Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 minutes
La France a les chercheurs, les start-up, les industriels et les investisseurs. Mais entre l’innovation et son arrivée auprès des patients, le parcours reste semé d’obstacles : financement, réglementation, accès au marché… Alors, comment aider les entreprises à changer d’échelle et accélérer l’innovation en santé ? Frédéric Girard, le président de France Biotech, Valérie Taly, directrice de recherche au CNRS et Olivier Chabanon, directeur délégué au plan French Care chez Bpifrance, étaient sur le plateau de Santé Future pour en parler.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:04Bienvenue dans Santé Futur, merci d'avoir répondu présent à notre invitation.
00:08Frédéric Girard, je commence avec vous. Quelles sont aujourd'hui les étapes les plus difficiles à franchir ?
00:12Le parcours lui-même est un parcours difficile et quelque part l'objectif de ces difficultés,
00:18c'est malgré tout de s'assurer que les technologies qui arrivent sur le marché,
00:23aux patients, aux professionnels de santé, présentent un ratio bénéfice-risque favorable.
00:28C'est-à-dire qu'on a besoin en tant que citoyen d'être rassuré en fait de la sécurité
00:34des technologies de santé
00:35qui vont nous être prescrits, de s'assurer qu'il y a réellement un bénéfice clinique important.
00:39Donc je dirais que c'est tout l'objectif de ce parcours, c'est d'amener les preuves convaincantes,
00:45si vous voulez, du bénéfice qu'apportent ces technologies et de leur sécurité.
00:48Après, c'est vrai que pour une entreprise qui souvent est une spin-off académique,
00:52c'est-à-dire que la plupart des entreprises aujourd'hui, elles naissent d'un projet universitaire.
00:57L'université peut accompagner ces inventions jusqu'à un certain niveau de maturité,
01:03mais vous devez après passer des étapes de développement réglementaire aux standards internationaux
01:08qui sont très exigeants, avec des coûts très élevés, donc une ingénierie financière qui va avec.
01:15Et donc, pour ces jeunes entreprises qui quittent l'université,
01:19évidemment c'est extrêmement compliqué de suivre ce parcours qui va demander un développement non clinique,
01:25puis un passage à l'homme, développement clinique, puis un développement industriel,
01:31la construction d'une usine, l'accès aux différents marchés en France et à l'international.
01:35C'est-à-dire qu'on sait bien faire émerger l'innovation, mais moins l'accompagner peut-être ?
01:39Alors, on voit qu'il y a une vraie dynamique.
01:42Aujourd'hui, le secteur des start-up PME de croissance en santé, c'est 2800 entreprises,
01:46bien réparties sur le territoire national, 80 000 emplois.
01:50La majorité des technologies, je vous le disais, est issue de la sphère académique,
01:54mais on se rend compte qu'il y a des opportunités manquées.
01:56Sur le plan économique, d'abord, on voit que malgré cette dynamique,
02:01on produit de moins en moins de nouveaux médicaments en France.
02:04La part des technologies médicales dans la balance des exportations a tendance à se réduire.
02:09On a de moins en moins d'essais cliniques en France,
02:11et donc on perd cette opportunité de création de valeur sur le territoire national.
02:15Et puis, il y a des manques d'opportunités au niveau médical, clinique,
02:19puisqu'on se rend compte que les patients français mettent beaucoup de temps,
02:22finalement, à accéder à ces innovations.
02:24Valérie Thaly, quand vous entendez ce diagnostic,
02:26est-ce que vous reconnaissez le parcours de médecine DX ?
02:29Oui, tout à fait.
02:30On a vraiment, aujourd'hui, un écosystème hyper riche,
02:34effectivement, avec une recherche académique d'excellence.
02:36On a beaucoup de start-up, beaucoup d'idées, beaucoup d'innovations,
02:41et après, il faut amener cette innovation au patient.
02:45Et le chemin, il est long.
02:46Oui, une bonne technologie, ça ne suffit pas.
02:47Exactement.
02:47La technologie, elle ne suffit pas.
02:49Il faut qu'elle ait un intérêt pour le patient,
02:50qu'elle ait un intérêt pour le praticien,
02:52qu'elle soit facile d'utilisation,
02:55qu'elle soit réellement pertinente,
02:57qu'elle ait vraiment sa place.
