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Ce vendredi 18 septembre, Jérémy Brossard et Karine de Ménonville vous accompagnent de 14h à 17h dans BFM Non-Stop.
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00:00:00Vous venez donc de suivre la prise de parole d'Emmanuel Macron.
00:00:03Il est revenu sur la menace russe, sur les attaques hybrides russes,
00:00:07sur la crise des carburants dues au blocage du détroit d'Hormuz et à la guerre en Iran.
00:00:12Emmanuel Macron qui a donc fait le point sur les suites de cette réunion à l'Elysée
00:00:15avec les différents chefs de parti sur la question des énergies.
00:00:18Le chef de l'État a déclaré qu'on a énormément protégé les Français
00:00:21mais on a une responsabilité vis-à-vis des finances publiques, ce sont ses mots.
00:00:25Il faut sécuriser les approvisionnements
00:00:27mais il n'y aura clairement pas de nouveau quoi qu'il en coûte malgré les prix élevés à la
00:00:32pompe.
00:00:32Avant de dépenser le maximum d'argent, il faut se mobiliser pour traiter les causes.
00:00:38C'est bien ce qu'a déclaré Emmanuel Macron.
00:00:40On en parle avec nos invités, nos experts sur ce plateau.
00:00:43Réaction, décryptage.
00:00:44On va revenir sur les deux conflits qui nous intéressent
00:00:47avec le ton assez alarmiste du président de la République
00:00:49à la fois sur la nature de l'agressivité russe qui a changé
00:00:53et aussi sur l'absence de perspectives diplomatiques entre l'Iran et les États-Unis.
00:00:57Mais Alexis Cuvillier, on va peut-être commencer par rapport aux mesures d'accompagnement,
00:01:01ce qui intéresse évidemment tous les Français au moment où les prix des carburants atteignent des records.
00:01:05Là, on a eu un président de la République extrêmement prudent
00:01:07qui, d'une certaine manière, dit « on va tout étudier
00:01:10mais on a une responsabilité, c'est de maintenir les finances publiques ».
00:01:13Oui, il y a une cohérence dans le discours du président de la République.
00:01:16On a compris lorsque l'on entendait tout à l'heure les responsables politiques
00:01:19que le président n'était pas allé sur ce terrain des aides supplémentaires.
00:01:25Ils ont été plusieurs responsables à l'alerter sur le sujet,
00:01:27à faire part de leurs propositions.
00:01:29Le Rassemblement national, par exemple, avec la baisse des taxes sur les carburants,
00:01:33le président de la République n'a pas été sur ce terrain.
00:01:36Il a renvoyé la responsabilité sur ce sujet au Premier ministre.
00:01:41Il y aura un certain nombre d'initiatives du côté du gouvernement
00:01:44en début de semaine prochaine, a-t-il dit, un certain nombre de travaux
00:01:48pour, je cite, « consolider des mesures d'accompagnement pour les filières »,
00:01:53voir dans quelles mesures certaines aides peuvent être réévaluées ou adaptées.
00:01:57Mais nous n'avons pas été beaucoup plus loin du côté de la parole présidentielle sur ce sujet
00:02:02puisqu'il y a un impératif, en effet, de respect des exigences
00:02:07par rapport aux finances publiques extrêmement dégradées,
00:02:10même si le chef de l'État a continué à assumer un certain nombre de choix
00:02:14de soutien aux Français, notamment au moment du Covid.
00:02:17Il l'a répété.
00:02:19Évidemment, et là on va en reparler tout au long de ce débrief,
00:02:23la question de la menace russe, c'est quelque chose qui vraisemblablement
00:02:28a été au cœur de l'échange qui a été mené ce matin avec les responsables internationaux.
00:02:32C'est là-dessus qu'Emmanuel Macron a commencé son propos liminaire
00:02:35avant de prendre quelques questions.
00:02:37« La nature de l'agressivité russe a changé », a dit le président.
00:02:42Un discours clairement sur deux jambes, le Détroit d'Ormuz, les carburants,
00:02:46la guerre en Ukraine, la menace russe, Clémence Dibout, Patrick Sos.
00:02:50La menace hybride russe s'est intensifiée, a déclaré le président.
00:02:53Oui, et elle était connue, mais connue des spécialistes.
00:02:56Et pourtant, ce n'est pas faute de le rappeler régulièrement,
00:02:59notamment de la part des responsables du renseignement, des responsables militaires.
00:03:03Oui, mais on sent qu'une fois que les candidats, leurs équipes sont partis dans leur campagne,
00:03:08eh bien il y a une espèce de fonctionnement un peu en silo.
00:03:11Et pourtant, la campagne de désinformation, la guerre hybride russe,
00:03:15elle touche absolument tous les candidats.
00:03:18Il n'y a pas simplement à faire monter l'une ou l'autre des candidats,
00:03:22il s'agit vraiment de créer du chaos.
00:03:25Et donc, ça passe par la désinformation,
00:03:26avec aussi mettre certaines équipes sur la piste d'une idée
00:03:32qui changerait un petit peu le monde,
00:03:33ou qui changerait un petit peu l'état d'esprit des Français.
00:03:36On l'a vu à un certain nombre de moments sur les crises sociales,
00:03:39la Russie est toujours là pour souffler sur les braises.
00:03:42Ils vont le faire.
00:03:43Et l'idée, c'était non pas qu'Emmanuel Macron,
00:03:46avec son costume président de la République,
00:03:47leur clarifie les choses,
00:03:49mais bien de laisser les professionnels.
00:03:51Notamment, il y a ce poste qui est très méconnu des Français,
00:03:54qui est le SGDSN,
00:03:55le secrétaire général à la Défense et la Sécurité du Territoire National pour l'EN.
00:04:00Il s'occupe, entre autres, de Virginie.
00:04:02Mais donc, lui, il voit tous les jours ces cyberattaques
00:04:05qui arrivent de la part de hackers de pays de l'Est.
00:04:08C'est parfois très difficile,
00:04:09mais l'idée, c'est de faire bouclier,
00:04:10mais aussi de montrer à ses équipes
00:04:12que si elles sont dans leur marathon démocratique,
00:04:15avec le débat d'idées très bien,
00:04:16il va falloir faire extrêmement attention
00:04:18à ne pas se faire instrumentaliser
00:04:20d'ici le mois de mai prochain.
00:04:21Et justement, sur ces menaces hybrides russes,
00:04:24écoutez, le président de la République,
00:04:25c'était il y a quelques minutes à peine à l'Élysée.
00:04:28Nous avons subi des attaques informationnelles,
00:04:31nous avons subi des attaques cyber,
00:04:32elles ont été documentées, attribuées,
00:04:35et nous savons, là aussi,
00:04:37elles ont été attribuées qu'il y a eu plusieurs attaques
00:04:39très claires, physiques, dans l'espace européen.
00:04:42Le jour où on sera attaqué physiquement,
00:04:44on ne nous préviendra pas.
00:04:45Je préfère vous le dire, ça ne marchera pas comme ça.
00:04:47Il n'y a pas eu de message d'alerte
00:04:48pour dire qu'ils allaient attaquer à la Epsiche.
00:04:50Donc, c'est pour ça qu'il faut de la vigilance.
00:04:52Mais oui, nous avons déjà été l'objet d'attaques hybrides.
00:04:55Je vous en ai déjà rendu compte.
00:04:56Plusieurs d'entre elles ont été attribuées.
00:04:58Et oui, ce risque, il existe, il est réel.
00:05:00Et la menace a été rehaussée.
00:05:03Et donc, face à ça, on agit.
00:05:06Patrick, on agit.
00:05:07Le président qui annonce la préparation d'un plan
00:05:09de protection de nos infrastructures critiques
00:05:11face aux attaques hybrides.
00:05:13Oui, les attaques hybrides, c'est ce qu'on disait à l'instant,
00:05:16ça peut être l'attaque cyber,
00:05:17mais ça peut être aussi, non pas l'attaque,
00:05:20mais l'arrivée de drones.
00:05:21C'est-à-dire vraiment des choses que vous pouvez retrouver
00:05:23dans le commerce, mais qui viennent.
00:05:24Je crois que les Français commencent à le comprendre,
00:05:27cette espèce de tentative de déstabilisation,
00:05:29de doute qui se crée.
00:05:31On l'a vu dans un certain nombre de pays européens.
00:05:35Pourquoi 20 actes de sabotage
00:05:37sur le réseau ferroviaire néerlandais ?
00:05:39Pourquoi ces mystères, d'ailleurs,
00:05:41sur le TER en Normandie ?
00:05:43Leipzig, évidemment, là, on était sur un acte de terrorisme.
00:05:46Ça a été caractérisé par les différents
00:05:49responsables européens.
00:05:50Mais cette protection, de toute façon,
00:05:53ne va pas s'arrêter à l'année 2027
00:05:56et à l'élection, parce qu'on le sait,
00:05:58les responsables, notamment à l'état-major des armées,
00:06:01préviennent.
00:06:01On se prépare à un conflit,
00:06:04d'une manière ou d'une autre,
00:06:06d'ici l'horizon 2030,
00:06:07avec la Russie,
00:06:08qui n'a absolument pas l'intention
00:06:10de s'arrêter là,
00:06:11c'est-à-dire à l'Ukraine.
00:06:12On le voit à la frontière polonaise,
00:06:14on le voit dans les États baltes.
00:06:16Et après la Pologne,
00:06:17après les États baltes,
00:06:18c'est étonnant, mais c'est l'Allemagne, puis la France.
00:06:20Inquiétude exprimée, donc, au sujet de la situation en Ukraine,
00:06:23la guerre avec la Russie.
00:06:24Inquiétude également concernant le conflit entre l'Iran et les États-Unis
00:06:30et ses répercussions en France,
00:06:31notamment sur le prix des carburants.
00:06:33Écoutez le président à ce sujet.
00:06:35On agira en étant lucide.
00:06:38Cette flambée des prix n'est pas la conséquence
00:06:41de décisions gouvernementales ou de mesures nationales,
00:06:44mais de la situation géopolitique.
00:06:46Nous avons des contraintes de finances publiques
00:06:48et nous sommes mobilisés pour être aux côtés des Français.
00:06:51Louis Besson, le président de la République l'a martelé.
00:06:54Ce qui se passe au niveau des stations-service
00:06:56et du prix à la pompe n'est pas la conséquence de décisions nationales.
00:07:00Oui, et ça, c'est aussi une façon de répondre à la colère qui couvre,
00:07:03et plus d'ailleurs déjà.
00:07:04C'est vrai qu'il y a eu une évolution dans le regard
00:07:06que porte l'exécutif sur ce mouvement,
00:07:08ces appels à la mobilisation ces derniers jours,
00:07:12d'abord avec beaucoup de recul,
00:07:13et finalement, certains quand même, au gouvernement
00:07:16et à l'Élysée aussi, à fortiori,
00:07:18s'inquiètent de ce que ce mouvement peut donner,
00:07:22avec des mots parfois qui ne sont sûrement pas les bons,
00:07:25qui peuvent montrer beaucoup de distance
00:07:27par rapport à ce que ressentent de nombreux Français
00:07:30au quotidien, qui ne peuvent plus se déplacer,
00:07:32qui ne peuvent même plus aller travailler.
00:07:35Roland Lescure parlait ce matin
00:07:36dans son interview exclusif à BFM TV,
00:07:39non pas de colère, mais d'inquiétude.
00:07:41Le mot peut sembler un peu léger.
00:07:42L'inquiétude, c'était il y a six mois,
00:07:43au début de la guerre,
00:07:44lorsqu'on parlait des prévisions
00:07:45sur le pouvoir d'achat, sur le carburant.
00:07:47Emmanuel Macron, là, vient d'avoir ces mots.
00:07:48Nos compatriotes vivent dans leur chair
00:07:50les conséquences économiques
00:07:53de cette situation géopolitique.
00:07:55Soyons solidaires, soyons unis.
00:07:56Et il a quand même refait passer le message
00:07:58que ça ne servait à rien de manifester,
00:08:01ça ne libérerait pas le détroit d'Hormuz,
00:08:03pour paraphraser ce que disait le ministre
00:08:04de l'économie ce matin sur BFM TV.
00:08:07C'est quand même ça le message
00:08:08qu'il a voulu faire passer, lui-même,
00:08:10mais avant lui,
00:08:11l'ensemble des responsables politiques
00:08:13qui ont quand même porté son message.
00:08:15Ils l'ont bien intériorisé,
00:08:16ils l'ont bien compris.
00:08:17Chacun l'a dit à sa façon,
00:08:18mais chacun a martelé quand même que,
00:08:20oui, c'était factuel,
00:08:20la situation était grave.
00:08:22Gaëtan Mélan, le président de la République,
00:08:23a expliqué qu'il n'y avait pas de perspective
00:08:26d'accord à court terme
00:08:27entre l'Iran et les États-Unis,
00:08:28ce qui veut dire ce qu'on est en train de vivre
00:08:30dans notre quotidien,
00:08:31à la station essence chaque jour.
00:08:33Au fond, ce n'est qu'un début
00:08:34et il faut s'attendre à des semaines
00:08:35et des mois à venir encore plus compliqués,
00:08:37avec de l'essence toujours plus chère.
00:08:39Exactement, et surtout,
00:08:40la situation pourrait empirer.
00:08:42Pourquoi ?
00:08:42Parce qu'aujourd'hui,
00:08:43on estime qu'il nous manque sur le marché
00:08:4514 millions de barils.
00:08:47On va arriver aujourd'hui,
00:08:50dans l'hiver,
00:08:51et avec une demande très très forte
00:08:53et une offre qui n'est pas suffisante.
00:08:55On rappelle aussi
00:08:55que les raffineries russes
00:08:57ont été attaquées
00:08:58et qu'aujourd'hui,
00:08:59la Russie est importatrice de pétrole,
00:09:02ce qu'elle n'était pas auparavant
00:09:04puisqu'elle aussi exportait du pétrole,
00:09:07notamment vers la Chine.
00:09:08Donc on a une demande qui s'intensifie,
00:09:11qui va s'intensifier,
00:09:12une offre qui se raréfie.
00:09:14Donc beaucoup de tensions,
00:09:15effectivement,
00:09:16sur les prix du baril de pétrole,
00:09:17mais il y a aussi une autre inquiétude,
00:09:21c'est le gaz.
00:09:22On voit bien depuis des mois maintenant
00:09:23les prix du gaz
00:09:24qui progressent assez nettement.
00:09:28On est à 80 euros le mégawatt-heure actuellement.
00:09:30Et puis, vous le savez,
00:09:32il y a les stocks stratégiques
00:09:34des pays européens.
00:09:35Aujourd'hui,
00:09:36on n'a pas encore atteint
00:09:37le niveau de 75 %.
00:09:40Généralement,
00:09:41à cette époque de l'année,
00:09:42on est plutôt autour de 100 %.
00:09:44C'est un peu mieux pour la France.
00:09:47Néanmoins,
00:09:48encore une fois,
00:09:49si l'hiver est très rigoureux,
00:09:51on pourrait là aussi avoir
00:09:52des inquiétudes
00:09:53sur l'approvisionnement en gaz.
00:09:56C'est d'ailleurs pour cela
00:09:56que le président de la République
00:09:58a expliqué
00:09:58qu'il allait multiplier
00:10:00les contacts cette semaine
00:10:01avec ses homologues.
00:10:03Il a parlé de l'Irak.
00:10:05On pense aussi à l'Algérie,
00:10:06mais également à la Norvège
00:10:08ou bien encore le Canada
00:10:09qui pourrait faire office
00:10:11finalement de substituts
00:10:13et nous apporter
00:10:14des approvisionnements
00:10:15en pétrole et en gaz
00:10:17qui pourraient permettre
00:10:18de limiter cette flambée.
00:10:22Et puis,
00:10:22il y a bien sûr l'électricité.
00:10:24Souvenez-vous,
00:10:25en 2022,
00:10:26très forte progression
00:10:27des prix du pétrole,
00:10:29des prix du gaz
00:10:30et de fait,
00:10:31des prix de l'électricité.
00:10:33Et là aussi,
00:10:34il a parlé d'une discussion
00:10:36avec Ursula von der Leyen.
00:10:38Vous le savez,
00:10:39aujourd'hui,
00:10:39le marché européen
00:10:40de l'électricité,
00:10:41il est que le prix
00:10:45de l'électricité
00:10:46dépend directement
00:10:47des prix du gaz
00:10:48et il faudrait
00:10:49une décorrélation.
00:10:50On se souvient
00:10:50qu'en 2022,
00:10:51l'Espagne et l'Italie
00:10:52avaient obtenu
00:10:53qu'on libère finalement
00:10:57ce prix de l'électricité
00:10:59sur le prix du gaz.
00:11:00Donc oui,
00:11:01beaucoup d'inquiétudes.
00:11:02Le président de la République
00:11:03qui a juste indiqué
00:11:05que le Premier ministre
00:11:07allait consulter
00:11:08pour voir
00:11:08s'il n'y avait pas
00:11:09des marges de manœuvre
00:11:10supplémentaires
00:11:11pour venir en aide
00:11:12à tous ces automobilistes
00:11:16qui souffrent
00:11:17au quotidien
00:11:17de cette flambée
00:11:18des prix du carbone.
00:11:18Beaucoup d'inquiétude,
00:11:19vous le dites Gaëtan.
00:11:20Une tonalité très sombre
00:11:21dans le discours
00:11:22d'Emmanuel Macron.
00:11:23Écoutez.
00:11:24La situation
00:11:25que nous traversons
00:11:26est grave.
00:11:28Elle est grave
00:11:29du fait
00:11:30de la situation internationale
00:11:31et des conséquences
00:11:32des guerres
00:11:33que nous subissons.
00:11:34Et dans un tel contexte,
00:11:36nous devons d'abord
00:11:36rester unis,
00:11:37mobilisés.
00:11:39nous devons essayer
00:11:40de traiter
00:11:40les problèmes
00:11:41à leur racine,
00:11:41c'est-à-dire tout faire
00:11:42pour que les causes premières
00:11:44soient résolues
00:11:45et donc essayer
00:11:46de bâtir la paix,
00:11:47réduire nos dépendances
00:11:49et nous protéger,
00:11:51protéger nos compatriotes
00:11:52pour l'hiver.
00:11:52C'est exactement
00:11:53ce que nous faisons.
00:11:55Et on retrouve
00:11:55Samy Sfaxi
00:11:56à l'Elysée
00:11:57pour BFM TV.
00:11:58Samy,
00:11:59vous avez suivi
00:12:00la rencontre,
00:12:01les sorties évidemment
00:12:02des participants politiques
00:12:04à la mi-journée
00:12:05et donc l'intervention
00:12:06du président de la République
00:12:07qu'on vient d'entendre.
00:12:08Le ton était assez grave.
00:12:09Quelles sont
00:12:09les principales annonces
00:12:10qu'on doit retenir
00:12:11de cette intervention
00:12:12télévisée
00:12:12d'Emmanuel Macron
00:12:13aujourd'hui ?
00:12:16Alors d'abord
00:12:16ce que je peux vous dire
00:12:17en tout cas
00:12:17c'est vrai que c'était
00:12:18l'inquiétude
00:12:19qu'on pouvait lire
00:12:20sur les différents participants
00:12:21à cette réunion.
00:12:23Tous nous l'ont dit
00:12:24finalement en off,
00:12:26hors caméra.
00:12:27C'était une réunion
00:12:27qui était vertigineuse
00:12:29tant les annonces
00:12:29étaient inquiétantes
00:12:30et préoccupantes
00:12:31sur l'évolution
00:12:32de la situation
00:12:33sur ces deux fronts
00:12:34finalement au Moyen-Orient
00:12:36et sur cette guerre
00:12:37en Ukraine.
00:12:38Mais c'est vrai
00:12:38que cette inquiétude
00:12:40en fait elle s'est confirmée
00:12:41par les mots
00:12:42du président de la République.
