le projet,
14:52c'est de s'attaquer
14:53aux gens qui travaillent
14:54ou aux gens qui ont travaillé
14:54dans la vie,
14:55qui ont cotisé longtemps,
14:56ça ne peut pas être possible.
14:58Moi, je suis en désaccord total
14:59avec le postulat tout à l'heure
15:01de Philippe Poutou.
15:02Quand vous dites
15:03la dette, elle peut être positive,
15:04la dette, elle a une fonction.
15:06Non, pas en l'espèce.
15:08Là, pour le coup,
15:08on a une dette
15:09qui a 3 500 milliards d'euros,
15:10qui a augmenté
15:11de plus de 1 000 milliards,
15:121 200 milliards
15:13depuis qu'Emmanuel Macron
15:13est arrivé au pouvoir.
15:14Et du fait de la remontée
15:15des taux d'intérêt,
15:17la dette, elle coûte très cher
15:18aux Français.
15:19La dette, avec la remontée
15:20des taux d'intérêt,
15:21c'est 65 milliards
15:22de charges de la dette.
15:23C'est-à-dire
15:23ce qu'on rembourse
15:24du fait de la mauvaise gestion
15:25de nos dirigeants
15:26qui ont accumulé
15:26cette dette depuis des années.
15:27Le déficit public à 5,5,
15:29ça a des conséquences
15:30sur votre portefeuille,
15:31sur votre pouvoir d'achat.
15:32On ne peut plus aujourd'hui
15:33se permettre
15:34de toujours avoir
15:35les mêmes recettes.
15:36Et moi, je crois au contraire
15:37que depuis 40 ans,
15:38les mêmes recettes,
15:38c'est toujours plus de dépenses,
15:39toujours plus de dettes,
15:40toujours plus d'impôts.
15:41Les Français en ont marre.
15:42Il y a 45 %
15:43de prévéments obligatoires
15:44par rapport au PIB.
15:45Les dépenses publiques
15:46n'ont fait qu'exploser.
15:47Maintenant, il faut prévoir
15:47des économies structurelles.
15:48Alors nous, on a plein de pistes.
15:49On présentera un contre-budget
15:50dans les prochains jours.
15:52Ce n'est pas ce que vous avez fait
15:53à l'Assemblée nationale
15:53avec Éric Ciotti.
15:54Le budget qu'on a présenté
15:55l'année dernière,
15:56c'est 50 milliards d'économies.
15:57Entre ce que vous avez présenté
15:58et ce que vous avez voté,
15:58il y a quand même une marge
15:59de différence.
16:00Non, 50 milliards d'économies
16:01ce qu'on a voté.
16:02Pardon.
16:02C'est ce qu'on a proposé.
16:03Non, non, pardon.
16:04Vraiment, là, je vous invite
16:05à regarder les votes
16:06et ne pas les dire.
16:06Regardez le projet de l'UDR.
16:07Monsieur Éric Ciotti,
16:08je pense qu'il ne faut pas
16:09avoir la mémoire trop coûte.
16:10Et j'entends que vous rejoignez
16:11le camp aujourd'hui d'Éric Ciotti
16:12et qu'Éric Ciotti
16:13rejoint Marine Le Pen.
16:14Mais je le dis assez simplement.
16:15Éric Ciotti a fait partie
16:16des Républicains.
16:17Les Républicains ont passé leur temps.
16:18Pas à chaque budget
16:19à demander plus d'économies,
16:21mais plus de dévances
16:22pour surtout les sujets.
16:24Et ensuite,
16:25quand on a proposé des réformes
16:27pour essayer d'assainir
16:28un peu le sujet du financement
16:29de notre modèle social,
16:30ils n'ont non seulement
16:31pas été là,
16:31la plupart étaient à la piscine,
16:33et sinon,
16:33ils ont menacé de censure
16:34le gouvernement d'Elisabeth Borne.
16:36Et ensuite,
16:36vous allez me dire,
16:36oui, mais vous avez raison.
16:38Madame Thévenot,
16:39aujourd'hui,
16:39Monsieur Ciotti,
16:40avec Marine Le Pen,
16:40elle est dernière,
16:41c'est des milliards
16:42et des milliards d'impôts supplémentaires
16:43pour tout le monde
16:44qu'ils ont voulu voter.
