- il y a 10 minutes
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
##LA_VIE_DEVANT_NOUS-2026-09-20##
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
##LA_VIE_DEVANT_NOUS-2026-09-20##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Sofinko, pensez votre logement pour demain. Travaux, domotique, sécurité, bien-être. Sofinko présente...
00:08Sud Radio, la vie devant nous.
00:11Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de la vie devant nous.
00:16Chaque dimanche, avec nos invités qui sont là, on va vous donner envie de bien vivre votre âge avec le
00:20sourire.
00:22Cette émission, elle est faite justement pour vous, que vous soyez enfants, parents, grands-parents, arrière-grands-parents même.
00:28Alors ici, on partage des histoires de vie, des témoignages, des conseils qu'on crée pour mieux vivre ensemble à
00:34tous les âges de la vie.
00:36Alors, on va parler d'Alzheimer, justement. Ce mot fait peur.
00:42Des nouveaux traitements arrivent, la recherche progresse, mais sait-on vraiment reconnaître la maladie ?
00:47Peut-on surtout agir pour réduire notre risque ?
00:51Et puis, pourquoi les seniors ne veulent-ils surtout pas manger comme des seniors ?
00:55Et si leur nouvelle habitude alimentaire annonçait en réalité ce que nous mangeons, ou mangerons demain, plutôt ?
01:02Et puis, pourquoi pas des produits et des services conçus pour les plus de 50 ans ?
01:07En fait, ils ne trouvent pas leur public.
01:09Est-ce finalement le mot senior lui-même qui pose le problème ?
01:13C'est la vie devant nous, notre rendez-vous pour vivre mieux, plus longtemps.
01:17Merci.
01:17Et puis, si savoir ce que nous mangerons demain, il fallait regarder dans l'assiette des plus de 65 ans.
01:25Vous allez voir qu'elle réserve quelques surprises.
01:33Une vaste étude menée justement par Stratégir, une innovation et Think Out s'est intéressée à la transition alimentaire des
01:41seniors,
01:41qui bouscule pas mal de clichés avec ce que les seniors cuisinent, recherchent en termes de qualité, du local, restent
01:51très attachés au plaisir,
01:52mais ne veulent surtout pas qu'on leur vende des produits estampillés seniors.
01:55Alors, pour en parler, je reçois Delphine Parois de Stratégir et Maxence Granier de Think Out.
02:03Bonjour à vous deux.
02:05Bonjour.
02:05Alors, l'étude repose justement sur une enquête auprès de 1000 Français complétés par des groupes de seniors d'aidants
02:10et de professionnels.
02:12Delphine, votre premier enseignement, c'est peut-être qu'il faut arrêter de parler des seniors comme s'il s
02:18'agissait d'une population homogène, en fait.
02:22Oui, tout à fait.
02:23Alors, tout d'abord, ce que je dirais, c'est pourquoi on s'est intéressé aux seniors dans cette étude,
02:28aux plus de 65 ans, parce qu'en fait, ils n'intéressent pas aujourd'hui les industriels.
02:32C'est-à-dire que nous, on est donc institut d'études.
02:35On réalise des enquêtes pour le compte d'industriels.
02:40Et quand ils nous consultent, en général, ils nous donnent la cible qu'ils veulent interroger.
02:45Ils nous disent les 18-65.
02:47Voilà.
02:47Ça s'arrête à 65, comme s'il y avait une frontière.
02:49Au-dessus, leur avis ne les intéresse pas.
02:57Alors, nous, notre volonté avec Sink Out, ça a été justement de réfléchir et d'apporter des tips, en fait,
03:08aux industriels pour essayer de réfléchir cette cible-là.
03:13Et avoir des éléments de réponse pour les adresser.
03:16Parce que c'est un tiers de la population, quand même.
03:20C'est 30% de Français qui ont plus de 60 ans.
03:22Alors, il y a une idée reçue que votre étude démonte, assez franchement.
03:26C'est envahissant, mangerait surtout pour sa santé.
03:28En réalité, en fait, le premier moteur, c'est le plaisir.
03:30Exactement.
03:31En fait, ce que veulent avant tout les seniors, les plus de 65 ans, c'est se faire plaisir.
03:37Et on voit bien qu'ils font aussi des écarts.
03:42Ils sont gourmands.
03:45Et c'est ce qu'a révélé notre étude.
03:47Alors même qu'on réfléchit les produits plutôt pour adresser des problématiques, on va dire, de déglutition ou de choses
03:59comme ça.
03:59Donc, on va réfléchir sur du lisse ou du liquide.
04:02Et en fait, ils nous disent même, mais c'est de la maltraitance.
04:05On ne peut pas nous faire ça.
