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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 17 septembre 2026.
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00:0212h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:06Avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une, Emmanuel Macron qui convoque les chefs de partis à l'Elysée
00:12ou leur candidat à la présidentielle demain matin
00:15pour évoquer la situation internationale et ses répercussions sur notre quotidien.
00:19Question notamment des prix des carburants sur le terrain.
00:22En attendant, la colère ne retombe pas.
00:24Les pêcheurs bloquent désormais plusieurs ports,
00:27dont, et c'est nouveau, celui de Nice.
00:30Les pêcheurs qui sont reçus en ce moment même par leur ministre à Paris,
00:34leurs représentants en tout cas.
00:36Cette réunion est toujours en cours, elle s'éternise même.
00:39L'un des participants nous fait savoir que les échanges sont francs et directs,
00:45mais pas d'annonce pour l'instant.
00:47Est-ce que vous comprenez la colère des pêcheurs ?
00:49Est-ce que vous les soutenez dans ce mouvement ?
00:50On va en débattre, échanger dans un instant.
00:53Dans l'actualité aussi, et ça je pense que ça va aussi beaucoup vous faire réagir,
00:59ces chiffres dévoilés ce matin par Samu Urgence de France,
01:03qui a fait le bilan de l'été.
01:05Résultat, la moitié des patients ont attendu plus de 48 heures aux urgences
01:10avant d'être pris en charge.
01:11Plus de deux jours donc.
01:13Si ça a été votre cas ou l'un de vos proches, si vous êtes soignant aussi,
01:18appelez-nous un 3210 pour réagir à ces chiffres.
01:21Vous pouvez aussi nous envoyer un message sur l'application RTL,
01:25message vocal ou écrit.
01:27Et puis la Fondation du Patrimoine l'a annoncé il y a quelques minutes seulement sur RTL.
01:33Un tirage du loto exceptionnel aura lieu le 23 septembre prochain
01:37pour financer la reconstruction de la forêt de Fontainebleau.
01:41Chacun d'entre vous peut y participer.
01:43Fondation du Patrimoine qui lance un nouveau pass,
01:46pass patrimoine à partir de demain matin.
01:48Vous pourrez vous abonner.
01:51Et 6,50 euros par exemple par mois pour une personne
01:53pour visiter pas moins de 500 joyaux de notre patrimoine.
01:58Il est 13h02.
02:06Tout mon soutien pour les marins pêcheurs
02:10qui ont le courage de faire quelque chose pour leur survie.
02:14Moi je ne comprends pas que les patrons des transports routiers
02:17ne mettent pas les gars sur la route à bloquer
02:20alors qu'on va tous couler.
02:22Tout va s'arrêter.
02:24Le message de Frédéric sur l'application RTL.
02:27Vous le voyez, c'est la preuve qu'on peut nous laisser aussi.
02:29Un message vocal via l'application qui réagissait
02:32à ce mouvement des pêcheurs.
02:34Est-ce que vous, vous le comprenez ou pas ?
02:36On va en débattre dans un instant.
02:38Et on commence avec vous Karl.
02:39Bonjour Karl.
02:40Oui, bonjour Amandine.
02:41Vous nous appelez d'Orléans.
02:43Oui, à côté d'Orléans, milieu rural.
02:45Qu'est-ce que vous faites vous à Orléans ?
02:48Alors moi j'ai une petite société de taxi-ambulance.
02:51J'ai 6 véhicules.
02:526 véhicules.
02:53Donc avec 6 salariés ?
02:54Oui, tout à fait.
02:56Très bien.
02:57Première fois que vous nous appelez,
02:58via l'application aussi je crois.
03:01Oui.
03:02Quel regard vous vous portez sur cette colère des pêcheurs ?
03:05Ils ont bien raison.
03:06Parce que franchement aujourd'hui on est tout seul.
03:09Moi j'ai des véhicules qui roulent.
03:11On n'a pas les moyens d'acheter des voitures électriques forcément.
03:15Et on met du diesel.
03:16Le diesel c'est 40 à 50 euros de plus par plein tous les deux jours.
03:21Tous les deux jours.
03:21Est-ce que vous avez chiffré ce que ça vous coûte en plus par mois par exemple pour votre entreprise
03:27avec ces 6 véhicules ?
03:28Non, pas pour le moment encore.
03:29Mais bon, on couvre à la catastrophe de toute façon.
03:32Alors on nous incite à acheter des véhicules électriques.
03:35Moi je veux bien, mais comme là ce matin j'étais dans un hôpital, 3 heures d'attente.
03:38Il n'y a pas de borne électrique.
03:40Alors que c'est du temps pour recharger.
03:42Voilà.
03:43Donc moi je fais 500 km par jour.
03:45L'électrique c'est bien, mais ça reste un peu compliqué.
03:48500 km par jour, donc ça fait un plein tous les deux jours à peu près.
03:53Tous les deux jours, oui.
03:54Et x6, effectivement c'est intenable.
03:56Vous n'avez eu droit à aucune aide ?
03:58On a eu un remboursement parce que j'ai deux taxis de la TIPP.
04:02Donc effectivement j'ai eu 400 euros.
04:05Le remboursement de la TITACS de gasoil pour des taxis.
04:08Donc effectivement j'ai eu 400 euros gracieusement.
04:11Mais c'est une avance, ce n'est pas un cadeau.
04:14Donc je l'ai touché le mois dernier, 400 euros.
04:17Mais bon, voilà, c'est tout ce qu'on a.
04:18Ça ne vous permet pas de rentrer dans vos frais j'imagine ?
04:21Et quand j'entends que le BTP a également des aides,
04:24combien de kilomètres ils font par jour ?
04:29Et vous avez, je ne sais pas, est-ce que vous vous êtes déjà dit
04:33tiens, peut-être qu'il y a certaines courses qu'on ne va pas plus faire ?
04:38Ah oui, les enfants qui vont avoir les orthophonistes, les kinés,
04:43on est allé refuser.
04:46Maintenant les kilomètres à vide, on ne les fait plus.
04:50Mais bon, c'est l'état et je ne suis pas surpris.
04:53Cet été j'ai été réquisitionné pour la calicule par le SAMU.
04:57Je n'ai toujours pas été indemnisé.
04:59Pour des courses que vous avez faites cet été ?
05:01Oui, on a été réquisitionné à la demande de la préfecture du Loiret
05:04pour monter des astreintes pour le SAMU.
05:07Moi, mes salariés ont fait des gardes de 12 heures.
05:11Aucune indemnité.
05:12Mais donc j'imagine que ça fait un trou énorme dans votre résoré, ça, Carl ?
05:15Oui, parce que mes salariés ont travaillé, ils ont eu leur salaire.
05:19Et j'ai mis du gasoil dans le véhicule.
05:21Enfin bon, l'usure du quotidien.
05:23Et à la date d'aujourd'hui, depuis fin juin,
05:26zéro indemnité pour l'instant.
05:27Est-ce que vous pouvez répercuter ces hausses de prix sur vos tarifs
05:31ou ce n'est pas possible ?
05:32Ben non, puisque nos tarifs, c'est la Sécu qui nous les impose.
05:35Donc c'est réglementé.
05:36Donc on a subi au 1er novembre la nouvelle convention,
05:39moins 30% de chiffre d'affaires.
05:42Et puis maintenant le gasoil.
05:44Monsieur Macron veut quoi qu'on ferme ?
05:46Vous seriez prêt à aller manifester, vous ?
05:49Ben de toute façon, par la force des choses,
05:51on finira dans la rue, puisqu'on ne pourra plus travailler.
05:56Et vous aimeriez quoi ?
05:57Une aide comme celle pour les pêcheurs, par exemple ?
06:00Ben oui, il faut baisser le prix du haut litre.
06:03Enfin, quelque chose de cohérent.
06:05Et aujourd'hui, soit on supprime les taxes temporairement,
06:09mais on ne peut pas continuer à ce prix-là.
06:11Là, sur l'autoroute, 2,76 le litre de gazole.
06:132,76 ?
06:15Oui, sur l'autoroute entre Paris et Orléans.
06:16Ah oui, donc les 3 euros, là, on va tout droit...
06:20Oui, on dit bientôt.
06:21Karl, restez avec nous, je voudrais vous faire discuter
06:24avec Franck de Nice.
06:25Bonjour Franck.
06:26Oui, bonjour Amandine.
06:28Fidèle auditeur.
06:29Oui, merci pour mon appel, c'est gentil.
06:31Qu'est-ce que vous dites, vous, Franck ?
06:34Ben moi, je suis contre ce blocage des routes le 17 octobre,
06:40le blocage des raffineries, parce que ça joue sur notre économie,
06:42le fameux bateau qui est bloqué là au port de Nice,
06:45où je suis, ben c'est ridicule, parce que dans ce bateau,
06:48il y a des touristes, il y a des gens qui veulent consommer,
06:50par exemple à Nice, qu'ils vont vouloir acheter,
06:52visiter la ville de Nice, qu'ils vont être tous bloqués.
06:55Et ensuite, on a quand même, dans 7 mois, 8 mois,
06:58des élections présidentielles et législatives.
07:01C'est vrai que les Français, ils utilisent leur bulletin de vote
07:03et qu'ils aillent voter au lieu d'avoir 40 ou 50 % d'abstention.
07:07Et par contre, ce matin, j'ai aussi entendu,
07:09j'ai écouté Patrick Martin, le patron du MEDEF,
07:12mais j'avais envie de prendre mon mouchoir et verser ma petite larme.
07:16Il a le pouvoir de reverser aux salariés ce qu'on appelle une PPV,
07:20donc une triomphe du partage de la valeur.
07:22C'est pour les entreprises supérieures à 25 salariés.
07:25Alors, c'est sûr que pour le monsieur qui a une société d'ambulance,
07:28ce n'est pas possible, mais on peut verser des PPV.
07:31Oui, sauf que Franck, toutes les entreprises,
07:33et c'est ce que Patrick Martin disait ce matin,
07:35toutes les entreprises ne vont pas bien.
07:38Comme l'entreprise de Carles, il y en a plein qui ne vont pas bien.
07:40Il faut arrêter de penser que tous les patrons roulent sur l'or.
07:45Moi, en tant que patron, j'ai un salaire de 1 000 euros à la fin du mois.
07:471 000 euros, vous vous payez, Carles ?
07:49Oui, j'ai 1 000 euros à la fin du mois.
07:51Ce matin, vous voyez, je partais à 5 heures,
07:53et ce soir, je ne sais pas quelle heure je vais finir.
07:55Voilà, c'est mon quotidien.
07:57Et pour 1 000 euros, si je ramène au taux horaire,
08:00franchement, je ferais mieux d'arrêter de travailler.
08:03Et pourquoi on devrait encore faire des chèques,
08:05faire du quoi qu'il en coûte,
08:07alors que la France, elle a plus de moyens,
08:09et qu'il y a quand même des entreprises en France
08:10qui n'ont pas leurs finances dans le rouge,
08:12qui sont dans le vert, qui doivent faire des bénéfices.
08:14Et là, si quelques patrons de grands groupes
08:16feraient un geste auprès de leurs salariés en disant...
08:18Oui, mais Franck, je suis d'accord, je suis d'accord.
08:20Mais Franck, ok, effectivement, il y a sans doute
08:22certaines entreprises qui peuvent faire ce geste
08:24et qui pourraient le faire, justement,
08:25comme on a fait pour la prime Macron ou d'autres.
08:28Mais dans le cas de Carles,
08:29Carles, qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ?
08:32Mais là, on peut l'aider,
08:33mais il ne faut pas que le gouvernement aide tous les Français.
08:35Les petites et moyennes entreprises, je veux bien,
08:38moi, de 25 salariés,
08:39ce qui est le cas de l'auditeur avec qui on échange et on débat.
08:43Ok, lui, on va l'aider, l'ambulancier, très bien.
08:46L'auxiliaire de vie qui doit aller faire 50 km sur sa journée,
08:50je veux bien, mais à un moment, il faut qu'on soit...
08:52Mais les pêcheurs, c'est pareil ?
08:53Oui, mais il faut aussi prendre en considération
08:55que chaque profession ne peut pas répercuter
08:58le coût qu'on a au quotidien.
09:00Moi, c'est la Sécu qui est principalement mon payeur.
09:03Je ne peux pas répercuter mon coût supplémentaire.
09:06Un maçon, il va augmenter son taux horaire.
09:08Un peintre, il va faire de même.
09:10Mais nous, on ne peut pas.
09:11Oui, mais là, je l'entends.
09:12Et après, pourquoi on ne reverrait pas le barème
09:14pour les déclarations d'impôts par rapport à la source,
09:20mais on fait ces déclarations de revenus aux frais réels ?
09:23On a des grilles qui sont ridicules.
09:25Si vous avez une voiture de 4 chevaux,
09:27c'est autant qu'on récupère l'année suivante
09:29de trop perçu ou pas aux impôts.
09:31Peut-être que là, il y a aussi...
09:34On peut agir là-dessus en disant...
09:36Oui, mais ça, c'est aux déclarations d'impôts.
09:37Mais c'est un an plus tard, c'est ça.
09:38Mais au quotidien, pour mettre notre caractère dans la voiture,
09:40c'est trop tard.
09:41Les élections, on ne les verra pas, nous.
09:43Karl, qu'est-ce que vous dites sur les élections dans 7 mois ?
09:45Vous ne voulez pas attendre 7 mois ?
09:46De toute façon, on ne pourra même pas y arriver.
09:49À ce rythme-là.
09:51À ce rythme-là, les pièces sont vides.
09:55Karl, Franck, restez avec nous.
09:56On va poursuivre nos échanges dans un tout petit instant.
09:58On retrouvera notamment Vincent, Jean-Luc et Sylvain.
10:02Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
10:0550 centimes la minute.
10:07Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
10:11Et on continue à évoquer ces prix des carburants
10:14et la colère des pêcheurs.
10:16Ont-ils ou non raison de tout bloquer ?
10:20Est-ce que vous comprenez cette colère ?
10:21On a beaucoup de messages sur l'application RTL, Victor.
10:24Oui, Sébastien nous dit oui au blocage Ukraine,
10:27Hormuz, Canicule.
10:28Tous les arguments sont bons pour justifier des augmentations.
10:31Il faut montrer notre mécontentement.
10:33Philippe Routier dans le Nord soutient Total
10:35et tous les professionnels de la route devraient aussi les rejoindre.
10:39Et puis Martin dans les Yvelines.
10:40À ce jour, je ne soutiens pas ces mouvements.
10:42Dans sept mois, on vote pour les présidentielles et les législatives.
10:46Et ce sera l'occasion pour exprimer notre mécontentement si c'est le cas.
10:49Merci beaucoup, Victor.
10:50Vous continuez à réagir.
10:51À l'instant, j'ai un message de Val au Puget sur argent qui dit
10:57« Je ne suis pas d'accord avec les pêcheurs.
10:58Je suis auto-entrepreneur.
11:00Je fais plus de 100 km par jour.
11:01Je n'ai droit à rien.
11:03Je fais deux à trois pleins d'essence par semaine.
11:06Personne, soit on arrête tout, soit on arrête tout le pays.
11:13Personne ne bosse, personne ne fait des économies. »
11:18Voilà pour sa réaction sur l'application Artel.
11:20Je me suis emmêlée les pinceaux et là, tout le monde me regarde en régie.
11:23Je vais vous dire pourquoi.
11:24Parce que vous êtes tellement nombreux à envoyer des messages
11:26que ça se rafraîchit tout le temps.
11:28Et donc, le message que je suis en train de lire saute.
11:30J'aurais dû le prendre en photo.
11:31Ça aurait été plus simple.
11:33Sylvain, bonjour.
11:35Sylvain ?
11:36Allo ?
11:37Oui, bonjour.
11:38Bonjour.
11:39Chauffeur routier, c'est la première fois, vous aussi, que vous nous appelez ?
11:42Exactement.
11:42Bon, vous êtes où là actuellement ?
11:45Actuellement, je suis à Port-Saint-Louis-du-Rogne.
11:47Dans le 13-2 jours.
11:48Vous, vous êtes plutôt d'accord avec les pêcheurs ?
11:51Totalement.
11:52Totalement d'accord.
11:54Ça a été comme les agriculteurs.
11:56Ils ont bloqué, ils ont eu gain de cause.
11:57Les pêcheurs vont bloquer, gain de cause.
12:00Et on devrait tout le monde faire pareil.
12:03Vous voudriez que tout le monde se mobilise, vous ?
12:05Tout le monde se mobilise, notamment tous les routiers en général.
12:10Et là, je pense que ça bougera.
12:14Sylvain, je vais vous faire échanger avec Vincent.
12:17Bonjour, Vincent.
12:18Bonjour, Amandine.
12:19Bonjour à tous.
12:19Alors, vous, vous dites tout l'inverse.
12:21Ça n'a aucun sens, c'est ce que vous dites.
12:24D'abord, en préliminaire, je vais dire que je comprends parfaitement la colère.
12:28Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vouloir tout bloquer
12:31quand on sait qu'en fait, notre problème du moment, il est lié à des facteurs extérieurs.
12:36Donc, on va tout bloquer pour obtenir des aides.
12:38On va tout bloquer pour débloquer de l'argent, mais de l'argent qu'on n'a pas.
12:42De l'argent qui va aggraver la dette.
12:45Enfin, on va se mettre encore plus dans la mouise, pardon du terme.
12:48On va se mettre encore plus dans la mouise, alors qu'en fait, là, il faudrait serrer un peu les
12:51dents
12:51et puis attendre que ça se passe.
12:52Et effectivement, comme le disait un auditeur avant, voter comme on a envie de voter dans sept mois.
12:58Mais aujourd'hui, mettre tout le monde dans la rue, alors j'entends les routiers
13:01qui vont bloquer les dépôts d'essence, on va avoir des problèmes d'approvisionnement.
13:06Ça va être encore une catastrophe.
13:08Manque plus un petit coup de gilet jaune et après, on va avoir le pays bloqué.
13:12Oui, vous vous dites que ça ne ferait qu'aggraver la crise.
13:17Ça va aggraver notre crise.
13:18Et pourquoi, finalement ?
13:20Enfin, je comprends la difficulté, mais je ne vois pas en quoi bloquer va arranger les choses.
13:26Sylvain, vous, vous aimeriez qu'on fasse quoi ?
13:28Qu'on aide certains secteurs ? Qu'on baisse les taxes ?
13:31Ce n'est même pas question d'aider.
13:32Il faut juste baisser les taxes, c'est tout.
13:34Faire comme l'Espagne, tous les pays, il n'y a pas que la France qui sont touchés par le
13:38détroit d'Hormuz.
13:39Ah oui, ça on est bien d'accord.
13:41Et il y a un certain nombre de pays qui ont baissé leurs taxes.
13:43Sauf que je rappelle les chiffres, et c'est important de le rappeler,
13:46si on baisse les taxes, on passe de 20% à 5,5% par exemple,
13:51comme le propose entre autres le Rassemblement National,
13:54mais il y a d'autres qui le proposent, ça coûte 10 milliards d'euros.
13:57On ne les a pas en fait, c'est ça le problème Sylvain ?
14:00On les a mieux pour aider l'Ukraine, ils sont où ?
14:03Oui, mais on les a donnés, on n'en a plus aujourd'hui.
14:05On a donné, non mais attendez, il n'y a pas que pour l'Ukraine.
14:07On a donné à ce moment-là, on a donné beaucoup, beaucoup à tous ceux qui utilisaient leur voiture,
14:13qui se chauffaient au gaz au moment du début de l'Ukraine.
14:16On donne à tous les autres pays, sauf là.
14:18Non, non, non, mais aux Français, entre 70 et 100 milliards d'euros pour les Français,
14:24au début de la guerre en Ukraine, pour le carburant, le gaz.
14:27Bah ouais, mais du coup, il y a un moment, effectivement, il n'y en a plus.
14:30Donc à chaque fois, on trouve des guerres, à chaque fois, on récupère ce qu'on donne.
14:35On est maintenant en trouvant des guerres.
14:36Oui, Vincent, allez-y.
14:37Si je peux intervenir, l'argent qu'on donne à l'Ukraine, il est réinjecté dans la défense en Europe.
14:42Il y a des entreprises françaises qui vendent aujourd'hui, et qui vendent énormément à l'Ukraine.
14:47Donc c'est de l'argent qu'on prête, mais qui est réinjecté immédiatement vers les pays européens.
14:52Donc il faut arrêter de dire qu'on donne de l'argent à l'Ukraine.
14:54D'abord, il faut les défendre, mais ce n'est pas de l'argent perdu, c'est de l'argent
14:57qui est réinjecté.
14:58Qui est réinjecté et qui participe, effectivement, à notre croissance.
15:02Sylvain, Vincent, restez avec nous. Jean-Luc, bonjour.
15:05Oui, bonjour.
15:06Vous, vous portez quel regard sur tout ça ?
15:09Moi, je suis tout à fait d'accord avec les blocages.
15:14Moi, je ne suis plus touché parce que je suis à la retraite maintenant, donc je n'ai plus mes
15:19entreprises.
15:19Vous faisiez quoi, Jean-Luc ?
15:21Moi, j'avais une exploitation agricole et un cabinet de conseil en fiscalité.
15:26Mais voilà, moi, je vois tous mes collègues.
15:28Alors je veux bien qu'on parle des élections dans 7 mois.
15:32Mais il y a une grande majorité de mes collègues qui n'aura pas 7 mois avec leur entreprise.
15:37Donc après, quand on dise, les patrons, ils peuvent tenir, mais les patrons, ils ne peuvent pas.
15:41Ce que les ouvriers, il faut qu'ils comprennent, c'est que si les patrons, ils ferment leur boîte, eux,
15:44ils n'ont plus de travail.
15:45Donc à un moment, ce n'est pas des aides.
15:48Les aides, beaucoup préfèreraient qu'on baisse les taxes plutôt qu'on donne des aides.
15:54Des aides, ça va 5 minutes, mais bon, déjà, c'est dossier, déjà, tout le monde n'est pas éligible.
16:00Voilà, moi, je vois dans l'agricole, le GNR était à 1,50.
16:06On nous l'annonce dans quelques jours à 2 euros.
16:09On nous annonce le gazole à 3 euros.
16:12Ce n'est plus possible.
16:13Mais il y a eu des aides annoncées pour les agriculteurs, et elles vont être prolongées d'ailleurs.
16:16Mais ça ne suffit pas.
16:17Non, ça ne suffit pas.
16:19Et puis, il n'y a pas que les agriculteurs.
16:21Il faut penser aux ouvriers aussi.
16:22Il faut penser aux gens qui font...
16:25Nous, on a plein de gens à la campagne.
16:26Vous avez des gens qui font 50 bandes par jour pour aller bosser.
16:30Quand vous avez du gazole à 3 euros et que vous touchez 1 400 euros par mois,
16:33à un moment, je veux dire, ce n'est plus possible.
16:35Donc, il faut penser à eux.
16:37Il faut penser...
16:38Voilà, et les patrons, ils pensent à leurs ouvriers.
16:40Parce que s'ils n'ont pas d'ouvriers, ça ne tombe pas.
16:42Puis, il y a beaucoup d'entreprises qui sont dans la mouise.
16:46Les maçons, ils ne peuvent plus répercuter leur prix
16:49parce que les gens n'ont plus d'argent pour faire les travaux.
16:51Donc, même eux, ils sont dans la merde.
16:54Non, non, mais effectivement,
16:56il y a des transporteurs qui peuvent répercuter.
16:58Ils ont le droit.
16:59Mais même eux, c'est vrai qu'au bout d'un moment...
17:01Bah, c'est compliqué.
17:02C'est compliqué.
17:03Bah oui, c'est perdre des clients, des marchés.
17:05C'est compliqué.
17:06Et puis, d'entendre dire que l'argent qu'on donne à l'Ukraine
17:09est réinjecté, c'est carrément utopique.
17:12Et c'est carrément fou.
17:13Non, ce n'est pas faux, Jean-Luc.
17:14Ce n'est pas faux.
17:15Oui, mais nous, ça ne nous fait pas...
17:16Les patrons français, il n'y a que quelques patrons qui vont gagner.
17:19Mais il y a combien de grands patrons et combien de petits patrons ?
17:21Oui, mais je pense à un certain nombre de grosses entreprises de la Défense.
17:25Et Vincent a raison, qui emploient des milliers de gens en France.
17:28Oui, mais les petites entreprises emploient aussi des milliers,
17:30beaucoup plus d'ouvriers que les...
17:32Donc, il faut penser, au départ, aux petites entreprises.
17:35C'est eux qui font vivre le pays.
17:36Ce n'est pas spécialement les grandes entreprises.
17:38C'est beaucoup toutes ces petites entreprises.
17:39Sauf que ce qui est fait, il n'y a plus l'argent, aujourd'hui.
17:42Voilà, il n'y a plus l'argent.
17:44Il y a peut-être des économies à faire ailleurs.
17:46Et là, il faut baisser les taxes.
17:48Et il faut absolument baisser les taxes.
17:50Ce n'est pas des aides qui vont sortir.
17:53Ça va juste...
17:54Mais nous, les entreprises,
17:56mes collègues qui sont encore des entreprises,
17:58ne tiendront pas sept mois.
18:00Déjà, il y a les élections dans sept mois.
18:02Mais après, le temps que tout se mette en route,
18:04ça remet à sept mois.
18:04Oui, et puis il y aura des législatives, sans doute, effectivement.
18:07Ça va être tout un bazar.
18:08Je voudrais faire agir Franck, Denis,
18:11qui est toujours avec nous.
18:11Baisser les taxes, France.
18:14Non, parce que même si on les baisse de 50 centimes,
18:16vous venez de le dire,
18:17on n'aura plus d'argent qui va rentrer.
18:19Et moi, je voudrais dire aussi que pendant la pandémie,
18:21on était 100% de fonctionnaires.
18:23On avait des salaires qui étaient versés
18:25dans le privé comme dans le public
18:27pour des gens qui,
18:28parce que c'est une sécurité sanitaire,
18:30on est en urgence sanitaire,
18:31il y a des salaires qui sont versés
18:33pour les restaurateurs,
18:34même peut-être pour des ambulanciers
18:35qui ne pouvaient pas travailler
18:36puisque les hôpitaux étaient fermés.
18:37On ne pouvait plus opérer,
18:39on ne pouvait plus aller consulter.
18:40Et là, c'était normal.
18:42On avait l'argent à flot
18:43et tout le monde a eu son salaire
18:45qui a été maintenu pendant deux ans de pandémie.
18:47Mais ça, maintenant, c'est derrière nous,
18:48alors on l'oublie.
18:49Mais là, on ne peut pas se serrer un peu la ceinture
18:51et demander au patron de faire un geste
18:53et aider simplement les PME,
18:56éventuellement, ce que j'ai dit tout à l'heure.
18:58Mais là, c'est dingue qu'on oublie
18:59tout ce qu'a fait l'État, le gouvernement
19:01pendant la pandémie,
19:02avec le quoi qu'il en coûte,
19:03où on était 100% de fonctionnaires en France
19:05pendant la pandémie.
19:07Et là, on l'oublie, c'est derrière.
19:08Alors oui, il n'y a plus d'argent,
19:09mais donc il va falloir justement
19:11se serrer la ceinture
19:12et aller voter dans sept et huit mois.
19:14Et par ailleurs, je voulais rappeler,
19:16l'aide aux grands rouleurs,
19:17donc pour les particuliers,
19:18cette fois-ci,
19:19qui est prolongée pour l'instant,
19:21il n'y a que la moitié des personnes
19:23qui avaient droit
19:23qui l'ont demandé.
19:28Donc, Jean-Luc,
19:29on ne peut pas dire que l'État ne fait rien.
19:31Il ne fait peut-être pas suffisamment
19:33aux yeux de beaucoup,
19:33et je comprends.
19:35Mais par exemple,
19:35cette aide, grand rouleur,
19:37elle devait bénéficier
19:40de mémoire,
19:40je crois que c'est 3 millions de personnes,
19:42et à 1,5 million qui ont fait la demande.
19:43L'État, elle nous donne de là
19:44pour reprendre de là ?
19:46Elle est de là pour reprendre de là ?
19:48Oui, voilà.
19:49Moi, j'ai mes anciens ouvriers,
19:53mais on leur a dit
19:53qu'ils pouvaient faire la demande.
19:57Quand ils ont voulu le faire,
19:59ils ont vu qu'ils n'étaient pas éligibles.
20:01Et ils m'ont dit,
20:01c'est une usine à gaz,
20:02il y a très peu de gens,
20:03en vérité,
20:03qui sont éligibles.
20:04Donc, ce qu'ils nous disent,
20:06parce qu'ils l'auraient bien fait,
20:07bien sûr qu'ils l'auraient fait,
20:08mais ils n'étaient pas éligibles,
20:09il y avait toujours une case
20:11où ils ne rentraient pas dedans.
20:13Et puis, si on baisse les taxes,
20:15les gens vont rentrer
20:16beaucoup plus d'argent.
20:17Donc, s'ils ont plus d'argent,
20:19ils vont dépenser plus d'argent.
20:20Donc, c'est comme ça
20:20qu'on relance l'économie.
20:21Donc, si les gens,
20:22ils relancent plus d'argent,
20:23ils vont dépenser plus.
20:24Donc, on relance l'économie comme ça.
20:26Mais à un moment,
20:27je veux dire,
20:27si les gens,
20:27ils dépensent plus d'argent,
20:29il y aura encore moins d'argent
20:31parce que, du coup,
20:32l'économie sera ralentie.
20:34Donc, c'est une chaise en fin.
20:36Laurent, bonjour.
20:38Vous êtes vous aussi chauffeur routier.
20:41Oui.
20:42Qu'est-ce que vous dites, vous ?
20:43Moi, je voulais déjà rétablir,
20:46enfin, pas rétablir une vérité,
20:47mais juste faire une précision.
20:50J'ai entendu ça et là,
20:51des reproches,
20:52les routiers,
20:53pourquoi vous ne mettez pas
20:53dans la danse, etc.
20:54Nous, il faut quand même savoir
20:55que si demain,
20:56on bloque un rond-point,
20:57dans les dix minutes qui arrivent,
20:58vous avez la gendarmerie
21:00qui font des retraits de permis immédiats
21:02pour obstruction à la circulation.
21:06Donc, nous,
21:06au niveau des blocages,
21:07c'est impossible, déjà.
21:09Et je ne connais aucun patron
21:10qui va encourager ses conducteurs
21:12à faire grève
21:12parce qu'il va se retrouver
21:14sans conducteur
21:15puisqu'on aura tous
21:15des retraits de permis.
21:16Ça, c'est la première des choses
21:17que je voulais préciser.
21:19Néanmoins,
21:20et Dieu sait qu'au même titre
21:22que les marins-pêcheurs,
21:24d'une, on est solidaires,
21:25mais deuxièmement,
21:27dans un camion,
21:27je ne sais pas si vous êtes au courant,
21:28il y a 1000 litres de gasoil.
21:29Oui.
21:30D'accord ?
21:30Avec 1000 litres,
21:31on fait à peu près 3300 kilomètres.
21:33Quand vous voyez
21:33les prix des transports en ce moment,
21:35je ne sais pas comment
21:36qu'on fait pour tenir.
21:37Alors, il y a des clients
21:37qui tiennent le coup,
21:38enfin, qui jouent le jeu
21:40avec la loi Guesso
21:41et qui appliquent la loi
21:43la taxe de gasoil.
21:45Je rappelle,
21:45dans le secteur routier,
21:49les transporteurs
21:50peuvent répercuter
21:52les hausses de prix du carburant
21:53sur leurs factures.
21:55Oui, en fonction du client.
21:57Bien sûr.
21:57Si vous avez la chance
21:58d'avoir un client
21:58qui l'accepte,
21:59mais je vais vous dire,
22:00sur 10 clients,
22:01il y en a peut-être 3 qui acceptent.
22:02C'est ça la proportion, Laurent ?
22:06Grosso modo,
22:07ça peut être ça, oui.
22:08Actuellement, oui.
22:08Oui, mais nous, on le comprend
22:10parce que nos clients,
22:12ils ont aussi,
22:13je dis une bêtise,
22:14une usine qui fabrique des tuiles.
22:16Il y a eu une augmentation
22:18du coût d'exploitation.
22:19Pourquoi ?
22:19Parce que les tuiles,
22:21ça se fabrique
22:22avec des fours électriques
22:23et l'électricité a augmenté.
22:24Donc, c'est le chat
22:25qui se mord la queue.
22:26C'est un tout.
22:27C'est un tout.
22:28Et moi, par contre,
22:30ce que je voulais souligner également,
22:33vous avez dit tout à l'heure
22:34que l'État avait aidé,
22:36effectivement,
22:37les salariés, etc.
22:38Écoutez,
22:38moi, j'ai un copain
22:39qui a fait le truc.
22:40C'est une vraie usine à gaz.
22:41En fait, ce truc-là,
22:42il a été monté
22:43pour que justement,
22:44les gens,
22:45ils abandonnent
22:46et ne touchent pas
22:46les 100 euros.
22:47Pour dissuader les gens ?
22:49Oui, mais oui.
22:51Mais vous verriez,
22:51on demandait le papier
22:52du papier du papier.
22:53En France,
22:54vous savez,
22:54la France,
22:55comme on sait si bien faire.
22:56Et puis,
22:56par rapport à une chose aussi
22:59que vous disiez tout à l'heure
23:00concernant 10 milliards
23:01sur une baisse de TVA
23:02du carburant,
23:04moi,
23:04je vais vous en trouver
23:04des économies dans le pays.
23:06Mais c'est important
23:09juste de vous donner
23:10les chiffres.
23:10Ces 10 milliards,
23:11ils servent à financer
23:12plein de choses.
23:12Les services,
23:13l'hôpital,
23:14l'école,
23:15la TVA,
23:15elle les redistribue
23:16un peu partout
23:16dans le budget.
23:18La moitié des agences
23:20d'État
23:20qui ne servent à rien.
23:21Ah oui,
23:22non mais oui,
23:23mais là,
23:23c'est pas en un claquement
23:24de doigts
23:25qu'on va pouvoir trouver
23:26les 10 milliards,
23:27Laurent.
23:27Ça suppose
23:28toute une refondation
23:29et donc,
23:30ça peut être le programme
23:31d'un candidat,
23:31la présidentielle.
23:32Mais là,
23:33demain,
23:33c'est compliqué
23:34à mettre en œuvre.
23:36Alors ça,
23:36je le conçois complètement.
23:38Par contre,
23:38il y a quand même
23:38un point que je n'ai entendu
23:40de personne aussi,
23:41c'est qu'on arrive à,
23:42j'ai discuté,
23:43pas plus tard que ce matin
23:44avec quelqu'un,
23:45un chef d'entreprise,
23:47lui,
23:48il se retrouve avec
23:48deux salariés
23:49qui ont sorti des billets
23:51d'arrêt de maladie
23:52parce qu'ils n'ont plus de sous
23:53pour mettre dans l'essence
23:54pour aller au boulot.
23:55Pour venir travailler.
23:57Ah oui.
23:57Ah oui,
23:57mais oui,
23:58mais oui,
23:59les mecs,
23:59ils font 50 ou 70 km par jour.
24:01Vous avez vu le prix du gazouin ?
24:03Les gars,
24:04pour eux,
24:05ils préfèrent nourrir
24:06et puis un arrêt maladie,
24:07ça aussi,
24:08ça va être un surcoût
24:09concernant la sécu.
24:11Tous ces arrêts maladie-là
24:13et ils fleurissent.
24:14Ils fleurissent,
24:14je peux vous le garantir.
24:16On va vérifier ça.
24:17S'ils fleurissent,
24:18s'il y a plus d'arrêts maladie,
24:19ces derniers jours,
24:20ces dernières semaines.
24:21Si vous êtes d'ailleurs
24:22dans ce cas-là,
24:23que vous êtes mis en arrêt maladie
24:25parce que vous ne pouviez plus payer
24:26vos factures de carburant
24:27pour aller travailler,
24:28envoyez-nous un petit message
24:29sur l'application
24:30et on vous recontactera.
24:31Laurent,
24:31merci.
24:31Merci aussi à Sylvain,
24:33Jean-Luc,
24:33Vincent,
24:33Franck et Karl.
24:34On se retrouve dans un tout petit instant.
24:36On va changer de sujet.
24:37Les délais d'attente à l'hôpital,
24:40la moitié des patients
24:41ont attendu plus de 48 heures
24:44cet été aux urgences.
24:45A tout de suite.
24:46Bonne journée
24:48sur RTL.
25:04J'ai vécu avec ma maman de 80 ans
25:08une attente de 27 heures aux urgences.
25:10Les soignants font le maximum.
25:12Nombreux sont des patients
25:14qui viennent pour des urgences
25:16qui n'en sont absolument pas.
25:17J'ai vu des patients venir
25:19pour des ampoules,
25:20des patients hurler en salle d'attente
25:22pour deux points de futur.
25:24Donc il y a un vrai sujet
25:25de respect,
25:26de compréhension aussi
25:27de ce que sont les urgences.
25:29Le message de Cécile
25:31qui réagissait à ces chiffres
25:33qu'on vous donnait tout à l'heure
25:34dans le journal.
25:35Samu Urgence de France
25:36a fait le bilan de cet été
25:38et les résultats effectivement
25:40sont assez hallucinants
25:41puisque la moitié des patients
25:44qui sont arrivés aux urgences cet été
25:46ont attendu plus de 48 heures,
25:49plus de deux jours.
25:50C'est énorme.
25:52On en parle avec vous
25:53et d'abord avec Yves.
25:54Bonjour Yves.
25:55Oui, bonjour Amandine.
25:57Oui, ben...
25:58Vous nous appelez d'où Yves ?
25:59Ah ben moi je suis à Court-Palais.
26:01Oui, c'est où ça ?
26:03C'est à côté de Rosé-en-Bristes
26:04en Seine-et-Marne.
26:06Voilà.
26:06Et c'est la commune de Lafayette
26:07pour ceux qui aiment l'histoire.
26:10C'est bien, on aura appris quelque chose.
26:12Merci.
26:12Oui, oui.
26:13Il a été le maire de Court-Palais.
26:15Beaucoup de gens l'ignorent.
26:17Alors moi, j'ai fait ce qu'on appelle
26:19un malaise fagal.
26:20C'était le 24 juillet.
26:22C'était à Créteil.
26:23Là, j'étais en opération
26:24avec mon association.
26:26Et puis bon, les pompiers,
26:28les urgences,
26:28enfin le géma classique.
26:30J'étais pris en charge par les pompiers
26:31et j'ai arrivé.
26:31J'ai arrivé à l'hôpital
26:33Henri-Mondor à Créteil.
26:34Il était 12 heures environ.
26:36Bon, j'étais tout de suite
26:37pris en charge par des infirmières.
26:39J'ai une femme médecin
26:42qui est venue voir.
26:42Bon, tout le monde
26:43vraiment adorable.
26:44Mais je n'ai pu ressortir
26:46de l'hôpital qu'à 19 heures.
26:48Parce qu'en fait,
26:49le vrai problème,
26:50c'est qu'on m'a fait
26:51des prises de sang.
26:51On m'a prélevé
26:52six petites fioles de sang,
26:54six petites éprouvettes.
26:55Et quelques heures plus tard,
26:57on est venu m'en prélever
26:58trois autres parce que
26:59ça avait mis tellement de temps
27:01que la moitié des prélèvements
27:02avaient coagulé.
27:03Vous voyez ?
27:04Oui.
27:05Parce que, bon,
27:06le personnel était vraiment
27:09génial, gentil.
27:10Vous étiez quoi ?
27:10Sur un brancard ?
27:11Dans un couloir ?
27:12Non, non, je n'étais pas.
27:14Non, non, pas du tout.
27:14On m'a mis dans une salle
27:16avec un monsieur
27:16qui était là
27:17depuis huit heures le soir.
27:18Le matin, pardon.
27:19non, non, non, je me suis levé
27:22tout de suite.
27:23Bon, après, on m'a mis
27:24dans une salle
27:24avec un lit brancard,
27:27mais je pouvais me lever,
27:29je pouvais marcher dans le vitale.
27:30Je ne suis pas assez
27:30Alors, je comprends, Yves,
27:31c'est beaucoup.
27:32Je comprends que vous ayez eu
27:33à patienter.
27:35Mais là, moi, je vous parle
27:35de personnes qui ont attendu
27:3748 heures dans un couloir
27:39sans être pris en charge.
27:41Oui, oui, non, mais ça,
27:43j'ai vu qu'il y avait des gens
27:44qui étaient là aussi apparemment
27:46depuis un peu plus longtemps
27:47et puis dans une chaleur suffocante
27:49parce que, alors,
27:49ce qui était assez paradoxal,
27:50c'est qu'il y avait des ventilateurs
27:52qui étaient stockés
27:52qui ne fonctionnaient pas
27:53et comme climatisation,
27:55c'était des couvertures de survie
27:56qui étaient placées sur les vitres.
27:58Enfin, bon, c'est comme ça.
28:00Mais moi, vous voyez,
28:00c'est un cas banal.
28:02Je veux dire, il n'y a rien
28:02mais rien pour ça.
28:04Oui, vous n'étiez pas
28:04en danger de mort.
28:06Ah, non, non, pas du tout.
28:07Non, non, mais vous voyez,
28:09déjà, j'ai persporté un bon peu,
28:11comme on dit.
28:12Merci pour votre témoignage.
28:14Benoît, bonjour.
28:17Benoît ?
28:17Oui, bonjour.
28:18Oui, bonjour.
28:20Vous, c'est votre maman.
28:22Racontez-nous.
28:23Ma maman, en fait,
28:24est en maison de retraite
28:25et puis dimanche matin,
28:27le personnel a appelé le SAMU
28:28parce qu'ils avaient
28:29une suspicion d'AVC
28:31et le SAMU a dit
28:33attendez 14 heures,
28:34rappelez-nous à 14 heures
28:35pour voir ce qu'il en est,
28:36ce qu'on a fait.
28:36Il n'y avait pas d'amélioration.
28:38Mais elle n'a toujours pas été
28:41envoyée aux urgences.
28:41Ils nous ont dit
28:42d'aller voir le généraliste.
28:43Ce qu'on a fait
28:43est que le mardi matin,
28:45enfin, le mardi
28:45en début d'après-midi.
28:46Mais pourquoi pas plus tôt ?
28:48Ben, je ne sais pas.
28:51Oui.
28:51Et donc, le mardi après-midi,
28:53le généraliste,
28:54lui, il a paniqué,
28:55il l'a envoyée aux urgences.
28:56Donc, on a fait appel
28:57à une amie
28:58qui l'a emmenée
28:58donc à 17 heures
29:00mardi aux urgences.
29:01Elle a été prise en charge
29:02le lendemain à 8 heures.
29:03Ah oui ?
29:04Donc, à 86 ans
29:05avec une maladie de Parkinson,
29:06de l'ADN est là.
29:07Elle a passé toute la nuit
29:08sur un brancard dans le couloir.
29:09Et on sait que
29:09pour l'AVC,
29:10chaque minute compte.
29:12Ben, exactement.
29:13Alors, effectivement,
29:13ça n'avait pas l'air
29:14d'être très, très, très grave.
29:16Et le scanner a montré
29:18un micro-AVC
29:18mais qui n'a pas eu
29:20de conséquences,
29:20heureusement.
29:21Mais moi, je m'interroge
29:22de ce qui se serait passé
29:23si vraiment
29:23ça avait été plus grave.
29:25Et il a passé la nuit
29:26sur un brancard ?
29:27Sur un brancard
29:28dans les couloirs.
29:29Et il était tout seul ?
29:31Mon frère n'a pas pu rester
29:32puisque vous ne pouvez pas
29:34rester dans les couloirs
29:35tellement c'est encombré.
29:36Donc, il est passé la voir
29:37mais il n'a pas pu rester.
29:38Donc, il est resté toute seule.
29:40Comment elle a vécu ça ?
29:41Parce que 86 ans
29:42avec une maladie de Parkinson ?
29:43Elle était déjà très fatiguée
29:47sans aller aux urgences.
29:48Donc là,
29:48elle était totalement épuisée.
29:51C'est mon frère
29:52qui l'a remmenée
29:53en maison de retraite
29:54hier soir.
29:55Bon, elle est épuisée.
29:56Enfin, vraiment,
29:58c'est...
29:59Alors là encore,
30:00comme les autres auditeurs,
30:01je ne mets pas en compte
30:01le personnel.
30:02Bien sûr,
30:02qu'il fait ce qu'il peut.
30:03Et si vous voulez,
30:04ce qui me met plus en rage
30:06et ce qui m'a décidé
30:06à rappeler ce matin,
30:07c'est qu'on avait fait...
30:08Nous, on avait fait
30:08la démarche d'appeler le SAMU.
30:10Donc, deux fois,
30:11on a appelé le SAMU.
30:12On nous a reporté au mardi.
30:13Et même, si vous voulez,
30:14en prenant les devants,
30:15en prévenant le SAMU à l'avance,
30:16pour une personne comme ça
30:17qui souffre de Parkinson,
30:18avec des suspicions d'AVZ,
30:20on n'est même pas pris
30:20en urgence, quoi.
30:21Il faut encore attendre
30:2215 heures dans un couloir
30:23pour qu'on s'occupe de nous.
30:25Donc, moi,
30:26je veux bien qu'on passe
30:26par le 15 avant
30:27et qu'on trie les gens.
30:28Mais si, une fois qu'ils sont triés,
30:30on ne les prend pas en charge,
30:31ça ne sert à rien.
30:31Franchement,
30:33c'est désespérant.
30:34Merci beaucoup, Benoît,
30:35pour ce témoignage.
30:37Mais oui,
30:38on l'entend
30:39et on vous comprend aussi,
30:41bien sûr.
30:42Merci beaucoup
30:42pour ce témoignage
30:44comme Yves aussi,
30:45juste avant,
30:46qui a pris la parole
30:47pour illustrer
30:48ces chiffres
30:49que je vous donnais.
30:50Petite précision.
30:52On parlait tout à l'heure
30:53carburant
30:54et de l'aide gros rouleurs.
30:55J'ai un message
30:56sur l'application
30:57de Dominique
30:57de Ballon-Saint-Mars
30:58qui me dit
30:59« Mon mari a fait la demande
31:00des gros rouleurs.
31:02On ne nous a pas demandé
31:02un seul papier.
31:03Ça a été fait en 5 minutes.
31:05Dans les 5 jours
31:05qui suivaient,
31:06il touchait la somme. »
31:09Voilà.
31:09Bon, il y a peut-être
31:09des gens pour qui
31:10c'était plus compliqué,
31:11mais il y a des cas aussi
31:12où ça marche
31:13et il faut bien sûr
31:14le signaler.
31:15On est ensemble
31:16jusqu'à 14h.
31:17Vous le savez,
31:17on va changer de sujet,
31:18parler de ces tanguis,
31:19ces nouveaux tanguis
31:20des jeunes
31:21qui reviennent
31:22ou qui continuent
31:22de vivre chez leurs parents
31:24alors même parfois
31:25qu'ils travaillent.
31:26Il y a certains parents,
31:27la moitié d'entre eux,
31:28qui se retrouvent obligés
31:29de se serrer la ceinture
31:30pour assumer tout ça.
31:31Chez vous,
31:32comment est-ce que ça se passe ?
31:33Vous nous appelez
31:34au 3210 pour réagir
31:36ou vous nous laissez
31:36un message
31:37sur l'application RTL.
31:39Ça, c'est dans quelques minutes
31:40et puis à 14h,
31:40Jean-Alphonse Richard.
31:42Bonjour Jean-Alphonse.
31:42Bonjour Amandine.
31:43L'heure du crime
31:44est aujourd'hui
31:44la disparition à Paris
31:45d'une mère
31:46et de son fils de 4 ans
31:47et ses traces de sang
31:49dans un appartement.
31:50Absolument,
31:50ça, il est disparu.
31:51Ce sont Christelle Leroy,
31:5326 ans,
31:54son fils, 4 ans.
31:55Il y a aussi
31:55le chien de la famille
31:56qui a disparu.
31:57Tout s'évaporé
31:57de cet appartement
31:58dans le 10e arrondissement
31:59de Paris.
32:00Quelques gouttes de sang
32:02dans ce 3 pièces
32:03vont mener à un homme.
32:05C'est un charcutier traiteur
32:06qui emploie Christelle.
32:07L'homme s'appelle
32:08Béranger Bruns.
32:09L'enquête va progresser
32:11jusqu'à arriver
32:12au marché Saint-Martin.
32:14C'est ici
32:15que le traiteur
32:16a une boutique
32:16et c'est ici
32:18que l'affaire
32:18va sombrer
32:19dans la noirceur
32:20la plus absolue.
32:21Je vous raconte tout ça
32:22à 14h.
32:23Christelle Leroy,
32:24nuit sanglante
32:25au marché Saint-Martin.
32:27A tout à l'heure.
32:28A tout à l'heure.
32:29Nous, on se retrouve
32:29dans un tout petit instant.
32:30Vos enfants
32:32habitent encore chez vous.
32:33Ça vous dérange
32:33ou au contraire
32:34vous adorez ça ?
32:35On en parle
32:35dans un instant.
32:36A tout de suite.
32:37Envoyez-nous vos messages
32:38sur l'application RTL
32:40ou appelez-nous
32:41au 30 de 10.
32:4250 centimes la minute.
32:44Jusqu'à 14h.
32:46Les auditeurs ont la parole.
32:48Amandine Bégaud
32:49sur RTL.
32:51Nous, à la maison,
32:52on a un étangui
32:52qui s'appelle Nolan.
32:53Il a 26 ans.
32:54Il bosse,
32:55il a sa bagnole,
32:56il a ses petites choses
32:57à lui, tranquille.
32:58Il n'a pas envie
32:58de partir.
32:59Nous, ça ne nous dérange pas.
33:01On ne lui demande rien.
33:02Si ce n'est de nous filer
33:03un coup de main
33:03quand il y a besoin.
33:04En échange,
33:05il est nourri logé.
33:06Il renchoine un peu
33:07de temps en temps.
33:08Comme dit sa mère,
33:09écoute, tu ne sais pas,
33:10tu as ta voiture,
33:11tu as une valise,
33:12la porte est là.
33:13Et puis, non,
33:14il ne s'en va pas.
33:15Non, non, il n'a pas envie.
33:16Non, non,
33:16on est trop bien à la maison
33:17chez papa, maman.
33:18Je t'aime, maman.
33:19Moi aussi, je t'aime.
33:20Et je t'aime, papa.
33:21Moi aussi, mon poulet.
33:22Promis.
33:23Promis.
33:23Promis.
33:25Vingt-huit ou trente ans,
33:26bon, maintenant,
33:26je m'en fous.
33:28Vous, c'était bien
33:29resté jusqu'à 35 ans
33:30chez ses parents,
33:30alors.
33:33Vous vous souvenez forcément
33:34de cet excellent film
33:37où l'on retrouve notamment
33:38André Dussolier.
33:40Tanguy, qui a donné son nom
33:41à ce phénomène.
33:42André Dussolier, au passage,
33:44je vous le rappelle
33:44que vous le retrouvez
33:45tous les soirs sur RTL
33:46à 20h,
33:47au fait qu'Isabelle Choquet,
33:49les Tanguy,
33:49ben oui, ce sont ces jeunes.
33:51Ils ont entre 23 et 34 ans
33:52et reviennent
33:54ou restent vivre
33:55chez leurs parents
33:56alors même que dans bien des cas,
33:58ils travaillent.
33:5870% d'entre eux
34:00ont un emploi
34:00pour une grande partie
34:03un CDI
34:04mais malgré tout,
34:05ils restent chez leurs parents.
34:06Alors, ça peut avoir
34:07des conséquences économiques
34:08pour les parents en question.
34:10La moitié des parents concernés
34:11disent qu'ils sont obligés
34:12un peu de se serrer la ceinture
34:13pour assumer tous ces coûts.
34:15On va commencer avec
34:16un duo,
34:18une maman de Tanguy
34:19et un Tanguy.
34:20Françoise, bonjour.
34:21Oui, bonjour Amandine.
34:23Et votre fils Duncan
34:24est aussi en ligne avec nous.
34:26Bonjour.
34:27Bonjour.
34:28Bon, Françoise, d'abord,
34:29racontez-nous
34:29comment ça se passe chez vous.
34:30Ben, ça se passe très bien.
34:32On a aménagé la maison
34:33au fil du temps,
34:34au fil des années
34:35où il a pris son indépendance
34:37et où il a grandi.
34:38Et puis,
34:39on est passé d'une maison
34:41où il avait juste une chambre
34:42dans l'aile sud de la maison
34:45et puis il a aménagé
34:46un salon.
34:47Maintenant,
34:48il va aménager,
34:49on va vider le garage
34:49et donc,
34:51il aménage une salle
34:53à manger
34:53et une cuisine
34:54et il prend son indépendance.
34:56On a quand même
34:57l'avantage d'avoir
34:57des maisons individuelles
34:59qui se rejoignent
35:00par le sous-sol,
35:01ce qui fait qu'on peut
35:02être complètement indépendant,
35:03mais il passe quand même
35:04tous les soirs
35:05par la maison
35:06pour dire bonjour
35:06à sa mère
35:07et le matin.
35:08Et vous faire un gros
35:09bisou au passage.
35:10Voilà.
35:10C'est un peu
35:11une cohabitation ?
35:13Oui,
35:13on cohabite,
35:14c'est une symbiose.
35:15Oui.
35:17Duncan,
35:17comment ça se passe ?
35:18Vous le vivez bien,
35:19vous ?
35:19Vous avez 29 ans,
35:20c'est ça ?
35:21C'est ça.
35:22Oui,
35:23je le vis plutôt bien.
35:24Je me projette
35:25dans la partie
35:26où je suis.
35:28Comme disait ma mère,
35:30j'ai une indépendance
35:31au final
35:32parce que
35:33j'ai quand même
35:34ma propre cuisine,
35:36mes propres sanitaires,
35:38mes propres chambres.
35:39Enfin,
35:39j'ai quand même
35:40une maison.
35:41On a l'avantage
35:42d'avoir une grande propriété.
35:46C'est vrai que je travaille
35:48mais je participe aussi
35:49à l'entretien de la maison.
35:51Quand on a dû refaire
35:53les gouttières,
35:53j'ai participé.
35:55On a tous donné
35:56de notre personne
35:57pour les refaire.
35:58Quand on doit refaire
36:00les toitures,
36:01on met tous la main
36:02à la pâte.
36:03Donc,
36:04vous ne payez pas
36:04de loyer
36:05mais vous aidez
36:07à régler
36:07certaines factures
36:08ou des travaux ?
36:10J'aide physiquement
36:11dans les travaux
36:12et je règle
36:13la moitié
36:14de l'eau,
36:16de l'électricité.
36:17La taxe foncière aussi,
36:18je participe
36:19à hauteur de 50%.
36:22Faites ça
36:23parce qu'ils vous l'ont demandé
36:24ou ça vous semble ?
36:27La première fois,
36:28c'était un peu tendu.
36:30J'ai accepté d'aider
36:31parce qu'ils m'ont rarement
36:34demandé quelque chose.
36:36C'est aussi logique
36:39de venir en aide
36:39à ses parents.
36:42et en fait,
36:43j'y ai instauré
36:44petit à petit
36:45comme plus une habitude
36:46de venir en aide
36:48parce que
36:49j'utilise la moitié
36:50de la maison
36:50quand même,
36:51à peu près,
36:51un peu moins.
36:52Donc,
36:53ça me semble logique
36:54que j'ai la moitié
36:55des charges.
36:56François,
36:56si Duncan
36:57ne participait pas
36:58financièrement,
36:59ça serait compliqué
37:00j'imagine
37:00pour vous ?
37:01Oui,
37:02Là,
37:03ça fait quand même
37:03des grosses sommes
37:04ne serait-ce que
37:06pour le chauffage
37:06vu que sa partie
37:07à lui est électrique.
37:09On triple les factures
37:11en hiver
37:11quand il met le chauffage
37:12de son côté.
37:13Donc,
37:14oui,
37:14c'était devenu
37:15une nécessité sur...
37:16Alors,
37:16ça s'est fait progressivement
37:17parce qu'il travaille
37:19depuis l'âge de 17 ans.
37:21Il était animateur
37:22pendant les vacances scolaires
37:23mais petit à petit,
37:25j'ai vu disparaître
37:26de mes prélèvements
37:28par exemple
37:28son abonnement téléphonique.
37:30J'ai vu disparaître
37:31des choses comme ça
37:32qu'on payait pour lui
37:34quand il était adolescent
37:35et petit à petit,
37:36j'ai vu qu'il prenait
37:38à sa charge
37:39avec ses petits moyens
37:40d'animateur
37:41de 17,
37:4218 ans,
37:4219 ans.
37:43Là,
37:43il était encore en cours
37:44donc c'était
37:45des petits salaires
37:46mais tout de suite,
37:47il a été très responsable.
37:48De toute façon,
37:49il est comptable là,
37:50Duncan
37:51donc ça ne m'étonne pas.
37:53Il fait bien gérer son argent
37:55mais je vous assure aussi
37:56qu'on vit bien
37:58tous ensemble
38:00son père,
38:01moi et lui
38:02on vit bien
38:02tous bien
38:03mais parce qu'on vit
38:04en fait,
38:05on a ce partage-là
38:07aussi de frais
38:09mais pas seulement
38:10parce que
38:11quand on part en vacances
38:12et qu'il y a besoin
38:13de garder le chien,
38:14c'est lui
38:14qui garde le chien
38:15mais quand lui
38:16il est parti
38:17la semaine dernière
38:18il était en vacances,
38:19c'est nous
38:19qui avions le chien.
38:21il y a aussi
38:23ça concourt
38:25à une idée
38:26de la société
38:27qu'on a oubliée
38:28bien sûr
38:28avant les familles
38:29les générations
38:30vivaient ensemble
38:31vous avez raison
38:31moi je traversais la cour
38:33j'allais chez ma grand-mère
38:34j'avais goûté
38:34chez ma grand-mère
38:35j'avais mangé
38:35chez ma grand-mère
38:37moi je me rappelle
38:38mes parents
38:38ils avaient un grand commerce
38:39boulangerie, épicerie, café, restaurant
38:41moi je me rappelle
38:42les soirées
38:42où ma mère faisait
38:43la crème pâtissière
38:43ma grand-mère épluchait
38:44les pommes
38:45moi je cassais les oeufs
38:46pour les brioches
38:47pour les tartes
38:47pour ce que confectionnaient
38:49mon père et mon oncle
38:50dans la boulangerie
38:52donc ça
38:53c'était vraiment
38:53des moments de vie
38:54mais même quand ma grand-mère
38:56elle a été malade
38:57après je me rappelle
38:58je vois ma mère
38:58donner la soupe
39:00à la cuillère
39:00à ma grand-mère
39:01oui les générations
39:02vivaient ensemble
39:03exactement
39:04et c'était pas des tanguis
39:05enfin on était pas des tanguis
39:07donc le tangui
39:09je sais pas
39:09s'il faut l'appeler comme ça
39:10mais non
39:11c'est effectivement
39:13ce que je disais tout à l'heure
39:14c'est un clin d'oeil au film
39:16mais c'est pas
39:17une critique du tout
39:18Françoise Duncan
39:19restez avec nous
39:20à tout de suite
39:37et on continue à évoquer
39:39ces familles
39:40où les jeunes adultes
39:42les enfants
39:43jeunes adultes
39:44qui vivent
39:44chez leurs parents
39:45qui reviennent parfois
39:46y vivre
39:47un peu plus de 4 millions
39:49d'entre eux
39:50ils ont entre 23 et 34 ans
39:52et dans un cas sur deux
39:53les parents se retrouvent
39:54contraints
39:54de se serrer la ceinture
39:57Delphine bonjour
40:00Delphine
40:00oui bonjour
40:01pardon je vous entendais pas
40:02vous nous appelez de Bordeaux
40:03c'est ça ?
40:04oui tout à fait
40:04bon
40:05et alors vous
40:05vous avez deux tanguis
40:07si j'ose dire
40:07alors moi j'en ai deux
40:08oui
40:09j'en ai deux
40:11donc un de 23 ans
40:12et un de 26 ans
40:14alors c'est un petit peu particulier
40:15parce qu'en fait
40:16ils sont tanguis
40:17par intermittence
40:18puisqu'ils travaillent
40:20par intermittence
40:22mais quand ils
40:23alors ils sont à la maison
40:25et quand ils ne sont pas
40:26à la maison
40:26ils partent à l'étranger
40:27et ils reviennent à la maison
40:29d'accord
40:29ils partent à l'étranger pour
40:31pour travailler
40:32d'accord
40:33parce qu'effectivement
40:34c'est plus facile pour eux
40:36ils ont un meilleur pouvoir
40:37d'achat à l'étranger
40:39ils ont moins de charme
40:40et donc quand ils reviennent
40:41en France
40:42ils n'ont pas les moyens
40:43de trouver un travail
40:44qui paye correctement
40:45pour payer
40:45un loyer
40:47des charges
40:47etc
40:48ils le vivent bien
40:49ou pas Delphine ?
40:51alors ils le vivent
40:52bien
40:53comme on peut bien
40:54le vivre
40:55à cet âge là
40:56c'est vrai que c'est compliqué
40:57alors c'est bien
40:58parce qu'effectivement
40:59il y a le confort
41:00d'être à la maison
41:01de ne pas avoir
41:03l'intendance à faire
41:04et au niveau financier
41:05c'est plus confortable
41:06pour eux
41:07maintenant
41:07voilà
41:08ça reste quand même
41:10un retour à la maison
41:11avec des règles à suivre
41:12avec des comptes à rentrer
41:15ah oui
41:15je pense qu'ils aimeraient
41:15bah oui
41:16ils préfèrent effectivement
41:17être indépendants
41:17vivre chez eux
41:19et pouvoir
41:20avoir leur propre logement
41:21et qu'est-ce qui coince
41:23c'est le prix des logements
41:24en fait ?
41:24le prix des logements
41:25les charges
41:26et puis le montant
41:27des salaires
41:29comme ils vont
41:31travailler à l'étranger
41:32chacun d'eux
41:33dans deux pays différents
41:34ils voient bien
41:35qu'ailleurs
41:36alors
41:37où les salaires
41:37sont un tout petit peu
41:39supérieurs
41:39mais la vie
41:40est beaucoup moins chère
41:41ou
41:42la vie est plus chère
41:43qu'en France
41:43mais les salaires
41:44sont deux à trois fois
41:45supérieurs
41:45ils sont partis où
41:46par exemple ?
41:47alors j'en ai un
41:48qui est en Espagne
41:49qui part en Espagne
41:50et qui revient
41:50et l'autre
41:51qui est en Australie
41:52et qui part
41:52et qui revient aussi
41:53mais c'est là
41:54que les salaires
41:55sont nettement plus élevés
41:55même si le niveau de vie
41:57enfin le coût de la vie
41:58est beaucoup plus cher
41:59tout à fait
42:00et l'Espagne
42:01c'est l'inverse
42:01ouais exactement
42:03merci beaucoup Delphine
42:04pour ce témoignage
42:05Patrick bonjour
42:07bonjour Amandine
42:08vous avez des jumeaux
42:08de 28 ans
42:10exactement
42:10des jumeaux
42:11qui sont très bien
42:12à la maison
42:13alors bon
42:14faire court
42:15ils sont partis
42:16ils sont revenus
42:17petit passage à l'armée
42:18et puis ensuite
42:19une formation
42:20en alternance
42:20pour chacun
42:21donc c'est un peu
42:22plus pratique
42:23pour eux
42:23mais bon
42:24ça se passe bien
42:25on cohabite bien
42:26ils donnent un coup de main
42:27des fois
42:28il faut insister
42:29un petit peu
42:30mais
42:30on a très bon rapport
42:32et franchement
42:33avec ma femme
42:33on apprécie vraiment
42:34de vivre ça avec eux
42:36et ils aimeraient
42:36quitter la maison
42:37ou pas ?
42:38alors
42:39c'est en cours
42:40c'est une volonté réelle
42:43mais j'avoue que
42:45c'est un petit peu compliqué
42:46c'est un petit peu dur
42:46effectivement
42:47de couper le cordon
42:48on s'entend très bien
42:49on fait du sport ensemble
42:50on parle de tout
42:51oui c'est plus
42:52une histoire de
42:54j'allais dire
42:54de sentiments
42:55finalement
42:55que de moyens
42:56par exemple Delphine
42:57elle nous dit
42:58moi les miens
42:58ils aimeraient sans doute
42:59bien avoir leur logement
43:00mais ils n'en ont pas
43:01les moyens
43:02bon disons qu'il y a
43:03un petit peu des deux
43:04quand même
43:04c'est sûr qu'en étant
43:05en alternance
43:06les salaires ne sont pas
43:07très importants
43:07donc c'est pratique
43:09après ils font leurs courses
43:10ils s'achètent à manger
43:11eux-mêmes etc
43:11donc de ce côté-là
43:12mais on ne leur demande rien
43:14en contrepartie
43:15ni EO
43:15ni électricité
43:16alors ils se payent
43:17leur abonnement téléphonique
43:18leur assurance voiture
43:19tout ça
43:19il n'y a pas de problème
43:20c'est assez à leurs frais
43:22mais non non
43:23mais je vous dis
43:24il y a aussi
43:24je pense un lien
43:25qui est assez fort
43:27moi je sais
43:27par exemple
43:27je ne m'entendais pas très bien
43:28avec mon père
43:29et je suis parti à 18 ans
43:31parce que vraiment
43:31je ne le supportais plus
43:33et eux
43:34voilà
43:34on parle sport
43:35on parle politique
43:36on parle de tout
43:38oui
43:38vous êtes bien content
43:39de les avoir à la maison
43:40Patrick
43:41c'est exactement ça
43:42il y a Patrice
43:43je ne suis pas en étant
43:43content
43:44Patrice aussi avec nous
43:45vous avez un fils
43:46de 26 ans
43:48oui bonjour
43:48Romandine
43:49bonjour Patrice
43:50content aussi
43:50de l'avoir à la maison
43:51il est cariste lui
43:53ouais c'est ça
43:54il est cariste dans une société
43:55il embauche tout le bonheur
43:56le matin
43:56il finit début d'après-midi
43:58c'est vrai ça revient un petit peu
44:00tout ce que j'ai entendu
44:02on est content de l'avoir à la maison
44:04parce que ça nous permet
44:05de pouvoir partir en vacances
44:06il s'occupe de la maison
44:07des animaux
44:08et tout ce qu'il a à s'occuper
44:09et puis s'il a besoin de partir
44:10nous on est là
44:11on se débrouille entre nous
44:12quoi
44:14et je pense que
44:15il n'a pas vraiment envie de partir
44:17on est bien à la maison
44:18chez papa maman
44:18et vous le faites un peu contribuer
44:21financièrement
44:22ou pas que
44:22d'ailleurs
44:23autrement
44:24ah non rien du tout
44:25nourrit logé
44:26il est smicard
44:28il touche
44:28voilà comme beaucoup de gens
44:29il se paye sa voiture
44:30son assurance
44:31son téléphone
44:32voilà
44:34et même au niveau loyer
44:35je pense que non
44:36même habitant nous
44:37au milieu de la Chorap-Maritié
44:38je pense qu'il n'y arriverait pas
44:39ça c'est
44:40au niveau
44:40après il n'y aurait plus de quoi
44:41s'acheter
44:42pour la popote
44:43tout ça
44:43c'est pas possible
44:44c'est vrai que
44:45les prix des logements
44:47que ce soit en ville
44:48ou dans
44:48dans un
44:50beaucoup d'endroits
44:51effectivement
44:52c'est souvent
44:54inabordable
44:55qu'il puiser
44:55quand on est au smic
44:56par exemple
44:56comme votre fils
44:58ah bah oui
44:59je suis sûr
45:00que je ne sais pas
45:00trop les prix à Sainte
45:01mais je pense que non
45:03il n'y arriverait pas
45:04c'est pas possible
45:05il faut être logique
45:05c'est aussi bien
45:06qu'il soit à la maison
45:08enfin quand ça arrange
45:09tout le monde
45:09bon bah voilà
45:10et bien on va finir
45:11sur cette note positive
45:12vous savez quoi
45:12merci beaucoup Patrice
45:14Patrick, Françoise
45:15Duncan
45:15et Delphine
45:17merci pour vos témoignages
45:19dans un instant
45:19l'heure du crime
45:20Jean-Alphonse Richard
45:21et Jean-Alphonse
45:22une disparition à Paris
45:23disparition d'une mère
45:24et de son fils
45:25de 4 ans
45:26l'affaire Christelle
45:27le roi disparu
45:28avec son fils
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