16:45Donc à un moment,
16:46je veux bien le camp des patriotes,
16:48etc., etc.,
16:48mais le patriotisme,
16:49en réalité,
16:50c'est franchement pas pour les Français,
16:52c'est à mon avis
16:52pour d'autres intérêts
16:53et qui ne sont pas ceux des Français.
16:55Philippe Poutou,
16:55vous voulez intervenir ?
16:56Oui, deux choses.
16:58La dette,
17:00la dette,
17:00oui,
17:01la population la paye,
17:05c'est un mécanisme
17:08parce que l'argent,
17:09on s'endette auprès de qui ?
17:10Auprès des banques,
17:10auprès d'un secteur privé
17:12qui s'enrichit,
17:13lui,
17:13grâce à la dette.
17:15C'est pour ça
17:16qu'il faudrait discuter
17:17de qui est responsable
17:18de l'augmentation de la dette.
17:20Effectivement,
17:21tous les gouvernements
17:21ont fait ce choix-là.
17:22Ce sont même des lois
17:23qui datent des années 1972-1973
17:25à l'époque de Giscard
17:26qui avaient fait en sorte
17:27que les États
17:28et les collectivités
17:28ne pouvaient s'endetter
17:29qu'auprès des banques privées
17:30et plus auprès
17:31des banques centrales d'État.
17:32De toute façon,
17:34il y a un mécanisme.
17:35Le mécanisme de la dette,
17:36c'est vraiment un mécanisme
17:37qui sert à enrichir
17:38ceux qui dirigent l'économie,
17:40ceux qui possèdent.
17:40Et c'est vrai
17:41que c'est la population
17:42qui paye.
17:43C'est trop facile
17:44de se plaindre de la dette
17:46sans discuter
17:47à quel point ce mécanisme
17:48il est volontaire,
17:49il est conscient.
17:50Ce n'est pas un accident
17:51dans l'économie.
17:51Ce n'est pas un truc
17:52« Oh merde, on a la dette ! »
17:53La dette, elle est volontaire.
17:54Et comme par hasard,
17:55c'est toujours les mêmes
17:56qui la payent
17:56et c'est toujours aux mêmes personnes
17:58qu'on demande de la payer.
17:59Et puis c'est vrai
18:00que c'est pour ça
18:00qu'à chaque fois
18:01qu'il y a une discussion
18:01sur le budget,
18:02mais c'est vrai au gouvernement,
18:03mais moi j'étais à la métropole
18:04il n'y a pas si longtemps que ça,
18:05à la municipalité de Bordeaux,
18:07à chaque fois c'était ça.
18:08Dès qu'on présentait le budget,
18:09la grosse introduction
18:10c'était le déficit,
18:11la dette,
18:12l'auto-dépargne et tout ça.
18:13Et derrière ça permettait
18:14de justifier,
18:14regardez,
18:15on ne peut pas financer
18:16toutes les activités sociales,
18:17on ne peut plus embaucher,
18:18on ne peut plus augmenter
18:19les salaires du personnel.
18:20Et donc ça sert à ça en fait.
18:22Cette dette-là,
18:23elle sert à justifier
18:24les reculpes sociaux.
18:25Donc il y a cet aspect-là.
18:26Ça paraît une théorie
18:26du complot extrêmement péril.
18:28Oui, c'est une théorie du complot.
18:29Une théorie du complot.
18:30Et bien sûr,
18:31ça veut dire qu'on organise
18:32la dette et l'endettement
18:33pour faire que...
18:35Demander des sacrifices aux Français.
18:37Chaque année,
18:37cette année,
18:38on va aller sur les marchés
18:39pour réemprunter 320 milliards.
18:41Est-ce que vraiment
18:41ça nous fait plaisir ?
18:42Est-ce qu'on pourrait éviter ?
18:43On aurait pu l'éviter,
18:45il y a des pays
18:45qui sont vraiment endettés.
18:46Ça fait plaisir aux banquiers,
18:46ça fait plaisir à des ultra-rilles,
18:48bien sûr.
18:48Les banquiers,
18:54par exemple,
18:56c'est le dentiste de Floride
19:00qui a travaillé toute sa vie.
19:00Il a mis de l'argent de côté
19:01dans la capitalisation.