04:06Je comprends parce qu'en fait, dans l'étude que j'ai lue, donc ils cuisinent énormément en fait.
04:1373% préparent systématiquement le repas.
04:1642% ne consomment jamais de plats préparés.
04:19C'est une génération du fait maison, en quelque sorte.
04:23Oui, absolument.
04:26Ce que vous avez dit au début est très important.
04:28Le senior, on met tout le monde dans le même sac et c'est ça qui pose problème.
04:32C'est des moments dans la vie très différents.
04:34D'avoir 65 ans et 95 ans, ça saute aux yeux de tout le monde.
04:38Mais comme on a cette espèce de frontière, on a tendance à englober tout ça et les gens sont attentifs.
04:45Ce n'est pas du tout la même expérience de vie.
04:47Et je dirais qu'il y a un moment comme ça où peut-être avec la retraite, même si ça
04:53pose question, on va avoir plus de temps.
04:55Et on va peut-être réinvestir ce champ de l'alimentation à travers le marché, à travers l'idée même
05:02de cuisine.
05:03Et la première idée toute faite, c'est de mettre les seniors dans un seul et même catégorie.
05:10Alors qu'à l'intérieur de cette classe d'âge, il y a plusieurs moments assez différents les uns des
05:15autres.
05:15Et même plusieurs générations qui coexistent.
05:17Donc ce n'est pas la même chose les 65-75, les 75-85 et les 85-95.
05:24Ils ont des besoins et des manières de faire différentes et des enjeux différents.
05:27Ça paraît du bon sens. C'est quand même surprenant que nos amis, les industriels, ne le comprennent pas.
05:35Alors moi, j'ai justement un paradoxe assez savoureux.
05:3980% aimeraient des produits davantage adaptés à leurs besoins, mais ils ne veulent surtout pas de produits pour seniors.
05:45Quelle leçon tirez-vous sur cette étude en fait, en synthèse ?
05:50Effectivement, ils refusent la stigmatisation.
05:54Les produits pour seniors, quand on dit anti-âge ou des produits qui combleraient des déficits,
06:02en fait, c'est presque mettre le doigt sur des déficiences qu'ils auraient.
06:08Et en fait, ils ne veulent pas de ça.
06:10Ils veulent des bénéfices qui leur parlent de manière positive.
06:15Alors c'est vrai que là, on va plutôt s'intéresser aux 65-85 parce qu'après 85, on rentre
06:21quand même, nous, ce qu'on appelait les aînés, plus le grand âge.
06:25Et c'est vrai que là, il va y avoir d'autres sujets.
06:27Mais en tout cas, pour ces populations-là, on voit bien qu'ils sont, on parle d'inactifs,
06:32mais en fait, ils sont plutôt actifs dans leur volonté de consommer.
06:39Ils surpondèrent par rapport notamment aux plus jeunes sur le fait de consommer local et d'aller au marché.
06:45Bon, écoutez, vous reviendrez, mais c'est important.
06:47J'espère que les industriels comprendront qu'il y a des goûts, une volonté de continuer à vivre après 65
06:56ans.
06:56et qu'on les interroge, voilà, tous les Français.
07:00Merci beaucoup Delphine Parois.
07:02Merci Maxence Garnier, à la fois le cabinet Stratégier et Think Out.
07:09Avec cette difficulté, justement, de parler aux seniors, si on les enfermait dans leur âge,
07:14vous allez voir qu'on la retrouve bien au-delà de notre assiette.
07:18Alzheimer, sommes-nous en train de changer d'époque ?
07:21C'est tout de suite.
07:23Sud Radio, la vie devant nous.
07:27Alors, à quelques jours de la Journée Mondiale Alzheimer,
07:30nous allons parler d'une maladie qui fait peur,
07:33mais sur laquelle notre regard est peut-être en train de changer.
07:37Recherche, nouveaux traitements, diagnostics plus précoces.
07:40Où en sommes-nous réellement ?
07:42Et pour en parler, je reçois le professeur Philippe Amouyel,
07:45qui est directeur général de la Fondation Alzheimer,
07:47professeur de santé publique et spécialiste des maladies du vieillissement.
07:50Bonjour professeur.
07:51Bonjour.
07:52Alors, on entend depuis quelques années parler de nouveaux médicaments,
07:55notamment contre Alzheimer.
07:57Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui qu'on sait enfin traiter la maladie ?
08:01Malheureusement, non, pas encore.
08:03Mais on a fait des progrès.
08:05Alors, pour les familles, c'est évident que la science ne va pas assez vite,
08:09mais sur les 20 dernières années, on a fait des progrès.
