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Avec Olivier Urrutia (Délégué général de la Fédération du Commerce Coopératif et Associé) et Yann Rivoallan (Président Fédération du prêt à porter féminin)

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##LE_NUMERIQUE_POUR_TOUS-2026-09-20##

Catégorie

🤖
Technologie
Transcription
00:00Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
00:04Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée au numérique, à l'innovation et à la tech
00:08responsable.
00:09Et aujourd'hui on va parler de l'avenir du commerce.
00:12Et oui, chaque année les plateformes captent un peu plus de nos habitudes d'achat.
00:16Elles sont américaines ou chinoises comme Amazon, Shine ou Temu.
00:19Et sur le terrain ce sont les commerçants de proximité, les enseignes indépendantes et les réseaux coopératifs qui encaissent le
00:24choc.
00:24Alors, le commerce de proximité a-t-il encore les moyens de résister face aux géants du numérique ?
00:29Peut-on encore parler de concurrence loyale quand certaines plateformes échappent aux normes et à la fiscalité qui s'imposent
00:35aux commerçants français ?
00:36Et physique ou numérique, à quoi ressemblera le commerce de demain ?
00:39On en parle tout de suite dans le numérique pour tous sur Sud Radio.
00:42Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
00:46Et pour commencer cette émission, j'ai le plaisir d'accueillir Yann Rivoallan, président de la Fédération de prêt-à
00:51-porter féminin.
00:52Yann, on est ravis de vous accueillir en plateau, c'est la première fois dans le numérique pour tous.
00:56Et on va rentrer dans le vif du sujet, puisqu'on voit chaque jour dans nos centres commerciaux de nombreuses
01:01enseignes de prêt-à-porter qui sont en train de disparaître.
01:04Quel est l'état de santé du secteur aujourd'hui du prêt-à-porter français ? C'est une catastrophe
01:08?
01:08En fait, c'est très simple. Il y a toutes les semaines un adressement judiciaire par marque.
01:12Donc, il y a des marques qui tombent les unes après les autres. Il y a près de 20 000
01:16emplois qui ont été détruits en l'espace de trois ans.
01:19Donc, on a un état de souffrance qui est absolu, avec néanmoins certaines victoires qui ont pu être effectuées contre
01:24les plateformes.
01:25Et on a pu le voir dès cet été. Les récentes victoires qu'on a pu avoir ont donné un
01:30peu d'oxygène à différentes marques françaises.
01:32Quelques marques, on peut les citer ?
01:34On peut prendre par exemple des marques comme Kiabi, Gemmo ou encore Lal, qui se portent extrêmement bien en ce
01:38moment et qui arrivent à trouver de la croissance.
01:40Mais néanmoins, il y a beaucoup de marques premium. On pourrait par exemple citer Jot, qui ont souffert atrociément ces
01:45derniers temps.
01:46Et donc, on voit que le marché est désormais attaqué non seulement au milieu de gamme, mais aussi dans des
01:52marques plus premiums,
01:53qu'on pensait pour l'instant protéger de cette horde de plateformes chinoises.
01:57Alors, comme il faut toujours chercher un coupable, justement, est-ce qu'effectivement c'est l'inflation, c'est le
02:02pouvoir d'achat ou à l'inverse ?
02:04Est-ce que c'est la vente en ligne avec des plateformes comme Shine, Temu ou autre Amazon qui viennent
02:10effectivement tailler ce marché ?
02:12Il y a deux phénomènes. Il y a un phénomène évidemment d'inflation qui fait que depuis maintenant près de
02:1610 ans, les consommateurs achètent moins en habillement.
02:19Mais ils achètent moins en habillement en valeur, mais absolument pas en volume.
02:23Parce qu'au contraire, ils achètent désormais près de 30% de volume de plus qu'il y a à
02:27peu près 5 ans.
02:28Ils achètent même 100% de volume de plus qu'il y a à peu près 20 ans.
02:31Et comment vont-ils réussir à justement acheter plus de volume malgré cette contrainte d'inflation ?
02:37Tout simplement en allant sur ces plateformes et malheureusement en achetant non seulement des produits de mauvaise qualité, voire même
02:43des produits carrément dangereux pour la santé.
02:45Ce que vous voulez dire, c'est que dans le comportement d'achat des Français, en fait, on achète de
02:48plus en plus de t-shirts, de robes, etc.
02:50On veut renouveler plus fréquemment sa garde-robe, c'est ça ?
02:53C'est surtout que les Français sont victimes de la capacité de ces plateformes à nous faire surconsommer.