03:00Et voilà.
03:01Et donc, tout ça, c'est effectivement très complexe.
03:03Il y a des exigences réglementaires au niveau du remboursement, etc.,
03:06qui sont de plus en plus complexes,
03:08qui demandent énormément de financement.
03:09On a une vraie problématique aujourd'hui d'accès au financement.
03:13On finance assez bien l'innovation, la création des start-up,
03:16un petit peu moins la phase de croissance,
03:18celle qui va vraiment générer de la valeur,
03:20mais qui demande beaucoup de développement,
03:23de preuves cliniques,
03:25de dossiers de remboursement, etc.
03:30Et tout ça, ça prend beaucoup de temps.
03:31Et on a beaucoup plus de difficultés sur ces aspects-là de financement,
03:35vraiment de la croissance,
03:36de cette capacité à faire émerger vraiment des leaders nationaux,
03:41internationaux,
03:42tout en gardant,
03:43et ça, c'est vraiment important,
03:44tout en gardant notre empreinte nationale européenne.
03:47On parle beaucoup de souveraineté,
03:48mais c'est extrêmement important.
03:49Et c'est extrêmement important pour nos développements
03:52et la place de nos start-up au niveau international.
03:55Olivier Chabanon, BPI France,
03:57intervient précisément sur cette transformation
03:59d'une innovation en entreprise.
04:01Quand vous regardez les projets qui vous arrivent,
04:04où voyez-vous le plus souvent le besoin d'accompagnement ?
04:08Bonjour.
04:09Donc, effectivement,
04:11BPI joue un rôle assez important
04:13dans le financement des innovations,
04:15notamment des innovations en santé.
04:17On a ce rôle en tant que banque publique,
04:23enfin, on a un actionnariat à l'État et la Caisse des dépôts,
04:27donc d'aider à stimuler l'innovation,
04:30et en particulier sur le champ de la santé.
04:31Donc, on déploie un certain nombre de dispositifs,
04:33notamment sur les innovations de rupture en santé,
04:36à travers l'offre Deep Tech déployée par BPI France,
04:39pour permettre à des universitaires,
04:44à des chercheurs,
04:45d'avoir une espèce de boîte à outils
04:46dont il va pouvoir se servir pour créer son entreprise.
04:50Et cette boîte à outils a vocation à l'accompagner
04:52sur tout le cycle de développement de son entreprise,
04:55de la phase de création d'amorçage
04:58jusqu'à, comme ça a été dit par Frédéric Girard,
05:00les phases d'industrialisation.
05:02Donc, on a cette capacité à offrir
05:04à cet entrepreneur en santé
05:07toute une gamme de produits,
05:09de services
05:10qui va pouvoir l'aider à structurer
05:12et à développer son entreprise.
05:14Et est-ce que, pour en revenir à ma question,
05:16sur ce que vous identifiez
05:17en termes de besoins d'accompagnement
05:19un peu prioritaire ?
05:21Les accompagnements, c'est évidemment du financement.
05:24Ça, c'est évidemment le nerf de la guerre.
05:26Donc, le financement de l'innovation
05:27est une composante importante de BPI France
05:29à travers des aides, des prêts à l'innovation,
05:33des avances remboursables, etc.
05:35Le financement de l'innovation
05:37pour BPI France
05:39c'est 3 millions d'euros
05:41et on a déployé
05:433 milliards d'euros, pardon,
05:46et on a déployé 1 milliard d'euros
05:47sur la santé en 2025.
05:50Donc, un tiers du financement
05:51de l'innovation de BPI France
05:53concerne le champ de la santé.
05:54C'est dire si les besoins, évidemment,
05:55de financement sont considérables
05:57pour la filière.
05:58Après, on a des solutions, notamment,
06:00d'accompagnement.
06:01L'accès aux compétences.
06:02L'accès aux compétences, parce que ce n'est pas le tout
06:04d'avoir de l'argent, d'en prêter, d'en mettre à disposition
06:07de l'entrepreneur.
06:08C'est qu'il en fasse une bonne utilisation.
06:10Et donc, pour ça, on a des dispositifs d'accélération,
06:15donc des accélérateurs qui vont permettre
06:17aux entreprises de la filière
06:18d'être aidées, à structurer
06:21leur plan de développement,
06:22à réfléchir à leur stratégie,
06:23notamment sur l'accès au marché,
06:25sur les aspects réglementaires.