08:11On s'est rendu compte que quand vous avez des symptômes,
08:13eh bien, ce n'est pas le début de la maladie.
08:15La maladie évolue déjà depuis 20 ou 30 ans.
08:17Votre corps est capable de résister à la maladie.
08:20Donc aujourd'hui, on sait qu'il y a cette phase.
08:21Et donc, on essaie justement d'aider le corps à continuer à résister.
08:25On essaie également de traiter la maladie.
08:27Et les nouveaux traitements qui sont sortis très récemment, depuis 3 ans,
08:30sont des traitements qui sont vraiment originaux,
08:32parce que, pour la première fois,
08:34ils vont toucher les lésions que l'on observe dans le cerveau,
08:37dans le cadre de la maille d'Alzheimer.
08:39Donc, un premier médicament, suivi de deux autres,
08:41de même nature, ont été mis sur le marché aux Etats-Unis,
08:45ne sont pas accessibles en France.
08:47Ils sont au Royaume-Uni, mais ils ne sont pas remboursés.
08:50Pareil en Italie, ils sont en Chine, voilà, ils sont dans différents pays.
08:54Mais, biologiquement, ils traitent la maladie.
08:56Mais, cliniquement, l'impact reste relativement modéré.
08:59On estime que la variation relative par quelqu'un
09:02qui ne prendrait pas ce médicament, qui aurait les mêmes symptômes,
09:05le déclin est réduit en vitesse de 27%.
09:09Alors, ça veut dire quoi ?
09:09Ça veut dire que, sur des gens qui sont inclus dans ces étiers,
09:12qui, au bout de 5 ans, vont finir par entrer dans la maladie,
09:16ça repousse l'âge d'entrer dans la maladie de 6 à 9 mois,
09:20en supposant que l'effet est complet.
09:22Il y a un effet, mais il est associé aussi,
09:24comme tous les médicaments qui ont de l'effet,
09:26à des effets indésirables,
09:27qui, là, sont relativement importants,
09:29puisqu'on va travailler sur un cerveau
09:31qui est dans une boîte enfermée sous compression.
09:32Et là, on a à peu près 30% d'effets indésirables globaux,
09:36quasiment 1 sur 3.
09:38Et, en pratique, 9% sont suffisamment importants
09:41pour qu'on doive arrêter le traitement.
09:43Alors, c'est vrai qu'on parle de traitement tout de suite,
09:46mais la maladie d'Alzheimer, aujourd'hui, se développe, en fait.
09:51Elle va toucher, alors j'ai eu quelques chiffres
09:53que vous allez confirmer,
09:54mais elle va toucher énormément de populations.
10:00c'est une personne sur 3, en 2050, en fait,
10:05qui va avoir une maladie neurodégénérative,
10:07ou en tout cas, peut-être, une maladie qui s'appellerait Alzheimer.
10:12Est-ce que vous pouvez nous donner quelques éclairages ?
10:14Une personne sur 3 à l'âge de 85-90 ans.
10:17Ah oui.
10:18En pourcentage.
10:19En pourcentage.
10:20Même maintenant.
10:20De toute façon, il n'y a pas d'évolution.
10:24En revanche, c'est numériquement.
10:25Pourquoi ? Parce qu'on vient d'en discuter à l'instant,
10:29et c'est une excellente nouvelle.
10:30On vit de plus en plus longtemps.
10:3230 ans d'espérance de vie en un siècle.
10:34Même plus qu'à presque 35, tout à fait.
10:37Donc, c'est vraiment, c'est une super bonne nouvelle.
10:39Le problème, c'est que la maladie,
10:41ces maladies neurocognitives, comme le maladie d'Alzheimer,
10:44le facteur de risque principal, c'est l'âge.
10:45Ce qui explique que, quand vous avez 60 ans,
10:48votre risque, il est à 2 à 3%.
10:49Quand vous en avez 90, il est à 30%.
10:52Donc, comme la population vieillit,
10:54le nombre absolu d'individus atteints augmente.
10:56En France, aujourd'hui, c'est 1,5 million de personnes
10:59qui sont touchées par cette maladie.
11:01Mais, l'assurance maladie, vous dites,
11:03mais moi, j'ai qu'à peu près 600 000 patients
11:06enregistrés en infection de longue durée.
11:08Et on leur dit, oui, mais le problème,
11:09enfin, le problème, heureusement que ça fonctionne comme ça,
11:12ces gens sont chez eux,
11:14ne sont pas diagnostiqués pour la plupart d'autres.
11:16Donc, c'est ça qui explique cet élément.
11:18Et si ça continue, si on n'améliore pas,
11:20si on n'envisage pas de la prévention,
11:22parce qu'on peut la faire si on n'a pas de nouveaux traitements,
11:252070, on en aura 2 millions, 3 millions.