02:58Les Français, en soi, ne veulent pas acheter des produits dont ils n'ont pas besoin.
03:01Mais malheureusement, quand on a une plateforme qui vous propose des fausses promotions,
03:05c'était par exemple le cas sur Chine,
03:06on a démontré que près de 57% des promotions sur Chine étaient illégales parce qu'elles étaient fausses.
03:12Et bien à ce moment-là, les Français veulent acheter de la promo plutôt que d'acheter des produits.
03:16Et achetant de plus en plus de promos, ils achètent de plus en plus de vêtements dont, en soi, ils
03:22n'ont pas besoin,
03:22qui encombrent les armoires.
03:24Ça remplit de bonheur parce que quand on ouvre son armoire, on a l'impression d'être rempli.
03:28Et dans des périodes qui sont difficiles en ce moment, ça leur apporte un peu de joie.
03:31Mais malheureusement, à la fois pour eux, dans leur pouvoir d'achat, pour la planète et évidemment pour la destruction
03:38d'emplois, c'est une catastrophe.
03:39Alors justement, vous parliez de la destruction d'emplois.
03:42On évoque à peu près 20 000 emplois de vendeurs qui ont été détruits en trois ans dans ce secteur.
03:47C'est ça ? Alors on cite les enseignes, c'est Camailleux, c'est Koukaï, c'est Jennifer.
03:50Et la liste est justement très très longue.
03:51C'est à peu près ça, effectivement, cette perte.
03:54Alors c'est en effet 20 000 emplois, un dressement judiciaire, une liquidation par semaine, comme je le disais tout
03:58à l'heure.
03:59C'est une pression continuelle qu'on a pu avoir, surtout depuis 2022,
04:04parce que Chine est montée en puissance pendant le Covid.
04:07Et puis TEMU est arrivé en octobre 2022.
04:09Des plateformes chinoises, on le rappelle.
04:10Tout à fait. Et de ce fait, cette pression supplémentaire a entraîné à la fois des promotions supplémentaires pour les
04:17marques françaises,
04:18qui ont dû réagir et donc baisser leurs prix.
04:20En baissant les prix, malheureusement, on perd de l'argent et au moment, on licencie.
04:25Et avec justement ces nouvelles plateformes, c'est aussi des parts de marché qui ont été prises,
04:29et donc des consommateurs qui se déplacent de moins en moins dans les magasins.
04:32Et se déplaçant de moins en moins dans les magasins, forcément, on le voit dans nos rues commerçantes.
04:36Si on va à Nevers, si on va à Béziers, si on va dans plein de villes,
04:39on s'aperçoit que près de 50% des commerces sont fermés dans les rues commerçantes.
04:43En plus, si vous le dire, ils ont un modèle de fabrication où parfois les produits que vous commandez n
04:46'existent pas encore.
04:47C'est-à-dire, vous le commandez, ils voient le volume international de ce type de commandes,
04:51et là, ils le fabriquent. Donc, il n'y a pas de stock par rapport à des magasins français,
04:54effectivement, qui seraient pénalisés par du stock.
04:55C'est un modèle économique un peu rupturiste ?
04:57Le principe est assez simple. Ils affichent des photos avec des produits.
05:01Quand les gens le commandent, ils demandent à l'atelier de le fabriquer tout de suite.
05:04C'est dans des conditions qui sont innommables.
05:05Ce sont des personnes qui travaillent près de 75 heures par semaine.
05:08Donc, la personne doit le fabriquer tout de suite en l'espace de quelques heures.
05:11C'est envoyé instantanément en avion, par exemple, chez Ine, en Pologne.
05:15Ça arrive en Pologne, c'est remis à nouveau dans un camion, et ça arrive chez nous.
05:20Et tout ça se fait en l'espace d'à peine trois jours.
05:22Et donc, c'est une rapidité extraordinaire derrière.
05:25C'est une destruction de notre planète qui est abyssale,
05:27parce que tout se déplace par avion et par camion, en fait, de part et d'autre.
05:31Et donc, de ce fait, on a une consommation de CO2
05:33qui est du double de ce qu'on peut avoir avec toutes les autres marques françaises.
05:36C'est un peu un paradoxe, parce qu'il y a quand même beaucoup de jeunes qui consomment
05:39et qui ont des valeurs, qui disent qu'on veut protéger la planète,
05:41mais qui se laissent en fait charmer par cette facilité,
05:44ce prix qui défie toute concurrence et cet ultra-choix.