19:02Il a mis ça dans un fonds de pension.
19:03Et le fonds de pension,
19:03il va acheter beaucoup de choses.
19:04Et puis de temps en temps,
19:05il va acheter un peu de dettes françaises
19:06parce qu'il trouve
19:06que ce n'est pas encore trop nul.
19:07Il va exiger de plus en plus
19:08un taux de plus important
19:09parce que ça commence quand même
19:10à sentir l'euro aussi.
19:11Mais il va acheter ça, voilà.
19:12Est-ce que c'est vraiment
19:13de la spéculation ?
19:14Ce monsieur,
19:15est-ce qu'il ne devrait pas exister ?
19:16On ne devrait pas prendre son argent ?
19:17Donc ça veut dire
19:18qu'il va falloir fonctionner
19:19d'une autre façon.
19:20Est-ce qu'on ne peut pas concevoir,
19:22et c'est là le drame de ce budget,
19:23c'est qu'on n'arrive pas
19:24à partir d'un diagnostic partagé ?
19:25On est dans une crise démographique importante.
19:28On est dans une crise de production.
19:29La France n'est plus puissante.
19:31Elle n'est plus jeune.
19:31Elle n'est plus conquérante.
19:32Et elle a un système
19:33qui était fait pour tout ça.
19:34Est-ce qu'on ne peut pas être d'accord
19:35sur le fait qu'il va essayer
19:36de revoir un petit peu
19:40le système qui est le plus généreux du monde
19:42en termes de redistribution
19:44et qui, de toute évidence,
19:45n'est déjà depuis très longtemps
19:46plus finançable ?
19:47C'est peut-être ça le vrai problème,
19:49c'est qu'on n'arrive pas
19:49à se mettre d'accord sur cette idée-là.
19:51Donc tant qu'il y en aura qui diront
19:52c'est parce qu'on n'a pas encore
19:53assez prélevé,
19:54c'est parce qu'on n'est pas encore
19:55allé chercher l'argent là où il faut,
19:56il est très probable
19:57que ce dialogue budgétaire
19:58n'arrive absolument pas.
19:59Parmi les pistes, Amandine Nathalia,
20:01d'économie du gouvernement,
20:02il y a aussi celle
20:03d'un délai de carence
20:04pour le versement des allocations
20:05dites non-contributives aux étrangers.
20:08Ça, c'est un geste pour la droite
20:10et pour le Rassemblement national.
20:11Ça a été une proposition
20:12qui a été portée par la droite
20:14très longtemps.
20:15Ça ne rapporte pas énormément,
20:17mais c'est un geste vis-à-vis
20:18de ceux dont il a besoin aujourd'hui
20:20parce que c'est la première fois
20:22quand même, il faut bien le dire,
20:23que Marine Le Pen laisse une ouverture
20:25sur le fait qu'elle pourrait
20:26ne pas censurer ce budget.
20:28Au titre, comme vous avez dit,
20:30qu'elle préfère si elle est...
20:31C'est pas la première fois.
20:32Non, mais c'est la première fois aussi fort.
20:33Elle l'avait fait avec, je me permets,
20:35elle avait fait avec Michel Barnier.
20:37Pour quel résultat ?
20:37Oui, mais vous vous sentez bien
20:38que ce n'était pas avec la même ouverture.
20:41Parce qu'elle ne pouvait pas
20:42analyser un budget socialiste.
20:44Elle n'avait pas accepté
20:45un budget socialiste.
20:45Marine Le Pen va à nouveau
20:47faire des négociations,
20:48va à nouveau tordre le bras.
20:50Il n'empêche que pour l'instant,
20:51la négociation est davantage ouverte.
20:53On verra ce que ça donne.
20:54Et si on est complètement cynique,
20:56on peut aussi se dire qu'après tout,
20:57Marine Le Pen aurait une forme d'intérêt
20:59à ce que le sale boulot,
21:00entre guillemets,
21:01soit fait avant qu'elle arrive
21:02et à ce que des économies conséquentes
21:05soient organisées dans un budget
21:06qu'elle appelle imparfait
21:07plutôt que d'arriver
21:08en ayant tout à faire.
21:09C'est horrible ce qu'on est
21:10en train de se dire.