11:27Donc, voilà, il y a des choses à faire.
11:29Merci, professeur.
11:30Alors, Philippe Amouyel, restez avec nous.
11:33On va prendre une pause
11:35et on va s'intéresser, justement,
11:37à une question qui nous concerne, finalement, tous.
11:39Peut-on vraiment prévenir Alzheimer ?
11:41Et puis, quels sont les symptômes ?
11:43Et si oui, à quel âge faut-il commencer ?
11:45A tout de suite sur Sud Radio.
11:47Sauf un co.
11:48Pensez votre logement pour demain.
11:49Travaux, domotique, sécurité, bien-être.
11:53Sauf un co-présente...
11:55Sud Radio, la vie devant nous.
11:57De retour sur Sud Radio,
11:59vous êtes dans la vie devant nous,
12:01avec nos invités.
12:03Nous sommes toujours avec le professeur Philippe Amouyel,
12:06qui est directeur général de la fondation Alzheimer.
12:09Alors, professeur,
12:10on a parlé de combien de personnes, en fait,
12:15sont touchées par la maladie d'Alzheimer.
12:17On va peut-être parler,
12:18on a parlé des traitements,
12:20on va peut-être aussi parler, maintenant,
12:23des symptômes, des signes
12:24où il faut peut-être consulter
12:29avant de parler de la prévention.
12:31Quels sont les signes ?
12:32Lorsque j'oublie mes clés,
12:33je cherche mes clés,
12:35c'est grave, c'est pas grave, professeur ?
12:36que vous ne savez pas où vous avez mis vos lunettes,
12:38que vous ne savez plus où vous avez guéri votre parking
12:39sur un parking de 50 000 places
12:41après un match de foot.
12:43C'est normal, c'est habituel.
12:44En général, ça s'aggrave après 40-45 ans.
12:47Mais ça, c'est chez tout le monde.
12:48Vous retrouvez votre voiture,
12:49vous retrouvez vos clés
12:49et vous rentrez chez vous.
12:52C'est les premiers symptômes qui alertent,
12:54mais qui, en général,
12:55sont liés simplement au ralentissement
12:57du fonctionnement de notre cerveau.
12:58En revanche, quand ces symptômes
13:00vous gênent dans votre vie quotidienne,
13:02par exemple, vous avez un rendez-vous important,
13:04vous l'oubliez totalement.
13:05Quand vous faisiez quelque chose,
13:06il y a 5 minutes,
13:07et il y a un moment,
13:08vous n'arrivez pas à vous souvenir
13:09de ce que vous avez fait un moment,
13:10il faut se poser des questions.
13:11Mais c'est très difficile
13:12parce que c'est angoissant
13:13et qu'on a tendance
13:15à rentrer dans le déni.
13:16On a toujours une bonne raison
13:18d'avoir oublié.
13:19C'est ce qui limite beaucoup
13:20l'entrée dans le diagnostic.
13:21C'est souvent la famille et l'entourage
13:22qui fait ce diagnostic.
13:24Et à ce moment-là,
13:25quand il y a ce qu'on appelle
13:26une plainte mnésique,
13:27un trouble de la mémoire,
13:28à ce moment-là,
13:29il faudrait normalement aller
13:30chez son médecin traitant
13:31pour savoir si c'est
13:33ou si ce n'est pas
13:34une maladie de type Alzheimer.
13:36Il faut savoir que dans 50%,
13:37ce n'en est pas.
13:38Est-ce qu'on peut réellement
13:39aujourd'hui réduire
13:40son risque de développer
13:41une maladie d'Alzheimer
13:42ou est-ce qu'on reste
13:45essentiellement tributaire
13:45de notre âge
13:46et de notre génétique ?
13:48C'est-à-dire que c'est
13:48une fatalité.
13:50Comme vous l'exprimiez
13:52tout à l'heure,
13:53à partir de 80 ans
13:54ou 85 ans,
13:56j'ai une grande chance
13:57d'être touché.
13:57Alors un,
13:58ce n'est pas une fatalité
13:58parce qu'il y a des gens
13:59qui n'ont pas cette maladie.
14:01C'est bien une maladie,
14:02ce n'est pas juste
14:02le vieillissement dans le temps
14:03où on disait le gâtisse.
14:04Ça, c'est le premier point
14:05qui est important.
14:06Le deuxième point,
14:07on s'est rendu compte
14:07que lorsque vous avez
14:08les symptômes,
14:09la maladie évolue déjà
14:10depuis 20 à 30 ans
14:11et on s'est rendu compte
14:12qu'il y a des gens
14:12qui développent leurs symptômes
14:13à 65 et d'autres à 95.