05:47Ça a été les jeunes pendant des années,
05:49parce que ça a été en effet les premiers à pouvoir acheter sur cette plateforme.
05:52Par exemple, pendant le Covid.
05:53Mais désormais, c'est tous les Français,
05:55parce que chez Cheyenne, c'est maintenant 27 millions de Français
05:57qui vont, je vais être malheureusement vulgaire,
06:00qui vont acheter ces merdes justement sur ces plateformes.
06:02Et pourquoi je dis ces merdes ?
06:03Parce que derrière ces produits, il faut rappeler,
06:0580% de ces produits sont hors normes.
06:07Une grande partie de ces produits sont même carrément dangereux.
06:10100% des jouets qu'on peut acheter sur Cheyenne, par exemple,
06:13ou encore sur TEMU, ne correspondent pas à nos critères de qualité
06:16et sont donc dangereux pour nos enfants.
06:18Oui, parce qu'il n'y a pas que du prêt-à-porter,
06:19il y a aussi des jouets, ça il faut le rappeler.
06:21Mais alors, justement, cette dangerosité,
06:23elle est fondée sur quoi ?
06:24Des produits toxiques qu'on va mettre sur sa peau ?
06:26Des produits toxiques pour les travailleurs qui fabriquent ces vêtements ?
06:29Je vais prendre par exemple pour tous nos auditeurs.
06:32Si certains d'entre vous, vous avez acheté un chargeur sur Cheyenne
06:35ou encore TEMU, sachez que 70% d'entre eux
06:37ne correspondent pas à nos normes.
06:39Qu'est-ce que ça peut provoquer ?
06:41Le moins dangereux, c'est que c'est des surcharges.
06:43Une surcharge, ça va flinguer justement votre téléphone
06:46qui va ne pas pouvoir prendre cette surcharge d'énergie.
06:50Vraiment le plus dangereux, c'est que ça peut carrément prendre feu
06:52et donc incendier votre maison.
06:54Et donc ces petits écarts, c'est-à-dire ces produits qui sont non normés,
06:57derrière ça a des impacts économiques, voire même sanitaires,
07:00qui sont catastrophiques.
07:01Alors Yohan, on sait qu'on aime bien les lois et les normes.
07:06Là, il y en a une peut-être, est-ce qu'on peut la qualifier de bénéfique
07:09effectivement avec cette taxe sur les petits colis ?
07:11Parce qu'on commande, effectivement, quand ça arrive chez vous,
07:13et je peux le dire, j'en ai fait l'expérience,
07:15ça arrive dans une toute petite enveloppe plastique
07:16et vous avez plein de choses dedans que vous découvrez.
07:20Donc c'est plein de petits colis qui circulent,
07:21empreintes carbone plutôt négatives.
07:23Cette taxe, elle est bien sur ces petits colis, justement ?
07:26Une taxe Petit Cautili a été mise en Europe début juillet.
07:30Ça a en effet ralenti partiellement les ventes,
07:33partiellement parce que ça déplante du comportement de ces plateformes.
07:35Sur par exemple le site de Shein, ça n'a quasiment rien changé
07:39parce que Shein, entre-temps, a fabriqué un giga entrepôt,
07:43un entrepôt qui fait la taille de 100, justement, terrains de football
07:46ou encore de la taille de tous les autres entrepôts Amazon
07:49qu'on peut avoir en France.
07:50Et grâce à cet énorme entrepôt, il ne paye pas ses taxes Petit Cautili.
07:54Néanmoins, par exemple, sur Temu, ça a largement diminué les ventes
07:57parce que même si Temu sponsorise, justement, derrière ces taxes Petit Cautili
08:03en donnant un peu d'argent pour qu'elles soient moins importantes,
08:05les consommateurs consomment légèrement moins sur ces plateformes
08:08et c'est donc une première victoire qu'on a pu avoir contre eux.
08:11Alors, à tous ces consommateurs ou tous ces citoyens
08:13qui veulent quand même acheter, se faire plaisir et se rassurer
08:16parce que paradoxalement, en temps de crise, on a besoin de se dire
08:19j'ai le choix, j'ai un pouvoir sur mon pouvoir d'achat.
08:23C'est quoi les alternatives pour pouvoir s'habiller, se faire plaisir de temps en temps
08:27et se faire un petit cadeau ?
08:29La vraie solution, elle est très simple en fin de compte.
08:33Il est de se poser la question, est-ce qu'il y a 20 ans, il y a 25 ans,
08:36est-ce qu'on s'habillait mal ?