06:28Et puis, on a des consultants
06:29qui interviennent auprès de ces entreprises
06:30pour les aider,
06:31qui ne sont pas des consultants
06:33au sein de BPI France,
06:35ce sont des consultants externes,
06:36référencés par BPI France.
06:37On en est une centaine dans le secteur de la santé
06:39qui vont avoir cette capacité
06:41d'intervenir auprès du chef d'entreprise
06:43pour l'aider dans la structuration
06:46de son plan de développement
06:47et de plan stratégique.
06:48Valérie Tally, si on revient à la naissance
06:51de MétisDX,
06:52vous êtes scientifique académique,
06:54je le disais,
06:54et vous vous retrouvez à devoir
06:56construire une entreprise.
06:58Donc, ça change le métier.
07:00Il faut tout à coup maîtriser des sujets
07:02qui ne sont plus uniquement scientifiques.
07:04Qu'est-ce qui a été le plus difficile à apprendre ?
07:08Une question très vaste.
07:10Il y a le business model,
07:11il y a la réglementation,
07:12les histoires de propriété intellectuelle.
07:14L'idée, c'était vraiment,
07:15quand on a fondé Métis,
07:16l'idée, c'était vraiment
07:17de porter nos innovations aux patients.
07:19Et on a vraiment eu cette...
07:22Voilà, on s'est vraiment dit
07:23que c'était nous qui devions y aller.
07:24On avait vraiment cette envie
07:26d'amener cette innovation aux patients.
07:28Et donc, on s'est impliqués.
07:30C'est pour ça que j'ai eu un concours scientifique
07:32pour m'impliquer au niveau de la société.
07:33Mais en même temps,
07:34il a fallu s'entourer.
07:35Donc, on est très accompagnés
07:37par la BPI qui a un rôle central.
07:39On est accompagnés par des réseaux,
07:43par France Biotech également,
07:44qui est un vrai acteur aussi.
07:47Et on a vraiment...
07:48Donc, il a fallu s'entourer.
07:49Oui, c'est là que l'écosystème joue son rôle.
07:51Mais aussi s'entourer.
07:52Donc, moi, j'ai une cofondatrice,
07:53Magali Dronyou,
07:54qui est directrice générale,
07:56qui a des compétences plus.
07:58Donc, elle est cofondatrice
07:59d'une autre start-up.
07:59Donc, on a pu s'associer comme ça.
08:01Et on a vraiment...
08:02On travaille au jour le jour.
08:04Donc, vraiment,
08:04aller chercher les bonnes compétences.
08:06Effectivement, pour moi,
08:06il y a eu plein de choses
08:07qui étaient nouvelles.
08:08Aller chercher des financements comme ça,
08:10aller pitcher,
08:10c'était vraiment quelque chose de nouveau.
08:12Donc, vraiment,
08:13voilà, tout construire,
08:14construire de zéro.
08:15Vous avez parlé du business plan, etc.
08:16Tout ça, c'est vraiment
08:17un nouveau métier.
08:18mais avec cette même motivation
08:21d'amener nos innovations aux patients.
08:23Donc, pour tout ça,
08:24voilà, on est allé chercher
08:24des compétences.
08:25On demande.
08:27Voilà.
08:27On a un écosystème aujourd'hui
08:29qui est extrêmement fourni
08:32au niveau de la HealthTech en France.
08:34Et donc, voilà,
08:35on a utilisé tout ça.
08:38Utiliser les compétences
08:39et aller chercher
08:40les bonnes compétences
08:41pour pouvoir, voilà,
08:43aller...
08:43Toujours ce même but,
08:45d'amener nos innovations aux patients
08:47et de réfléchir avec les acteurs
08:49du système aussi
08:50à cette innovation,
08:51à sa meilleure forme,
08:53entre guillemets.
08:54Voilà.
08:55Frédéric Girard,
08:56est-ce qu'on fait entrer suffisamment tôt,
08:57justement,
08:58ces compétences entrepreneuriales
09:00autour des chercheurs ?
09:01Il y a, sans aucun doute,
09:03beaucoup de choses à faire,
09:04si vous voulez,
09:05pour accélérer ce parcours.