14:16Et quand vous les développez
14:17à 95,
14:17votre probabilité
14:18entre 65 et 95 ans
14:20de mourir d'autre chose
14:21malheureusement
14:21à cet âge-là
14:22est importante.
14:22Vous pourriez très bien
14:23avoir la maladie
14:24et ne jamais développer
14:25les symptômes
14:26de ne pas être diagnostiqué
14:27et ce serait ça
14:28la bonne solution.
14:29Et ce qu'on a essayé
14:30de comprendre,
14:31c'est pourquoi certains,
14:32si on arrive à expliquer
14:33à ceux qui développent
14:33à 65
14:34que font ceux qui développent
14:34à 95,
14:37de prévention.
14:38Le premier, c'est
14:39le cerveau est un organe
14:41qui ne s'use que si
14:42vous ne vous en servez pas.
14:43Il faut s'en servir.
14:44Ça, c'est pas mal
14:44comme slogan.
14:46C'est quoi connu
14:47la pile mondaire,
14:48c'est ça ?
14:49Les seniors
14:49qui ont connu
14:50la pile mondaire.
14:52Donc, l'activité principale
14:53qui stimule le plus le cerveau,
14:54c'est la lecture.
14:55Lisez ce que vous voulez.
14:56La pléiade,
14:58l'intégrale de Balzac,
14:59si vous voulez.
15:00Mais vous pouvez lire
15:01des journaux,
15:02des mangas,
15:04mais il faut lire.
15:05C'est ça qui est important.
15:06Après, vous avez des activités
15:07qui ne sont pas intellectuelles
15:07qui vous stimulent.
15:08Le jardinage,
15:09les voyages,
15:10le bricolage,
15:11le tricot.
15:12Jardinage, c'est quoi ?
15:12C'est une vraie projection
15:13dans le temps.
15:14Vous allez mettre des graines
15:15dans de la terre maintenant
15:16pour avoir des fleurs en joint.
15:17Donc, c'est une abstraction importante.
15:18Ça fait travailler au cerveau.
15:20Deuxième élément important,
15:21c'est de protéger votre cerveau.
15:22Il est fragile.
15:23Il y a une boîte crânienne.
15:24Mettez des casques
15:25quand vous faites du vélo
15:26parce que les petites chutes,
15:26ça détruit quelques neurones
15:28par-ci, par-là.
15:28Et à la longue,
15:29c'est gênant.
15:29Quand vous faites du rugby,
15:31mettez des protèges-dents
15:32et ainsi de suite.
15:34Autre élément,
15:35c'est la protection de l'intérieur.
15:36Votre cerveau
15:37est en contact
15:37avec rien du tout.
15:38Il est bien protégé
15:39pour ne pas être abîmé
15:40par les toxiques.
15:41Il y a une barrière
15:41qu'on dit hémato-encéphalique.
15:43Et si cette barrière
15:44hémato-encéphalique
15:44est abîmée,
15:46des toxiques peuvent rentrer.
15:47Et il y a trois choses
15:48qui abîment massivement
15:48cette barrière.
15:49Le tabac,
15:50l'alcool,
15:51la drogue.
15:52Le boulot de ces trois choses,
15:53c'est de monter au cerveau
15:54pour vous créer des sensations.
15:56Donc,
15:56il faut bien qu'elles passent
15:57par quelque part.
15:58Donc,
15:58elles vont abîmer
15:58cette barrière
15:59qui est importante.
16:00Troisième élément,
16:01votre cerveau,
16:01il ne se balade pas tout seul
16:02dans la vie.
16:03Il a un corps.
16:04Il faut s'en occuper.
16:05Et là,
16:05il faut diminuer son risque
16:07cardiovasculaire,
16:07traiter sa pension.
16:08Il faut avoir une alimentation
16:10hors saine,
16:11ça ne veut rien dire,
16:12mais de type méditerranéen.
16:13C'est la seule chose.
16:15L'huile d'olive,
16:15oméga,
16:16oméga-3.
16:17Vous prenez de l'huile d'olive,
16:18pour les oméga-3,
16:19ce n'est pas la peine
16:19de courir,
16:19acheter des compléments
16:20alimentaires hors de prix.
16:22Une boîte de sardines
16:23deux fois par semaine,
16:24c'est excellent.
16:24Vous allez en avoir.
16:25Et n'oubliez pas de saucer
16:26parce que c'est là
16:27que sont les oméga-3.
16:28Ça,
16:28c'est pour l'alimentation.
16:29Ensuite,
16:30ce qui nourrit notre cerveau,
16:31c'est les organes d'essence.