08:37Bien, évidemment, pas du tout.
08:39Et donc, de ce fait, retrouvons la consommation qu'on peut avoir à ce moment-là.
08:43Retrouvons, par exemple, des meilleures qualités de produits.
08:45Achetons des t-shirts qui vont être, certes, de meilleure qualité,
08:48évidemment plus chers, mais qu'on va garder 2, 3, 4, 5, 10 fois plus longtemps.
08:52Alors, faisons la même chose, en fait, sur tous nos produits.
08:54Et donc, de ce fait, on va avoir en même temps plus de plaisir au quotidien
08:58et à la fin, plus, justement, de capacité à créer des emplois en France
09:03et à protéger la planète.
09:04Ça semble assez curieux, en fait, de dire aux gens de moins consommer.
09:07En fait, en effet, c'est juste reprendre les bases de ce qu'on pouvait avoir avant
09:10avec des produits de vraiment qualité.
09:12On le retrouve, en fait, dans plein de produits, que ce soit, par exemple,
09:15en achetant de la viande, que ce soit en achetant de la nourriture.
09:18Et derrière cela, c'est évidemment le problème du pouvoir d'achat
09:20avec des Français qui ont envie de consommer, malgré des coûts de l'énergie,
09:23qui, encore en ce moment, explosent.
09:25Et donc, de ce fait, il y a vraiment un point, et c'est le travail du gouvernement,
09:30de aussi nous montrer comment, en fait, les produits de qualité,
09:33les produits made in France, les produits made in Europe,
09:34doivent être mis en avant pour, justement, permettre aux Français
09:37de les consommer de la façon la plus libre et paisible possible.
09:41Mais vous savez, comme moi, en étant dans l'injonction
09:43« il faut éviter de consommer »,
09:45quand cette petite surcharge de dopamine,
09:48avec toutes les notifications que vous recevez d'un TEMU,
09:50vous en recevez 20 par jour, avec des promos, etc.,
09:52qui vous arrivent sur votre téléphone,
09:55il n'y a pas cette réflexion à « est-ce que je vais sauver la planète ou pas ?
09:58».
09:58On se fait plaisir, c'est un plaisir immédiat,
10:00et la réflexion vient seulement après.
10:02Et pour ça, chacun, en fait, des consommateurs,
10:05chacun des Français, en fait, qui a chaque plateforme,
10:07ont parfaitement le droit de le faire.
10:09Le but, et justement, c'est l'objectif de la nouvelle loi, en fait,
10:12qui a été votée, la loi anti-fast fashion,
10:13qui a été votée, en fait, en cette fin d'année dernière,
10:17enfin, en fin juin,
10:19ça a été d'avoir une interdiction de la publicité
10:22qui va se mettre à partir du 1er janvier de l'année prochaine.
10:24Et en arrêtant la publicité sur ces plateformes,
10:26en effet, les Français auront moins de tentations,
10:28et s'il y a moins de fausses promotions,
10:30et moins de publicités,
10:32ils auront moins envie d'acheter,
10:33et donc, ils gagneront aussi sur leur pouvoir d'achat.
10:35Bon, Yann, 30 secondes pour conclure,
10:37si vous aviez un message aux Français qui existe encore
10:39entre acheter un T-shirt à 3 euros
10:41et un joli T-shirt fabriqué en France ?
10:44Le but, c'est de retrouver du plaisir,
10:46et c'est de retrouver du pouvoir d'achat,
10:48et donc, acheter un T-shirt que vous allez pouvoir garder,
10:51justement, pendant 2, 3, 4, 5 ans,
10:53avec une vraie fierté de le porter,
10:55et un vrai plaisir du quotidien.
10:57Et avec cela, vous allez voir,
10:58vous allez gagner énormément d'argent,
11:00et vous allez être très fier, en fait, de le porter au quotidien.
11:02Merci Yann Rivaud-Allan pour la Fédération française de prêt-à-porter féminin.
11:06Restez avec nous, dans quelques instants,
11:08nous aurons le plaisir de recevoir un expert
11:09qui, lui aussi, est l'ultra-défenseur,
11:11on va dire, du petit commerce et du commerce de proximité.
11:14Je ne vous en dis pas plus,
11:15le numérique pour tous, spécial commerce de demain,
11:17ça continue dans quelques instants,
11:18et c'est sur Sud Radio.
11:21Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Perez.
11:25Et pour continuer cette émission spéciale commerce du futur,
11:28nous avons le plaisir de recevoir le délégué général
11:30de la Fédération du commerce coopératif et associé.