21:11Déjà d'une,
21:12on l'a déjà vécu
21:13avec Michel Barnier
21:14qui en a payé les frais
21:15avec une instabilité politique
21:17derrière qui s'est renforcée.
21:18Deux mois et demi de gouvernement
21:20parce qu'ils avaient cédé
21:22à toutes les demandes
21:23de Marine Le Pen.
21:24D'ailleurs, avec papier en tête,
21:25Matignon, souvenez-vous.
21:26Ça avait fait grand bruit.
21:28Marine Le Pen n'a pas envie
21:30de faire des cadeaux
21:31à qui que ce soit.
21:32Et d'ailleurs,
21:32si elle voudrait en faire,
21:33je pense qu'elle ne comprendrait même pas
21:34qu'elle est en train d'avancer.
21:36Et ensuite,
21:37je le dis aussi très simplement
21:39sur le sujet qu'on aborde.
21:41Vous l'avez dit vous-même,
21:42ça ne rapporte pas grand-chose
21:43et c'est ultra symbolique,
21:44voire cynique.
21:46Enfin, on est en train
21:47de se dire aujourd'hui
21:48qu'on est dans un pays
21:49extrêmement fracturé
21:50pour toutes les raisons
21:51qu'on connaît aujourd'hui.
21:52La difficulté du pouvoir d'achat,
21:54la crise des carburants,
21:56des personnalités politiques
21:57qui se présentent à droite
21:58comme à gauche
21:59en pointant des Françaises
22:00et des Français
22:01dans le camp des coupables
22:03et d'autres des innocents
22:04en montant les uns
22:04contre les autres.
22:05Et là, on va se dire
22:06que ce budget,
22:07plutôt que d'essayer
22:07d'avoir une vision rassemblée,
22:09responsable,
22:10assez dure,
22:10sur ce qu'on doit être nous
22:11en tant que France
22:12dans le monde actuel,
22:14on va encore s'en servir
22:15pour pointer les uns
22:16et les autres du doigt.
22:16On parle de gens
22:17qui sont installés
22:18dans notre pays régulièrement,
22:20qui ont un travail,
22:21qui s'occupent souvent
22:22de nos aînés,
22:22qui conduisent nos bus,
22:23qui peut-être nettoient nos rues.
22:25Et simplement
22:25parce qu'ils ne sont pas Français,
22:28mais travailleurs légaux
22:30et réguliers dans notre pays,
22:32alors on devrait faire plaisir
22:33à Marine Le Pen.
22:34Je trouve qu'à un moment...
22:35On va finir par se demander
22:35ce que vous soutenez
22:36dans ce budget au passage.
22:37Mais moi, je soutiens déjà...
22:38Parce que vous êtes quand même
22:39un soutien du gouvernement.
22:40J'ai le droit d'être
22:41un soutien du gouvernement
22:42et j'ai le droit aussi
22:43de dire ce que je pense
22:43et quels sont mes compétences.
22:44Oui, mais les retraités,
22:45ça ne vous satisfait pas ?
22:46Être un soutien du gouvernement,
22:47non, attention.
22:49Le sujet des retraites,
22:50je l'ai déjà dit,
22:51on n'est pas opposés
22:52pour être opposés...
22:53Je ne vous parle pas, monsieur.
22:57On n'est pas opposés
22:57pour être opposés,
22:58madame Attalaya.
22:59On a fait une contre-proposition
23:01et on l'a faite
23:02dès l'année dernière.
23:03On n'est pas comme
23:04les oppositions
23:05de monsieur Caraillon
23:06avec monsieur Ciotti
23:07ou Marine Le Pen
23:08ou les députés
23:09de Jean-Luc Mélenchon.
23:10On ne s'oppose pas
23:10pour s'opposer.
23:11Dès qu'on n'est pas d'accord
23:12avec une proposition,
23:13on fait une contre-proposition
23:14qu'on explique
23:15comment on finance d'ailleurs.
23:16Et donc, c'est ça
23:17la vraie différence.
23:18Et donc, oui,
23:19le Parlement qu'on voit là aussi,
23:20il n'est pas simplement là
23:21pour appuyer sur oui, non
23:22ou censure.
23:23Et là, pour proposer,
23:24pour débattre,
23:25contre-argumenter.
23:26Et je crois qu'on l'a
23:27un peu oublié.
23:28Guilherme Caraillon,
23:29là, c'est une sorte de manœuvre
23:30puisqu'effectivement,
23:31ça ne rapportera pas grand-chose.
23:32Mais pour éviter la censure,
23:34il faut un pas vers vous, là.
23:35C'est une victoire politique
23:36pour nous parce que nous,
23:37quand on proposait ça
23:38pendant des années,
23:39on nous disait
23:39ça, c'est un truc de facho,
23:40c'est un truc de xénophobe,
23:41on ne le fera jamais,
23:42c'est une ligne rouge.
23:43Je parle bien de conditionner
23:44les aides sociales
23:45non contributives,
23:47pas celles qui sont contributives,
23:48je parle des allocs familial
23:49et des allocs logements,
23:51à 5 années de résidence
23:52sur le territoire national.
23:53C'est une mesure de bon sens
23:54qui est approuvée
23:55par 75% des Français.
23:57Il y a trois dernières enquêtes
23:57d'opinion qui l'ont montré.
23:59Donc, aller vers l'intérêt
24:00du peuple,
24:01de ce que les gens demandent,
24:02nous, on trouve que c'est du bon sens
24:03et en plus,
24:04ça permet de faire des économies.
24:05Et on ne va pas s'en priver
24:06si on peut aller récupérer.
24:07Parce que 5 années de résidence
24:08sur le territoire national,
24:09les conditionnés à 5 années de résidence,
24:10c'est peut-être
24:118-9 milliards d'économies.
24:128-9 milliards,
24:13au moins,
24:18qui ne sont pas riches
24:18et qui n'ont peut-être pas les moyens
24:19de faire face à l'inflation
24:20qu'on a actuellement.
24:21Vous confirmez ce chiffre ?
24:22Alors, il faudrait que je vérifie.
24:24Ça m'étonne.
24:24Moi, je pensais, a priori,
24:25que c'était un peu plus modeste,
24:26mais il faut voir en année pleine,
24:27éventuellement.
24:28J'ai plutôt l'impression, là,
24:29qu'on est plutôt dans la mécanique politique
24:30et dans des mesures
24:31qui sont de nature à faciliter
24:33ou pas le contrôle du budget.
24:35Ça, c'est notre grande mesure.
24:36Ça, c'est pas du complotisme.
24:40Mais ça fait un moment
24:41que Macron et ses gouvernements
24:42ont franchi la ligne bleu marine,
24:44on va dire.
24:44Pas la ligne rouge,
24:48avec des relanques xénophobes,
24:49racistes, anti-immigrés.
24:51Et donc là, il y a un geste assez clair.
24:54Mais c'est l'ambiance.
24:54Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
24:56C'est l'ambiance.
24:56S'en prendre à des étrangers
24:58et grappiller comme ça,
25:00c'est ça.
25:01Mais c'est parce que c'est un contexte.
25:02C'est pas que ça.
25:03On le voit d'ailleurs aussi
25:04au niveau de la répression.
25:05Il y avait une grosse manif aujourd'hui
25:06contre les violences policières
25:08et contre les lois
25:09qui sont de plus en plus répressives
25:10et qui s'en prennent
25:11notamment aux jeunesses
25:13dans ces quartiers-là,
25:14dans les quartiers populaires.
25:15Donc on voit bien la logique politique
25:17et pas qu'en France.
25:18C'est un peu malheureusement
25:19l'ambiance,
25:20la victoire de l'extrême droite
25:21en Allemagne,
25:22les Trump, les Poutines,
25:23le génocide en Israël,
25:26tous ces pouvoirs d'extrême droite
25:27aujourd'hui.
25:28Et donc,
25:31non, mais en plus,
25:31le macronisme
25:32est quand même
25:33à une proximité idéologique
25:34avec les idées réactionnaires
25:36et les idées d'extrême droite.
25:37Donc ça,
25:39c'est une ambiance.
25:40Sur la dette vite fait,
25:41sur la dette,
25:42en fait,
25:43la dette,
25:44c'est pas des petits gens
25:46qui se démerdent
25:46comme ils peuvent
25:47et tout ça,
25:47c'est un choix politique.
25:50Vous avez fait de répondre
25:50quand même à tous.
25:51De permettre
25:52à ce que les banques
25:52s'enrichissent
25:53et nous,
25:53ce qu'on défend,
25:54mais on n'est pas les seuls,
25:54il y a des collectifs,
25:55il y a le comité d'annulation
25:56de la dette et tout ça,
25:57c'est d'en fait,
25:58il faut annuler la dette.
25:59Les banques se sont assez enrichies
26:00là-dessus
26:00et encore une fois,
26:01à partir du moment
26:02où la dette,
26:02elle sert à des reculs sociaux,
26:04à justifier des reculs sociaux.
26:05Vous êtes sur la ligne
26:05de Jean-Luc Mélenchon.
26:06Il faut, oui,
26:07et puis même plus loin
26:08que les camarades de la FI
26:10sur la remise en cause
26:11du capitalisme
26:12dans le sens
26:13qu'il faut socialiser les banques.
26:14Sauf que la BCE vous répond
26:15que tout ça,
26:15c'est dangereux,
26:16c'est illégal
26:17d'annuler la dette.
26:19Les banques,
26:19elles jouent un rôle
26:19de pillage dans l'économie
26:21et d'enrichissement personnel.
26:22C'est tout l'égoïsme
26:23de ce système économique.
26:25Donc c'est pour ça
26:25qu'il y aurait besoin
26:26de discuter,
26:27et ça,
26:27ce n'est pas du complotisme
26:28de discuter
26:29d'une socialisation
26:30d'économie.
26:30On revient à cette idée
26:30de l'annulation
26:31de la dette au niveau.
26:32Oui, alors,
26:32chez Jean-Luc Mélenchon,
26:33c'est uniquement la partie
26:34qui est détenue
26:34par la banque sociale.
26:35Les 18% détenues
26:36par la BCE.
26:37Mais alors,
26:38si on annule toute la dette,
26:39vous avez un petit problème,
26:39c'est que,
26:40ok, très bien,
26:40on peut le faire.
26:41Mais il y a déjà
26:41un gros problème
26:42dans la société.
26:43Le problème le lendemain,
26:44c'est qu'il va falloir
26:44retendre la CBI
26:45au marché financier
26:46parce qu'en permanence,
26:48vous savez,
26:48l'État français
26:49ne peut pas payer
26:49ses fonctionnaires
26:50s'il ne va pas
26:51sur les marchés
26:51pour réemprunter.
26:54On annule le marché.
26:55On annule le marché
26:56et puis on voit
26:56si ça peut fonctionner
26:57sans marcher.
26:58Qu'est-ce qu'on fait ?
26:58On annule...
26:59Enfin bon,
27:00bref,
27:00il n'y a rien à réconter.
27:00L'économie peut-être
27:01ne pas fonctionner
27:02sans...
27:04Arrêtez.
27:05Faire un maratoire
27:05sur la dette,
27:06il y en a qui ont essayé
27:06comme l'Argentine.
27:07À l'époque,
27:07ils ont eu des problèmes.
27:09Ça a été compliqué.
27:10Je suis désolée.
27:11Je veux bien
27:11qu'on annule la dette,
27:12on annule les fonctionnaires.
27:13Enfin, pardon.
27:14Non, vous ne voulez pas.
27:15Non, mais je ne veux pas
27:16annuler les fonctionnaires.
27:17Vous avez raison.
27:18Au contraire,
27:18je veux qu'on les remercie
27:19pour le travail qu'il faut.
27:19C'est vous qui êtes en train
27:20de supprimer les postes de fonctionnaires.
27:21Et ensuite, non,
27:21parce que justement,
27:22on est en train de faire en sorte
27:23de parler d'un modèle
27:25qui permet de garder...
27:26Non, ce n'est pas du culot,
27:27monsieur.
27:27Mais si, c'est vous
27:28qui supprimez
27:28des postes de fonctionnaires
27:29tous les ans.
27:30Vous n'avez pas coupé,
27:30monsieur Coutou.
27:30Allez, je vous laisse parler.
27:33C'est vous qui supprimez,
27:33qui menaient des attaques
27:35qui démentaient
27:36les services publics,
27:37le système hospitalier,
27:38l'éducation nationale.
27:39Et vous êtes en train de dire
27:40que c'est nous
27:40qui serions contre les fonctionnaires.
27:42Donc là, c'est un peu
27:43un abus de...
27:44Monsieur Babou est consterné.
27:45Il n'y a pas eu
27:45une baisse d'effectifs ?
27:46Ben oui.
27:47Ben oui.
27:47Il n'y a pas de démantèlement
27:48des services publics.
27:49Non, c'est vrai.
27:49Non, non.
27:50Alors, c'est bien un plateau télé
27:51parce qu'il y a un déni.
27:52Alors, le déni, c'est à la mode.
27:53On fait un déni,
27:53il n'y a pas de génocide
27:54en Israël, en Palestine.
27:56Et puis là,
27:57il n'y a pas de pauvreté
27:58qui s'augmente
27:59puisqu'en fait,
27:59les riches sont vraiment bien taxés
28:01et qu'il y a la redistribution
28:02des richesses comme il faudrait.
28:03Et puis le déni aussi,
28:05c'est finalement,
28:05il n'y a pas de problème
28:06dans la société.
28:06Par contre, le problème,
28:07ce serait si jamais
28:08on osait s'en prendre
28:09au capitalisme.
28:10Là, oui, ça créerait des problèmes.
28:11Bon, là, il y a vraiment
28:12un déni de la réalité.
28:13Vous ne vous rendez peut-être pas compte
28:14qu'il y a plus de 10 millions
28:15de pauvres en France
28:16qui vivent sous le seuil
28:17de pauvreté.
28:17Vous ne vous rendez peut-être pas compte
28:18qu'il y a un cynisme
28:20de l'ultra-aractère.
28:21Ça, vous ne le voyez pas.
28:22Vous êtes dans vos fauteuils,
28:24dans vos bureaux
28:24et puis vous ne voyez rien.
28:26Et là, on discute entre vous.
28:26Sur ce sujet-là.
28:27Tout est bien, finalement.
28:28Et celui qui n'est pas bien,
28:29c'est le gauchisme.
28:31C'est un débat.
28:32C'est un débat.
28:32Et le gauchisme,
28:32ça devient du complotisme.
28:34C'est rigolo quand même.
28:35Non, mais c'est un débat.
28:36Ça devient du sketch.
28:38Ça devient du sketch.
28:39Et je voulais donner la parole
28:40à Prisca-Tébou.
28:41Mais oui.
28:41Alors, je vais essayer
28:42de finir une phrase entièrement,
28:43M. Poutou, si vous voulez bien.
28:45Parlons justement des travailleurs,
28:46des travailleurs précaires
28:47et qui font beaucoup
28:48pour notre pays,
28:49notamment pour les personnes âgées,
28:51dans les maisons seniors, etc.
28:53Je veux un exemple très concret
28:55pour M. Carillon sur le sujet
28:56avant qu'on parle de la dette,
28:57de l'annulation, etc.
28:59Vous disiez tout à l'heure
29:01que les travailleurs
29:02en situation régulière,
29:03j'insiste sur ça,
29:04sur notre territoire
29:05n'auraient pas les mêmes droits,
29:07notamment en termes de logement,
29:08que les autres travailleurs
29:09dans notre pays.
29:11Et là, je veux savoir concrètement
29:13comment vous expliquer,
29:14par exemple,
29:15moi, ça m'arrive
29:15sur ma circonscription,
29:16dans des maisons seniors,
29:17j'ai des femmes,
29:18des hommes qui travaillent
29:19dans ces maisons seniors,
29:20qui habitent souvent très, très loin,
29:21qui font des heures et des heures
29:22le matin et le soir
29:23et qui, au bout d'un moment,
29:24ne peuvent plus,
29:25ne tiennent plus.
29:26Parce qu'aussi,
29:26c'est de la fatigue,
29:27c'est du stress
29:28pour savoir si on arrive à l'heure
29:29pour le soir les enfants,
29:31du stress pour savoir
29:31si on arrive à l'heure
29:32le matin au travail.
29:34Et donc, on ne trouve plus de personnes
29:35parce que ces personnes,
29:36en fait, finalement,
29:36elles finissent par partir
29:37parce qu'elles n'arrivent pas
29:38à se loger proches.