16:32Corrigez votre vue,
16:33corrigez votre ouïe.
16:34C'est très difficile en France.
16:36On parle justement
16:37de l'ouïe.
16:39Ça fait beaucoup de dégâts.
16:40Ça fait beaucoup de dégâts.
16:41Il y a l'isolement.
16:42Sur l'accélération
16:43d'une maladie
16:44neurodégénérative.
16:44Les symptômes apparaissent
16:45plus vite
16:45parce qu'il y a un isolement
16:46et parce qu'il y a
16:47des troubles
16:48de circuiterie intellectuelle,
16:49de nerveuse
16:50qui apparaissent.
16:51Et dernier point,
16:53dernier point,
16:53quatrième élément
16:54qui est essentiel,
16:55c'est l'humeur
16:55et la relation sociale.
16:57Les optimistes,
16:58ils font 30%
16:59des aimers en moins
16:59que les pessimistes.
17:00Et on n'est pas optimiste
17:01ou pessimiste par nature,
17:02ça se travaille.
17:02En France,
17:02je crois qu'on a un petit boulot
17:03quand même,
17:04parce qu'on a par nature
17:06l'habitude de voir le verre
17:07à moitié vide.
17:09On est ronchon,
17:10ça ne veut pas dire
17:10qu'on croit à ce qu'on dit.
17:11Faites attention en France quand même.
17:13Bon, on est dimanche,
17:14c'est chouette.
17:15L'autre,
17:16c'est la relation sociale.
17:17Ceux qui vivent en couple,
17:18quel que soit le couple,
17:19la colloque,
17:19vous aimez,
17:20vous n'aimez pas,
17:20peu importe,
17:2130% d'Alzheimer
17:22de risque en moins.
17:23Il faut avoir des amis,
17:24il faut les voir,
17:25il faut sortir.
17:25Et justement,
17:26en parlant d'amis,
17:26Alzheimer,
17:28professeur,
17:30les proches,
17:31les aidants,
17:33il faut anticiper
17:34parce que je crois
17:35que c'est aussi
17:36très douloureux
17:36pour l'entourage,
17:38pour ceux qui accompagnent
17:39en fait une personne,
17:41un proche qui est atteint
17:42de maladie d'Alzheimer.
17:43Quelques mots là-dessus.
17:44En quelques mots,
17:45tout à l'heure,
17:45je vous disais,
17:45il y a 1,5 million de patients,
17:47mais en fait,
17:47on n'en était que 500 000.
17:48C'est parce qu'ils sont
17:49aidés dans les familles.
17:50Il y a des personnes
17:51qui s'en occupent,
17:52qui ne veulent pas les lâcher,
17:54qui continuent
17:54et c'est fantastique
17:55sauf que ces personnes
17:56ont tendance à s'épuiser.
17:58Il y a des solutions
17:59d'allègements,
18:00il y a des groupes
18:01de parole,
18:02il y a des formations
18:03pour les aidants.
18:03Il est important
18:04que les aidants
18:05ne restent pas isolés.
18:07Alors certes,
18:07ils connaissent le mieux
18:08d'un malade,
18:08mais il y a des professionnels,
18:09ce qu'on appelle
18:10les aidants professionnels,
18:11qui savent très bien
18:12s'en occuper,
18:12qui leur permettront
18:13de prendre un peu de repos
18:14pour revenir ensuite
18:15aider leurs parents
18:18de manière extrêmement positive.
18:21Merci beaucoup
18:22professeur Philippe Amouyel.
18:24Peut-être là aussi,
18:25on parle du Téléthon,
18:27la maladie d'Alzheimer,
18:28on a besoin de dons ?
18:29Et oui,
18:29on a besoin de dons
18:30parce qu'il faut
18:31faire avancer la recherche.
18:32Les médicaments,
18:33on en est au début.
18:34La Fondation Alzheimer
18:35que j'ai la chance
18:36de diriger
18:36accepte ses dons
18:38et reverse
18:41aux chercheurs
18:41l'intégralité des dons.
18:43On ne prend pas
18:43de frais de fonctionnement,
18:44on a d'autres moyens
18:44de trouver du fonctionnement
18:45pour la Fondation
18:46dans son habitude.
18:48Donc on est réellement
18:49là pour aider la recherche.
18:51Merci beaucoup professeur.
18:52Et puis pour ceux
18:52qui vivent déjà
18:53avec la maladie directement
18:54ou comme des proches aidants,
18:56la Fondation
18:57propose également
18:58des podcasts
18:58mémoire vive
18:59consacrés
19:00très concrètement
19:01à ce quotidien
19:02et à l'accompagnement
19:02des malades
19:03et de leurs proches.