11:33Olivier Eurythia, bonjour.
11:35Vous êtes un familier de l'étape, on va dire,
11:37et merci d'être avec nous aujourd'hui
11:38sur le plateau du numérique pour tous.
11:40Juste rappelez-nous,
11:41la Fédération du commerce coopératif et associé,
11:44elle nous concerne tous, mais dites-nous en plus.
11:46Bonjour Vanessa,
11:47et ravi d'être là avec vous.
11:49La Fédération du commerce coopératif et associé,
11:51c'est la principale instance représentative
11:54du commerce associé,
11:55c'est-à-dire des coopératives
11:56et des groupements associés du réseau d'indépendants sous-enseignes.
12:02Ça couvre à peu près une trentaine de secteurs d'activité.
12:05Ça va de Leclerc, Biocop,
12:09Intermarché, Coopérativu pour l'alimentaire,
12:11jusqu'à Optique 2000,
12:13Atoll, Cris pour l'optique,
12:14Jouez Club, Intersport,
12:16Sport 2000,
12:17et tant d'autres.
12:18Tant d'autres, oui.
12:19Alors, on a parlé avec Yann,
12:21effectivement,
12:21des géants comme Chine,
12:23Temu, Amazon.
12:24Les modèles traditionnels,
12:25justement, du commerce,
12:26aujourd'hui,
12:27ils sont en pleine effervescence
12:28et ils n'ont pas d'autre choix
12:29que d'évoluer ?
12:30Non, alors,
12:31pas d'autre choix que d'évoluer,
12:32non,
12:32pas d'autre choix,
12:33mais j'ai envie de dire,
12:34le commerce a toujours évolué
12:35depuis l'origine,
12:37c'est-à-dire le début de l'humanité
12:40jusqu'à aujourd'hui.
12:41Donc, je pense simplement
12:42que nous sommes dans un contexte particulier
12:45de rupture technologique
12:47et le commerce, évidemment,
12:49ne peut pas faire l'impasse
12:50d'une adaptation,
12:52d'une évolution
12:53dans ces, je dirais,
12:54dans ces modèles d'affaires
12:56et dans ces modèles de vente,
12:59mais l'adaptation,
13:00l'évolution du commerce,
13:01c'est quelque chose
13:02qui est justement au cœur,
13:03qui est l'essence même,
13:04en fait, du commerce.
13:05Oui, mais vous parlez justement
13:05de rupture technologique,
13:07elle s'est accélérée,
13:08elle est plus rapide
13:08par rapport à toutes
13:09les autres ruptures,
13:10donc ça veut dire
13:10qu'on n'a pas d'autre choix
13:11quand on est un petit commerçant
13:12et qu'on n'a pas forcément
13:13les moyens
13:13que de numériser son activité
13:15et d'être à la fois
13:16sur un commerce digital
13:17et un commerce physique.
13:19Alors, oui,
13:20dans les grandes lignes.
13:21Moi, je n'aime pas
13:22trop, trop généraliser
13:23de manière implacable
13:24parce qu'on le constate tous,
13:26il y a parfois
13:27des petites merveilles,
13:28des petites pépites,
13:30c'est-à-dire des commerces
13:31totalement isolés,
13:32totalement indépendants,
13:34qui n'ont pas de plateforme
13:36de vente en ligne
13:37et qui s'en sortent très bien,
13:39ça peut aller d'une librairie
13:40en passant par, je ne sais pas,
13:42un magasin de vêtements,
13:44justement, Yann en parlait
13:46tout à l'heure,
13:46mais il faut le dire,
13:47effectivement,
13:48ce sont des exceptions.
13:49Aujourd'hui,
13:49ce sont des exceptions.
13:50C'est hyper marginal
13:52et ça va probablement
13:54se marginaliser encore plus.
13:55Donc, pour l'ensemble,
13:57je dirais,
13:58du commerce,
14:00effectivement,
14:01l'omnicanalité,
14:02la capacité à vendre
14:03autant en ligne,
14:04à adresser,
14:05en fait,
14:05le consommateur
14:06sous différents canaux,
14:08par différents canaux,
14:09est devenue
14:11essentielle.
14:11Mais ça veut dire que demain,
14:12le magasin physique
14:13va devoir proposer
14:14une autre expérience,
14:15il ne va pas uniquement
14:18être une vitrine,
14:18on va vivre quelque chose
14:20de, j'ai envie de dire,
14:20de plus physiologique
14:21quand on rentre
14:22à l'intérieur d'une boutique.
14:22Oui, peut-être,
14:23ou peut-être juste revenir
14:25à l'origine
14:25de ce qu'était le commerce.
14:26Concrètement ?
14:27Concrètement,
14:28l'accueil,
14:29le plaisir d'y être,
14:31le plaisir de flâner,
14:33d'être conseillé,
14:35d'être reçu,
14:36je dirais,
14:37très personnellement,
14:38c'est-à-dire
14:38dans une relation humaine,
14:40finalement,
14:42moi je vois énormément
14:43de gens
14:44qui aiment aller faire
14:45leurs courses
14:45parce que c'est l'occasion
14:47d'une promenade,
14:48c'est l'occasion
14:48de rencontrer des gens,
14:49de sortir,
14:50de se promener,
14:51c'est-à-dire que
14:51et on se promène
14:52et on fait ses courses.
14:54Et le magasin physique
14:55avait été peut-être
14:57justement devenu
14:58un lieu de passage
14:59et ça va redevenir
15:00un lieu de destination.
15:01Et ça veut dire
15:01que dans les centres commerciaux
15:03qui malgré tout
15:04sont effervescents
15:05le week-end,
15:05on voit quel type
15:06de tendance,
15:07quel type
15:07de nouvelles façons
15:09de vendre
15:09ou nouvelles expériences
15:10qui sont en train
15:10de se dessiner.
15:11Je ne sais pas,
15:11c'est très différent
15:12selon les secteurs
15:13d'activité,
15:14les enseignes,
15:15etc.
15:16Mais je constate
15:18simplement que
15:18effectivement,
15:19il y a pour les enseignes
15:21le souhait
15:22de refaire du magasin
15:24encore une fois
15:25un lieu de destination,
15:25donc un lieu d'expérience
15:27qui se démarque,
15:28un différenciant
15:29finalement
15:29de ce qu'on peut trouver
15:30en ligne,
15:31ce n'est pas très difficile,
15:33en tout cas
15:33différenciant
15:33des autres magasins physiques,
15:35c'est-à-dire que
15:36tous les magasins
15:37ne doivent pas
15:37se ressembler
15:38et ne peuvent pas
15:39se contenter
15:39d'être juste
15:40des rayons,
15:41des allées de rayons
15:42avec un caddie
15:45et doivent proposer
15:46quelque chose
15:46de plus fort,
15:48de plus marquant
15:49que cela.
15:50Donc on le voit
15:50dans tout un tas
15:51de domaines,
15:51il y a des concepts
15:53un peu plus,
15:53je trouve,
15:55justement ambitieux
15:56et de rupture.
15:57Par exemple,
15:58même dans l'alimentaire,
16:00aujourd'hui,
16:00on le voit,
16:01il y a de plus en plus
16:02de dégustations,
16:05de mise en scène,
16:06les caddies connectés,
16:08on le voit
16:10dans l'hôtellerie
16:11avec Best Western,
16:12par exemple,
16:12qui essaie de proposer
16:13des formules
16:15ad hoc,
16:15très personnalisées,
16:17on le voit
16:17dans les magasins de sport,
16:19moi j'ai une enseigne
16:20Running Conseil,
16:21spécialisé running,
16:22c'est très communautaire,
16:23ça marche très bien
16:24en ce moment,
16:24le running,
16:25tout le monde en fait,
16:25moi le premier,
16:29on a une expérience
16:30aujourd'hui en magasin
16:32vraiment quasiment
16:33qui se rapproche
16:34de la podologie,
16:35c'est-à-dire qu'on a
16:36des prises de mesures
16:38avec des outils
16:38hyper modernes,
16:40on fait de l'essayage
16:41sur tapis
16:41ou même dans la rue
16:42avec des éléments
16:45qui viennent protéger
16:45la basket,
16:46mais on peut pratiquer
16:47à l'extérieur,
16:48les magasins d'ailleurs
16:49proposent maintenant
16:50le soir à leurs clients
16:51de se retrouver
16:52en fin de journée
16:53à la fermeture du magasin
16:54et les vendeurs
16:55qui sont eux-mêmes
16:56des pratiquants
16:56emmènent les clients
16:58faire un run ensemble
17:00et le finissent
17:01au magasin
17:02avec par exemple
17:03un petit verre,
17:04alors pas d'alcool,
17:05ce sont des sportifs,
17:07mais un petit verre
17:08de jus de fruits
17:09par exemple,
17:10donc tout ça
17:10montre bien justement
17:11que le magasin
17:12redevient finalement
17:14un vecteur
17:15de cohésion sociale,
17:16de lien social
17:17dans la ville.
17:18Alors vous représentez
17:1852 000 points de vente
17:20en France,
17:21concrètement si on peut dire
17:23que vous avez
17:24un combat
17:24et vous êtes défenseur
17:26effectivement de ces points
17:26de vente,
17:27quel est-il
17:28et en fait
17:28quels sont les messages
17:29que vous essayez
17:29de faire passer
17:30auprès des instances ?
17:31Non, écoutez,
17:32effectivement nous avons
17:3350% de ces 52 000 points
17:35de vente
17:35qui se trouvent
17:36dans les villes
17:36de moins de 10 000 habitants,
17:37c'est-à-dire là où
17:38selon les chiffres de l'INSEE
17:39on retrouve 49% des Français.
17:41Donc nous sommes
17:42un acteur territorial
17:43et dit de proximité,
17:45du local,
17:46nous apportons du lien social,
17:48nous apportons
17:48de la valeur économique
17:49par l'emploi,
17:51par l'activité économique
17:52elle-même,
17:52nous sommes un gros,
17:54un énorme contributeur
17:55justement
17:56à l'économie
17:58de l'État,
17:59du pays.
18:00Nous rendons
18:01des services
18:02aux citoyens,
18:02il ne faut pas oublier
18:03que le commerce
18:03avant de vendre
18:04un produit
18:05c'est en fait
18:05c'est rendre un service
18:06à quelqu'un
18:07qui a besoin
18:08de quelque chose.
18:09le message que l'on passe
18:11simplement aux responsables
18:13politiques de ce pays
18:14qui pendant longtemps
18:14se sont désintéressés
18:16du commerce
18:16bien compris que pour
18:17beaucoup d'entre eux
18:18ça ne leur paraissait pas
18:19être un sujet
18:20suffisamment attractif
18:23contrairement par exemple
18:24à ce qu'on retrouve
18:24dans la tech
18:25moi je leur rappelle
18:26que les fondements
18:28d'une société
18:28c'est d'abord le commerce
18:30c'est ce qui fait
18:31le lien social
18:31et c'est ce qui fait
18:32l'animation du territoire
18:33le reste est très bien
18:34on n'a aucune raison
18:36de les opposer
18:36mais le commerce
18:38doit être traité
18:40je dirais
18:40à la hauteur
18:41de ce qu'il charrie
18:43dans un pays
18:44c'est à dire
18:45du dynamisme
18:46du lien
18:47de l'emploi
18:48de l'économie
18:49et c'est important
18:50de le redire
18:51et que nos politiques
18:53pour 2027
18:54et bien
18:55s'intéressent
18:55d'un peu plus près
18:57aux commerçants
18:57et aillent
18:59à leur rencontre
18:59réellement sur le terrain.
19:00On a vu avec Yann
19:01qu'il y avait quand même
19:02pas mal d'enseignes
19:03qui avaient déposé le bilan
19:05j'ai envie de vous demander
19:06être entrepreneur
19:06dans le commerce
19:07aujourd'hui
19:07c'est une véritable
19:09perspective d'avenir
19:10néanmoins ?
19:11Oui
19:11alors ça a toujours été
19:12une aventure
19:13être un entrepreneur
19:13tout court
19:14beaucoup de jeunes
19:15veulent faire entrepreneur
19:16entrepreneur dans le commerce
19:17justement c'est une opportunité ?