09:06C'est-à-dire,
09:07comment on peut faire en sorte
09:08que les inventions académiques
09:11bénéficient le plus tôt possible
09:12aux patients,
09:13aux professionnels de santé
09:14sans compromettre, évidemment,
09:15la sécurité ?
09:16Est-ce qu'il reste une priorité ?
09:18Et c'est tout le travail de réflexion
09:20qu'on a entamé
09:21il y a maintenant une année
09:23pour publier
09:24ce qu'on a appelé
09:25le plan d'accélération
09:26de l'innovation en santé.
09:27C'est-à-dire,
09:28quelles sont à toutes les étapes
09:29les accélérateurs
09:30que l'on peut mettre en place
09:31avec trois priorités.
09:34Accélérer le passage
09:35de la recherche fondamentale
09:36à la recherche appliquée.
09:37Faciliter le transfert de technologies.
09:39Acculturer les chercheurs
09:40au monde de l'entreprise.
09:41Valoriser les carrières mixtes
09:43publics-privés.
09:44Première priorité.
09:45Deuxième priorité,
09:46c'est l'accompagnement.
09:47C'est essentiel.
09:48Valérie vient d'en parler.
09:49Avec cinq propositions.
09:52Renforcer l'accompagnement
09:53des entrepreneurs.
09:54C'est essentiel.
09:56C'est diversifier les financements.
09:58Et c'est vraiment,
09:59comme le disait Olivier,
10:00le nerf de la guerre.
10:01C'est maximiser l'ancrage
10:03de la création de valeur en France.
10:05Et donc,
10:05motiver les entreprises
10:07à faire en France
10:08leur développement préclinique,
10:10leur développement clinique
10:11et leur développement industriel
10:13pour qu'elles construisent
10:14des usines en France.
10:15C'est faciliter l'accès
10:17aux données de santé
10:17qui est aujourd'hui
10:19une ressource essentielle
10:20pour toutes les technologies
10:21de santé.
10:22Et la troisième priorité,
10:24c'est sécuriser l'accès
10:25des patients français
10:27aux technologies.
10:28c'est la préférence nationale
10:30et européenne
10:31dans les achats publics.
10:32C'est la possibilité
10:33d'avoir des évaluations
10:35plus prévisibles
10:36de la part de nos autorités.
10:37Et finalement,
10:39c'est un peu technique,
10:40mais l'accès au marché
10:42des dispositifs médicaux
10:44est réglementé
10:44par un règlement européen
10:46qui va être simplifié
10:48probablement en 2027
10:50ou 2028.
10:51On pense qu'il y a
10:52la possibilité pour la France
10:53d'anticiper ces simplifications.
10:55Donc vous voyez,
10:56ça fait 11 accélérateurs
10:59identifiés dans notre travail.
11:00Ce qui est intéressant,
11:01c'est que la très grande majorité
11:03de ces accélérateurs
11:04ne coûtent rien en fait
11:06au budget de l'État.
11:09C'est souvent,
11:10je dirais,
11:11des actions de simplification,
11:13d'alignement,
11:14de coordination
11:15des différents acteurs
11:16impliqués sur ce parcours.
11:18Oui, justement,
11:18Olivier Chabannon,
11:19la French Care
11:19a justement été créée
11:20avec cette idée
11:21de briser les silos
11:22et de rapprocher
11:23les acteurs
11:24qui n'en ont pas toujours
11:25l'habitude
11:26de travailler ensemble.
11:28Concrètement,
11:28comment fait-on ?
11:30Oui,
11:30la French Care
11:30a été créée
11:31il y a 4 ans maintenant
11:33à l'initiative conjointe
11:34de Nicolas Dufourc,
11:35le directeur général
11:35de BPI France
11:36et du professeur
11:37Antoine Tenière,
11:38l'actuel directeur général
11:39de Paris Santé Campus.
11:41Donc on était en sortie
11:42du Covid
11:42et avec cette idée
11:44de faire en sorte
11:45de créer une communauté
11:46d'acteurs
11:47et de professionnels
11:48de la santé
11:49qui se reconnaissent
11:49tous derrière un emblème,
11:51celui du coq blanc
11:52que j'arbore ce matin
11:54et au-delà
11:55de ce pin,
11:56ce coq blanc,
11:57il y a derrière
11:57effectivement cette volonté
11:58de construire
12:00un moment collectif
12:03ensemble
12:03autour de la santé
12:05puisqu'on sait
12:06que dans ce secteur
12:08et ce paysage
12:09de la santé
12:09qui est extrêmement
12:10horizontal,
12:11assez complexe
12:11peut-être par rapport
12:12à d'autres industries,
12:14ce coq blanc apporte
12:15un peu de verticalité
12:17derrière lequel
12:17tous ces acteurs
12:18et professionnels
12:19de la santé
12:19au premier rang
12:20desquels
12:20les entrepreneurs
12:21qui évidemment
12:22sont importants
12:23pour BPI France
12:25se reconnaissent
12:26et donc
12:26il y a vraiment
12:27nous on donne
12:28l'impulsion
12:28on met
12:31de l'essence
12:32dans le moteur
12:32et ensuite
12:33l'idée c'est
12:34que ces entrepreneurs
12:34s'approprient
12:35et ces acteurs
12:36et professionnels
12:36de la santé
12:37s'approprient
12:38cette communauté
12:39aujourd'hui
12:39vous le disiez
12:40il y a 1400
12:41membres
12:42qui ont rejoint
12:42cette communauté
12:43et donc nous
12:44on organise
12:45des événements
12:46des publications
12:47des moments
12:48de rencontres
12:48parce que l'idée
12:49c'est de faire en sorte
12:50qu'un professionnel
12:51un entrepreneur
12:52puisse discuter
12:53avec un directeur
12:54d'hôpital
12:55parce qu'on croit
12:56que c'est comme ça
12:57que ça se passe
12:58dans l'innovation
12:58en santé
12:59ça peut créer
12:59énormément de valeur
13:02Valérie
13:03sur la question
13:03du financement
13:04vous me disiez
13:05en préparant
13:06cette émission
13:07que vous avez le sentiment
13:08que l'investissement
13:09fonctionne par cycle
13:10et que la santé
13:11n'est pas toujours
13:12le secteur
13:12le plus attractif
13:13la BPI
13:14j'ai un rôle central
13:15effectivement
13:16dans le financement
13:18on a aussi
13:18effectivement
13:19des investisseurs privés
13:21qu'on remercie beaucoup
13:21et qui nous aident
13:22au jour le jour
13:23mais effectivement
13:24c'est difficile
13:25le financement
13:26moi je suis dans le domaine
13:26du diagnostic
13:27aujourd'hui
13:28le financement
13:28c'est compliqué
13:30il y a eu pas mal
13:31de financement
13:31dans la période Covid
13:32autour du diagnostic
13:33aujourd'hui
13:34c'est beaucoup plus compliqué
13:35on nous demande
13:35des niveaux de preuves
13:36toujours plus importants
13:37on demande des validations
13:38cliniques
13:39quasiment d'avoir déjà
13:40des remboursements
13:40etc.
13:41c'est compliqué
13:42donc effectivement
13:45la recherche de financement
13:47elle nous prend
13:47une grande partie
13:48de notre temps
13:48alors qu'en fait
13:49notre temps
13:50devrait le passer
13:51à générer encore
13:52des données
13:54de l'innovation
13:54encadrer nos équipes
13:56et à continuer
13:57à construire ensemble
13:58à nouveau
13:58pour aller plus loin
13:59et on passe énormément
14:01de temps
14:01dans ces recherches
14:03de financement
14:03à justifier
14:04à essayer d'avancer
14:05alors qu'on a déjà
14:06beaucoup de choses
14:07on a déjà un produit
14:08qui est commercialisé
14:09c'est un produit
14:10pour la recherche
14:10mais on a déjà
14:11un produit
14:12commercialisé
14:12on a déjà des clients
14:13on travaille
14:15on a des partenariats
14:16cliniques
14:16on a bien sûr
14:17notre réseau de départ
14:19mais c'est vrai
14:20que c'est compliqué
14:21et c'est grâce
14:24à ce financement
14:25qu'on va pouvoir
14:25aller plus loin
14:25et générer les preuves
14:26qu'on nous demande
14:27donc on est sur
14:28quelque chose
14:28qui est compliqué
14:29et j'ai dû dire compliqué
14:31beaucoup de fois
14:31excusez-moi
14:32mais c'est vrai
14:33qu'on le vit comme ça
14:34c'est à dire