19:04Alors, téléassistance,
19:06adaptation du logement,
19:07prévention,
19:07services à domicile,
19:09on peut parfaitement
19:09avoir besoin d'un produit
19:10et refuser pourtant
19:11de l'acheter.
19:12Pourquoi ?
19:13Parce qu'après 50 ans,
19:14une décision d'achat
19:16peut parfois toucher
19:17à quelque chose
19:18de beaucoup plus profond,
19:19l'image
19:20que nous avons
19:21de nous-mêmes.
19:23Sud Radio,
19:25la vie devant nous.
19:26C'est la thèse
19:27développée par Frédéric Serrière,
19:29spécialiste depuis 25 ans
19:30des marchés
19:31des 50 ans et plus
19:32de la silveréconomie
19:33dans son nouveau livre
19:34Décision 50 ans et plus,
19:36comment vendre
19:37au plus,
19:38en tout cas,
19:38aux 50 ans et plus
19:40avec le modèle STS
19:42qui paraît
19:43le 14 septembre.
19:46Bonjour Frédéric Serrière.
19:47Votre phrase de départ
19:48est assez radicale.
19:49Le vieillissement
19:50crée des besoins.
19:51Seule la décision
19:52crée le marché.
19:54On nous répète
19:55depuis des années
19:56que le vieillissement
19:57de la population
19:57représente un marché gigantesque.
19:59En fait,
20:00vous dites,
20:01attention,
20:01c'est beaucoup plus compliqué
20:02que ça.
20:02Pourquoi ?
20:03Je vais expliquer
20:04ce qui s'est passé
20:05il y a trois mois.
20:07J'accompagnais une personne
20:08qui a 85 ans
20:09pour acheter un fauteuil
20:10haut d'assises
20:11parce qu'elle a du mal
20:12à se lever dans la télévision.
20:14Et j'arrive dans le magasin
20:15et je vois qu'il y a
20:16trois zones de fauteuils.
20:17Il y a les fauteuils
20:18haut d'assises fixes
20:19puis il y a les fauteuils
20:19haut d'assises pliards
20:21mais avec le poids.
20:22Puis il y a plus loin,
20:23il y a les fauteuils
20:23haut d'assises
20:24avec moteur électrique.
20:26Alors,
20:27je y vais doucement
20:27parce que je savais
20:28que ça pouvait refuser
20:29le moteur électrique
20:30et puis quand on passe
20:31ce premier type de fauteuil,
20:32deuxième type de fauteuil
20:33puis je lui ai dit
20:34tu devrais prendre un moteur
20:35un fauteuil moteur électrique.
20:36Et elle m'a répondu
20:37ah,
20:37je n'en suis pas encore là.
20:38Et pourtant,
20:39c'est une personne
20:40qui a 85 ans
20:41et qui accepte bien son âge.
20:43Et cette différence
20:44c'est qu'en fait
20:45on regarde tous les secteurs
20:46de la silver économie.
20:47Par exemple,
20:47si on veut des chiffres,
20:48le marché potentiel
20:50des résidents de services seniors
20:51c'est 3000 résidents de services seniors.
20:53Le marché potentiel
20:53par rapport aux gens
20:54qui ont les caractéristiques
20:55y allaient.
20:56Et pour l'instant,
20:57ça plafond la 1300
20:57parce qu'il y a des gens
20:58qui font une décision
21:00qui est réfractaire.
21:01Et donc,
21:01le livre en fait
21:03essaye d'apporter un modèle
21:05de compréhension
21:06et de s'affranchir
21:08de l'âge,
21:08des générations,
21:09etc.
21:10C'est un peu la même approche
21:11en fait
21:12que pour la nutrition
21:13où on a évoqué
21:14en début de l'émission
21:16cet écart
21:17qu'il y a
21:17entre l'imaginaire
21:19des industriels
21:20ou des entreprises
21:21et puis la réalité
21:23de ce que peuvent souhaiter
21:25les français
21:26quel que soit leur âge
21:27et notamment
21:27sur les plus de 60 ans.
21:28C'est un peu ça
21:28le sujet.
21:30On leur met un collier,
21:32un bracelet
21:32et puis tout va bien en fait.
21:33C'est pas du tout
21:34ce qu'ils attendent.
21:36En fait,
21:36le modèle ISTS
21:36il propose trois forces.
21:38En fait,
21:38il est basé
21:39sur les 25 ans
21:39d'expérience
21:40en marché des seniors
21:42plus 30 ans
21:42d'intérêt
21:43sur les sciences cognitives.
21:44Et donc en fait,
21:45le modèle a regroupé
21:46les sciences cognitives
21:47sur trois forces.