19:18Mais ils peuvent
19:19mais oui oui
19:20moi je ne crois pas
19:21que le commerce
19:22disparaisse du tout
19:23là on est en train
19:24de parler de mutations
19:25c'est à dire de façons
19:26de faire du commerce
19:27qui évoluent
19:27et qui prennent un S
19:29à la fin
19:30c'est à dire au pluriel
19:30des évolutions
19:31et des façons
19:32de faire du commerce
19:34bien sûr qu'on peut
19:36se lancer
19:36dans l'aventure
19:38entrepreneuriale
19:39dans le commerce
19:39et au contraire
19:40même une très belle aventure
19:41il y a plein de choses
19:42à y faire
19:43pour peu qu'on soit
19:44un peu créatif
19:44dynamique
19:45ambitieux
19:45s'insère dans sa démarche
19:47mais j'ai envie de dire
19:48et là je prêche
19:49pour ma paroisse
19:50que entreprendre
19:51vraiment tout seul
19:52aujourd'hui
19:53et bien est une gageur
19:54ça l'était avant
19:55ça l'est encore plus
19:56aujourd'hui
19:57entreprendre en étant
19:57totalement indépendant
19:59et mettre à bord
19:59dans le commerce associé
20:01mais donc
20:02en bénéficiant
20:03de la force du collectif
20:04et d'une enseigne nationale
20:05et bien ça aide
20:06beaucoup
20:07vous pouvez le demander
20:08à tous mes adhérents
20:09Olivier
20:10on ne peut pas ne pas parler
20:11de l'intelligence artificielle
20:12beaucoup s'en servent
20:14à domicile
20:14même pour demander
20:15un conseil
20:16quelle paire de tennis
20:17je dois acheter
20:18ou alors
20:18quelle tenue
20:19pour aujourd'hui
20:19avec la météo
20:21ça aussi
20:22c'est un signal faible
20:22que vous observez
20:23avec beaucoup d'attention
20:24c'est à dire
20:24se faire recommander
20:25une tenue
20:26un achat
20:27ou autre
20:28par l'intelligence artificielle
20:29oui d'autant
20:29qu'on va dépasser
20:31ce stade
20:31pour aller sur l'IA
20:32gentil
20:32qui est l'agent
20:33ne va pas juste
20:34recommander
20:35il va procéder
20:36justement
20:37à l'acte d'achat
20:38à notre place
20:39on va lui déléguer
20:41même
20:42le parcours
20:43dans son intégralité
20:44de la recherche
20:46au ciblage
20:47et à l'achat
20:49lui-même
20:49et au règlement
20:50ça pose
20:51beaucoup de questions
20:52alors peut-être
20:52pour nos auditeurs
20:53on va matérialiser
20:54ce que vous mettez
20:55sous les mots
20:55c'est à dire que
20:56si vous dites
20:56à une intelligence artificielle
20:57chat GPT ou Gemini
20:58donne moi un conseil
21:00sur les meilleurs sneakers
21:01je devrais acheter
21:01sachant que je suis
21:02un coureur opportuniste
21:03mais que j'aime le style
21:04et que je veux être
21:05éco-responsable
21:06et bien on va vous mettre
21:07à disposition
21:07les liens
21:08des marques
21:09qui peuvent répondre
21:10à cette demande
21:10oui mais je dis
21:11que l'IA gentil
21:12qui ira encore plus loin
21:13et ira même
21:15au-delà de scroller
21:16ira même jusqu'à réaliser
21:18l'acte d'achat
21:19en lui-même
21:19elle ne nous proposera
21:22pas juste la recherche
21:23et le conseil
21:24mais la réalisation
21:25de l'achat
21:25oui du coup
21:27ça pose beaucoup de questions
21:28et notamment
21:29une question très importante
21:30qui est la relation
21:31en fait entre le commerçant
21:32et la relation avec
21:34je dirais
21:35celui qui apporte
21:36la solution
21:36d'intelligence
21:37c'est la captation
21:39de la valeur
21:39notamment
21:40de la transaction
21:41commerciale
21:42à savoir
21:43à qui appartient
21:44la relation client
21:45est-ce que
21:46la relation au client
21:47est toujours celle
21:48du commerçant
21:49ou est-ce qu'elle appartient
21:50elle est captée
21:51elle est détournée
21:52par celui
21:53qui apporte la solution
21:54disons-le clairement
21:55aujourd'hui c'est quand même
21:56sur cette tendance
21:57qu'on se dirige
21:58mais notre rôle à nous
21:59c'est de défendre
22:00encore une fois
22:00l'intérêt du commerçant
22:02et de faire en sorte
22:03que le commerçant
22:04ne soit pas dépouillé
22:05justement de cette création
22:07de valeur
22:07qui est la sienne
22:08à l'origine
22:09Merci beaucoup
22:10Olivier Urutia
22:10on va suivre cette évolution
22:12avec attention
22:12dans le numérique pour tous
22:13je rappelle que vous êtes
22:14délégué général
22:14de la fédération
22:15du commerce coopératif
22:16et associé
22:17le numérique pour tous
22:18c'est fini pour aujourd'hui
22:19un grand merci encore
22:20d'interagir
22:22avec vraiment
22:22des convictions
22:23sur les réseaux sociaux
22:24avec nous
22:24il est temps pour moi
22:25de vous souhaiter
22:26une excellente fin de week-end
22:27et de vous dire
22:27à la semaine prochaine
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