00:12:43Quand Emmanuel Macron
00:12:44dit que la nature
00:12:46finalement de la menace
00:12:47russe sur l'Europe
00:12:48a changé
00:12:49c'est exactement
00:12:50ce qui a été présenté
00:12:51aux différents chefs de parti
00:12:52durant cette réunion
00:12:54à tel point
00:12:54et vous l'avez entendu
00:12:55que le président
00:12:56demande un plan
00:12:58de protection
00:12:59pour les infrastructures
00:13:00critiques du pays.
00:13:03C'est en référence
00:13:03bien sûr aussi
00:13:04aux événements passés
00:13:05en Allemagne
00:13:06notamment
00:13:07cette tentative
00:13:08d'attentat
00:13:09du côté de l'Epsiche
00:13:09qui est directement
00:13:10imputée
00:13:11au service russe
00:13:13ce fameux GRU
00:13:14mais c'est vrai
00:13:14que c'était un moment
00:13:16encore une fois
00:13:16on a pu vraiment
00:13:17échanger longuement
00:13:18avec un des participants
00:13:19de cette réunion
00:13:20qui nous a parlé
00:13:21de vertige
00:13:22qui a expliqué
00:13:23que cette situation
00:13:24avec l'explosion
00:13:25des prix du carburant
00:13:26n'était pas terminée
00:13:26que ça allait continuer
00:13:28que c'était le scénario
00:13:29le moins favorable
00:13:30qui se dessinait
00:13:31et donc le président
00:13:32de la république
00:13:32a bien confirmé
00:13:33tous ses propos
00:13:34à noter quand même
00:13:36il va falloir suivre
00:13:36l'agenda international
00:13:37dans les prochains jours
00:13:38Emmanuel Macron
00:13:39qui va s'envoler
00:13:40pour l'Amérique du Nord
00:13:41puisqu'il va aller
00:13:42à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:13:43et puis ensuite
00:13:43à New York
00:13:44là où il va rencontrer
00:13:45d'autres chefs d'état étrangers
00:13:47il va falloir donc suivre
00:13:48tout cela de près
00:13:49mais cette désescalade
00:13:50n'est pas prête
00:13:51pour l'instant d'arriver
00:13:53Samy Sfaxi
00:13:54avec Bruno Ferrault
00:13:55en direct de l'Elysée
00:13:56Alexis Cuvillier
00:13:58ce vertige
00:13:59finalement c'est ce qu'a voulu
00:14:00le chef de l'ITEL
00:14:01il a voulu se livrer
00:14:02à un exercice de transparence
00:14:04depuis plusieurs semaines
00:14:06il y a une espèce
00:14:07de concours
00:14:08l'épine parmi les candidats
00:14:09à la présentielle
00:14:10sur ce qui pourrait être fait
00:14:10quelles mesures
00:14:11pourraient être mises en place
00:14:13pour aider les français
00:14:14face à la vie chère
00:14:15en quelque sorte
00:14:16le président de la république
00:14:16les a convoqués
00:14:17et les a plongés
00:14:18dans la réalité de maintenant
00:14:20de ce point de vue
00:14:21il y avait la volonté
00:14:22d'Emmanuel Macron
00:14:23d'imposer un message
00:14:25c'est que la situation
00:14:26internationale
00:14:26elle s'est dégradée
00:14:28dégradation
00:14:29on l'évoquait
00:14:30sur le front russe
00:14:32ce qui se passe en Ukraine
00:14:33les impacts
00:14:34de ces situations
00:14:35sur la France
00:14:36et puis aussi
00:14:37bien sûr
00:14:38toujours une situation
00:14:39aussi instable
00:14:40au Moyen-Orient
00:14:41et que donc
00:14:42ces situations internationales
00:14:43faisaient peser
00:14:44un certain nombre
00:14:45de contraintes
00:14:46face à des responsables
00:14:48politiques
00:14:48et à des candidats
00:14:49qui
00:14:50c'est un peu
00:14:50le jeu
00:14:51de cette période
00:14:52de campagne
00:14:52font des propositions
00:14:54peut-être
00:14:54sans toujours
00:14:56mesurer
00:14:56toute la situation
00:14:58c'est en tout cas
00:14:59la lecture
00:14:59qu'on en fait
00:14:59du côté
00:15:00d'Emmanuel Macron
00:15:00donc il y avait
00:15:01un côté
00:15:02qui avait une volonté
00:15:04du président
00:15:05de la république
00:15:05de responsabiliser
00:15:06tout le monde
00:15:06de ce point de vue
00:15:07cette démarche
00:15:08elle est plutôt
00:15:09bien accueillie
00:15:09par les responsables
00:15:10politiques
00:15:10qui étaient reçus
00:15:11Manuel Bompard
00:15:12l'a dit
00:15:13Jordan Bardella
00:15:14l'a dit
00:15:15être reçu
00:15:15pour partager
00:15:16des informations
00:15:17avec la représentation nationale
00:15:19des informations
00:15:19sur la situation internationale
00:15:21et vous vous doutez bien
00:15:22que les informations
00:15:23les plus sensibles
00:15:24qui ont été livrées
00:15:25aux responsables politiques
00:15:26nous ne les avons pas
00:15:26entendues
00:15:27dans leurs expressions
00:15:28ça c'est quelque chose
00:15:29que tout le monde
00:15:30a plutôt apprécié
00:15:33mais c'est vrai
00:15:33Samy l'expliquait bien
00:15:34qu'il y a eu
00:15:35ça nous a marqué
00:15:36tout à l'heure
00:15:37lorsque l'on a écouté
00:15:38ses réactions
00:15:38à la sortie
00:15:39il y avait le sentiment
00:15:40de beaucoup de gravité
00:15:41et ça c'est je pense
00:15:42de ce point de vue
00:15:43le message
00:15:44d'Emmanuel Macron
00:15:45le principal message
00:15:46il est bien passé
00:15:47ensuite bien sûr
00:15:48il y a une dimension politique
00:15:49à tout ça
00:15:50lorsque le chef de l'État
00:15:51dit le soutien à l'Ukraine
00:15:52est plus que jamais nécessaire
00:15:54comment ne pas penser
00:15:55à un certain nombre
00:15:56de propositions
00:15:58notamment du côté
00:15:59du Rassemblement National
00:16:00cette polémique
00:16:01sur ce propos
00:16:01de Louis Alliot
00:16:03sur couper le robinet
00:16:04à l'Ukraine
00:16:05on sait que Marine Le Pen
00:16:06s'est un peu distinguée
00:16:08de ce propos là
00:16:09tout en disant néanmoins
00:16:10tout de même
00:16:11que la situation
00:16:12du soutien économique
00:16:13à l'Ukraine
00:16:13devait être un jour posée
00:16:15et donc là
00:16:16il y a une dimension
00:16:17qui est plus politique
00:16:18que l'on a aussi entendu
00:16:19d'ailleurs à la fin
00:16:20de l'intervention
00:16:20du président de la République
00:16:21sur les finances publiques
00:16:23Louis Gbesson
00:16:23c'était ça l'objectif
00:16:24permettre une prise de conscience
00:16:26des Français
00:16:26et aussi des responsables politiques
00:16:27on le disait
00:16:28on les a vus assez inquiets
00:16:30à la sortie
00:16:31alors que les mois qui arrivent
00:16:32vont être très particuliers
00:16:33on le disait avec Gaëtan
00:16:34hausse des coûts d'énergie
00:16:36l'électricité
00:16:36le gaz
00:16:37l'essence
00:16:37sur fond de campagne présidentielle
00:16:39et de possibles menaces hybrides
00:16:41qui vont aller crescendo
00:16:42Oui des candidats à la présidentielle
00:16:43obligés d'admettre
00:16:45que la situation
00:16:46est grave
00:16:46même si clairement
00:16:47ils ne le font pas tous
00:16:48de la même façon
00:16:50en effet
00:16:50ne serait-ce que pour parler
00:16:51de la Russie
00:16:53certains responsables politiques
00:16:54estiment qu'il y a
00:16:55une évolution
00:16:56dans l'opinion
00:16:57qui est de plus en plus
00:16:58détachée finalement
00:16:58à cette guerre
00:17:00qui se déroule
00:17:00en Ukraine
00:17:01c'est ce qui explique
00:17:02d'ailleurs la sortie
00:17:03dont parlait Alexis
00:17:04à l'instant
00:17:05du Rassemblement National
00:17:06sur le robinet d'Est
00:17:08qu'il faudrait couper
00:17:08à l'Ukraine
00:17:09mais quand on écoute
00:17:10Fabien Roussel
00:17:11candidat du parti communiste
00:17:12français à la sortie
00:17:13il dit un peu la même chose
00:17:15il va même plus loin
00:17:16il dit qu'il faut
00:17:17une fin rapide
00:17:17du conflit en Ukraine
00:17:18et que ce sont les choix
00:17:19faits par la France
00:17:20notamment avec
00:17:22la communauté internationale
00:17:23qui font que la guerre continue
00:17:25il y a quand même
00:17:25une inversion totale
00:17:27du récit là
00:17:30qui va aller
00:17:31en s'accentuant
00:17:32au fil des mois
00:17:33au fil
00:17:35qu'on se rapprochera
00:17:37de cette élection
00:17:39présidentielle
00:17:39c'est aussi pour ça
00:17:41que Emmanuel Macron
00:17:42a tenu lui aussi
00:17:43à s'exprimer
00:17:44pour ne pas laisser
00:17:45que les candidats
00:17:46donner leur vision
00:17:47leur version
00:17:48le récit
00:17:49que leur a fait
00:17:49le chef de l'Etat
00:17:50mais avec leurs mots
00:17:51aussi pour Emmanuel Macron
00:17:53lui qui dit
00:17:53vouloir être un garant
00:17:55de cette élection présidentielle
00:17:56entend bien rester aussi
00:17:58un garant
00:17:59des institutions
00:18:00et de la position
00:18:01de la France
00:18:01pour le coup
00:18:02jusqu'au dernier jour
00:18:03malgré cette campagne
00:18:04qui se déroulera sous ses yeux
00:18:05et à laquelle il ne peut pas participer
00:18:06Et ce qu'a martelé
00:18:07le chef de l'Etat
00:18:08concernant la vie chère
00:18:10et le prix des carburants
00:18:11c'est cette hausse
00:18:12cette flambée
00:18:13n'était pas due
00:18:14à des décisions
00:18:15de politique nationale
00:18:16mais c'était bien
00:18:16le résultat
00:18:17de ce qui se passait
00:18:18dans le détroit d'Hormuz
00:18:19et de cette guerre
00:18:21en Iran
00:18:21que la France
00:18:22n'avait pas choisie
00:18:23écoutez
00:18:27Les prix à la pompe
00:18:28atteignent des niveaux historiques
00:18:30qui font aujourd'hui
00:18:32beaucoup souffrir
00:18:33qui accroissent
00:18:34les problèmes
00:18:35de pouvoir d'achat
00:18:36l'inquiétude monte
00:18:37sur les prix du gaz
00:18:38et la situation énergétique
00:18:40Cette situation
00:18:42elle est due
00:18:43intégralement
00:18:44aux guerres
00:18:47et à la situation internationale
00:18:49Patrick, ce qu'Emmanuel Macron
00:18:51a essayé de faire
00:18:52c'est de dire
00:18:52on n'est pas responsable
00:18:53de ce qui se passe
00:18:54au Moyen-Orient
00:18:54ni en Ukraine
00:18:55et on essaye de faire en sorte
00:18:56que ça impacte
00:18:57le moins possible
00:18:57notre société
00:18:58Je crois que les français
00:18:59savent que ce n'est pas
00:19:00une guerre de choix
00:19:01de la France
00:19:02on sait qui a déclenché
00:19:03cette guerre
00:19:04quelles qu'en soient les raisons
00:19:05c'est Donald Trump
00:19:07mais la phrase
00:19:08la plus importante
00:19:10reste quand même
00:19:11nous ne détendons pas
00:19:12la clé d'Hormuz
00:19:13on revient sur
00:19:15ces messages
00:19:16ce qu'on avait entendu
00:19:17à propos du déminage
00:19:18dès que les conditions
00:19:19seront réunies
00:19:20et bien là c'est
00:19:21dès qu'un accord
00:19:22sera trouvé
00:19:23on pourra en participer
00:19:25à l'escorte
00:19:26des tankers
00:19:27pour rentrer
00:19:28et sortir
00:19:28dès qu'un accord
00:19:29sera trouvé
00:19:30mais vous rembobinez
00:19:31un petit peu
00:19:31la conférence de presse
00:19:32il dit
00:19:32on n'y est pas du tout
00:19:33moi j'ai noté
00:19:34que le président
00:19:35ne parle plus du tout
00:19:36d'absolu
00:19:38comme en liberté
00:19:39de navigation
00:19:40dans le détroit d'Hormuz
00:19:41mais bien
00:19:42tout faire
00:19:43pour faciliter
00:19:44la réouverture pacifique
00:19:45pacifique
00:19:46ça ne veut pas dire gratuit
00:19:47donc en fait
00:19:48on va rentrer
00:19:48dans le pragmatisme
00:19:49le plus pur
00:19:50c'est à dire
00:19:50faire sortir
00:19:51du pétrole
00:19:52à très court terme
00:19:53par le détroit d'Hormuz
00:19:54et puis sur le plus long terme
00:19:55mais c'est pas ça
00:19:56qui va nous rassurer
00:19:56pour l'automne
00:19:59puis l'hiver
00:19:59c'est évidemment
00:20:00trouver des canaux
00:20:02différenciés
00:20:03il a un peu moins
00:20:05insisté
00:20:05sur ce fait là
00:20:06mais je sais
00:20:07que ça a été discuté
00:20:08pendant les quelques heures
00:20:10d'entretien
00:20:10il y a un accord bilatéral
00:20:12qui est en train
00:20:13de se faire
00:20:13avec le prince héritier
00:20:14saoudien
00:20:15les saoudiens ont demandé
00:20:17à la France
00:20:17de participer
00:20:18à leur protection
00:20:19après avoir senti
00:20:20que du côté américain
00:20:21ça flottait un peu
00:20:22la France a dit
00:20:23évidemment
00:20:24nous sommes prêts
00:20:25nous sommes des alliés
00:20:25que vous pouvez reconnaître
00:20:27et nous sommes des alliés fiables
00:20:29en revanche
00:20:30il va falloir aussi
00:20:31que nous
00:20:31on ait un peu la priorité
00:20:32sur un certain nombre
00:20:33de cargaisons
00:20:34notamment
00:20:35à travers
00:20:36les pétroliers
00:20:37saoudiens
00:20:37donc ça va se passer comme ça
00:20:39et c'est ça le message aussi
00:20:40c'est à dire
00:20:40qu'on n'y peut rien
00:20:41on n'est pas sortis de l'auberge
00:20:43mais nous
00:20:43on est vraiment
00:20:44en train de nous mobiliser
00:20:46pour faire
00:20:46rentrer du pétrole
00:20:48du gaz
00:20:48sur le territoire français
00:20:50dans une compétition mondiale
00:20:51parce que
00:20:52cette conférence de presse
00:20:53elle pourrait être tenue
00:20:54par un certain nombre
00:20:55de grands responsables
00:20:56dans le monde
00:20:56et tout le monde
00:20:57sera sur la même
00:20:59obligation
00:21:00de faire rapporter
00:21:02de l'énergie
00:21:02et donc c'est une compétition
00:21:03mondiale
00:21:04avec une clé
00:21:05qui pour l'instant
00:21:06n'existe pas
00:21:07malgré
00:21:07les discussions
00:21:08que vous aurez
00:21:09autour de Donald Trump
00:21:10Gaëtan
00:21:10on a bien compris
00:21:11cette lutte
00:21:12en fait
00:21:12pour chaque pays
00:21:13de faire un maximum
00:21:15pour reconstituer ses stocks
00:21:17le président de la République
00:21:18un des côtés
00:21:18où il s'est voulu rassurant
00:21:20c'est sur le gaz
00:21:20en France
00:21:21oui
00:21:22puisque effectivement
00:21:23vous savez
00:21:23la commission européenne
00:21:24impose à tous les pays européens
00:21:26d'avoir
00:21:2775%
00:21:29de stocks de gaz
00:21:30avant le début
00:21:31de l'hiver
00:21:32avant c'était 80%
00:21:33on a diminué
00:21:34l'objectif
00:21:35et bien la France
00:21:36a atteint cet objectif
00:21:37mais si on regarde
00:21:38nos voisins européens
00:21:39et bien il y en a
00:21:40qui sont dans une situation
00:21:42qui est vraiment dramatique
00:21:44notamment la Belgique
00:21:46et l'Allemagne
00:21:46qui pour le moment
00:21:47n'ont constitué
00:21:48que 50%
00:21:50de leurs stocks
00:21:51je vous rappelle
00:21:52que l'hiver
00:21:53c'est demain
00:21:53et que si l'hiver
00:21:55est rigoureux
00:21:56et bien il va y avoir
00:21:57un problème d'approvisionnement
00:21:58notamment pour ces pays
00:22:00est-ce qu'il y aura
00:22:01une solidarité
00:22:02entre pays européens
00:22:03est-ce que la France
00:22:04sera obligée
00:22:06comme d'autres
00:22:06et bien à soutenir
00:22:08l'Allemagne
00:22:09si jamais l'Allemagne
00:22:10n'a pas suffisamment
00:22:11de gaz
00:22:12pour faire face
00:22:13justement
00:22:14à cet hiver
00:22:15d'où
00:22:16les négociations
00:22:18que le président
00:22:18de la République
00:22:19est en train de mener
00:22:20en ce moment
00:22:21avec différents pays
00:22:22pour essayer
00:22:23d'accélérer
00:22:24justement
00:22:25l'approvisionnement
00:22:26en gaz
00:22:27en France
00:22:28mais aussi
00:22:29chez ses partenaires
00:22:30européens
00:22:31on a bien compris
00:22:33aujourd'hui
00:22:33qu'on n'était pas
00:22:35souverain
00:22:35ni en pétrole
00:22:37ni en gaz
00:22:38donc il faut
00:22:39encore une fois
00:22:39multiplier
00:22:40les sources
00:22:41d'approvisionnement
00:22:42il y a aussi
00:22:43un élément
00:22:44qui est très très important
00:22:45c'est qu'aujourd'hui
00:22:46on importe encore
00:22:47du gaz russe
00:22:49mais à partir du mois de janvier
00:22:51c'est terminé
00:22:52ça veut dire
00:22:52que là aussi
00:22:53c'est une source
00:22:54d'approvisionnement
00:22:55en moins
00:22:56tout ceci
00:22:57fait grimper les prix
00:22:58et puis pour le pétrole
00:23:00effectivement
00:23:00aujourd'hui
00:23:01vous avez vu
00:23:02que c'était
00:23:02un élément
00:23:04clé
00:23:04pour de nombreux
00:23:05pays
00:23:06c'est ça aussi
00:23:07qui fait
00:23:08progresser
00:23:08les prix
00:23:09il y a certains
00:23:10pays qui sont
00:23:11prêts de toute façon
00:23:12à multiplier
00:23:14le prix du pétrole
00:23:15de manière
00:23:16à assurer
00:23:17cet approvisionnement
00:23:18Patrick Sos
00:23:19c'est un G7
00:23:19de l'énergie
00:23:20c'est une des propositions
00:23:21du président de la république
00:23:22est-ce que ça peut
00:23:22faire avancer les choses
00:23:23compliqué
00:23:24puisque dans le G7
00:23:25vous avez un président
00:23:26américain
00:23:27et donc
00:23:27on l'a compris
00:23:28depuis plusieurs années
00:23:30premier mandat
00:23:30depuis le début
00:23:32du deuxième
00:23:32c'est une espèce
00:23:33de G6
00:23:35plus 1
00:23:36où en fait
00:23:37la salle est totalement
00:23:38vitrifiée
00:23:38dès que Donald Trump
00:23:39rentre dans la pièce
00:23:40d'ailleurs
00:23:41au sens propre du terme
00:23:42sous des bouts
00:23:43des images déviants
00:23:44où il arrive avec
00:23:44un peu de retard
00:23:45et il joue vraiment
00:23:46le toreador
00:23:48dans l'arène
00:23:49donc de toute façon
00:23:50pour le coup
00:23:50on est sur un conflit
00:23:51de choix
00:23:52pour Donald Trump
00:23:53qui commence déjà
00:23:54en fait
00:23:55à évacuer
00:23:56la responsabilité américaine
00:23:57sur le détroit d'Hormuz
00:23:58pour se lancer
00:23:59sur une responsabilité
00:24:01potentielle
00:24:01de l'Ukraine
00:24:02sur les raffineries
00:24:03russes
00:24:04Gaëtan en parlait
00:24:05à l'instant
00:24:05donc les discussions
00:24:06seront difficiles
00:24:08mais pour le coup
00:24:09il va s'agir
00:24:10d'avoir une certaine
00:24:12responsabilité
00:24:12pour disons
00:24:13les six autres
00:24:13c'est-à-dire
00:24:14dans cette compétition
00:24:15mondiale
00:24:16avec des enjeux
00:24:17de souveraineté
00:24:18qu'on peut tout à fait
00:24:19comprendre
00:24:19on peut comprendre
00:24:20nous français
00:24:21que les japonais
00:24:22aient les mêmes nécessités
00:24:23que nous
00:24:23à des milliers de kilomètres
00:24:24mais peut-être
00:24:25qu'en le faisant
00:24:26en bonne intelligence
00:24:27plutôt qu'en termes
00:24:28de piraterie de haut vol
00:24:29à renchérir
00:24:30comme sur une table
00:24:31de poker
00:24:31c'est une possibilité
00:24:33mais encore une fois
00:24:34vous avez l'éléphant
00:24:35dans la pièce
00:24:35qui s'appelle
00:24:36Donald Trump
00:24:37et on sent que
00:24:37à part un ou deux membres
00:24:41représentants
00:24:41au chef d'état
00:24:42ou de gouvernement
00:24:42dans ce G7
00:24:43les autres ont tendance
00:24:44tout simplement
00:24:45et je le dis vraiment
00:24:46sans caricaturer
00:24:47et bien à se taire
00:24:48c'est tout
00:24:48Alexis Cuvillier
00:24:50cette conférence
00:24:50est extrêmement intéressante
00:24:52parce qu'Emmanuel Macron
00:24:53a déclaré aussi
00:24:54vouloir
00:24:54dans ces mois
00:24:55qui vont précéder
00:24:56l'élection présidentielle
00:24:57avoir une espèce
00:24:58de rôle
00:24:58de garant
00:24:59pas de commentateur
00:25:01de la vie politique
00:25:02mais de garant
00:25:03c'est ce qu'il essaye
00:25:04de faire là aussi
00:25:05en communiquant
00:25:06avec les différents
00:25:07chefs de parti
00:25:08pour essayer
00:25:10de rythmer
00:25:11cette élection
00:25:11c'était la dernière partie
00:25:13de la conférence de presse
00:25:14lorsqu'il a répondu
00:25:15à une question
00:25:15sur le sujet
00:25:16il a défendu à nouveau
00:25:18ce type de réunion
00:25:19dont il est à l'initiative
00:25:21le format Saint-Denis
00:25:23on vous interrompt
00:25:24Alexis
00:25:25priorité au direct
00:25:25Marine Le Pen
00:25:26s'exprime
00:25:27depuis le département
00:25:27de l'Aude
00:25:28justement
00:25:28sur l'intervention
00:25:29d'Emmanuel Macron
00:25:30et je suis prêt
00:25:31à prendre le pari
00:25:33si la situation
00:25:34continue
00:25:35voir si elle s'aggrave
00:25:36ce qui fait partie
00:25:38des possibilités
00:25:39qu'ils en viendront
00:25:40à cela
00:25:41parce qu'en réalité
00:25:42il n'y a pas
00:25:43d'autre solution
00:25:44que celle-là
00:25:45le risque que prend
00:25:46Emmanuel Macron
00:25:47en ne mettant pas
00:25:48en place
00:25:49cette solution
00:25:49c'est le risque
00:25:50du blocage
00:25:51de l'économie
00:25:52mais c'est aussi
00:25:53le risque en réalité
00:25:54de la perte massive
00:25:55de recettes pour l'Etat
00:25:56parce qu'à partir du moment
00:25:57à partir d'un certain niveau
00:25:59de coût des carburants
00:26:01les gens vont arrêter
00:26:02quand ils le peuvent
00:26:04de consommer du carburant
00:26:05et la baisse de consommation
00:26:07du carburant
00:26:07va entraîner
00:26:08des baisses massives
00:26:09de recettes pour l'Etat
00:26:10donc les économies
00:26:11qu'ils veulent en réalité
00:26:12faire
00:26:13en laissant souffrir
00:26:14les français
00:26:15et bien
00:26:16ils ne les feront pas
00:26:17et ils laisseront souffrir
00:26:18les français
00:26:19et ils risquent
00:26:21de surcroît
00:26:22de bloquer
00:26:22l'ensemble
00:26:23de l'économie
00:26:24il dit que
00:26:25une position de baisse
00:26:26de la TVA
00:26:26coûterait environ
00:26:2711 milliards d'euros
00:26:29est-ce que c'est vraiment
00:26:30réaliste
00:26:31entre guillemets
00:26:31dans un contexte
00:26:32d'économie budgétaire
00:26:33oui c'est réaliste
00:26:34parce que
00:26:35ça ne veut rien dire
00:26:36un contexte
00:26:37d'économie budgétaire
00:26:38quelles économies
00:26:39sur quoi
00:26:39nous n'avons pas
00:26:41la même manière
00:26:42de voir
00:26:42les économies
00:26:43qui doivent être faites
00:26:43c'est clair ça
00:26:44tout le monde dit
00:26:45il faut faire des économies
00:26:46mais il y en a qui veulent faire
00:26:47des économies
00:26:48sur les retraités
00:26:49certains veulent faire
00:26:49des économies
00:26:50sur les malades
00:26:51avec les franchises médicales
00:26:52ou les déremboursements
00:26:54de médicaments
00:26:54nous
00:26:55nous souhaitons faire
00:26:56des économies
00:26:56sur le fonctionnement
00:26:58des administrations
00:27:00sur le train de vie
00:27:01de l'Etat
00:27:02mais aussi sur des politiques
00:27:03qu'aujourd'hui
00:27:03nous contestons
00:27:05d'autant plus fermement
00:27:06qu'elles nous apparaissent
00:27:09insoutenables
00:27:09type le financement
00:27:11massif
00:27:12de l'immigration
00:27:13vous voyez donc
00:27:14c'est juste
00:27:15qu'ils font le choix
00:27:16encore une fois
00:27:17de refuser
00:27:19de venir en aide
00:27:20non seulement
00:27:21aux français
00:27:22mais également
00:27:23au pays
00:27:23et à l'économie du pays
00:27:24et sur votre proposition
00:27:25de baisse de la TVA
00:27:26Madame Le Pen
00:27:26Emmanuel Macron répond
00:27:28que l'état des finances publiques
00:27:28ne le permet pas
00:27:29et dit plutôt que de dépenser
00:27:30un maximum d'argent
00:27:31il faut traiter les causes
00:27:32il a tenu une réunion
00:27:33avec les chefs de parti
00:27:34notamment Jean-Déon Bardella
00:27:35où il a alerté
00:27:37sur la situation internationale
00:27:38qui s'aggrave la menace
00:27:39qui s'aggrave la menace russe
00:27:41oui alors ça
00:27:41n'importe qui est capable
00:27:42de le faire
00:27:43vous allez dans les rues
00:27:43là vous demandez à quelqu'un
00:27:44il est capable de vous dire
00:27:46oulala
00:27:46il y a un problème
00:27:48à l'international
00:27:48et donc c'est catastrophique
00:27:51pour les intérêts
00:27:51de la France
00:27:53mais et
00:27:55et quoi
00:27:56et ces choses là
00:27:56nous dépassent
00:27:57feignons d'en être
00:27:57les organisateurs
00:27:58c'est ça
00:27:58en réalité
00:27:59il n'a aucune solution
00:28:01à apporter
00:28:02pour régler
00:28:03le problème
00:28:04de
00:28:05aujourd'hui
00:28:06l'augmentation
00:28:06des carburants
00:28:07donc la seule
00:28:09possibilité
00:28:10qui est la chaîne
00:28:11c'est
00:28:11ce sur quoi
00:28:12il a
00:28:13un pouvoir
00:28:14c'est de baisser
00:28:15les taxes
00:28:16sur les carburants
00:28:17voilà
00:28:18c'est la seule possibilité
00:28:19qu'il a
00:28:19et encore une fois
00:28:20il y viendra
00:28:21mais il y viendra
00:28:22comme d'habitude
00:28:23trop tard
00:28:24après avoir critiqué
00:28:25notre proposition
00:28:26après l'avoir
00:28:28ridiculisé
00:28:29après avoir trouvé
00:28:30mille arguments
00:28:31pour ne pas la mettre en oeuvre
00:28:32ils finiront
00:28:33par la mettre en oeuvre
00:28:34de la même manière
00:28:35que lorsque nous avons demandé
00:28:36la baisse de la contribution
00:28:38à l'Union Européenne
00:28:39ils nous ont également
00:28:40critiqué
00:28:41ridiculisé
00:28:42indiqué que c'était impossible
00:28:43et que vient de faire
00:28:44le Premier ministre
00:28:45il vient de demander
00:28:46à ce qu'il y ait
00:28:47une ristourne
00:28:48sur la contribution
00:28:49de la France
00:28:50à l'Union Européenne
00:28:51je prends le pari
00:28:52qu'il y viendra
00:28:52pour vous
00:28:52vous êtes certaine
00:28:53Emmanuel Macron
00:28:54finira par vous donner raison
00:28:55à votre demande
00:28:56bien sûr
00:28:56car il n'y a pas
00:28:57d'autres possibilités
00:28:58vous voyez bien
00:28:59que la politique
00:29:00des chèques
00:29:01est une politique
00:29:02qui n'est pas suffisante
00:29:04pour pouvoir relancer
00:29:05l'économie
00:29:06qui là pour le coup
00:29:07est terriblement coûteuse
00:29:09parce que non seulement
00:29:10on va avoir une baisse
00:29:11de la consommation
00:29:12des carburants
00:29:12et donc une baisse
00:29:13des recettes
00:29:13de l'Etat d'un côté
00:29:14mais de surcroît
00:29:15il y aura des chèques
00:29:18qui devront sortir
00:29:19du budget
00:29:19de l'Etat
00:29:20et qui ne toucheront pas
00:29:22nous le savons déjà
00:29:22tous ceux
00:29:23qui en ont besoin
00:29:25le manifestement
00:29:25là c'est pas du tout
00:29:26sa priorité
00:29:27mais qu'est-ce que
00:29:27c'est un motif
00:29:28de censure
00:29:29pour vous ?
00:29:31ça le motif
00:29:32de censure
00:29:33il s'en sert
00:29:34à l'intérieur
00:29:34d'un budget
00:29:35moi j'ai pas vu
00:29:36le budget
00:29:36pour l'instant
00:29:36j'ai entendu
00:29:37des grandes déclarations
00:29:40il n'y a pas
00:29:40de précision
00:29:41il n'y a aucune
00:29:42précision
00:29:43sur ces sujets
00:29:44j'ai fait savoir
00:29:46et Jordan Bardella
00:29:47a fait connaître
00:29:48également
00:29:50quelles étaient
00:29:51les lignes
00:29:52qui ne nous apparaissaient
00:29:53pas admissibles
00:29:54et on va avoir
00:29:55très certainement
00:29:56l'occasion d'en parler
00:29:56avec le gouvernement
00:29:57rapidement
00:30:06voilà pour la prise
00:30:12de parole
00:30:12de Marine Le Pen
00:30:13qui se trouve
00:30:14à Pommasse
00:30:15dans l'Aude
00:30:16c'est ce village
00:30:16qui avait été frappé
00:30:17fin août
00:30:17par une tornade
00:30:18qui avait fait
00:30:1839 blessés
00:30:20la candidate
00:30:20du rassemblement
00:30:21national
00:30:21qui poursuit
00:30:22donc sa campagne
00:30:23Alexis Cuvillier
00:30:25Marine Le Pen
00:30:26qui a eu ces mots
00:30:26Emmanuel Macron
00:30:27refuse d'aider
00:30:28les français
00:30:30baisser les taxes
00:30:30c'est la seule possibilité
00:30:32il y viendra
00:30:32mais trop tard
00:30:33oui elle avait déjà
00:30:34avancé cet argument
00:30:36que au final
00:30:38le gouvernement
00:30:39français
00:30:40serait confronté
00:30:41à une hausse continue
00:30:42des prix du carburant
00:30:43dans la situation
00:30:44qui est celle
00:30:45que l'on décrit
00:30:46depuis tout à l'heure
00:30:46d'une dégradation
00:30:47encore plus marquée
00:30:48ces dernières semaines
00:30:49et que donc
00:30:50à la fin
00:30:50cette solution
00:30:51qu'ils ont imposée
00:30:53de longue date
00:30:53dans le débat
00:30:54là dessus
00:30:54il faut leur reconnaître
00:30:55de la constance
00:30:56cette solution
00:30:57de baisser la TVA
00:30:58de baisser les taxes
00:30:59sur les énergies
00:31:00elle va s'imposer
00:31:01à Emmanuel Macron
00:31:02ce n'est évidemment
00:31:03pas ce que dit
00:31:04le président de la république
00:31:06il ne revient pas
00:31:07particulièrement
00:31:08sur cette proposition
00:31:09mais ce serait
00:31:10un changement
00:31:11de philosophie
00:31:12énorme
00:31:12par rapport aux annonces
00:31:13notamment
00:31:13qui ont été faites hier
00:31:14du côté de Matignon
00:31:16que d'ouvrir
00:31:17cette brèche
00:31:19d'une baisse
00:31:19généralisée
00:31:20des taxes
00:31:21alors qu'une fois encore
00:31:22le président de la république
00:31:24le premier ministre
00:31:25défende la stratégie
00:31:26des aides
00:31:26des aides ciblées
00:31:27Emmanuel Macron
00:31:29a ouvert la possibilité
00:31:30que ces aides
00:31:32puissent être
00:31:33consolidées
00:31:34a-t-il dit tout à l'heure
00:31:35lors de cette conférence
00:31:36de presse
00:31:36consolider des mesures
00:31:37d'accompagnement
00:31:38pour les filières
00:31:39les pêcheurs
00:31:39les agriculteurs
00:31:40il a évoqué des aides
00:31:42réévaluées
00:31:43adaptées
00:31:44donc là
00:31:44il y a peut-être
00:31:46une marge
00:31:46une marge
00:31:47qui est laissée
00:31:48dans les mains
00:31:49du premier ministre
00:31:50c'est le premier ministre
00:31:50qui doit y retravailler
00:31:51avec des annonces
00:31:53gouvernementales
00:31:53peut-être
00:31:54en début de semaine prochaine
00:31:55mais le chef de l'état
00:31:56lui on l'a bien compris
00:31:57aujourd'hui
00:31:57il était un peu
00:31:58en surplomb
00:31:59une position
00:32:00qui n'a pas du tout
00:32:01convaincu
00:32:01le rassemblement national
00:32:02on l'a entendu
00:32:03déjà tout à l'heure
00:32:04Jordan Bardella
00:32:05qui assistait lui
00:32:05à la réunion
00:32:06contrairement à Marine Le Pen
00:32:08Jordan Bardella
00:32:09disait qu'il n'avait pas
00:32:10eu de réponse
00:32:10sur cette question
00:32:11qu'il avait portée
00:32:12Gaëtan Mellin
00:32:13c'est intéressant de voir
00:32:13l'angle d'attaque
00:32:14de Marine Le Pen
00:32:14elle parle de l'économie
00:32:15elle dit attention
00:32:16si on ne fait rien
00:32:17ça va bloquer
00:32:18l'économie France
00:32:19et quand on voit au fond
00:32:20un gazole
00:32:21le prix moyen
00:32:22qui est à 2,39
00:32:23dans quelques semaines
00:32:23on sera peut-être
00:32:24à 2,50
00:32:25voire au-delà
00:32:26effectivement
00:32:27ça peut avoir
00:32:28des répercussions économiques
00:32:29très lourdes
00:32:30sur l'activité française
00:32:32c'est l'argument
00:32:32mis en avant
00:32:33effectivement
00:32:33par le rassemblement national
00:32:35en indiquant
00:32:35que certains automobilistes
00:32:37qui ne pourront plus mettre
00:32:38du carburant
00:32:40dans leur voiture
00:32:40et bien n'iront plus travailler
00:32:42et donc au final
00:32:44ce sera donc
00:32:45des recettes supplémentaires
00:32:46en moins
00:32:46dans les caisses de l'état
00:32:47parce qu'il y aura moins
00:32:48de cotisations
00:32:49et puis
00:32:50certains métiers
00:32:51les pêcheurs
00:32:51les agriculteurs
00:32:52ou bien encore
00:32:53le BTP
00:32:54eux aussi
00:32:54vont réduire
00:32:55leur activité
00:32:56et donc cela
00:32:57effectivement
00:32:58aura un impact
00:32:59sur l'économie
00:33:00ce qu'il faut rappeler
00:33:02aujourd'hui
00:33:02c'est que
00:33:04le Premier ministre
00:33:05a décidé
00:33:06de cibler
00:33:07les aides
00:33:08sur les gros rouleurs
00:33:09potentiellement
00:33:10aujourd'hui
00:33:10ce sont 3 millions
00:33:11d'automobilistes
00:33:12qui sont concernés
00:33:13par cette aide
00:33:14carburant
00:33:14de 100 euros
00:33:16mais seulement
00:33:161,5 million
00:33:17en ont fait
00:33:18la demande
00:33:19pourquoi ?
00:33:19parce que tout simplement
00:33:20c'est beaucoup trop compliqué
00:33:22certains nous l'expliquent
00:33:24donc effectivement
00:33:25on pourrait
00:33:26dans un premier temps
00:33:28simplifier tout cela
00:33:29simplifier
00:33:31les démarches administratives
00:33:32pour obtenir cette aide
00:33:33et puis effectivement
00:33:34cette aide de 100 euros
00:33:35rappelez-vous
00:33:36elle a été mise en place
00:33:37en avril
00:33:38en espérant effectivement
00:33:39que la crise
00:33:40ne dure pas
00:33:41après l'été
00:33:42on est après l'été
00:33:43la crise dure
00:33:45et va même
00:33:45s'amplifier
00:33:46donc il y a peut-être
00:33:47moyen effectivement
00:33:49de refaire
00:33:50une aide supplémentaire
00:33:51est-ce qu'il faut
00:33:52élargir
00:33:53les automobilistes
00:33:55est-ce qu'il faut aller
00:33:56au-delà
00:33:56de ces 3 millions
00:33:57de personnes
00:34:00on verra
00:34:01ce que le gouvernement
00:34:01choisit
00:34:02en tout cas
00:34:03il est évident
00:34:03que le Premier ministre
00:34:05qui va consulter
00:34:06ses ministres
00:34:08lundi prochain
00:34:09autour d'un séminaire
00:34:11va faire le point
00:34:11sur les économies
00:34:13supplémentaires
00:34:14ministère par ministère
00:34:16qui pourraient justement
00:34:17permettre
00:34:17de financer
00:34:18de nouvelles aides
00:34:19pour ces gros rouleurs
00:34:21mais également
00:34:21pour tous ces secteurs
00:34:22d'activité
00:34:23on l'a vu cette semaine
00:34:23avec les pêcheurs
00:34:25qui sont dans
00:34:26une profonde détresse
00:34:27Merci Gaëtan
00:34:28voilà pour la tâche
00:34:28du Premier ministre
00:34:30on va à l'Elysée
00:34:30retrouver Anthony Lebeau
00:34:32Anthony vous étiez
00:34:32dans cette salle de presse
00:34:34où Emmanuel Macron
00:34:35a tenu son discours
00:34:37avec des perspectives
00:34:38tout de même
00:34:38assez sombres
00:34:42Oui la situation
00:34:43est grave
00:34:44a dit Emmanuel Macron
00:34:45dû à la situation
00:34:47internationale
00:34:47le chef de l'Etat
00:34:48a déploré
00:34:49des prix à la pompe
00:34:51qui ont atteint
00:34:51des niveaux historiques
00:34:52et qui font beaucoup
00:34:53je le cite
00:34:53souffrir
00:34:54les français
00:34:55mais cette situation
00:34:56est due intégralement
00:34:58à marteler plusieurs fois
00:34:59le chef de l'Etat
00:35:00aux guerres
00:35:01et pas aux conséquences
00:35:02des décisions
00:35:03gouvernementales
00:35:04fin de citation
00:35:05il cite ici précisément
00:35:06le blocage
00:35:07et la fermeture
00:35:08du détroit d'Ormous
00:35:09qui est une route maritime
00:35:10absolument essentielle
00:35:11pour la circulation
00:35:13et le transit
00:35:13du gaz
00:35:14et du pétrole
00:35:15cette crise
00:35:16va durer
00:35:17cette situation
00:35:18va rythmer
00:35:19la vie de nos compatriotes
00:35:21durant les prochaines semaines
00:35:22c'est ce qu'a dit
00:35:22le chef de l'Etat
00:35:23qui a promis
00:35:24des résultats
00:35:25rapides
00:35:26pour les familles
00:35:27qui souffrent
00:35:27écoutez le chef de l'Etat
00:35:29le gouvernement
00:35:30moi-même
00:35:31avons à coeur
00:35:31d'accompagner
00:35:32nos compatriotes
00:35:33dans cette période
00:35:34que je sais
00:35:34si dure
00:35:35et je veux leur dire ici
00:35:36que nous sommes
00:35:37à leur côté
00:35:38et que nous nous mobiliserons
00:35:39je l'ai dit
00:35:40le Premier ministre
00:35:41dans les heures et jours à venir
00:35:42aura à mener ces travaux
00:35:43pour ma part
00:35:44dès dimanche
00:35:45je verrai le Premier ministre
00:35:45du Canada
00:35:46je verrai plusieurs autres dirigeants
00:35:48à New York
00:35:48lundi et mardi
00:35:49et j'aurai l'occasion
00:35:50de revenir
00:35:51à l'issue
00:35:52de ces déplacements
00:35:53devant les Françaises
00:35:54et les Français
00:35:54à la fois pour leur rendre compte
00:35:56de nos actions
00:35:56et revenir aussi
00:35:57sur les prochains mois
00:35:59nous agissons
00:36:00c'est ce que martèle
00:36:01Emmanuel Macron
00:36:01il veut absolument sécuriser
00:36:03les approvisionnements
00:36:04en gaz
00:36:04et en fuel
00:36:06pour l'hiver
00:36:08notamment
00:36:08qui arrive
00:36:09il a annoncé
00:36:09plusieurs initiatives
00:36:10notamment la poursuite
00:36:11des discussions diplomatiques
00:36:12pour tenter de rouvrir
00:36:13pacifiquement le détroit d'Hormuz
00:36:15la France
00:36:16accompagnera
00:36:16ces discussions
00:36:17si tenté
00:36:18que ce soit possible
00:36:19il annonce aussi
00:36:20saisir
00:36:21aujourd'hui
00:36:21la Commission européenne
00:36:22pour tenter d'avoir
00:36:23un peu plus de flexibilité
00:36:24notamment
00:36:24dans le stockage
00:36:26des approvisionnements
00:36:28en gaz
00:36:28et en pétrole
00:36:29et puis aussi
00:36:31essayer de créer
00:36:32en quelque sorte
00:36:32de nouvelles routes maritimes
00:36:34pour les approvisionnements
00:36:35d'où un certain nombre
00:36:36d'appels internationaux
00:36:37notamment avec des leaders
00:36:38du Moyen-Orient
00:36:39du Golfe
00:36:40en particulier
00:36:41les dirigeants
00:36:42d'Arabie Saoudite
00:36:43Emmanuel Macron
00:36:44qui a promis des résultats
00:36:45en matière
00:36:46de baisse des prix
00:36:47en matière aussi
00:36:48d'approvisionnement
00:36:49pour les Français
00:36:50qui souffrent
00:36:51les familles
00:36:52qui souffrent
00:36:52il a annoncé
00:36:53effectivement aussi
00:36:53la tenue
00:36:54d'un certain nombre
00:36:55de réunions
00:36:55à partir de lundi
00:36:56présidé par le Premier ministre
00:36:57Sébastien Lecornu
00:36:58avec une méthode
00:37:00quand même tracée
00:37:01par le chef de l'État
00:37:01qui l'a martelé encore
00:37:02face aux journalistes
00:37:03tout à l'heure
00:37:04d'abord agir
00:37:05sur les causes
00:37:06de la guerre
00:37:06plutôt que dépenser
00:37:08encore plus d'argent
00:37:09en raison
00:37:10de contraintes budgétaires
00:37:11de contraintes financières
00:37:13c'est ce qu'a dit
00:37:13Emmanuel Macron
00:37:15Anthony Lebeau
00:37:15avec Bruno Ferro
00:37:16à l'Elysée
00:37:17pour BFM TV
00:37:18Patrick Sos
00:37:19on a eu un président
00:37:21de la République
00:37:21qui a vanté son action
00:37:22en diplomatique
00:37:22Anthony le rappelait
00:37:23à l'instant
00:37:24mais en même temps
00:37:24quand il nous dit
00:37:25un on n'a pas la clé d'hormouze
00:37:26deux il n'y a pas d'accord
00:37:27à court terme possible
00:37:29entre l'Iran
00:37:29et les Etats-Unis
00:37:31au fond on se dit
00:37:31c'est un président
00:37:32qui est assez impuissant
00:37:33face aux crises internationales
00:37:35qui nous explique
00:37:36qu'il va falloir se débrouiller
00:37:37se débrouiller
00:37:38à très court terme
00:37:39quitte à être pragmatique
00:37:41et j'irais louvoyer
00:37:43pour garder un langage maritime
00:37:44je rappelle vraiment
00:37:45cette nouvelle expression
00:37:47si je puis dire
00:37:47c'est assurer
00:37:48la navigation pacifique
00:37:50dans le détroit d'hormouze
00:37:52pas la liberté de navigation
00:37:53telle qu'on la connaîtrait
00:37:54dans une convention
00:37:55comme celle de Montego Bay
00:37:57c'est-à-dire
00:37:57où on ne fait pas payer
00:37:58il y a une liberté de navigation
00:38:00donc on va faire avec
00:38:01dans ce qu'on appelle
00:38:03en diplomatie
00:38:03une espèce de new normal
00:38:05un nouveau
00:38:06une nouvelle normalité
00:38:07c'est-à-dire
00:38:07très bien
00:38:08il faudra peut-être
00:38:08payer aux Iraniens
00:38:09et puis tant qu'à faire
00:38:11payer aux Eau Manet
00:38:12ça coûtera plus cher
00:38:13mais
00:38:13payer plus cher
00:38:14ou ne plus faire passer
00:38:16de pétrole
00:38:17souvenez-vous
00:38:18les mots de Patrick Pouyanné
00:38:19au tout début
00:38:20du retour
00:38:21des super tankers
00:38:22qui étaient prêts
00:38:23à payer
00:38:24cette espèce de dim
00:38:25de raquettes
00:38:25appelez-le comme vous voulez
00:38:27mais pour faire passer
00:38:28et on reviendra
00:38:30et vous avez remarqué
00:38:31quand même
00:38:31que le président
00:38:32a essayé de vraiment
00:38:33appuyer sur le mot
00:38:34sur les mots
00:38:35sécuriser les approvisionnements
00:38:37parce que ces mots-là aussi
00:38:39on sent que certains candidats
00:38:41ou certaines équipes
00:38:42vont jouer avec
00:38:42qui dit approvisionnement
00:38:44dit le mot qui irait avec
00:38:45la pénurie
00:38:46et ça
00:38:47pénurie
00:38:48peur
00:38:48c'est différent
00:38:49d'un prix
00:38:50très élevé
00:38:51c'est intenable
00:38:52je reprends
00:38:52je ne suis pas
00:38:53de l'entourage
00:38:54d'Emmanuel Macron
00:38:54mais je reprends
00:38:55son mot
00:38:56intenable
00:38:56c'est intenable
00:38:57pour la France
00:38:58entière
00:38:58mais il n'y a pas
00:38:59de pénurie
00:39:00pour l'instant
00:39:01et là ce serait
00:39:01quelque chose
00:39:02de vraiment pire
00:39:03sachant que j'ai quand même
00:39:05remarqué encore une fois
00:39:06et la dialectique
00:39:07est vraiment importante
00:39:08dans le langage diplomatique
00:39:10y compris du président
00:39:10de la république
00:39:11on est toujours
00:39:11sur une situation
00:39:12volatile
00:39:13sur une dégradation
00:39:14non
00:39:14là en fait
00:39:15pas de faux semblants
00:39:16la situation est grave
00:39:17Alexis Gavillier
00:39:18des observateurs
00:39:19au sein de la
00:39:20de la Macronie
00:39:22du camp présidentiel
00:39:23s'étonnent
00:39:24de ce qui est en train
00:39:25de se passer là
00:39:25Marine Le Pen
00:39:26une des principales
00:39:27candidates à l'élection
00:39:28présidentielle
00:39:29qui est
00:39:30favorite
00:39:31vous le savez
00:39:31du premier tour
00:39:32pour le premier tour
00:39:33dans différents sondages
00:39:34qui a donc choisi
00:39:35d'évoquer cette situation
00:39:36depuis un déplacement
00:39:38c'est vrai
00:39:38prévu il y a longtemps
00:39:39qu'elle n'a pas voulu annuler
00:39:41pour venir assister
00:39:42à cette réunion
00:39:43à l'Elysée
00:39:44ce matin
00:39:45elle a laissé
00:39:46Jordan Bardella
00:39:46la représenter
00:39:47une absence
00:39:48qui n'est pas à la hauteur
00:39:50disent certaines sources
00:39:52alors qu'elle a
00:39:53évidemment
00:39:53les plus hautes ambitions
00:39:54avec de la légèreté
00:39:56dans les propos
00:39:57qu'elle a tenus
00:39:59tout à l'heure
00:39:59pareil
00:40:00je parle de même source
00:40:02du côté de la Macronie
00:40:03une incompréhension
00:40:04sur ce qui est en train
00:40:05de se passer
00:40:06évidemment ça
00:40:07c'est le jeu
00:40:07c'est le jeu politique
00:40:09Marine Le Pen
00:40:10elle a assumé
00:40:10cette position
00:40:11elle l'a dit hier
00:40:12au micro de Sophie Dupont
00:40:14elle ne souhaitait pas
00:40:15assister à cette réunion
00:40:16elle a laissé
00:40:17Jordan Bardella
00:40:17y aller
00:40:18et ils ont estimé
00:40:20tous les deux
00:40:20qu'ils n'avaient pas
00:40:22obtenu de réponse
00:40:23sur les points
00:40:23qu'ils ont portés
00:40:24et eux étaient plutôt
00:40:25sur la situation
00:40:27des carburants
00:40:28la situation énergétique
00:40:29ils espéraient une réponse
00:40:30sur le sujet des taxes
00:40:31inquiétude d'Emmanuel Macron
00:40:32donc sur la crise
00:40:34au Moyen-Orient
00:40:35mais aussi sur la guerre
00:40:36en Ukraine
00:40:36le président de la république
00:40:37qui a évoqué notamment
00:40:38ces fameuses menaces
00:40:40hybrides russes
00:40:41y compris
00:40:41sur notre sol
00:40:42écoutez
00:40:43nous avons subi
00:40:44des attaques informationnelles
00:40:46nous avons subi
00:40:46des attaques cyber
00:40:47elles ont été documentées
00:40:49attribuées
00:40:49et nous savons
00:40:51là aussi
00:40:52elles ont été attribuées
00:40:52qu'il y a eu plusieurs attaques
00:40:53très claires
00:40:54physiques
00:40:55dans l'espace européen
00:40:56le jour où on sera attaqué
00:40:58physiquement
00:40:59on ne nous préviendra pas
00:41:00je préfère vous le dire
00:41:01ça ne marchera pas comme ça
00:41:02il n'y a pas eu de message
00:41:03d'alerte pour dire
00:41:04qu'ils allaient attaquer
00:41:04à la Yves-Siche
00:41:05donc c'est pour ça
00:41:06qu'il faut de la vigilance
00:41:07mais oui
00:41:07nous avons déjà été
00:41:09l'objet d'attaques hybrides
00:41:10je vous en ai déjà rendu compte
00:41:11plusieurs d'entre elles
00:41:12ont été attribuées
00:41:13et oui ce risque
00:41:14il existe
00:41:15il est réel
00:41:15et la menace
00:41:17a été réhaussée
00:41:18et donc face à ça
00:41:19on agit
00:41:21Sergueï Gérnaf
00:41:22le président de la république
00:41:23qui met les choses au point
00:41:24sur la menace russe
00:41:26et la menace russe
00:41:26qui pèse sur la France
00:41:28la nature de l'agressivité russe
00:41:29et des menaces en Europe
00:41:31change
00:41:31nous avons été victimes
00:41:33nous aussi
00:41:33d'attaques et de menaces
00:41:34Oui
00:41:35mais vous savez
00:41:36les responsables
00:41:37des renseignements
00:41:38les responsables militaires
00:41:41le ministre des affaires étrangères
00:41:43le président Macron
00:41:44le premier ministre
00:41:45ils l'ont dit
00:41:46à plusieurs reprises
00:41:47donc ça c'est une évidence
00:41:48mais vous avez entendu
00:41:49et les représentants
00:41:51les dirigeants
00:41:52des partis
00:41:52qui sont concernés
00:41:54par l'élection présidentielle
00:41:55et leurs représentants
00:41:56y compris sur ce plateau
00:41:57dire
00:41:58mais non ça n'existe pas
00:41:59tout à l'heure
00:42:00il y avait un représentant
00:42:01de RN
00:42:02qui disait
00:42:02mais c'est prétendu
00:42:04intervention
00:42:05des russes
00:42:06en disant
00:42:08qu'en fait
00:42:08on raconte n'importe quoi
00:42:10et vous avez entendu
00:42:12aussi le dirigeant
00:42:12du parti communiste
00:42:13qui lui
00:42:14il accuse l'Ukraine
00:42:15en fait
00:42:15en gros
00:42:16et la guerre en Ukraine
00:42:17de cette crise mondiale
00:42:19comme d'ailleurs
00:42:19le président Trump
00:42:20parce qu'il y a quelques jours
00:42:22le président Trump
00:42:22disait
00:42:23le président Zelensky
00:42:24devrait cesser
00:42:25les attaques
00:42:25sur les raffineries russes
00:42:27parce que sinon
00:42:27ça provoque
00:42:28une crise
00:42:29non seulement de pétrole
00:42:30et non seulement
00:42:31la crise mondiale
00:42:32mais la crise
00:42:32de diesel
00:42:33dans le monde
00:42:34ce qui est complètement faux
00:42:35mais bon
00:42:36vous voyez
00:42:37on est en campagne présidentielle
00:42:39donc bien évidemment
00:42:40tous les moyens sont bons
00:42:41mais c'est vrai
00:42:42que la géopolitique
00:42:43s'est immiscée
00:42:44dans cette campagne présidentielle
00:42:46et d'ailleurs
00:42:47les gens qui disent
00:42:48non l'international
00:42:49ça ne nous concerne pas
00:42:50nous on va parler
00:42:51que des problèmes internes
00:42:52et c'est faux
00:42:53parce que l'international
00:42:54et la géopolitique
00:42:56Macron a raison
00:42:57de dire
00:42:57que la raison
00:42:59de cette crise
00:43:00c'est la guerre
00:43:01enfin il ne l'a pas nommée
00:43:02mais il a dit
00:43:03Romouse
00:43:03il a prononcé le mot
00:43:04Romouse
00:43:05et donc je vais un tout petit peu
00:43:07plus loin que lui
00:43:07en disant que c'est Donald Trump
00:43:09et l'Israël
00:43:10quand ils ont commencé
00:43:11la guerre
00:43:12sans prévenir personne
00:43:13sans consulter
00:43:15les alliés
00:43:16de l'OTAN
00:43:17cette guerre
00:43:18et donc bien évidemment
00:43:18ça a provoqué cette crise
00:43:20c'est ça
00:43:20la raison de la crise
00:43:21d'ailleurs
00:43:23même pour les économistes
00:43:25c'était assez curieux
00:43:28parce qu'en réalité
00:43:28la France
00:43:29n'importe pas
00:43:30tellement de pétrole
00:43:31de cette région
00:43:33pourtant
00:43:33ça arrive chez nous
00:43:35et pourtant
00:43:35ça pousse les prix
00:43:36chez nous
00:43:37mais là
00:43:38où Macron
00:43:39joue un tout petit peu
00:43:40voire même
00:43:41pour certains
00:43:41beaucoup
00:43:42c'est que
00:43:43quand les prix
00:43:44montent
00:43:45à l'intérieur du pays
00:43:46il y a quand même
00:43:47les taxes de l'État
00:43:48qui montent aussi
00:43:49automatiquement
00:43:49et donc bien évidemment
00:43:51Marine Le Pen
00:43:52a retorqué
00:43:53a saisi cette occasion
00:43:55en disant
00:43:55c'est la seule façon
00:43:56en fait
00:43:57de résoudre cette crise
00:43:58parce que
00:43:59hors mousse
00:43:59on ne peut rien faire
00:44:02sur la géopolitique
00:44:03donc il n'y a que les taxes
00:44:04qui restent
00:44:05Patrick Sos
00:44:05on voit à l'écran
00:44:06ça ne restera pas
00:44:07sans réponse
00:44:08c'est une déclaration
00:44:09d'Emmanuel Macron
00:44:10notamment sur ces fameuses
00:44:11menaces hybrides
00:44:12on dit toujours ça
00:44:13quand on est attaqué
00:44:13concrètement
00:44:14qu'est-ce que la France
00:44:15peut faire
00:44:16face à ces menaces
00:44:17la France
00:44:18ou les autres pays européens
00:44:19puisqu'elle n'est pas seule
00:44:19dans cette situation
00:44:20évidemment
00:44:21il y a tout un éventail
00:44:22d'options
00:44:23il y a d'abord
00:44:23faire bouclier
00:44:24et ça c'est notamment
00:44:26la fonction
00:44:27le rôle
00:44:28du secrétaire général
00:44:29de la défense
00:44:30et de la sécurité nationale
00:44:31avec
00:44:32tous les pare-feux
00:44:34je dirais
00:44:34en termes de cyberattaque
00:44:36ils sont
00:44:37si nombreux
00:44:39on s'imagine
00:44:40que ce sont
00:44:41des mails
00:44:41de phishing
00:44:42ou une fausse page
00:44:44du Parisien
00:44:44ou du monde
00:44:45ça va beaucoup plus loin
00:44:46que ça
00:44:47c'est de l'insinuation
00:44:48de la désinformation
00:44:49c'est la mise en avant
00:44:51de personnalités
00:44:53qui arriveraient
00:44:54un espace
00:44:54de cheval de Troie
00:44:56sur une actualité
00:44:57c'est pousser
00:44:58des mots-clés
00:45:00sur les réseaux sociaux
00:45:01et puis évidemment
00:45:02même si on a eu l'impression
00:45:03que ça se calmait un petit peu
00:45:05ces épisodes
00:45:06d'étoiles de David
00:45:07de mains rouges
00:45:08ou de tête de cochon
00:45:09en fait
00:45:10ils nous regardent
00:45:11les Russes
00:45:12en ce moment
00:45:12ils regardent BFM TV
00:45:13à l'ambassade de France
00:45:14dans le 16ème arrondissement
00:45:16qu'est-ce qui va mal
00:45:17dans le pays
00:45:17et ils cochent
00:45:18et ils disent
00:45:18qu'est-ce qu'on peut faire
00:45:19pour que ça aille
00:45:20encore plus mal
00:45:21attiser les peurs
00:45:22essayer de pousser
00:45:24ils ne vont pas pousser
00:45:25Fabien Roussel
00:45:26le communisme
00:45:26ils l'ont arrêté
00:45:27depuis 35 ans
00:45:28mais en revanche
00:45:29peut-être que les paroles
00:45:30de Fabien Roussel
00:45:31pendant quelques semaines
00:45:32ils vont les monter
00:45:33et si c'est un autre candidat
00:45:34qui parle là-dessus
00:45:35ils vont monter aussi
00:45:36ce sont des agents
00:45:37du chaos
00:45:38c'est ça leur boulot
00:45:38et le boulot en face
00:45:40en fait c'est de garder
00:45:41un espace de souveraineté
00:45:43je crois qu'on l'a compris
00:45:44même si évidemment
00:45:45Emmanuel Macron
00:45:45n'est pas dénué
00:45:46d'esprit politique
00:45:47l'idée est de donner
00:45:48les clés de la Maison France
00:45:50à quelqu'un
00:45:51qui sera peut-être
00:45:52sensiblement différent
00:45:53politiquement
00:45:53dans 8 mois
00:45:54et donc c'était
00:45:55peut-être la première étape
00:45:57d'une série de réunions
00:45:59qui vont avoir lieu
00:46:00à l'Elysée
00:46:01parce qu'on le sait
00:46:01c'est la fin de 10 ans
00:46:02de mandat pour Emmanuel Macron
00:46:04Sébastien Lecornu
00:46:05n'est pas candidat non plus
00:46:07et donc
00:46:07en termes de souveraineté
00:46:08des questions
00:46:09qui
00:46:09et Sargaard
00:46:10il y avait raison
00:46:10il y a eu d'autres élections
00:46:11présidentielles
00:46:12où on a eu une rupture
00:46:14telle la guerre
00:46:15en Ukraine
00:46:16mais en général
00:46:17moi je ne me fais jamais
00:46:18d'illusion
00:46:18la question internationale
00:46:20c'est toujours le moment
00:46:20un peu pénible
00:46:21lors d'une grande interview
00:46:22ou une grande soirée
00:46:23avec des candidats
00:46:24là non
00:46:25la géopolitique
00:46:26elle sera là
00:46:26ce sera le fil conducteur
00:46:28de toute la campagne présidentielle
00:46:29parce que la géopolitique
00:46:30elle se passe ici
00:46:31en France maintenant
00:46:32et justement
00:46:32on va réécouter ce soutien
00:46:35réaffirmé
00:46:35martelé
00:46:36du président de la république
00:46:36à l'Ukraine
00:46:39le SGDSN
00:46:40ainsi que la DGSI
00:46:41ont pu faire l'état
00:46:43des attaques hybrides
00:46:44dont notre pays
00:46:44a fait l'objet
00:46:45ces dernières semaines
00:46:47face à ces situations
00:46:49notre position est claire
00:46:50le soutien à l'Ukraine
00:46:51est plus que jamais
00:46:52indispensable
00:46:53parce qu'il est
00:46:54la condition
00:46:54de notre sécurité
00:46:56et d'un retour
00:46:57à une paix juste
00:46:58et durable
00:47:00Et on est en direct
00:47:01avec Igor Saïri
00:47:02notre envoyé spécial
00:47:04à Kiev
00:47:04avec Chloé Berthaud
00:47:06Igor on le voit
00:47:07plus de 4 ans et demi
00:47:08de guerre sur place
00:47:09et un conflit
00:47:11lointain
00:47:11mais qui a des enjeux
00:47:12extrêmement directs
00:47:13on le voit encore
00:47:14en France
00:47:15et dans l'ensemble de l'Europe
00:47:19Bien sûr
00:47:19et on l'a vu
00:47:20avec ces provocations
00:47:21répétées
00:47:22de la Russie
00:47:23à la frontière
00:47:23entre l'Ukraine
00:47:25et la Pologne
00:47:26et ce n'est pas rien
00:47:27que d'entendre
00:47:28Donald Tusk
00:47:28dire
00:47:29que des attaques
00:47:30hybrides
00:47:30vont probablement
00:47:31arriver
00:47:32sur les territoires
00:47:34des pays de l'OTAN
00:47:35de la Pologne
00:47:35en particulier
00:47:36mais pourquoi pas
00:47:37un jour
00:47:38en France
00:47:38ces fameux drones
00:47:39qui menacent
00:47:40le réseau ferroviaire
00:47:40entre l'Ukraine
00:47:42et la Pologne
00:47:43avec un train
00:47:44diplomatique
00:47:45et des diplomates
00:47:46notamment français
00:47:47qui pouvaient être menacés
00:47:49lorsqu'ils viennent
00:47:49soutenir l'Ukraine
00:47:51vous savez
00:47:51la frontière
00:47:52entre l'Ukraine
00:47:53et la Pologne
00:47:53c'est le principal passage
00:47:55de l'aide occidentale
00:47:56à l'Ukraine
00:47:56c'est pas pour rien
00:47:57que Vladimir Poutine
00:47:59attaque cette zone-là
00:48:00il y a évidemment
00:48:02beaucoup de coopération
00:48:03aujourd'hui
00:48:04le Conseil européen
00:48:06a validé
00:48:06plus de 3 milliards
00:48:07d'aides
00:48:08pour l'aide
00:48:08à l'Ukraine
00:48:09l'Allemagne
00:48:10attend le feu vert
00:48:10des Etats-Unis
00:48:11pour envoyer
00:48:12des missiles
00:48:12de défense patriotes
00:48:13pour aider l'Ukraine
00:48:15à se défendre
00:48:16contre les attaques
00:48:16répétées et quotidiennes
00:48:17de la Russie
00:48:18sur le territoire ukrainien
00:48:19c'est pas pour rien
00:48:19que des sociétés françaises
00:48:22reçoivent l'aide
00:48:23d'Ukrainien
00:48:24pour la fabrication
00:48:24de drones
00:48:25offensifs
00:48:26et défensifs
00:48:27tout cela
00:48:27est un tout
00:48:28qu'Emmanuel Macron
00:48:29valorise
00:48:30parce que c'est déterminant
00:48:31actuellement
00:48:32Vladimir Poutine
00:48:33on le sait
00:48:34continue de provoquer
00:48:35l'OTAN
00:48:36la résistance
00:48:37de l'OTAN
00:48:37et sa capacité
00:48:38à faire jouer
00:48:39l'article 5
00:48:40qui on le rappelle
00:48:42doit normalement
00:48:43provoquer
00:48:44un soutien militaire
00:48:45des pays
00:48:46de l'OTAN
00:48:47aux pays attaqués
00:48:48tout cela
00:48:49est une stratégie
00:48:50des Ukrainiens
00:48:51d'ailleurs
00:48:51mais on le répétait
00:48:52encore ce matin
00:48:52il faut donc tenir
00:48:54le message
00:48:55ici en Ukraine
00:48:57avec Chloé Berthoud
00:48:58en direct de Kiev
00:48:59en Ukraine
00:48:59merci à vous
00:49:01dans un instant
00:49:01on va revenir
00:49:02sur cette prise de parole
00:49:03d'Emmanuel Macron
00:49:04suite à cette réunion
00:49:06avec les différents
00:49:06chefs de partis politiques
00:49:07sur la menace russe
00:49:09la menace hybride
00:49:10sur la crise
00:49:11des carburants
00:49:12mais aussi
00:49:12sur la dégradation
00:49:13de la situation internationale
00:49:15que ce soit
00:49:15avec la Russie
00:49:17que ce soit
00:49:17dans le détroit d'Hormuz
00:49:18les conséquences
00:49:19que ça a sur
00:49:20la politique française
00:49:21on y revient
00:49:22dans un instant
00:49:32les titres à 15h30
00:49:34la situation est grave
00:49:35Emmanuel Macron
00:49:36alarmiste
00:49:37sur la suite
00:49:38des conflits
00:49:38en Ukraine
00:49:39et au Moyen-Orient
00:49:40le président de la République
00:49:41défend son action diplomatique
00:49:42pour trouver des solutions
00:49:43la nature de l'agressivité
00:49:46et des menaces russes
00:49:47a changé
00:49:47dit-il
00:49:47les menaces hybrides
00:49:49ne resteront pas
00:49:49sans réponse
00:49:50on se prévient
00:49:50le chef de l'état
00:49:53Emmanuel Macron
00:49:54refuse d'aider les français
00:49:55c'est les réactions
00:49:55de Marine Le Pen
00:49:56sur la question
00:49:57des carburants
00:49:58elle réaffirme
00:49:58que baisser les taxes
00:49:59c'est la seule solution
00:50:00et que le président de la République
00:50:01y viendra
00:50:02la candidate du Rassemblement National
00:50:03est en déplacement
00:50:04dans l'Aude
00:50:05elle n'a pas assisté
00:50:06à la réunion
00:50:06à l'Elysée
00:50:07les français
00:50:07face à la flambée
00:50:08des prix du carburant
00:50:09le prix moyen en France
00:50:10d'un litre de gazole
00:50:11a dépassé 2,39 euros
00:50:14le pic d'avril dernier
00:50:15a été dépassé
00:50:15le gouvernement
00:50:16prolonge
00:50:17l'aide carburant
00:50:18pour les gros rouleurs
00:50:18tout sera étudié
00:50:19dit le président de la République
00:50:20mais nous avons
00:50:21une responsabilité
00:50:22des finances publiques
00:50:23un séminaire est prévu lundi
00:50:25sur les mesures
00:50:25d'accompagnement
00:50:26pour les français
00:50:29la crise énergétique
00:50:31et la dégradation
00:50:32de la situation internationale
00:50:33ce sont les deux axes
00:50:35donc de la réunion
00:50:35de l'Elysée
00:50:36aujourd'hui
00:50:36entre le président
00:50:37de la République
00:50:38et les responsables
00:50:39politiques français
00:50:40Anthony Lebeau
00:50:41vous avez suivi
00:50:42cette réunion
00:50:43à l'Elysée
00:50:44le président de la République
00:50:45a donc pris la parole
00:50:46à l'issue de ces échanges
00:50:50oui la situation est grave
00:50:52c'est ce qu'a dit
00:50:52Emmanuel Macron
00:50:53dans son propos liminaire
00:50:55face à la presse
00:50:56tout à l'heure
00:50:57après cette réunion
00:50:58qu'il a présidée
00:50:59avec des chefs de parti
00:51:00dont des candidats
00:51:01à la présidentielle
00:51:02une situation grave
00:51:03due à la situation internationale
00:51:05il a déploré
00:51:06notamment la hausse
00:51:07des prix du carburant
00:51:08à des niveaux
00:51:08absolument historiques
00:51:10qui font beaucoup souffrir
00:51:11les français
00:51:11c'est ce qu'a dit
00:51:12Emmanuel Macron
00:51:13et cette situation
00:51:14a martelé le chef de l'Etat
00:51:15est intégralement due
00:51:17aux guerres
00:51:18et non aux conséquences
00:51:19de décisions gouvernementales
00:51:21fin de citation
00:51:21il cite ici précisément
00:51:22notamment le blocage
00:51:23toujours toujours
00:51:24du détroit d'Hormuz
00:51:25qui est une route
00:51:26d'approvisionnement
00:51:27absolument crucial
00:51:28pour le pétrole
00:51:29et le gaz
00:51:30toujours bloqué
00:51:31une crise
00:51:31qui va durer
00:51:32cette situation
00:51:33va rythmer la vie
00:51:34quotidienne des français
00:51:35pour encore de nombreuses semaines
00:51:37c'est ce qu'a dit
00:51:37le chef de l'Etat
00:51:38il a promis
00:51:38d'être aux côtés
00:51:39des familles
00:51:40qui souffrent
00:51:41en raison de la hausse
00:51:42du prix du carburant
00:51:42écoutez Emmanuel Macron
00:51:44le gouvernement
00:51:45moi-même avons à coeur
00:51:47d'accompagner
00:51:48nos compatriotes
00:51:48dans cette période
00:51:49que je sais si dure
00:51:50et je veux leur dire ici
00:51:51que nous sommes à leur côté
00:51:53et que nous nous mobiliserons
00:51:55je l'ai dit
00:51:55le Premier ministre
00:51:56dans les heures et jours à venir
00:51:57aura à mener ces travaux
00:51:58pour ma part
00:51:59dès dimanche
00:52:00je verrai le Premier ministre
00:52:01du Canada
00:52:01je verrai plusieurs autres dirigeants
00:52:03à New York
00:52:03lundi et mardi
00:52:04et j'aurai l'occasion
00:52:05de revenir
00:52:06à l'issue
00:52:07de ces déplacements
00:52:08devant les françaises
00:52:09et les français
00:52:09à la fois pour leur rendre compte
00:52:11de nos actions
00:52:12et revenir aussi
00:52:13sur les prochains mois
00:52:15Voilà
00:52:15nous sommes à vos côtés
00:52:16c'est le message
00:52:17qu'a lancé Emmanuel Macron
00:52:18à toutes celles et ceux
00:52:19qui souffrent
00:52:20de la hausse des prix
00:52:22du carburant
00:52:23il a formulé
00:52:24plusieurs initiatives
00:52:25notamment la poursuite
00:52:26des discussions diplomatiques
00:52:27pour rouvrir
00:52:28de manière pacifique
00:52:29le détroit d'Hormuz
00:52:30la France est disponible
00:52:31pour accompagner
00:52:32ces discussions
00:52:32a dit Emmanuel Macron
00:52:34le chef de l'Etat
00:52:34a aussi annoncé
00:52:35qu'il allait saisir
00:52:36aujourd'hui
00:52:37la commission européenne
00:52:38pour essayer d'avoir
00:52:39plus de flexibilité
00:52:40notamment dans le stockage
00:52:41des énergies
00:52:42que ce soit le gaz
00:52:43le fuel
00:52:44ou le pétrole
00:52:45la priorité
00:52:46c'est la sécurisation
00:52:47des approvisionnements
00:52:48le gaz
00:52:48le diesel
00:52:49et le fuel
00:52:50c'est ce qu'a martelé
00:52:51Emmanuel Macron
00:52:52surtout à l'approche
00:52:53d'un hiver
00:52:54qui risque d'être
00:52:54très froid
00:52:55pour les français
00:52:57et puis dernière initiative
00:52:58la poursuite
00:52:59bien sûr
00:52:59des appels diplomatiques
00:53:00notamment avec des leaders
00:53:02du Golfe
00:53:03et notamment l'Arabie Saoudite
00:53:04pour tenter
00:53:04de créer en quelque sorte
00:53:06de nouvelles routes
00:53:07maritimes
00:53:07d'approvisionnement
00:53:08il a aussi annoncé
00:53:09qu'à partir de lundi prochain
00:53:11il y aurait une série
00:53:12de réunions
00:53:12présidées par le premier ministre
00:53:14Sébastien Lecornu
00:53:14pour évaluer
00:53:15peut-être adapter aussi
00:53:16de nouvelles aides
00:53:17pour les français
00:53:18qui souffrent en raison
00:53:19de l'augmentation
00:53:20du prix de l'essence
00:53:21mais une méthode
00:53:22a été fermement
00:53:24et nettement
00:53:25fixée par le chef de l'État
00:53:27d'abord agir
00:53:28sur les causes de la guerre
00:53:29bâtir la paix
00:53:30en quelque sorte
00:53:31avant de dépenser
00:53:32un maximum d'argent
00:53:33a dit le chef de l'État
00:53:35en raison
00:53:35de contraintes
00:54:05des finances publiques
00:54:06à partir du moment
00:54:07à partir d'un certain niveau
00:54:09de coût des carburants
00:54:10les gens vont arrêter
00:54:12quand ils le peuvent
00:54:13de consommer du carburant
00:54:15et la baisse de consommation
00:54:16du carburant
00:54:17va entraîner
00:54:18des baisses massives
00:54:19de recettes
00:54:19pour l'État
00:54:20donc les économies
00:54:21qu'ils veulent en réalité
00:54:22faire
00:54:23en laissant souffrir
00:54:24les français
00:54:24et bien
00:54:25ils ne les feront pas
00:54:26et ils laisseront souffrir
00:54:28les français
00:54:29voilà des prix à la pompe
00:54:30qui deviennent insupportables
00:54:31avec des tarifs
00:54:32qui frôlent
00:54:33les 3 euros
00:54:34dans certaines stations
00:54:36services notamment
00:54:36on vous retrouve
00:54:37à Nice
00:54:38Benoît Ruiz
00:54:39quels sont les prix
00:54:40précisément
00:54:41là où vous vous trouvez
00:54:42et quelle est la réaction
00:54:44des automobilistes
00:54:45que vous avez rencontré
00:54:48Alors ici
00:54:49on est sur du 2,18
00:54:50pour le 95
00:54:51du 2,32
00:54:52pour le 98
00:54:54et du 2,41
00:54:55pour le gasoil
00:54:56et ici
00:54:57nous sommes
00:54:57dans la vallée
00:54:59du Var
00:55:00juste avant
00:55:00de remonter
00:55:01vers les montagnes
00:55:02où habitent
00:55:03bon nombre
00:55:03de personnes
00:55:04et donc ici
00:55:05on fait surtout
00:55:06du diesel
00:55:06et c'est vrai
00:55:07qu'ils hallucinent
00:55:08un peu
00:55:08en voyant les prix
00:55:09ils n'ont pas encore
00:55:10pris connaissance
00:55:11de la teneur
00:55:12du discours
00:55:13d'Emmanuel Macron
00:55:14mais je peux vous le dire
00:55:15d'entrée
00:55:16ils n'y croient plus
00:55:17ils n'y croient plus
00:55:18à ce que peut annoncer
00:55:19Emmanuel Macron
00:55:20ou bien encore
00:55:21le gouvernement
00:55:22comme me disait tout à l'heure
00:55:24une dame
00:55:24qui était en train
00:55:25de se servir
00:55:25il est trop tard
00:55:27il est trop tard
00:55:27voilà un peu
00:55:28le discours
00:55:29que l'on peut entendre
00:55:29chez ces automobilistes
00:55:31résignés
00:55:31parfois en colère
00:55:32je vous propose
00:55:33d'en écouter
00:55:33quelques-uns
00:55:34ils sont au micro
00:55:35d'Olivier Guix
00:55:37Ben là
00:55:38on n'est pas loin de la limite
00:55:38quand même
00:55:392,41
00:55:40je trouve que c'est
00:55:41un peu abusé
00:55:41surtout quand on voit
00:55:42nos amis frontaliers
00:55:43au niveau de l'Italie
00:55:44je pense que
00:55:45le coup de main
00:55:45les taxes
00:55:46c'est bien le gouvernement
00:55:47qui les encaisse
00:55:48même si le prix du baril
00:55:50aujourd'hui
00:55:50a dépassé les 100 dollars
00:55:51quand on sait
00:55:52qu'il y a à peu près
00:55:5260% de taxes
00:55:53sur le prix d'un litre
00:55:54à la pompe
00:55:55c'est quand même énorme
00:55:56il fallait agir avant
00:55:58après il y a toujours
00:55:58des choses à faire
00:55:59mais peut-être
00:55:59des changements
00:56:00dans les modes de vie
00:56:01pour nous
00:56:01qui habitent en montagne
00:56:02c'est très compliqué
00:56:03ça c'est clair
00:56:05on est complètement
00:56:06tributaires des voitures
00:56:07donc ça va inclure
00:56:08des changements
00:56:09de mode de vie
00:56:09mais je pense que
00:56:10ça se fera sans
00:56:11les politiques
00:56:12je veux dire
00:56:12nous quelque part
00:56:13on vit malgré eux
00:56:14maintenant
00:56:15par rapport aux déplacements
00:56:16pour une heure
00:56:18d'intervention
00:56:18pour une maintenance
00:56:19tu hésites à la faire
00:56:21parce que ça te coûte
00:56:21plus cher de déplacement
00:56:22que de ce que ça te rapporte
00:56:24alors vraiment
00:56:25les français ont conscience
00:56:27du climat géopolitique
00:56:29ils savent
00:56:29ils connaissent cette crise
00:56:31ils en entendent parler
00:56:32toute la journée
00:56:33mais pour eux
00:56:34le souci
00:56:34ce sont aussi
00:56:35les taxes
00:56:36qui frappent
00:56:37l'essence
00:56:38et le gasoil
00:56:39comme nous disait
00:56:40tout à l'heure
00:56:40cet automobiliste
00:56:41on n'est plus des vaches à lait
00:56:42on est des vaches à gasoil
00:56:45Benoît Ruiz
00:56:46avec Olivier Guix
00:56:47en direct de Nice
00:56:48merci à vous
00:56:50Patrick Sos
00:56:51Emmanuel Macron
00:56:52a été clair
00:56:52on n'a pas les clés
00:56:53du détroit d'Hormuz
00:56:54oui
00:56:55d'ailleurs
00:56:55les automobilistes
00:56:56l'ont compris aussi
00:56:57on n'a pas les clés
00:56:58et je sens
00:56:59au-delà de la colère
00:57:00énormément de fatalisme
00:57:02et effectivement
00:57:03ce n'est pas une guerre de choix
00:57:04la France n'a ni été concertée
00:57:07ni n'a participé
00:57:09à la guerre
00:57:10elle essaye de faire
00:57:11en sorte que
00:57:12la crise s'éloigne
00:57:14la marine nationale
00:57:15je peux vous le dire
00:57:16a participé
00:57:17au déminage
00:57:18ou aux opérations
00:57:19de déminage
00:57:19du détroit d'Hormuz
00:57:20mais pour l'instant
00:57:21la situation
00:57:22est totalement bloquée
00:57:24un navire qui passe par le sud
00:57:26se fait tirer dessus
00:57:26par les Iraniens
00:57:27un navire qui passe par le nord
00:57:29a peu de chances
00:57:30de passer le blocus américain
00:57:32pour vous dire
00:57:32que la clé
00:57:33elle est détenue
00:57:34par les Américains
00:57:34et les Iraniens
00:57:35le président de la République
00:57:37a été on ne peut plus clair
00:57:38malgré les discours de Donald Trump
00:57:40on n'est pas prêt
00:57:40d'avoir ce déblocage
00:57:43et donc
00:57:43il va falloir
00:57:44en fait
00:57:45enchaîner les coups de fil
00:57:47pour essayer au moins
00:57:48de prioriser
00:57:48ce qui peut sortir
00:57:49d'autres secteurs
00:57:51notamment
00:57:51par l'Arabie Saoudite
00:57:53via le terminal pétrolier
00:57:54de Yambou
00:57:55mais pour le reste
00:57:56à part dire
00:57:58qu'on se mobilierait
00:57:58jusqu'au bout
00:57:59faire en sorte que
00:58:00dès qu'il y a au moins
00:58:00le moindre trou de souris
00:58:02on va essayer de s'y engouffrer
00:58:03mais c'est encore une fois
00:58:04Donald Trump
00:58:05qui normalement détient la clé
00:58:06mais lorsqu'on l'écoute
00:58:07on n'est pas tout à fait sûr
00:58:08et au coeur de cette rentrée
00:58:10politique et sociale
00:58:11un homme
00:58:12Roland Lescure
00:58:12le ministre de l'économie
00:58:13qui fait face à la flambée
00:58:14des prix des carburants
00:58:16donc
00:58:16et qui doit aussi boucler
00:58:17un budget 2027
00:58:18avec 54 milliards d'euros
00:58:20d'économie à trouver
00:58:21quel choix économique
00:58:22comment préserver
00:58:22le pouvoir d'achat des français
00:58:23voici les réponses du ministre
00:58:25avec une interview
00:58:26accordée en exclusivité
00:58:28à Loïc Besson
00:58:29pour BFM TV
00:58:30Bonjour monsieur le ministre
00:58:31Bonjour
00:58:3254 milliards d'euros
00:58:34d'économies annoncées
00:58:35c'est pour assurer les marchés
00:58:37ou bien c'est un début
00:58:38de négociation
00:58:38avant de finir
00:58:39par couper la poire en deux
00:58:40non c'est à la fois
00:58:41pour assurer
00:58:42ceux qui nous prêtent
00:58:43sur le fait
00:58:43qu'on fait des efforts
00:58:44importants
00:58:45on n'a jamais connu ça
00:58:47fortiori
00:58:47en période présidentielle
00:58:50il faut qu'on réduise
00:58:51notre déficit public
00:58:51vous savez qu'en 2026
00:58:52on était affecté
00:58:53par des chocs internationaux
00:58:55des chocs nationaux
00:58:56ça se traduit
00:58:57par une croissance
00:58:57divisée par deux
00:58:58de 1 à 0,5
00:58:59donc la France résiste
00:59:00mais malgré tout
00:59:01ça croit moins
00:59:02ça a un impact direct
00:59:03sur notre déficit public
00:59:04en 2026
00:59:05on sera en dessous
00:59:07de 5,5
00:59:07sans doute autour
00:59:08de 5,4
00:59:09c'est quand même
00:59:10une dégradation
00:59:11par rapport à 25
00:59:12et donc il est très important
00:59:13qu'on remette
00:59:14la France
00:59:15à la fois sur les voies
00:59:16de la croissance
00:59:17on préserve les moteurs
00:59:18de croissance
00:59:18mais aussi sur les voies
00:59:19de la réduction
00:59:20du déficit public
00:59:20donc c'est vrai
00:59:21que ça fait des efforts
00:59:22importants
00:59:23vous le savez
00:59:23si on ne fait rien
00:59:24l'année prochaine
00:59:25on sera autour
00:59:26de 6,5% du déficit
00:59:28c'est absolument
00:59:30impossible
00:59:30donc il faut qu'on fasse
00:59:31ces efforts
00:59:32on ramène nos déficits
00:59:33à 5%
00:59:34même à 4,8%
00:59:36quand on intègre
00:59:37la hausse
00:59:37des dépenses militaires
00:59:38qui sont évidemment
00:59:39importantes
00:59:40donc c'est un effort
00:59:41très important
00:59:42le débat parlementaire
00:59:43suivra son cours
00:59:44évidemment
00:59:45je souhaite
00:59:46comme j'avais dit
00:59:46l'année dernière
00:59:47être ouvert à la fois
00:59:48à la discussion
00:59:50toutes les propositions
00:59:51sont bonnes à prendre
00:59:52mais devant chaque plus
00:59:53il faudra un moins
00:59:53alors pour faire
00:59:54ces économies
00:59:55le Premier ministre
00:59:57annonce le gel
00:59:58de l'indice
00:59:58des fonctionnaires
00:59:59il évoque
01:00:01la possibilité
01:00:02de geler
01:00:02les APL
01:00:03les aides
01:00:04pour le logement
01:00:05en revanche
01:00:06vous revoyez
01:00:07vos ambitions
01:00:08à la baisse
01:00:08concernant les économies
01:00:10sur les pensions
01:00:10de retraite
01:00:12Bercy avançait
01:00:136 milliards
01:00:14ça sera moins
01:00:14dit Sébastien Lecornu
01:00:16qui ne tranche pas
01:00:16d'ailleurs
01:00:17si ça sera par
01:00:17une désindexation
01:00:19des pensions de retraite
01:00:20ou une suppression
01:00:21ou un rognage
01:00:22de l'abattement
01:00:23pour frais professionnels
01:00:24dont bénéficient
01:00:25aujourd'hui les retraités
01:00:26nous ce qu'on souhaite
01:00:27c'est que ce budget
01:00:28qui est un budget d'effort
01:00:29important
01:00:29il soit aussi juste
01:00:30que possible
01:00:31et que toutes celles
01:00:33et tous ceux
01:00:33qui le peuvent
01:00:34contribuent à l'effort
01:00:35finalement
01:00:35à l'effort national
01:00:36donc les retraités
01:00:37le feront
01:00:39sans doute
01:00:39moins de 6 milliards
01:00:40effectivement
01:00:40mais un effort
01:00:41important quand même
01:00:43sur 54 milliards
01:00:44donc c'est une partie
01:00:46minime
01:00:46de cet effort
01:00:47global
01:00:47pourquoi moins de 6 milliards
01:00:48finalement ?
01:00:49parce qu'on a
01:00:49calibré ça
01:00:50de manière à ce que
01:00:51l'effort soit aussi
01:00:51justement
01:00:53partagé que possible
01:00:54j'insiste
01:00:55sur un point
01:00:55très important
01:00:56le premier ministre
01:00:56ne souhaitait pas
01:00:57qu'on augmente
01:00:57les impôts
01:00:58donc ça c'est une constante
01:01:01ça permet à la fois
01:01:01de préserver le pouvoir
01:01:02d'achat
01:01:03de ceux qui travaillent
01:01:05de ceux qui travaillent pas aussi
01:01:06parce qu'on n'augmente pas
01:01:08non plus les impôts
01:01:09sur la consommation
01:01:10ou autre
01:01:11de préserver
01:01:12les moteurs de croissance
01:01:13parce que c'est important
01:01:14que la France retrouve
01:01:15le chemin de la croissance
01:01:17et qu'on ait un effort
01:01:18aussi équitablement
01:01:19partagé que possible
01:01:20c'est un effort important
01:01:22mais les pensions
01:01:23ne baisseront pas
01:01:24les salaires ne baisseront pas
01:01:25les salaires des fonctionnaires
01:01:26évidemment ne baisseront pas
01:01:28donc l'idée c'est que
01:01:29on contribue tous
01:01:30à cet effort
01:01:33essentiellement
01:01:33sur les dépenses
01:01:34parce que c'est important
01:01:35dans un pays
01:01:36qui taxe beaucoup
01:01:37et qui dépense beaucoup
01:01:38qu'on baisse nos dépenses
01:01:39je pense qu'on
01:01:40on fabrique un budget
01:01:41on a fabriqué un budget
01:01:42qui est à la fois
01:01:44en phase avec les défis
01:01:45auxquels fait face la France
01:01:46mais aussi
01:01:47un budget qui est réversible
01:01:49c'est-à-dire que les élus
01:01:51l'élu
01:01:52qui sera
01:01:53à l'Elysée
01:01:54en 2027
01:01:55aura toute l'attitude
01:01:56pour faire adopter
01:01:57un projet de loi de finances
01:01:58ratificative
01:01:59et corriger ce qui ne lui plaît pas
01:02:00sur les APL
01:02:01pour les jeunes
01:02:02on se souvient de
01:02:03ce que ça avait suscité
01:02:04en 2017
01:02:05comment on explique
01:02:06qu'il faille aussi
01:02:08faire un effort
01:02:08sur les APL
01:02:09alors bon évidemment
01:02:10vous aurez des détails
01:02:11au moment où on déposera
01:02:11le budget
01:02:12ce sera début octobre
01:02:13mais on a intégré
01:02:15évidemment
01:02:15les allers-retours du passé
01:02:17donc on est très conscient
01:02:18du fait que
01:02:19les aides personnalisées
01:02:20au logement
01:02:21sont indispensables
01:02:23pour une large partie
01:02:24de nos concitoyens
01:02:25donc on mettra en place
01:02:27des économies
01:02:27qui seront ciblées
01:02:28qui je pense
01:02:29seront raisonnables
01:02:29et qui convaincront
01:02:30qu'on ne fait pas n'importe quoi
01:02:31sur cette mesure
01:02:32de politique publique
01:02:33qui est une mesure importante
01:02:34Un dernier mot sur ce budget
01:02:36présenté par Sébastien Lecornu
01:02:38ce délai de carence
01:02:40instauré
01:02:40pour les immigrés
01:02:42ça veut dire
01:02:42qu'il y a un certain nombre
01:02:43d'aides
01:02:44qu'ils touchent aujourd'hui
01:02:45en arrivant en France
01:02:46qu'ils ne pourront plus
01:02:47toucher immédiatement
01:02:48il faudra attendre
01:02:50ça c'est un choix assumé ?
01:02:52Écoutez moi je suis élu
01:02:53des Français de l'étranger
01:02:54j'ai été élu par les Français
01:02:55qui vivent en Amérique du Nord
01:02:56eux quand ils rentrent
01:02:57ils ont un délai de carence
01:02:59c'est la loi
01:03:00c'est la loi qui s'applique
01:03:01depuis longtemps
01:03:02et donc on a souhaité
01:03:04tout simplement
01:03:04aligner le traitement
01:03:06des étrangers
01:03:06qui arrivent en France
01:03:07sur le traité des Français
01:03:08d'étrangers
01:03:08qui reviennent en France
01:03:09j'allais dire là aussi
01:03:10c'est de la justice
01:03:11et du bon sens
01:03:12Ça fait combien d'économie ?
01:03:13Écoutez on vous donnera
01:03:14tout le détail
01:03:15début octobre
01:03:16C'est une mesure soutenue
01:03:17par Marine Le Pen
01:03:20est-ce que c'est aussi
01:03:21parce qu'elle a déjà
01:03:22laissé entendre
01:03:22qu'elle ne vous censurerait pas ?
01:03:24Non nous on a fait
01:03:25le budget qui nous semble
01:03:26le plus ambitieux
01:03:27en termes de réduction
01:03:28de déficit public
01:03:29le plus juste
01:03:29et celui qui permet
01:03:31d'avoir de la croissance
01:03:32en France
01:03:32Moi je ne fais pas
01:03:33le débat parlementaire
01:03:34avant qu'il ait lieu
01:03:34Le débat parlementaire
01:03:36il commencera
01:03:36après le dépôt du budget
01:03:37en Conseil des ministres
01:03:39On aura des discussions
01:03:40avec tous les groupes parlementaires
01:03:41y compris ceux
01:03:42qui ont déjà annoncé
01:03:43qu'ils nous censureront
01:03:44dès le premier jour
01:03:44Il y a 577 élus à l'Assemblée
01:03:47Ils ont tous le droit
01:03:48d'amendement
01:03:48et on a tous le devoir
01:03:49de leur répondre
01:03:50Mais il n'y a pas
01:03:51de négociation
01:03:52il n'y a pas
01:03:53d'arrière cuisine
01:03:53il n'y a pas
01:03:54de discussion d'arrière cours
01:03:55On a élaboré un budget
01:03:57qui nous semble être
01:03:57un bon budget difficile
01:03:58mais un bon budget
01:03:59et c'est ce budget
01:04:01qui servira de base
01:04:02au débat parlementaire
01:04:03Budget toujours difficile
01:04:04par définition
01:04:05sur fond de campagne présidentielle
01:04:07sur fond de colère sociale aussi
01:04:09Est-ce que vous la sentez ?
01:04:11Est-ce que vous l'entendez ?
01:04:13Cette colère sociale
01:04:14qui monte dans le pays ?
01:04:15Moi je sens surtout
01:04:15de l'inquiétude
01:04:16On fait face à une crise
01:04:17qui est très largement internationale
01:04:19évidemment le détroit d'Harmouz
01:04:20la guerre en Ukraine
01:04:21parce que ça
01:04:22ça joue aussi
01:04:24la destruction
01:04:25d'un certain nombre
01:04:25de raffineries en Russie
01:04:26fait que la Russie
01:04:27n'exporte plus
01:04:28d'essence ou de diesel
01:04:30ailleurs dans le monde
01:04:30ça s'ajoute sur l'offre globale
01:04:32donc on a une contrainte très forte
01:04:33On a aussi une très forte hausse
01:04:35des taux d'intérêt
01:04:36et ça
01:04:36ça nous affecte directement
01:04:38les taux montent aux Etats-Unis
01:04:39en Allemagne
01:04:40mais aussi en France
01:04:40et peut-être même un peu plus
01:04:41en France qu'ailleurs
01:04:42du fait des risques politiques
01:04:44que vous mentionnez
01:04:45Donc
01:04:45non
01:04:46j'entends les inquiétudes
01:04:48des Français
01:04:48des Français
01:04:48faire le plein aujourd'hui
01:04:50ça coûte cher
01:04:51et c'est la raison
01:04:52pour laquelle
01:04:52le Premier ministre
01:04:53a souhaité
01:04:53qu'on prolonge les aides
01:04:54qui sont ciblées
01:04:56parce que c'est essentiel
01:04:57si vous faites des aides
01:04:58qui concernent tout le monde
01:05:00y compris ceux
01:05:01qu'on n'a pas besoin
01:05:01vous devez les payer
01:05:02et là c'est tout le monde
01:05:03qui doit payer
01:05:03Depuis le début
01:05:05on a eu cette stratégie
01:05:05ciblée
01:05:07sur les secteurs
01:05:08les plus exposés
01:05:08les marins-pêcheurs
01:05:09les agriculteurs
01:05:11les entrepreneurs du BTP
01:05:12les gros rouleurs
01:05:13les aides à domicile
01:05:14qui utilisent leurs véhicules
01:05:15pour aller travailler
01:05:16le Premier ministre
01:05:17a annoncé qu'on les prolongeait
01:05:18on va même les amplifier
01:05:19pour les marins-pêcheurs
01:05:20l'aide va passer
01:05:21de 25 centimes le litre
01:05:22de gasoil
01:05:23à 35 centimes le litre
01:05:2420 centimes
01:05:25pour les entrepreneurs du BTP
01:05:26pour les agriculteurs
01:05:28c'est important
01:05:2915 centimes le litre
01:05:30plus le plan de soutien
01:05:31et le plan de relance
01:05:32lié à la canicule
01:05:33annoncé par la ministre
01:05:34de l'agriculture
01:05:35les gros rouleurs
01:05:36qu'on aide aussi
01:05:37il y a plus d'un million
01:05:38500 000 dossiers
01:05:39qui ont été traités
01:05:40ici à Bercy
01:05:41pour accompagner
01:05:42les gros rouleurs
01:05:42qui utilisent leurs véhicules
01:05:44pour aller travailler
01:05:46et on va continuer
01:05:47à le faire évidemment
01:05:48j'espère que cette crise
01:05:49va s'arrêter
01:05:50sincèrement
01:05:50et j'espère
01:05:51je peux vous dire
01:05:52que le président de la république
01:05:54il travaille tous les jours
01:05:55et toutes les nuits
01:05:56pour essayer de faire en sorte
01:05:58qu'on arrive à libérer
01:05:59le détroit d'Harmouz
01:06:01et si cette crise se termine
01:06:02on l'a vu cet été
01:06:03ça peut aller vite
01:06:04on ira tous mieux
01:06:06mais en attendant
01:06:06il faut qu'on concentre
01:06:07l'aide publique
01:06:08l'euro publique
01:06:09sur celles et ceux
01:06:10qui en ont le plus besoin
01:06:11en attendant
01:06:11vous dites
01:06:12ce n'est pas les gilets jaunes
01:06:13parce que ce n'est pas
01:06:13une décision du gouvernement
01:06:15qui a augmenté
01:06:16le prix de l'essence
01:06:18le prix du diesel
01:06:19mais les français disent
01:06:20oui mais
01:06:20pour nous ça devient
01:06:21compliqué
01:06:22voire impossible
01:06:23est-ce que
01:06:24vous comptez
01:06:25est-ce que le gouvernement
01:06:26a les moyens
01:06:26d'élargir
01:06:27le nombre de bénéficiaires
01:06:29d'aides ciblées
01:06:30non mais moi
01:06:31j'entends déjà
01:06:31ceux qui souffrent
01:06:32sur les braises
01:06:33et qui effectivement
01:06:35fantasment
01:06:36sur une saison 2
01:06:37des gilets jaunes
01:06:37qu'ils ont tendance
01:06:38eux-mêmes
01:06:39à nourrir
01:06:40moi j'échange
01:06:41avec les français
01:06:42qui sont inquiets
01:06:43mais vous les avez vu
01:06:44certains qui appellent
01:06:47les français
01:06:48à descendre dans la rue
01:06:50j'allais dire
01:06:50malheureusement
01:06:51ce n'est pas les manifestations
01:06:53qui vont ouvrir
01:06:53la détroit d'Hormuz
01:06:54donc que les gens
01:06:55soient inquiets
01:06:55je le comprends
01:06:56il faut qu'on continue
01:06:58de les accompagner
01:06:58on va faire
01:06:59comme on l'a fait
01:07:00depuis le printemps
01:07:01piloter les aides
01:07:02du mieux possible
01:07:03pour éviter
01:07:04que ça nous coûte
01:07:04une fortune
01:07:05y compris en aidant
01:07:06ceux qui n'ont pas besoin
01:07:06et en se concentrant
01:07:08sur ceux qui en ont
01:07:09le plus besoin
01:07:09et si on doit adapter
01:07:10les aides en fonction
01:07:11de la situation
01:07:12on le fera
01:07:12comme on l'a fait
01:07:13depuis le printemps
01:07:14il y en a aujourd'hui
01:07:15qui sont passés
01:07:17entre les mailles du filet
01:07:18qui ne bénéficient pas
01:07:19encore des aides
01:07:19alors qu'ils le devraient
01:07:20oui
01:07:21alors ça c'est important
01:07:22on a 1 500 000 dossiers
01:07:24traités
01:07:25sur l'aide gros rouleurs
01:07:26il y a encore
01:07:27certains de nos concitoyens
01:07:28qui n'ont pas demandé
01:07:29et qui ont droit
01:07:30donc ce guichet
01:07:31il est ouvert
01:07:31il est ouvert jusqu'au 30 septembre
01:07:33et là aussi
01:07:34s'il faut le prolonger
01:07:35on le prolongera
01:07:36s'il faut adapter
01:07:37le dispositif
01:07:37on l'adaptera
01:07:38mais en attendant
01:07:39celles et ceux
01:07:40qui n'ont pas encore
01:07:41je dirais
01:07:42été chercher l'aide
01:07:43à laquelle ils ont droit
01:07:44allez-y
01:07:45une dernière question
01:07:46plus politique
01:07:47parce que vous avez
01:07:48fait référence
01:07:48à Jean-Luc Mélenchon
01:07:49à Fabien Roussel
01:07:50ceux qui appellent
01:07:51en effet
01:07:51à aller manifester
01:07:53contre la vie chère
01:07:54contre le gouvernement
01:07:56en attendant
01:07:58Marine Le Pen
01:07:58elle a une toute autre stratégie
01:08:00est-ce que vous la trouvez
01:08:02maligne en ce moment
01:08:03on a presque le sentiment
01:08:04quand on écoute
01:08:05Sébastien Lecornu
01:08:06qu'il lui donne presque
01:08:07l'étiquette de responsable
01:08:09par rapport à Jean-Luc Mélenchon
01:08:10dès lors qu'elle a annoncé
01:08:11que la France
01:08:12ne pouvait pas se permettre
01:08:13de ne pas avoir de budget
01:08:14juste avant une présidentielle
01:08:16vous savez hier
01:08:17le Premier ministre
01:08:18a tenu un séminaire gouvernemental
01:08:20on a parlé beaucoup de budget
01:08:22on a parlé des agriculteurs
01:08:23on a parlé de l'adaptation
01:08:24au changement climatique
01:08:26il est terminé par une chose
01:08:27l'élection présidentielle
01:08:29elle est parfaitement louable
01:08:30c'est une échéance importante
01:08:32qui va concerner
01:08:33beaucoup de candidats
01:08:34peut-être un peu trop
01:08:35et nos millions de concitoyens
01:08:37nous notre boulot
01:08:38c'est de nous concentrer
01:08:39sur ce qu'il y a
01:08:40avant l'élection présidentielle
01:08:41et on ne fait que ça
01:08:43donc moi je ne juge pas
01:08:44des stratégies
01:08:44des uns ou des autres
01:08:45je note que certains
01:08:46appellent au chaos
01:08:47et je le regrette
01:08:48parce que je le répète
01:08:49c'est pas ça qui va libérer
01:08:50le détroit d'Hormouz
01:08:51après j'ai aussi entendu
01:08:52Marine Le Pen
01:08:53demander une baisse
01:08:54généralisée des impôts
01:08:55sur l'essence
01:08:56ça c'est pas très responsable
01:08:58on sait que c'est pas très efficace
01:08:59c'est parfaitement injuste
01:09:00puis si on baisse
01:09:01les impôts de plusieurs milliards
01:09:02il faudra trouver
01:09:03les autres
01:09:03les milliards ailleurs
01:09:05donc au fond
01:09:06ce sont les contribuables
01:09:08qui paieront
01:09:08pour toutes celles et ceux
01:09:09qu'on aura aidé
01:09:10y compris peut-être
01:09:11celles et ceux
01:09:12qui n'en ont pas besoin
01:09:13il y a la question
01:09:14il y a la question de la TVA
01:09:15que Marine Le Pen
01:09:16veut baisser
01:09:17sur le prix du carburant
01:09:18il y a aussi
01:09:19la suppression
01:09:20des C2E
01:09:21c'est une cotisation
01:09:23qu'on paye
01:09:23quand on fait
01:09:24son plein d'essence
01:09:25et certains
01:09:26Marine Le Pen
01:09:27ne met pas que
01:09:27Bruno Roteuillot aussi
01:09:28disent
01:09:29il faut les supprimer
01:09:30déjà
01:09:31et l'essence
01:09:32sera moins chère
01:09:32les certificats
01:09:34d'économie de l'énergie
01:09:35c'est une politique
01:09:35qui permet aujourd'hui
01:09:36de financer
01:09:37par exemple
01:09:38le leasing social
01:09:39il y a 150 000 véhicules électriques
01:09:42qui sont aujourd'hui
01:09:43loués par nos concitoyens
01:09:44à moins de 100 euros par mois
01:09:45c'est grâce
01:09:46au C2E
01:09:47des pompes à chaleur
01:09:48qui permettent
01:09:49de transformer
01:09:50une chaudière à gaz
01:09:51dans une chaudière électrique
01:09:52qui permet
01:09:53évidemment
01:09:54de baisser de manière
01:09:54très importante
01:09:56la facture
01:09:57aujourd'hui
01:09:58on sait
01:09:59que la seule manière
01:10:00d'éviter ces crises
01:10:00à l'avenir
01:10:01il y en aura d'autres
01:10:01des crises
01:10:02c'est d'être autonome
01:10:04on a de l'électricité
01:10:06on en a beaucoup
01:10:07elle est décarbonée
01:10:08elle est moins chère
01:10:09qu'ailleurs
01:10:09il faut qu'on accompagne
01:10:11nos concitoyens
01:10:12dans cette transition
01:10:13qui est une transition
01:10:14historique
01:10:14alors
01:10:15je veux bien moi
01:10:16les fausses bonnes idées
01:10:17supprimons les C2E
01:10:18on supprimera
01:10:19la transition énergétique
01:10:20qui est la seule manière
01:10:22de faire en sorte
01:10:22que la France
01:10:23soit forte
01:10:24face à ces crises
01:10:25aujourd'hui
01:10:25demain
01:10:26et après demain
01:10:26merci beaucoup
01:10:27monsieur le ministre
01:10:27merci à vous
01:10:29voilà pour cet entretien
01:10:30tout de suite
01:10:30c'est la météo
01:10:38il est 16h
01:10:39la situation est grave
01:10:40Emmanuel Macron
01:10:40alarmiste
01:10:41sur la suite
01:10:42des conflits
01:10:43en Ukraine
01:10:43et au Moyen-Orient
01:10:44le président de la République
01:10:45défend son action diplomatique
01:10:46pour trouver des solutions
01:10:47la nature de l'agressivité
01:10:49des menaces russes
01:10:50a changé
01:10:50les menaces hybrides
01:10:52ne resteront pas
01:10:52sans réponse
01:10:53prévient le chef de l'Etat
01:10:55Emmanuel Macron refuse
01:10:56des délais français
01:10:57c'est la réaction de Marine Le Pen
01:10:59sur la question des carburants
01:11:00elle réaffirme que baisser les taxes
01:11:02est la seule solution
01:11:03et que le président
01:11:03y viendra tôt ou tard
01:11:04la candidate du RN
01:11:06est en déplacement
01:11:07dans l'Aude
01:11:07elle n'a pas assisté
01:11:08aujourd'hui à la réunion
01:11:09à l'Elysée
01:11:10c'est Jordan Bardella
01:11:11qui était sur place
01:11:12les français
01:11:13face à la flambée
01:11:14des prix des carburants
01:11:15le prix moyen
01:11:16en France
01:11:17d'un litre de gaz
01:11:18a dépassé
01:11:19les 2,39 euros
01:11:20le pic d'avril dernier
01:11:21a été largement franchi
01:11:23le gouvernement
01:11:24prolonge
01:11:24l'aide carburant
01:11:25pour les gros rouleurs
01:11:26tout sera étudié
01:11:27dit le président de la République
01:11:28mais nous avons
01:11:29une responsabilité
01:11:30envers les finances publiques
01:11:32un séminaire est prévu
01:11:33dès lundi
01:11:34sur les mesures
01:11:35d'accompagnement
01:11:35pour les français
01:11:40la situation
01:11:41est grave
01:11:41ce sont les mots
01:11:42d'Emmanuel Macron
01:11:43il s'est montré alarmiste
01:11:44à l'issue de la rencontre
01:11:45avec les représentants politiques
01:11:46au sujet des crises
01:11:47au Moyen-Orient
01:11:48et en Ukraine
01:11:48le chef de l'Etat
01:11:49notamment évoquait
01:11:50la nature de l'agressivité russe
01:11:52qui a changé
01:11:52et les menaces hybrides
01:11:54toujours plus présentes
01:11:55sur notre sol
01:11:55écoutez
01:11:57nous avons subi
01:11:57des attaques informationnelles
01:11:59nous avons subi
01:12:00des attaques cyber
01:12:00elles ont été documentées
01:12:02attribuées
01:12:03et nous savons
01:12:04là aussi
01:12:05elles ont été attribuées
01:12:06qu'il y a eu
01:12:06plusieurs attaques
01:12:07très claires
01:12:08physiques
01:12:08dans l'espace européen
01:12:10le jour où on sera
01:12:11attaqué physiquement
01:12:12on ne nous préviendra pas
01:12:13je préfère vous le dire
01:12:14ça ne marchera pas comme ça
01:12:15il n'y a pas eu
01:12:16de message d'alerte
01:12:16pour dire qu'ils allaient
01:12:17attaquer à l'Ipsich
01:12:18donc c'est pour ça
01:12:19qu'il faut de la vigilance
01:12:20mais oui
01:12:20nous avons déjà été
01:12:22l'objet d'attaques hybrides
01:12:23je vous en ai déjà rendu compte
01:12:24plusieurs d'entre elles
01:12:25ont été attribuées
01:12:26et oui
01:12:27ce risque
01:12:27il existe
01:12:28il est réel
01:12:29et la menace
01:12:30a été réhaussée
01:12:32et donc face à ça
01:12:33on agit
01:12:34bonjour général
01:12:35Philippe Silos
01:12:36merci d'être sur ce plateau
01:12:37vous êtes ancien attaché militaire
01:12:38en Russie
01:12:38on vient d'entendre
01:12:39le président de la république
01:12:40les menaces hybrides
01:12:41on en parle régulièrement
01:12:42depuis des semaines
01:12:43là le ton a changé
01:12:45le fait que le président
01:12:46de la république
01:12:47s'en ouvre
01:12:48dans une réunion confidentielle
01:12:49avec les représentants politiques
01:12:51et notamment
01:12:51sans doute
01:12:52était présent
01:12:53un des futurs
01:12:54peut-être
01:12:54président de la république
01:12:55ça dit quelque chose
01:12:57au fond
01:12:57du changement de nature
01:12:59de cette menace
01:13:00oui effectivement
01:13:02il y a une prise de conscience
01:13:02il y a besoin de prendre conscience
01:13:04de ce qui se passe
01:13:04parce qu'en fait
01:13:05le problème justement
01:13:06de toutes ces menaces hybrides
01:13:07c'est qu'on en doute
01:13:08en permanence
01:13:09on doute de la véracité
01:13:10de ce qui se passe
01:13:10on doute de l'influence
01:13:12que ça peut avoir
01:13:12et puis en même temps
01:13:14l'excellent résultat
01:13:15de la guerre hybride
01:13:16c'est de faire douter
01:13:17des autorités politiques
01:13:18et militaires
01:13:19de son propre pays
01:13:20et de douter
01:13:21de la réalité de la menace
01:13:22alors là on a quand même
01:13:23des discours du SEMA
01:13:24depuis un certain temps
01:13:25on a des discours
01:13:26des autres
01:13:26chefs d'état-major
01:13:27des pays européens
01:13:29et là on a quand même
01:13:30un discours assez ferme
01:13:31on n'en est pas encore
01:13:32aux accents churchilliens
01:13:33mais on n'en est pas très loin
01:13:34du président de la république
01:13:35donc là il arrive un moment
01:13:37c'est une réalité quand même
01:13:38et puis c'est quand même
01:13:39des atteintes
01:13:40à la souveraineté nationale
01:13:41toutes ces attaques hybrides
01:13:43ces survols de drones
01:13:44etc
01:13:44alors c'est soit directement
01:13:46le fait du GRU
01:13:47soit des agents du GRU
01:13:49payés temporairement
01:13:50soit des opportunistes
01:13:52peu importe
01:13:53le résultat est là
01:13:54quand on a
01:13:55l'attaque
01:13:56qui a eu la semaine dernière
01:13:57sur les trains
01:13:58à quelques kilomètres
01:13:59de la frontière polonaise
01:14:01avec quand même
01:14:02des personnalités
01:14:03qui n'étaient pas loin
01:14:04personnalités importantes
01:14:05on a quand même
01:14:06des signaux d'alerte
01:14:07qui sont quand même
01:14:07majeurs
01:14:08et puis on a le discours
01:14:09du Premier ministre polonais
01:14:10qui est une réalité
01:14:11alors là on est
01:14:12vous savez dans l'anniversaire
01:14:13de l'invasion de la Pologne
01:14:14le 17 septembre 1939
01:14:16l'Union soviétique
01:14:16donne le coup dans le dos
01:14:18le coup de poignard dans le dos
01:14:19de la Pologne
01:14:20qui résista à l'Allemagne
01:14:21elle a attendu 15 jours
01:14:22l'Union soviétique
01:14:23a attendu la réaction française
01:14:25qui a été très modeste
01:14:26on est rentré en ça
01:14:28on n'a pas fait trop d'efforts
01:14:29on avait peur
01:14:30on n'avait pas ci
01:14:30on n'avait pas ça
01:14:31on s'est trouvé plein d'excuses
01:14:32en fait
01:14:33l'histoire balbutie
01:14:35et c'est ça
01:14:36qui est intéressant
01:14:36Patrick Socilia
01:14:38ce constat
01:14:39très alarmant
01:14:40et le président de la République
01:14:41aussi qui promet
01:14:42une réponse
01:14:43et un plan
01:14:44pour protéger
01:14:45les infrastructures critiques
01:14:46de la France
01:14:46oui les infrastructures critiques
01:14:47on part bien
01:14:48c'est un peu
01:14:50un drôle de vocabulaire
01:14:52mais les opérateurs
01:14:53d'intérêt vital
01:14:53on comprend bien
01:14:55que les emprises
01:14:56stratégiques
01:14:58de l'armée
01:14:59les armées
01:15:00en tout cas
01:15:00marines nationales
01:15:01l'île longue
01:15:02les bases navales
01:15:03les grandes bases aériennes
01:15:04les forces aériennes stratégiques
01:15:05elles évidemment
01:15:07nécessitent
01:15:08un coup d'œil particulier
01:15:09et je peux vous dire
01:15:11d'ailleurs
01:15:11que dans les états-majors
01:15:12il y a une vraie crainte
01:15:14non pas sur
01:15:15la cyber-défense
01:15:16là on est assez fort
01:15:17le bouclier
01:15:18est quand même très solide
01:15:19mais sur la lutte
01:15:20anti-drone
01:15:20ça a l'air assez futile
01:15:22parce qu'on parle
01:15:22des fois d'attaque
01:15:23ou de survol
01:15:24avec des objets
01:15:25extrêmement petits
01:15:26oui mais
01:15:27c'est extrêmement embêtant
01:15:29en revanche
01:15:29là où il y a encore
01:15:31un peu de flou
01:15:32et où ça nécessite
01:15:33un petit peu
01:15:33de resserrer les rangs
01:15:34c'est effectivement
01:15:35sur les centrales nucléaires
01:15:37par exemple
01:15:38sur l'industrie militaire
01:15:41vraiment extrêmement stratégique
01:15:43celle qui fabrique
01:15:44des moteurs d'avion
01:15:45ou des chars
01:15:46je reste encore relativement flou
01:15:48mais vous voyez très bien
01:15:48de quoi je voulais parler
01:15:50moi j'ai quand même
01:15:51été attentif
01:15:53lors des premiers moments
01:15:55de colère
01:15:56autour de raffinerie
01:15:57il y a la colère sociale
01:15:58mais moi je connais
01:15:59les russes
01:16:00je sais qu'ils sont capables
01:16:01d'attiviser cela
01:16:02c'est-à-dire qu'il y a
01:16:03une vraie colère
01:16:04des pêcheurs
01:16:04je prends l'exemple
01:16:05de Faux-sur-Mer
01:16:06tout à fait justifiable
01:16:07justifié
01:16:08c'est insupportable
01:16:09dans un métier
01:16:10qui est extrêmement dur
01:16:11oui mais je sais
01:16:11à la manière
01:16:12des agriculteurs en colère
01:16:13que les russes
01:16:14très vite
01:16:15vont essayer de pousser
01:16:16un petit peu ça
01:16:16et donc
01:16:17vous aurez le problème cyber
01:16:19mais il y a aussi
01:16:20peut-être
01:16:20participer à ce chaos
01:16:22qui n'est pas venu
01:16:23parce qu'il y a une responsabilité
01:16:24des pêcheurs
01:16:25mais un chaos
01:16:25autour de ces raffineries
01:16:27qui sont des moyens
01:16:28stratégiques
01:16:28de mettre des difficultés
01:16:31sur la France
01:16:32vous voyez
01:16:32c'est non seulement
01:16:34des attaques physiques
01:16:34ce qu'on a pu voir aussi
01:16:35à Leipzig
01:16:36avec la découverte
01:16:37d'un drone
01:16:37bardé d'explosifs
01:16:39mais du chaos
01:16:40faire en sorte
01:16:41qu'en fait
01:16:41on soit occupé là-dessus
01:16:42et pas sur autre chose
01:16:44c'est ça en fait
01:16:44la guerre hybride
01:16:45il faut mettre maintenant
01:16:46des mots très concrets
01:16:47sur ce que c'est
01:16:48On retourne à l'Elysée
01:16:50on vous retrouve
01:16:50Samy Sfaxi
01:16:51vous avez suivi
01:16:52les discussions
01:16:53la rencontre du jour
01:16:54la menace russe
01:16:55dont on parlait à l'instant
01:16:56a aussi été évoquée
01:16:56par les chefs de partis
01:16:58avec le président
01:16:59de la République
01:17:00aujourd'hui
01:17:03Oui Jérémy
01:17:03alors moi
01:17:04ce qui m'a frappé
01:17:05c'est cette inquiétude
01:17:06tellement sur le visage
01:17:08des différents candidats
01:17:10et des différents chefs
01:17:10de partis
01:17:11qui ont défilé
01:17:12devant nous
01:17:13cette inquiétude
01:17:14tant les événements
01:17:15sont importants
01:17:16et préoccupants
01:17:17ce sont d'ailleurs
01:17:18leurs mots
01:17:19en fait
01:17:19ils étaient réunis
01:17:20dans cette fameuse salle
01:17:22la salle Vega
01:17:22vous savez
01:17:23ultra sécurisée
01:17:24là où les décisions militaires
01:17:25sont prises
01:17:26par le président
01:17:27de la République
01:17:28et en fait
01:17:29à ce moment-là
01:17:30les services de l'État
01:17:31les services intérieurs
01:17:32le chef
01:17:33en tout cas
01:17:34des renseignements
01:17:35intérieurs français
01:17:35leur ont présenté
01:17:36des cartes
01:17:37pour faire état
01:17:39de ces deux fronts
01:17:41le front en Ukraine
01:17:41et le front au Moyen-Orient
01:17:43avec notamment
01:17:43vous savez
01:17:44ces voies
01:17:45d'approvisionnement maritimes
01:17:46d'approvisionnement
01:17:47en carburant
01:17:48qui sont coupées
01:17:49mais également
01:17:50l'accès
01:17:51les titres
01:17:58à 16h30
01:17:58la situation est grave
01:17:59Emmanuel Macron
01:18:00alarmiste
01:18:01sur la suite
01:18:01des conflits
01:18:02en Ukraine
01:18:02et au Moyen-Orient
01:18:03le président de la République
01:18:04défend son action diplomatique
01:18:05pour trouver des solutions
01:18:06la nature de l'agressivité
01:18:08et des menaces russes
01:18:09a changé
01:18:09dit-il
01:18:10les menaces hybrides
01:18:11ne resteront pas
01:18:11sans réponse
01:18:12prévient le chef de l'État
01:18:13on sera en direct avec vous
01:18:14Anthony Lebeau
01:18:15dans un instant
01:18:16à tout de suite
01:18:18Emmanuel Macron
01:18:18refuse d'aider les Français
01:18:20c'est la réaction de Marine Le Pen
01:18:21sur la question des carburants
01:18:22elle réaffirme
01:18:23que baisser les taxes
01:18:23c'est la seule solution
01:18:24et que le président y viendra
01:18:26la candidate du Rassemblement National
01:18:27est en déplacement
01:18:28dans l'Aude
01:18:29elle n'a pas assisté
01:18:30à la réunion à l'Élysée
01:18:31les Français
01:18:32justement
01:18:32face à la flambée
01:18:33des prix à la pompe
01:18:35le prix moyen en France
01:18:36du litre de gazole
01:18:37a dépassé
01:18:37les 2,39 euros
01:18:39pic d'avril
01:18:40est franchi largement
01:18:41le gouvernement
01:18:42prolonge l'aide
01:18:42carburant
01:18:43pour les gros rouleurs
01:18:44tout sera étudié
01:18:45du président de la République
01:18:46mais nous avons une responsabilité
01:18:48des finances publiques
01:18:49on sera à Nice
01:18:50avec Benoît Ruiz
01:18:50dans un instant
01:18:53On retient donc cet après-midi
01:18:55l'inquiétude
01:18:55du président de la République
01:18:56sur les crises
01:18:57en Ukraine
01:18:58et en Iran
01:18:59c'est en tout cas
01:18:59ce qui ressort
01:19:00de son intervention
01:19:00à l'issue
01:19:01de la rencontre
01:19:02organisée aujourd'hui
01:19:03à l'Élysée
01:19:03avec les représentants politiques
01:19:04vous êtes sur place
01:19:06Anthony Lebeau
01:19:07vous avez suivi
01:19:08cette journée
01:19:09Emmanuel Macron
01:19:10qui a été interrogé
01:19:11notamment à l'issue
01:19:12de ces discussions
01:19:13sur la question
01:19:13des carburants
01:19:16Oui et sur cette question
01:19:18il l'a martelé
01:19:19la situation est grave
01:19:20et cette situation
01:19:20va rythmer la vie
01:19:22quotidienne des Français
01:19:23pour encore plusieurs semaines
01:19:24c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron
01:19:25cette crise va durer
01:19:26tout le monde
01:19:27l'aura compris
01:19:28le chef de l'État
01:19:28a déploré
01:19:29ce niveau absolument
01:19:30historique
01:19:31des prix du carburant
01:19:33mais cette situation
01:19:33n'est pas due
01:19:34a dit Emmanuel Macron
01:19:36à des décisions gouvernementales
01:19:37mais elle est provoquée
01:19:38intégralement
01:19:39a dit le chef de l'État
01:19:40plusieurs fois
01:19:40dans cette conférence
01:19:41de presse
01:19:42provoquée intégralement
01:19:44en raison des guerres
01:19:45qui sont en cours
01:19:46et il a cité
01:19:47par exemple
01:19:48la guerre au Moyen-Orient
01:19:49qui s'envenime
01:19:49et donc aussi
01:19:50la fermeture
01:19:51le blocage du détroit
01:19:52d'Hormuz
01:19:53qui est une route maritime
01:19:53absolument majeure
01:19:54et cruciale
01:19:55pour l'approvisionnement
01:19:56et la circulation
01:19:57du pétrole
01:19:58et du gaz
01:19:59alors au sommet de l'État
01:20:00on surveille évidemment
01:20:01de très près
01:20:02cette exaspération
01:20:03des Français
01:20:03cette colère
01:20:04cette grogne sociale
01:20:05cette émotion
01:20:06selon les termes
01:20:07du président
01:20:08face aussi
01:20:09aux appels
01:20:09à mobilisation
01:20:10Emmanuel Macron
01:20:10a lui appelé
01:20:11à l'unité
01:20:11nous sommes à vos côtés
01:20:13a dit le chef de l'État
01:20:14en parlant
01:20:15des familles françaises
01:20:16qui souffrent notamment
01:20:17en raison
01:20:17de la hausse
01:20:18des prix du carburant
01:20:19écoutez Emmanuel Macron
01:20:21le gouvernement
01:20:22moi-même avons à coeur
01:20:23d'accompagner nos compatriotes
01:20:25dans cette période
01:20:26que je sais si dure
01:20:27et je veux leur dire ici
01:20:28que nous sommes à leurs côtés
01:20:30et que nous nous mobiliserons
01:20:31je l'ai dit
01:20:32le Premier ministre
01:20:33dans les heures et jours à venir
01:20:34aura à mener ses travaux
01:20:35pour ma part
01:20:36dès dimanche
01:20:37je verrai le Premier ministre
01:20:37du Canada
01:20:38je verrai plusieurs autres dirigeants
01:20:40à New York
01:20:40lundi et mardi
01:20:41et j'aurai l'occasion
01:20:42de revenir
01:20:43à l'issue de ces déplacements
01:20:45devant les Françaises
01:20:46et les Français
01:20:46à la fois pour leur rendre compte
01:20:48de nos actions
01:20:48et revenir aussi
01:20:49sur les prochains mois
01:20:51voilà Emmanuel Macron
01:20:52on veut aussi montrer
01:20:53qu'il agit avec une priorité
01:20:54sécuriser les approvisionnements
01:20:56en gaz
01:20:57en diesel
01:20:58en fuel
01:20:58surtout à l'approche de l'hiver
01:21:00et pour ce faire
01:21:01il a notamment formulé
01:21:02un certain nombre
01:21:03d'initiatives diplomatiques
01:21:04par exemple
01:21:05la poursuite des discussions
01:21:07diplomatiques
01:21:07pour tenter de rouvrir
01:21:08de manière pacifique
01:21:09ce détroit d'Hormuz
01:21:10la France est disponible
01:21:11pour accompagner
01:21:12ces discussions
01:21:13a dit Emmanuel Macron
01:21:14il a dit aussi
01:21:15qu'il allait saisir
01:21:16aujourd'hui
01:21:16la Commission européenne
01:21:17pour tenter d'obtenir
01:21:18un petit peu plus
01:21:18de flexibilité
01:21:19en matière de stockage
01:21:21des énergies
01:21:22au niveau européen
01:21:24et puis aussi
01:21:25la poursuite
01:21:26de discussions diplomatiques
01:21:27avec notamment
01:21:28des leaders
01:21:29du Moyen-Orient
01:21:31des leaders du Golfe
01:21:32et notamment
01:21:32l'Arabie Saoudite
01:21:33pour tenter de créer
01:21:34en quelque sorte
01:21:34de nouvelles routes maritimes
01:21:36pour éviter des ruptures
01:21:37et sécuriser
01:21:38des approvisionnements
01:21:39en gaz
01:21:40et en pétrole
01:21:40du reste
01:21:41il a balayé
01:21:42mais alors
01:21:42complètement
01:21:43en quelque sorte
01:21:44des propositions
01:21:45formulées par un certain nombre
01:21:46de candidats à la présidentielle
01:21:47pour bloquer les prix
01:21:48baisser les taxes
01:21:49nous avons des contraintes
01:21:51de finances publiques
01:21:51a répondu Emmanuel Macron
01:21:52qui préfère
01:21:53une autre logique
01:21:54la diplomatie d'abord
01:21:55agir sur les causes
01:21:57de la guerre
01:21:57avant je cite
01:21:58de dépenser
01:21:59un maximum d'argent
01:22:01Anthony Lebeau
01:22:02avec Nisrine Aliagoubi
01:22:03en direct du Palais de l'Elysée
01:22:04merci à vous
01:22:05on prend la direction
01:22:06de Nice
01:22:06des prix à la pompe
01:22:08insupportables
01:22:08des tarifs
01:22:09qui ne cessent d'augmenter
01:22:10on vous retrouve
01:22:10à Nice
01:22:11Benoît Ruiz
01:22:11Benoît
01:22:12quels sont les prix
01:22:12là où vous vous trouvez
01:22:13et que vous disent
01:22:14les automobilistes
01:22:17et bien écoutez
01:22:18ici on est à 2,18
01:22:19pour le 95
01:22:20et à 2,41
01:22:22pour le gasoil
01:22:23donc on est au-dessus
01:22:23de la moyenne nationale
01:22:25alors c'est vrai
01:22:26qu'on trouve
01:22:26des automobilistes
01:22:27qui ne sont pas forcément
01:22:29réceptifs
01:22:29au discours du Président
01:22:31de la République
01:22:31et ce depuis un certain temps
01:22:33maintenant
01:22:34je vous épargne les détails
01:22:35mais en tout cas
01:22:36on a des propriétaires
01:22:36de voitures
01:22:37qui gardent l'œil rivé
01:22:39sur le compteur
01:22:40de la pompe
01:22:40pour ne pas exploser
01:22:41leur budget
01:22:42tout en répondant
01:22:43à nos questions
01:22:44ils savent bien
01:22:45que le Président
01:22:46de la République
01:22:46n'a pas la main
01:22:47sur le contexte international
01:22:49autour du détroit d'Ormous
01:22:50ça évidemment
01:22:51qu'ils le comprennent
01:22:52mais ce qu'ils regrettent
01:22:53ces automobilistes
01:22:54c'est qu'il n'y ait
01:22:55que le gouvernement
01:22:56que l'Etat
01:22:57n'ait pas joué
01:22:58son rôle d'amortisseur
01:22:59il regrette
01:23:00que les taxes
01:23:01soient aussi élevées
01:23:02je vous propose
01:23:03d'écouter quelques-uns
01:23:04d'entre eux
01:23:04au micro d'Olivier Guix
01:23:07là on n'est pas loin
01:23:08de la limite quand même
01:23:092,41
01:23:10je trouve que c'est
01:23:11un peu abusé
01:23:11surtout quand on voit
01:23:12nos amis frontaliers
01:23:13au niveau de l'Italie
01:23:14je pense que le coup de main
01:23:15les taxes
01:23:16c'est bien le gouvernement
01:23:17qui les encaisse
01:23:18même si le prix du baril
01:23:20aujourd'hui a dépassé
01:23:20les 100 dollars
01:23:21quand on sait
01:23:22qu'il y a à peu près
01:23:2260% de taxes
01:23:23sur le prix d'un litre
01:23:24à la pompe
01:23:25c'est quand même énorme
01:23:26il fallait agir avant
01:23:28après il y a toujours
01:23:28des choses à faire
01:23:29mais peut-être
01:23:29des changements
01:23:30dans les modes de vie
01:23:31pour nous
01:23:31qu'habitant en montagne
01:23:32c'est très compliqué
01:23:33ça c'est clair
01:23:35on est complètement
01:23:36tributaires des voitures
01:23:37donc ça va inclure
01:23:38des changements
01:23:39de mode de vie
01:23:39mais je pense que ça se fera
01:23:41sans les politiques
01:23:42je veux dire nous
01:23:42quelque part
01:23:43on vit malgré eux
01:23:44maintenant
01:23:45par rapport aux déplacements
01:23:47pour une heure
01:23:48d'intervention
01:23:48pour une maintenance
01:23:49tu hésites à la faire
01:23:51parce que c'est plus cher
01:23:52de déplacement
01:23:52que de ce que ça te rapporte
01:23:54des habitants
01:23:56désabusés
01:23:56vous l'entendez
01:23:57mais qui gardent
01:23:58quand même
01:23:58une pointe d'humour
01:23:59tout à l'heure
01:23:59un artisan nous disait
01:24:00on n'est plus des vaches
01:24:01allées
01:24:02on est maintenant
01:24:02des vaches à gasoil
01:24:04Benoît Ruiz
01:24:05avec Olivier Wix
01:24:06à Nice
01:24:07le président de la république
01:24:08qui a évoqué
01:24:09également la question russe
01:24:11et les menaces
01:24:11hybrides
01:24:12écoutez
01:24:13nous avons subi
01:24:14des attaques informationnelles
01:24:15nous avons subi
01:24:16des attaques cyber
01:24:17elles ont été documentées
01:24:18attribuées
01:24:19et nous savons
01:24:21là aussi
01:24:21elles ont été attribuées
01:24:22qu'il y a eu
01:24:22plusieurs attaques
01:24:23très claires
01:24:24physiques
01:24:25dans l'espace européen
01:24:26le jour où on sera
01:24:27attaqué physiquement
01:24:28on ne nous préviendra pas
01:24:29je préfère vous le dire
01:24:30ça ne marchera pas comme ça
01:24:31il n'y a pas eu de message
01:24:33d'alerte pour dire
01:24:33qu'ils allaient attaquer
01:24:34à Leipzig
01:24:35donc c'est pour ça
01:24:36qu'il faut de la vigilance
01:24:37mais oui
01:24:37nous avons déjà été
01:24:38l'objet d'attaques hybrides
01:24:39je vous en ai déjà rendu compte
01:24:41plusieurs d'entre elles
01:24:42ont été attribuées
01:24:43et oui ce risque
01:24:44il existe
01:24:44il est réel
01:24:45et la menace
01:24:47a été rehaussée
01:24:48et donc face à ça
01:24:49on agit
01:24:51Général Sidos
01:24:52le président Macron
01:24:53qui rappelle la réalité
01:24:54oui il y a déjà eu
01:24:55des attaques
01:24:56des attaques hybrides
01:24:57contre la France
01:24:57oui la vigilance
01:25:00est rehaussée
01:25:01ces attaques hybrides
01:25:02dont il parle
01:25:03de quoi s'agit-il exactement ?
01:25:05Alors elles preuvent
01:25:05elles prennent toutes les formes
01:25:06justement
01:25:07ça ne date pas d'aujourd'hui
01:25:08les attaques hybrides
01:25:09ça date
01:25:10je dirais du stratège
01:25:11sous-dessous
01:25:12ça date de la nuit des temps
01:25:13de la stratégie
01:25:14et de la guerre militaire
01:25:15la propagande de Napoléon
01:25:17les proclamations
01:25:17c'est un peu de la guerre hybride
01:25:18là en ce moment
01:25:20il peut y avoir
01:25:21tous ces vols de drones
01:25:23alors ils sont attribués
01:25:24aux services secrets
01:25:26russes ou pas
01:25:27ils sont des actions
01:25:28d'opportunistes
01:25:29qui ont envie de s'amuser
01:25:30avec l'ambiance générale
01:25:32qui se passe
01:25:33mais en fait
01:25:34il y a systématiquement
01:25:34de la violation
01:25:35de la souveraineté
01:25:36et de la violation
01:25:37du système de sécurité français
01:25:39et donc on crée
01:25:40une atmosphère
01:25:41pas de psychose
01:25:42mais enfin d'incertitude
01:25:43on ne sait pas
01:25:44si on est vraiment attaqué
01:25:45on n'est pas attaqué
01:25:46et puis il y a quand même
01:25:48un missile
01:25:49qui tire très très précisément
01:25:51dans une locomotive
01:25:52où il n'y avait
01:25:53pas très loin
01:25:54des trains
01:25:54avec des personnalités
01:25:55c'est très ciblé
01:25:57à ce moment là
01:25:57comme il y a 15 jours
01:25:58un missile
01:25:59qui a frappé
01:26:00le bureau
01:26:01du chef des services
01:26:02de renseignement ukrainien
01:26:04alors les russes
01:26:04quand ils veulent être
01:26:05très précis
01:26:05ils sont très précis
01:26:06quand ils ne veulent pas
01:26:07être très imprécis
01:26:08ils sont imprécis
01:26:09et là
01:26:10c'est difficile
01:26:10de leur attribuer
01:26:11le président l'a dit
01:26:12quand on sera attaqué
01:26:14on ne sera pas prévenu
01:26:15il n'y aura pas
01:26:15une note de service
01:26:16comme on appelle ça
01:26:17avec un plan d'opération
01:26:19saigné de l'état-major général russe
01:26:21ou du GRU
01:26:21les services secrets
01:26:22du ministère de la Défense russe
01:26:24donc là
01:26:25il faut lire
01:26:25ce qu'il y a en face de nous
01:26:27effectivement
01:26:27ce sont des signaux d'alerte
01:26:29il faut les interpréter
01:26:30les comprendre
01:26:30après c'est le rôle
01:26:32des services secrets
01:26:32de l'Europe
01:26:33et en particulier
01:26:34des services secrets français
01:26:35de comprendre
01:26:36ce qui se passe
01:26:36et le président
01:26:37le traduit
01:26:38en langage politique
01:26:40et en action
01:26:41il emploie souvent
01:26:42des verbes d'action
01:26:42c'est ça qui est intéressant
01:26:44également
01:26:45parce que là
01:26:45on va reprendre
01:26:46et ça je voulais le placer
01:26:47absolument
01:26:47seule l'action
01:26:49est infamante
01:26:50alors ça ne vient pas
01:26:51de Napoléon
01:26:52ça vient des règlements
01:26:53de la cavalerie française
01:26:54mais exactement
01:26:55on doit agir
01:26:56alors il ne va pas dire
01:26:57exactement lui aussi
01:26:58il va agir de façon hybride
01:26:59il ne va pas dire
01:27:00comment il agit
01:27:01les services secrets
01:27:02sont au travail
01:27:03les services d'influence
01:27:04lui-même va avoir
01:27:05des idées
01:27:06les relations
01:27:07le durcissement
01:27:08de la position psychologique
01:27:09de la société française
01:27:10c'est ça les actions hybrides
01:27:12également
01:27:12Patrick Sos
01:27:13on retient aussi
01:27:13ce plan de protection
01:27:14de nos infrastructures critiques
01:27:15annoncées par Emmanuel Macron
01:27:17oui c'est qu'il y avait
01:27:18sans doute un manque
01:27:19ou en tout cas
01:27:19des alertes
01:27:20qui se font de plus en plus
01:27:21à jour
01:27:22en fait on les commente
01:27:23depuis quelques semaines
01:27:25et le général Sidos
01:27:26en a donné quelques exemples
01:27:28que ce soit à Leipzig
01:27:30ou cette épidémie
01:27:31de postes électriques
01:27:33qui explose
01:27:35dans l'est de l'Allemagne
01:27:37des noms de groupuscules
01:27:38qui étaient totalement
01:27:39connus aux bataillons
01:27:40jusque là
01:27:41qui vont disparaître
01:27:42certainement
01:27:42et puis à un moment donné
01:27:43un ressortissant bulgare
01:27:45ou un Allemand
01:27:47d'origine serbe
01:27:48qui va être arrêté
01:27:49ce sera jamais
01:27:50un Russe
01:27:50avec sa carte du FSB
01:27:52dans la poche
01:27:53et donc
01:27:53il va falloir s'y attendre
01:27:55soit des actions
01:27:56de bas niveau
01:27:57mais qui contribuent
01:27:59à cette déstabilisation
01:28:00soit de vraies actions
01:28:01agressives
01:28:02je rappelle
01:28:02comme un drone
01:28:04avec des explosifs
01:28:05il n'a certes pas explosé
01:28:06mais il était là
01:28:07près d'infrastructures
01:28:08stratégiques allemandes
01:28:09Merci à vous deux
01:28:10bien évidemment
01:28:11ce sujet sera à nouveau
01:28:12abordé par Julien Mette
01:28:13dans quelques minutes
01:28:14et tout de suite
01:28:14c'est la météo
01:28:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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