21:48Pour qu'un produit
21:49soit consommé
21:50par les seniors
21:51assez facilement,
21:52il faut qu'il y ait
21:52une motivation.
21:53Pourquoi est-ce que
21:53je devrais l'utiliser
21:54dès maintenant
21:55et pas plus tard ?
21:56Pourquoi est-ce que
21:56je devrais être en prévention
21:57maintenant
21:57et pour un objectif
21:59plus tard ?
22:00Il y a une friction
22:02que le produit
22:03soit le simple
22:04à utiliser,
22:05simple à commander.
22:06Et la troisième force
22:07qui est la plus importante,
22:08ce que vous disiez,
22:08c'est la cohérence
22:10identitaire.
22:10C'est qui suis-je
22:11si j'accepte de consommer
22:13un produit alimentaire
22:14spécifique pour les seniors ?
22:16Certains vont l'accepter,
22:17environ 30% à peu près
22:18pour Fagro,
22:19vont l'accepter
22:20mais tous les autres
22:20vont le refuser
22:21parce que je n'en suis pas
22:22encore là.
22:22Mais moi je suis quand même surpris
22:23comment on peut
22:24après 20 ans de travail
22:27continuer en fait
22:28à faire les mêmes erreurs
22:29alors que nous tous
22:31nous vieillissons
22:32et nous ne sommes pas
22:34à parquer
22:34dans des images
22:38où dès qu'on passe
22:40à un certain âge
22:40en fait on est tout de suite
22:43dépendants.
22:44Allez,
22:44je vous demande
22:45un conseil
22:46aux dirigeants,
22:48aux entreprises,
22:49aux collaborateurs
22:50qui travaillent
22:51sur ce secteur
22:51ou qui souhaiteraient
22:52travailler sur ce secteur
22:53qu'est-ce que vous donneriez
22:55comme conseil
22:55à une entreprise
22:55qui veut vendre
22:56aux plus de 50 ans
22:57ou aux plus de 60 ans ?
22:58Faut-il tout simplement
22:59bannir le mot senior
23:00dans son marketing ?
23:01C'est quoi ?
23:01En fait c'est pas forcément ça.
23:03Une petite PME
23:04qui va cibler un petit marché
23:06peut cibler les seniors
23:06ou qui acceptent
23:07d'être appelés seniors.
23:08Par contre les grands groupes
23:09c'est une catastrophe.
23:10Il faut absolument cibler.
23:11En fait on segment
23:12dans le modèle
23:13trois types de seniors.
23:15Il y a les seniors
23:15qui sont activés
23:16et ceux qui ont pris
23:16la décision.
23:17C'est la personne
23:17qui a pris le moteur électrique.
23:20Il y a les seniors
23:20qui sont réfractaires
23:21qui refusent
23:22c'est pas pour moi
23:22c'est pour les vieux
23:23entre guillemets c'est ça.
23:24Et après il y a
23:24les ambivalents
23:25qui sont entre les deux.
23:26Si le marché activé
23:27des personnes qui acceptent
23:28d'être ciblées directement
23:30suffit
23:30bon il faut y aller.
23:32Par contre si on est
23:32un grand groupe
23:33il faudra absolument
23:33le marché réfractaire.
23:34Et on voit bien
23:35telle assistance
23:35raison service senior
23:36ils butent sur le marché activé
23:38et ils n'arrivent pas
23:39à cibler le marché réfractaire.
23:42Merci beaucoup Frédéric Serrière.
23:43Écoutez votre livre
23:44Décision 50 ans et plus
23:46comment vendre plus aux 50 ans
23:48et plus avec le modèle STS.
23:50Il est très intéressant
23:50parce qu'il nous amène
23:52tous à réapprendre
23:53les basiques.
23:55Merci Frédéric.
23:56Merci à vous tous.
23:57Je vous propose
23:58écoutez de réécouter
24:01et de continuer
24:02en fait à partager
24:03la vie devant nous
24:04chaque semaine.
24:05Je vous laisse en compagnie
24:06de Christophe Debiens
24:07pour La Planète Demain
24:08sur Sud Radio.
24:09Rendez-vous dimanche prochain
24:10de midi à midi 30
24:11pour ceux qui souhaitent écouter
24:12partager l'émission
24:13justement sur Sud Radio
24:15en podcast
24:16ou en replay
24:17et sur sudradio.fr
24:19Bon dimanche,
24:20bon appétit,
24:20portez-vous bien.
24:22Sud Radio,
24:23la vie devant nous.
24:25Avec Sofinko,
24:26pensez votre logement
24:27pour demain.
24:28Travaux,
24:28domotiques,
24:29sécurité,
24:30bien-être.
24:31Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires