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  • il y a 7 semaines
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 09 septembre 2026.

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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, Sébastien Lecornu, le Premier ministre qui envisage de réduire les indemnités de ses ministres.
00:15Bonne idée ou pas en ces temps de disette budgétaire, je vous attends pour réagir au 3210 ou sur l
00:22'application RTL.
00:23Vous cliquez sur l'onglet laisser un message, on va en débattre dans un tout petit instant.
00:27Dites-nous si vous trouvez ça démago aussi, au contraire, même si c'est symbolique, vous estimez que c'est
00:32une bonne idée.
00:34Je voudrais aussi qu'on revienne bien sûr sur le prix des carburants.
00:37Ça y est, on a à nouveau dépassé la barre des 100 dollars pour le baril de Brent.
00:43Les distributeurs étaient reçus ce matin à Bercy.
00:46Pour l'instant, pas question de plafonner les prix des carburants.
00:50Qu'est-ce que vous en pensez ? Là encore, ça doit vous faire réagir.
00:53Et puis plus largement, dites-nous comment vous faites face à cette hausse des prix.
00:58Comment vous avez, ou pas d'ailleurs, réussi à vous organiser.
01:03Ce sur quoi vous avez dû renoncer.
01:05Là encore, j'attends vos témoignages.
01:08Et puis en fin d'émission, on sourira un peu avec le karaoké, la mode du karaoké.
01:11Est-ce que vous aimez ça ?
01:12Ça, ce sera tout à l'heure.
01:15Si vous avez l'habitude d'en faire en famille, entre amis ou entre collègues,
01:18là aussi, j'attends vos appels.
01:2013h02 bientôt.
01:24Les auditeurs ont la parole.
01:26Amandine Bégaud sur RTL
01:29Moi, je suis absolument pour que les ministres, le président, les sénateurs et tout ce qui s'en suit
01:35baissent leur salaire au moins de moitié.
01:37Je ne vois pas pourquoi ils ont besoin de temps pour ce qu'il faut.
01:41Ils viennent vivre avec nos salaires à nous de Smica et après, on pourra discuter.
01:45Le message d'Aude Emmanuel qui réagissait donc à cette information sur laquelle on va revenir.
01:52Sébastien Lecornu qui envisage de diminuer les indemnités de ces ministres.
01:57Bonne idée ou pas, on en parle bien sûr avec vous et avec Pauline Théveniot.
02:00Bonjour Pauline.
02:01Bonjour.
02:01Du service politique de RTL qui nous a rejoint.
02:04On va commencer par accueillir Pascal.
02:07Bonjour Pascal.
02:08Bonjour Normandine.
02:09Et bienvenue sur RTL.
02:11Vous nous appelez d'où ?
02:12J'habite du côté de Honfleur.
02:15Très bien Normandine.
02:16Première fois que vous nous appelez et vous nous avez laissé un message au départ depuis l'application, c'est
02:21ça ?
02:21C'est ça exactement.
02:22Ça a été simple, on est d'accord ?
02:24Oui, ça a été très simple et on m'a rappelé relativement rapidement.
02:27Bon, je dis ça parce que c'est encore un peu nouveau et qu'un certain nombre d'auditeurs ne
02:32savent pas encore.
02:32Mais effectivement, vous avez vraiment juste à cliquer et c'est très facile.
02:37Baisser les indemnités des ministres, vous en pensez quoi Pascal ?
02:41Moi, j'ignorancerais un petit peu le propos que j'avais laissé ce matin sur mon message.
02:46Moi, je dirais plutôt que ce serait plutôt de baisser le train de vie de l'État et le rendre
02:49plus efficace.
02:50Comme un peu disait votre intervenant en préambule dans votre journal.
02:55C'est ça.
02:56C'est-à-dire qu'effectivement, les ministres ont déjà eu un rabotage de leurs évoluments il y a quelques
03:02années, en 2013, je crois.
03:04Et puis après, et puis par la suite, il y en a eu un autre.
03:08Moi, ce que je veux, c'est plutôt des ministres efficaces et des ministères efficaces.
03:12Par contre, qu'on dilue en fait les responsabilités, les fonctions dans plein de ministères, en fait, on multiplie en
03:20fait les frais.
03:20Et moi, ce que je voudrais regarder un petit peu, c'est plutôt une économie globale sur le fonctionnement de
03:25l'État.
03:26Et je ne dirais pas uniquement du gouvernement, mais aussi de l'État en général, c'est-à-dire le
03:30gouvernement, l'Assemblée nationale et le Sénat.
03:33Et quand vous dites, Pascal, fonctionnement de l'État, très concrètement, ça veut dire quoi ?
03:37Les voitures ? Qu'est-ce qu'il y a derrière ça ?
03:40Parce qu'on dit tout le temps le fonctionnement de l'État.
03:42Oui, il y a un petit peu tout.
03:43Il y a les voitures, mais il y a aussi plutôt les doublons de postes, le fonctionnement administratif, qui à
03:52mon avis grève aussi tout le budget.
03:56En fait, je pense que j'ai l'impression qu'on ne fonctionne pas exactement comme dans une entreprise au
04:01niveau de l'État.
04:03Dans une entreprise, on fait des économies sur...
04:05Enfin, on cherche à faire des économies, mais plutôt à chercher l'efficience des services et de leur fonctionnement, l
04:11'efficience aussi des salariés.
04:16Alors que là, plutôt, en fait, on démultiplie les choses.
04:19Puis il y a des fois où on se demande effectivement à quoi certains servent exactement.
04:23Oui, alors René Dozière disait...
04:25René Dozière, il disait qu'il avait chiffré...
04:27C'est un ancien député, je le rappelle, et qui a fait, je le disais, du combat de sa vie,
04:31justement, le train de vie de l'État.
04:34Il disait, un ministre, si on compte les conseillers et tout ce qu'il y a autour, c'est 5
04:39millions d'euros par an.
04:41Il disait, si on supprime, il vaudrait mieux resserrer le gouvernement, supprimer, par exemple, 10 ministres, ça permet de faire
04:4650 millions d'économies.
04:48Moi, je serais plutôt favorable à ce qu'on me dise, et j'entendrai plus favorablement qu'on me dise,
04:53voilà, on va faire une économie de X millions de fonctionnements sur le budget de fonctionnement de l'État en
04:59général,
04:59plutôt que de me dire, on va réduire l'indemnité des ministres.
05:02Moi, je ne veux pas des ministres qui soient payés au rabais.
05:05Ce n'est pas ça que je veux.
05:05En général, les talents, on les paye.
05:08Ce que je veux, c'est plutôt de l'efficacité.
05:10Pauline Tévion, un ministre, ça touche combien ?
05:13Eh bien, actuellement, ça touche 10 700 euros bruts par mois pour les ministres de plein exercice,
05:1910 200 pour les secrétaires d'État.
05:21J'ajoute que le président de la République est le Premier ministre.
05:24Pour eux, c'est 16 000 euros bruts.
05:27Il y a souvent, notamment pour ceux qui viennent du privé,
05:30qui expliquent qu'ils gagnaient beaucoup plus dans le privé.
05:36Oui, c'est ce qu'on entend très clairement.
05:38Je me souviens d'Éric Dupond-Moretti, par exemple,
05:40qui racontait que ses indemnités, c'était 10 fois moins que ce qu'il pouvait toucher en tant qu'avocat
05:45à l'époque où il était.
05:46Pascal, vous vouliez ajouter autre chose ?
05:48Oui, je voulais simplement ajouter le fait que, en fait, tout ça, bon, effectivement,
05:52si on ne touche qu'au salaire des ministres, effectivement, c'est anecdotique et ça ne va pas régler grand
05:58-chose.
05:59En revanche, montrer que l'État participe, après avoir demandé aux Français de faire des efforts,
06:06que ce soit aux retraités ou aux actifs, en payant plus d'impôts et j'en passe et des meilleures,
06:11je pense que ce n'est que justice.
06:15En fait, ça me semble légitime que les Français réclament, en fait, à l'État,
06:22a quelque chose qui soit à la hauteur de ce qu'ils payent au quotidien au travers de leurs impôts.
06:32Et j'ai l'impression, des fois, qu'autant un ménage français, quand il doit faire des économies,
06:38il regarde ses dépenses, autant j'ai l'impression que l'État, lui, ne regarde pas forcément
06:44à faire des économies dans son mode de fonctionnement.
06:46Pauline, vous vouliez ajouter quelque chose ?
06:48Oui, sur le nombre de ministres, vous savez, avoir un gouvernement resserré,
06:52resserré. On l'entend tout le temps ?
06:53On l'entend à chaque remaniement, c'est la formule consacrée, c'est toujours la grande promesse.
06:58Il ne faut pas oublier que c'est une promesse sur le papier, qui est rarement, voire jamais tenue.
07:04On le constate à chaque fois. Ce qu'on constate aussi, c'est que souvent...
07:08Mais pourquoi c'est jamais tenu, ça, Pauline ? Parce qu'il faut, alors, il faut à chaque fois autant
07:11d'hommes que de femmes.
07:13Et après ?
07:13Voilà, à la rigueur, on pourrait dire la parité, on peut le faire sur un nombre, sur dix ministres.
07:19Mais ce qu'il faut voir, et on l'a constaté quasiment à chaque remaniement,
07:24c'est que quand des listes sont annoncées, eh bien, souvent, des voix s'élèvent pour dire
07:29oui, mais là, telle catégorie ou telle problématique n'a pas de ministre dédié.
07:34C'est-à-dire qu'on souhaite souvent ça sur le papier.
07:37Et puis, quand un gouvernement a annoncé, puis par exemple, qu'on constate qu'il n'y a pas de
07:40secrétaire d'État à l'enfance,
07:42eh bien...
07:42Ou parce qu'elle est en situation de handicap.
07:44Exactement.
07:45Ça a été le cas, déjà.
07:46Et à chaque fois, ça fait des tollés.
07:48Parce qu'on dit, voilà, il y a des vraies problématiques, des vrais enjeux à suivre.
07:51Et finalement, il n'y aura pas de ministre dédié.
07:53Donc, les dossiers seront moins bien suivis.
07:55Merci beaucoup, Pascal.
07:56Restez avec nous.
07:57N'hésitez pas à nous réagir sur d'autres sujets à l'avenir.
08:02Alain, bonjour.
08:04Bonjour, Amandine.
08:05Bonjour à tous.
08:05Merci d'avoir retenu mon appel.
08:07Bon, vous vous dites que c'est de la démagogie.
08:09Ah, c'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit tout à l'heure quand j'ai
08:12appelé.
08:14Mais en écoutant l'intervenant précédent, je partage son avis.
08:22Le talent, ça se paye.
08:24Il a très, très bien dit.
08:25Et ça n'est pas renié sur les salaires.
08:27C'est, oui, le nombre de ministres.
08:30Mais il y a d'autres domaines.
08:31Par exemple, je vais vous donner un exemple très concret.
08:34Quand on voit qu'une loi, elle débute chez les députés élus par le peuple.
08:38Elle monte au Sénat.
08:40Elle redescend.
08:40Ils ne sont pas d'accord.
08:41Ils font des amendements.
08:43Ils la retoquent.
08:44Elle redescend chez les députés.
08:46Pour, au final, ce sont les députés qui vont décider.
08:49J'ai envie de vous dire, où est l'intérêt de maintenir une institution telle que le Sénat,
08:55quand on sait qu'aujourd'hui, le gouvernement, quand il saute, c'est les députés, il est contrôlé par les
09:03députés.
09:03Les lois sont finalement votées par les députés.
09:07On n'est plus autant de Jules César.
09:09Les sénateurs, c'est fini.
09:11Vous voyez, moi, c'est l'efficacité.
09:14Et c'est le monsieur qui est intervenu avant qui m'a fait prendre conscience de cette réalité.
09:19Ce que l'on veut, c'est de l'efficacité.
09:22Et il l'a très bien dit, le talent, ça se paye.
09:24Pauline, juste, Alain, je vous interromps deux secondes.
09:27Pauline Thévinio, il sert à quoi, le Sénat ?
09:29On est dans un système avec deux chambres.
09:32Il sert à examiner les textes et à faire pendant à l'Assemblée nationale.
09:38Par ailleurs, certes, l'Assemblée a le dernier mot.
09:40Mais on voit bien qu'il y a, en commission mixte paritaire, des recherches d'accords.
09:48Et il représente également les territoires.
09:51C'est la Chambre des territoires.
09:52Donc, ça voudrait dire changer la Constitution pour supprimer le Sénat, si je vous suis, Alain.
09:57Oui, bien sûr.
09:59Moi, je suis pour revoir la totalité du fonctionnement de nos institutions.
10:06Et à mon sens, à partir du moment où des gens ne sont pas décisionnaires en finalité,
10:13je ne vois pas l'intérêt des commissions mixtes paritaires.
10:17Quand on voit la dernière qui a eu lieu, qui n'a servi à rien, ils ne se sont pas
10:21entendus, etc.
10:22Donc, à quoi ça sert ? On paye tout ça.
10:25Tout ça coûte cher.
10:26Il y a des pays nordiques dans lesquels les ministres arrivent en vélo.
10:29Alors, je ne veux pas aller jusque-là.
10:33Il faut que l'administration fonctionne et fonctionne bien.
10:37Mais c'est vrai, on demande aux Français de se serrer très fort la ceinture.
10:42Ce que nous faisons, vous parliez du carburant.
10:45Moi, je viens d'aller mettre à 2,27 euros le litre de gasoil.
10:48Je suis conducteur confié.
10:502,27 euros.
10:552,27 euros.
10:56Vous voyez ?
10:57Donc, ça fait très très mal.
10:59Donc, oui, effectivement, faire un geste, mais pas forcément sur le salaire.
11:04Bon, Alain, restez avec nous.
11:05On va pouvoir poursuivre nos échanges.
11:07Pauline, vous vouliez ajouter quelque chose ?
11:08Oui, puisque vous parliez des pays nordiques.
11:11Eh bien, je voulais vous proposer de voir un peu quelles sont les rémunérations des ministres
11:15dans les autres pays européens.
11:17Parce que c'est assez rigolo.
11:18Il y a des différences assez marquantes.
11:20Eh bien, vous allez nous expliquer tout ça juste après ça.
11:22À tout de suite.
11:23Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
11:26ou appelez-nous au 30 de 10.
11:2850 centimes la minute.
11:31Amandine Bégaud.
11:32RTL midi.
11:33Les auditeurs ont la parole.
11:35Oui, bonjour RTL.
11:36C'est une auditrice de Lille.
11:38Enfin, une bonne idée d'un premier ministre.
11:41Mais c'est magnifique, ça.
11:42Mais il faudrait taper encore plus haut.
11:44Voilà, là, ce serait quand même une bonne idée.
11:46Parce que tous les avantages, c'est vraiment trop, quoi.
11:50Et voilà pour cette auditrice de Lille qui ne nous a pas laissé son prénom,
11:54mais qui applaudit donc à la mesure sur laquelle en tout cas réfléchit Sébastien Lecornu,
12:00à savoir diminuer les indemnités de ses ministres, les siennes aussi.
12:05Ça passe aussi Pauline Théviot, hoche de la tête, qui est avec moi du service politique.
12:09Victor, ça fait aussi beaucoup réagir sur l'application.
12:11Oui, Mathieu Amès, je pense que la première économie à faire,
12:14c'est d'arrêter de faire des cérémonies disproportionnées.
12:18Cérémonies militaires, cérémonies de changement de préfet, de changement de sous-préfet, d'accueil.
12:22On n'en peut plus de ces cérémonies.
12:24Et puis Jean-Luc en Charente, c'est de la com.
12:26De combien sera cette baisse ? 2% ? 10% ? On ne sait pas, c'est nébuleux.
12:30Pour moi, 30% serait un minimum.
12:32Bon, je vais vous dire quelque chose et Victor, vous allez confirmer,
12:35à chaque fois qu'on parle d'argent, d'économie à faire,
12:39toujours, toujours, dans toutes les émissions,
12:41il y a un peu plus d'un an que j'anime cette émission,
12:43à chaque fois, on a un, deux, trois, quatre auditeurs qui nous disent
12:47non mais commençons par le salaire des ministres, des députés, des sénateurs.
12:52Et là, il y a un premier ministre qui propose et tout le monde trouve ça nul.
12:54Bref, Marie-Odile, bonjour.
12:57Oui, bonjour, bonjour Amandine, bonjour à tout le monde.
13:00Vous nous appelez d'où, Marie-Odile ?
13:01Je vous appelle de Saint-Victoré, c'est pas loin d'un exemple,
13:05entre Écré-Pouvence et Marseille.
13:06Ah oui, on entend à votre voix le soleil, ça fait du bien.
13:10Bon, vous, vous dites que c'est de la poudre aux yeux ?
13:13Oui, moi je dis que c'est de la poudre aux yeux
13:15parce que qu'est-ce que ça représente quelques ministres ?
13:18En fait, moi je pense que l'idéal, étant donné le mille feuilles français,
13:22ça serait de diminuer le nombre de députés et le nombre de sénateurs.
13:27D'ailleurs, si vous regardez bien les propagandes de M. Macron
13:32lors de sa première élection, il avait marqué dans son programme.
13:35Voilà, il avait marqué dans son programme.
13:37On diminuerait, on enlèverait 100, 150 députés, 150 sénateurs.
13:42On n'a pas besoin de tout ça pour gouverner la France.
13:44D'autres pays en ont beaucoup moins que nous
13:46et sont aussi bien, sinon mieux gouvernés que nous.
13:50Alors voilà, et en plus, avec toutes les communautés de communes,
13:54les communautés, toutes les strates qu'il y a,
13:57où il y a à chaque fois des élus qui touchent des émoulements,
14:00mais ça fait des sommes considérables.
14:02On pourrait trouver des économies considérables.
14:05Alors justement, Marie-Odile, on est en direct avec un député ancien ministre.
14:10Bonjour Frédéric Valtoux.
14:12Bonjour.
14:13Et merci beaucoup de vous joindre aux auditeurs.
14:15On la parole, parce que je voulais aussi qu'on entende votre voix,
14:19celle d'élu.
14:20Je rappelle, vous êtes député Horizon, soutien d'Edouard Philippe
14:22et vous avez été ministre de la Santé.
14:24C'était sous Gabriel Attal en 2024.
14:27Un mot d'abord de la proposition du Premier ministre.
14:31En tout cas, il y réfléchit.
14:33Est-ce qu'il faut les indemniser moins, nos ministres ?
14:37Ça peut être une idée, mais je pense qu'il faut,
14:39et je suis assez d'accord avec votre auditrice à l'instant,
14:43c'est tout le système, j'allais dire, à ce moment-là,
14:46des représentations d'élus, des indemnités,
14:49et puis aussi regarder les hauts salaires
14:52qui sont donnés parfois dans des agences d'État, etc.,
14:55qui sont des coûts cachés,
14:58parce que ça bourrait de public,
15:00qu'on ne regarde pas autant que le salaire d'un député
15:03ou d'un sénateur ou d'un maire de grande ville,
15:06mais qui sont des coûts énormes.
15:07Et c'est vrai que je pense que sur les rémunérations générales,
15:10on a des progrès à faire, oui, je le pense.
15:12Et réduire le nombre de députés ou de sénateurs,
15:14ça aussi, vous y êtes plutôt favorable ?
15:16Pourquoi pas ?
15:16Oui, pourquoi pas.
15:17Pourquoi pas ?
15:18Pourquoi pas, mais il faudra accepter,
15:19mais ça peut se faire, ça peut être une option,
15:21il faudra accepter que le lien entre un député
15:24et son territoire est plus distant.
15:27On est en moyenne un député pour 100 000 habitants,
15:29à peu près,
15:30parfois moins dans les départements ruraux,
15:33parfois plus dans les départements urbains.
15:35Mais on peut avoir un député pour 200 000 habitants,
15:40150 ou 200 000 habitants.
15:41On peut avoir moins de sénateurs aussi,
15:43parce qu'ils sont 327,
15:44on est 577 députés.
15:46Sincèrement, ça c'est un débat qu'on pourrait avoir.
15:49René Dozière était mon invité tout à l'heure
15:51dans le journal Frédéric Valtoux,
15:53et lui qui a fait de la dépense publique,
15:56de la gestion des deniers de l'État,
15:59l'un de ses combats,
16:00me disait, c'est une mauvaise idée,
16:02il vaut mieux réduire le nombre de ministres,
16:05par exemple,
16:05il évaluait le coût d'un ministre,
16:08avec les conseillers et tout ça,
16:09à 5 millions d'euros par an,
16:10il me disait, s'il n'y avait plus que 10 ministres,
16:12par exemple, là on ferait des économies
16:14et ce serait plus fort.
16:15Par ailleurs, il pointait du doigt un vrai problème,
16:17et ça, vous allez pouvoir nous y répondre.
16:18Il disait, il ne faut pas non plus sous-payer,
16:21alors je mets des gros guillemets,
16:23nos ministres,
16:23parce que sinon,
16:25ça ne m'intéressera plus personne.
16:27Frédéric Valtoux,
16:28être ministre,
16:28ce n'est pas juste être dans un beau ministère
16:31et se faire servir le déjeuner ou le dîner,
16:33on est d'accord, vous qui l'avez fait ?
16:35Non, oui, bien sûr,
16:36d'abord, quand vous êtes ministre,
16:38vous avez effectivement une rémunération,
16:42mais il y a beaucoup de...
16:43On vous transporte, ça c'est sûr,
16:45on vous nourrit quand vous mangez,
16:48ou dîner, ou déjeuner au ministère,
16:50mais ce n'est pas toujours très drôle,
16:52mais surtout, vous n'avez pas non plus
16:54d'enveloppe de frais autre.
16:56Je crois que...
16:57Ça ressemble à quoi la journée d'un ministre,
16:59Frédéric Valtoux ?
16:59La journée d'un ministre,
17:00elle démarre très tôt,
17:01elle finit souvent très tard,
17:03elle continue souvent le week-end,
17:06mais c'est un peu la journée...
17:07Moi, j'ai été maire pendant 17 ans,
17:08d'une ville de 15 000 habitants,
17:10vous vivez au rythme de votre ville.
17:11Moi, j'étais maire d'une ville touristique,
17:12Fontainebleau, qui vivait le week-end,
17:14je peux vous dire que tous les week-ends,
17:15on est sur le pont,
17:17et mon quotidien était celui de tous les maires.
17:19Comme député, moi, je suis dans ma circonscription
17:22principalement le week-end,
17:22parce que le reste du temps,
17:23je suis à Paris, à l'Assemblée nationale,
17:25et donc, si je veux voir mes concitoyens,
17:28les gens qui m'ont élu,
17:29il faut que j'aille les voir le week-end,
17:30donc le vendredi, samedi, dimanche,
17:31je vais les voir,
17:32et puis j'essaie de garder un peu de temps familial
17:35quand je peux, certaines soirées...
17:37Et on est loin des 35 heures par semaine,
17:39je ne veux pas non plus faire pleurer
17:40sur le sort des politiques du tout,
17:42mais juste pour expliquer...
17:43On est très loin des 35 heures.
17:44Mais c'est vrai, ce que disais,
17:45je reviens sur une idée que votre auditerie
17:47juste avant avait,
17:48c'est vrai qu'on a, avec la décentralisation,
17:50multiplié aussi des structures,
17:54et donc multiplié aussi des indemnités.
17:56Ce qui est toujours embêtant avec ce genre d'idées,
17:58c'est qu'on jette en pâture,
17:59là on dit les ministres,
18:01bon, ils sont une quarantaine,
18:03après on pourrait dire les députés
18:04ou les sénateurs,
18:05mais je pense que la démocratie,
18:07elle a un coût.
18:07Si on veut que des gens s'investissent,
18:10ou alors on réserve ça à des milliardaires,
18:11des gens qui n'ont pas besoin d'être rémunérés
18:13pour s'occuper des affaires de la cité,
18:15qu'elles soient nationales ou locales,
18:17mais si on...
18:18La démocratie, ça a un coût.
18:20Dans certains pays,
18:21on paye beaucoup mieux,
18:23par exemple les maires en Allemagne,
18:24mais par contre on a réduit le nombre de mairies.
18:26Mais on paye beaucoup mieux les élus.
18:30Bon, voilà, donc c'est des systèmes qui...
18:33Les comparaisons sont toujours difficiles,
18:35mais il faut déjà partir de l'idée que...
18:38Voilà, moi j'ai cinq enfants,
18:40je suis pas...
18:40J'étais journaliste dans ma vie professionnelle,
18:42quand j'ai été élu pour la première fois,
18:44j'ai dû abandonner mon métier,
18:45je l'ai fait par personne m'y obliger,
18:47par passion, par envie,
18:48par goût de la politique,
18:49mais je vis pas que d'amour et d'eau fraîche.
18:51Merci beaucoup en tout cas de nous avoir apporté votre témoignage.
18:55Je trouvais que c'était très important de vous entendre
18:58et de vous donner la parole à vous aussi sur ces sujets.
19:01Merci beaucoup Frédéric Valtout.
19:03Pascal, vous avez entendu ce que nous disait à l'instant Frédéric Valtout ?
19:07Tout à fait entendu et d'ailleurs ça rejouignait mon discours.
19:11Bien sûr.
19:12Dans le fonctionnement de l'État,
19:14c'est de diminuer un peu ce nombre de couches
19:17qui s'ajoutent, qui s'ajoutent,
19:19et de retenir à quelque chose de plus efficace.
19:21Moi je suis pas du tout pour sous-payer
19:24les gens qui sont aux responsabilités,
19:27mais je trouve qu'il faudrait le nombre nécessaire et suffisant,
19:31mais pas plus,
19:32et puis diminuer aussi effectivement ces doubles postes
19:36qu'il y a à tous les niveaux de l'État.
19:39Et ça fera sans doute partie du débat de la présidentielle.
19:42Marie-Odile ?
19:43Oui, je vous écoute.
19:45Oui, vous en avez pensé, enfin vous êtes...
19:47Écoutez, je suis très contente quand même
19:49d'avoir entendu ce que j'ai entendu.
19:52Maintenant, après, le problème c'est de passer à l'action.
19:56Voilà, mais effectivement,
19:58on est dans un pays où on tape à chaque fois
20:02sur les fonctionnaires en disant
20:03il faut diminuer le nombre de fonctionnaires,
20:05il faut diminuer le nombre de fonctionnaires,
20:06mais on parle jamais des élus
20:08qui eux sont beaucoup plus payés que les fonctionnaires.
20:11Donc à un moment donné,
20:13il faut que les choses soient justes
20:18et qu'elles s'appliquent justement à tout le monde.
20:20Merci beaucoup Marie-Odile, Pascal, restez avec nous.
20:23Pauline, vous nous aviez promis de faire un petit comparatif
20:25avec ce qui se passait ailleurs à l'étranger.
20:27Oui, en Europe.
20:28En Belgique, par exemple, c'est à peu près comme en France.
20:31Le salaire d'un ministre, c'est 10 000 euros net par mois
20:33avec en plus une prime logement.
20:35En Espagne, c'est beaucoup moins,
20:37un peu plus de 6 000 euros.
20:38En Allemagne, c'est plus, 20 000 euros,
20:41plus de 20 000 euros.
20:42Et en Suisse, là, le salaire des ministres
20:44va être augmenté pour atteindre l'équivalent de 24 000 euros.
20:46Merci beaucoup Pauline pour cet éclairage.
20:48Vous restez avec nous.
20:50On va se retrouver dans un instant
20:51pour suivre la discussion avec Sylvie
20:54qui est plutôt pour.
20:56Et puis, un élu conseiller municipal.
20:59Oui, combien ça gagne, un élu conseiller municipal ?
21:02Vous saurez ça juste après.
21:09Bonne journée sur RTL.
21:16RTL, votre radio.
21:25Moi, je suis pour que les élus soient bien payés.
21:29Je suis pour le cumul des mandats.
21:31Ça diminue le nombre d'élus.
21:33Et je suis surtout pour que les élus fassent deux mandats
21:37et s'arrêtent.
21:38Il faut pouvoir passer la main aux autres.
21:39Ça ne doit pas être un métier.
21:40Et on continue à évoquer la rémunération de nos élus
21:43après cette annonce en Sébastien Lecornu
21:46qui réfléchit à baisser les indemnités de ses ministres.
21:51On en parle avec Pauline Théveniot
21:52du service politique de RTL
21:53qui est toujours là.
21:56Je me fais engueuler par un auditeur
21:58sur l'application, Muriel,
22:00qui dit « Voilà, ça recommence.
22:01Amandine Bégaud critique encore l'opinion de ses auditeurs
22:03concernant les salaires des ministres. »
22:04Je ne critique rien du tout.
22:07Je dis juste que c'est un sujet
22:09qui revient très régulièrement
22:10quand on en parle avec vous,
22:12quand on parle réduction des finances,
22:16qu'on dit qu'il faut faire des économies.
22:18On a parlé des retraités ces derniers jours
22:21et qu'à chaque fois,
22:22vous proposez de baisser le salaire des ministres.
22:24Et c'est vrai que là,
22:25vous êtes très très nombreux à nous dire
22:26que ce n'est pas une bonne idée.
22:28C'était juste ce que je voulais dire, Muriel.
22:31Voilà, j'espère que vous ne m'en voulez pas
22:33et je me suis peut-être mal exprimée.
22:34C'est peut-être pour ça
22:34que vous n'aviez pas compris ce que je voulais dire.
22:37Sylvie, bonjour.
22:39Oui, bonjour.
22:40Et bienvenue sur RTL.
22:41C'est la première fois que vous nous appelez.
22:43Oui, tout à fait.
22:44De Bordeaux, c'est ça ?
22:45Oui, de Bordeaux.
22:46Vous, vous dites que c'est une bonne idée.
22:48Oui, moi, je trouve que c'est une bonne idée.
22:50C'est une bonne initiative de notre Premier ministre.
22:54Et j'espère que ça passera.
22:57Je ne sais pas si ça sera acté ou pas.
23:01Et est-ce qu'ils seront tous d'accord ?
23:02Ça, je me pose la question.
23:06Mais je trouve que c'est un bel...
23:13C'est symbolique, en fait.
23:15Voilà, c'est une bonne initiative.
23:16Et que pour le Français lambda,
23:18je pense que c'est un...
23:20Ça nous donne au moins...
23:22On fait des efforts, mais aussi...
23:24Voilà, ce ne sera pas que nous
23:28et toujours les autres qui se servent grassement, je dirais.
23:36Oui, ça ne rapportera peut-être pas des milliards,
23:38mais en tout cas, au moins, ça a du sens.
23:40C'est ce que vous trouvez.
23:41Oui, voilà, ça a du sens.
23:42Parce que là, moi, je suis jeune retraitée,
23:44comme je disais.
23:45Ça fait deux mois que je suis à la retraite.
23:47et il commence à dire
23:49qu'il faut taper sur les retraités
23:51et leur enlever à ceux qui touchent un peu trop
23:55les fonctionnés.
23:56Moi, je ne trouve pas ça normal.
23:57On a travaillé pendant des années,
23:58on a cotisé.
24:00Et pourquoi on s'en prend encore à nous ?
24:04Je ne trouve pas ça normal.
24:05Donc, il montre l'exemple
24:07et je trouve que c'est bien.
24:08Merci beaucoup, Sylvie, pour votre appel.
24:11Gilles, bonjour.
24:12Oui, bonjour, Amandine.
24:13Vous êtes-vous conseiller municipal ?
24:16Oui.
24:17Tainqueux, dans la Marne,
24:18à côté de Rhin.
24:18C'est une commune de 10 700 habitants.
24:20Voilà.
24:22Et donc...
24:22Élu RN, c'est ça ?
24:23C'est une municipalité RN ?
24:25Non, non, non, non, non.
24:26Moi, je suis dans l'opposition
24:27et j'étais tête de liste RN.
24:28Non, non, le maire,
24:29il est du même parti
24:31que le président de la République.
24:32Enfin, macroniste.
24:33D'accord, très bien.
24:34Et donc, vous êtes dans l'opposition
24:35Rassemblement National ?
24:36Voilà.
24:37Donc, comme je suis élu avec un...
24:39Enfin, si on s'est élu dans l'opposition,
24:43et que c'est une commune
24:44de plus de 10 000 habitants,
24:45les conseillers municipaux
24:47qui correspond à 2%
24:49de l'indemnité du maire.
24:51Donc, le calcul doit être facile à faire.
24:53Je touche 71 euros par mois.
24:55En gros, le maire, il touche 3 600.
24:57Oui.
24:57Bon, moi, quand j'étais tête de liste,
25:00je suis retraité maintenant.
25:02J'avais dit,
25:03je n'ai pas besoin de gagner
25:043 600 euros par mois.
25:05Donc, j'avais écrit
25:07que je baisserais l'indemnité du maire
25:09de 20%.
25:10Parce que vous avez une pension de retraite,
25:12Gilles, c'est ça ?
25:12Oui.
25:13Donc, vous n'aviez pas besoin de cumuler.
25:14Mais c'est vrai que
25:15je ne sais pas si le maire travaille.
25:17Oui, il en retraite aussi.
25:18Il en retraite aussi.
25:19D'accord.
25:20Oui.
25:21Après, on ne connaît pas sa retraite.
25:22Enfin, bon, voilà.
25:23Non, mais ce n'est pas ça.
25:24Après, on va parler du cumul des fonctions.
25:26Donc, moi, si vous voulez,
25:27j'avais dit,
25:29toucher 2 900 euros par mois,
25:31ça me va très bien.
25:33sachant que, par la force des choses,
25:35je suis au conseil communautaire
25:37en tant que maire.
25:38Mais j'y suis aussi, là,
25:39comme je suis dans l'opposition,
25:40j'ai décroché un des trois postes
25:42de la commune
25:43à ce qu'on appelle Grand Reims.
25:45Et alors là,
25:45c'est là où ça devient quand même
25:48cocasse.
25:49Bon, je touche 213 euros
25:51à Grand Reims.
25:52Je ne sais pas ce qu'il va vous faire vivre,
25:54mais...
25:55Non, ce n'est pas avec ça
25:56que je vais vivre.
25:56Je m'en fous,
25:57ce n'est pas grave.
25:58Ça fait partie des...
26:00Ça me paye les tracts
26:01quand je mets dans les botolettes
26:02quand je donne des informations
26:03aux habitants.
26:04Non, moi, ce qui me gêne le plus,
26:05c'est que Grand Reims,
26:06c'est une intercommunalité
26:07de 135 communes
26:09et nous sommes 209 personnes
26:11autour de la grande salle
26:13des fêtes de Tainqueux.
26:14C'est-à-dire,
26:15c'est une usine à gaz.
26:16C'est-à-dire que,
26:17pour voter des délibérations
26:19que nous ne comprenons pas toujours
26:21parce que ce n'est pas toujours clair,
26:22c'est très administratif,
26:23on lève la main,
26:24on a un boîtier,
26:24on ne lève même plus la main,
26:26c'est un boîtier,
26:26un, deux, trois, quatre.
26:27Un, on vote pour,
26:28deux, on vote contre,
26:29trois, on s'abstient
26:29et quatre, on ne prend pas part,
26:31on vote.
26:31Donc, si vous voulez,
26:32on n'a pas besoin d'être
26:33à 209 personnes
26:35pour faire ce qu'on fait.
26:36Ah, ils vous disent
26:37que c'est là qu'on pourrait
26:38faire des économies, peut-être.
26:39Oui, bien entendu.
26:40Parce que, moi,
26:40je touche...
26:41Oui, mais j'imagine
26:42que chaque personne
26:42de chaque commune,
26:43vous avez dit 135 communes,
26:45souhaite être représentée,
26:47il faut qu'il y ait
26:47un représentant de chaque commune.
26:48C'est pour ça
26:49que l'intercommunalité,
26:50comme elle a été créée
26:51par la loi
26:52qui impose
26:53qu'il y ait 300 000 habitants,
26:55est une vaste fumisterie.
26:56Parce qu'avant,
26:57on avait ce qu'on appelait
26:58Reims-Métropole
26:59où on était 16 communes.
27:00Donc, moi,
27:01j'étais élu
27:02représentant ma commune,
27:0310 000 habitants,
27:04on est la deuxième commune
27:05de l'agglomération
27:07et on est la quatrième ville
27:08de la Marne.
27:10On faisait le même boulot.
27:12Oui, bon,
27:13mais là, ça suppose,
27:14oui,
27:14ça suppose de repenser
27:15toutes ces histoires
27:16d'intercommunalité.
27:18Je voudrais juste vous signaler,
27:19j'ai un message de Claude
27:20sur l'application RTL
27:21qui me dit
27:21je suis conseillère municipale
27:23depuis quelques temps maintenant,
27:23c'est mon deuxième mandat
27:25dans une petite commune
27:27rurale,
27:28je n'ai jamais reçu
27:28aucune indemnité
27:29pour cette activité
27:30de conseillère municipale.
27:31Chez nous,
27:31le maire et les adjoints
27:33ont une rémunération minime
27:34qui est votée
27:35en conseil municipal,
27:36ça c'est le cas partout.
27:37Le reste des conseillers
27:38n'ont absolument aucun revenu.
27:39J'aimerais que vous signalez
27:40plus souvent les revenus
27:42de ceux qui comme nous
27:43sont en conseil municipaux
27:44de façon bénévole.
27:46Et c'est vrai
27:47qu'il faut penser aussi
27:48à tous ces élus
27:50qui font ça bénévolement
27:52sans rien toucher.
27:55Gilles,
27:55merci beaucoup
27:56pour votre appel.
27:57On a un autre message
27:59cette fois-ci
28:00de Salva de Toulouse
28:01qui me dit
28:02est-ce qu'on ne pourrait pas
28:03aussi arrêter
28:04de donner des indemnisations
28:06à tous les anciens présidents ?
28:09Pauline Tevio,
28:10ils coûtent combien
28:11nos anciens présidents ?
28:12Ça revient souvent ça
28:13dans le débat.
28:13Oui,
28:14c'est une question
28:15récurrente.
28:16Rappelons qu'un ancien président
28:18ça a l'État
28:20mais à leur disposition
28:21des bureaux,
28:23des chauffeurs,
28:23une protection,
28:25de quoi payer
28:26des collaborateurs.
28:27Alors dans le budget
28:28pour 2025,
28:29il y avait une ligne
28:30qui concernait
28:31combien l'État
28:33consacrait d'argent
28:35pour les anciens présidents
28:36mais également
28:37pour tous les anciens
28:38premiers ministres.
28:39et ce n'est pas uniquement
28:41François Hollande
28:42et Nicolas Sarkozy.
28:43Tout cumulé,
28:44protection, etc.
28:45C'était 2,8 millions d'euros.
28:48L'autre donnée
28:49dont je peux vous faire part
28:51c'est que vous vous souvenez
28:52l'année dernière,
28:53Matignon avait dit
28:54on va mettre fin
28:55aux avantages
28:56des anciens premiers ministres
28:58et des ministres
28:59de l'intérieur.
29:01Donc ancien premier ministre,
29:02ancien ministre de l'intérieur,
29:04chauffeur, protection
29:05et Matignon avait à l'époque
29:08évalué le coût de cette mesure
29:10ou l'avantage financier
29:12de cette mesure
29:13entre 5 et 7 millions d'euros par.
29:15Merci beaucoup Pauline.
29:16C'est vrai que parfois
29:16ça peut se justifier
29:17et on comprend
29:18qu'un certain nombre
29:18soit toujours sous protection.
29:19On peut s'interroger
29:21pour d'autres
29:22ou même sur le fait
29:23que certains aient des bureaux
29:24ou pas.
29:24Merci beaucoup Pauline.
29:26C'était passionnant
29:27parce qu'on a entendu
29:28tous les points de vue.
29:29On va changer de sujet
29:30dans un tout petit instant
29:31puisqu'on va parler
29:32de la flambée des prix
29:32des carburants.
29:33Le baril de Brent
29:34est repassé au-dessus
29:35des 100 dollars
29:36et puis à 14h
29:38comme chaque jour
29:39l'heure du crime
29:39avec vous Jean-Alphonse.
29:41Bonjour Jean-Alphonse.
29:42Bonjour Amandine.
29:43Et au programme aujourd'hui
29:44l'affaire du petit Émile
29:46puisque les enquêteurs
29:47travaillent sur l'ADN.
29:48Oui, l'ADN sera-t-il
29:50la clé qui va permettre
29:51de résoudre
29:52le mystère Émile Soleil
29:53vous le savez
29:54106 personnes déjà
29:55prélevées ces derniers mois.
29:57Il y en aura 800
29:58et peut-être beaucoup plus
29:59dans quelques mois encore.
30:01On revient dans l'ADN
30:02dans l'heure du crime
30:04sur les dernières avancées
30:06de ces investigations.
30:07Les grands-parents
30:07soupçonnés
30:08avaient été laissés libres
30:09à l'issue de leur garde à vue.
30:11C'était en mars 2025.
30:13Et bien pourquoi
30:13aujourd'hui
30:14la piste intrafamiliale
30:16n'est toujours pas fermée ?
30:18Les enquêteurs
30:19travaillent encore beaucoup
30:20sur cette hypothèse.
30:23Émile Soleil,
30:24les ADN de la dernière chance.
30:2514h, à tout à l'heure.
30:26A tout à l'heure,
30:27Jean-Alphonse.
30:28Nous, on se retrouve
30:29dans un tout petit instant
30:30pour évoquer les prix
30:31du carburant.
30:32A tout de suite sur RTL.
30:33Contactez-nous gratuitement
30:34via l'appli RTL
30:35ou au 3210.
30:3750 centimes la minute.
30:39Jusqu'à 14h.
30:41Les auditeurs ont la parole.
30:43Amandine Bégaud
30:44sur RTL.
30:46Je suis distributeur
30:47de carburant.
30:48Je voulais juste dire
30:50que pour situer un petit peu
30:53les taxes pour le gasoil,
30:55simplement pour dire
30:56que lorsque une semise
30:57de gasoil rentre
30:59dans une station service,
31:00elle transporte avec elle
31:01non seulement le gasoil,
31:02mais elle transporte
31:04à peu près 45 000 euros
31:05de taxer comme un énorme.
31:07Vous voulez qu'on arrête
31:08de taper sur les fournisseurs ?
31:09Le message de Thomas
31:11qui réagissait à ce débat
31:13autour des prix du carburant.
31:15Faut-il ou pas
31:16plafonner les prix
31:17des carburants ?
31:19Thomas, on vous a rappelé.
31:21Bonjour.
31:22Bonjour.
31:23Vous nous appelez d'où, Thomas ?
31:25De Bretagne.
31:26De Bretagne.
31:26Livreur de fuel et de GNR,
31:27c'est ça ?
31:28GNR, gasoil,
31:30voilà,
31:30à des blous,
31:31multi-énergie
31:31en produits pétroliers.
31:33C'est très intéressant
31:34qu'on vous est,
31:35parce que je ne vous cache pas
31:36que c'est vrai
31:37que les gros distributeurs
31:39sur ce sujet-là,
31:40ce n'est pas toujours facile
31:41de les interroger.
31:43Ben oui.
31:44Pourquoi ?
31:45Expliquez-nous,
31:46très concrètement,
31:47pourquoi vous,
31:48vous ne pourriez pas,
31:49enfin,
31:49si on plafonnait les prix,
31:50vous ne pourriez pas suivre ?
31:53Ah, si on plafonnait les prix,
31:54ben,
31:56on ne pourrait pas suivre
31:57parce que tout simplement,
31:58le marché du pétrole,
31:59c'est un marché
32:00qui est sur une bourse internationale,
32:02les prix sont faits
32:03à l'international.
32:04Tous les jours,
32:05les prix bougent,
32:06instantanément.
32:07Si vous consultez
32:08les prix du pétrole,
32:09ben,
32:09ça monte,
32:10ça descend tous les jours.
32:11Donc,
32:11on ne peut pas être
32:12à la marge de ça.
32:13C'est-à-dire que
32:14si on veut bloquer les prix,
32:16ben,
32:16vous savez,
32:17les bateaux,
32:17ils vont passer
32:18le long de nos côtes,
32:18mais ils ne s'arrêteront plus.
32:20Puisque c'est les autres pays,
32:21il faudrait que tout le monde
32:22s'accorde à acheter
32:22un produit à 1,70.
32:24Mais dans ces cas-là,
32:25si c'était 1,70€ le litre,
32:26ça voudrait dire
32:27qu'il faudrait changer
32:28le système économique.
32:30Non,
32:30mais plafonner,
32:31par exemple,
32:31plafonner à 2€.
32:33Oui,
32:33mais c'est 2€,
32:34nous,
32:35on perd de l'argent.
32:35Oui,
32:36parce que vous,
32:36vous l'achetez combien,
32:38par exemple ?
32:39Ah ben,
32:40moi,
32:40aujourd'hui,
32:41je vais vous dire,
32:42j'ai fait le calcul,
32:43moi,
32:43je le vends 2,38€.
32:44D'accord.
32:45C'est essayé chez le client
32:46en qualité supérieure.
32:48Voilà,
32:49donc à la pompe,
32:50en sachant que moi,
32:50je l'amène chez le client.
32:51Oui, oui.
32:52Voilà,
32:53donc moi,
32:53j'ai des charges de camions,
32:54de distribution
32:55qui sont derrière,
32:56de gasoil.
32:57C'est le calcul
32:58que je faisais ce matin.
32:59Je me suis amusé
33:00à faire ce calcul-là
33:01en appelant notre syndicat
33:02pour savoir quel prix,
33:03à peu près,
33:04on avait,
33:05quand on a une semie
33:06de 36 000 gasoil,
33:08on appelle ça,
33:08nous,
33:08une semie,
33:09un complet gasoil,
33:10ça fait 36 000 litres
33:11quand il va à la station service,
33:12combien ça rapporte,
33:13combien il y a de taxes dedans ?
33:15On a fait le calcul,
33:15à peu près,
33:16il y a 45 000 euros de taxes.
33:18Vous vous rendez compte,
33:18à chaque fois que vous croisez
33:19une semie sur la route
33:20ou quand vous la voyez
33:21dans une station service
33:22et qu'elle dépote du gasoil,
33:24elle vide sa citerne,
33:25il y a 45 000 euros
33:26qui va dans les poches de l'État.
33:27Mais du coup,
33:28vous ne m'avez pas répondu juste
33:29et ce n'est pas du tout
33:30pour vous incriminer Thomas
33:31mais quand vous vendez 2,38 euros,
33:32vous,
33:33vous l'avez payé combien ?
33:34Alors moi,
33:35aujourd'hui,
33:35je l'achète à plus de 2 euros le litre.
33:37Ah oui,
33:37vous l'achetez à plus de 2 euros
33:38et derrière,
33:39il faut payer votre transport
33:40effectivement pour accriminer
33:41chez les clients,
33:42etc.
33:43On a à peu près 4 centimes,
33:44à peu près,
33:454-5 centimes de marge.
33:474-5 centimes de marge,
33:48en sachant qu'en face de nous,
33:50il y a la grande distribution
33:51qui,
33:52on voit bien les prix qu'ils vendent,
33:53ils travaillent à peu près
33:54à 1 centime de marge.
33:56C'est en fait,
33:56c'est pour payer la personne
33:57certainement qui veut mettre
33:58la bouteille de gaz
33:59dans votre coffre
33:59quand vous allez à la station.
34:01Eux,
34:01c'est un produit d'appel.
34:02C'est d'ailleurs pour ça
34:03qu'il n'y a plus beaucoup de stations
34:04dans le monde rural
34:05parce qu'ils ont tué notre métier
34:06qui avant,
34:07quand vous alliez dans une petite station,
34:08ils gonflaient vos pneus,
34:09ils nettoyaient votre pare-brise,
34:10ils vous servaient souvent
34:11le plein dans votre voiture.
34:13Ça n'existe pratiquement plus
34:14parce que ces gens-là
34:15se sont servis
34:16de nos produits
34:17pour attirer les clients,
34:19pour faire remplir
34:19leurs chariots chez eux.
34:20Donc vous vous dites
34:21que c'est les taxes
34:22auxquelles il faut toucher ?
34:24Non, pas forcément.
34:25On n'y croit pas beaucoup
34:26au niveau des taxes
34:27parce qu'on voit bien
34:28dans quel état
34:30malheureusement
34:31nos politiques
34:32ont mis
34:34il y a 3 500 milliards de dettes.
34:36Donc ça,
34:36ça en est là.
34:37Par contre,
34:38il y a peut-être
34:38sur une taxe
34:40entre guillemets,
34:41c'est-à-dire
34:41les certificats d'économie d'énergie,
34:43peut-être que celle-ci
34:43qui représente
34:44entre 15 et 20 centimes du litre,
34:46c'est-à-dire
34:46entre 150 et 200 euros
34:48du mètre cube,
34:49peut-être que celle-ci
34:50il serait possible
34:50de la mettre en arrêt
34:52pendant un petit moment,
34:53sur peut-être 2 mois,
34:553 mois, 4 mois
34:55pendant cette crise-là.
34:57Et déjà,
34:57là-bas,
34:57ça pourrait redonner
35:0020 centimes de moins
35:01si on voit
35:02aujourd'hui
35:02à 2,25.
35:03Ça donne un peu d'air
35:04déjà
35:05aux consommateurs.
35:07Juste au bas,
35:08pendant que je vous tiens
35:08à vous livrer du fuel aussi,
35:12là,
35:12il y a un certain nombre
35:13de gens
35:13qui vont penser
35:14à remplir leur cuve
35:15pour se chauffer cet hiver.
35:17Il faut le faire maintenant ?
35:18Il faut attendre ?
35:19Qu'est-ce que...
35:20J'attends le coup de fil
35:21de M. Trump
35:22et de M. Poutine
35:23pour me dire
35:23ce qui va se passer
35:24dans les prochains jours,
35:25mais malheureusement,
35:26on n'est pas concernés.
35:26Donc nous,
35:27on est juste concernés
35:28en bout de ligne,
35:29c'est-à-dire,
35:29on est comme vous
35:30un petit peu.
35:30on espère juste une chose
35:32pour nos clients
35:32et pour nous,
35:33une baisse des prix
35:36et que ça revienne
35:37à la normale.
35:38Mais pour l'instant,
35:38on ne voit pas
35:39le bout du tunnel.
35:40Vous avez beaucoup
35:41de demandes
35:41là-dedans ou pas ?
35:42Oui, ça bouge.
35:44Mais on fractionne
35:45les livraisons.
35:46C'est-à-dire que celui
35:46qui mettait 1 000 litres,
35:47il va en mettre 500.
35:48Celui qui en mettait 2 000,
35:49il va en mettre 1 000.
35:50Nous, on est là
35:50pour les servir.
35:51Donc on leur dit,
35:52il faut peut-être
35:53mieux se couper une main
35:53qu'un bras.
35:54Prenez-en un petit peu
35:55et puis tant pis,
35:55on fera deux voyages
35:56ou trois voyages
35:57plutôt qu'un.
35:58Ça nous coûte
35:58mais on est là
35:59pour servir nos clients
36:00et on essaye
36:00de les servir
36:01du mieux qu'on peut.
36:02Thomas, restez avec nous
36:03si vous avez encore
36:04quelques minutes.
36:04Je voudrais vous faire
36:05dialoguer avec les auditeurs.
36:07Alexandre, bonjour.
36:10Vous nous appelez
36:11de Saint-Quentin, je crois.
36:12Oui, c'est ça.
36:13Tout à fait.
36:13J'étais stupéfaite
36:15en entendant tout à l'heure
36:16votre message.
36:17Vous disiez
36:17certains prennent des crédits
36:19pour pouvoir acheter
36:20de l'essence.
36:22Eh oui.
36:22Moi, j'ai une amie
36:23qui est femme de ménage
36:25qui a 30 kilomètres
36:26pour aller travailler
36:27donc de son domicile
36:28jusqu'à son travail
36:297 jours par semaine
36:30et il se trouve
36:32qu'elle a dû faire
36:33ce qu'on appelle
36:34un crédit revolving
36:36pour pouvoir subvenir
36:38Un crédit à la consommation,
36:38c'est ça ?
36:39Voilà, un crédit à la consommation,
36:407LM ou ce que vous voulez,
36:42pour pouvoir justement
36:43subvenir à ses besoins
36:45parce que son budget carburant
36:47lui engloutit
36:48plus de la moitié
36:50de son reste pour vivre
36:51tout simplement.
36:52Mais c'est fou quand même
36:53à ce point-là.
36:56Elle gagne combien ?
36:57Vous savez à peu près ?
36:58Elle est aux environs
36:59des 1100.
37:00Elle est aux environs
37:01des 1100
37:01avec deux enfants à charge,
37:03mère divorcée.
37:04Oui, et donc
37:04elle n'arrivait pas à...
37:05J'imagine qu'à la fin du mois
37:06déjà, il ne lui reste plus rien
37:07donc payer de l'essence,
37:08ce n'était pas possible.
37:09Mais c'est ça.
37:10C'est compliqué.
37:10Puis elle,
37:11elle est quand même consciencieuse.
37:12Je pense qu'elle ne veut pas
37:13se mettre forcément à découvert
37:14donc elle vit vraiment
37:15au centime près
37:16et c'est très compliqué.
37:18C'est très compliqué.
37:18Moi, ce que je pense, Amandine,
37:20c'est que le gouvernement,
37:22oui, devrait quand même faire,
37:24enfin en tout cas,
37:24prendre l'exemple
37:26notamment de la Belgique,
37:27de l'Espagne,
37:28du Luxembourg.
37:29Moi, je vous donne
37:30mon exemple personnel.
37:31J'ai une allocation
37:33adulte handicapée
37:33suite à des soucis de santé.
37:35Donc je suis aux alentours
37:36des 1300 euros.
37:37Je ne peux pas travailler
37:38pour ce temps.
37:39Ma voiture fait 80 litres
37:41de diesel.
37:42Fort heureusement,
37:43fort heureusement,
37:45j'ai la Belgique
37:46trop vingtaine de kilomètres
37:47de chez moi.
37:49En Belgique,
37:49on est aux alentours
37:50des 2,18 euros le litre.
37:52Donc ce qui fait que,
37:53c'est une fois le comparatif,
37:55dans ma voiture,
37:55si je veux remplir en Belgique,
37:56je suis environ
37:57à 160 euros du plein.
37:58Si je remplis en France,
38:00je suis presque
38:01à 200 euros du plein.
38:02Oui, la différence,
38:03elle est énorme.
38:04Elle est énorme
38:04et à la fois, voilà.
38:05Alexandre, il faut qu'on marque
38:06une toute petite pause.
38:06Je vous retrouve dans un instant.
38:07A tout de suite.
38:08Toute la journée,
38:10RTL vous accompagne.
38:11Je n'ai qu'une seule envie
38:41me laissée tenter
38:42un prix du diesel
38:43à 1,46 euros.
38:45Aujourd'hui,
38:46on parle du prix du Brent
38:47qui vient de passer
38:49la barre des 100 dollars
38:50et on est à 2,25 euros
38:52le prix du diesel.
38:55Les messages de Raymond
38:56et Michel
38:57qui réagissent
38:57à cette nouvelle hausse
38:58des prix des carburants.
39:00Faut-il plafonner les prix ?
39:02Le débat a été relancé
39:03par Michel-Édouard Leclerc.
39:04Les distributeurs
39:05qui ont d'ailleurs été reçus
39:06ce matin à Bercy
39:07et pour l'instant,
39:08c'est non,
39:08pas question de plafonner.
39:10Christophe, bonjour.
39:12Bonjour Amandine.
39:13Vous, vous êtes pour
39:14un plafonnement ?
39:15Ah, ben oui.
39:16Plus que jamais Amandine.
39:18Là, je reviens
39:18de Figueres en Espagne
39:20puisque j'ai la chance
39:21d'habiter dans les Pyrénées
39:22orientales à Canet-en-Roussillon.
39:24Et alors que les auditeurs
39:26d'RTL soient bien assis,
39:28vous savez combien j'ai payé
39:29mon litre de gasoil en Espagne ?
39:31Non.
39:311,69 euros.
39:341,69 euros ?
39:351,69 euros.
39:36J'économise à chaque plein
39:3840 euros environ.
39:41C'est un scandale.
39:42Que ces gens du gouvernement
39:44nous expliquent
39:45pourquoi c'est possible
39:46en Espagne...
39:47Parce qu'il y a moins de taxes,
39:48Christophe, en Espagne, non ?
39:50Alors, déjà,
39:51il y a moins de taxes
39:51depuis toujours.
39:52Mais en plus,
39:53le gouvernement espagnol,
39:55vu la crise qu'il y a
39:56au Moyen-Orient,
39:57a décidé de plafonner les prix
39:58pour que les gens,
40:00les petites gens,
40:00ne soient pas impactés.
40:02Donc, qu'on m'explique,
40:03Amandine,
40:03pourquoi c'est possible
40:04en Espagne
40:05avec un gouvernement socialiste
40:07et ça ne l'est pas
40:08avec M. Lecornu ?
40:10Où est le problème ?
40:11Les questions sont bien vides.
40:12C'est une question
40:12à Thomas,
40:13à Thomas,
40:15livreur de fût
40:16des GNR.
40:17Oui, effectivement,
40:18j'ai une cliente ce matin
40:18qui m'a dit
40:19qu'elle m'a dit
40:20qu'elle avait payé
40:21un tout petit peu
40:21plus d'un euro soixante
40:22et que ça faisait drôle
40:23quand elle avait passé
40:24la frontière.
40:25Et je lui expliquais,
40:26effectivement,
40:26c'est les taxes.
40:27Tout est dans les taxes,
40:28il n'y a pas de plafonnement
40:29de prix.
40:29De toute façon,
40:30si on faisait un plafonnement
40:31de prix en France,
40:32moi, je pense qu'on n'aurait
40:32plus de pétrole
40:33au bout du cuillot.
40:34Parce qu'on pourrait
40:36aller à la station.
40:36quel intérêt
40:37qu'ils auraient de venir
40:38en disant
40:38on va perdre de l'argent.
40:39Ils ne vont pas venir
40:41en France.
40:42Il n'y a aucun intérêt.
40:43Un pétrolier,
40:44vous, si on vous dit
40:44c'est 1,70
40:45et il vaut 2 euros
40:46sur le marché,
40:47ils ne vont pas venir ici
40:48pour perdre 30 centimes
40:49du litre.
40:50Le bateau,
40:51il va continuer sa route.
40:52On n'en aura pas.
40:53Vous entendez,
40:54Christophe ?
40:54C'est impossible.
40:57Et je voulais revenir
40:57pour la dame aussi
40:58qui disait,
40:59la dame qui a fait
40:59un crédit revolving.
41:00Attention,
41:01parce que le crédit revolving,
41:02quand on connaît déjà
41:03les taux qu'il y a,
41:05c'est vraiment
41:07très dangereux
41:07parce que son prix
41:09du carburant,
41:09si on ramène ça
41:10avec des taux
41:10qu'elle a dû emprunter
41:11à plus de 10%,
41:13attention au surendettement
41:14quand même.
41:15Bien sûr.
41:15Non, non,
41:15mais vous avez raison Thomas.
41:16C'est inquiétant.
41:17C'est très très inquiétant.
41:19Voilà,
41:20mais c'est qu'une question
41:21de taxes.
41:22Il n'y a pas de plafonnement
41:23de prix,
41:23c'est qu'une question
41:24de taxes.
41:24Pendant que je vous tiens,
41:26non, non,
41:26qu'est-ce que vous dites
41:27Christophe ?
41:27Allez-y.
41:28Ah non, non, non.
41:29Les taxes sont bien sûr
41:31moindres en Espagne,
41:32mais l'Espagne,
41:33le gouvernement
41:34a pris une décision
41:36pour bloquer les prix,
41:37pour ne pas impacter
41:39directement les clients
41:40à la pompe
41:41avec une réduction
41:43compte tenu
41:44de la situation internationale.
41:45Il faut le savoir.
41:46Comme la fait l'Italie
41:46à un moment,
41:47c'est ça ?
41:47Exactement.
41:48Dans ces cas-là,
41:49ils sont obligés
41:49de redonner aux fournisseurs.
41:51Alors, moi,
41:51peu importe.
41:52Ce que je vois,
41:53c'est que nous,
41:53les habitants des P.O.
41:55Pyrénées...
41:55Alors, nous,
41:56les habitants des Pyrénées
41:57Orientales,
41:58nous sommes avantagés.
42:00On passe la frontière,
42:00c'est à 14 minutes
42:01de chez moi
42:02et donc on économise
42:0336 euros en moyenne
42:05par plein.
42:05Vous savez quoi ?
42:06Juste, Christophe,
42:07j'ai les infos sous les yeux.
42:08Il y a des pays
42:09qui ont opté
42:10pour le plafonnement
42:12Hongrie,
42:12Croatie,
42:13Malte en Europe,
42:14l'Allemagne,
42:15l'Espagne et le Portugal.
42:16Eux ont choisi
42:16de baisser les taxes.
42:18Ils baissent les taxes.
42:19D'accord.
42:20Ce que le gouvernement français
42:22pour l'instant
42:22refuse de faire
42:23et Sébastien Lecornus
42:24en est expliqué
42:25à plusieurs reprises.
42:26Il dit,
42:26aujourd'hui, certes,
42:28on touche plus de taxes
42:29sur un risque de carburant
42:30puisqu'il est plus cher.
42:32En revanche,
42:33il s'en vend moins
42:34que d'habitude.
42:36Donc, à l'arrivée,
42:37il n'y a pas un gain
42:38énorme
42:39et je crois que le chiffre
42:39d'ailleurs est tombé
42:41il y a quelques jours
42:42mais ce ne sont pas
42:42des milliards d'euros
42:43que l'État
42:44se met dans la poche.
42:46Mais Amandine,
42:47vous permettez quelque chose ?
42:48Bien sûr.
42:49Le problème,
42:50c'est que ce gouvernement,
42:51Lecornus
42:51et tous les gouvernements
42:52qu'a présidé
42:53ce cher M. Macron
42:54complètement incompétent,
42:56fait que nous sommes
42:57à l'os.
42:58C'est ça le problème.
42:59Si on avait des ressources,
43:00on pourrait baisser les taxes.
43:01La France est au bord du gouffre
43:03et qui paye ?
43:04Qui paye ?
43:05Les gens,
43:06les petites gens
43:07sans être péjoratifs.
43:09Donc, c'est un scandale.
43:10Et ce que je trouve injuste,
43:12si vous voulez,
43:12quand vous habitez comme moi
43:13à la frontière,
43:14comme ceux qui sont
43:15à la frontière belge
43:16ou ailleurs en Italie,
43:17on peut aller faire
43:19notre plein ailleurs.
43:20Mais ceux qui sont
43:20dans le centre de la France
43:21ou à Paris,
43:22ils font comment ?
43:23Et combien de temps
43:24ça va durer ce cirque ?
43:25Parce que quand le diesel
43:27va passer à 3 euros,
43:29il ne faudra pas
43:30que le gouvernement
43:30s'étonne
43:31qu'il y ait vraiment,
43:32cette fois-ci,
43:33des gens qui en ont
43:33tellement marre
43:34qu'ils vont aller dans la rue.
43:37Si vous voulez,
43:38au-delà du pétrole,
43:40c'est un scandale,
43:41Amandine.
43:41Les gens n'en peuvent plus.
43:43Ce gouvernement
43:44est à la ramasse.
43:45Ces gens sont
43:46sur des fauteuils de cuir,
43:47loin des réalités quotidiennes
43:49des Français.
43:50Et il ne faudra pas
43:51s'étonner en avril 2027
43:52si Marine Le Pen
43:53est au pouvoir.
43:54Les gens sont à cran.
43:55Je voudrais...
43:56Je ne veux pas vous couper,
43:58mais je voudrais aussi
43:58entendre Thierry,
43:59comme on arrive au bout
44:00de l'émission.
44:01Thierry, bonjour.
44:02Bonjour.
44:02Vous êtes artisan
44:03dépanneur,
44:04donc vous avez besoin
44:05forcément de votre véhicule.
44:07Alors moi,
44:08si vous voulez,
44:09je pense simplement
44:09hier soir,
44:10les gens avec qui je travaille,
44:13les groupes d'assisteurs,
44:15ils nous envoient des fois,
44:16parce qu'ils n'ont trouvé
44:16personne à 40, 50.
44:18Hier, j'étais sur un dossier
44:19vol, cambriolage,
44:20120 kilomètres,
44:21aller, donc 240 kilomètres
44:23aller-retour.
44:24Donc, j'ai la chance
44:25que les assurances
44:26compensent en nous payant
44:27les kilomètres supplémentaires
44:28et autres.
44:29Ils compensent
44:29la hausse des prix
44:30des carburants.
44:31Ils compensent,
44:31mais nous,
44:33on est forfaitaire,
44:34on est à 0,80 du kilomètre,
44:3535 euros pour 30 kilomètres
44:37supplémentaires,
44:38plus le forfurgence
44:39qui est 216 euros.
44:40Donc,
44:41ils sont très, très justes
44:42avec nous.
44:42Mais,
44:43malgré tout ça,
44:44je n'ai pas envie
44:44d'augmenter ma facturation,
44:47que ce soit pour les assurances
44:48ou pour les sociétaires
44:49ou clients,
44:50pour une bonne et simple raison,
44:51c'est que ce n'est pas
44:52eu les responsables
44:53comme il a dit
44:54l'auditeur précédent.
44:55C'est le gouvernement
44:56qui est totalement
44:57à la ramasse.
44:58C'est eux qui doivent
44:58faire l'effort
44:59et pas nous.
45:00Donc, moi,
45:00je n'ai pas,
45:01pour quelque soit
45:02un dépannage,
45:03n'importe quoi,
45:03même si c'est
45:04les personnes qui payent,
45:06que les sociétaires,
45:08je leur dis,
45:09voilà,
45:10un remplacement de nous
45:11c'est hors 3 points,
45:12aller,
45:12300 euros,
45:13je la passe à 400 euros
45:14parce que les assurances
45:14augmentaient.
45:15Non,
45:15je n'ai pas augmenté
45:17mes factures.
45:17Voilà.
45:18Merci beaucoup,
45:18Thierry,
45:18pour votre témoignage.
45:20Thomas,
45:20Christophe,
45:21merci à vous.
45:21Je m'excuse auprès d'Élise
45:23que je n'ai pas eu
45:24le temps de prendre
45:25mais on aura sans doute
45:26l'occasion d'y revenir.
45:27Dans un instant,
45:28l'heure du crime.

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