14:35qu'on est toujours
14:36dans cette problématique
14:37de financement
14:37en plus de cette problématique
14:40d'apporter les preuves
14:41de montrer que ce qu'on fait
14:42est un vrai intérêt
14:42pour le patient
14:43oui c'est un problème
14:44de volume de capitaux disponibles
14:45de maturité des projets
14:47chaque étape
14:48est à son lot
14:50de difficultés
14:51on ne peut pas dire
14:52j'entends souvent parler
14:53de vallée de la mort
14:54quand j'écoute
14:55les entrepreneurs
14:55j'ai l'impression
14:56que c'est tout le temps
14:57en fait
14:57la vallée de la mort
14:58c'est un peu
14:59une course d'obtacle
14:59dès que vous passez
15:00un obstacle
15:02le niveau de preuve
15:03qui est demandé
15:03à l'étape suivante
15:04est encore plus important
15:05le montant
15:06des financements
15:07demandés
15:07est encore plus important
15:09donc on a besoin
15:11que les entreprises
15:14gagnent en compétences
15:15à chaque étape
15:17de façon à pouvoir
15:20construire toutes ces preuves
15:21et passent finalement
15:23le moins de temps possible
15:24sur les sujets de financement
15:25aujourd'hui je trouve
15:27qu'il y a un déséquilibre
15:28en fait
15:28entre le temps passé
15:31à développer les technologies
15:32dans un environnement mondial
15:34qui est hautement concurrentiel
15:35les chinois avancent
15:37extrêmement vite
15:38aujourd'hui c'est devenu
15:39le pays
15:39où les innovations
15:41naissent majoritairement
15:42et le temps qu'ils passent
15:44à chercher des fonds
15:45il faut se rappeler
15:46qu'une entreprise
15:47aujourd'hui
15:47une start-up en santé
15:49c'est 6 à 12 mois
15:50de trésorerie
15:51et qu'il faut en moyenne
15:5211 mois pour lever des fonds
15:54donc vous voyez
15:54les deux chiffres
15:55ne réconcilient pas entre eux
15:57donc il y a besoin
15:58de faciliter
15:59l'accès au financement
16:01ça passe par
16:02la diversification
16:03des financements
16:03et on rendra public
16:06dans les semaines qui viennent
16:07des propositions
16:08pour aller
16:11motiver
16:11les particuliers
16:14à investir
16:15dans l'innovation
16:16en santé
16:16ça passe par
16:17des aides publiques
16:18le crédit impôt recherche
16:19est une aide
16:20absolument fondamentale
16:21ça passe aussi
16:22par une facilitation
16:23de l'accès au marché
16:24c'est vrai que
16:25le marché français
16:26est long
16:27enfin les délais
16:28sont très longs
16:29pour y accéder
16:30on a mis en place
16:31des accès dérogatoires
16:32pour compenser
16:33mais ils sont incertains
16:34il y a un élément
16:35qui est évident
16:36mais qu'on mentionne
16:37assez peu
16:38sur le financement
16:41c'est le temps
16:42parce que finalement
16:43le temps qui passe
16:44c'est quelque chose
16:44qui coûte très très cher
16:46aux entreprises
16:46sans que nécessairement
16:48il soit productif
16:49quand vous attendez
16:51six mois
16:52une réponse
16:53d'une autorité
16:54ou que vous attendez
16:56six mois
16:56dans le meilleur des cas
16:57pour accéder
16:58aux données de santé
16:59c'est six mois
17:00où vous avez consommé
17:01votre trésorerie
17:02et vous n'avez pas
17:02nécessairement avancé
17:03et donc on a besoin
17:05de rendre ce parcours
17:06fluide
17:06et je dirais
17:07chaque jour gagné
17:08c'est un peu plus
17:10de ressources
17:10pour les entreprises
17:11chaque jour gagné
17:12pour comprendre
17:13la complexité réglementaire
17:15avoir des retours
17:16des autorités réglementaires
17:17sur les attendus
17:18de la prévisibilité
17:20pour ne pas avoir
17:20à refaire
17:21ce que l'on a déjà fait
17:22chaque jour gagné
17:24sur la mise en place
17:24d'un essai clinique
17:25et bien c'est
17:26de la ressource supplémentaire
17:28chaque jour gagné
17:29sur la décision
17:31d'implantation
17:31d'un site industriel
17:32c'est de la ressource
17:34supplémentaire
17:35Olivier Chavanon
17:36BPI France
17:37lance
17:38InnoBio 3
17:39un nouveau fonds
17:40consacré aux biotechnologies
17:42à quel besoin
17:43vient-il répondre exactement ?