29:39Et donc, l'enjeu,
29:40et pas mal de maires demandent,
29:42à ce qu'on ait une partie
29:43du logement social,
29:44pas au détriment des Français,
29:45mais qui permettent justement
29:47de loger ces travailleurs,
29:48qui ne sont pas des travailleurs
29:49très riches
29:49et qui vraiment se saignent
29:52très fort pour s'occuper
29:53de nos seniors,
29:54habitent à proximité
29:54dans du logement social.
29:56Et là, vous me dites,
29:56vous, non,
29:57il ne faudrait pas,
29:58à la raison,
29:59qu'ils ne seraient pas français
30:01comme vous l'entendez,
30:03mais des travailleurs réguliers
30:04dans ces fonctions-là.
30:06Et après,
30:06vous viendrez nous dire
30:07sur les mêmes plateaux,
30:08il n'y a pas assez de personnes
30:09pour s'occuper de nos seniors
30:10ou de nos aînés
30:11ou de nos jeunes.
30:12Est-ce que,
30:13Madame Thévenaud,
30:13juste une question.
30:14Là, c'est concret.
30:15C'est très concret.
30:16juste une question.
30:17Est-ce que vous pensez
30:17que les personnes,
30:18aujourd'hui, étrangères
30:19en situation régulière
30:20peuvent toucher le RSA en France ?
30:22Mais là, je vous pose la question.
30:23Non, non, mais répondez.
30:23Oui ou non ?
30:24Mais vous savez que le sujet de la RSA...
30:25Ah, attendez,
30:26sur le sujet du RSA...
30:27Ah, attendez,
30:35pour répondre sur le RSA,
30:36vous m'avez posé une question.
30:37Sur le RSA,
30:38nous, on voulait d'ailleurs,
30:38je vais vous le donner
30:39très concrètement,
30:40on voulait conditionner
30:41le sujet du RSA.
30:43Et vous et vos alliés...
30:51C'est une proposition
30:56qu'on a faite pendant longtemps
30:56et on a réussi
30:57à vous tourner le bras.
30:58Vous me dites qu'on a refusé
30:59le fait de conditionner
31:00le RSA à 5 années de résidence
31:01sur le territoire national ?
31:02Et vous rigolez ?
31:04Malheureusement,
31:04on a regardé mon visage.
31:06Et ensuite, je vous le dis aussi...
31:07Et là, vous pensez
31:08qu'on est contre la proposition
31:08de M. Le Grandet ?
31:09J'ai répondu à votre question.
31:10C'est un peu clair.
31:11J'ai répondu à votre question.
31:12Et donc, on serait pour
31:12l'immigration de masse ?
31:13En fait, on inverse un peu les choses.
31:15L'immigration de masse du RSA,
31:16qu'est-ce que vous pourrez raconter ?
31:16Mais non, moi, je vous dis simplement
31:17que pour freiner l'immigration de masse,
31:19on dit qu'il faut conditionner
31:20les aides sociales
31:22à vous faites
31:23de résider sur le territoire national
31:25pendant plusieurs années.
31:25J'ai répondu à votre question.
31:26Pouvez-vous du coup répondre à la mienne ?
31:28Je vous dis simplement,
31:29effectivement,
31:30qu'il faut faire une distinction
31:31entre les prestations
31:32qui sont contributives
31:33et les prestations
31:34qui sont non-contributives.
31:34Donc, cette personne n'aura pas le droit.
31:35Une personne qui contribue,
31:37qui travaille,
31:37qui cotise,
31:38elle a le droit,
31:39effectivement,
31:40elle a le droit
31:40aux allocs chômage
31:42et à la retraite
31:42quand elle partira à la retraite
31:43après avoir travaillé
31:44parce qu'elle a cotisé.
31:45Je parle d'une personne
31:45qui travaille.
31:46Non, mais moi,
31:46je vous parle d'autre chose.
31:47Je vous parle d'une prestation
31:48non-contributive.
31:49Vous n'êtes pas à l'aise.
31:50Mais si, je vous parle
31:50d'une prestation non-contributive.
31:51Oui, le logement.
31:52Quand vous cotisez,
31:53on a une priorité nationale.
31:54Ça me sent un principe
31:55de bon sens.
31:55Donc, on est...
31:57qu'elle puisse y avoir...
31:58Je suis pour la priorité nationale,
32:00oui,
32:00sur les logements sociaux,
32:01évidemment.
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