17:44Oui alors
17:45on a annoncé
17:46il y a quelques jours
17:46effectivement
17:47le lancement
17:48de la troisième génération
17:49des fonds
17:51InnoBio
17:51de BPI France
17:52qui ont été lancés
17:53les premières générations
17:54InnoBio 1
17:55c'était il y a 15 ans
17:56avec un fonds
17:57qui a vocation
17:58à investir
17:59dans des entreprises
18:01de biotechnologie
18:03et donc
18:04ce sont 207 millions
18:05d'euros
18:06qui sont mobilisés
18:07par BPI France
18:08pour répondre
18:09à ce besoin
18:11de financement
18:12qu'ont ces entreprises
18:13alors
18:14on ne le fait pas tout seul
18:15on le fait avec
18:16des souscripteurs
18:16on le fait avec
18:17Sanofi
18:18Servier
18:18BMS
18:19Ibsen
18:20et l'Institut Pasteur
18:22et
18:23comme disait
18:24assez justement
18:25Frédéric
18:26c'est vrai que
18:27les entreprises
18:28de biotechnologie
18:28ont un modèle
18:29d'affaires
18:30un peu particulier
18:31surtout pour un banquier
18:32puisque ce sont des entreprises
18:33qui ne vont pas générer
18:34de chiffre d'affaires
18:35pendant 10 à 15 ans
18:37et donc qui sont
18:38évidemment très dépendantes
18:39des investisseurs
18:42sur la partie financement
18:43ce que je disais tout à l'heure
18:44on a une approche
18:46relativement systémique
18:47avec tous nos dispositifs
18:48de financement
18:49d'innovation
18:49en revanche
18:49c'est une approche
18:50plus volontariste
18:51sur la partie investissement
18:53en 2025
18:54on a investi
18:56en direct
18:56dans 900 millions d'euros
18:58dans des entreprises
18:59en santé
19:00donc c'est quand même
19:01des montants
19:01assez considérables
19:02qui font probablement
19:03de BPI France
19:04l'un des principaux
19:06VCI français
19:07si ce n'est européen
19:08ce sont 5 à 6 opérations
19:10d'investissement
19:11ou de réinvestissement
19:12que l'on fait par mois
19:13c'est encore le cas
19:15en 2026
19:16pour soutenir
19:17la filière
19:19nous on joue
19:20notre rôle
19:20BPI France
19:21mais il y a un enjeu
19:22qui est de réussir
19:22à mobiliser
19:23plus d'argent
19:24privé
19:25pour soutenir
19:26la filière
19:27je rappelle que
19:27quand nous on intervient
19:28au capital
19:29des entreprises
19:30on l'est toujours
19:31de façon minoritaire
19:32et donc on a besoin
19:34de relais
19:35avec des investisseurs
19:37privés
19:37donc tout l'enjeu
19:38comme expliqué aussi
19:39précédemment
19:41c'est de réussir
19:42à mobiliser
19:42des investisseurs
19:44qui puissent intervenir
19:45au capital
19:46des biotech
19:47françaises
19:48et ça demande
19:49beaucoup de stabilité
19:50de lisibilité
19:50je pense qu'en France
19:52on doit gagner
19:53en lisibilité
19:55pour rassurer
19:56des investisseurs
19:57c'est vrai qu'on a
19:58une particularité
20:00d'être sur le secteur
20:01de la santé
20:02dépendant
20:03d'un PLFSS
20:05par exemple
20:05qui remet en cause
20:07chaque année
20:07un certain nombre
20:08de dispositifs
20:09et qui probablement
20:10n'est pas de nature
20:11à donner suffisamment
20:12de lisibilité
20:13de facilité aux investisseurs
20:14restez avec nous
20:15chers invités
20:16on passe tout de suite
20:17à la chronique d'Hervé
Commentaires

Recommandations